Explications de mots, d’expressions commençant par la lettre J

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Jéricho

Jéricho est la ville des palmiers (Deut. 34, 3), arrosée par le Jourdain comme le jardin de l’Eternel (Gen. 13, 10). Elle est située 400 mètres au-dessous du niveau de la mer.
Jéricho est une image du monde sous la condamnation, dont le chef (Satan) s’oppose avec orgueil à Dieu et à ses élus. Détruite par Josué au moment de la conquête du pays, la ville a été déclarée anathème à l ‘Eternel (Jos. 6, 17). Hiel, homme de Béthel, a été maudit de l’avoir rebâtie (Jos. 6, 26 ; 1 Rois 16, 34).
La grâce de Dieu brille au moins deux fois dans cette ville maudite :
– d’abord, par le salut de Rahab et de sa maison, au moment de la prise de la ville par Josué.
– plus tard, quand le peuple d’Israël s’enfonçait déjà dans l’apostasie, Elisée avait habité à Jéricho ; à cause de la malédiction., les eaux étaient mauvaises et la terre stérile. Le sel, apporté dans un vase neuf (2 Rois 2, 19-22), avait assaini les eaux de manière permanente, selon la parole de l’Eternel par Elisée. L’énergie morale purifiante de la grâce ôte ainsi la malédiction par le sacrifice de Christ.
Jéricho a été une des étapes du dernier voyage sur la terre d’Elie en compagnie d’Elisée (2 Rois 2, 4).
Les évangiles mentionnent Jéricho à trois occasions :
– 1. Le récit du bon Samaritain (Luc 10, 25-37) ; Jéricho est l’image du lieu de la perdition et de la malédiction. Le Sauveur y est descendu en grâce pour nous en délivrer.
– 2. La guérison de l’aveugle Bartimée (Luc 18, 35-43) : Une apparente contradiction apparaît entre les deux récits de Matthieu et de Marc qui situent la guérison lorsque Jésus sortait de Jéricho, alors que Luc voit le Seigneur au voisinage de Jéricho, entrant plus tard dans la ville et la traversant pour y rencontrer Zachée (Luc 18, 35 ; 19, 1).
Les fouilles archéologiques de la région de Jéricho ont fait apparaître deux villes voisines : la ville d’origine, rebâtie par Hiel, à laquelle se réfèrent probablement Matthieu et Marc ; l’autre, à quelque distance, la Jéricho romaine dont parle Luc en s’adressant aux nations. Bartimée mendiait probablement entre les deux villes, là où le Seigneur a ordonné qu’on le lui amène.
– 3. La visite du Seigneur à Zachée (Luc 19, 1-10) : Le salut et la grâce sont apportés à Zachée et à sa maison dans cette ville autrefois maudite.

Jérusalem (Aspects symboliques de)

Le passage de l’épître aux Galates (4, 22-31) présente deux aspects de Jérusalem :
– La Jérusalem de maintenant,
– La Jérusalem d’en haut.

D’autre part, nous trouvons

Dans l’épître aux Hébreux :
La cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste (Héb. 12, 22)

Et dans l’Apocalypse :
La sainte cité, nouvelle Jérusalem (Apoc. 21, 2) et “la sainte cité, Jérusalem” (Apoc. 21, 10).

La Jérusalem de maintenant désigne, nous l’avons vu, l’état spirituel du peuple Juif sous la servitude de la loi. Elle est représentée par le “fils de la servante”, né selon la chair. Son origine est donc terrestre.

La Jérusalem d’en haut est la “femme libre” qui reçut son fils par promesse (Gal. 4, 23), son origine est donc “d’en haut”. C’est la Jérusalem à venir ; ses enfants seront établis en elle sur les bases de la nouvelle alliance et de la grâce et non plus selon la loi (la question de l’alliance est envisagée au chapitre suivant). Il s’agit ici d’une prophétie qui s’accomplira au millenium. Le Seigneur comptera comme “fils de la désolée” les croyants de la période actuelle, qui seront dans les lieux célestes avec Christ quand sera manifestée la Jérusalem d’en haut.

