5ème livre de l’Ancien Testament : le Deutéronome

 

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Deutéronome ch. 12 : texte biblique suivi de quelques commentaires

Deutéronome ch. 26 : texte biblique suivi de quelques commentaires

(autres chapitres “à long terme”)

 


Texte biblique (de Deutéronome ch. 12) :
1 Ce sont ici les statuts et les ordonnances que vous garderez pour les pratiquer dans le pays que l’Éternel, le Dieu de tes pères, te donne pour le posséder, tous les jours que vous vivrez sur la terre. 2 Vous détruirez entièrement tous les lieux où les nations que vous déposséderez auront servi leurs dieux sur les hautes montagnes et sur les collines et sous tout arbre vert ; 3 et vous démolirez leurs autels, et vous briserez leurs statues ; et vous brûlerez au feu leurs ashères*, et vous abattrez les images taillées de leurs dieux, et vous ferez périr leur nom de ce lieu-là.

4 Vous ne ferez pas ainsi à l’Éternel, votre Dieu ; 5 mais vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira d’entre toutes vos tribus pour y mettre son nom, le lieu où il habitera, et vous y viendrez ; 6 et vous apporterez là vos holocaustes, et vos sacrifices, et vos dîmes, et l’offrande élevée de vos mains, et vos vœux, et vos offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail. 7 Et là, vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et vous vous réjouirez, vous et vos maisons, dans toutes les choses auxquelles vous aurez mis la main, dans lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura béni. 8 Vous ne ferez pas selon tout ce que nous faisons ici aujourd’hui, chacun ce qui est bon à ses yeux ; 9 car, jusqu’à présent, vous n’êtes pas entrés dans le repos et dans l’héritage que l’Éternel, ton Dieu, te donne. 10 Mais lorsque vous aurez passé le Jourdain, et que vous habiterez dans le pays que l’Éternel, votre Dieu, vous fait hériter, et qu’il vous aura donné du repos à l’égard de tous vos ennemis, à l’entour, et que vous habiterez en sécurité, 11 alors il y aura un lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira pour y faire habiter son nom ; là vous apporterez tout ce que je vous commande, vos holocaustes, et vos sacrifices, vos dîmes, et l’offrande élevée de vos mains, et tout le choix de vos vœux que vous aurez voués à l’Éternel. 12 Et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, vous, et vos fils, et vos filles, et vos serviteurs, et vos servantes, et le Lévite qui est dans vos portes, car il n’a point de part ni d’héritage avec vous. 13 Prends garde à toi, de peur que tu n’offres* tes holocaustes dans tous les lieux que tu verras ; 14 mais dans le lieu que l’Éternel choisira dans l’une de tes tribus, là tu offriras* tes holocaustes, et là tu feras tout ce que je te commande. 15 Toutefois, suivant tout le désir de ton âme, tu sacrifieras * et tu mangeras de la chair dans toutes tes portes, selon la bénédiction de l’Éternel, ton Dieu, qu’il t’aura donnée. Celui qui est impur et celui qui est pur en mangeront, comme [on mange] de la gazelle et du cerf ; 16 seulement, vous ne mangerez pas le sang : tu le verseras sur la terre, comme de l’eau.  17 Tu ne pourras pas manger, dans tes portes, la dîme de ton froment, ou de ton moût, ou de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, ni aucune des choses* que tu auras vouées, ni tes offrandes volontaires, ni l’offrande élevée de ta main ; 18 mais tu les mangeras devant l’Éternel, ton Dieu, au lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi, toi, et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite qui est dans tes portes ; et tu te réjouiras devant l’Éternel, ton Dieu, en tout ce à quoi tu auras mis la main. 19 Prends garde à toi, de peur que tu ne délaisses le Lévite, tous les jours que tu seras sur ta terre.

