Épître de Paul aux Colossiens. 12ème livre du Nouveau Testament et 51ème de la Bible.

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R e m a r q u e s    c o m p l é m e n t a i r e s   t o u t    à    l a    f i n
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La Bible. Version JND. Chapitre premier
1 Paul, apôtre du christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère, aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colasses*: 2 Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père [et du seigneur Jésus Christ]!

3 Nous rendons grâces au Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous*, 4 ayant ouï parler de votre foi dans le christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints, 5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà ouï parler dans la parole de la vérité de l’évangile, 6 qui est parvenu jusqu’à vous, comme aussi [il l’est] dans tout le monde, et qui porte du fruit et croît, comme aussi parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu en vérité, 7 comme vous l’avez entendue d’Épaphras, notre bien-aimé compagnon de service*, qui est un fidèle serviteur du Christ pour vous, 8 qui nous a aussi fait connaître votre amour dans l’Esprit.

9 C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons ouï parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, 10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu: 11 étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance*, avec joie, 12 rendant grâces au Père qui nous a rendus capables* de participer au lot des saints dans la lumière; 13 qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés; 15 qui est [l’]image du Dieu invisible, [le] premier-né de toute [la] création; 16 car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités: toutes choses ont été créées par lui et pour lui; 17 et lui est avant toutes choses, et toutes choses subsistent par lui; 18 et il est le chef* du corps, de l’assemblée, lui qui est [le] commencement, [le] premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place; 19 car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, 20 et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même*, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux. 21 Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises œuvres, 22 il vous a toutefois maintenant réconciliés dans* le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui, 23 si du moins vous demeurez dans la foi, fondés et fermes, et ne vous laissant pas détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez ouï, lequel a été prêché dans toute la création qui est sous le ciel, [et] duquel moi, Paul, je suis devenu serviteur.

24 Maintenant, je me réjouis dans les* souffrances pour vous, et j’accomplis dans ma chair ce qui reste [encore à souffrir] des afflictions du Christ pour son corps qui est l’assemblée, 25 de laquelle moi je suis devenu serviteur selon l’administration de Dieu qui m’a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, 26 [savoir] le mystère qui avait été caché dès les* siècles et dès les* générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints, 27 auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-[à-dire] Christ en* vous l’espérance de la gloire, 28 lequel* nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ: 29 à quoi aussi je travaille, combattant selon son opération qui opère en moi avec puissance.

v. 1: ou: Colosses. / v. 3: ou: Nous rendons toujours grâces au … Christ, priant pour vous. / v. 7: litt.: co-esclave. / v. 11: ailleurs: longanimité. / v. 12: ou:dignes. / v. 18: la tête. / v. 20: c. à d.: la plénitude, comparer 2:9. / v. 22: ou: par. / v. 24: ou: mes. / v. 26: ou: aux. / v. 27: ou: parmi. / v. 28: c. à d. Christ.

Commentaires du chapitre premier

Versets 01 à 08 : introduction

Versets 09 à 23 : la gloire et la grandeur de Christ

Versets 24 à 29 : Christ et le service de Paul (suite au chapitre 2 versets 01 à 03)

Le but de cette étude est de s’encourager l’un l’autre par la Parole. (Colossiens 3:16) «Que la parole du Christ habite en vous richement, – en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce.»

Paul, auteur de l’épître, écrit aux Colossiens depuis sa prison de Rome suite à son arrestation à Jérusalem. Paul est un vase d’élection : (Actes des Apôtres 9:15) «Mais le Seigneur lui dit: Va; car cet homme m’est un vase d’élection pour porter mon nom devant les nations et les rois, et les fils d’Israël » Il est aussi choisi par Dieu pour faire connaître le mystère de Christ et de l’assemblée : (Éphésiens 3:9) «et de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses». Emprisonné à Rome, il a aussi a écrit les épîtres aux Philippiens, aux Colossiens, aux Éphésiens et la lettre à Philémon. Toutes ces assemblées sont situées autour de Colosses. Ces lettres conservent toute leur actualité aujourd’hui.

Verset 1

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée, le frère

Paul, apôtre, c’est-à-dire envoyé par le Christ Jésus. Il s’associe Timothée qui était près de lui. Ce verset, entre autres, confirme l’autorité apostolique pour communiquer la Parole.

Paul et Timothée : lorsque Paul écrit à Timothée, il lui dit (1 Timothée 1:2) «… mon véritable enfant dans la foi …». Ici il dit «le frère» bien qu’ils ne soient pas de la même génération. Paul étant plus âgé, s’associe Timothée et le considère comme un frère. Pour les chrétiens d’aujourd’hui, il y a des services que le Seigneur accorde d’accomplir entre frères de générations différentes, étant tous animés d’un commun intérêt par et pour l’amour du Seigneur.

Verset 2

Aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colasses

L’expression aux saints est une position acquise une fois pour toutes par l’œuvre du Seigneur Jésus. Celle de fidèles est par contre sujette à notre attachement à Christ. Chacun en est responsable. L’apôtre a à coeur de faire ressortir ces deux caractères qui lui ont été rapportés par des frères fidèles. C’est un encouragement pour lui de savoir que cette assemblée revêt ces caractères de sainteté et de fidélité.

Paul écrit aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colasses alors que dans l’épître aux Éphésiens, il écrit aux saints et fidèles dans le Christ Jésus, qui sont à Éphèse. Il ne mentionne pas frères car l’épître aux Éphésiens met l’accent sur la prééminence de Christ. Dans celle aux Colossiens, c’est la marche terrestre avec l’amour fraternel, tout en mettant Christ à la première place, qui est en vue. Dans l’épître aux Galates, nous trouvons Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, Il n’est même pas fait mention d’une caractéristique des assemblées de la Galatie, car malheureusement, la répréhension y tient la première place.

En considérant le début des épîtres aux Colossiens, aux Éphésiens, voire même aux Galates, est instructif même si les croyants d’aujourd’hui ne sont pas concernés directement. Toutefois est-ce que nos consciences ne sont pas touchées en pensant à notre marche pratique? Est-ce que l’apôtre pourrait s’adresser à une assemblée de tel ou tel lien en de mêmes termes?

Grâce et paix à vous…

Toutes les lettres de Paul commencent avec un tel souhait. C’est une belle manifestation de communion fraternelle. Ce ne sont pas les difficultés par lesquelles les Colossiens passaient qui l’empêche d’avoir ce réel désir dans la foi. Cette paix a été réalisée par le sang de Christ, comme nous le voyons au verset 20 ayant fait la paix par le sang de sa croix.

de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !

Du Père : (Éphésiens 4:6) «[Il y a] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous.» Ce même Dieu qui a créé toutes choses, un Dieu de grâce et de paix.

Du Seigneur Jésus : c’est en Lui que Dieu a pu et peut accomplir tous ses conseils

Verset 3

Nous rendons grâces au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous

Il y a plusieurs prières dans cette épître. Paul et Timothée sont réjouis de la foi et de l’amour qu’ils ont pour tous les saints (v. 4). C’est une occasion de joie pour eux de voir le travail de l’Esprit Saint en eux. Paul est un homme de prières. Par exemple (Philippiens 1:4) «dans chacune de mes supplications, faisant toujours des supplications pour vous tous, avec joie».

Paul relève aussi les points positifs des colossiens. Ce sont ces fruits portés pour le Seigneur, ce travail d’amour qu’ils accomplissent pour les saints (voir v. 4). C’est une belle attitude à imiter en disant le bien et les points positifs que l’on peut constater chez un frère ou une sœur. Le “Nous” du verset trois se rapporte à Paul et Timothée. Mais quelques frères mentionnés à la fin du chapitre quatre de cette épître, tels Tychique, Onésime, Aristarque, Marc, Epaphras, sont dans la même pensée. Ces frères ont pu renseigner le prisonnier Paul de ces bonnes nouvelles concernant l’assemblée à Colosses. Parmi ces bonnes nouvelles:

Verset 4

Ayant ouï parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints

Ce beau témoignage concorde avec la déclaration du Seigneur lui-même: (Jean 13:35) «À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous.» Ici, Paul a ouï parler de la foi des Colossiens; aujourd’hui, nous sommes parfois renseignés de la foi de certaines assemblées, que ce soit en Amérique du Sud, en Russie ou ailleurs… mais eux, entendent-ils parler de NOTRE foi? Que ceci puisse sonder nos cœurs!

Verset 5

à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux

Une espérance nous détache des choses d’ici-bas, des convoitises présentes, et dirige nos yeux en haut, vers Christ, dans les cieux. (Hébreux 11:1) «Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas.»

et dont vous avez déjà ouï parler dans la parole de la vérité de l’évangile

L’espérance que nous avons est basée sur “la parole de la vérité de l’évangile”, quelle assurance!

Versets 5 et 6

à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà ouï parler dans la parole de la vérité de l’évangile

L’évangile est complet. Il comprend aussi bien le salut initial (la conversion), le salut dans la marche (Phil. 2, 12), que du salut final (l’espérance du croyant en rapport avec le retour de Christ (1 Thess. 4). C’est l’évangile de la grâce de Dieu (voir Actes 20, 24).

la vérité de l’évangile, qui est parvenu jusqu’à vous, comme aussi il l’est dans tout le monde, et qui porte du fruit et croît, comme aussi parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu en vérité

Epaphras, selon v. 7, a été un instrument de Dieu pour apporter l’ évangile à Colosses. Paul, comme Epaphras, aime les Colossiens. Il les a particulièrement à cœur. Ils sont des frères et sœurs. Il désire leur bien et qu’ils soient préserver des dangers auxquels ils sont exposés. Si cette parole de vérité leur est parvenue, elle est aussi à disposition des chrétiens d’aujourd’hui! Soyons reconnaissants d’avoir entre nos mains cet évangile et ces enseignements pour notre marche. Cet évangile est simple (tout un chacun comprend des versets tels que Jean 3, 16 et 36). Cet évangile a subi les assauts de l’ennemi mais il est reste intacte. Cela malgré que, dès le début de la chrétienté, des erreurs ont été introduites. Ainsi en (Galates 1:6 et 7) «Je m’étonne de ce que vous passez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, à un évangile différent, qui n’en est pas un autre; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l’évangile du Christ». Toutefois, Dieu veille sur sa Parole et malgré les faux docteurs, l’évangile que nous avons entre les mains reste vrai. Quelle bénédiction. Le résultat est merveilleux puisqu’il porte du fruit et croît parmi eux. D’après ce verset (6) il s’agit d’une croissance du nombre. La croissance dans la connaissance de Christ est aussi nécessaire. En (2 Pierre 3:18) «mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité! Amen.»

Une telle croissance, et même double croissance, constitue un témoigne remarquable. Ainsi en est-il des Colossiens. Et pour nous, chrétiens du vingt et unième siècle, est-ce que cela nous interpelle? … dans quelle mesure l’évangile porte-t-il du fruit dans chacune de nos vies? car dans la vie chrétienne, il y a ou croissance ou recul, ou un pas en avant ou en arrière. L’état stationnaire n’existe pas. Pour les Colossiens, quel zèle car c’est depuis le jour où vous avez entendu qu’ils se sont attachés au Seigneur. Paul pouvait aussi rendre un beau témoignage aux Thessaloniciens: (1 Thessaloniciens 1:6 et 7) «Et vous êtes devenus nos imitateurs et ceux du Seigneur, ayant reçu la parole, [accompagnée] de grandes tribulations, avec la joie de l’Esprit Saint; de sorte que vous êtes devenus des modèles pour tous ceux qui croient dans la Macédoine et dans l’Achaïe. Quel contraste entre les nations (Colosses, Thessalonique) et les Juifs. D’une part l’évangile était reçu avec joie et de l’autre il était rejeté (voir Act. 13, 46-48),

Versets 7 et 8

comme vous l’avez entendue d’Epaphras, notre bien-aimé compagnon de service, qui est un fidèle serviteur du Christ pour vous, qui nous a aussi fait connaître votre amour dans l’Esprit.

Le co-esclave (en note) ou compagnon de service est caractérisé par l’obéissance et la soumission à un maître. Il sert le même maître que Paul. L’amour des Colossiens est l’’un de ces fruits portés, comme nous l’avons vu au verset 6. C’est un des fruits de l’Esprit selon (Galates 5:22 et 23) «Mais le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance : contre de telles choses, il n’y a pas de loi.»

Epaphras a fait connaître la grâce de Dieu en vérité aux Colossiens. Il lui a aussi rapporté leur amour dans l’Esprit. Il y a là un enseignement à retenir: relever les bonnes choses qui caractérisent nos frères et sœurs.

Verset 9

C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons ouï parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle

Belle promptitude de Paul, auquel Timothée est associé, dans la prière pour les Colossiens. De même aujourd’hui, en nous approchant du trône de la grâce, nous pouvons prier d’une manière générale pour les assemblées du monde entier et d’une manière plus particulière pour celles qui nous sont proches ou celles dont nous connaissons des besoins particuliers.

Cette prière qui commence au v. 9 est là pour nous servir d’exemple à imiter. Il y a de la bénédiction rattachée à la demande d’être rempli de la connaissance de sa volonté! Toute l’assemblée peut en bénéficier. L’apôtre demande qu’ils soient remplis, en toute sagesse, à tous égards, toute bonne œuvre, toute force… Une plénitude est demandée. Ne nous contentons pas d’être remplis en partie de ces choses. Cette prière pour les Colossiens est remarquable et Paul la fait avec foi. A propos de la foi: (Matthieu 9:29) «Alors il toucha leurs yeux, disant: Qu’il vous soit fait selon votre foi

Verset 10

pour marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne oeuvre, et croissant par la connaissance de Dieu

Pour pouvoir marcher d’une manière digne du Seigneur, il faut d’abord être remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle (v. 9). C’est un apprentissage qu’il faut faire avec des ressources qui ne sont pas en nous. C’est l’Esprit qui, par la Parole et par une vie de piété du lecteur, enseigne ce qui convient. Ill y aura alors du fruit en toute bonne oeuvre.

La marche, telle que demandée dans ce verset, n’est pas rien. Pour la fournir, il faut être en communion avec le Seigneur. Il faut veiller afin que cette communion soit constante. En (1 Jean 2:6) «Celui qui dit demeurer en lui, doit lui-même aussi marcher comme lui a marché.»  Dans l’épître aux Ephésiens, il est aussi question sept fois de la marche. Ici, les Colossiens sont exhortés à marcher d’une manière digne du Seigneur. Au ch. 2, 7, il faut marcher en Lui. Pour pouvoir marcher de cette manière, il faut, selon le verset 9, être remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle. Il faut en être bien conscients. Il est important de ne pas inverser l’ordre enseigné dans ce passage. Il faut premièrement être remplis de la connaissance de sa volonté pour pouvoir ensuite marcher d’une manière digne du Seigneur. La Parole en donne des exemples. Citons la volonté de David de bâtir une maison pour l’Éternel. David doit apprendre que cette volonté s’accomplira non par son moyen mais par le moyen de son fils Salomon. Citons cet enseignement tiré du livre des Proverbes dont l’auteur est Salomon: (Proverbes 20:25) «C’est un piège pour l’homme que de dire précipitamment : Chose sainte ! – et, après des vœux, d’examiner.»

pour lui plaire

Plaire au Seigneur: Jésus est le parfait modèle car il a pleinement accompli toute la volonté de son Dieu et Père. Un passage parmi d’autres: (Jean 8:29) «Et celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent.»

La marche d’Enoch est aussi mentionnée dans (Hébreux 11:5) «Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu.». A ce propos encore: (Genèse 5:22) «Et Hénoc, après qu’il eut engendré Methushélah, marcha avec Dieu trois cents ans; et il engendra des fils et des filles.»