Il nous reste à situer

  • La Jérusalem céleste, “la cité du Dieu vivant” (Héb. 12, 22). Elle est “la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur” (Héb. 11, 10). Elle est le lieu de notre habitation céleste, tandis que…..
  • La nouvelle Jérusalem (Apoc. 21) est “l’épouse, la femme de l’Agneau” (v. 9) : c’est ce que nous serons.

Jeûne

L’ordre de jeûner en s’abstenant de nourriture ne se trouve pas dans la loi donnée à Moïse. Chez les Hébreux, le mot “jeûner” avait le sens de soumettre son âme au Dieu très saint, d’humilier son âme (Lév. 16, 29 ; 23, 27 ; Nom. 29, 7). Un jeûne volontaire est mentionné pour la première fois dans la Bible lorsque le roi David supplie Dieu pour la guérison de l’enfant issu de sa liaison coupable avec Bath-Shéba (2 Sam. 12, 22 ). Plus tard, les Ecritures présentent plusieurs exemples de jeûnes dans un temps de faiblesse et d’humiliation pour donner plus de force à la prière (Esd. 8, 21 ; Néh. 29, 21 ; Est. 4, 3 ; Dan. 6, 18 ; 9, 3 ; Zach. 8, 19). Le jeûne auquel le Seigneur prend plaisir n’est pas un jeûne hypocrite (Matt. 6, 16-19), mais un vrai jeûne suivi d’actions (Es. 58 ). Le N.T. n’impose pas le jeûne aux chrétiens de façon formelle, mais reconnaît son utilité. Aucun mérite ne s’y attache, mais il contribue à une plus complète mise à part pour la prière. Quand les chrétiens y recourent, c’est pour obtenir certains exaucements aux prières (Matt. 17, 21 ; 1 Cor. 7, 5) et pour discerner la volonté du Seigneur (Act. 13, 2-3).

Le jeûne mentionné en Act. 27, 9 se réfère au “jour des propitiations”, le jour le plus important dans le calendrier hébraïque (Lév. 16, 29-34 ; 23, 26-32). Aujourd’hui on l’appelle “Yom Kippur”. C’était l’unique occasion dans l’année où le souverain sacrificateur pénétrait dans le lieu très saint (Ex. 30, 10 ; Héb. 9, 7-10) pour faire propitiation pour les péchés des sacrificateurs et de tout le peuple. C’était aussi la seule date à laquelle le peuple était appelé à s’humilier.

Joie (La) du ciel

– 1. A la création de la terre :
Au sixième jour de la création, “Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon” (Gen. 1, 31).
Le ciel se réjouit avec le Créateur de toutes choses : “Les étoiles du matin chantaient ensemble, et tous les fils de Dieu éclataient de joie” (Job 38, 7). Christ, la Sagesse, était là, “toujours en joie devant lui” (Prov. 8, 30), attendant de visiter en grâce les fils des hommes, en qui étaient toutes ses délices (Prov. 8, 31 ; Ps. 16, 3).

– 2. A la naissance de Christ :

L’ange dit aux bergers de Bethléem : “Voici, je vous annonce un sujet de joie qui sera pour tout le peuple” ( Luc 2, 10). Une multitude de l’armée céleste se joint ensuite à l’ange pour louer Dieu, en disant : “Gloire à Dieu dans les lieux très hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes !” (Luc 2, 13, 14).

– 3. A la repentance d’un pécheur :

C’est la joie céleste des Personnes divines :
– La joie de Jésus, Sauveur (le berger) : “Réjouissez-vous avec moi…. Il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent” (Luc 15, 5,7).
– La joie du Saint Esprit (la femme) : “Réjouissez-vous avec moi…. il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent” (Luc 15, 9-10).
– La joie de Dieu le Père (le père de l’enfant perdu) : “il fallait faire bonne chère et se réjouir” (Luc 15, 32).

– 4. Au jugement de la grande Babylone :

La terre entière pleure et se lamente ; “Hélas ! Hélas ! la grande ville,…” (Apoc. 18, 10,16; 19), tandis que le ciel est invité à reconnaître que les jugements de Dieu sont véritables et justes : “O ciel, réjouis-toi sur elle…” (Apoc. 18, 20).

