La discipline

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Quelques passages :

Lév. 13 ; 13, 46 ; 14 ; Jos. ; 7, 12, 15 ; Ps. 93, 5 ; Prov. 3, 11-12 ; Ecc. 11, 9 ; Matt. 18, 15-20 ; Marc 11, 17 ; Jean 13, 1-20 ; Rom. 16, 17-18 ; 1 Cor. 3, 17 ; ; 2 Cor. 2, 5-10 ; Gal. ; 6, 1 ; Phil. 4, 2 ; 1 Thes. 5, 14 ; 2 Thes. 3, 14-15 ; 1 Tim. 5, 19-21 ; 2 Tim. 4, 2 ; Tite 2, 15 ; 3, 10-11 ; Héb. 12, 4-17 ; Jac. 5, 19-20 ; 1 Pi. 1, 15-16 ; 4, 8 ; 2 Jean 9-10.

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Il y a trois sortes de disciplines :

  • Celle qui est purement fraternelle : Je vais à une personne qui m’a offensé ; mais il faut que j’agisse avec grâce (Matt. 18, 15-17).
  • Celle qui est paternelle. Elle doit être exercée avec tendresse et miséricorde. On doit agir comme le ferait un bon père envers un enfant qui s’égare.
  • Celle du “Fils sur sa propre maison”, par laquelle nous avons à agir sous la responsabilité de conserver la pureté dans la maison, de telle sorte que ceux qui sont dans la maison aient leur conscience en harmonie avec la nature de cette maison. Dans cette discipline, ce n’est pas seulement l’individu qui doit agir ; c’est la maison, l’assemblée, la conscience de l’assemblée.

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En ce qui concerne la discipline, il n’est pas question d’infaillibilité mais de compétence. Ainsi un père n’est pas infaillible, mais il possède une autorité donnée de Dieu, qu’on est tenu de reconnaître.

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Comment exercer la discipline envers des personnes que l’on doit considérer supérieures à nous-mêmes et qui sont l’objet de la même grâce divine que nous ? Pour contrebalancer ce sentiment d’incapacité, il y a la possibilité de regarder la discipline comme une prérogative de l’amour.

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Pour pouvoir exercer la discipline, il faut avoir la conscience pure et sentir le mal comme si c’était nous qui l’avions commis, et l’exercer dans les sentiments du Seigneur en Jean 13.

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La plupart du temps, la discipline est un acte individuel, mais il y a des cas où l’église est obligée d’intervenir, comme en 1 Cor. 5. Avant d’exercer la discipline, il faut s’identifier avec le mal commis par un individu. En agissant d’une autre manière, il y a forme judiciaire, qui n’est pas le ministère de la grâce de Christ.

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Dans 1 Cor. 5, il est question du mal moral. Que dirons-nous du mal doctrinal, de l’erreur qui porte atteinte à Christ et à sa Parole ? L’Ecriture n’est pas moins claire, quoiqu’il faut rejeter l’homme hérétique ou sectaire, après une première et une seconde admonestation (Tite 2, 10-11), et qu’il ne faut ni recevoir dans sa maison, ni même saluer celui qui n’apporte pas la doctrine de Christ (2 Jean 10).

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Pour garder l’unité de l’Esprit, il faut d’abord être séparé du mal, de l’iniquité. Cela peut être un mal moral, un mal doctrinal. Il faut s’en séparer pour Christ. C’est ainsi que l’on trouve la communion de l’Esprit de Dieu, associé avec l’Esprit Saint ici-bas, sur la terre.

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Le but principal de la discipline est cette responsabilité de garder la maison exempte de toute souillure. Cela peut parfois donner lieu à bien de la douleur. L’effet de la discipline a également pour but la restauration de l’individu, ce qui est une chose bien précieuse.

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L’église n’est pas en état convenable d’exercer la discipline, aussi longtemps qu’elle ne reconnaît pas le péché de l’individu comme devenant le péché de l’église. Il ne s’agit pas d’un droit de l’église d’accomplir la discipline mais bien d’une action forcée. Nous sommes dans un état misérable quand nous accomplissons cet acte et avons honte de nous-mêmes. Celui qui est coupable est laissé seul dans l’ignominie de sa faute (voir 2 Cor. 2, 7). Ne soyons pas indifférents au mal.

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Le dernier acte de la discipline est le retranchement : l’église ne peut plus rien faire pour celui-ci. Mais jusque-là, toute discipline doit avoir pour but de restaurer.

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L’excommunication est bonne en ce que nous sommes purifiés d’un mal. Si les frères ne le sentent pas, elle fait des frères des hypocrites.

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On ôte le méchant du milieu de nous-mêmes et non pas du corps de Christ. Paul pouvait livrer le méchant à Satan, pour la destruction de la chair. Le devoir de l’assemblée est d’ôter ce méchant du milieu d’elle-même, et cet acte ne va pas plus loin.

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Ne pas exercer la discipline selon la Parole, non seulement serait garder du levain dans l’assemblée, mais la souillerait tout entière.

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