Écouter, obéir … par amour // Deutéronome 4, 1-10; 6,1-9

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Deutéronome 4, 1-10 et 6, 1-9

Texte biblique
4

1 Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les ordonnances que je vous enseigne, pour les pratiquer, afin que vous viviez, et que vous entriez dans le pays que l’Éternel, le Dieu de vos pères, vous donne, et que vous le possédiez. 2 Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous commande. 3 Vos yeux ont vu ce que l’Éternel a fait à cause de Baal-Péor* ; car tout homme qui était allé après Baal-Péor, l’Éternel, ton Dieu, l’a détruit du milieu de toi ; 4 et vous qui vous êtes tenus attachés à l’Éternel, votre Dieu, vous êtes tous vivants aujourd’hui. 5 Regarde, je vous ai enseigné les statuts et les ordonnances, comme l’Éternel, mon Dieu, me l’a commandé, afin que vous fassiez ainsi au milieu du pays où vous allez entrer pour le posséder. 6 Et vous les garderez et les pratiquerez ; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples qui entendront tous ces statuts et diront : Quel peuple sage et intelligent que cette grande nation ! 7 Car quelle est la grande nation qui ait Dieu* près d’elle, comme l’Éternel, notre Dieu, [est près de nous], dans tout ce pour quoi nous l’invoquons ? 8 Et quelle est la grande nation qui ait des statuts et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je mets aujourd’hui devant vous ? 9 Seulement, prends garde à toi et garde soigneusement ton âme, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, (et afin que, tous les jours de ta vie, elles ne s’éloignent pas de ton cœur, mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils), 10 le jour où tu te tins devant l’Éternel, ton Dieu, à Horeb, quand l’Éternel me dit : Assemble-moi le peuple, et je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre, et qu’ils enseigneront à leurs fils

v. 3 : ou : le Baal de Péor. — v. 7 : ou : qui ait [son] Dieu

6

1 Et ce sont ici les commandements, les statuts, et les ordonnances, que l’Éternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les pratiquiez dans le pays dans lequel vous passez pour le posséder ; 2 afin que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, pour garder, tous les jours de ta vie, toi, et ton fils, et le fils de ton fils, tous ses statuts et ses commandements que je te commande, et afin que tes jours soient prolongés. 3 Et tu écouteras, Israël ! et tu prendras garde à les pratiquer, afin que tu prospères, et que vous multipliiez beaucoup dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme l’Éternel, le Dieu de tes pères, te l’a dit.
4 Écoute, Israël : L’Éternel, notre Dieu, est un seul Éternel. 5 Et tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force. 6 Et ces paroles, que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur. 7 Tu les inculqueras à tes fils, et tu en parleras, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras ; 8 et tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles te seront pour fronteau entre les yeux, 9 et tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes*.

