Les épîtres. Introduction.

Retour au menu « Nouveau Testament »

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Les épîtres comprennent l’exposé des résultats de l’œuvre glorieuse de la grâce par laquelle l’homme est placé sur un terrain entièrement nouveau, avec Dieu, étant réconcilié avec lui. Nous y avons aussi le développement des conseils de Dieu en Christ selon lesquels le monde nouveau, dont Christ est le centre et le chef, est établi et ordonné. L’œuvre de grâce forme donc la base des voies de Dieu. Ainsi le plan de Dieu, et la manière par laquelle ce plan a été mis à exécution, sont présentés dans les épîtres. Les épîtres constatent aussi clairement ce qu’est l’homme, ce que Dieu est, et ce qu’est la vie éternelle. Le centre de tout cet enseignement consiste en la mort et la résurrection de Christ, ainsi qu’à son élévation à la droite de Dieu.


Trois grandes divisions ressortent de l’enseignement des épîtres. Il y a d’abord les conseils de Dieu qui sont développés par Paul en rapport avec la révélation de la vraie justice devant Dieu. En second lieu, la vie de Dieu est présentée, la vie manifestée est communiquée. C’est le sujet de l’apôtre Jean. Remarquons ici que les épîtres de Paul présentent l’homme à Dieu en Christ et par Christ. L’évangile de Jean présente Dieu en Christ à l’homme. Les épîtres du même apôtre présente la vie en Christ communiquée aux croyants. Bien entendu, Paul parle aussi de la vie et Jean de l’homme comme étant en Christ devant Dieu. L’évangile de Jean présente aussi la venue du Consolateur. Il nous montre aussi la chose nouvelle qui remplace le judaïsme (surtout au ch.4). La vérité de l’élection est aussi présente dans l’ensemble de cet évangile. Les évangiles synoptiques présentent Christ aux Juifs, un Christ comme un homme afin d’être reçu. Mais dans l’évangile de Jean, le monde et les Juifs sont jugés dès le début. En troisième lieu, la vie chrétienne sur la terre en suivant Christ ressuscité est décrite dans les épîtres de Pierre en rapport avec le gouvernement divin du monde comme tel. Le chrétien y est présenté comme pèlerin.


Mis à part ces trois grandes divisions, il y a les épîtres de Jacques et de Jude. Jacques présente la vie morale, la vie de la foi sur la terre comme démonstration de la foi. De fait, Jacques ne s’élève guère au-dessus de la vie telle qu’elle a été manifestée et développée dans un fidèle et ce en quelque temps que ce soit. Jacques se rattache à la synagogue, c’est-à-dire à des chrétiens encore en relation avec le judaïsme tels que nous les avons vus, historiquement et avec Jacques à leur tête, à Jérusalem. Cette épître ne dépasse pas cette position; c’est en même temps le dernier témoignage rendu à Israël considéré comme peuple de Dieu. Si nous comprenons bien l’histoire des Actes, l’épître de Jacques sera intelligible en relation avec la position des fidèles de cette épître qui réprouve aussi une profession sans vie. À cet égard, elle est d’un haut intérêt pour nous. Quant à Jude, il a un tout autre caractère. Nous n’y avons pas le berceau du christianisme, de l’Église, mais la décadence et la mort de la chrétienté qui n’a pas gardé son origine. Cette épître se rapproche en partie de la seconde épître de Pierre quoique cette dernière évoque le jugement amené par le gouvernement général de Dieu alors que Jude évoque la chute qui existe actuellement, depuis la Pentecôte, sous les yeux de Dieu, comme responsable du maintien de la gloire de sa grâce sur la terre. Cette chute, annoncée prophétiquement en Jude, amène à l’égarde de l’état actuel des choses le jugement dont Pierre parle et dont il continue l’histoire jusqu’à la dissolution de la terre et de ses éléments.


Il y a encore l’épître aux Hébreux. Cette épître envisage les saints sur la terre rendus parfaits par l’œuvre de Christ. Toutefois, le croyant nous est aussi présenté comme marchant dans l’infirmité sur la terre et non unis à Christ dans le ciel. C’est pourquoi nous trouvons dans cette épître la sacrificature de Christ.


Et bien, l’étude de tous ces épîtres, fournit un développement plus complet, plus précis, de tous ces sujets. En étudiant les épîtres, on devrait commencer par Jacques et par Pierre. Mais celles de Paul, qui développent les fondements de la vérité et qui en exposent la portée comme ensemble, ont évidemment la première place et font comprendre la place qui appartient aux autres. Et c’est l’épître aux Romains qui constate en particulier les grands fondements de la vérité divine et des relations individuelles avec Dieu et cela de la manière la plus claire et la plus complète. Ainsi, l’ordre dans lequel se trouvent les épîtres dans le Nouveau Testament est remarquable. Remarquons du reste que cet ordre ne se rattache pas spécialement à une raison morale, ou chronologique, et que cet ordre diffère selon les pays et les versions. Mais l’ordre dont ces épîtres se trouvent dans les versions les plus courantes est fort beau. Dans les épîtres de Paul, la première aux Thessaloniciens a probablement été écrite avant les autres. Ajoutons que les épîtres de Jean ne se rapportent guère à une époque particulière. Certaines déviations, voire beaucoup plus (plusieurs antichrists) quant à la vie des chrétiens, y sont relevées. Ce fait indique qu’elles doivent relever de la fin du siècle apostolique. C’est le cas des épîtes appelées catholiques du fait qu’elles ne sont adressées à aucune assemblée particulière comme le sont les épîtres du sage architecte Paul. Les épîtres de Paul évoquent aussi prophétiquement le mal et la constatation de ce mystère d’iniquité. Les épîtres catholiques nous placent sur ce terrain même. Ainsi Jude mentionne la corruption parmi les chrétiens et Jean des apostats qui sont sortis du milieu d’eux. Les épîtres de Paul, d’une manière générale, relèvent d’un esprit doué d’en haut, capable à la fois de parcourir le vaste domaine des pensées de Dieu et d’entrer avec une énergie merveilleuse dans chaque détail de la vie individuelle. Paul sait se placer dans la situation d’un esclave fugitif avec son maître et mettre en évidence avec une clarté divine tous les conseils par lesquels le Père glorifie le Fils. Il y a aussi chez Paul la sollicitude pour toutes les assemblées, le développement des conseils de Dieu, l’exercice de l’affection fraternelle. Paul développe aussi souvent la vérité constatant l’erreur dont son cœur est déchiré. 

♦ ♦ ♦ 406 ♦ ♦ ♦

Retour au menu « Nouveau Testament »

Advertisements