Quelques pensées sur la vie de Simon Pierre

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♦ ♦ ♦ CTN-010 ♦ ♦ ♦

 

Jean 1, 35 à 43

35 Le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples ; 36 et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’agneau de Dieu ! 37 Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. 38 Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, leur dit : 39 Que cherchez-vous ? Et ils lui dirent : Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître*), où demeures-tu ? 40 Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure*. 41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. 42 Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ*). 43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre*).

— v. 39 : ici, et ailleurs souvent : celui qui enseigne. — v. 40 : c’est-à-dire vers la fin de la journée (divisée en douze heures). — v. 42 : ou : Oint ; voir Psaume 2:2, 6 ; Matthieu 1:16. — v. 43 ou : pierre.

 

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Les premiers disciples ; Pierre rencontre Jésus pour la première fois (au v. 43). Versets 38 à 44 : Christ est un centre de rassemblement. Toutefois, le repos n’est pas atteint ; il faut le suivre. Christ trace un chemin bien défini à travers le monde ; le péché abonde dans ce triste monde ; ainsi le repos ne s’y trouve pas. Avant que le péché entre dans le monde, il y avait du repos en Éden. Il y en aura au ciel. Au v. 35, il y a un premier jour qui est le lendemain du v. 29 ; ce premier jour contient le témoignage de Jean Baptiste. Et au deuxième jour (v. 44), c’est le témoignage de Jésus dans le résidu, jusqu’à la fin. Et enfin un troisième jour (ch. 2, 1) qui est le millénium.

 

Marc 1, 16 à 20 et 29 à 31

16 Et comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André le frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs. 17 Et Jésus leur dit : Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. 18 Et aussitôt, ayant quitté leurs filets, ils le suivirent. 19 Et passant de là un peu plus avant, il vit Jacques le [fils] de Zébédée et Jean son frère ; et eux [étaient] dans la nacelle,  raccommodant les filets. 20 Et aussitôt il les appela ; et laissant leur père Zébédée dans la nacelle avec les
gens à gages, ils s’en allèrent après lui. 
29 Et aussitôt, sortant de la synagogue, ils allèrent avec Jacques et Jean dans la maison de Simon et d’André. 30 Or la belle-mère de Simon était là couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt ils lui parlent d’elle. 31 Et s’approchant, il la fit lever en la prenant par la main ; et aussitôt la fièvre la quitta ; et elle les servit.

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Dans l’évangile de Marc, nous avons la caractéristique des « aussitôt ». Dans celui de Luc, la caractéristique est « il arriva ».

Lors de l’appel des disciples, remarquons que toutes les ressources se trouvent en Jésus. Et les simples paroles « Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes » donnent toute la vérité à l’égard de la formation d’un serviteur de Dieu. Il faut trois choses : 1) être appelé par le Seigneur. 2) le suivre et 3) être enseigné de Lui. Et Lui seul peut former celui qu’il veut envoyer.

Tout quitter et suivre le Seigneur n’est pas demandé à chacun. Beaucoup doivent rester dans leur vocation terrestre (1 Cor. 7, 20). Mais le Seigneur a un service pour chacun, selon sa mesure (Eph. 4, 7). Puis les v. 29 et suivants indiquent un autre trait remarquable du parfait serviteur ; en plus de l’autorité et de la puissance, il y a le fait qu’il est accessible à tous.

 

 

Luc 5, 1 à 11

1 Or il arriva, comme la foule se jetait sur lui pour entendre la parole de Dieu, qu’il se tenait sur le bord du lac de Génésareth. 2 Et il vit deux nacelles qui étaient au bord du lac. Or les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 3 Et montant dans l’une des nacelles qui était à Simon, il le pria de s’éloigner un peu de terre ; et, s’étant assis, il enseignait les foules de dessus la nacelle. 4 Et quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en pleine eau, et lâchez vos filets pour la pêche. 5 Et Simon, répondant, lui dit : Maître*, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole je lâcherai le filet. 6 Et ayant fait cela, ils enfermèrent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. 7 Et ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre nacelle de venir les aider ; et ils vinrent et remplirent les deux nacelles, de sorte qu’elles enfonçaient. 8 Et Simon Pierre, ayant vu cela, se jeta aux genoux de Jésus, disant : Seigneur, retire-toi de moi, car je suis un homme pécheur. 9 Car la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; 10 de même que Jacques et Jean aussi, fils de Zébédée, qui étaient associés de Simon. Et Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes. 11 Et ayant mené les nacelles à terre, ils quittèrent tout et le suivirent.