20 Quand l’Éternel, ton Dieu, aura étendu tes limites, comme il te l’a promis, et que tu diras : Je mangerai de la chair, parce que ton âme désirera de manger de la chair, tu mangeras de la chair, selon tout le désir de ton âme. 21 Si le lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi pour y mettre son nom est loin de toi, alors tu sacrifieras de ton gros et de ton menu bétail, que l’Éternel t’aura donné, comme je te l’ai commandé, et tu en mangeras dans tes portes, selon tout le désir de ton âme ; 22 comme on mange de la gazelle et du cerf, ainsi tu en mangeras : celui qui est impur et celui qui est pur en mangeront également. 23 Seulement, tiens ferme à ne pas manger le sang, car le sang est la vie* ; et tu ne mangeras pas l’âme* avec la chair. 24 Tu n’en mangeras pas, tu le verseras sur la terre, comme de l’eau.
25 Tu n’en mangeras pas, afin que tu prospères, toi et tes fils après toi, parce que tu auras fait ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. 26 Toutefois les choses que tu auras sanctifiées*, qui seront à toi, et celles que tu auras vouées, tu les prendras, et tu viendras au lieu que l’Éternel aura choisi ; 27 et tu offriras tes holocaustes, la chair et le sang, sur l’autel de l’Éternel, ton Dieu, et le sang de tes sacrifices sera versé sur l’autel de l’Éternel, ton Dieu, et tu en mangeras la chair. 28 Prends garde à écouter toutes ces paroles que je te commande, afin que tu prospères, toi et tes fils après toi, à toujours, parce que tu auras fait ce qui est bon et droit aux yeux de l’Éternel, ton Dieu.

29 Quand l’Éternel, ton Dieu, aura retranché devant toi les nations vers lesquelles tu entres pour les  posséder, et que tu les posséderas, et que tu habiteras dans leur pays, 30 prends garde à toi, de peur que tu ne sois pris au piège pour faire comme elles*, après qu’elles auront été détruites devant toi, et de peur que tu ne recherches leurs dieux, en disant : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? et je ferai de même, moi aussi. 31 Tu ne feras pas ainsi à l’Éternel, ton Dieu ; car tout ce qui est en abomination à l’Éternel, ce qu’il hait, ils l’ont fait à leurs dieux ; car même ils ont brûlé au feu leurs fils et leurs filles à leurs dieux. 32 Toutes les choses que je vous commande, vous prendrez garde à les pratiquer. Tu n’y ajouteras rien, et tu n’en retrancheras rien.

Quelques commentaires

Ce chapitre concerne bien sûr Israël. Tout est bien réglé pour la bénédiction de ce peuple. Il en va de même pour l’Église. S’il y avait alors un lieu à rechercher, il y en a aussi un aujourd’hui. C’est le lieu de la présence divine, le lieu de Matt. 18, 20. Tous les lieux qui correspondent à Matt. 18, 20 forment, en fait, un seul lieu. Lorsque deux croyants, ou plus, se réunissent dans un but spirituel, que ce soit pour l’adoration, la prédication de la Parole, la prière ou quelque autre caractère que cette réunion puisse avoir, ce n’est pas pour autant un rassemblement au milieu duquel le Seigneur Jésus est. Il faut beaucoup plus pour cela: il faut que l’Assemblée soit réunie au nom du Seigneur Jésus. Là, et là seulement, le Seigneur promet sa présence. Il faut donc :


a) Que l’Assemblée se réunisse comme telle. Dans Matt. 18, 17, il n’est pas dit «une», mais «l’Assemblée». Le ch. 16 mentionne aussi de l’Assemblée. Il n’y a qu’une seule Assemblée. C’est l’Assemblée du Dieu vivant (1 Tim. 3, 15). Les croyants qui habitent dans un certain lieu sont l’expression de cette seule Assemblée. « L’expression » car tous ne sont pas là vu les divisions dans l’Église; toutefois, en fait, ils représentent l’Assemblée de Dieu tout entière; c’est « l’Assemblée de Dieu ». Si on trouve « les assemblées » (2 Cor. 11, 28) c’est en rapport avec les « assemblées locales », Ainsi l’apôtre Paul écrit à « l’assemblée des Thessaloniciens », à « l’assemblée de Dieu qui est à Corinthe », etc. L’Écriture ne reconnaît pas deux ou plusieurs assemblées. Il n’y a qu’une Assemblée, c’est aujourd’hui le seul corps de Christ formé de tous les enfants de Dieu. Il faut donc se réunir sur le terrain de la seule assemblée. C’est là que le Seigneur a promis sa présence, fussions-nous 2 ou 3 comme expression de l’Assemblée entière.

