Explications de mots, d’expressions commençant par la lettre A

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Acception de personnes

Faire acception (ou considération) de personne, c’est agir envers quelqu’un en tenant compte de critères personnels, race, culture, niveau social ou intellectuel. L’apôtre Pierre avait compris, dans la maison de Corneille, “que Dieu ne fait pas acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice, lui est agréable” (Act. 10, 34-35). Ce que Pierre avait eu de la peine à comprendre était pourtant contenu de manière explicite dans la loi, et faire acception de personnes, c’était une désobéissance (Jac. 2, 9 ; Lév. 19, 15).

Adoption (L’)

La relation filiale peut être acquise, soit par naissance, soit par adoption. Le croyant entre des deux manières dans cette relation avec Dieu :
– par la nouvelle naissance. “A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom, lesquels sont nés, non de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu” (Jean 1, 12, 13).
– Par adoption. “le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ… nous a élus en lui… nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui, par Jésus Christ ” (Eph. 1, 3-5). “Dieu a envoyé son Fils… afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, disant “Abba, Père” ; de sorte que vous n’êtes plus esclaves, mais fils, et si fils, héritiers aussi par Dieu ” (Gal. 3, 4-7).
Le terme d’enfant est employé plus particulièrement pour la relation acquise par naissance et celui de fils pour la relation acquise par adoption. A la naissance s’attache la communication de la nature même du père, à la nouvelle naissance, la communication de la nature divine (2 Pi. 1, 4). Dans l’adoption nous recevons la position de fils comme un don gratuit, car nous n’y avions aucun droit par nature ; elle entraîne un changement complet de condition, de relation pour celui qui la reçoit.
En Rom. 8, 23, nous attendons “l’adoption, la délivrance (ou rédemption) de notre corps”. Pour jouir de toutes les bénédictions que comporte notre adoption, il faut encore que nos corps soient changés. “Nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire” (Phil. 3, 21).

Alliance (L’) dans le livre de l’Exode

L’Eternel avait donné son alliance à Abraham, au moment où il lui renouvelait sa promesse de lui donner un fils (Gen. 17, 2). Aux termes de cette alliance, Dieu assurait à Abraham et à sa descendance, la possession du pays de Canaan (Ex. 17, 8) ; en même temps. il lui donnait la circoncision, comme signe d’alliance “entre moi et vous”.
Ce signe représente la mort de l’homme selon la nature ; il est l’anticipation de ce que le chrétien réalise par la foi, c’est-à-dire sa mort avec Christ (Rom. 6, 5-11).
Fidèle à cette alliance, Dieu annonce à Moïse la délivrance d’Israël (Ex. 6, 4-8). Celle qui est appelée “la première alliance” (Héb. 8, 7 ; 9, 15-18), a été conclue à Sinaï. En fait, lorsqu’il est question de l’alliance de Sinaï ou d’Horeb dans l’A.T. ou dans l’épître aux Hébreux, il s’agit de celle qui fut donnée à Moïse lorsqu’il monta sur la montagne de Sinaï pour la seconde fois (Ex. 34, 4,2,28).
Cette alliance comportait des obligations de la part du peuple ; leur histoire montre qu’ils n’ont jamais pu y faire face.
Dieu l’a donc mise de côté par la venue de Christ, et par son œuvre à la croix, et l’a remplacée par une “nouvelle alliance” (Jér. 31, 31-34), dont Christ est le médiateur (Héb. 8, 6-13), et qui est fondée sur l’effusion de son sang (Héb. 9, 13-15). Etablie pour la maison d’Israël et de Juda, elle n’aura qu’un seul contractant, Dieu, qui pourra alors bénir librement son peuple, sur le fondement de la rédemption obtenue par Christ.
Rappelons enfin que les relations du Seigneur Jésus avec l’Eglise ne sont pas fondées sur le principe d’une alliance, bien que les croyants soient sauvés par le sang de l’alliance (Luc 22, 20). L’Eglise, ou Assemblée, est l’épouse de Christ : il l’a aimée et s’est livré lui-même pour elle (Eph. 5, 25-27).