Verset 11

étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie,

deux caractéristiques de la marche : la patience et la constance. Le résultat consistera en un témoignage visible dans le temps. Le fruit (voir versets 6 et 10) est bien en rapport avec une telle marche. L’expression avec joie est liée au verset suivant en rendant grâce à Dieu.

Versets 12 et 13

rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

Ce passage mentionne notre position, actuelle, dans le ciel. Nous sommes transportés dans le royaume du Fils. Là, la Parole que nous sommes des saints et non pas des frères. Dès ici et dans les quelques versets suivants, seule la personne de Christ est devant nos yeux. Il y a la sa puissance, sa gloire. Mais une autre puissance est aussi mentionnée au v. 13. C’est la puissance des ténèbres. Il faut s’en souvenir. Il faut se rendre compte de la puissance de Dieu qui nous a délivrés de cette celle des ténèbres. En (Hébreux 2:14) «Donc puisque les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé, afin que, par la mort, il rendît impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable». Dans l’Ancien Testament, le peuple d’Israël a aussi été délivré de cette puissance typifiée par le récit de leur délivrance de l’Egypte, eux qui croulaient sous la puissance du Pharaon. Délivré de cette puissance, et ayant passé la mer Rouge, ils ont pu voir la grande puissance qui a submergé l’armée du Pharaon. Ils ont alors chanté ce cantique de la délivrance (Exode 15). Pour le croyant de la période de l’Eglise, il nous est difficile de saisir de quelle puissance des ténèbres nous avons été délivrés. Que le Seigneur nous aide à le comprendre et à en jouir, Lui qui a livré ce combat à notre place. Citons un verset de cantique:

Au sein du Père, en sa présence,

Ses délices de chaque jour,

Un avec lui dans sa puissance,

Un avec lui dans son amour,

Tu voulus, mystère insondable !

Quittant la gloire du saint lieu,

Venir dans un monde coupable

Pour y mourir, Agneau de Dieu !

C’est en vertu de cet amour du Père qu’il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption. Le royaume est certainement la partie céleste, et même une partie particulière pour les saints de la période de la grâce.

Verset 14

en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés;

C’est en Christ que nous avons ces bénédictions. Pour cela, Il a été fait péché pour nous. La personne de Christ est particulièrement mise en évidence. Dans ce verset, Christ, comme homme, est le rédempteur en qui nous avons la rémission des péchés. Plus loin (v. 15 et 17), son existence éternelle est relevée.

Verset 15

qui l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création

En (Apocalypse 3:14) «Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu:». Christ était bien là lorsque les mondes furent créés. Il est même précisé, dans Col. 1, 17, qu’il est avant toutes choses.

qui est l’image du Dieu invisible,

Versets 14 à 20 la personne de Christ est donc particulièrement mise en évidence. L’apôtre ne nous entretient plus des Colossiens, ni de nous-mêmes, rachetés du Seigneur. Il présente le Fils de son amour qui est l’image du Dieu invisible. Celui en qui se trouve la rémission des péchés est l’image du Dieu invisible. Les rachetés du Seigneur ayant été enseignés dès leur enfance ont entendu parler de Dieu, de Dieu connu comme un Père mais toutefois comme un Dieu invisible. Ce verset présente ainsi le Seigneur Jésus comme l’image du Dieu invisible. Dans l’image donnée, Dieu lui-même nous devient visible dans toutes les gloires présentées dans les caractères du Seigneur Jésus lui-même. Dans sa plénitude, Il nous révèle les caractères de Dieu. En (Jean 1:18) «Personne ne vit jamais Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.» Quelle grâce de pouvoir apprendre à connaître Dieu dans la personne du Seigneur Jésus Christ.

En rapport avec l’image, que penser du mot ressemblance, puisque ces termes reviennent dans la Parole. En (Philippiens 2:7) «mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes».  Le Seigneur n’est pas la ressemblance de Dieu, car il est Dieu. Il n’est pas non plus l’image des hommes, car il n’a pas connu le péché.

Dans le passage de (Genèse 1:26) «Et Dieu dit: Faisons [l’]homme à notre image, selon notre ressemblance, …». Dans ce passage, il faut tenir compte que le péché n’est pas encore entré dans le monde. Il y a aussi le côté que, si l’homme a été créé à l’image de Dieu, c’est qu’il peut être en relation avec Dieu, son Créateur, cela en opposition avec les animaux.

le premier-né de toute la création

Entre autres passages : (Psaumes 89:27) « Aussi moi, je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre. »

Verset 16

Car par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou principautés, ou autorités: toutes choses ont été créées par lui et pour lui

La prééminence du Seigneur est manifeste. Les hommes, dominés par Satan (sciemment ou inconsciemment), rabaissent Christ en refusant de voir l’œuvre de Dieu dans toute la création. Selon eux, nous sommes le fruit du hasard ou de l’évolution.

Dans le (Psaumes 19:1) «Les cieux racontent la gloire de *Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains.» Un jour, Dieu rendra sa gloire à son fils et cette créature devra fléchir les genoux devant lui et reconnaître qu’il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père.

Que sont les choses invisibles de la fin du verset ? Il s’agit plutôt de choses abstraites, telles que des organisations (trônes, seigneuries, principautés, autorités). A titre d’exemple, dans une autorité locale, il y a des personnes visibles mais l’autorité en elle-même (composée de la municipalité, de différents conseils) est invisible. Un jour ces autorités devront donc rendre gloire à Dieu. Nebucadnetsar a du le faire en (Daniel 2:47) «Le roi répondit et dit à Daniel: En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et le révélateur des secrets, puisque tu as pu révéler ce secret.» Et dans (Philippiens 2:10) «afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux,»

Versets 17 et 18

et lui est avant toutes choses et toutes choses subsistent par lui et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place

Il soutient aussi toutes choses par la parole de sa puissance selon Hébr. 1, 3. C’est toujours toutes choses. On ne peut rien ajouter. Il est aussi le chef du corps, de l’assemblée. La création subsiste par lui. L’assemblée aussi. C’est lui qui la chérit, qui la nourrit et qui en prend soin (voir Eph. 5, 29). Il est le chef du corps. C’est notre chef.

Quel chef nous avons en Christ ! Dans ces versets, comme aussi Versets 15 et 16, les glorieux caractères de Christ sont là aussi bien dans les choses créées que dans l’assemblée, Lui qui est le chef du corps, le commencement, le premier-né d’entre les morts. En lui seul toute la plénitude s’est plu à habiter (v. 19). Il a la prééminence sur tout et notre cœur peut s’en réjouir..

le chef du corps, de l’assemblée. Selon la note dans la Bible (version JND), le «chef» ou «la tête». Il y a un lien indissoluble entre la tête et le corps. En (1 Corinthiens 12:27) «Or vous êtes le corps de Christ, et [ses] membres chacun en particulier.». Comprenons bien que la tête ordonne le corps tout entier. Et en (Hébreux 12:2) «fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, …».  Dans ce passage, pour «chef», une note de la Bible (version JND) indique «Celui qui commence et marche à la tête.». Puis encore en (Jean 10:4) «Et quand il a mis dehors toutes ses propres [brebis], il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix».

lui qui est le commencement. C’est le même commencement que celui de Jean 1, 1. Autrement dit un commencement qui a toujours été. Quant à l’expression le premier-né d’entre les morts, nous y avons un caractère dominant de cette épître en ce sens qu’il faut nous considérer comme morts avec Christ. Ce sujet sera développé plus tard (citons les ch. 2,20 et 3, 5). Avant Christ, plusieurs ont été ressuscités, même dans l’AT. Toutefois, ils sont tous retournés à la mort. Christ, Lui, a vaincu la mort. Il est ressuscité en victoire et en gloire. Il a été élevé dans le au ciel. Il tient la première place en toutes choses. En (1 Corinthiens 15:20) «(Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis.». C’est lui les prémices, premier en toutes choses (comme vu Versets 15 à 18). Il est aussi ressuscité le premier jour de la semaine. Et chaque dimanche, nous pouvons nous souvenir de Lui en répondant au désir de son cœur (Luc 22, 19 et suivants). En type, l’israélite tournoyait la gerbe lors de la fête des prémices (Lév. 23, 9 et suivants).

Une exhortation pour chacun : en rapport avec cette prééminence du Seigneur Jésus Christ, tient-il la première place dans chacun de nos cœurs dans nos choix de chaque jour, à propos du rassemblement, …? Dans l’église de Laodicée en Apoc. 3, 14 et suivants, quelle place a le Seigneur? Aucune. Il est dehors et dit: «Voici, je me tiens à la porte et je frappe». Quelle place a-t-il dans le lieu où nous nous réunissons?

afin qu’en toute choses il tienne, lui, la première place. Avec tout ce que le Seigneur a accompli, accomplit, et accomplira encore, nous comprenons qu’il est au-dessus de toutes choses, afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place. Pourtant, sur la terre, on lui a donné la dernière place. «Nous n’avons eu pour lui aucune estime» (Esaïe 53, 3). Mais au milieu de l’assemblée, de Son assemblée, c’est Lui qui doit avoir la première place. Voici les paroles d’un cantique:

Sur nous resplendira ta face.

Dans nos cœurs, remplis de ta grâce,

Toi seul auras toute la place

À toujours. (bis)

Exhortons-nous à réaliser les paroles que nous chantons. Au ciel, il n’aura plus la première place. Il aura toute la place.

Versets 19 et 20

car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter, et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux.

Il est mentionné, au ch. 2, 9 car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement. Cette plénitude comprend Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit. En (2 Corinthiens 5:19) «… Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même…».En Christ seul, Dieu peut trouver son entière satisfaction et habiter en lui.

En (Matthieu 3:16 et 17) «Et Jésus, ayant été baptisé, monta aussitôt, s’éloignant de l’eau ; et voici, les cieux lui furent ouverts, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe, et venir sur lui. Et voici une voix qui venait des cieux, disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir.». La plénitude, dans ce passage de Matthieu, manifeste l’accord et le plaisir divin en Christ. Il y a ici l’expression en lui. Verset 20 (Col. 1, 20), c’est par lui, par le moyen de Christ que la plénitude a été réconciliée (voir la note dans la Bible version JND).

Autrefois, nous étions étrangers, ennemis de Dieu. En acceptant Christ comme Sauveur et étant réconciliés, c’est en lui que nous avons la paix. Mais il a fallu le sang de sa croix pour nous acquérir cette paix, cette réconciliation. En dehors de Christ il n’y a pas de réconciliation possible. A cet égard, un verset remarquable de l’AT en (Lévitique 17:11) «car l’âme de la chair est dans le sang; et moi je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes; car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme.».

A propos des choses qui sont sur la terre, Christ, par son œuvre de la croix, revendique aussi les droits de Dieu sur la création comme le démontre le passage de (Romains 8:20 à 23) «Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant; et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps.». Il y a les conséquences du péché mais la création sera affranchie de cette servitude de corruption. L’homme, chef d’œuvre de la création, soupire également en attendant la délivrance qui sera rendue parfaite lors du ravissement à venir (voir 1 Thess. 4, 13-18).

Versets 21 et 22

Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à votre entendement, dans les mauvaises oeuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui,

Les versets précédents nous ont occupé des merveilleux caractères de Christ. Son œuvre accomplie a aussi été relevée. Ici, nous revenons à notre condition humaine. C’est à nous, enfants de Dieu, que cela s’adresse. Avant la conversion, nous étions dans la position de l’homme non régénéré: des étrangers, des ennemis, faisant de mauvaises oeuvres. Mais Christ nous a maintenant réconciliés! Comment est-ce possible? C’est dans le corps de sa chair, par la mort“. Il y a dans cette partie de verset l’explication de l’abaissement du Seigneur et la raison pour laquelle il a pris un corps. Dans ce corps, le corps de sa chair, il a terriblement souffert et cela jusqu’à la mort. Il n’y avait pas d’autres moyens pour nous réconcilier avec Dieu. Un des passages de la Parole: (Romains 8:1-3) «Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus; car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort; car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair,». Il est venu en ressemblance de chair mais il est toujours resté Dieu. Dieu a alors condamné le péché dans la chair de son Fils bien-aimé d’où ces mots pour le péché, pour nos péchés. Le but se trouve au verset 22:pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui, …

Quelle position devant Dieu ! est-ce possible ? Oui car elle nous est acquise du fait que le Seigneur, après sa mort sur la croix, a été ressuscité après trois jours et est, depuis son ascension, glorifié à la droite de Dieu. Dieu nous voit dans la perfection de l’œuvre de son fils bien-aimé. En (Hébreux 10:14) «Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés.». Et en (Romains 5:10) «Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, beaucoup plutôt, ayant été réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.». Maintenant nous sommes réconciliés avec Dieu. Autrefois, Dieu pouvait dire à son peuple en (Ésaïe 59:2) «mais vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés ont fait [qu’il] a caché de vous sa face, pour ne pas écouter.».

C’est donc Dieu qui a accompli cette réconciliation dans le corps de la chair de son fils. Comme il en découle de Rom. 5, 10, ceux qui croient en Jésus-Christ sont identifiés à sa vie. Parce que le Seigneur Jésus vit, nous vivons!

Il s’agit d’une position sainte, irréprochable, irrépréhensible. Elle nous est acquise. Il n’y a rien à y ajouter. Peut-on souhaiter une position plus glorieuse que celle-là? C’est la position de Christ lui-même puisque nous sommes vus en Lui. L’homme naturel qui ne connaît pas Jésus Christ comme son sauveur personnel recherche la sainteté dans diverses religions … sans jamais la trouver. Dieu, par Jésus Christ, nous offre cette position incomparable. Soyons reconnaissants pour tout cela. Dans (1 Pierre 1:15) «mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute [votre] conduite;». Un caractère de Dieu est la sainteté. La sainteté est l’absence de péchés. Moyennant le foi en l’œuvre de Christ, tout homme peut porter ce caractère de sainteté. Les véritables chrétiens le possèdent. Mais il est ajouté vous aussi soyez saints dans toute votre conduite. Il y a d’une part une position acquise. De l’autre, dans la pratique de la marche, il faut être saints. Pour cela, nous avons besoin d’exhortations du faite que notre vieille nature habite encore en nous. Cette vieille nature n’est pas sanctifiée. Demandons donc au Seigneur de nous accorder de tenir cette vieille nature où elle a été crucifiée, à la croix, pour que nous puissions vivre selon le nouvel homme.

Irrépréhensible signifie qu’aucune charge ne peut être retenue contre l’enfant de Dieu. Dans  (Romains 8:31-34) «Que dirons-nous donc à ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui? Qui intentera accusation contre des élus de Dieu? – C’est Dieu qui justifie; qui est celui qui condamne? – C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous;».

Verset 23 

si du moins vous demeurez dans la foi, fondés et fermes, et ne vous laissant pas détourner de l’espérance de l’évangile que vous avez ouï, lequel a été prêché dans toute la création qui est sous le ciel, et duquel moi, Paul, je suis devenu serviteur.