— v. 5 : celui qui est au-dessus des autres.

 

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Le même sujet, sous des angles propres à chaque évangile, se trouve aussi dans Marc 1, 16 à 20 (comme déjà vu) et Matt. 4, 18 à 22 : c’est l’appel de Simon. Dans les v. 8 à 10, Pierre comprend qu’il se trouve en la présence de Dieu, d’où cette crainte, cette conviction de péché, base du besoin du salut et de son acceptation. « Ne crains pas » (v. 10). C’est comme si : « J’irai en jugement à ta place ; je porterai la peine de tes péchés ». Au v. 5, la nuit est plus favorable que le jour pour la pêche, et pourtant le travail de ces pêcheurs avait été infructueux. Il en va de même de tous les efforts de l’homme sans Christ, ils sont vains, tandis que, avec le Seigneur, même dans les conditions les plus défavorables, ils portent du fruit. Pour être certain de la bénédiction, il faut faire comme Pierre : obéir à Jésus. Le récit de cette pêche miraculeuse, due à la bénédiction du Seigneur, enseigne que non seulement l’homme naturel ne peut rien faire sans Dieu, mais il ne sait même pas profiter de la bénédiction divine. Il est un vase incapable de la supporter. Dans l’état d’homme naturel, tout ce que Dieu peut faire pour lui se perd. Ainsi les pêcheurs, les poissons, les nacelles, tout a failli être perdu. Seule la nouvelle naissance nous met en mesure de recevoir la bénédiction de Dieu. C’est pour cela que Jésus vint ici-bas pour accomplir l’oeuvre de la rédemption. En Jean 21, 6 à 11, dans une circonstance de pêche semblable, se trouve une image de la capacité de recevoir la bénédiction de Dieu en vertu de l’oeuvre de Christ à la croix.

 

 

Jean 6, 66 à 69

66 Dès lors plusieurs de ses disciples se retirèrent ; et ils ne marchaient plus avec lui. 67 Jésus donc dit aux douze : Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? 68 Simon Pierre lui répondit : Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; 69 et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu.

 

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Quant aux douze, selon v. 67 à 69, ils n’allaient pas se retirer. À ce sujet, le propos de Pierre est éloquent. Les disciples qui se retiraient n’étaient pas des douze. Pierre répond au nom des douze pour assurer que tous partagent sa foi en Jésus. Les disciples se rendent compte qu’ils avaient besoin de la vie éternelle et ne pouvaient la trouver qu’en Lui. La foi leur donnait cette certitude que Jésus était le Saint de Dieu. Mais Jésus qui répond à Pierre, lui dit que l’un d’entre eux allait Le livrer (selon v. 70 et 71). Pierre ne savait pas que c’était Judas, car Jésus seul le savait (v. 64).

 

Matt. 16, 13 à 19 (voir aussi Marc 8, 27 à 30 et Luc 9, 18 à 21)

13 Or, lorsque Jésus fut venu aux quartiers de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples, disant : Qui disent les hommes que je suis, moi, le fils de l’homme ? 14 Et ils dirent : Les uns [disent] : Jean le baptiseur ; les autres : Élie ; et d’autres : Jérémie ou l’un des prophètes. 15 Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? 16 Et Simon Pierre, répondant, dit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17 Et Jésus, répondant, lui dit : Tu es bienheureux, Simon Barjonas*, car la chair et le sang ne t’ont pas révélé [cela], mais mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre* ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et [les] portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. 19 Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

— v. 17 : ou : fils de Jonas. — v. 18 : ou : une pierre.

 

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Que penser de l’opinion des hommes d’aujourd’hui sur la personne de Jésus ? La question est aussi posée aux disciples. Simon Pierre fait alors la belle réponse du v. 16. Puis, au v. 18, c’est comme si Jésus disait à Pierre : « Tu confesses ce que je suis, et moi aussi je te dis ce que tu es par pure grâce. Par la foi en moi, tu es une pierre, de même nature que moi ». Et Pierre pourra écrire dans son épître, en reprenant ce sujet : « duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse aux yeux de Dieu, vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, … » (voir 1 Pi. 2, 4 et 5). La maison composée de pierres vivantes est, comme le Seigneur le déclare, son assemblée qu’il bâtit lui-même, qu’il fonde sur ce qu’il est Lui, le roc éternel de vie en vertu de son œuvre. Ces v. 13 à 20 donnent encore un enseignement sur l’aspect du royaume de Dieu en rapport avec la venue de Christ et de sa mort.   Le royaume est plutôt en vue de son peuple terrestre et sur tout l’univers.

