Amour divin et chemin du salut

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Salomon G., Juif polonais, fut élevé dans une famille extrêmement stricte. Il n’avait que 15 ans lorsque ses parents songeaient déjà à le marier avec une enfant de 12 ans. Il s’enfuit et se rendit à Londres où il avait un oncle.
C’est là qu’un incident décida de sa vie. Un jour, il rencontra dans la rue un homme qui l’engagea à venir assister à une réunion où l’on donnerait des explications sur le chapitre 53 d ‘Esaïe. Comme enfant, Salomon avait demandé à son père de qui ce chapitre voulait parler. Pour toute réponse le père lui arracha le livre des mains. Aussi, poussé par la curiosité, le jeune garçon accepta l’invitation. S’il ne comprit pas tout ce qui fut dit, il demeura profondément impressionné. Longtemps il lutta contre la vérité mais reçut pour finir, la certitude que Jésus était le Messie et l’accepta comme son Sauveur.
Son oncle le chassa de chez lui et sa famille rompit tout contact avec lui. Mais il avait entendu les paroles de Jésus, disant : “Celui qui aime père ou mère plus que moi n’est pas digne de moi” (Matt. 10, 37). “Je veux être digne de Jésus”, déclarait-il. Il était avide d’annoncer la bonne nouvelle, et c’est avec joie qu’il accepta une offre de se rendre au Brésil pour évangéliser. Son zèle, ses capacités, sa faculté de faire face aux difficultés de ce ministère le firent vivement apprécier.

Citons deux incidents caractéristiques.

Au nord de l’Etat de Pernambouc, une bande de tueurs commettaient meurtres et atrocités. Leur chef, Antonio S., était particulièrement audacieux et la police n’arrivait pas à mettre la main sur lui. Néanmoins, il reçut une certaine somme pour tuer Salomon G. dont la personnalité et l’œuvre lui avaient été volontairement présentées sous un faux jour.
Un matin, Salomon G. se mit en route pour le village de Moganga. En chemin, il vit dans un champ un homme mince, d’aspect sec et nerveux portant une chaîne de cartouches en bandoulière. Selon son habitude, Salomon G. s’arrêta pour le saluer ; il le questionna sur ses succès de chasse, mais l’homme semblait peu disposé à parler. Salomon s’apprêtait à se remettre en route lorsqu’un homme bondit de derrière un arbre et chercha à retenir le cheval ; un cri de l’homme au fusil le mit en fuite.
Au village, le missionnaire fut reçu par des exclamations et des regards étonnés. “As-tu vu Antonio ?” lui demanda quelqu’un. A la description qui lui fut faite, il reconnut que c’était l’homme qu’il avait salué le matin. Pourquoi avait-il été épargné ? Dans la soirée on vint frapper à sa porte ; c’était le brigand. La maison entière était en émoi.

Vous désirez me voir, que puis-je faire pour vous ? demanda Salomon.

Savez-vous qui je suis ?

Oui, vous êtes Antonio S. ; vous venez pour me tuer ? Faites-le donc tout de suite.

Au bout d’un moment l’autre répondit :
Non, je ne veux pas tuer un homme comme vous. Ce matin, vous m’avez parlé si amicalement que j’en fus surpris, car on m’avait dit que vous étiez un homme dangereux. Ce soir, je vous ai entendu prêcher, chanter et prier ; je ne tuerai pas quelqu’un qui fait un si beau travail.
Les deux hommes passèrent la nuit ensemble à parler et à prier. A partir de ce jour, Antonio fut transformé et devint un fidèle témoin de Christ, un ami et protecteur du chrétien.
Dans une autre ville où Salomon prêchait, un géant, nommé Herculano, pénétra dans la salle. Le prédicateur parlait de la puissance de Christ qui délivre tout homme de l’esclavage du péché. Le géant, impressionné, demanda un rendez-vous au missionnaire qui offrit de se rendre chez lui. Herculano habitait un quartier mal famé, un repère de voleurs et d’assassins. Salomon, ayant donné sa parole, s’y rendit, tout en se remettant entre les mains de son Père céleste. La demeure d’Herculano, une hutte de briques, ressemblait à un véritable coupe-gorge.

Mon cher ami, dit Ginsburg, je ne sais quelles sont vos intentions à mon égard ; hier soir, j’ai remarqué votre désir d’apprendre quelque chose de plus sur Jésus et le salut qu’il vous offre ; j’ai tenu à venir vous en entretenir au risque de ma vie.

L’homme resta silencieux. Ginsburg lui parla de l’amour de Dieu en Christ, du salut et du pardon offerts à tout pécheur qui se repent. Il ajouta :

Je crois que vous ne comprenez pas tout ce que je vous dis. Demandons à Dieu de vous aider à connaître la vérité, puis vous demanderez à Dieu de vous montrer le chemin du salut.

La réponse vint rapidement : le géant répétait sans cesse :

O Dieu, aie pitié de moi, aie pitié du pécheur misérable que je suis !

La paix vint finalement et Herculano devint un témoin puissant de Jésus Christ.

Après trente-trois ans de travail missionnaire au Brésil, Salomon G. ne fut plus mais il laisse le souvenir d’un homme remarquable et de foi.

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