 

Alliance (L’) avec Israël

Dieu vient d’établir son alliance avec Noé et sa descendance pour la bénédiction de la terre et de l’homme dans un temps à venir. Il veut aussi établir une alliance avec son peuple Israël, en vue de bénédictions futures, mais Israël s’engage imprudemment dans l’alliance de la Loi (Ex. 19, 5, 8). Elle est ratifiée par le sang d’un sacrifice, sous condition de mort pour le contrevenant (Ex. 24, 7, 8 ; 2 Cor. 3, 6, 7) ; Israël ne peut s’y soumettre et en subit les conséquences. Plus tard, Dieu seul s’engagera dans une nouvelle alliance qu’il établira pour Israël. Elle sera basée sur le sacrifice de Christ et son sang versé (Matt. 26, 28), et Dieu préparera le cœur de son peuple pour y inscrire ses lois, selon les conditions de cette nouvelle alliance (Héb. 8, 10 ; 10, 16). Nous sommes actuellement au bénéfice du sang de cette nouvelle alliance, versé pour plusieurs en rémission de péchés. Ce “sang d’aspersion” parle de pardon, de vie, de bénédiction ; c’est le sang de l’alliance éternelle (Héb. 13, 20).

Analogie entre le Pentateuque et les écrits du N.T.

Ordre

Pentateuque

Nouveau Testament

1.

Genèse

Evangiles
Le commencement du monde
Gen. 1, 1
Le commencement de l’évangile
Marc 1, 1
2. Exode
La rédemption d’Israël hors d’Egypte
Actes des Apôtres
L’église appelée hors du monde (ecclèsia)
3. Lévitique
Les moyens d’accès à Dieu
Epîtres de Jean et de Paul
La position chrétienne en Christ devant Dieu
4. Nombres

La traversée du désertEpîtres de Pierre, Jacques et Jude, Epître aux Hébreux
La traversée du monde
5.Deutéronome
Résultats finaux de l’histoire d’Israël
dans le désert
Apocalypse
La scène finale de l’histoire du monde
et de l’humanité

Ananias, souverain sacrificateur

L’histoire nous apprend qu’Ananias exerça la sacrificature de 47 à 58 ap. J.C. C’était un souverain sacrificateur cruel et corrompu qui réduisait les sacrificateurs à la misère en les privant des dîmes. Il les faisait prélever par force dans la population pour mieux s’enrichir.
Le respect que Paul témoigne envers la fonction du souverain sacrificateur devant le sanhédrin après qu’il se soit rétracté, est digne d’être souligné. Les paroles de Paul trouvèrent leur réalisation quelques années plus tard (Prov. 16, 18). En effet, comme partisan des Romains mais détesté des partisans juifs, Ananias fut assassiné par les zélotes en 66 ap. J.C.

Anciens

Le N.T. parle de frères appelés à s’occuper de l’assemblée locale comme “anciens” ou “surveillants”. Le nom d’ancien est plutôt en rapport avec la position, celui de surveillant est davantage lié à la fonction. Ils étaient nommés par les apôtres ou leurs délégués (Act. 1423 ; Tite 1, 5). Les critères de choix des anciens sont donnés à deux reprises dans le N.T. d’une manière très précise (1 Tim. 3, 1-7 ; Tite 1, 5-9). Pour les évangélistes, pasteurs et docteurs, le N.T. ne donne aucun critère car c’est Dieu qui accorde ces dons sans intervention humaine. Par contre, puisqu’il s’agit de ce qu’on appelle communément une “charge”, les anciens doivent aspirer à la surveillance (1 Tim. 3, 1).
Bien que les apôtres ne soient plus présents pour nommer des anciens, la fonction n’a pas disparu pour autant. Il appartient à l’assemblée locale de reconnaître les frères qui portent le caractère d’anciens d’après la liste des qualités requises donnée à Timothée et à Tite.