Depuis ce verset 23, il n’est plus parlé de notre position, mais de notre responsabilité quant à celle-ci: le SI évoque souvent, dans la Parole, notre propre responsabilité. Notre conscience en est éveillée. Les exhortations de la Parole, comme par exemple celle à marcher dans la sainteté, ne sont pas là pour que l’on devienne meilleur. Elles sont là afin que nous puissions manifester et montrer en pratique ce que nous sommes devant Dieu et devant les hommes. Si le Seigneur ici nous exhorte, il nous donne aussi les moyens de répondre à cette exhortation. En (Jude 24) «Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire avec abondance de joie,». Et dans (1 Pierre 1:5) «qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps;». Puissent ces versets aider chacun à se mettre entièrement sous la dépendance du Seigneur puisqu’Il nous aide, au moyen de ces exhortations, à demeurer dans la foi. Nous en avons besoin car, comme notre responsabilité est engagée, l’ennemi rode autour de nous pour essayer de nuire à notre témoignage. C’est pour cette raison que nous avons dans ce verset 23 ne vous laissant pas détourner. Prenons garde de ne pas tomber dans les pièges subtils de l’ennemi. Pour éviter ces pièges, recherchons constamment Jésus, rejetons-nous sur Lui, car il a la puissance de nous garder. Pour ne pas se laisser détourner, il faut la foi. La Parole contient bien des exemples dans lesquels la foi produit l’énergie nécessaire pour tenir ferme. Ainsi Moïse en (Hébreux 11:27) «Par la foi, il quitta l’Égypte, ne craignant pas la colère du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible.»… ne pas se détourner de l’espérance de l’évangile. Cette bonne nouvelle place devant nous l’espérance glorieuse d’être pour toujours avec le Seigneur (voir 1 Thess. 4, 17-18). A Colosses, de faux docteurs cherchent à détacher les regards des saints de la personne de Christ et en particulier quant à ses gloires. Un but de l’apôtre est donc de fixer leurs yeux sur Christ afin qu’ils puissent se réjouir dans la position (voir v. 12 de ce chapitre premier) qui est celle de tout véritable chrétien.

Verset 24

Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et j’accomplis dans ma chair ce qui reste encore à souffrir des afflictions du Christ pour son corps qui est l’assemblée,

Le début de ce verset rappelle que Paul est dans une prison à Rome. Il a été fait prisonnier pour avoir annoncé l’évangile. Mais en fait c’est le prisonnier du Seigneur. Comme tel, il continue de servir son Maître et les épîtres qu’il a écrit depuis la prison confirment, si besoin est, le prix de l’assemblée pour son cœur. Il s’en réjouit même et nous exhorte aussi, ailleurs, de nous réjouir toujours dans le Seigneur (Phil. 4, 4).

En rapport avec ce qui reste encore à souffrir des afflictions du Christ, soyons bien conscients qu’il ne reste rien à accomplir des souffrances de Christ. Tout est fait. Ne sortons jamais un verset de son contexte. Quel amour de Paul pour le Seigneur et pour son assemblée, cet amour qui va donc jusqu’à se réjouir dans ces souffrances.  Dans (Actes des Apôtres 9:15) «Mais le Seigneur lui dit: Va; car cet homme m’est un vase d’élection pour porter mon nom devant les nations et les rois, et les fils d’Israël;». Et dans (2 Timothée 2:9-10) «dans lequel j’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée. C’est pourquoi j’endure tout pour l’amour des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le christ Jésus, avec la gloire éternelle.».

Paul a imité le Seigneur. Le Seigneur, infiniment plus que Paul, a souffert pour l’assemblée  qui est son corps. Combien devrions-nous l’aimer en retour, même si cela coûte parfois des souffrances morales et/ou physiques. En relation avec ces serviteurs du début de l’Église, en (Actes des Apôtres 5:41) «Eux donc se retiraient de devant le sanhédrin en se réjouissant d’avoir été estimés dignes de souffrir des opprobres pour le nom;». L’opprobre est un déshonneur public! L’apôtre Paul a connu aussi bien des souffrances morales que physiques et cela dans son service d’évangéliste et dans celui envers l’assemblée de Dieu. Sommes-nous prêts à souffrir quelque chose pour le Seigneur?

Des afflictions du Christ pour son corps : lorsqu’un membre du corps souffre, les autres souffrent avec lui (1 Cor. 12, 26). Christ qui a souffert lui-même est à même de secourir ceux qui sont éprouvés (Héb. 2, 18). Paul pouvait dire aux éphésiens, en (Actes des Apôtres 20:27) «car je n’ai mis aucune réserve à vous annoncer tout le conseil de Dieu.». Pour cela, il lui restait encore à souffrir quelque chose des souffrances du Christ pour compléter la parole de Dieu (v. 25). À la fin de sa course, il a pu écrire en (2 Timothée 4:5) «Mais toi, sois sobre en toutes choses, endure les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, accomplis pleinement ton service;».

Versets 25 et 26

de laquelle moi je suis devenu serviteur selon l’administration de Dieu qui m’a été donnée envers vous, pour compléter la parole de Dieu, [savoir] le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints,

Ce complément apporté par Paul, conduit par l’Esprit Saint, c’est le mystère caché dès les siècles en Dieu. En (Éphésiens 3:8-10) «À moi, qui suis moins que le moindre de tous les saints, cette grâce a été donnée d’annoncer parmi les nations les richesses insondables du Christ, et de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses; afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée,».

Verset 27

auxquels Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-[à-dire] Christ en vous l’espérance de la gloire,

Le désir de Dieu est de nous faire connaître ces choses, nous qui sommes appelés ses saints. Pour connaître de telles richesses, il faut étudier Christ dans toute la Parole. Ce mystère est une merveilleuse révélation; c’est Christ en nous. Dans l’Ancien Testament, Dieu s’est révélé de différentes manières mais maintenant, l’Esprit nous révèle ce mystère, savoir Christ en nous. En (Jean 17:22-24) «Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un;  moi en eux, et toi en moi ; afin qu’ils soient consommés en un, et que le monde connaisse que toi tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde.».

Verset 28

lequel nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ:

La fin de ce paragraphe contient à nouveau des exhortations. Après les choses élevées dont nous avons été occupés, il nous faut, comme c’était le cas autrefois pour les disciples sur la montagne de la transfiguration, redescendre. En effet, nous sommes dans le monde. Nous y vivons chaque jour de notre vie. Pour y vivre en tant que pèlerins et étrangers des exhortations nous sont nécessaires. Ainsi l’apôtre Paul donne un enseignement persuader les saints de ce  mystère de l’assemblée (v. 26) et de sa substance: Christ en vous (v. 27). Paul annonce une personne, la personne de Christ. Tout ministère doit avoir pour but de présenter Christ. Toute âme a besoin de Lui, pour être sauvée puis pour être nourrie et gardée. Voilà ce dont nous avons besoin. En désirant présenter tout homme parfait en Christ, Paul et Timothée aimeraient que les saints reflètent Christ. En (Luc 6:40) «Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, mais tout homme accompli sera comme son maître.». C’est ainsi que Paul aimerait présenter son œuvre devant Dieu. Il l’exprime clairement dans (2 Corinthiens 11:1-2) «Je voudrais que vous supportassiez un peu ma folie ! Mais aussi supportez-moi. Car je suis jaloux à votre égard d’une jalousie de Dieu; car je vous ai fiancés à un seul mari, pour vous présenter au Christ comme une vierge chaste. »

Verset 29

à quoi aussi je travaille, combattant selon son opération qui opère en moi avec puissance.

Paul travaille à présenter tout homme parfait en Christ. Cela demande de l’énergie et même des combats. Ces combats sont contre le diable et contre ces autorités de méchancetés qui s’opposent à ce changement de nature. Ces combats sont livrés grâce à l’opération de Christ qui opère en lui avec puissance, la puissance de l’Esprit. Le terme de puissance est parfois lié à l’action du Saint Esprit dans les croyants. En (2 Timothée 1:7) «car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil.»

La Bible. Version JND. Chapitre 2  : Avertissements à ne pas se détourner de Christ

1 Car je veux que vous sachiez quel combat j’ai pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée, et tous ceux qui n’ont point vu mon visage en la chair, 2 afin que leurs cœurs soient consolés, étant unis ensemble dans l’amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, 3 dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. 4 Or je dis ceci, afin que personne ne vous séduise par des discours spécieux; 5 car lors même que je suis absent de corps*, toutefois je suis avec vous en esprit, me réjouissant et voyant votre ordre, et la fermeté de votre foi en Christ.

6 Comme donc vous avez reçu le christ Jésus, le Seigneur, 7 marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.

8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie* par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement** des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ; 9 car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement; 10 et vous êtes accomplis* en lui, qui est le chef** de toute principauté et autorité, 11 en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ, 12 étant ensevelis avec lui dans* le baptême, dans* lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. 13 Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes,

14 ayant effacé l’obligation* qui était contre nous, [laquelle consistait] en ordonnances [et] qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix: 15 ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la [croix].

16 Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, 17 qui sont une ombre des choses à venir; mais le corps* est du Christ.

18 Que personne ne vous frustre du prix [du combat], faisant sa volonté propre dans [l’]humilité et dans [le] culte des anges, s’ingérant dans les choses qu’il n’a pas vues*, enflé d’un vain orgueil par les pensées de sa chair, 19 et ne tenant pas ferme le chef*, duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu.

20 Si vous êtes morts* avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous** des ordonnances, 21 — ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas! 22 — (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage,) selon les commandements et les enseignements des hommes 23 (qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne [lui] rendant pas un certain honneur), pour la satisfaction de la chair?

 v. 5: litt.: de chair. / v. 8*: ou:ne vous dépouille. / v. 8**: ou: la tradition. / v. 10*: c. à d.: pleins ou remplis. / v. 10**: ou: la tête. / v. 12: ou: par. / v. 14: écrit, / obligation à laquelle quelqu’un est soumis par sa signature. / v. 17: la réalité par opposition à l’ombre. / v. 18: ou, selon d’autres: s’abandonnant à ses visions. / v. 19: ou: la tête. / v. 20*: ou: mourûtes; c’est un fait passé. / v. 20**: ou: êtes-vous assujettis à.

Commentaires du chapitre 2

Versets 01 à 03 : la gloire et la grandeur de Christ (avec versets 09 à 23 du ch. 1)

Versets 04 à 23 : avertissements à ne pas se détourner de Christ

Verset 1

Car je veux que vous sachiez quel combat j’ai pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée, et tous ceux qui n’ont point vu mon visage en la chair,

Le combat de l’apôtre a déjà été évoqué dans le dernier verset du chapitre précédent. Ce combat est pour tous les frères et sœurs qui sont non seulement à Colosses mais aussi à Laodicée. Ceux qui ne connaissent pas personnellement Paul ou qui n’ont pas vu son visage ne sont pas oubliés. Les chrétiens du 21ème siècle sont encore au bénéfice de ce combat en rapport avec les richesses en Christ.

Versets 2 et 3

afin que leurs cœurs soient consolés, étant unis ensemble dans l’amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.

L’apôtre, dont le cœur est rempli de ces choses, désire donc que tout un chacun, frères et sœurs, les réalisent. Mais il ajoute ensemble. Puissions-nous réaliser ces choses non seulement à titre individuel mais comme assemblée en tant que corps de Christ. Quant au mystère de Dieu, ce n’est pas le même mystère qu’au chapitre 1, 26. Il s’agit de toutes les pensées de Dieu qui englobent son fils, la rédemption, la gloire, … et c’est en lisant la Parole que nous les découvrons par la foi.

Laodicée a particulièrement besoin de ces exhortations. En Apoc. 3, 17, ils se disent être riches et pourtant, au v. 20, le Seigneur n’est pas au milieu d’eux puisqu’il se tient à la porte et frappe. A ce moment là, ils ne sont pas à même de réaliser ce que sont les richesses en Christ et l’exhortation de l’apôtre, ces trésors en Christ, est spécialement appropriée non seulement pour ceux de Laodicée mais pour tous. Aujourd’hui, soyons aussi sensibles aux exhortations de la Parole, ou à celles de frères dans la main du Seigneur. En (Hébreux 3:13) «mais exhortez-vous l’un l’autre chaque jour, aussi longtemps qu’il est dit: «Aujourd’hui», afin qu’aucun d’entre vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.».

La connaissance du mystère de Dieu est importante. Le but est indiqué aux versets suivants.

Versets 4 et 5

Or je dis ceci, afin que personne ne vous séduise par des discours spécieux; car lors même que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, me réjouissant et voyant votre ordre, et la fermeté de votre foi en Christ.

Le mot spécieux se dit de ce qui n’a qu’une apparence d’une vérité mais est susceptible de tromper; fallacieux. Des paroles telles que celles de Salomon en (Proverbes 4:1-5) «Fils, écoutez l’instruction d’un père et soyez attentifs pour connaître l’intelligence; car je vous donne une bonne doctrine: n’abandonnez pas mon enseignement. Car j’ai été un fils pour mon père, tendre et unique auprès de ma mère. Il m’a enseigné et m’a dit: Que ton cœur retienne mes paroles; garde mes commandements, et tu vivras. Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence; ne [l’]oublie pas, et ne te détourne pas des paroles de ma bouche.» sont plus que jamais d’actualité.

La séduction se trouve dans toute la Parole. Satan est le séducteur depuis le début. En (Genèse 3:13) «Et l’Éternel Dieu dit à la femme: Qu’est-ce que tu as fait? Et la femme dit: Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé.». Paul met en garde les Colossiens et nous-mêmes contre des personnes qui séduisent par des discours ayant l’apparence de la vérité. C’est pourquoi, sondons les écritures qui rendent témoignage de Christ (Jean 5, 39). En le faisant, nous serons gardés contre toute séduction et tromperie. Il faut le faire car les dangers sont là. Le plus dangereux pour un croyant est donc un discours où la vérité est mélangée à l’erreur. Il faut être en garde car que de discours et que d’écrits fallacieux circulent parmi la chrétienté. Citons encore (Tite 1:10-11) «Car il y a beaucoup d’insubordonnés vains discoureurs et séducteurs, principalement ceux qui sont de la circoncision, auxquels il faut fermer la bouche, ….» ainsi que (Romains 16:18) «Car ces sortes de gens ne servent pas notre seigneur Christ, mais leur propre ventre; et par de douces paroles et un beau langage, ils séduisent les cœurs des simples.».

Bel amour de Paul pour ces Colossiens. C’est un amour prévenant (voir 1 Pi. 4, 8) qui anticipe les dangers et qui met les saints en garde. Les ressources pour surmonter ces dangers sont là. Ces ressources sont les mêmes aujourd’hui. Exhortons nous l’un l’autre afin que personne ne se laisse séduire. Dans ce chapitre de Col. 2, l’apôtre nous met ainsi en garde contre plusieurs de ces attaques subtiles de l’ennemi. Il y a les discours spécieux du v. 4. Il y a la philosophie au v. 8. Il y a le jugement à propos de manger, de boire, d’un jour de fête, de nouvelle lune, de sabbats, aux v. 16 et 17. Il y a le fait d’être frustrés du prix du combat au v. 18.

Cette assemblée de Colosses est dans un bon état spirituel. L’apôtre peut leur présenter des choses élevées. Pourtant, dans ce chapitre, il y a des mises en garde. Cela nous rappelle que l’ennemi, quel que soit notre état spirituel, cherche à nuire à l’assemblée. C’est pourquoi les exhortations nous sont nécessaires, ces exhortations pour nous encourager à faire usage des ressources à disposition de la foi.

Versets 6 et 7

Comme donc vous avez reçu le christ Jésus, le Seigneur, marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.

Ce passage est en harmonie avec les versets 27 et 28 du premier chapitre: … Christ en vous l’espérance de la gloire … puis … nous présentions tout homme parfait en Christ. Et maintenant marchez en lui. Le Seigneur marche avec les siens (voir par exemple Matt. 28, 20). Mais ici c’est notre côté qui est mis en évidence. Tout devrait être considéré en Christ. L’ensemble sera le reflet de ce que nous sommes individuellement. Une pensée en (1 Jean 2:4-6) «Celui qui dit : Je le connais, et qui ne garde pas ses commandements, est menteur, et la vérité n’est pas en lui. Mais quiconque garde sa parole, – en lui l’amour de Dieu est véritablement consommé: par cela nous savons que nous sommes en lui. Celui qui dit demeurer en lui, doit lui-même aussi marcher comme lui a marché.»; enracinés et édifiés en lui: celui qui est enraciné en lui sera comme cet arbre du (Psaumes 1:3) «Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère.». De même, on peut citer les semences de la parabole du semeur présentée dans les évangiles synoptiques. Elles peuvent tomber à différents endroit. L’un rocailleux ou à l’inverse dans la bonne terre. Puissions-nous porter du fruit comme ces grains qui tombent dans la bonne terre et qui montent, croissent, rapportent, l’un trente, l’autre soixante, et encore un autre cent. Encore un beau passage qui complète ces pensées en (Jérémie 17:7-8) «Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit.».