b) Il faut aussi être assemblés au nom du Seigneur Jésus. Son nom doit être le seul centre, l’unique chose qui les caractérise. Ils sont assemblés à ce nom. C’est le nom qui rassemble. Le Seigneur Jésus doit tout régler et les 2 ou 3, qui sont assemblés au nom du Seigneur Jésus, peuvent s’attendre à Lui. Par exemple: « Que veux-tu que je fasse, Seigneur ? » … étudier avec soin sa Parole et chercher à réaliser ses « statuts et ordonnances » (Deut. 12) sans pensées propres et sans critiques.

C’est le lieu où l’on adore, ce lieu dont le Seigneur disait :

· L’heure vient, que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem…Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité» (Jean 4, 21-22).

· Que de bénédictions dans ce lieu. De nombreux passages en font part, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament. Par exemple : Ps. 84, 1-2, 10; Ps. 122, 1-2; Es. 2, 3; Agg. 2, 9; etc  + Act. 5, 32; Act. 9, 31; Eph. 5, 27

Mais il y a aussi des difficultés. L’ennemi ne relâche pas son activité pour nuire à un tel lieu et, sans doute, plus que dans les « autres lieux » de la chrétienté dont nous reconnaissons avec joie (Phil. 1, 18) des activités selon le Seigneur. Toutefois, notre responsabilité est d’autant plus grande lorsque nous sommes réunis au nom du Seigneur. Quel témoignage rendons-nous ? Que se passe-t-il dans les assemblées locales ? Le témoignage rendu à l’unité du corps a beaucoup souffert et souffre encore beaucoup de ce qui se passe au sein des assemblées locales. Mais quelle patience et quelle grâce de la part du Seigneur qui bénit néanmoins ces faibles expressions de l’Assemblée. Puissions-nous toujours rechercher les intérêts du Seigneur en vivant en paix entre nous, entre assemblées locales. Quel beau témoignage serait alors rendu ! L’enseignement de Deutéronome 12 d’alors, comme celui en rapport avec l’Église d’aujourd’hui, mis en pratique par les membres du corps de Christ, prendrait toute sa signification. Mais qu’en est-il en réalité ? Voyons quelques réflexions parmi les versets de Deutéronome ch. 12 :

· Avec le chapitre 12, une nouvelle partie du Deutéronome commence. Cette partie est en relation avec le pays promis. Le premier principe posé pour confirmer ces relations, c’est le choix d’un lieu pour être le centre de leur exercice. C’est là qu’ils devront aller avec toutes leurs offrandes. Ils pourront manger de la chair ailleurs, mais sans le sang. Quant aux choses consacrées, elles ne pourront se manger qu’au lieu choisi de Dieu.

· V. 1 : voir Deut. 28, 69 … Ordonnances liées à la conduite du peuple en relation avec Dieu dans le pays. Mais les ordonnance d’Horeb ont encore toute leur valeur.

· Plusieurs versets : … dans lesquels le mot «lieu» («là») attire notre attention sur les activités qui y sont exercées.