Antichrist

Signifie “contre Christ” ; plusieurs traductions écrivent “Antéchrist” plus généralement usité. Les deux mots figurent au dictionnaire, mais Antéchrist suggère le sens de: “avant Christ”, ce qui est un contresens. Personnage dont la venue est annoncée dans les écrits prophétiques (1 Jean 2, 18-22 ; 4, 3 ; 2 Jean 7). Dénommé “faux prophète” en Apoc. 19, 20 et aussi “l’homme de péché… le fils de perdition… l’inique” en 2 Thes. 2, 3, il exercera son influence sur le peuple juif dont il se déclarera le roi et sur tout le monde occidental (voir Dan. 11, 36-39). Il séduira l’humanité en prétendant être le Messie qui établira une paix stable, tandis qu’il sera le principal agent de Satan (voir Apoc. 13, 11-18 sous le symbole de la deuxième “bête”).

Antioche de Syrie

Antioche (qui signifie : appartenant à Antiochus) fut fondée vers 300 av. J.C. par Séleucus Nicator qui lui donna le nom de son père. Quand la Syrie devint province romaine, vers 64 av. J.C., Antioche garda son rang de capitale. Dans l’Antiquité, on l’appelait “Antioche l’admirable”, “Couronne de l’Orient”, ou “la Troisième capitale de l’Empire romain”, à cause de la beauté de ses environs, de l’importance de son commerce et de sa position stratégique à l’intersection des routes venant des quatre points cardinaux. Au temps des apôtres, Antioche aurait atteint 500.000 habitants.

Arche (L’) de l’Eternel

L’arche symbolisait la présence de Dieu et le siège de sa puissance au milieu du peuple d’Israël. Elle était seule dans le lieu très saint du tabernacle.
Faite de bois de sittim, recouverte d’or dedans et dehors, l’arche parle de l’union inscrutable entre l’humanité et la divinité de Christ, Fils de Dieu, en qui sont manifestées toutes les gloires de la plénitude de la déité.
Le propitiatoire qui couvrait l’arche était d’or battu et ombragé de deux chérubins de gloire. Il est l’image de l’œuvre de Christ : “Le christ Jésus, lequel Dieu a présenté pour propitiatoire” (Rom. 3, 24- 25).
La nuée (figure de la présence de Dieu au milieu de son peuple) reposait sur l’arche, dans l’obscurité du lieu très saint où personne ne pénétrait jamais, sauf le souverain sacrificateur. Avec d’infinies précautions, à l’abri d’un nuage d’encens, il plaçait le sang d’expiation sur le propitiatoire, pour répondre aux exigences de la loi écrite sur les deux tables placées dans l’arche (Deut. 10, 2).
Lorsque “Moïse entrait dans la tente d’assignation pour parler avec Lui”, Dieu lui communiquait sa pensée dans la présence de l’arche (Nom. 7, 89).
Transportée à travers le désert, à chaque étape du voyage du peuple, par la famille de Kéhath (de la tribu de Lévi), à l’abri d’un drap de bleu (Nom. 4, 6), l’arche allait devant le peuple, avec la nuée, pour tracer le chemin du peuple et lui trouver un lieu de repos, “le chemin de trois jours” (Nom. 10, 33).
Au terme du long voyage du désert, l’arche (Christ) ouvre au peuple de Dieu un chemin à travers le Jourdain (figure des eaux profondes du jugement et de la mort).
La Parole donne à l’arche (type de Christ et de son œuvre) sept titres différents.
Les quatre premiers, cités par Josué, correspondent aux quatre caractères de Christ particuliers à chacun des quatre évangiles :
-1. Arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre et arche de l’Eternel, le Seigneur de toute la terre (Jos. 3, 11,13). Dans l’évangile selon Matthieu, Christ est le Messie, le Roi dont l’autorité universelle sera reconnue par toutes les nations de la terre : “Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre” (Matt. 28, 18).
-2. Arche du témoignage (Jos. 4, 16). En Marc, Dieu présente au monde son témoignage dans la personne de Christ, le Serviteur Prophète.
-3. Arche de l’alliance (Jos. 3, 6, 8,14 ; 4, 9) et arche de l’alliance de l’Eternel (Jos. 3, 3,17 ; 4, 7,18). Luc présente le témoignage de la grâce rendu par celui qui prononçait les paroles de grâce (Ps. 45, 2 ; Luc 4, 22 ) ; le sûr garant de l’alliance n’est-il pas maintenant Christ dans sa gloire (Luc 24, 51 ; Héb. 7, 22) ?
-4. Arche de l’Eternel (Jos. 4, 11 ; 1 Sam. 6, 2). En Jean, la gloire divine de Dieu, le Fils, l’Eternel, le Jéhovah de l’Ancien Testament. Jean seul présente le témoignage qui identifie Christ à Jéhovah ( Jean 12, 41). Trois autres titres de l’arche apparaissent au cours de l’histoire du peuple d’Israël.
– 5. Arche de Dieu (1 Sam. 3, 3 ; 1 Chr. 16, 1). Dieu lui-même était au milieu de son peuple, et l’arche en était le témoignage.
– 6. Arche sainte (2 Chr. 35, 3). Au moment du réveil moral du peuple sous le règne de Josias, dernier roi fidèle en Juda, le titre de l’arche rappelle que le premier caractère de la maison de Dieu demeure la sainteté (Ps. 93, 5).
– 7. Arche de ta force (2 Chr. 6, 41 ; Ps. 132, 8). L’arche entre dans son repos sur la montagne de Sion (la montagne de la grâce royale), selon le dessein de Dieu. La force, la beauté, la joie et le repos caractérisent cette scène glorieuse.