v. 9 : Portes des villes, ou des enclos

Commentaires
L’apôtre Paul écrit à Timothée dans sa deuxième épître: “Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre” (3, 16-17). Toute écriture est inspirée. Les écrits de l’Ancien Testament comme ceux du Nouveau Testament. Nous avons d’autre part deux passages, que nous rappelons souvent: Rom. 15, 4: “Car toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance” et 1 Cor. 10, 11: “Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissements, à nous que les fins des siècles ont atteints”. Si donc les Ecritures de l’Ancien Testament nous ont été conservées, ce n’est pas seulement pour que nous soyons intéressés par la vie du peuple d’Israël
, c’est pour notre instruction et notre avertissement.
Différentes portions de l’Ecriture sont donc utiles pour le sujet de l’Assemblée. Arrêtons-nous d’abord sur des portions parlant de la responsabilité individuelle et de la responsabilité du croyant dans sa maison
. Elles conditionnent toutes deux, dans une très large mesure, la vie d’assemblée: si nous voulons réaliser la vie d’assemblée selon la pensée de Dieu, ne perdons pas de vue notre responsabilité individuelle et notre responsabilité dans nos maisons. Les réunions d’assemblée seront toujours ce que nous les ferons. Il n’y a pas un frère, pas une sœur qui puisse éluder cette responsabilité. Si l’un des membres du corps est défaillant, tout le corps en souffre inévitablement. Il est donc important de considérer ce qui constitue en quelque sorte les vases de la vie d’assemblée.
Le Deutéronome nous rappelle les instructions données par Moïse au peuple d’Israël de la part de l’Eternel, après la traversée du désert et avant son entrée en Canaan. Les fils d’Israël devaient traverser le Jourdain, figure de notre mort et de notre résurrection avec Christ, pour pouvoir entrer en Canaan. Réaliser notre mort et notre résurrection avec Christ (cf Rom. 6) est une condition nécessaire pour jouir de notre position céleste.
Le livre du Deutéronome dans l’Ancien Testament a un rapport avec l’épître aux Ephésiens du Nouveau Testament. Dans les Ephésiens, nous sont présentées la position du croyant et celle de l’assemblée dans les lieux célestes. Certains passages du Deutéronome permettent parfois de mieux saisir la portée des enseignements (peut-être un peu abstraits pour certains) que nous trouvons dans le Nouveau Testament et en particulier dans l’épître aux Ephésiens. L’importance du Deutéronome est certaine. Ce sont les dernières paroles de Moïse, l’un des grands hommes de Dieu de l’ancienne économie. Plusieurs hommes de l’Ancien Testament ont été appelés “homme de Dieu
“. Parmi eux, il y en a deux qui émergent: Moïse et Elie. Ce titre est donné six fois à chacun d’eux. Ce sont les deux hommes qui apparaissent avec le Seigneur sur la montagne de la transfiguration. Il est donc instructif de s’arrêter sur les dernières paroles d’un homme tel que Moïse.
Le livre du Deutéronome est important aussi, car le Seigneur entrant comme homme dans la condition de l’homme céleste se trouve aussitôt en face de Satan (cf avec Eph. 6, 10-12). Comment brise-t-il la puissance de l’Ennemi, en tant qu’homme ? Par la puissance de la Parole. Et il est remarquable que, chaque fois, Il cite un passage du Deutéronome (cf Luc 4, 1-12 avec Deut. 8, 3; 6, 13). D’où l’importance de ce livre.
Dans les ch. 4 à 11 du Deutéronome
, Moïse établit le principe de l’obéissance comme conditionnant la jouissance du pays de Canaan. Le contenu de ces 8 chapitres pourrait se résumer ainsi: “Moïse dit aux Israélites, en substance: Vous ne pourrez habiter le pays de la promesse, en jouir et en goûter les fruits que si vous obéissez”. Nous ne pouvons réellement jouir de notre position céleste que si nous obéissons à la Parole.
A partir du ch. 12
nous sont présentées les applications pratiques de ce principe d’obéissance. La première de ces applications pratiques concerne le rassemblement. C’est dire quelle valeur, quelle importance a, pour le cœur de Dieu, le rassemblement des siens dans l’obéissance à sa Parole.
Dans les ch. 1 à 3
, nous avons d’une façon générale l’histoire du voyage du peuple au travers du désert. Le principe de l’obéissance s’y trouve aussi présenté, comme dans les ch. 4 à 11.
Le ch. 4 commence ainsi
: “Et maintenant, Israël, écoute les statuts et les ordonnances que je vous enseigne pour les pratiquer” :
écouter pour pratiquer (il y a aussi vivre et posséder). Voilà deux principes qui devaient marquer le peuple terrestre de Dieu et qui devraient marquer le peuple céleste. Pesons-nous ces questions: Savons-nous écouter la Parole ? A-t-elle de l’écho dans nos cœurs ? Est-ce que nous retenons ses enseignements et les mettons en pratique ? Bien des faiblesses dans l’assemblée viennent de ce que nous écoutons trop peu ou trop mal et surtout ce de que bien souvent nous ne mettons pas en pratique l’enseignement de l’Ecriture. Pour vivre la vie que nous possédons, il faut “écouter” et “pratiquer”.
Moïse insiste dans le verset suivant (ch. 4, 5) sur l’importance de la Parole: “Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Eternel, votre Dieu, que je vous commande”. Si nous y ajoutons quelque chose, ce n’est plus la parole de Dieu. C’est un mélange. Si nous en retranchons quelque chose ce n’est plus la parole de Dieu dans son intégralité, dans son intégrité. De nos jours plus que jamais on veut raisonner avec l’Ecriture, on veut discuter ses enseignements