· Quelle grande et importante vérité ces mots révélaient à l’assemblée d’Israël ! Le seul lieu où ils devaient rendre leur culte était choisi par Dieu et non par l’homme. Son habitation, le lieu où se trouvait Sa présence, devait être le grand centre d’Israël; c’est là qu’ils devaient apporter leurs sacrifices et leurs offrandes, offrir leur culte, et trouver leur joie en commun. Moïse rappelle au peuple que, dès le moment où il entrerait dans le pays de l’Éternel, il fallait renoncer à tout l’esprit d’indépendance et de volonté propre qui les avait caractérisés dans les plaines de Moab ou dans le désert.

· « Vous ne ferez pas selon tout ce que nous faisons ici aujourd’hui, chacun ce qui est bon à ses yeux… » (v. 8). Soyons réalistes et réalisons qu’aujourd’hui aussi, la seule vraie largeur d’idées et de cœur est d’obéir aux commandements de Dieu. Pour les Israélites, il n’y avait aucune étroitesse à aller offrir les sacrifices au lieu qui lui était prescrit, et à refuser d’aller ailleurs. Les gentils incirconcis (du monde) pouvaient aller où bon leur semblait, mais non pas le peuple de Dieu.

· De nos jours, en rapport avec les assemblées locales, prenons le cas d’étudiants (croyants) qui sont six jours dans une ville pour leurs études et le dimanche dans la ville de leurs parents. Si un, ou plusieurs de ces étudiants, désirent participer à la fraction du pain, que faut-il faire et qui doit s’en occuper : l’assemblée du lieu de leurs études ou l’assemblée où ils ont grandi ? Il faut alors que les frères des deux assemblées intéressées agissent de concert pour l’examen de la demande d’admission et cela même s’il incombe à l’une des deux assemblées de prendre la décision d’admission. Il faut du sens spirituel (Phil. 1, 9 ) afin que tout se fasse avec ordre et non pas «chacun ce qui est bon à ses yeux».

· Du temps des apôtres, il y avait certainement beaucoup d’assemblées, comme aujourd’hui dans certaines régions. Le Seigneur a pensé à tout cela, en nous parlant des rassemblements locaux (ou assemblées locales): l’assemblée qui est à Corinthe, l’assemblée qui est à Éphèse. Les assemblées locales représentent l’ensemble de l’Assemblée. Quelle est l’importance d’une assemblée locale? Quelle est sa raison d’être? Une assemblée locale est réunie au nom de Christ. Le Seigneur est donc Seigneur dans l’Assemblée.

· Quant au diable, Il est en activité permanente pour chercher à détruire une assemblée locale. « Résistez au diable, et il s’enfuira de vous » (Jac. 4, 7). Résister au diable, c’est vivre dans la communion avec le Seigneur. Si cette assemblée n’a pas disparu (elle aurait pu disparaître), c’est par l’intervention du Seigneur en réponse à la piété de frères et de soeurs. Mais Satan se sert aussi des fautes de frères ou de soeurs pour faire des dégâts.

Pour terminer, une note réjouissante, la lecture du Psaume 133 :
«Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble! C’est comme l’huile précieuse, répandue sur la tête, qui descendait sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements; Comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; car c’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité.»

 

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♦ ♦ ♦  PTA-015  ♦ ♦ ♦

Texte biblique de Deutéronome ch. 26 :