L’arche demeure au milieu du peuple terrestre tant qu’il est reconnu par Dieu. Au moment de la transportation à Babylone, la gloire de l’Eternel a quitté le temple de Jérusalem (Ezé. 9, 3 ; 11, 23). Alors le prophète Jérémie épanche la douleur de son cœur : “L’arche de l’alliance de l’Eternel ! Et elle ne montera plus au cœur, et on ne s’en souviendra pas…” (Jér. 3, 16).
Pendant la période millénaire, la gloire de l’Eternel reviendra au milieu du peuple (Ezé. 43, 2, 4). Cette gloire, c’est l’Eternel lui-même (Ezé. 44, 2). Mais l’arche n’est pas mentionnée. Si l’on considère le règne de Salomon comme la préfiguration du règne millénaire de Christ, on notera que la dédicace du temple est marquée par la présence de l’arche dans le lieu très saint (2 Chr. 5, 7-10), et par celle de la nuée, la gloire de l’Eternel, qui remplissait la maison de Dieu (v. 13-14). La bénédiction millénaire du peuple de Dieu repose sur Christ et son œuvre.

Aréopage

Il ne s’agit pas seulement d’un lieu mais d’une véritable assemblée, le tribunal de l’Aréopage, du nom de la Colline d’Arès où la cour tenait ses assises à l’origine. A l’époque de Paul, elle jouissait d’une grande autorité, siégeait dans l’Agora et exerçait une fonction juridique en matière de religion et de morale. Toutefois il ne semble pas que Paul plaida pour le christianisme devant un tribunal. Il s’adressa plus probablement, sur l’Aréopage, à une assemblée de philosophes.

Aristarque

Macédonien de Thessalonique, Aristarque (“bon conducteur”, “celui qui gouverne”) est connu comme un fidèle compagnon de Paul dans ses voyages (Act. 19, 29 ; 20, 4 ; 27, 2), son œuvre et sa capacité (Col. 4, 10-11 ; Phm. 24). Avec Luc, Aristarque connaît les angoisses et les épreuves de Paul sur le bateau qui les emmène à Rome. Dans la capitale, Aristarque partage, volontairement semble-t-il, la captivité de l’apôtre pendant un certain temps Col. 4, 10). Il est véritablement cet ami qui aime en tout temps, ce frère né pour les moments de détresse (Prov. 17, 17).