: l’intelligence humaine se place ainsi au-dessus de la Parole de Dieu ! Il est important pour nous de considérer la Parole telle que Dieu nous la donne, de l’écouter et de la mettre en pratique. Alors seulement nous jouirons de notre position céleste. C’est là un point capital.
Dans Apoc. 22, 18-19: “Moi, je rends témoignage à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre, que si quelqu’un ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies écrites dans ce livre; et que si quelqu’un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu ôtera sa part de l’arbre de vie et de la sainte cité, qui sont écrits dans ce livre”.
Il est assez remarquable de constater que cet enseignement, que nous trouvons dans Deut. 4 et Apoc. 22, c’est-à-dire du début et à la fin des Ecritures se trouve aussi au cœur du saint Livre: “N’ajoute pas à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne, et que tu ne sois trouvé menteur” (Prov. 30, 6). Ici il n’est question que d’ajouter. L’exhortation, donnée trois fois dans l’Ecriture, est très importante et nous avons besoin d’y être particulièrement attentifs. Nous pouvons le dire tout spécialement à la jeunesse chrétienne, en danger d’entendre les argumentations que l’homme peut mettre en avant pour essayer de démolir la Parole de Dieu. Il est bon, que de bonne heure, nos enfants soient attachés à la Parole de Dieu et La gardent dans leur cœur.
C’est l’enseignement de Jacques: “Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler. Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face naturelle dans un miroir; car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire” (Jac. 1, 19-25).
Ne sommes-nous pas trop souvent, hélas ! des auditeurs oublieux ? Qu’avons-nous retenu après une lecture personnelle ou en assemblée de la Parole de Dieu ? Quel profit en avons-nous retiré ? Quels résultats pratiques dans notre vie ?
Le Seigneur dit à ses disciples dans Jean 13: “Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites” (v. 17).
Et Lui, le parfait modèle, pouvait dire par l’Esprit prophétique: “Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne. Le Seigneur l’Eternel m’a ouvert l’oreille” (Es. 50, 4-5).
Comme Fils de Dieu, Il connaissait la volonté de Son Dieu, Il n’avait pas besoin d’être enseigné. Mais comme Fils de l’homme, Il est notre modèle. Puisions-nous L’imiter !
Un peu plus loin Moïse revient sur les “statuts” et les “ordonnances” : Deut. 4, 5 “Regarde, je vous ai enseigné les statuts et les ordonnances comme l’Eternel… me l’a commandé, afin que vous fassiez ainsi au milieu du pays où vous allez entrer pour le posséder. Et vous les garderez et les pratiquerez; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples qui entendront tous ces statuts et diront: Quel peuple sage et intelligent que cette grande nation ! “. On voit avec quelle insistance Moïse s’adresse au peuple pour l’exhorter à garder les commandements de l’Eternel et à les pratiquer. Qu’est-ce qui peut manifester la sagesse et l’intelligence si ce n’est le fait de mettre en pratique la Parole de Dieu ? On n’a pas dû dire d’Israël: Quel peuple sage et intelligent ! Il est retourné à l’idolâtrie de ses pères et la puissance et la fidélité de Dieu ont été démontrées non par la marche d’Israël mais par l’exercice du gouvernement de Dieu à l’égard de son peuple. Nous aussi, ne pouvons-nous dire: que d’idoles dans nos cœurs, que d’objets après lesquels nous nous tournons ! Tout ce qui détourne le cœur de Christ est une idole. Tout ce qui empêche un incrédule de venir à Christ est une idole. Que de fois le Seigneur est obligé de nous reprendre.
“Quiconque donc entend ces miennes paroles et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc; et la pluie est tombée, et les torrents sont venus, et les vents ont soufflé et ont donné contre cette maison; et elle n’est pas tombée car elle avait été fondée sur le roc” (Matt. 7, 24-25).
Est-ce que nous ressemblons à ces enfants nouveau-nés auxquels l’apôtre Pierre, dans sa première épître, compare les croyants: “Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon” ? C’est d’abord une question de cœur. Si nous avons goûté que le Seigneur est bon, nous désirerons ardemment nous nourrir de la Parole de Dieu. C’est la nourriture “pure” dont le croyant a besoin, celle qui lui permet de croître et de se développer. Pour que nous la mettions en pratique, il faut qu’elle soit pour nous d’abord une nourriture, comme elle doit être aussi une instruction, un enseignement.
L’expression “pur lait” nous montre qu’il ne s’agit pas de mélange, pas d’un enseignement frelaté.
Dans le passage de 1 Pi. 2, 2-3 que nous avons cité, il est question de “pur lait intellectuel”. L’enfant nouveau-né, lorsqu’il est près de sa mère, est assuré de ne pas avoir une nourriture frelatée. Si nous demeurons près du Seigneur, nous n’aurons pas un enseignement frelaté. L’enseignement frelaté est très dangereux parce qu’il est recouvert de très belles apparences. On ne saurait trop insister sur le fait qu’il faut s’attacher à la Parole, ne rien en retrancher, ne rien y ajouter.
Il y a un danger à vouloir mettre la Parole de Dieu à la portée des enfants de telle manière qu’on la déforme sous prétexte de la leur faire mieux comprendre.
Que l’on me permette de rapporter ici le fait suivant: une mère de famille ayant reçu pour son enfant d’environ six ans un livre retraçant des récits et des paraboles de l’Ecriture, lui lit la parabole du bon Berger et lui dit ensuite: maintenant je vais te lire le récit dans la Bible (Luc 15). Après cette deuxième lecture l’enfant fit la réflexion suivante: moi je comprends mieux comme c’est écrit dans la Bible.