1 Et quand tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage, et que tu le possèderas, et y habiteras, 2 alors tu prendras des prémices de tous les fruits de la terre, que tu tireras de ton pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, et tu les mettras dans une corbeille, et tu iras au lieu que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi pour y faire habiter son nom ; 3 et tu viendras vers le sacrificateur qu’il y aura en ces jours-là, et tu lui diras : Je déclare aujourd’hui à l’Éternel, ton Dieu, que je suis arrivé dans le pays que l’Éternel a juré à nos pères de nous donner. 4 Et le sacrificateur prendra la corbeille de ta main, et la posera devant l’autel de l’Éternel, ton Dieu. 5 Et tu prendras la parole, et tu diras devant l’Éternel, ton Dieu : Mon père était un Araméen* qui périssait, et il descendit en Égypte avec peu de gens, et il y séjourna, et y devint une nation grande, forte, et nombreuse. 6 Et les Égyptiens nous maltraitèrent, et nous humilièrent, et nous imposèrent un dur service ; 7 et nous criâmes à l’Éternel, le Dieu de nos pères, et l’Éternel entendit notre cri, et vit notre humiliation, et notre labeur, et notre oppression ; 8 et l’Éternel nous fit sortir d’Égypte à main forte, et à bras étendu, et avec une grande terreur, et avec des signes et des prodiges ; 9 et il nous a fait entrer dans ce lieu-ci, et nous a donné ce pays, pays ruisselant de lait et de miel. 10 Et maintenant, voici, j’ai apporté les prémices du fruit de la terre que tu m’as donnée, ô Éternel ! Et tu les poseras devant l’Éternel, ton Dieu, et tu te prosterneras devant l’Éternel, ton Dieu. 11 Et tu te réjouiras de tout le bien que l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné, et à ta maison, toi et le Lévite et l’étranger qui est au milieu de toi.

12 Quand tu auras achevé de lever toute la dîme de ta récolte*, dans la troisième année, qui est l’année de la dîme, tu la donneras au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin, et à la veuve ; et ils la mangeront dans tes portes et seront rassasiés. 13 Et tu diras devant l’Éternel, ton Dieu : J’ai emporté de ma* maison les choses saintes, et je les ai aussi données au Lévite, et à l’étranger, à l’orphelin, et à la veuve, selon tout ton commandement que tu m’as commandé ; je n’ai transgressé aucun de tes commandements, ni ne les ai oubliés. 14 Je n’ai pas mangé de ces choses dans mon affliction, et je n’en ai rien emporté quand j’étais impur*, et n’en ai point donné pour un mort ; j’ai écouté la voix de l’Éternel, mon Dieu : j’ai fait selon tout ce que tu m’as commandé. 15 Regarde de ta sainte demeure, des cieux, et bénis ton peuple Israël et la terre que tu nous as donnée, comme tu avais juré à nos pères, un pays ruisselant de lait et de miel.

16 Aujourd’hui l’Éternel, ton Dieu, te commande de pratiquer ces statuts et ces ordonnances ; et tu les garderas et tu les feras de tout ton cœur et de toute ton âme. 17 Tu as fait promettre aujourd’hui à l’Éternel qu’il sera ton Dieu, pour que tu marches dans ses voies, et que tu gardes ses statuts, et ses commandements, et ses ordonnances, et que tu écoutes sa voix ; 18 et l’Éternel t’a fait promettre aujourd’hui que tu seras pour lui un peuple qui lui appartienne en propre, comme il t’a dit, et que tu garderas tous ses commandements, 19 pour qu’il te place très-haut en louange et en renommée et en beauté, au-dessus de toutes les nations qu’il a faites ; et que tu seras un peuple saint, [consacré] à l’Éternel, ton Dieu, comme il l’a dit.

— v. 5 : Syrien. — v. 12 : proprement : rapport. — v. 13 : litt.: la. — v. 14 : ou : pour un usage impur.



Notes :

Pour clore cette suite d’ordonnances, nous avons (ch. 26) un tableau de toute beauté du culte en relation avec la jouissance du pays, selon les promesses de Dieu. Ce tableau est rempli d’instruction pour nous aussi.

Au v. 1 : premièrement, le grand sujet du Deutéronome y reparaît comme partout. Ce sujet, c’est Israël qui se trouve dans le pays que Dieu lui avait donné comme héritage.
Mais, quant au culte, il ne s’agit pas ici de s’approcher de Dieu dans le sanctuaire, par des sacrifices qui, supposant le péché, ouvraient le chemin pour que le peuple se trouvât en présence de l’Éternel. Ici, le peuple jouit de la promesse et se présente en adorateur, rendant des actions de grâce avec toute jouissance (cf v. 2, 10). En présentant les prémices du pays de la promesse, il fallait se rendre dans le lieu où l’Éternel avait placé son nom.