Assemblée de Dieu (L’)


– 1. Les diverses significations de “l’assemblée” dans le N.T.
Le mot grec “écclésia” d’où dérive le mot “église” signifie “assemblée” aussi bien au sens ordinaire (Act. 19, 41) que religieux.
. L’assemblée, objet du dessein éternel de Dieu (Eph. 3, 10) comprend tous les croyants depuis qu’elle a été formée, à la Pentecôte (Act. 2) jusqu’au jour où Christ l’enlèvera (1 Thes. 4, 16-17). Elle sera alors complète (Eph. 1, 22) et Christ se la présentera à lui-même, glorieuse (Eph. 5, 27). Actuellement, le Seigneur ajoute chaque jour à l’assemblée ceux qui croient en lui (Act. 2, 42).
. L’assemblée de Dieu désigne l’ensemble des croyants, membres du corps de Christ qui, à un moment donné, vivent sur la terre entière (1 Cor. 3, 15 ; 1 Tim. 3, 15).
. L’assemblée de Dieu à Jérusalem, Antioche, Corinthe… ou toute autre localité, désigne l’ensemble de ces mêmes croyants, “sanctifiés dans le Christ Jésus” (1 Cor. 1, 2) qui habitent dans une localité. Il en est ainsi encore de nos jours, bien que beaucoup de croyants soient extérieurement séparés les uns des autres. Des croyants qui sont assemblés au nom du Seigneur Jésus (Matt. 18, 20), sous sa seule autorité, dans une localité, sont l’expression de l’assemblée locale : ils en montrent les caractères et ont la responsabilité d’agir de la part du Seigneur, sous son autorité.

– 2. L’assemblée, corps de Christ
Dieu “a donné (Christ) comme chef (tête) sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous” (Eph. 1, 23).
“Christ… son corps qui est l’assemblée” (Col. 1, 24).
. Le corps de Christ est aussi composé des croyants, nés de nouveau et scellés du Saint Esprit, depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’Eglise. Les croyants sont individuellement les membres du corps, unis à Christ – la tête – par le Saint Esprit (1 Cor. 12, 12-13). En Eph. 1, 23, “l’assemblée qui est son corps” est vue liée à Christ – la tête – pour l’éternité.
. La pensée du corps introduit la notion d’organisme vivant fonctionnant harmonieusement. Le corps de Christ est en général considéré comme l’ensemble des croyants vivant sur la terre à un moment donné, un corps complet, auquel rien ne manque pour qu’il fonctionne normalement. Ainsi les croyants décédés, ainsi que ceux qui seront ajoutés plus tard, n’entrent pas en ligne de compte.
On doit noter que l’Esprit donne toujours à la Tête la place prééminente par rapport aux membres du corps. Christ est “celui qui remplit tout en tous” ; il est présent dans chaque membre, c’est lui qui en est la vie, qui anime le corps par l’Esprit et qui, dans le temps présent, prépare le corps pour l’état éternel par les soins de son amour.

– 3. L’assemblée, maison de Dieu
L’assemblée est considérée à plusieurs reprises comme une construction : sa maison, son temple, son habitation, son édifice (Eph. 2, 20-22 ; 1 Tim. 3, 15 ; 1 Pi. 3, 15). Il convient de distinguer ce que Christ bâtit lui-même de ce qui est construit par des instruments humains.
. Ce que le Seigneur bâtit est une “maison spirituelle”, formée de “pierres vivantes”, c’est-à-dire de croyants (1 Pi. 2, 4-7). Comme Fils du Dieu vivant, il est le Roc, le fondement de l’assemblée (Matt. 16, 18), “la maîtresse pierre du coin”. De cette manière, l’édifice est, selon le dessein de Dieu, “bien ajusté… un temple saint” (Eph. 2, 21), hors d’atteinte de la puissance de l’ennemi.
. La maison de Dieu est aussi considérée comme un édifice dont la construction est confiée à des hommes. Jésus Christ en est le seul fondement, posé ici par les apôtres, comme Paul l’a fait à Corinthe. Les constructeurs poursuivant la construction de l’ouvrage sur ce fondement sont les serviteurs qui annoncent la Parole, responsables de s’acquitter de leur tâche devant Dieu. Ce travail comporte le danger de bâtir de façon incorrecte, avec de mauvais matériaux, voire de corrompre le temple de Dieu. Cette maison de Dieu, résultat imparfait du travail des hommes, sera l’objet du jugement de Dieu (1 Cor. 13, 13 ; 1 Pi. 4, 17).