La Parole de Dieu est écrite pour les enfants comme pour les grandes personnes
. Ils ne peuvent tout comprendre certes, mais quel est celui d’entre nous qui prétend tout comprendre dans la Parole de Dieu ? Soyons assurés qu’ils comprendront tout ce qu’ils ont besoin de comprendre.
“Seulement, prends garde à toi et garde soigneusement ton âme, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues, et afin que, tous les jours de ta vie, elles ne s’éloignent pas de ton cœur, mais que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils”. La responsabilité personnelle du chef du foyer est d’abord soulignée avant sa responsabilité dans sa maison. C’est le même principe que dans Act. 20, 28: “Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants” :
d’abord à vous-mêmes et ensuite à tout le troupeau.
Qu’elles “ne s’éloignent pas de ton cœur” (Deut 4, 9). : le cœur est la source de la vie.
“Que tu les fasses connaître à tes fils et aux fils de tes fils ” (Deut 4, 9
). C’est la responsabilité du père et du grand-père. C’est une responsabilité importante que d’enseigner les enfants selon Dieu. On s’occupe beaucoup de la santé des enfants, de leurs études, de les acheminer vers une situation que l’on désire intéressante, lucrative et pas trop fatigante. Mais leur santé morale et spirituelle, est-ce là la première et la plus grande des préoccupations des parents ? Ils sont responsables de prendre soin de l’enfant que Dieu leur a confié, de son âme avant tout. Il faut armer cet enfant pour la vie qui est devant lui, pour que le jour où il marchera avec ses propres jambes, il puisse vivre une vie heureuse dans le Seigneur. C’est une tâche extrêmement difficile; c’est pourquoi les parents ont besoin de compter sur le Seigneur et de regarder à Lui pour avoir Son secours. La vraie confiance en Dieu est toujours liée à l’obéissance. Compter sur Dieu pour nos enfants avec une entière confiance et les élever pour lui dans l’obéissance aux enseignements de la Parole, les deux vont ensemble. Nous avons des promesses dans l’Ecriture: “Elève le jeune garçon selon la règle de sa voie; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera pas” (Prov. 22, 6). Que les parents chrétiens élèvent leurs enfants pour le Seigneur ! Il y a, dira-t-on, des enfants qui se sont pourtant éloignés du rassemblement mais il y en a qui sont revenus, que Dieu a parfois ramenés au soir de leur vie ! Ne mettons pas en doute la Parole de Dieu et les promesses qu’elle contient.
Il y a beaucoup d’œuvres pour la jeunesse aujourd’hui. Ne méconnaissons pas les bonnes intentions de ceux qui s’en occupent mais il n’en est pas moins vrai qu’on déplace le problème. L’on crée ces œuvres parce que les parents sont défaillants et ne s’occupent pas de leurs enfants comme il convient
, alors que c’est aux parents qu’il faudrait parler. On veut s’attaquer aux effets et on néglige les véritables causes. (Pour les enfants de parents inconvertis, c’est différent, puisque leurs parents ne peuvent pas leur parler du Seigneur). Si les parents chrétiens se nourrissaient de la Parole pour instruire leurs enfants, n’en verrait-on pas les fruits dans l’assemblée ? On dit quelquefois: les enfants assistent aux réunions, mais ces enseignements qui y sont donnés passent au-dessus de leurs têtes. C’est vrai bien souvent. Nous devrions veiller davantage à avoir quelques paroles à la portée des enfants. Mais si les enfants ne comprennent pas tout dans les