– 5. Aux noces de l’Agneau dans le ciel :

La voix d’une foule nombreuse se fait entendre : “Réjouissons-nous et tressaillons de joie… les noces de l’Agneau sont venues” (Apoc. 19, 7-9).

Joseph, premier-né

Ephraïm et Manassé héritent en Joseph du titre de premier-né, mais Ephraïm à son tour en perdra le privilège, non relativement à l’héritage mais dans la généalogie (1 Chr. 5, 1). C’est Juda qui aura la prééminence dans la lignée royale qui conduit à Christ (Gen. 49, 10). Le Psaume 78 nous éclaire à ce sujet : l ‘Eternel reproche à la tribu d’Ephraïm sa conduite inique (v. 9-10) tant à l’égard de Jephté (Jug. 12), que prophétiquement dans sa marche ultérieure infidèle, lorsqu’elle symbolisera les dix tribus d’Israël. L’Eternel la privera de son saint sanctuaire (v. 67-68) qu’il transportera de Silo (en Ephraïm), à Jérusalem (en Juda), cité de Dieu, cité royale. Dieu est ainsi justifié dans son choix souverain initial de Juda, fils de Jacob, et dans le choix de la tribu qui portera son nom et restera longtemps fidèle.

Mais il est justifié aussi dans son choix souverain de Joseph : ce dernier a mérité une place “à part de ses frères”, ou de “nazaréen” (Gen. 49, 26), et une faveur dictée par le bon plaisir que Dieu a trouvé en cet homme. Nous entrevoyons, au-delà de Joseph, Jésus, le “nazaréen” béni de Dieu.

Josué, serviteur de l’Eternel

Josué, fils de Nun, de la tribu d’Ephraïm (1 Chr. 7, 27), est un descendant de Joseph. Initialement, son nom était Osée qui signifie délivrance. Moïse change son nom en Josué ou Joshua, dérivé de Jéhoshua, qui signifie l’Eternel est Sauveur, selon Nom. 13, 17.
Josué est mentionné pour la première fois lors du combat contre Amalek (Ex. 17, 13-16). Après cette première mise à l’épreuve en face de l’ennemi invétéré du peuple de Dieu, Josué est serviteur de Moïse et se tient devant lui (Deut. 1, 38).
Il est signalé auprès de Moïse lorsque celui-ci monte vers Dieu sur la montagne (Ex. 24, 13). Il entend la voix du peuple qui avait fait le veau d’or (Ex. 32, 17), puis accompagne Moïse à la tente d’assignation ; il y demeure alors que la colonne de nuée se tenait à l’entrée et que l’Eternel parlait avec Moïse (Ex. 33, 11). Lorsque Moïse est lassé de porter seul le fardeau de tout le peuple, soixante-dix anciens sont désignés par Dieu pour partager l’Esprit qui était sur lui Nom. 11, 25). Alors Josué apprend la profondeur de la grâce manifestée par Moïse, homme de Dieu (Nom. 11, 28-29).
L’envoi des espions pour reconnaître le pays (Nom. 13, 3-9, 17) est l’occasion d’associer deux hommes de foi distingués par Dieu au milieu de l’incrédulité générale : Caleb, fils de Jephunné (représentant la tribu de Juda) et Josué, fils de Nun (de la tribu d’Ephraïm). Ensemble ils constituent une précieuse figure de Jésus, chef (à l’image de Josué) et consommateur de la foi (à l’image de Caleb) (Héb. 12, 1). Leur fidélité aux promesses divines (Nom. 14, 6-10), en face de la rébellion et de l’incrédulité, leur sauve la vie (Nom. 14, 38) et leur assure plus tard l’entrée dans le pays promis.
Arrivé au terme de son long service dans le désert, Moïse reçoit de l’Eternel lui-même, l’instruction de désigner Josué pour lui succéder. “Prends Josué, fils de Nun, un homme en qui est l’Esprit et pose ta main sur lui” (Nom. 27, 18). En présence d’Eléazar le sacrificateur et devant toute l’assemblée d’Israël, l’autorité morale lui est conférée pour conduire le peuple. Moïse invite Josué à se fortifier et à être ferme (Deut. 31, 7) ; l’exhortation est répétée par Dieu lui-même au commencement du livre de Josué (Jos. 1, 6,7,9). Moïse et Josué se présentent ensemble dans la tente d’assignation (Deut. 31, 14) et Moïse compose son dernier cantique, associé à Josué auquel le témoignage est dès lors rendu qu’il “était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui”  (Deut. 34, 9).
Josué était âgé d’environ 80 ans lorsque la tâche de conduire le peuple lui a été confiée à la mort de Moïse. Son service public a duré environ trente ans, puisqu’il est mort à 110 ans (Jos. 24, 29). Quarante ans de formation à travers le désert au service et dans l’ombre du législateur avaient été nécessaires avant qu’il ne soit placé à la tête du peuple et que l’Eternel ne l’élève aux yeux de tout Israël (Jos. 3, 7 ; 4, 14).