Athènes

Bien que la ville ait déjà perdu sa prééminence politique des siècles précédents, elle continuait de représenter le plus haut niveau de culture atteint dans l’Antiquité classique dans les arts, la littérature, la philosophie.
On disait qu’il était plus facile de trouver des dieux que des hommes à Athènes. Sans compter les idoles dans les demeures privées, on évaluait sous Néron à plus de trois mille les statues exposées publiquement dans la ville, la plupart vouées au culte des démons.

“Aujourd’hui” (Les) dans l’évangile de Luc

    • Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. (Luc 2, 11)
      La venue de Christ sur la terre est annoncée par l’ange aux bergers comme un grand sujet de joie : c’est l’évangile (la bonne nouvelle) d’une grande joie. La multitude de l’armée céleste se joint aux anges pour rendre gloire à Dieu, et souhaiter la paix à la terre.
    • Aujourd’hui cette écriture est accomplie, vous l’entendant (Luc 4, 21)
      Jésus, âgé d’environ trente ans, après avoir été baptisé au Jourdain, oint de l’Esprit, puis avoir victorieusement surmonté les tentations de Satan au désert, commence son ministère public dans la puissance de l’Esprit. A Nazareth, il entre dans la synagogue et lit le prophète Esaïe qui annonçait la venue de celui qui apportait de bonnes nouvelles aux débonnaires. Jésus était ce messager de grâce envoyé par Dieu, de sorte que l’annonce du jugement contenu dans la prophétie (Es. 61, 1,2) n’avait pas sa place à ce moment-là. Les paroles qui sortaient de sa bouche n’étaient que des ” paroles de grâce ” (Luc 4, 22). ” La grâce est répandue sur tes lèvres ” (Ps. 45, 2).
  • Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges. (Luc 5, 26)
    Le Seigneur accomplit son service parmi les hommes, en guérissant les malades, lépreux ou paralytiques. Mais ici, à l’occasion de ce miracle, il ajoute le pardon des péchés (Luc 5, 20). Cette chose étrange pour le monde est infiniment précieuse pour nous, croyants : c’est l’activité en grâce du Seigneur, une chose merveilleuse (Jug. 13, 19).
  • Il faut que je marche aujourd’hui et demain et le jour suivant, car il ne se peut qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. (Luc 13, 33)
    Ce jour était celui du service de l’homme parfait au milieu de la nation rebelle, quelles que soient les intentions meurtrières d’Hérode. Ce service s’achèverait le troisième jour, figure de sa mort et de sa résurrection, pour la réalisation complète des pensées de Dieu à l’égard de ceux qu’il voulait amener dans la gloire.
  • Zachée, descends vite ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. et, Aujourd’hui le salut est venu à cette maison, vu que lui aussi est fils d’Abraham. (Luc 19, 5,9)
    A la fin de son ministère, Jésus publiait encore l’an agréable du Seigneur, le jour où la grâce du Dieu Sauveur apporte le salut à quiconque croit.
  • Jésus lui dit : En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis “. (Luc 23, 43)
    Sur la croix, Jésus fait grâce au malfaiteur qui se tournait vers lui, et lui assure une place dans le paradis de Dieu, en ce même jour-là. Telle est la merveilleuse grâce de Dieu en Christ.
  • C’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées. (Luc 24, 21
    Ce troisième jour était le jour glorieux de la résurrection du Seigneur Jésus, déjà annoncé aux disciples avant sa mort (Luc 18, 33). Le Sauveur goûte la joie de ce jour glorieux (Ps. 16, 10,11), qu’il apporte à ses disciples (Jean 20, 20).