Il faut donc, pendant que les capacités nous sont accordées, nous nourrir de la Parole de Dieu, être enracinés en Christ, et de cela dépend notre accroissement, notre édification. Tout ce travail est fait dans l’homme intérieur, dans le secret du cœur. La marche est alors la partie visible de ce travail de fond en chacun de nous. L’autorité du Seigneur est mise en évidence dans ce verset qui précise le christ Jésus, le Seigneur,”. Les actions de grâces qui terminent le v. 7 enseignent que tout revient au Seigneur. Nous lui sommes redevables de tout. En le réalisant, il doit ainsi s’élever de nos cœurs des actions de grâce en reconnaissance. La gloire lui revient, et à nous l’humilité.

Verset 8

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ;

C’est une mise en garde de la part de l’apôtre Paul. Pourtant, comme nous l’avons vu au v. 7, l’assemblée à Colasses est bien enseignée. Mais l’enseignement ne suffit pas. Il faut tenir ferme. Ainsi pour l’assemblée à Philadelphie selon (Apocalypse 3:11) «Je viens bientôt; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.». Comme eux, nous ne sommes pas à l’abri. L’exhortation de prendre garde nous est nécessaire, comme ici, pour les saints à Colasses, en rapport avec la philosophie. La philosophie est un enseignement des hommes et, si nous ne prenons pas garde, nous serons leurs proies. Derrière la philosophie, nous pouvons reconnaître le diable, notre adversaire. La philosophie est un concept placé dans l’homme par Satan pour s’élever contre Dieu. À sa base, il y a la négation de Dieu, de la création, pour que l’homme trouve un idéal, un but à sa vie sur la terre, mais sans Dieu. Le même principe, celui d’avoir un idéal ici-bas, nous guette à un niveau plus ou moins prononcé; il y a le danger, par exemple, d’adapter notre vie de piété aux circonstances que nous vivons et d’abandonner ainsi le simple rassemblement autour du Seigneur. Le légalisme est aussi un piège et un enseignement qui n’est pas selon Christ. En l’appliquant, nous serons déçus, tout comme par la philosophie. Prenons donc garde à ces différents dangers. Citons aussi (Éphésiens 4:14) «afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer;».

L’apôtre est très clair dans ces propos. Toutes ces choses qui ne sont pas selon Christ peuvent faire de nous des proies, c’est-à-dire nous dépouiller. Toutefois Paul ne s’arrête pas à ces éléments mauvais. Il porte nos regards sur Christ en qui il y a toute la plénitude de la déité. Ainsi nous sommes encouragés à fixer nos yeux sur Jésus Christ. Ses gloires masqueront tous les enseignements des hommes.

Versets 9 et 10

car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement; et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité,

Notre position est d’être accomplis en lui. En réalisant cette position nous comprenons que la philosophie des hommes est sans valeur. Elle disparaît. La déité est une plénitude en soi qui est: Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit. Nous le voyons en (2 Corinthiens 5:19) «savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation.». Encore en (Luc 4:1) «Or Jésus, plein de l’Esprit Saint, s’en retourna du Jourdain et fut mené par l’Esprit dans le désert,». Aujourd’hui, il y a corporellement un homme dans le ciel; selon (Éphésiens 1:20) «qu’il a opérée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts; – (et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes,».

Le danger pour les Colossiens était subtil. Il s’agissait de raisonnements, de discours pour les faire broncher; c’est pourquoi l’apôtre nous présente Christ qui est au-dessus de toutes choses. Pour résister à ce danger subtil, il nous faut réaliser notre mort et notre résurrection avec Christ, comme nous le verrons Versets suivants, et cela, nous le réalisons par la foi et non par des raisonnements comme les philosophes.

Dans ces versets l’apôtre nous présente Christ le Seigneur Jésus en qui habite toute la plénitude le la déité corporellement. Puis vient le sujet de la circoncision:

 

Verset 11

en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ,

Il faut se placer dans le contexte de l’époque. Dans les assemblées situées dans le territoire des nations, comme Colosses et Éphèse, il y avait des frères et soeurs issus du judaïsme et d’autres issus des nations. Pour les croyants issus du judaïsme le danger était de vouloir garder la loi en prescrivant encore la circoncision. L’apôtre enseigne ici la pleine signification de la circoncision qui est un type du baptême chrétien qui est en rapport direct avec la mort et la résurrection de Christ (voir Rom. 6, 1 à 5).

La circoncision était un signe, le signe d’une mise à part, la mise à part du peuple juif, Israël, sous l’ancienne alliance. Aujourd’hui il y a aussi un signe pour mettre un peuple à part, c’est le signe du baptême chrétien par lequel on entre dans la chrétienté. Qu’il s’agisse du signe de l’ancienne alliance (la circoncision) ou, pour l’époque de l’Église, du signe du baptême, il faut être bien au clair en ce sens que ces signes ne sauvent pas le pécheur.

… par la circoncision du Christ … : il est remarquable que Christ, l’homme absolument sans péché, a été circoncis le huitième jour par ses parents. Il est ainsi identifié et mis à part avec le peuple terrestre de Dieu, Israël.

Verset 12

étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel vous aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts.

Le signe du baptême est notre identification avec la mort  et la résurrection de Christ (voir le début de Rom 6). Il nous faut vivre dans la mort quand aux éléments de la chair et dans la vie quant à cette vie nouvelle de résurrection en Christ. En (Galates 5:24-25) «Or ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit.». Encore (Galates 2:20) «Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; – et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.».

Pour le temps de l’Église, il n’y a plus cette mutilation corporelle qu’était la circoncision. Cependant, par grâce, tout chrétien fidèle peut porter les caractères du Seigneur ici-bas en mettant ses pieds dans l’empreinte de ses pas et en se conduisant comme Christ a marché. Voilà notre identification à sa personne.

Versets 13 et 14

Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, ayant effacé l’obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix:

C’est précieux de constater que tout vient du Seigneur: … il nous a vivifiés ensemble avec lui nous ayant pardonné nos fautes… Par nous-mêmes, nous étions incapables de faire quoi que ce soit pour effacer la dette que nous avions contractée envers le Dieu saint et juste. Comme l’indique ce verset, c’est Lui qui a tout fait. A propos de cette obligation qui était contre nous (contre les juifs mais il y a aussi une portée morale pour les non juifs), citons: (Exode 24:3, 7-8) «3 Et Moïse vint, et raconta au peuple toutes les paroles de l’Éternel, et toutes les ordonnances. Et tout le peuple répondit d’une seule voix, et dit : Toutes les paroles que l’Éternel a dites, nous les ferons. 7-8 Et il prit le livre de l’alliance, et le lut aux oreilles du peuple; et ils dirent: Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons, et nous écouterons. Et Moïse prit le sang, et en fit aspersion sur le peuple, et dit: Voici le sang de l’alliance que l’Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles.».

Dans ces passages, le peuple d’Israël, dans son orgueil spirituel, s’était engagé par écrit. C’est ce que nous retrouvons dans la note, à propos du mot obligation, du verset 14 de Col ch. 2. L’Ancien Testament atteste bien que le peuple juif était incapable d’accomplir ces ordonnances ( la loi). De ce fait, le ministère de la loi était un ministère de mort puisqu’il fallait accomplir la loi pour vivre. C’est pourquoi aussi l’Ancien Testament se termine par le mot malédiction. Mais ce peuple étant sous cette obligation, comment en sortir? Il a fallu pour cela que le sang du Seigneur coule à la croix; il est devenu malédiction pour nous! … en (Galates 3:13-14) «Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit: «Maudit est quiconque est pendu au bois»), afin que la bénédiction d’Abraham parvînt aux nations dans le christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l’Esprit promis.».

Verset 15

ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la croix.

Le Seigneur Jésus, à la croix, a triomphé de ces principautés, de ces autorités. Dans Matthieu 28, les gardes romaines qui avaient été envoyées pour garder le sépulcre ont vu le triomphe de la puissance divine. Il y a là un enseignement de la victoire de Christ sur toutes ces puissances de méchanceté, sur ces personnes qui avaient de l’importance quand à ce monde. En (Matthieu 28:3-4) «Et son aspect était comme un éclair, et son vêtement blanc comme la neige. Et de la frayeur qu’ils en eurent, les gardiens tremblèrent et devinrent comme morts.».

Dans les Actes, Hérode, Ponce Pilate, les nations et les peuples d’Israël qui normalement ne s’entendaient pas, se sont assemblées en un lieu public pour éliminer Christ. Mais le Seigneur a dépouillé ces autorités. Sans le vouloir, elles ont accompli la volonté de Dieu. Voici le texte exact en (Actes des Apôtres 4:24-28) «Et l’ayant entendu, ils élevèrent d’un commun accord leur voix à Dieu, et dirent: Ô Souverain ! toi, tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont: qui as dit, par la bouche de David ton serviteur: «Pourquoi se sont déchaînées les nations, et les peuples ont-ils projeté des choses vaines? Les rois de la terre se sont trouvés là, et les chefs se sont réunis ensemble, contre le *Seigneur et contre son Christ». Car en effet, dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, se sont assemblés et Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et les peuples d’Israël, pour faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient à l’avance déterminé devoir être faites.».

Christ a triomphé de ces autorités et de ces puissances de méchanceté. Étant identifié à lui, ces mêmes puissances n’ont plus d’influence sur tout homme converti et marchant dans les pas du Seigneur. Quel sujet d’adoration et de reconnaissance envers notre Seigneur Jésus qui a traversé ce qu’il a dû traverser à la croix pour que nous, maintenant, nous soyons préservés et mis à l’abri de toutes les puissances qui pourraient être contre nous. A lui soit la gloire.

En relation avec ce verset 15, du fait que Christ a dépouillé les principautés et les autorités, personne ne peut nous juger. En  (Romains 8:33-34) «Qui intentera accusation contre des élus de Dieu? – C’est Dieu qui justifie; qui est celui qui condamne? – C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous;». Ce passage convient bien avec la suite de Colossiens chapitre deuxième:

Verset 16

Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats,

Sous le régime de la loi (l’ancienne alliance), il y avait toutes sortes de prescriptions. Par exemple, dans le chapitre onze du Lévitique, il y avait des restrictions en ce sens qu’on pouvait manger, ou non, telle ou telle viande. Sous le régime de la grâce (temps de l’Église), cette restriction a pris fin. Il en va de même pour les jours de fête ou de sabbat prescrites pour le peuple Juif. Les chrétiens ne doivent pas observer de telles prescriptions légales même si elles revêtent de précieux enseignements comme types pour le jour d’aujourd’hui. La loi, comme telle, est un joug qui a démontré que l’homme est incapable de l’accomplir. Ainsi, ne retournons pas sous un tel joug.

Lorsque cette épître a été écrite, les croyants de Colosses étaient soumis à une double influence néfaste. Celle du paganisme et celle du judaïsme, avec des fêtes particulières à chacune de ces influences qui continuaient d’être célébrées. De nos jours, la chrétienté a également introduit des jours particuliers: Noël, vendredi saint, Pâques, etc. Mais il y a une choses que nous sommes appelés à célébrer tous les jours: la naissance de Christ, sa mort, sa résurrection, son ascension. En (1 Corinthiens 5:8) «c’est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité.». Et par grâce, d’une manière particulière, nous pouvons le faire lorsque nous sommes réunis ensemble, le premier jour de la semaine, qui est le jour du Seigneur, à l’occasion du culte. La fête dont il est question dans ce passage de la première aux Corinthiens est donc la seule à célébrer. L’adversaire, le diable, fait tout ce qu’il peut pour essayer d’empêcher les croyants de la célébrer. Ceux qui adorent selon (Jean 4:23-24) «Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.» ne constituent, et de loin, pas la majorité. Que le Seigneur veuille nous accorder la grâce de faire partie de la minorité.

Les choses passées, celles de l’économie (ou époque) de la loi de Moïse, étaient des ombres:

Verset 17

qui sont une ombre des choses à venir; mais le corps est du Christ.

Le corps est du Christ. Ces ombres de l’Ancien Testament, spécialement sous le régime de la loi mais aussi avant,  sont donc représentatives des choses à venir, par-dessus tout de Christ lui-même, de son corps, de sa substance. Les fêtes, les sacrifices, les ordonnances étaient des ombres de Christ. En (Hébreux 10:1-2) «Car la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent. Autrement n’eussent-ils pas cessé d’être offerts, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de péchés?». Maintenant, en ayant Christ lui-même, les ombres cessent tout en conservant un enseignement pour nous faire saisir, par contraste, la valeur infinie que nous avons en Christ dont toutes choses ont été créées par lui et pour lui selon Col. 1, 16.

Verset 18

Que personne ne vous frustre du prix [du combat], faisant sa volonté propre dans [l’]humilité et dans [le] culte des anges, s’ingérant dans les choses qu’il n’a pas vues, enflé d’un vain orgueil par les pensées de sa chair,

C’est une chose grave de frustrer quelqu’un du prix du combat. C’est l’empêcher de recevoir un prix auquel il a droit. Il est facile de frustrer, de décourager quelqu’un, surtout s’il est faible ou jeune dans la foi. De nombreux passages de la Parole nous enseignent de manière positive à ce qui est requis de la part des frères et sœurs composant le corps de Christ aujourd’hui sur la terre. Une concordance mettra en évidence les passages où il y a ces mots l’un l’autre, les uns les autres, ainsi que des expressions similaires.

Ici, l’humilité n’est pas la vraie humilité telle que nous la trouvons en Christ. C’est une humilité feinte. C’est finalement de l’orgueil. La suite du verset le confirme. Les anges sont des serviteurs (voir Héb. 1, 14) en faveur des croyants. Cependant, le culte des anges ne nous concerne pas. C’est au Seigneur Dieu que nous avons à rendre compte pour tout.

Remarquons que ces faux docteurs enseignent des choses qu’ils n’ont pas vues. Les apôtres, eux, annoncent ce qu’ils ont vu et entendu pour notre bénédiction et notre accroissement selon (1 Jean 1:3) «ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous aussi vous ayez communion avec nous : or notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.». Quant aux anges, restons dans les limites de ce qui nous est révélé et soyons reconnaissants de leur service en faveur des croyants.

Aujourd’hui (2010), le risque d’être frustré du prix du combat existe toujours. Satan est très habile. Il introduit parmi les croyants des idées, des sortes de cultes, des apparitions qui viennent troubler l’esprit, etc. Le but de tout cela est de nous distraire du centre, du chef, c’est-à-dire de Christ. C’est la substance du verset suivant.

Verset 19

et ne tenant pas ferme le chef, duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu.

Christ est la source de ce corps. Tout vient de cette source qui est divine, l’accroissement étant de  Dieu. Un des grands sujets de cette épître est Christ, source et centre de tout. Un passage de l’épître aux Éphésiens complète bien ces pensées. En (Éphésiens 4:15-16) «mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ; duquel tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure du fournissement, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, l’accroissement du corps pour l’édification de lui-même en amour.». Le corps de Christ est constitué de tous les croyants vivants actuellement sur la terre, liés et unis ensemble en Christ. Le corps est formé de membres, eux-mêmes liés par des jointures et des liens. Les jointures sont, par exemple, les articulations qui sont nécessaires pour chaque mouvement du corps. Les liens empêchent, par exemple, un membre de partir tout seul. Nous comprenons que chaque fonction est utile dans le corps. A propos du corps de Christ, 1 Corinthiens 12 en présente la doctrine alors que le chapitre 14 en présente le fonctionnement. Entre deux, au chapitre 13, il y a le sujet de l’amour divin qui est indispensable pour le bon fonctionnement du corps.