 

 

Matt. 17, 1 à 5 (voir aussi Marc 9, 2 à 13 et Luc 9, 28 à 36)

1 Et après six jours, Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques, et Jean son frère, et les mène à l’écart sur une haute montagne. 2 Et il fut transfiguré devant eux ; et son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. 3 Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, parlant avec lui. 4 Et Pierre, répondant, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici ; si tu le veux, faisons ici trois tentes : une pour toi, et une pour Moïse, et une pour Élie. 5 Comme il parlait encore, voici, une nuée lumineuse les couvrit* ; et voici une voix de la nuée, disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le.

— v. 5 : comme Ex. 40:35 (et 34).

 

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La transfiguration. Dans le chapitre précédent (au v. 28), Jésus disait : « En vérité, je vous dis : il y en a quelques-uns de ceux qui sont ici présents, qui ne goûteront point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le fils de l’homme venant dans son royaume ». Ces paroles sont réalisées avec la scène de la transfiguration. Dans cette scène (v. 3) Moïse et Élie apparaissent. Luc ajoute : « En gloire ».

Encore : Moïse a donné la loi ; Élie a été suscité pour ramener à la loi le peuple voué au culte de Baal (dans 1 Rois 18). Ces deux hommes représentent la loi et les prophètes. Dans cette scène Moïse est aussi un type des saints qui seront ressuscités et Élie un type de ceux qui seront transmués. Les trois disciples font penser aux croyants qui seront sur la terre à ce moment-là. 

 

 

Matt. 17, 24 à 27

24 Et lorsqu’ils furent venus à Capernaüm, les receveurs des didrachmes* vinrent à Pierre, et dirent : Votre maître** ne paye-t-il pas les didrachmes* ? 25 Il dit : Oui. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, disant : Que t’en semble, Simon ? Les rois de la terre, de qui reçoivent-ils des tributs ou des impôts, de leurs fils ou des étrangers ? 26 Pierre lui dit : Des étrangers. Jésus lui dit : Les fils en sont donc exempts. 27 Mais, afin que nous ne les scandalisions pas, va-t’en à la mer, jette un hameçon, et prends le premier poisson qui montera ; et quand tu lui auras ouvert la bouche, tu y trouveras un statère ; prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.

— v. 24* : impôt juif personnel de deux drachmes (moitié d’un statère) pour l’entretien et le service du temple ; voir Exode 30:11-16 ; comparer Néhémie 10:32-33. — v. 24** : qui enseigne.

 

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À la question de savoir si Jésus est redevable de cet impôt, Pierre dit : « Oui ». Il a raison car, comme Fils de l’homme, Pierre pense que Jésus se soumet à tout ce qui est établi sur le peuple. Mais comme Fils de Dieu et Fils de l’homme, la question reste ouverte. Puis s’entendent les paroles merveilleuses de Jésus. Et, comme Jésus devenu homme, la soumission à la loi à laquelle le peuple se trouvait est là. Il illustrait par son exemple ce qu’il a fait écrire par ses serviteurs (voir Rom. 13, 5 à 7 et en 1 Pi. 2, 13 et 17). Le statère du poisson équivaut à la somme exacte pour deux personnes.

 

Luc 22, 31 à 34

31 Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; 32 mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand une fois tu seras revenu, fortifie tes frères. 33 — Et il lui dit : Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. 34 — Et il dit : Pierre, je te dis : le coq ne chantera point aujourd’hui, que premièrement tu n’aies nié trois fois de me connaître.

 

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En conclusion, avec les trois reniements, l’on pense aux trois questions du Seigneur posées à Simon : « m’aimes-tu ? » (Jean 21, 15 à 17).

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Il s’agissait de quelques passages entre autres. Par exemple, la marche sur l’eau,
ou l’épée à remettre dans son fourreau, etc, ne sont pas considérés ci-dessus

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