En conclusion :
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. (Ps. 95, 7,8)

Telle est la conclusion du message de l’Evangile. Ce vibrant appel est cité par l’apôtre aux Hébreux (Héb. 3, 7-11, 13 ; 4, 7) pour rappeler à toute conscience d’homme que : “Voici, c’est maintenant le temps agréable ; voici, c’est maintenant le jour du salut” (2 Cor. 6, 2). L’appel s’adresse à tous de ne pas “s’endurcir par la séduction du péché” (Héb. 3, 13), mais au contraire de s’appliquer à entrer dans le repos de Dieu (Héb. 4, 11).

Autels (Les) bâtis à l’Eternel


– 1. De Noé à l’entrée d’Israël dans le pays

Adorateur Lieu Réf. Circonstances – Significations particulières
Noé Mont Ararat Gen. 8, 20 Après le déluge, l’Eternel respire une odeur de repos. Une alliance est conclue pour la terre.
Abram a. Sichem
(Chêne de Moré)
Gen. 12, 7 Première étape dans le pays. Autel du
voyageur. Etranger par la foi
b. Entre Béthel
et Aï
Gen. 12, 8 Autel de l’adorateur
Autel du renoncement.
c. Hébron
(Chênes de Mamré)
Gen. 13, 18 Après le choix de Lot, promesses confirmées par Dieu à Abram
Abraham Mont Morija Gen. 22, 9 Sacrifice d’Isaac. Promesses renouvelées à la descendance d’Isaac (Christ :Gal. 3, 16)
Isaac Beër-Shéba Gen. 26, 25 Promesses confirmées. Isaac creuse un puits, il est béni de l’Eternel
Jacob a. Sichem Gen. 33, 20 Autel El-Elohé-Israël (Dieu, le Dieu d’Israël)
b. Béthel Gen. 35, 7 Autel de El-Béthel (Le Dieu de la maison de Dieu) après s’être purifié des idoles.
Moïse a. Rephidim Ex. 17, 15 Jéhovah-Nissi (l’Eternel mon enseigne).
Après la victoire de Josué sur Amalek
b. Au pied de Horeb Ex. 24, 4, 5 Lorsque la loi est donnée à Israël. Douze stèles dressées (unité du peuple). Premiers sacrifices de prospérités offerts.

– 2. Israël dans le pays de la promesse

Adorateur Lieu Réf. Circonstances – Significations particulières
Josué Mont Ebal Jos. 8, 30-35 Réalisation d’Ex. 20, 24 ; Deut. 27, 7;
Après Aï. Prise de possession du pays.
Gédéon a. Ophra des Abiézerites Jug. 6, 24 Jéhovah-Shalom (l’Eternel de paix).
Autel du culte.
b. Sommet du lieu fort (Ophra) Jug. 6, 26 Autel du témoignage. Après le renversement de l’autel de Baal chez son père.
Manoah Sur le rocher (Mahané-Dan) Jug. 13, 19, 20 A l’annonce de la naissance de Samson.
L’Ange de l’Eternel monte dans la flamme.
Le peuple d’Israël Mitspa Jug. 21, 4 Après le péché de Guibha et les pleurs de Béthel.
Samuel Rama 1 Sam. 7, 17 Samuel prophète, sacrificateur, intercesseur (1 Sam. 12, 23) et juge (1 Sam. 7, 15).
Saül Guibha ( ?) 1 Sam. 14, 35 Saül, roi selon la chair
David Mont Morija
(Aire d’Ornan)
2 Sam. 24, 25
1 Chr. 21, 26
Après le dénombrement et la plaie.
David intercesseur puis adorateur.
Elie Carmel
(en Samarie)
1 Rois 18, 30-32 Autel de 12 pierres (unité du peuple d’Israël). Cent ans après la dédicace du temple de Salomon.

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