La cène dominicale // 1 Corinthiens 11, 20-34

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La cène dominicale ou “du Seigneur” dans 1 Cor. 11, 20 à 34 

La première épître aux Corinthiens présente la constitution de l’assemblée. Dans les chapitres 1 et 2, nous voyons ce qu’est le chrétien. Les chapitres 3 à 9 nous montrent la maison de Dieu. Les chapitres 10, 14 à 14 présentent le corps de Christ constitué de tous les croyants. Le chapitre 15 est le chapitre de la résurrection. Le chapitre 10, 1 à 13 est à part : il évoque ceux qui furent (lors du passage de la mer Rouge puis en relation avec le désert). Nos regards sont portés sur Christ. Ces choses sont des types et servent, pour nous,  d’avertissement.

 

Texte biblique de 1 Cor. 11, 20 à 34 :

20 Quand donc vous vous réunissez ensemble*, ce n’est pas manger la cène dominicale : 21 car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. 22 N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas. 23 Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, 24 et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : “Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi”. 25 De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : “Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi”. 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. 27 Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur. 28 Mais que chacun* s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; 29 car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps.30 C’est pour cela que plusieurs sont faibles et malades parmi vous, et qu’un assez grand nombre dorment. 31 Mais, si nous nous jugions* nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. 32 Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 33 Ainsi, mes frères, quand vous vous réunissez pour manger, attendez-vous l’un l’autre ; 34 si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour être jugés. Or, quant aux autres points, je les réglerai quand j’irai [vers vous].

— v. 20 : ensemble, en un même lieu. — v. 28 : litt.: un homme. — v. 31 : juger, ici ; plus haut : distinguer.

 

Le passage qui nous occupe ( ch. 11, 20 à 34) est le mémorial de la cène du Seigneur. Afin de bien saisir l’enseignement proposé, mais il faut d’abord réaliser l’enseignement du ch. 10 en rapport avec la table du Seigneur. La communion est réalisée à la table du Seigneur. Et la séparation est la base de l’unité du corps ((Héb. 13, 13, etc.). Pour réaliser toute réunion au nom du Seigneur, il faut sortir vers le Seigneur. L’assemblée doit se séparer du mal et s’en purifier. Il faut le faire pour réaliser toute réunion « au nom du Seigneur » (voir Matt. 18, 20). Ainsi pour le culte avec la célébration de la cène. Bien-entendu, la position individuelle de chaque participant est très importante. Pour célébrer la cène, soyons à la table du Seigneur. Le terrain y relatif est un terrain saint qu’il faut approcher avec des pieds déchaussés. Si 1 Corinthiens ch. 10 évoque la responsabilité du racheté de Jésus Christ, le ch. 11 parle spécialement au cœur. Dans le Deutéronome, l’expression du choix de l’Éternel, en rapport avec le lieu (lieu que l’Eternel a choisi, etc), se trouve plus de vingt fois Dans les Chroniques, lors de l’érection du temple, il est aussi question de ce lieu. Son nom est là, Il est là. Qu’en faisons-nous ? Aujourd’hui, période de l’Église, il s’agit de connaître UNE association : celle qui réunit les enfants de Dieu au nom du Seigneur. C’est là qu’il faut célébrer la cène. Mais où donc aller car beaucoup se réclament d’un lieu selon la Parole. Et bien, posons-nous la question « que dit l’Écriture ? » ! La Parole répond et fait appel à notre discernement spirituel (cf Luc 22, 8 à 13). Ce passage indique qu’il fallait, et qu’il faut un exercice et une intelligence spirituelle mise en activité. Il faut être soumis et obéissants. Le Seigneur répondra à une personne exercée ; elle sera conduite par le Saint Esprit qui lui montrera où se trouve cette chambre garnie.

 

La cène est un moment solennel pour le chrétien car elle est le moment le plus élevé du culte : Christ sur la croix – souffrances expiatoires – souffrant à notre place.

 

Le Seigneur est digne que l’on se souvienne de Lui. Nous sommes aussi liés à un Christ ressuscité et nous en ressentons aussi le sentiment en prenant la cène. Le Seigneur a tous les droits sur nos cœurs. Il y a la sainteté de la table. Célébrons devant le monde la victoire d’un Christ ressuscité. Prenons garde de ne pas commencer par la foi et de continuer par l’habitude. Réalisons par la foi ce que nous faisons. Dans les Corinthiens, le titre que porte Jésus, constamment rappelé, est celui de Seigneur. Le pain, au ch. 11, représente le corps de Christ, semblable au nôtre, à part le péché ; au ch. 10, le pain représente son corps mystique, c’est-à-dire tous ceux qui sont lavés de leurs péchés dans son sang et qui font partie de l’Église universelle.

