Apocalypse ch. 2 et 3 : portée pratique pour chacun sur les 7 lettres aux Églises d’Asie Mineure

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Les choses qui sont
Apocalypse 2 et 3
Quelques mots sur l’histoire de l’Eglise responsable

Introduction Ephèse Smyrne Pergame
Thyatire Sardes Philadelphie Laodicée

Introduction

Ces deux chapitres nous donnent un tableau de l’histoire de l’Eglise responsable tout entière. Nous ne développerons guère ici les enseignements prophétiques qui s’y trouvent; nous désirons seulement attirer l’attention sur quelques points en adressant un appel au cœur et à la conscience de chacun. A cet égard, ces lettres s’appliquent toutes aussi bien à une Assemblée qu’à tout individu. Peu de passages de l’Ecriture sont plus propres à nous frapper, si nous sommes tenus en éveil par le Saint-Esprit, que ces deux expressions sept fois répétées:

 – Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Assemblées!

– A celui qui vaincra…

La solennité de ces deux chapitres est accrue par le sentiment profond que nous avons que, depuis bien longtemps, la plupart des phases dépeintes sont dépassées et que nous sommes déjà dans les dernières phases: le cœur du croyant tressaille à la pensée qu’enfin le moment va venir où la lutte, cette lutte incessante, cessera et alors tout sera englouti en victoire.

Un mot sur “l’ange“.

Il représente l’Assemblée dans son caractère de responsabilité. Il ne saurait être absolument séparé de l’Assemblée elle-même. Ainsi au ch. 2, 4: Qui a abandonné? C’est adressé à l’ange, mais c’est sûrement l’Assemblée; de même: “ta lampe”: c’est l’état public de l’Assemblée reconnue comme porte-lumière. Et encore au ch. 2, 10: tu, vous: l’ange et l’Assemblée sont mêlés. Ainsi, même dans les quatre premières Assemblées, où l’Eglise a une position définie, et où l’ange est toujours reconnu et distingué, l’ange et l’Assemblée ne sont pas séparés de façon absolue. Tout est écrit à l’ange, mais l’oreille qui peut entendre doit écouter ce qui est dit aux Assemblées; tandis que le jugement, à Pergame et à Thyatire, est annoncé à l’égard des parties responsables.

Pour les trois dernières Assemblées, l’ange et l’Assemblée sont identifiés. Pourquoi? Nous le verrons tout à l’heure, si le Seigneur le permet.

L’ange, c’est donc l’Assemblée vue dans son caractère de responsabilité. Il représente la partie spirituellement intelligente et responsable sans que, pour cela, l’Assemblée toute entière cesse d’être aussi responsable. On comprend sans peine qu’un nouveau converti n’ait pas la même responsabilité qu’un frère âgé.

L’ange: “ce sont ceux que le Seigneur a devant Lui quand Il regarde à l’état de l’Assemblée”. Qu’il nous soit donné d’y penser!

Considérons un peu maintenant les Assemblées elles-mêmes.

Ephèse

Ce qui est dit d’elle est très général. Elle représente l’Assemblée dans sa position générale (v. 1) et dans la bénédiction générale qui lui est promise (v. 7). Le vainqueur aura l’arbre de vie, qui est Christ, et cela en contraste avec la ruine du premier Adam chassé du paradis terrestre.

Ephèse avait encore du zèle, mais l’œil scrutateur de Christ avait discerné le fait grave de sa défaillance: son cœur s’était écarté de Lui. Le cœur de l’Epouse n’était plus le même.

Ainsi nous pouvons redoubler de zèle, mais aucune activité ne saurait remplacer la communion perdue. Le Seigneur ne s’y trompe pas; nous ne Le trompons pas. Ce qu’Il veut toujours, c’est notre cœur. Que ce soit la chose la plus difficile à réaliser, c’est certain. Conserver son cœur pour Christ au milieu des occupations, des circonstances, des tentations du monde, c’est, en vérité, la seule façon de l’attendre. Si nous vivons dans Sa communion, alors il n’y a pas dans notre cœur de lien mondain à rompre, et, en pensant à Sa venue nous n’éprouvons pas de malaise, ni comme un besoin de demander un délai pour mettre de l’ordre dans nos âmes ou dans nos vies. Pouvons-nous dire sans mentir: “Oui, des hauts cieux, nous t’attendons, Seigneur”?