Au début de notre étude précédente, nous avons relevé qu’au verset 6 de ce chapitre, nous trouvons notre position bénie d’avoir « reçu le Christ Jésus, le Seigneur » mais que pourtant, nous constatons que nous avons malgré tout besoin de ces enseignements, car beaucoup d’éléments peuvent nuire au témoignage que nous rendons.

Paul met en évidence cela dans ce verset 20 :

Verset 20

Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances,

Précédemment, au verset 6, notre position bénie, d’avoir reçu le Christ Jésus, le Seigneur, a été relevée. Mais pour marcher en Lui, nous avons besoin d’exhortations, d’enseignements, car tant d’éléments nuisibles peuvent affecter le témoignage que nous rendons. Cela est mis en évidence par le «pourquoi» du verset 20. Établir des ordonnances nuisait au témoignage à Colosses. Les mêmes choses, et d’autres, peuvent nuire au témoignage actuel. Pourtant et de fait, ce verset rappelle que nous sommes morts avec Christ aux éléments du monde. Nous avons besoin d’être exhortés afin de rester dans cette position de mort. Paul, en écrivant comme si vous étiez encore en vie souligne le fait  que, même si nous sommes morts nous pouvons être trouvés, en pratique, comme étant encore en vie aux éléments de ce monde. Paul peut, ailleurs, déclarer, en  (Galates 6:14) «Mais qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde.».

A Colosses, vouloir introduire des lois (des ordonnances), donne une apparence de piété au moyen d’efforts humains. Cet aspect est développé par l’apôtre jusqu’à la fin du chapitre.

Verset 21

– ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas! –

Combien il est dangereux d’établir de telles ordonnances dans une assemblée. Cela enlève ce qui revient à Christ. Le cœur s’attache aux ordonnances au lieu de s’attacher à Christ. La chair est satisfaite et Christ n’est plus le centre. Ces exhortations sont là pour nous garder des choses qui sont dans le monde. Nous ne sommes pas du monde. En (Jean 17:15-16) «Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.».

Verset 22

(choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage,) selon les commandements et les enseignements des hommes

Il ne restera rien de toutes ces choses (lois, ordonnances) et il n’y a aucun profit à les appliquer.

Par contre, à l’inverse des commandements et des enseignements des hommes, il y a les commandements de Dieu qui ne sont pas pénibles et ne sont pas un devoir pour le racheté; c’est un fruit de l’esprit pour le Seigneur. Il est donc important de ne pas avoir de règles parmi nous (concernant notre tenue par exemple) mais que tout soit fait par amour pour le Seigneur.

Verset 23

(qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne [lui] rendant pas un certain honneur), pour la satisfaction de la chair?

Ces faux enseignements ont toujours cours. Que penser, par exemple, d’une vie monacale? .. où l’on se retire, où l’on établir des lois (ne prend pas, ne touche pas, …). On pense ainsi acquérir la faveur de Dieu mais comment lui plaire par nos propres efforts! Toujours est-il que la chair qui s’exclame … j’ai pu, j’ai fait, …  est satisfaite. La chair et l’Esprit sont opposés. Le fruit de l’Esprit est opposé aux principes que l’ennemi introduit, ou essaye d’introduire à Colosses. Le chapitre trois mettra encore en évidence les choses qu’il faut mettre de côté et celles qu’il faut chercher et rechercher.

La Bible. Version JND. Chapitre 3  : Ce que les croyants représentent pour Christ
1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu; 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre; 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. 4 Quand le Christ qui est notre* vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.

5 Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie; 6 à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance; 7 parmi lesquels* vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.

8 Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses: colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche. 9 Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions 10 et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé, 11 où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre; mais où Christ est tout* et en tous.

12 Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles* de miséricorde, de bonté**, d’humilité, de douceur, de longanimité, 13 vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même. 14 Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. 15 Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs; et soyez reconnaissants.

16 Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous* enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de** vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce. 17 Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.

18 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. 19 Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. 20 Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. 21 Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. 22 Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur. 23 Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage: vous servez* le seigneur** Christ. 25 Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement; et il n’y a pas d’acception de personnes.

 v. 4: plusieurs lisent: votre. / v. 7: ou:dans lesquelles. / v. 11: litt.: toutes choses. / v. 12*: de sentiments profonds. / v. 12**: de bonté, d’humilité …: compléments de revêtez-vous et non pas d’entrailles. / v. 16*: ou: / richement en toute sagesse, vous. / v. 16**: litt.: dans. v. 24*: servir, être esclave. / v. 24**: ou:le maître.

 

Commentaires du chapitre 3

Versets 01 à 04 : le caractère de la nouvelle vie

Versets 05 à 17 : dépouiller et revêtir

Versets 18 à 25 : la vie quotidienne du chrétien (suite au ch 4 v. 01 à 06)

Versets 1 à 4

1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu; 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre; 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. 4 Quand le Christ qui est notre* vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.

Au ch. 2, 20, nous avions: «Vous êtes mort avec Christ» et maintenant «vous avez été ressuscités avec le Christ»! Il y a là le résultat de l’œuvre du Seigneur Jésus. En lui appartenant, nous sommes morts et ressuscités avec Lui. Il s’agit de notre position en Christ et par Christ. Il y a un beau type de cela en Josué 3, 14 et suivants: c’est le peuple d’Israël qui a traversé le Jourdain après que l’arche y soit entrée en premier.

Mais l’apôtre dit «Si donc…». Autrement dit «Puisqu’il en est ainsi» alors «cherchez les choses qui sont en haut…». Paul veut, par cela, toucher nos cœurs. Et que voyons-nous dans les choses d’en haut? Nous y voyons Christ assis à la droite de Dieu. En (Hébreux 9:24) «Car le Christ n’est pas entré dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu,». Contempler Christ. C’est le secret pour regarder en haut et pour marcher ici-bas! Il faut de l’énergie, comme pour le peuple d’Israël lorsqu’il entre en possession du pays promis. Les premiers versets, par des verbes d’actions qui se succèdent (“cherchez les choses”, “pensez aux choses”) confirment la nécessité de l’énergie de la foi. Dans ces choses  qui sont en haut, il y a, en type et toujours dans le livre de Josué, cette nourriture, ce grain rôti, ce vieux blé du pays. Le peuple d’Israël en a goûté. Pour nous, c’est Christ glorifié dans les lieux célestes. Voilà notre nourriture.

Le Seigneur lui-même nous parle des choses qui sont en-haut. En (Jean 14:2) «Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures; s’il en était autrement, je vous l’eusse dit, car je vais vous préparer une place.». Et que penser de la déclaration d’Etienne en (Actes des Apôtres 7:55) «Mais lui, étant plein de l’Esprit Saint, et ayant les yeux attachés sur le ciel, vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu;». Voilà des choses qui sont en-haut et qui doivent remplir nos cœurs selon l’exhortation du Seigneur lui-même en (Matthieu 6:20) «mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la teigne ni la rouille ne gâtent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent;». Et, ici-bas, quelles que soient nos circonstances, le Seigneur est avec nous; dans (Matthieu 28:20) «leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle.».

Terminons ce résumé par quelques questions           que nous nous sommes posées :

Combien de choses cherchons-nous sur cette terre? Combien de temps perdons-nous pour celles-ci? Réalisons-nous sa présence à nos côtés à chaque instant?

Versets 5 et 6

Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie; à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance;

A partir du verset 5 il y a des exhortations relatives à notre vieille nature qui consiste en nos membres qui sont sur la terre, nos convoitises, etc. C’est la suite du verset 20 du chapitre précédent «Si vous êtes morts avec Christ…» alors «mortifiez donc vos membres…»! Le premier membre à mortifier cité ici est la fornication. La fornication est une relation hors mariage. Si nous considérons le monde d’aujourd’hui, il est normal de vivre dans la fornication avec, de plus en plus, un changement fréquent de partenaires. C’est bien le temps dont il nous est dit que le mal est appelé bien, et le bien, mal. Pour la foi, il faut vivre à contre-sens de ce monde. En (1 Corinthiens 6:18) «Fuyez la fornication : quelque péché que l’homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps.».

Les deux premiers membres à mortifier, la fornication et l’impureté, sont des conséquences d’actions que l’on peut effectuer. Les deux suivants que sont les affections déréglées et la mauvaise convoitise sont l’effet de nos pensées. Le tout (ces quatre membres et les autres) découle de la vielle nature encore dans chaque racheté. En (Jacques 1:14-15) «Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise; puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort.». Il y a ainsi quelque chose qui se passe à l’intérieur avant que cela se traduise par une action extérieure. Cette progression montre combien l’exhortation du début de notre chapitre est importante lorsqu’il est indiqué: «pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre;». Veillons premièrement à ce qui se passe dans nos pensées. L’expression mauvaise convoitise souligne que la convoitise est un mal. Puissent nos pensées être occupées de choses en relation avec ce qui glorifie Christ qui est en haut. Par exemple en (1 Corinthiens 14:1) «Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les [dons] spirituels, mais surtout de prophétiser.». Et en (Philippiens 4:8) «Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, – s’il y a quelque vertu et quelque louange, – que ces choses occupent vos pensées:».

Par l’expression vos membres qui sont sur la terre, nous comprenons que la vieille nature n’aura plus cours dans le ciel. Là tout sera rempli par la nouvelle création. Laissons donc agir cette nouvelle nature (nouvel homme au verset 10) et réalisons ce que sera notre part dans le ciel afin que Christ soit visible dans les siens ici-bas.

Verset 7

parmi lesquels vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.

Les Colossiens croyants de souche, autrefois païens, comprennent bien le changement de ces choses. Pour les croyants du monde christianisé, s’ils ne sont pas issus du paganisme, ces choses qui étaient le propre des Colossiens sont, confessons-le, aussi nos cœurs charnels. La faiblesse nous caractérise. En (Job 33:6) «Voici, je suis comme toi quant à *Dieu, je suis fait d’argile, moi aussi.»; et en (Marc 14:38) «Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation; l’esprit est prompt, mais la chair est faible.», le Seigneur nous met également en garde contre la chair qui est en nous. Il nous donne aussi la clé pour y résister: à chercher les choses qui sont en haut, penser aux choses qui sont en haut, ne pas penser à celles qui sont sur la terre”.

Verset 8

Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses: colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche.

Verset cinq, il fallait mortifier certains membres. Comme tels, ils ne doivent plus réagir; ils sont morts et inopérants. Ici, le terme n’est plus le même: c’est renoncer. De telles choses subsistent en nous mais par un exercice spirituel nous pouvons les contrôler et y renoncer. C’est une exhortation de Jacques en (Jacques 3:8) «mais pour la langue, aucun des hommes ne peut la dompter: c’est un mal désordonné, plein d’un venin mortel.». D’un point de vue positif, en  (Philippiens 4:5) «Que votre douceur soit connue de tous les hommes; le Seigneur est proche;».

Versets 9 et 10

Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé,

Le vieille homme est dépouillé. Comme tel, il ne sert à rien. En place, nous avons revêtu le nouvel homme qui est une nouvelle création (2 Cor. 5, 17). Ainsi mortifions nos membres qui sont sur la terre et renonçons aux choses citées dans ces versets 8 à 10: la colère, le courroux, la malice, etc. L’homme renouvelé. Belle expression. Depuis la nouvelle naissance, tout est fait nouveau: la connaissance, les pensées, les actions, etc. Dans la marche chrétienne, la croissance dans la connaissance est normale. C’est la part de tout chrétien pieux et caractérisé par un bon état spirituel. En (2 Corinthiens 4:16) «C’est pourquoi nous ne nous lassons point; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour.». Et en (2 Corinthiens 5:4) «Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie.». Pour réaliser cette vie, ce renouvellement, le cœur doit être en accord avec la parole. David pouvait citer dans le (Psaumes 51:6) «Voici, tu veux la vérité dans l’homme intérieur, et tu me feras comprendre la sagesse dans le secret [de mon cœur].».

En rapport avec la fin du verset 10: qui est-ce qui a créé ce nouvel homme? De qui doit-il être l’image? Il y a une belle répone en (1 Jean 5:1) «Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui.». Nous sommes donc enfants de Dieu, nés de Lui. Par conséquent, il faut l’aimer et aimer quiconque est de la famille de la foi car notre frère, notre sœur, sont engendrés de Lui. Dieu est amour, et nous devrions être à son image!

Il est donc facile alors de comprendre la suite:

Verset 11

où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre; mais où Christ est tout et en tous.

Dans la sphère de la chrétienté, il n’y a plus de différence, car tous sont frères en Christ. Ainsi, étant engendrés de Lui, les exhortations qui suivent (se supporter l’un l’autre, se pardonner les uns aux autres, être revêtus de l’amour qui est ce lien de la perfection (v. 12 à 14)) découleront de cette relation que nous avons en Christ. Dans la famille de la foi, il n’y a donc ni Grec ni Juif; il n’y a plus de différence entre le peuple privilégié qu’était Israël et les autres nations; il n’y a ni religieux ni païens: il n’y a pas de conditions humaines différentes, … mais Christ est tout en tous. Puisse cet amour être réalisé par la foi et découler dans les cœurs de tous les rachetés. Si Christ est tout en tous, nous pouvons le considérer en chacun de nous donc également dans notre frère. C’est aussi un aspect de ce verset. De tels liens sont très précieux et mis en évidence dans la Parole. En (Romains 14:15) «Car si, à cause d’une viande, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour. Ne détruis pas par ta viande celui pour lequel Christ est mort.». Il y a une position actuelle sur la terre. Il y aura une nouvelle position lorsque Christ sera entouré de ses rachetés dans la gloire. En (1 Corinthiens 15:28) «Mais quand toutes choses lui auront été assujetties, alors le Fils aussi lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous).»

Versets 12 et 13a

Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres,

La position actuelle de la famille de la foi est une réalité positive. S’il y a des choses à rejeter, il y en a d’autres à rechercher qui, comme celles mentionnées dans ce verset, constituent le beau vêtement du racheté. Dans la Parole, le vêtement est en rapport avec le témoignage visible qu’un croyant est appelé à rendre dans ce monde. Ce témoignage est non seulement individuel mais aussi collectif (l’assemblée). En saisissant l’enseignement de la Parole, comme le fait que Christ est tout en tous, il est encore possible, fût-ce par deux ou trois (Matth. 18, 20), dans la chrétienté divisée depuis fort longtemps, de rendre un beau témoignage. N’a-t-on pas, dans ces versets 12 à 15, à propos des vêtements (revêtez-vous donc), la garde-robe du croyant! Les attributs du verset 12 sont étroitement liés avec notre position en Christ. Élus de Dieu: c’est une position acquise par pure grâce. Saints: en vertu du résultat de l’œuvre de Christ. Bien-aimés: aimés et approchés de Dieu. Quelle position remarquable de l’enfant de Dieu. Comme tels, nous avons alors à nous revêtir d’entrailles de miséricorde, une attitude venant du cœur, pleine de pitié pour pardonner à un coupable, de bonté, d’humilité (ne pas se placer au-dessus de son frère) et de longanimité (celui qui endure sans faire de reproche ce qui est contre lui). Tous ces caractères ont été pleinement réalisés par le Seigneur Jésus. L’exhortation du verset 13: vous aussi faites de même est là pour que chaque croyant puisse se sentir concerné en premier lieu.

Dans la suite du verset 13

si l’un a un sujet de plainte contre un autre; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même.