Jour du Seigneur (Le)

L’expression “le jour de l’Eternel” revient fréquemment dans l’A.T., “le jour du Seigneur” dans le N.T. Ce “jour”, qui est toujours présenté comme un temps ou un événement futur, est caractérisé par des jugements qui frapperont soudainement des hommes et des nations sur la terre.
La première mention se trouve en Es. 2, 12-22 où le prophète en donne une description saisissante:
“Il y a un jour de l’Eternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés… et la hauteur de l’homme sera humiliée et l’élévation des hommes sera abaissée, et l’Eternel seul sera haut élevé en ce jour-là” (v. 12,17).
Depuis le moment où Adam et Eve ont écouté le Tentateur en Eden, l’homme a continuellement cherché à s’élever contre Dieu ou parmi ses semblables. Depuis lors, Dieu est intervenu de deux façons:
Il a parlé aux hommes par les prophètes puis “dans le Fils”, pour se révéler et leur faire connaître le chemin du salut.
Il a gouverné de diverses manières pour mettre un frein au développement du mal et infléchir les événements vers l’accomplissement de ses desseins.
Cependant Dieu est resté caché aux yeux des hommes : il est connu seulement par la foi. Lorsqu’il s’est manifesté en Christ, c’est sous la forme d’un homme qui s’est abaissé lui-même, en contraste complet avec l’attitude des hommes de ce monde où Christ a été rejeté.
Mais le jour vient où la patience de Dieu aura son terme et où il interviendra directement et publiquement pour faire valoir ses droits. Il le fera par Christ. “Il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné à cela, de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts” (Act. 17, 31). Ce sera alors “le jour du Seigneur”, “la révélation du seigneur Jésus du ciel avec les anges de sa puissance… exerçant la vengeance sur ceux qui ne connaissent pas Dieu” (2 Thes. 1, 7-8). Remarquons que ce jugement concerne la terre habitée et s’exerce collectivement sur les hommes et les nations vivant sur la terre; cela ne doit pas être confondu avec le jugement des morts, individuel, devant le grand trône blanc (Héb. 9, 27 ; Apoc. 20, 12).
Tous les passages où le jour de l’Eternel, (ou du Seigneur) est mentionné montrent que les hommes vivant sur la terre à ce moment-là seront terrifiés par les jugements, quand l’Eternel “se lèvera pour frapper d’épouvante la terre” (Es. 2, 19).
Ce jour est mentionné en rapport avec le jugement de plusieurs nations: Babylone (Es. 13, 9), l’Egypte (Jér. 46, 10 ; Ezé. 30, 3), l’Assyrien (Joël, 5 fois), Israël (Amos 5, 18,20; Soph. 1, 7,14); ou d’une façon générale (1 Thes. 5, 2).
Comment ce jour peut-il être situé par rapport aux grands événements prophétiques de la fin ?
Ce jour est à venir, mais “il est proche et se hâte beaucoup” (Soph. 1, 14). Il ne viendra pas avant que l’homme de péché, l’Antichrist, ait été manifesté (2 Thes. 2, 3). Il aura lieu après que “le temps des nations” aura cessé par la destruction de la Bête, le chef de l’empire Romain, et du faux prophète, l’Antichrist (Dan. 2, 37-40 ; Apoc. 19, 19-20). Le jugement tombera alors soudainement sur Israël apostat, sur l’Assyrien et sur les nations ennemies d’Israël, “toutes les nations” (Abd. 15). Il précédera et introduira le règne de Christ sur la terre. Paul met clairement en contraste la venue du Seigneur pour prendre les siens avec lui, sujet d’espérance et de consolation (1 Thes. 4, 16-18) et le jour du Seigneur, sujet de terreur pour le monde incrédule (1 Thes. 5, 3). Les croyants seront enlevés pour être avec Christ avant que le jour du Seigneur survienne (Apoc. 3, 10).
La durée de ce jour : Pierre déclare : “Or le jour du Seigneur viendra comme un voleur; et dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement” (2 Pi. 3, 10). Il inclut donc dans les jugements de ce jour la destruction des cieux et de la terre actuels, événement qui aura lieu après la fin du règne de Christ sur la terre actuels, événements qui aura lieu après la fin du millénium. L’expression “Jour du Seigneur” peut donc englober les mille ans du règne de Christ sur la terre, ce qui ne doit pas surprendre, car “un jour est devant le Seigneur comme mille ans et mille ans comme un jour” (2 Pi. 3, 8).
Les expressions “jour de Christ” (ou de Jésus Christ) que Paul emploie dans l’épître aux Philippiens font allusion au jour des récompenses qui prendra place lorsque le Seigneur viendra (1 Cor. 4, 5).
Le jour de Dieu (2 Pi. 3, 12) désigne l’état éternel qui interviendra dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre après la destruction des cieux et de la terre de maintenant. A ne pas confondre avec “le grand jour de Dieu le Tout-Puissant” (Apoc. 16, 14), qui correspond au jour du Seigneur.
L’expression “Le saint jour de l’Eternel”, en Es. 58.13, désigne le sabbat et ne doit pas être assimilée au “jour de l’Eternel”.