Souvent, an début d’une vie chrétienne, lorsque la grâce fait déborder le cœur, on ne pense qu’à Christ. Mais il y a quelque chose de plus beau que ce jaillissement de l’amour de Dieu dans une âme: c’est un cœur qui, jusqu’au terme d’une carrière, a gardé sa fraîcheur d’affection pour Christ. Une telle arrivée, après les rudes expériences de la vie, est plus belle que le départ. Oh! Un cœur qui, malgré les contacts endurcissants avec ce monde de péché, s’est conservé entièrement attaché à Christ! La grâce de Dieu c’est bien sûr, peut seule produire en nous et le vouloir et le faire. Est-ce qu’elle entretient dans nos cœurs ce besoin de Christ? Ou bien nous suffit-il d’avoir Christ un jour par an, ou même un jour par semaine? Nous faut-il un Christ pour vivre, ou bien nous contenterons-nous d’un Christ pour mourir?

A Ephèse, qu’est-ce qui est déjà là, et qui n’a fait que ne développer depuis? Qu’est-ce qui caractérise cet écart initial qui prépare tous les autres? Le germe de l’apostasie.

Smyrne

A ce déclin, imperceptible et insignifiant en apparence, inaperçu de tous sauf de Christ, le Seigneur répond, en patiente grâce, par Ses soins.

Quels soins? L’épreuve.

Il purifie par elle une Assemblée; comme un individu, comme aussi Son peuple tout entier. L’épreuve peut revêtir bien des formes. Même les exercices de cœur relatifs au Témoignage, et qui sont toujours liés à de la souffrance, sont une épreuve. Le chrétien qui ne souffre pas, qui s’applique à fuir toute souffrance, pourra peut-être se bien soigner lui-même, mais il risque de ne guère s’enrichir quant à Christ. Les croyants de Smyrne ont été purifiés en étant livrés aux bêtes féroces. Il leur a été donné de ne pas aimer leur vie même jusqu’à la mort. Aucun reproche n’est fait à Smyrne. Quelle grâce le Seigneur lui a accordée!

Notre sort, à nous, est extérieurement différent. Mais si le monde ne tue pas les chrétiens aujourd’hui, ils ont, eux, à se tenir pour morts, à faire mourir les actions du corps, à appliquer à eux-mêmes la mort en détail.

Qui dira que c’est une chose facile et une chose sans importance? Qui dira qu’il peut y avoir purification, sanctification pratique sans qu’il y ait progrès dans la réalisation de cette mort?

Pergame

Le déclin reprend son cours. L’Assemblée responsable habite là où est le trône de Satan. Elle est devenue mondaine. Elle est devenue importante. La corruption est entrée dans son sein. Balaam est un nom qui résonne toujours tristement dans l’Ecriture. C’était un homme pervers, qui avait des rapports avec le diable tout en montrant un certain souci de chercher Dieu! Il a essayé de faire broncher le peuple par la corruption. Nous connaissons sa fin: il a été passé au fil de l’épée par les Israélites.

Il ne faut jamais jouer avec le mal. La foi sent quand un mal apporte le germe mortel qui corrompra le peuple et ravagera le témoignage. Mais, à cet égard, le discernement spirituel est peut-être une des choses qui manque le plus aujourd’hui pour apercevoir la gravité d’une tendance et il manque aussi le courage pour faire face au danger. On se vante de ses relations dans le monde, de succès dans le monde, d’une adaptation intelligente au monde, alors qu’on devrait pleurer en voyant que la force s’en va. Avec le monde, l’erreur doctrinale et le mal moral entrent toujours dans le cœur d’un chrétien et au sein du peuple de Dieu.