Il est normal, pour tout frère ou sœur qui vit en communion avec Dieu, qu’il y ait ces dispositions du cœur pour le pardon l’un envers l’autre. En  (Matthieu 18:21-22) «Alors Pierre, s’approchant de lui, dit: Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et lui pardonnerai-je? Sera-ce jusqu’à sept fois? Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.». Il n’est pas facile de pardonner car, pour le faire, la vieille nature doit être mortifiée. Cela demande l’énergie de la foi. Puissent ces exhortations parlent à nos cœurs, nous qui avons été tant pardonnés. Le pardon des péchés est une chose. La confession de nos fautes en est une autre. Il faut confesser nos fautes et être conscients que de la souillure s’attache à nous en traversant ce monde. Pour être purifiés jour après jour, les ressources de la Parole sont là. Il s’agit d’en faire un usage journalier. C’est donc en nous nourrissant de la Parole que nous pourrons être renouvelés en connaissance pour revêtir ces caractères qui découlent tous de l’amour.

Dans les versest 14 et 15

Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs; et soyez reconnaissants.

L’amour ne peut être que de Dieu car Dieu est amour. La Sulamithe dans le (Cantique des Cantiques 2:4) «Il m’a fait entrer dans la maison du vin; et sa bannière sur moi, c’est l’amour.». Ce lien de la perfection, qui est l’amour, est en même temps la réalisation pratique des vertus trouvées dans les versets précédents. La paix du Christ en découle de même que la reconnaissance. Ce que les croyants réalisaient au début de l’histoire de l’Eglise était remarquable. En (Actes des Apôtres 9:31) «Les assemblées donc, par toute la Judée et la Galilée et la Samarie, étaient en paix, étant édifiées, et marchant dans la crainte du Seigneur; et elles croissaient par la consolation du Saint Esprit.». Malgré les apparences, il est encore possible de réaliser cela aujourd’hui. C’est Christ qui est notre paix.  En (Ésaïe 53:5) «mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris.».

Verset 16

Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous* enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de** vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce.

  • Que la parole du Christ habite en vous richement, –

Au ch. 1, 10, les Colossiens étaient exhortés à marcher d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous égard. Pour fournir une telle marche, il faut discerner la pensée du Seigneur d’où l’importance que la parole du Christ habite en eux richement. Il ne faut pas que la parole passe rapidement dans notre cœur sans qu’il soit touché. Un chrétien dont la parole du Christ habite en lui discernera la pensée de Dieu pour diriger ses pas. Que ce soit le cas de tout racheté. Au milieu de ce monde, il faut veiller car les choses d’ici-bas prennent de la place dans nos cœurs. En  (Proverbes 4:23) «Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie.». C’est à la lumière de la bible qu’il faut se juger soi-même. Qu’elle ait pour nous la saveur selon (Jérémie 15:16) «Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur; car je suis appelé de ton nom, ô Éternel, Dieu des armées!». Le frère Darby disait que c’est bien d’étudier la Bible, mais il faut aussi beaucoup la lire. En lisant la Parole de Dieu, nous y découvrirons Christ, la Parole faite chair, selon l’évangile de Jean (ch. 1, 14). En la lisant, les caractères de Christ seront aussi les nôtres. Par exemple ceux du v.12: entrailles de miséricorde, bonté, humilité, douceur, longanimité. Dans le livre des Actes, ch. 20, 35, nous sommes encouragés à nous souvenir des paroles du seigneur Jésus. Lisons aussi: (Jean 17:8) «car je leur ai donné les paroles que tu m’as données, et ils les ont reçues; et ils ont vraiment connu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que toi tu m’as envoyé.». (Tite 3:6) «qu’il a répandu richement sur nous par Jésus Christ, notre Sauveur,». C’est donc l’Esprit Saint qui a été répandu richement. C’est par l’Esprit que la Parole est reçue. L’Esprit est reçu, il habite en nous, il opère en nous. La Parole opère en nourrissant nos cœurs, en produisant de l’affection, en donnant la sagesse. Quelle source d’édification quand nous rencontrons un croyant dans le cœur duquel la Parole habite. L’église à Philadelphie a reçu le témoignage d’avoir gardé «la parole» (lire Apoc. 3 v. 8-10). Il ne s’agit pas de déposer notre bible sur notre table de nuit, mais de garder la Parole dans son cœur et de la vivre dans sa marche.

  • en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre,

Il y a ici les fruits découlant d’un cœur dans lequel la parole est richement reçue. Veillons à ne pas garder cette parole pour nous-mêmes. Le Seigneur nous dit en Matt. 12 v. 34 que de l’abondance du cœur la bouche parle. L’apôtre Paul pouvait exhorter son enfant Timothée et dire (2 Timothée 2:1-2) «Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le christ Jésus;  et les choses que tu as entendues de moi devant plusieurs témoins, commets-les à des hommes fidèles qui soient capables d’instruire aussi les autres.». Il faut veiller sur l’état de nos cœurs de sorte que, par l’amour de Dieu, l’envie de parler l’un l’autre se produise. Un beau verset de l’AT: (Malachie 3:16) «Alors ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu, et un livre de souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel, et pour ceux qui pensent à son nom.»

  • par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos coeurs à Dieu

Il y a des nuances entre :

–       Les psaumes, aussi appelés «le cœur des Écritures», sont mentionnés en rapport avec des textes tirés de la Parole elle-même.

–       Les hymnes expriment la louange à la gloire de Christ. L’âme s’élève jusqu’à Dieu en adoration. En (Matthieu 26:30) «Et ayant chanté une hymne, ils sortirent [et s’en allèrent] à la montagne des Oliviers.». C’est très touchant, en particulier à ce moment-là, face à tout ce qui était devant le Seigneur, de le voir chanter un hymne.

–       Les cantiques spirituels portent nos pensées sur les expériences du chrétiens, sur les encouragements qu’il a reçus de la part de Dieu, ou encore sur les délivrances dont il a été l’objet :

–        Une profonde reconnaissance peut également s’y trouver si nous pensons au cantique de la rédemption chanté par les Israélites après le passage de la mer Rouge.

Pour être heureux ici-bas, notre Dieu nous donne les ressources nécessaires même lorsque de dures épreuves sont là. Quelques versets:

(Philippiens 4:4) «Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; encore une fois, je vous le dirai: réjouissez-vous.»

(Jacques 5:13) «Quelqu’un parmi vous est-il maltraité, qu’il prie. Quelqu’un est-il joyeux, qu’il chante des cantiques.»

(Actes des Apôtres 16:25) «Or sur le minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu; et les prisonniers les écoutaient.»

Encourageons-nous aussi à chanter des cantiques en famille ou lors de rencontres fraternelles. Prenons garde car cela se perd. Un témoignage est rendu en cela. Le petit récit suivant est un exemple parmi d’autres: un jour, un frère passait à côté d’une fenêtre ouverte; il a entendu qu’on chantait un cantique à l’intérieur et cela a réjoui son cœur. Combien plus le Seigneur est réjoui à l’écoute des cantiques de ses enfants.

Pour pouvoir annoncer un cantique, il faut que nous le connaissions. Sachons lire les cantiques et prendre connaissance de leur contenu. De la même manière que c’est en lisant la Parole que nous pourrons citer un ou plusieurs versets lorsque l’Esprit le voudra.

  • … dans [un esprit de] grâce.

Il s’agit de se tenir, face à Dieu et face à nos frères et sœurs, comme ayant obtenu une grâce. Puisse l’humilité caractériser l’ensemble .

Verset 17

Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.

Ce verset nous encourage et nous sonde tout à la fois. C’est une exhortation à la sanctification pratique. Faites tout au nom du seigneur Jésus, c’est-à-dire comme lui le ferait, que ce soit individuellement ou collectivement. Le Seigneur tient compte de la plus petit chose qui est faite pour lui. C’est encourageant. Dans (Marc 9:41) «Car quiconque vous donnera à boire une coupe d’eau en [mon] nom, parce que vous êtes de Christ, en vérité, je vous dis qu’il ne perdra point sa récompense.». Dire ou faire quelque chose au nom du Seigneur est une grâce; c’est comme une couronne reçue qui sera jetée à ses pieds en reconnaissance. C’est la grâce aussi qui nous apporte la force et la sagesse en temps voulu pour accomplir quelque chose en son nom.

Verset 18

Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur.

Après avoir étudié au début de ce chapitre trois les caractères que doit revêtir le chrétien, le verset 14 couronne en quelque sorte ces caractères en se revêtant de l’amour qui est le lien de la perfection. Maintenant, à partir du verset 18, les mêmes principes reviennent. Ils reviennent dans le cadre pratique de nos affections naturelles, entre maris et femmes, entre enfants et parents, etc. Il s’agit aussi d’une mise en application de l’enseignement de la première épître aux Corinthiens, chapitre onze, où la hiérarchie divine est instituée. Tout y est dépendance et soumission. Dans ce cadre pratique et en rapport avec Col. 3, 18, citons (1 Pierre 3:5) «car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs propres maris,». En (1 Corinthiens 11:3) «Mais je veux que vous sachiez que le chef de tout homme, c’est le Christ, et que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu.». Le même enseignement se trouve encore en (Éphésiens 5:22-23) «Femmes, soyez soumises à vos propres maris comme au Seigneur; parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps.». Ce dernier passage évoque une parfaite mesure car il est relatif à Christ et à l’assemblée.

La soumission n’est pas contraignante. Dans un couple, où la femme vit dans la prière et la piété avec son mari, il y aura entre eux une même pensée; une dépendance naturelle existera. Dans l’harmonie d’un tel couple, l’épouse saura quoi faire sans même que son mari le lui indique. Un témoignage découlant de cette relation comme il convient dans le Seigneur sera bien réel.

Verset 19

Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles.

De même, il y a pour les maris un témoignage à rendre envers leur propre femme. C’était quelque chose de nouveau pour cette assemblée à Colosses lorsque nous pensons à quelques caractères de leur marche d’autrefois. Rappelons le ch. 3, 5: …la fornication, l’impureté, les affections déréglées, … Lorsque nous appartenons au Seigneur, tout change. Pour eux comme pour nous. Nous connaissons bien ces enseignements, mais sont-ils superflus? Non, c’est plus que jamais actuel et il faut constamment y revenir. De tels enseignements sont oubliés et même rejetés par la chrétienté de puis bien des années déjà.

Le mari est donc exhorté à aimer sa femme et de ne pas s’aigrir contre elle. La position qui lui est donnée comme chef de la femme peut être mal interprétée et il peut en résulter de l’aigreur. Il faut bien comprendre que, lorsque la Parole mentionne que l’homme est le chef de la femme, il s’agit du «chef» ou «tête». Il en ressort qu’il est au-dessus pour le bien, comme Christ pour l’assemblée. Il porte ce côté de responsabilité. S’il s’aigrit, il devra en rendre compte devant Dieu. En considérant la position et le témoignage de l’homme et de la femme, nous comprenons combien il est important pour des jeunes de se marier dans le Seigneur: (1 Corinthiens 7:39) «La femme est liée pendant tout le temps que son mari est en vie; mais si le mari s’est endormi, elle est libre de se marier à qui elle veut, seulement dans le Seigneur;». Que de désastres lorsque l’un des deux n’est pas né de nouveau; dans un tel couple, il y a des situations très difficiles à vivre, en désaccord avec le témoignage que nous avons dans ces versets.

Verset 20

Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur.

Les enfants doivent premièrement obéir à leurs parents. Ils obéiront ensuite au Seigneur lorsqu’ils seront grands.

Verset 21

Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés.

Un exemple  : une maman demande une tâche à son enfant, celle d’essuyer la vaisselle. En faisant ce devoir, il laisse tomber un verre qui se brise. La première réaction serait de le gronder pour sa mégarde. Pourtant il ne l’a pas fait exprès. Il a obéi mais par maladresse il a cassé ce verre. Si un père gronde son enfant pour cela, c’est l’irriter, le décourager. Il vaudrait alors lui expliquer et éventuellement ne pas lui donner de tâche trop difficile et/ou inconvenable pour son âge. Par contre, s’il désobéit à la maman qui lui dit expressément de ne pas toucher ce verre, qu’il le touche et le casse, la sentence est différente. Une punition ou une discipline méritée et appliquée dans la dépendance du Seigneur aura toujours un effet bénéfique. Voir Hébreux 12.

Cet exemple nous aide à comprendre ce que c’est de ne pas irriter ou décourager un enfant. Pensons à la sensibilité des enfants.

Verset 22

Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur.

Il s’agit d’esclaves. De nos jours, nous pouvons étendre l’enseignement à tout échelon de subordination dans la hiérarchie d’une entreprise. Un passage similaire en (Éphésiens 6:5) «Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, en simplicité de cœur, comme à Christ,». En type, le récit de Joseph en Égypte est remarquable. Joseph, qui était dans une situation difficile, faisait tout prospérer. Il dépendait de l’Eternel. Les hommes désirent plaire aux hommes, recherchent la gloire de l’homme, mais le chrétien doit avant tout plaire au Seigneur. Onésime, qui apportait cette lettre à Colosses, était un esclave. C’est touchant. Onésime a, dans ce même voyage, porté la lettre de Paul à Philémon. S’il a été autrefois un esclave inutile, c’est maintenant un frère en Christ qui a appris ces choses avec l’apôtre Paul (cf ch. 4, 9 et l’épître à Philémon).

Dans les verset 23 et 24

Quoi que vous fassiez, faites-[le] de coeur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage: vous servez le seigneur Christ.

Il y a, Versets de ce chapitre trois, plusieurs sphères; au v. 17, la sphère chrétienne (l’assemblée); dans les v. 18 à 21, la sphère de la famille et celle du travail au v. 22. Dans toutes ces sphères, le v. 23 est précieux puisqu’il s’agit, encore aujourd’hui, de mettre le Seigneur au-dessus de toutes choses. Ce qui domine dans ces versets sont l’obéissance, la soumission. L’heureuse conséquence en est le respect de la hiérarchie établie par Dieu avec le Seigneur Jésus au-dessus de tout. Dès lors, quel repos pour nos cœurs et quelle joie de vaquer à nos occupations d’assemblée, de famille, de travail. Bien des choses sont à sonder:

  • Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes,

En tant qu’enfants de Dieu, quelles que soient les situations, il faut dépendre du Seigneur afin de le servir comme de vrais témoins. La Parole mentionne différentes situations. En (1 Corinthiens 7:20-24) «Que chacun demeure dans la vocation dans laquelle [il était quand] il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave, ne t’en mets pas en peine; toutefois, si tu peux devenir libre, uses-en plutôt: car l’esclave qui est appelé dans le Seigneur est l’affranchi du Seigneur; de même aussi l’homme libre qui a été appelé est l’esclave de Christ. Vous avez été achetés à prix; ne devenez pas esclaves des hommes. Frères, que chacun demeure auprès de Dieu dans l’état dans lequel il a été appelé.». Ce passage fait ressortir que, soit esclave soit homme libre, nous sommes dans le Seigneur. Si nous faisons toutes choses comme pour le Seigneur nous servons le seigneur Christ. Cela doit nous encourager dans nos vies en tout temps et d’autant plus lors de difficultés avec des supérieurs, des camarades, etc. En faisant tout comme pour le Seigneur, Il se plaira à récompenser. Dans nos pays occidentaux, il n’y a plus d’esclavage mais nous savons que l’esclave doit être entièrement voué à son maître et lui obéir en toutes choses (v. 22). Mais il ne devait pas le faire pour plaire à son maître seulement mais avant tout pour plaire au Seigneur.

  • sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage: vous servez le seigneur Christ.