Journée du Seigneur Jésus Christ (La)

La journée de notre Seigneur Jésus Christ est aussi appelée : le jour du Seigneur : (1 Thes. 5, 2) ; le jour du Seigneur Jésus ou de Jésus Christ ou encore de Christ (Phil. 1, 6,10).
L’apôtre parle de ce jour-là (2 Thes. 1, 10), qui embrasse toute la période durant laquelle Christ comme Fils de l’homme exercera un juste jugement. Il correspond au jour de l’Eternel dans l’A.T. (Es. 2, 11 ; Zach. 14, 1-9). Le N.T. nous enseigne que ce jour débute avec la manifestation des croyants devant le tribunal de Christ et s’achève à la fin du règne millénaire:
– 1. Les croyants enlevés en ce jour-là seront manifestés au tribunal de Christ (2 Tim. 1, 12,18 ; 4, 8).
– 2. Puis le Seigneur Jésus apparaîtra en gloire, en son jour, au milieu de ses rachetés, sur la terre (2 Thes. 2, 2).
– 3. Le Seigneur exercera en ce jour-là le jugement des vivants, sur la terre (Matt. 25, 31 ; Luc 10, 12).
– 4. Le règne millénaire lui-même, avec son cortège de bénédictions et de joies, fait également partie du jour du Seigneur (Matt. 26, 29).
– 5. C’est à la fin de ce jour-là que paraîtront tous les incrédules devant le grand trône blanc, pour y recevoir leur juste et éternelle condamnation (Matt. 7, 22 ; Rom. 2, 5 ; Apoc. 20, 11-15).
Le jour du Seigneur introduira donc le règne de la justice sur une terre purifiée par les jugements. Il précédera et introduira le jour de Dieu (2 Pi. 3, 12), ce jour éternel qui resplendira dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habite (Apoc. 21, 1).