Thyatire

C’est la papauté. Elle va jusqu’à la fin (v. 27, comp. Ps. 2, 3 ). Le royaume succédera à Thyatire.

Il y a des fidèles dans ce corps immense de Thyatire. Il y en eut au commencement (v. 19). Il est fort probable que les croyants du Moyen-Age qui étaient bien loin de posséder la connaissance que nous avons, nous feront honte devant Celui qui sonde les reins et les cœurs, parce qu’ils auront eu plus que nous à cœur la gloire de Christ. Ils s’étaient détachés de la masse professante et corrompue: ils luttèrent contre elle, endurèrent son mépris, et prêchèrent Christ avec peu de lumière mais en Le servant avec un dévouement extraordinaire et un très grand souci de moralité.

Dans tous les temps, le secret de la vie chrétienne c’est l’amour pour Christ. Un homme qui s’attache à Christ est en bon état.

Aujourd’hui encore, il y a dans Thyatire des consécrations obscures que Christ reconnaît (v. 19). Béni soit Son Nom!

Sardes

Dans les quatre dernières Assemblées, les caractères de Christ ne correspondent pas à ceux présentés au chapitre premier (sauf ch. 3, 1, qui n’est qu’une affirmation générale de l’autorité de Christ), et l’ange et l’Assemblée ne sont pas séparés.

En effet, Thyatire allant jusqu’à la fin, les témoignages qui suivent ne font que sortir de cette masse, tandis que Thyatire possède seule le caractère ecclésiastique extérieur jusqu’an bout. Et c’est pourquoi, si ces témoignages issus pour ainsi dire de Thyatire, en viennent à ne plus être des témoignages selon Dieu, ils ne sont plut rien du tout. Ç’est ainsi que Sardes, qui est ce qui a suivi la Réformation, tombe avec le monde (v. 3 fin), puisqu’elle n’est plus un témoin.

Sardes, ce n’est pas la Réformation, parce que la Réformation fut un travail de l’Esprit de Dieu et que Dieu ne peut juger Sa propre œuvre. Sardes, c’est l’état qui a suivi ce travail de Dieu. C’est pourquoi il est dit, ch. 3, 3: “Souviens-toi comment tu as reçu et entendu”.

Sardes pouvait prétendre à plus de sérieux que Thyatire ou que Pergame. Elle avait une réputation de plus grande fidélité. Le Seigneur lui dit: “Tu as le nom de vivre et tu es mort”. Pas de manifestation spirituelle, pas de vie. Toutefois, il y a là quelques fidèles.

Mais on peut trouver partout des gens qui ont le nom de vivre et qui sont morts: tout mouvement de séparation qui fut originellement selon Dieu tend à devenir un état de mort. N’est-ce pas vrai parmi nous? Quiconque se réclame du titre de chrétien écrit lui-même son nom dans le livre immense de la profession chrétienne, mais le Seigneur ne reconnaîtra comme Siens que ceux qui L’auront vraiment connu dans leur cœur (Jean 1, 12).

Philadelphie

C’est l’Assemblée dont, sans doute, nous avons le plus souvent parlé. Imitons ceux qui furent Philadelphie, les témoins du siècle dernier. Souvenons-nous d’eux et imitons leur foi (Héb. 13, 7).

Si un chrétien a le désir d’avoir le caractère de Philadelphie, il désire une chose excellente. Garder la Parole de Christ, c’est beaucoup. “Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole” (Jean 14, 23).

Il ne faut pas, en particulier, détourner le tranchant de la Parole. Elle n’est pas qu’une épée, mais elle est aussi une épée, et elle n’épargne jamais la chair (Héb. 4, 12-13). Nous ne rendons service à personne si nous épargnons la chair. Mais garder Sa Parole, c’est s’attacher à tout ce que Christ a dit, c’est s’attacher à Christ Lui-même.

Hélas? Quand nous croyons pouvoir trouver ce qui plaît à notre volonté dans le chemin de Dieu, alors notre zèle est un zèle d’apôtre; mais il tombe aussitôt que nous sommes mis à l’épreuve pour voir si la parole de Christ nous est chère. Et pourtant, le Seigneur dit: “Celui qui aime père ou mère plus que moi n’est pas digne de moi”.