En harmonie avec ce passage, en (Romains 8:17) «et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.». En faisant tout pour le Seigneur nous le servons. L’apôtre veut encourager les esclaves ainsi que nous-mêmes, en plaçant cet héritage que nous ne méritons pas, devant nos cœurs. C’est touchant de réaliser que, quoi que nous fassions pour le Seigneur, il y a la promesse de cet héritage, comme si nous le méritions. Grande est la bonté du Seigneur qui récompensera les siens de l’avoir servi. Cette récompense n’est pas selon l’appréciation des hommes. Nous n’avons pas à accomplir le service que le Seigneur nous demande de faire en vue de recevoir une récompense. C’est le Seigneur lui-même qui jugera toutes choses (cf v. 25). Même un verre d’eau sera récompensé. En (Matthieu 10:42) «Et quiconque aura donné à boire seulement une coupe d’eau froide à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis, il ne perdra point sa récompense.». L’héritage auquel est liée la récompense est propre à nous faire lever les yeux en haut (cf ch. 3, 2). Dieu ne nous laisse pas ignorants. Il nous accorde de savoir comme dans (Éphésiens 1:18) «les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints,». Cette gloire à laquelle est liée l’héritage est aussi une exhortation à porter nos regards en haut. En ayant cet héritage devant les yeux, nous pouvons être en témoignage dans ce monde en ayant une attitude paisible sans revendiquer, comme le fait le monde, tout et n’importe quoi. Encore un passage dans (1 Pierre 1:3-5) «Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage incorruptible, sans souillure, inflétrissable, conservé dans les cieux pour vous, qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps;». Ce passage fait ressortir que notre héritage dépend uniquement de l’œuvre de Christ. C’est en vertu de l’œuvre accomplie sur la croix que nous sommes cohéritiers de Christ. Cela nous confond et nous conduit à la louange et à l’adoration, devant un tel propos de grâce et d’amour.

La récompense vient du Seigneur. Dans (Matthieu 25:23) «Son maître lui dit: Bien, bon et fidèle esclave; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup: entre dans la joie de ton maître.»

Bientôt, ces choses pratiques que nous venons de considérer disparaitront et nous serons dans notre héritage, auprès du Seigneur selon (Apocalypse 19:7-8) «Réjouissons-nous et tressaillons de joie, et donnons-lui gloire; car les noces de l’Agneau sont venues; et sa femme s’est préparée; et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant [et] pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints.»

Verset 25

Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement; et il n’y a pas d’acception de personne.

C’est le Seigneur qui peut discerner celui qui agit injustement. Devant Dieu il n’y a pas d’acception de personne, il n’y pas de distinction. Tout est pesé à la balance du sanctuaire. Soyons interpellés car combien facilement, même dans la famille de la foi, nous faisons acception de personne. Par exemple, nous rechercherons la compagnie d’une personne sympathique et nous négligerons une autre, dans la peine, qui a besoin d’être encouragée. Ayons donc affaire au Seigneur dans les détails de la vie. Dieu est au-dessus de tout et prend conscience de tous les agissements des siens. Il bénit toujours celui qui s’attend à lui. Pensons aussi au tribunal de Dieu. Les versets suivants sont propres à toucher les cœurs et les consciences de tout frère et sœur dans la foi:

  • (2 Corinthiens 5:9) «C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables;»
  • (1 Corinthiens 3:15) «si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu.»
  • (Romains 14:10) «Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? Ou aussi toi, pourquoi méprises-tu ton frère? Car nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu;»

La Bible. Version JND. Chapitre 4  : ce que les croyants représentent pour Christ

1 Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans les cieux.

2 Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces;

3 priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, pour annoncer le mystère du Christ, [mystère] pour lequel aussi je suis lié, 4 afin que je le manifeste comme je dois parler.

5 Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors, saisissant l’occasion. 6 Que votre parole soit toujours dans [un esprit de] grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun.

7 Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur et compagnon de service* dans le Seigneur, vous fera savoir tout ce qui me concerne: 8 je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin qu’il connaisse l’état de vos affaires, et qu’il console vos cœurs, 9 avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de toutes les choses d’ici.

10 Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, et Marc, le neveu* de Barnabas, touchant lequel vous avez reçu des ordres (s’il vient vers vous, recevez-le), 11 et Jésus appelé Juste, — qui sont de la circoncision*. Ceux-ci sont les seuls compagnons d’œuvre pour le royaume de Dieu qui [aussi] m’ont été en consolation. 12 Épaphras qui est des vôtres, esclave du christ Jésus, vous salue, combattant toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez* parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu**; 13 car je lui rends témoignage qu’il est dans un grand travail [de cœur] pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour ceux qui sont à Hiérapolis. 14 Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, et Démas. 15 Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l’assemblée qui [se réunit] dans sa maison. 16 Et quand la lettre aura été lue parmi vous, faites qu’elle soit lue aussi dans l’assemblée des Laodicéens, et vous aussi lisez celle qui [viendra] de Laodicée. 17 Et dites à Archippe: Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses.

18 La salutation, de la propre main de moi, Paul. — Souvenez-vous de mes liens. La grâce soit avec vous!

 / v. 7: litt.: co-esclave. / v. 10: ou: cousin. / v. 11: c. à d.: d’origine juive. / v. 12*: ou:soyez. / v. 12**: litt.: en toute volonté de Dieu, en tout ce qui est tel.

Commentaires du chapitre 4

Versets 01 à 06 : la vie quotidienne du chrétien (suite du ch. 4 versets 18 à 25)

Versets 07 à 18 : conclusion

La fin du chapitre trois ainsi que le premier verset du chapitre quatre contiennent des enseignements pour différentes catégories de personnes: les femmes, les maris, les enfants, les pères, les esclaves et les maîtres. A partir du verset deux de ce dernier chapitre adressé aux Colossiens, les enseignements de l’apôtre Paul sont pour toutes les catégories donc pour nous tous aussi.

Verset 1

Maîtres, accordez à vos esclaves ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans les cieux.

S’il y a un enseignement pour les esclaves, il y en a aussi pour les maîtres que nous pouvons, aujourd’hui, comparer à des chefs d’entreprises. La Parole place un enseignement pour chacun. C’est la réalisation pratique du ch. 1, 27-28 de cette épître: «…..Christ en vous l’espérance de la gloire, lequel nous annonçons, exhortant tout homme et enseignant tout homme en toute sagesse, afin que nous présentions tout homme parfait en Christ:». Il s’agit d’exhortations qui nous encouragent à manifester la vie de Christ en nous. Le monde nous observe, veillons donc à mettre en pratique ces exhortations importantes que nous avons sous les yeux, également dans l’exercice de notre profession. Encore dans (Tite 2:9-11) «[Exhorte] les esclaves à être soumis à leurs propres maîtres, à leur complaire en toutes choses, n’étant pas contredisants; ne détournant rien, mais montrant toute bonne fidélité, afin qu’ils ornent en toutes choses l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur. Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes,». C’est encourageant de pouvoir se soumettre à Dieu dans la position dans laquelle on peut se trouver. Il en découle un témoignage pour ceux qui nous entourent.

Verset 2

Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces;

Cette exhortation s’adresse à chacun et nous pouvons demander au Seigneur de nous aider à le faire. Elle revient fréquemment dans les épîtres. Nous en avons besoin. Elle est presque toujours liée avec des actions de grâces. Un exemple dans (1 Thessaloniciens 1:2) «Nous rendons toujours grâces à Dieu pour vous tous, faisant mention de vous dans nos prières,». Dans nos journées, il faut mettre des moments à part pour vaquer à la prière. Mais ayons à tout moment du jour le cœur disposé à prier.  Cette exhortation est individuelle mais aussi pour l’assemblée comme dans (1 Timothée 2:1) «J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes,». La prière précède tout service. Le champ des prières est très vaste. En (Éphésiens 6:18) «priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, et pour moi, afin qu’il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l’évangile, pour lequel je suis un ambassadeur lié de chaînes, afin que j’use de hardiesse en lui, comme je dois parler.». L’apôtre Paul connaissait la valeur et la puissance de la prière d’un racheté qui s’adresse à Dieu en sincérité. Il savait que Dieu écoute. L’apôtre Jean a écrit dans (1 Jean 5:15) «et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées.». En priant, nous avons la pleine certitude que Dieu nous écoute. Cela par pure grâce. C’est en effet par pure grâce que nous avons ce privilège de nous adresser à Dieu pour lui faire des demandes en sachant qu’il y répondra selon sa sagesse et sa connaissance de toutes choses. C’est en vertu de l’œuvre de Christ sur la croix que nous pouvons maintenant demander quelque chose à notre Père (voir Jean 20, 17). Veillons à lier des actions de grâces à la prière. A propos de la persévérance, lire (Genèse 25:21) «Et Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile; et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut.». Vingt années se sont passées entre leur mariage et la conception de Rebecca. Vingt années de persévérance dans la prière.

Verset 3

priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, pour annoncer le mystère du Christ, [mystère] pour lequel aussi je suis lié,

Si nous avons le privilège de persévérer dans la prière, nous avons également à prier pour tous les serviteurs du Seigneur qui annoncent l’évangile. Prions pour ces serviteurs afin que des portes leur soient ouvertes pour annoncer son mystère. Des récits sont là. Des portes se sont ouvertes miraculeusement afin que la Parole de Dieu soit présentée. Réalisons l’importance de la prière à cet égard. Paul, comme mentionné à la fin de ce verset trois, a été lié de chaînes  par fidélité à son service. Même emprisonné, il a pu répandre la parole, annoncer l’évangile, annoncer Christ, sa mort, sa résurrection ainsi que le mystère de l’assemblée, ce mystère qui était caché. En (Éphésiens 3:9) «et de mettre en lumière devant tous quelle est l’administration du mystère caché dès les siècles en Dieu qui a créé toutes choses;». Paul n’a pas demandé que l’on prie pour que la porte de sa prison s’ouvre et qu’il soit libéré; c’est remarquable. Il demande que les Colossiens prient afin  que des portes s’ouvrent pour la propagation de l’Évangile. Il a toujours pour but Christ et ses intérêts. Paul demandait que l’on prie pour lui mais toujours pour les intérêts du Seigneur. Ainsi dans(2 Thessaloniciens 3:1) «Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur coure et qu’elle soit glorifiée, comme elle l’est aussi chez vous;». Concernant le mystère du Christ, il est est très vaste et englobe tout ce que Christ a révélé en venant ici-bas et que Paul explique dans ses épîtres. Un passage confirme cela: (Romains 16:25-27) «Or, à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels, mais qui a été manifesté maintenant, et qui, par des écrits prophétiques, a été donné à connaître à toutes les nations, selon le commandement du Dieu éternel, pour [l’]obéissance de [la] foi,… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, – auquel soit la gloire éternellement! Amen.».

Verset 4

afin que je le manifeste comme je dois parler.

Toute l’humilité de l’apôtre Paul est perceptible dans ce verset. Il désirait que l’on prie pour lui afin qu’il sache comment il devait parler pour annoncer le mystère de Christ. Quand il devait annoncer la Parole de Dieu il agissait avec crainte et tremblement. La manière de parler selon Dieu est différente de celle des hommes. Pour parler selon Dieu il faut l’onction du Saint Esprit.

En Luc 18 il y a un pharisien qui parle à la manière des hommes et un publicain qui parle selon Dieu avec humilité: (Luc 18:10-13) «Deux hommes montèrent au temple pour prier, l’un pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, se tenant à l’écart, priait en lui-même en ces termes: Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes qui sont ravisseurs, injustes, adultères; ou même comme ce publicain. Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. Et le publicain, se tenant loin, ne voulait même pas lever les yeux vers le ciel, mais se frappait la poitrine, disant: Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur!». Il faut donc avant tout dépendre du Seigneur, de Dieu, pour pouvoir prier/parler par l’Esprit.

 Il peut y avoir l’éloquence comme c’était semble-t-il le cas de Barnabas ou d’Apollos. Pour Apollos, dans(Actes des Apôtres 18:24) «Et il vint à Éphèse un Juif, nommé Apollos, Alexandrin d’origine, homme éloquent et puissant dans les écritures.». D’autres serviteurs peuvent parler avec puissance sans éloquence comme, semble-t-il, Paul lui-même, qui avait des difficultés à s’exprimer. Dans le corps de Christ, tous se complètent l’un l’autre et accomplissent leur service à la gloire du Seigneur.

Verset 5

Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors, saisissant l’occasion.

Ceux de dehors. Ce sont les gens du monde qui n’appartiennent pas au Seigneur. Il faut marcher avec sagesse envers eux. L’apôtre mentionne la marche, une marche conséquente et cohérente en rapport avec ce que nous professons envers les gens du monde. Ceux-ci doivent reconnaître en nous des personnes ayant la paix, des personnes de paix et qui manifestent cette paix dans une marche guidée par le Saint Esprit et digne du Seigneur. Un enseignement précis a déjà été remarqué dans cette épître quant à la marche: (Colossiens 2:7) «marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, selon que vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâces.». Il s’agit de marcher en lui (en Christ) pour pouvoir marcher selon Lui envers ceux du dehors. Dans nos relations, il faut aussi être impartial. Par exemple, un frère, dans son village, saluait toutes les personnes qu’il rencontrait. Un jour une personne lui demandait: «Mais pourquoi me saluez-vous toujours alors que vous me connaissez pas?». «Et bien, parce que je vous aime.». «Comment cela vous m’aimez?». «Parce que mon Dieu qui m’a aimé le premier me dit d’aimer tous les hommes. Voilà pourquoi je vous salue.». L’occasion lui a été donnée de parler du Seigneur à une âme. Il a, pour ainsi dire, saisi l’occasion.

Il est aussi important que nos paroles soient précédées par une marche qui soit séparée du monde. Ainsi, en saisissant l’occasion, notre parole sera appuyée par une marche connue de ceux qui nous observent.

Verset 6

Que votre parole soit toujours dans [un esprit de] grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun.

Envers ceux du dehors, notre parole doit toujours être dans un esprit de grâce c’est-à-dire ayant l’attitude d’une personne qui a reçu miséricorde de la part du Seigneur. Dans Jean 1, 17, il nous est dit que «la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ.».

 

assaisonnée de sel,

Dans (Matthieu 5:13) «Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et à être foulé aux pieds par les hommes.». Donc être le sel de la terre porte en soi le caractère d’un chrétien qui apporte cette saveur, qui fait envie aux autres. Le parfait modèle est le Seigneur Jésus:

  • (Luc 4:22) «Et tous lui rendaient témoignage, et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: Celui-ci n’est-il pas le fils de Joseph?»
  • (Luc 4:32) «Et ils s’étonnaient de sa doctrine, parce que sa parole était avec autorité.»

Le Seigneur a parfaitement réalisé cela. Le sel évite la corruption, sépare du monde. Un chrétien qui manque de sel est un chrétien qui a un pied dans le monde; sa parole manquera de sel. C’est malheureusement trop fréquent de nos jours. Notre modèle, le Seigneur Jésus, était constant avec cette parole de grâce assaisonnée de sel. Le récit de la samaritaine, dans Jean chapitre quatre, en est un autre et bel exemple.

Toujours : notre parole doit toujours être ainsi, fruit de la grâce et de la miséricorde de Dieu en nous. C’est un exercice permanent. Est-ce ainsi chaque fois que nous ouvrons la bouche? Le but est de savoir comment répondre à chaque cas, à chaque personne. Néhémie pria Dieu afin de savoir comment répondre au roi: (Néhémie 2:4-5) «Et le roi me dit: Que demandes-tu? Et je priai le Dieu des cieux; et je dis au roi: Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur est agréable devant toi, qu’il m’envoie en Juda, à la ville des sépulcres de mes pères, et je la bâtirai.». Dans ce passage, il s’agit de répondre. Il en est de même dans (1 Pierre 3:15) «mais sanctifiez le *Seigneur le Christ dans vos cœurs»; et soyez toujours prêts à répondre, mais avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous,». Là, quelqu’un a demandé quelque chose en ayant vu notre marche. Il y a un autre type de réponse, c’est de se taire. Cela peut arriver. Ainsi: (2 Timothée 4:14-15) «Alexandre, l’ouvrier en cuivre, a montré envers moi beaucoup de méchanceté; le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi aussi de lui, car il s’est fort opposé à nos paroles.».