réunions, combien il est important que de retour à la maison, les parents reprennent avec leurs enfants ce qui a été dit au cours de la réunion. On peut leur demander: “Qu’est-ce que tu as compris ? Qu’est-ce que tu as retenu ? Qu’est-ce que tu n’as pas compris?” Les enfants prendront alors l’habitude d’écouter plus attentivement, et ne seront pas découragés s’il y a certaines choses qu’ils ne comprennent pas, sachant qu’ils auront une explication à la maison. Quelle jeunesse nous aurions alors, ainsi établie sur des bases solides, prospérant spirituellement ! Quelle bénédiction s’en suivrait pour la vie de l’assemblée !
Si les enfants ont à recevoir un enseignement, ils ont aussi des yeux pour voir marcher et agir les parents et l’assemblée. Ils constatent beaucoup de choses, plus que nous ne pourrions penser.
Prenons garde que rien ne les choque, que rien ne soit en contradiction avec l’enseignement de la Parole ! Dans l’assemblée il y a le Seigneur fidèle à Sa promesse, au milieu des deux ou trois réunis en Son nom, et il y a les enfants qui nous observent.
Il est aussi question dans la Parole de l’enseignement de la mère: “Ecoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère” (Prov. 1, 8).
Timothée était un enfant qui avait reçu l’enseignement de sa mère et de sa grand-mère (2 Tim. 1, 5).
Les rois d’Israël qui avaient eu une mère pieuse, faisaient ce qui est bon aux yeux de l’Eternel.
L’influence d’une mère au foyer
On a remarqué que dans le livre des Proverbes, quatorze passages nomment la mère, deux seulement sur ces quatorze ne mentionnent que la mère: “Le jeune garçon abandonné à lui-même fait honte à sa mère” (29, 15) et “Paroles du roi Lemuel, l’oracle que sa mère lui enseigna” (31, 1). Dans les douze autres, les noms du père et de la mère sont unis l’un à l’autre: 1, 8; 4, 4; 6, 20; 10, 1; 15, 20; 19, 26; 20, 20; 23, 22,25; 28, 24; 30, 11,17. On ne saurait trop insister sur l’influence de la mère dans son foyer et sur l’harmonie qui doit régner entre le père et la mère au sein du foyer. Il y a un témoignage pratique qui doit être rendu et qui ne doit pas démentir l’enseignement donné dans l’Ecriture. C’est ainsi que les frères et les sœurs peuvent montrer “leur sagesse et leur intelligence” (Deut. 4, 6).
Deut. 4 v. 10 : “Assemble-moi le peuple, et je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre” :
la crainte, c’est la conscience qui est atteinte. Au v. 9 c’est le cœur qui doit être touché: “afin qu’… elles ne s’éloignent pas de ton cœur”. Les deux choses sont en relation avec les deux caractères essentiels de Dieu qui est amour et lumière. Il est amour, cela touche le cœur; Il est lumière, cela atteint la conscience.
Il faut que la Parole soit véritablement sur le cœur des parents. Si cette Parole est la source de la vie, il y aura des fruits.
“Tu les inculqueras à tes fils” (Deut. 6, 7): cela donne une idée de la persévérance avec laquelle ce travail doit être fait.
“Tu en parleras quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras” : en tout temps et partout. L’atmosphère de la maison doit témoigner que Christ y habite.

Ainsi donc, les versets médités jusqu’ici rappellent à notre mémoire de ne rien ajouter et de rien retrancher à la parole de Dieu (4, 1-4). Il y a aussi le fait que l’obéissance rend sage (4, 5-10). Dans Deut. 6, 1-6 montre dans l’amour un dévouement total ainsi qu’un esprit de fidélité (6, 7-9).

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