Toutes les professions extérieures ne valent rien. Parler de Christ sans L’aimer, sans trouver son bonheur à obéir à Ses commandements, c’est être comme Israël infidèle dont Dieu dit: “Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi”.

Quand est-ce que nous montrons que nous gardons la parole de Christ? Quand nous Le suivons, quand nous faisons Sa volonté sans rien dire au lieu de dire que nous L’aimons tout en faisant la nôtre et en nous servant de Son Nom même pour rechercher nos propres intérêts et ainsi pour couvrir nos mensonges!

Laodicée

Nous arrivons à la dernière forme de l’Assemblée et elle est pour nous extrêmement solennelle.

Qu’est-elle? Qu’est-ce qui caractérise cet état, d’un témoignage collectif comme d’un individu?

A Laodicée, il manque:

l’or: une nature qui répond à celle de Dieu, et qui vient de Dieu Lui-même

les vêtements blancs: la justice pratique vivante, fruit et preuve de l’existence de cette nature

  • le collyre: le Saint-Esprit, seule source d’intelligence dans les choses de Dieu

Qu’y a-t-il donc à Laodicée?

Eh bien! Laodicée, c’est la culture du premier Adam, du vieil homme dans le sein même du christianisme et en se réclamant de lui. En d’autres temps, on tuait les chrétiens, les serviteurs du Seigneur: c’était être froid. Alors, au moins, l’absolue séparation, inflexiblement tracée par les apôtres et peut-être jamais aussi vigoureusement que par celui qu’on appelle volontiers l’apôtre de l’amour parfois pour atténuer la netteté de ses déclarations, l’absolue séparation, dis-je, entre le vieil homme et le nouvel homme éclatait dans toute sa clarté (1 Cor. 2, 14-15) . On savait qu’une ineffaçable frontière interdit la confusion entre ces deux royaumes: celui de Dieu et celui du diable.

A Laodicée, voilà le vieil homme qui surgit, tolérant, intelligent, sans haine apparente pour rien ni pour personne, ennemi des principes, ne haïssant ni Christ ni les chrétiens, mais ne les aimant pas non plus.

La vie de Dieu? Elle est absente, mais on se croit supérieur à tout ce qui a précédé. On n’est pas à même d’apprécier la différence entre ce qui est de Dieu et ce qui est de l’homme pécheur. Il y a de l’intelligence humaine, mais aveuglement complet et absence de conscience quant à Dieu.

Le Seigneur, ici, est impitoyable, et dévêt sans miséricorde cette insupportable apparence, dernier fruit du travail de l’ennemi dans l’Eglise. C’est pourquoi Jésus se présente (v. 14):

– comme “l’Amen“: le conseil de Dieu sera accompli en Lui, malgré la ruine consommée de l’homme

– comme “le Témoin fidèle et véritable“: l’homme n’est plus un témoin, sinon le témoin de sa méchanceté sans remède

– comme “le Commencement de la création de Dieu“?

Ah! On veut à Laodicée, on veut aujourd’hui effacer les déclarations de Dieu quant à l’homme: on veut faire renaître l’homme que Dieu a tué! On veut laisser croire que la chute, le péché, la croix, le sang de Christ, le Saint-Esprit, le ciel, l’enfer, étaient choses bonnes pour d’autres âges, mais que l’homme a maintenant appris, même à l’aide de l’influence extérieure des révélations de Dieu, à se tenir très bien, à devenir digne de Dieu, et, en tout cas, digne de lui-même!

Eh bien! Cet homme moderne, ce chrétien moderne, c’est un très vieil homme: il reste très en retard, très en arrière, car il fait partie de la création ancienne depuis longtemps condamnée à la croix.