Verset 7

Tychique, le bien-aimé frère et fidèle serviteur et compagnon de service dans le Seigneur, vous fera savoir tout ce qui me concerne:

Quel témoignage de Paul pour ce frère! Tychique sera le porte-parole de l’apôtre puisqu’il va transmettre son message aux saints réunis à Colosses. En Eph 6, 21, Paul le cite également comme étant son «bien-aimé frère et fidèle serviteur dans le Seigneur». Ici, Tychique est un compagnon de service. Il est aussi, en Phm 23, un compagnon de captivité. Il est probablement aussi compté parmi les compagnons d’œuvre de Phil. 4, 3. Dieu a suscité des compagnons pour l’aide et l’encouragement de l’apôtre. La communion fraternelle est bien traduite par des expressions telles que celles de bien-aimé frère et fidèle serviteur cette dernière étant en rapport avec le service de Tychique accompli pour le Seigneur. Il y a encore celle de compagnon de service en rapport son aide pour Paul dans le service. Tous ces caractères sont réalisés et maintenus dans le Seigneur. Le terme «compagnon» est fréquent dans les écrits de Paul; il signifie «manger ensemble le même pain» pour nous faire comprendre ce que sont la communion et l’amour fraternel. Être «compagnon» demande un engagement conséquent non seulement au point de vue spirituel mais aussi physique. Ces compagnons de l’apôtre Paul ont été avec lui dans bien des épreuves telles que décrites, par exemple, dans 2 Cor. 11,  23-29. De même (Rom. 16, 3-4) Prisca et Aquilas ont exposé leur propre cou. Dans l’épître aux Hébreux, nous sommes appelés les compagnons du Christ (Héb.  3, 14). Seule la Parole peut le dire car qui oserait s’en prévaloir, jusqu’où allons-nous pour le Christ?

Tychique est de ceux qui ont suivi Paul jusqu’à la fin puisqu’on le retrouve dans la seconde épître à Timothée (2 Tim. 4, 12).

Verset 8

je l’ai envoyé vers vous tout exprès, afin qu’il connaisse l’état de vos affaires, et qu’il console vos coeurs,

En envoyant ce bien-aimé serviteur, Paul donne encore une preuve de son affection puisqu’il désire connaître les affaires des Colossiens. Le but est de les encourager et de pouvoir les remettre à Dieu dans la prière.

Tychique avait donc un service tout particulier envers les saints réunis à Colosses. Cela n’était pas sans risque (voir chapitre deux). Il y allait pour connaître l’état de leurs affaires. Il fallait aussi consoler leur cœur, les encourager. Consoler fait partie du don de prophétie: (1 Corinthiens 14:3) «Mais celui qui prophétise parle aux hommes pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation.». Ce don est actuel. Quel privilège, en dépendant du Seigneur, de pouvoir apporter en temps opportun la consolation.

Verset 9

avec Onésime, le fidèle et bien-aimé frère, qui est des vôtres. Ils vous informeront de toutes les choses d’ici.

Onésime était si l’on veut, le gage de cette consolation, lui qui pouvait être accueilli comme un frère et non plus comme un esclave (voir l’épître à Philémon). Un verset à propos: (Proverbes 15:23) «Il y a de la joie pour un homme dans la réponse de sa bouche; et une parole [dite] en son temps, combien elle est bonne!».

Ces hommes que Paul se plait à mentionner nous font penser à David qui, à la fin de sa vie, pouvait citer le nom de ces hommes forts qui ont fait des actes de valeurs. En 1 Cor. 16, 23-24, nous comprenons la profonde signification des salutations. C’est l’affection du cœur que l’on porte envers notre frère, notre sœur dans le Seigneur Jésus.

Verset 10

Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, et Marc, le neveu de Barnabas, touchant lequel vous avez reçu des ordres (s’il vient vers vous, recevez-le),

Paul a été emprisonné plusieurs fois. C’est pendant ces périodes qu’il a écrit ses épîtres. Aristarque est mentionné trois fois dans les Actes . Aristarque, avec d’autres frères, a été un encouragement pour l’apôtre.

Marc, cité dans ce verset, est celui qui a écrit l’évangile du même nom. Marc était un serviteur qui n’a pas été utile à Paul au début (voir Act. 12, 25 à 13, 13 puis 15, 37 et suivants). Maintenant, il est utile pour le service. C’est peut-être pour cette raison qu’il leur est ordonné de le recevoir.

Verset 11

et Jésus appelé Juste, – qui sont de la circoncision. Ceux-ci sont les seuls compagnons d’oeuvre pour le royaume de Dieu qui [aussi] m’ont été en consolation.

Ces frères ont été en consolation à Paul. C’est d’autant plus remarquable qu’ils sont de la circoncision, donc d’origine juive. Ainsi Paul n’a pas travaillé en vain pour ce peuple fortement opposé au christianisme. Il a pu goûter la communion fraternelle avec ces fidèles tirés d’entre les juifs. Peu de passages mentionnent une consolation pour Paul. Citons: (2 Timothée 1:16) «Le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé et n’a point eu honte de ma chaîne,». Belle réciprocité: Paul est consolé et il console aussi (v. 8). Pour le chrétien et tant que nous sommes ici-bas, la consolation est nécessaire et les prisonniers ont particulièrement besoin de l’être:

  • (Hébreux 13:3) «Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez liés avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans le corps.».
  • (2 Timothée 4:17) «Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié, afin que par moi la prédication fût pleinement accomplie et que toutes les nations l’entendissent; et j’ai été délivré de la gueule du lion.».

Versets 12 et 13

Épaphras qui est des vôtres, esclave du christ Jésus, vous salue, combattant toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu; car je lui rends témoignage qu’il est dans un grand travail [de cœur] pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour ceux qui sont à Hiérapolis.

Onésime (v. 9) et Épaphras sont de Colosses. L’apôtre le relève pour montrer la réalisation pratique de l’unité. Épaphras est un compagnon de captivité de l’apôtre (Philémon v. 23). Onésime par contre n’a pas été emprisonné pour sa foi mais pour des fautes commises. Il a ainsi rencontré Paul qui l’a «engendré dans les liens» (Philémon v. 10). Épaphras est un homme de prière. Quel exemple! il combattait toujours par des prières. Une pensée du frère Darby: Satan n’est jamais aussi actif que lorsqu’un enfant de Dieu s’adresse à son Père par la prière. Paul est également un homme de prière: (2 Timothée 1:3) «Je suis reconnaissant envers Dieu, que je sers dès mes ancêtres avec une conscience pure, de ce que je me souviens si constamment de toi dans mes supplications, nuit et jour».

Épaphras ne se limite pas à l’assemblée qui se réunit à Colosses; son travail de cœur s’étend également à Laodicée et à Hiérapolis. Puisse son exercice pour les assemblées être aussi le nôtre d’une manière générale pour l’Église universelle mais plus spécialement pour les assemblées que nous connaissons de plus près. L’exemple de l’apôtre Paul est aussi à citer, selon (2 Corinthiens 11:28) «outre ces choses exceptionnelles, il y a ce qui me tient assiégé tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées.».

Toute l’écriture nous montre la force de la prière. Puissions-nous être, individuellement comme en assemblée, des frères et des sœurs de prière !

Verset 14

Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, et Démas.

Le premier nommé a été un fidèle compagnon de Paul. Dans sa fidélité, il est mentionnée dans 2 Tim. 4, 11 comme étant seul avec lui. Il a écrit l’évangile qui porte son nom ainsi que le livre des Actes des apôtres. Quant à Démas, il est également mentionné dans (2 Timothée 4:10) «car Démas m’a abandonné, ayant aimé le présent siècle; et il s’en est allé à Thessalonique … ». C’est bien triste de constater que Démas n’a pas persévéré dans le chemin. Cet écart a été progressif; dans l’épître aux Colossiens, la salutation de Démas est assez froide; et dans la deuxième à Timothée, il y a confirmation de cet écart qui l’a amené finalement dans le monde. Combien, comme lui, préfèrent le présent siècle au lieu d’un chemin de fidélité à la suite du Seigneur! Ont-ils la vie, ne l’ont-ils pas:

  • (Romains 12:2) «Et ne vous conformez pas à ce siècle; mais soyez transformés par le renouvellement de [votre] entendement, pour que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, bonne et agréable et parfaite.».
  • (2 Timothée 2:19) «Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau: Le Seigneur connaît ceux qui sont siens, et: Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur.».

Versets 15 et 16

Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l’assemblée qui [se réunit] dans sa maison. Et quand la lettre aura été lue parmi vous, faites qu’elle soit lue aussi dans l’assemblée des Laodicéens, et vous aussi lisez celle qui [viendra] de Laodicée.

Ces salutations sont fort précieuses. Elles renferment tout à la fois l’affection ainsi que l’amour fraternel entre frères et sœurs de différentes assemblées. Remarquons aussi le privilège pour Nymphas de pouvoir recevoir l’assemblée dans sa maison. C’est heureux, lorsque les choses peuvent se passer ainsi avec la simplicité qui doit caractériser un lieu de rassemblement. Point besoin d’églises avec des prouesses architecturales, etc.; au début de l’histoire de l’Église, il n’en était pas ainsi. Puissent les frères et sœurs qui se réunissent hors du camp (Héb. 13, 13) rester dans la simplicité qui caractérisait les assemblées d’alors.

Quant à Laodicée, une lettre lui est adressée au chapitre trois de l’Apocalypse. Comme Démas, cette assemblée s’est écartée du droit chemin et un jugement est prononcé. Elle est le type de la fausse Église qui va être vomie de la bouche du Seigneur. Quelle responsabilité lorsque nous pensons aux privilèges de cette assemblée qui a été enseignée par ces lettres qui circulaient entre assemblées.

Verset 17

Et dites à Archippe: Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses.

Ce serviteur est aussi mentionné au verset 2 de l’épître adressée à Philémon en tant que compagnon d’armes. Archippe est un combattant tout comme Épaphras qui, au verset 12, combattait par des prières. Pour livrer des combats, des armes sont à disposition du chrétien. Les unes défensives et d’autres offensives, notamment l’épée de l’Esprit (Eph. 6, 17).

Quant aux services, ils sont divers. En (1 Corinthiens 12:5) «et il y a diversité de services, et le même Seigneur;». Dans plusieurs paraboles des évangiles, le Seigneur mentionne également que tous, nous avons reçu quelque chose à faire valoir. Il s’agit de services en vue du Seigneur. Aussi, il vaut la peine de prendre garde au service que nous avons reçu, aussi petit soit-il. Nous pouvons remplacer le nom d’Archippe par le nôtre et ainsi prendre garde pour que nous puissions accomplir ce que le Seigneur nous confie. Ayons l’énergie nécessaire pour ne pas tomber dans la paresse ou d’autres pièges que l’ennemi peut nous tendre.

Remarquons aussi que le ministère est reçu du Seigneur et dans le Seigneur. Il n’est pas du rôle de l’assemblée de désigner quelqu’un pour le service de la parole. C’est Christ (la Tête) qui a ce rôle. Dans le contexte de l’épître, on peut comprendre qu’Archippe avait, partageait, le service de la parole.

Dans les charges locales, les apôtres ou leurs délégués ont parfois agi pour Lui. Mais jamais l’Église.

Verset 18

La salutation, de la propre main de moi, Paul. — Souvenez-vous de mes liens. La grâce soit avec vous!

La salutation avec la signature de Paul revient dans chaque épître. Celle aux Colossiens se termine comme elle a commencé (cf ch. 1, 2): par la grâce. La grâce est là pour nous préserver et c’est la parole finale de cette lettre.

Remarques complémentaires

Colossiens : être mort avec Christ, ressuscité avec Lui, et vivant avec Lui

Géographiquement, la ville de Colosses, de taille moyenne, était située en Phrygie qui était une région du sud de l’Asie mineure (la Turquie). Deux villes voisines, mentionnées dans cette épître, sont Laodicée et Hiérapolis. La Bible ne donne pas de renseignements quant aux débuts de l’assemblée à Colosses. L’apôtre Paul n’a pas visité cette ville lors de ses voyages (cf ch. 1, 4 et 2, 1). Toutefois, l’évangile annoncé aux nations a traversé bien des frontières par le service de divers serviteurs. Si l’apôtre Paul n’a pas été partout, beaucoup de personnes ont été converties et ont pu assister à l’annonce de l’évangile par Paul ou d’autres serviteurs. Par exemple: (Actes des Apôtres 19:10) «Et cela continua pendant deux ans, de sorte que tous ceux qui demeuraient en Asie ouïrent la parole du Seigneur, tant Juifs que Grecs.». Épaphras (Col. 1, 7) a été un instrument de Dieu pour la conversion d’âmes à Colosses. Cette assemblée était composée de Juifs et de païens convertis. Cela était la norme au début de l’histoire de l’Église.

Paul, alors prisonnier, a été l’auteur de cette lettre. Il s’agit d’une lettre dite de la captivité, tout comme celles écrites aux Éphésiens, aux Philippiens et à Philémon. Elles ont été écrites vers l’an 61 / 62, c’est-à-dire au début de la captivité de l’apôtre à Rome.

L’épître aux Colossiens décrit d’une manière particulière les privilèges et les bénédictions de l’Assemblée de Dieu. Il en va de même de celle aux Éphésiens. Le niveau des ces deux épîtres est élevé. Si l’une montre l’assemblée en tant que corps de Christ (Éphésiens), l’autre la montre en tant que Tête de ce corps. Il s’agit de tenir ferme au Chef (ou Tête). Ces deux épîtres sont les seules où nous trouvons les croyants ressuscités avec Christ (Col. 3, 1; Eph. 2, 6). Dans cette position, l’épître aux Éphésiens est plus élevée que celle aux Colossiens en ce sens que les fidèles jouissent de la pleine possession de la bénédiction dans les lieux célestes alors que dans l’autre (Col. 3, 1-2) les fidèles sont exhortés à se les approprier. Cette épître comprend une partie plutôt doctrinale (ch. 1); il faut que Christ, en toutes choses, tienne la première place. Puis, au ch. 2, la folie et l’inutilité de la philosophie, avec tout ce que cela entraîne, est dénoncé. En contraste, tous les trésors qu’il y a en Christ sont évoqués. Il s’agit pour le fidèle d’avoir la fermeté de la foi en Christ. Les ch. 3 et 4 ont une portée plus pratique avec des exhortations pour inciter tout fidèle à vivre tous ces privilèges qu’il y a en Christ.

Selon le ch. 2, 19, il y avait danger de la part des Colossiens de ne pas tenir suffisamment ferme la personne du Seigneur. Aussi, un but de cette lettre est de porter les regards sur la personne du Seigneur Jésus Christ, avec sa gloire immense, et cela surtout en tant que Tête du corps. C’est très important de rappeler cela car à la fin de l’histoire de l’Église aussi, l’ennemi redouble d’efforts, par toutes sortes de subtilités (philosophie, etc), à détourner les regards des fidèles de la personne de Christ, notre bien-aimé.

L’ensemble des influences de l’ennemi, telles que présentées dans l’épître aux Colossiens, porte le nom de gnosticisme (du grec: gnose à connaissance). Le caractère destructeur du gnosticisme a vu le jour dès le deuxième siècle mais les tendances étaient déjà là du temps des apôtres. Il y a aussi eu, dans l’histoire de l’Église, d’autres influences avec un aboutissement au syncrétisme (mélange de religions). Le point commun en est un effort de Satan contre la personne de Christ. Il cherche aussi et ainsi à entamer la foi des fidèles dans le Seigneur et son œuvre. De ce fait, dans l’épître aux Colossiens, Christ, qui est mentionné vingt-quatre fois (comparativement à la longueur des épîtres, seule celle aux Philippiens le mentionne plus souvent), occupe une place particulièrement mise en évidence. C’est nécessaire car les Colossiens étaient en danger de perdre de vue Christ. Ce titre de Christ présente le Seigneur comme Celui qui accomplit tout le conseil de Dieu le Père et qui est maintenant glorifié à sa droite.
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