Encore “la grâce”

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La loi et la grâce sont toutes deux parfaitement justes et ont Dieu lui-même pour auteur; mais elles sont inconciliables dans leurs principes, dans leur raison d’être. L’une exige la justice de l’homme, l’autre révèle en grâce celle de Dieu quand l’homme est pécheur et perdu.

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Il n’est pas si aisé de se dire: si je ne suis pas sauvé comme un misérable mendiant, je ne suis pas sauvé du tout; je n’ai rien et tout est pure grâce. Combien l’orgueil humain reconnaît difficilement: il y a Christ, et c’est tout.

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Si vous croyez encore avoir, par nature, un bon désir dans votre coeur, vous n’avez pas compris la grâce.

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Personne, pas même un ange, ne peut parler de la grâce comme un pécheur.

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La grâce, loin de dire à l’homme de quitter son état pour venir à Dieu, vient à l’homme dans son péché. Elle pose la main sur le lépreux pour le mettre en relation avec elle. La grâce applique l’amour de Dieu
aux besoins de notre ruine.

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La grâce attire le cœur, la lumière pénètre la conscience.

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Regardez-vous à votre propre cœur pour savoir si Dieu est satisfait? Oseriez-vous dire que Dieu n’est pas satisfait de son oeuvre? Voudriez-vous y ajouter quelque chose? Quant à moi, je vois une chose accomplie, sa justice; il l’a manifestée. De quel côté vous tournez-vous, du côté de Dieu ou du vôtre, pour devenir autre que vous n’êtes? Trouverez-vous quelque ressource en vous-même? La mesure de ce qu’un chrétien doit être se trouve dans la grâce seule. Dieu m’a parfaitement aimé, m’a donné sa justice et je comprends que je dois être à lui tout entier, corps et biens.

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Dieu veut que sa grâce nous suffise, et cela est plus précieux que si l’écharde en la chair nous était ôtée.

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Jamais Dieu ne nous donnera ce qui peut nous faire oublier notre état de voyageurs dans le désert. Il veut que sa grâce nous suffise; quand elle ne nous suffit plus, c’est que la chair agit en nous. Il en est de la grâce comme de la manne. Impossible d’en faire provision pour le lendemain, ni de compter sur la grâce d’hier; nous devons nous appuyer sur Dieu seul, dépendre de lui journellement, voilà son désir. Si nous ne sommes pas satisfaits de voir la manne tous les matins, nous méprisons l’amour de Dieu. La joie du fidèle est de comprendre cet amour et de vivre dans une continuelle dépendance de Dieu.

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Si nous nous traînons péniblement dans le chemin chrétien, reconnaissons notre faute, mais comptons sur la grâce qui connaît et comprend tous nos besoins et veut nous rendre heureux, malgré nos faiblesses.

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Nous sommes placés dans un lieu de difficultés, d’exercices et d’épreuves, mais nous avons la promesse que nous y sommes “gardés par la puissance de Dieu”. C’est pourquoi notre responsabilité apparaît: nous devons nous appuyer sur sa grâce à chaque instant. Nous sommes placés journellement devant ces exercices pour montrer si nous sommes fidèles en nous appuyant sur sa force à lui et non sur la nôtre, jusqu’à la fin du voyage. Dieu mêle sa grâce à toutes nos épreuves. Il n’a pas seulement opéré pour nous une rédemption éternelle, mais encore
“il ne retire pas ses yeux de dessus le juste”.

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