Et le Seigneur Jésus est le Chef et le Commencement d’une nouvelle création, fruit de Son œuvre à la croix; et le chrétien, le vrai chrétien attaché de cœur à la vérité ancienne, à la vérité éternelle de Dieu, est en avance sur tous ces menteurs conscients et inconscients, puisqu’il est déjà de la nouvelle création. Combien il est plus difficile de prêcher la Parole à un Laodicéen qu’à un païen! Parce que le Laodicéen a l’esprit saturé des vérités chrétiennes, mais son cœur est resté mort.

Un esprit actif dans les choses de Dieu et un cœur indifférent à Christ: voilà la tiédeur, voilà Laodicée. Il n’y a pas d’état plus dangereux que celui qui consiste à penser, à parler, à agir en chrétien sans l’être, sans avoir été jamais dans la présence de Dieu, et même si on est un vrai chrétien, sans y demeurer.

Où est Laodicée? Où y a-t-il des Laodicéens? Ah! Solennelle question pour nous, frères! Aujourd’hui, on ne lapidera pas les chrétiens, on n’aura même pas le courage de le faire et de se compromettre en le faisant. On ne se privera pas, peut-être, dais le secret, de paroles sévères ou dures à leur endroit, mais on tiendra à paraître généreux et supérieur. Un Laodicéen n’est pas un ennemi ouvert et acharné (comme il vaudrait mieux qu’il le fût). Mais, par contre, que peut-il faire pour Christ puisqu’il n’a pas la vie?

Par bonté d’âme, il ne voudra faire de la peine à personne sans se soucier de savoir s’il foule aux pieds les droits de Dieu. Il ne voudra pas entendre dire ou rappeler qu’il y a au monde deux classes de personnes et seulement deux: les croyants et les incrédules; qu’il n’y a que d’un côté les vivants et de l’autre les morts. Au loin, ces absurdes, méchantes et orgueilleuses distinctions d’un autre âge! Aujourd’hui, on est éclairé, on est trop bon pour persécuter quelqu’un, ou pour jeter le tourment dans son âme en lui rappelant l’inexorable réalité des droits absolus d’un Dieu Saint qui ne pourra être qu’un Juge si on Le rejette comme Sauveur! Que chacun soit pleinement libre de garder son opinion! Ne nous divisons pas, ne nous séparons pas! Que chacun pense ce qu’il veut de Christ, de Sa personne, de Son œuvre, qu’il interprète la Bible tout à son gré, mais marchons ensemble.

0h! Laodicée, où apparaît-elle?

Partout où cet esprit est à l’œuvre pour réaliser une effroyable confusion:

  • entre le vrai et le faux
  • entre le bien et le mal
  • entre la vie et la mort
  • entre la félicité éternelle et le jugement éternel
  • entre ce qui est du Père et ce qui est du monde
  • entre ce qui est de Christ et ce qui est du diable
  • entre ce qui est de l’Esprit et ce qui est de la chair

Solennelle constatation! C’est dans les sphères religieuses correspondant à Sardes et à Philadelphie que cet état de choses se fait jour et tend à s’établir.

Comment?

  • Par le relâchement de la piété individuelle et de la communion avec Dieu
  • Par l’endurcissement dû à l’habitude de s’occuper des choses divines sans être mû et dirigé par le Saint-Esprit
  • Par la tendance à se satisfaire de théorie doctrinale même orthodoxe, et à se dérober à l’autorité absolue de la Parole sur le cœur et la conscience quand il s’agit des conséquences pratiques et du renoncement à soi-même

C’est ainsi que, peu à peu, se prépare un christianisme agréable, prétentieux, mondain, un christianisme monstrueux qui est le Royaume du premier Adam christianisé, et une abomination devant Dieu (v. 16).

Souvenons-nous-en, si nous ne voulons pas ouvrir la porte à Laodicée! L’ennemi fait partout des efforts inouïs pour remporter sa dernière victoire chrétienne qui est de dissoudre le témoignage en rapport avec Sardes et Philadelphie, en un affreux mélange de ce qui se réclame de Dieu et de Christ avec ce qui est de l’homme et du monde. Que le Seigneur nous donne des oreilles pour écouter ce que l’Esprit dit aux Assemblées! Qu’Il nous donne à tous d’être des vainqueurs!

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