Le Seigneur a donc reçu un corps sans péché. En Héb. 9, 14 : « combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant ! »

 

S’anéantir ou devenir comme le néant (cf Phil. 2, 7). À la cène du Seigneur, nous nous souvenons du Fils du Très-Haut qui est devenu semblable à un esclave dont il a pris la forme (cf. Zach. 13, 5 et 6). Lorsque nous participons à la cène, le Seigneur peut en quelque sorte « boire du torrent dans le chemin » (cf Ps. 110, 7). Est-ce que cela nous laisserait indifférent ? Le Seigneur qui a tout enduré ici-bas, jusqu’à être cloué à la croix, pendant les six heures de la crucifixion ! Oui, il ne fait jamais passer les siens où Il n’a pas passé lui-même. La cène, nous fait penser à ce côté affectif et gardons-nous de faire un rite de la cène, comme une grande partie de la chrétienté l’a fait. La cène est un acte qui demeure ; la célébration de la cène est précieuse aux yeux du Seigneur (cf. Jér. 16, 7). Ce passage cité est un acte montrant la piété filiale. C’est un passage parallèle à notre sujet. Les paroles que le Seigneur a prononcées en instituant la cène ne nous sont pas rapportées et c’est heureux car, sinon, nous en eussions fait un rite. Pour réaliser la cène, il faut l’intelligence de la pensée de Dieu. Même les frères qui distribuent la cène doivent faire cela avec la pensée et la solennité qui convient. C’est une question de convenance quant à la célébration de la mort de Jésus en Sa présence.

 

Quant à ceux qui s’abstiennent de la cène par crainte, des passages tels que Lam. 1, 12, etc., doivent être de nature à réchauffer des affections pour la personne de Jésus et pour la célébration de la cène ; c’est pour chaque racheté que le Seigneur a connu ce chemin devant lequel nous ne pouvons rester indifférents. Acceptons-le comme Sauveur mais aussi comme Seigneur. Il y a certes un aspect de la cène pour nous mais aussi, ne l’oublions pas, envers Dieu le Père et envers les anges et vis-à-vis de toute autre créature. Considérons aussi ce qu’elle représente pour le Seigneur Lui-même. Au v. 25 se trouve la signification de la coupe, de la nouvelle alliance. La coupe de 1 Cor. 11, 25 n’est pas celle de la Pâque mais celle qui a été prise après le souper ; elle évoque un agneau sans défaut et sans tache ; dans cette offrande, le sang « fait propitiation pour l’âme » (Lév. 17, 11). Cette coupe rappelle ainsi à nos cœurs le précieux sang de Christ qui a été versé pour nous. L’eau qui a coulé (Jean 19, 34) applique la portée du sang sur l’âme. Mais il faut confesser nos péchés et le sang est suffisant pour effacer nos péchés passés, présents, futurs et pour la marche. Pour la marche, il y a donc cette application préventive de la Parole, de cette eau.

 

Quant à l’alliance : elle a été contractée avec Israël dans le chapitre 24 de l’Exode. Et en 1 Cor. 11, 25 « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ». L’homme n’a pas répondu à l’alliance de l’Exode. Dieu a alors en vue une nouvelle alliance dont Il est Lui-même le seul garant sur la base du sang de Jésus Christ qui a coulé. La nouvelle alliance est pour Israël. L’épître aux Hébreux, ch. 8, 8, est très explicite : la parfaite efficace du sang de Christ permet au Dieu juste, pleinement satisfait, de s’engager par pure grâce envers le peuple d’Israël, lorsque l’’Eglise sera enlevée ici-bas

 

Ayant considéré quelque peu ce qu’est la cène, pensons aussi à ce qu’elle n’est pas :

 Elle n’est pas un moyen de grâce.

 En la prenant, nous ne faisons rien qui ne nous apporte une vertu supplémentaire.

 Elle n’est pas répétition du sacrifice de Jésus. En effet, le pain et le vin ne sont pas Christ mais une représentation  de Christ.

Les v. 27 à 34 se lient avec ce qui précède par le « ainsi » (v. 27). Tout le sérieux de la cène a été placé devant le croyant. Maintenant, dans ces versets, la Parole relève la solennité et la responsabilité en rapport avec les privilèges de tout enfant de Dieu participant à la cène. Afin de ne pas participer indignement au mémorial, il s’agit de se juger « soi-même » Par exemple, prenons garde de ne pas prendre des habitudes et d’oublier le sens profond de la cène. Ce serait participer indignement à ce repas. La manière indigne des Corinthiens est liée avec les v. 20 et 21.

 

Précédemment, nous avons cité que la nouvelle alliance est pour Israël en relation avec le règne millénaire à venir. Toutefois, les privilèges de cette nouvelle alliance sont déjà des bénédictions pour les croyants du temps de la grâce, celui de l’Église. Jésus Christ connaissait nos cœurs oublieux ! Alors, afin que nous puissions nous souvenir de Lui, Il a institué un signe, un mémorial ! Qu’en faisons-nous ?

 

Encore : se convertir, faire des progrès dans le chemin, c’est individuel. C’est différent pour la cène car « prendre la cène » est quelque chose de collectif. Ainsi, participer à la cène engage certes une responsabilité individuelle MAIS AUSSI, contrairement à ce qui est admis dans la chrétienté, la responsabilité de l’assemblée. La Bible contient plusieurs passages qui démontrent la responsabilité de l’ensemble. Parmi les passages, celui de Luc 22, 8 à 13, déjà cité, est à propos. Il faut célébrer dignement la cène. Ainsi, ne vivons pas toute la semaine dans la chair pour venir ensuite proclamer le contraire à la table du Seigneur. Tenons notre vieille nature pour morte et célébrons dignement la cène, distinguons le corps du Seigneur. Au v. 30, ceux qui dorment ne sont pas forcément ceux qui ont pris indignement mais on voit que l’ensemble est concerné par le mauvais état de l’un ou l’autre, tout comme l’ensemble peut être influencé par un bon état.

 

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