Judaïser (Juda veut dire : louange ; c’est le fils de Jacob et Léa)

Ce terme, ainsi que celui de judaïsme, se trouve une fois pour le premier et deux fois pour le second dans le Nouveau Testament. Cependant, la Parole fait de nombreuses allusions au judaïsme, notamment dans l’épître aux Hébreux. Le judaïsme, c’est la religion des Juifs. Judaïser, c’est pratiquer en partie la loi judaïque. Quant à la loi, le NT, et spécialement les épîtres aux Romains et aux Galates, donne de nombreux enseignements. Il y a un côté positif à retirer dans ces enseignements mais aussi un côté qui n’appartient pas au christianisme et qu’il faut interpréter correctement ; exemple : la manière de rendre culte. Dans le christianisme, il faut donc abandonner des aspects qui appartiennent à un ancien ordre de choses comme, précisément, le danger du retour au judaïsme. C’est cela qui est en vue dans l’épître aux Galates. Par extension, les choses dans lesquelles nous marchions autrefois, avant d’appartenir à Christ, doivent aussi faire l’objet d’un examen et être, pour la plupart, abandonnées et être considérées à leur vraie place.

Jupiter et Mercure

Jupiter était la divinité suprême des Romains, correspondant au Zeus des Grecs. Ce dieu des païens avait ses prêtres et ses temples. On lui présentait des offrandes. Mercure, le messager des dieux connu par les Grecs sous le nom d’Hermès, était surtout au service de Jupiter, qu’il accompagnait. Il était le dieu de l’éloquence, du commerce, des voyages et même des voleurs. L’erreur grossière des habitants de Lystre au sujet de Barnabas et de Paul découlait de leur croyance aux anciens mythes du paganisme qui admettait des manifestations de dieux sous forme humaine.

Jurer

En Lév. 19, 12, l’Eternel disait à Moïse : “vous ne jurerez pas par mon nom, en mentant”. L’engagement demandé par Esdras était solennel (Esd. 10, 5). Revenir à l’Eternel et se séparer du mal constituait la seule voie du résidu pour jurer “en vérité, en jugement et en justice” (Jér. 4, 1,2).
La parole de l’homme est souvent si légère que nous sommes aujourd’hui invités à ne pas jurer mais à prononcer des paroles vraies (Matt. 5, 34-37 ; Jac. 5, 12).

Justice (La)

Dans le Nouveau Testament, le mot justice exprime généralement le caractère de ce qui est juste, droit. Dieu est juste, la justice de Dieu est un de ses caractères immuables. L’homme est par nature, injuste, mais Dieu justifie, déclare juste celui qui croit en Jésus (Rom. 3, 26 ; 5, 1). Justice peut aussi exprimer un acte juste (Rom. 5, 18 ; Apoc. 19, 8).

Justification (la)

Dieu déclare : “Il n’y a point de juste, non pas même un seul” (Rom. 3, 10). Mais il est intervenu pour justifier, pour déclarer juste celui qui croit en Jésus Christ. C’est la justification, l’acte par lequel Dieu dégage le croyant de toute condamnation et l’enrichit d’une justice positive pour qu’il puisse se tenir devant lui. Dieu, en toute justice déclare juste et traite comme juste celui qui croit en Jésus Christ. Le pécheur devenu croyant est considéré comme juste, non en vertu de quelque action de sa part, mais à cause de Christ qui a été fait “péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui” (2 Cor. 5, 21). Il est revêtu de la justice de Dieu, comme le fils prodigue a été revêtu de la plus belle robe (Luc 15, 22 ; voir aussi Es. 61, 10).
Peut-on dire que, par la justification, le croyant est, non seulement déclaré juste, mais rendu juste ? Cette dernière expression peut être employée, parce que le croyant est maintenant juste devant Dieu en Christ. La justification que nous avons reçue est une justification de vie qui va de pair avec la communication de la nature divine. Mais elle ne peut être employée sans se souvenir qu’il ne s’agit nullement d’une amélioration de l’homme naturel, mais du caractère de la vie de Christ en nous

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