Quel était donc l’esprit de ce culte ?

Au v. 3 : premièrement, il était basé sur la confession ouverte que le peuple était en pleine jouissance du résultat de la promesse de Dieu. « Je déclare aujourd’hui à l’Éternel, ton Dieu, que je suis arrivé dans le pays que l’Éternel a juré à nos pères de nous donner ». C’est là le premier trait de ce culte : c’est la profession véritable d’être dans la jouissance du résultat de la promesse. C’est reconnaître la fidélité de Dieu dans la communion actuelle de sa bonté. Alors l’offrande peut être présentée (v. 4). Puis, dans la présence de l’Éternel, l’adorateur faisait confession de la rédemption et de la délivrance du peuple (v. 8). Un Syrien, qui allait périr, avait été le père de ce peuple (v  5) ; puis après, quand ses enfants opprimés par les Égyptiens avaient crié à l’Éternel (v. 7), l’Éternel les avait exaucés (v. 8) et délivrés à bras étendu, puis les avait fait entrer, en déployant sa puissance, dans le pays dont ils jouissaient (v. 9).

Le second trait de leur culte est donc la confession de ce que leur misère avait été, de leur impuissance dans le passé (v. 8) et que leur rédemption avait été accomplie par l’Éternel seul, à qui ils étaient redevables de toutes ces bénédictions. (v. 10). Là-dessus, l’adorateur s’adressait directement à l’Éternel en lui offrant les prémices de ces bénédictions. C’était reconnaître Dieu dans les bénédictions (effet infaillible d’une œuvre de Dieu dans le cœur), seul moyen d’en jouir vraiment, car les bénédictions de Dieu détournent le cœur de Lui si leur premier résultat n’est pas de le tourner vers Lui. C’est là l’histoire d’Israël, et mille fois, hélas ! celle de nos propres cœurs dans les détails de notre vie. Avant de jouir de la bénédiction, le cœur pieux y reconnaît Dieu lui-même. La conduite d’Éliézer, serviteur d’Abraham, envoyé pour chercher une femme à Isaac, nous en offre un bel exemple (Gen. 24). Ensuite (au v. 11) il est ajouté : « Et tu te réjouiras de tout le bien que l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné ». Ils devaient en jouir avec Dieu. Remarquez ici que, par conséquent, l’esprit de grâce se manifeste tout de suite dans cette joie : « Toi et Le lévite et l’étranger qui est au milieu de toi ». On ne peut se réjouir vraiment de la bénédiction de Dieu devant Lui pour autant que l’esprit de grâce y ait sa place. Ne sommes-nous pas appelés à hériter de Sa bénédiction ?

Dans les v. 12 et suivants : la même vérité se retrouve encore dans les dîmes de la troisième année, données aux pauvres, au lévite, etc., selon l’esprit dont nous venons de parler. Un autre trait de l’état du cœur du vrai adorateur était la sainteté en consacrant avec droiture de cœur à l’Éternel, ce qui lui était dû selon la grâce (v. 14). On ne devait rien lui dérober en se l’appropriant ; on ne devait rien profaner en l’appliquant à soi-même, à un usage souillé ou intéressé. En fait, selon v. 13, la conscience quant à la consécration à l’Éternel était bonne à l’égard des choses par lesquelles l’adorateur le reconnaissait comme vrai et seul auteur de toutes les bénédictions du peuple. Et comme l’Éternel en était l’auteur, le fidèle, en communion avec Lui, en jouissait dans l’esprit de sainteté, de consécration à Dieu, et dans l’esprit de bonté et de grâce qui était en Lui, envers les pauvres et les délaissés. Le caractère de Dieu se retrouve continuellement dans ce passage ; Son nom est mentionné dans ce qui est reconnu comme étant en communion avec son peuple ; si cela était oublié, le peuple était coupable et souillé en profanant le nom de l’Éternel. La sainte consécration à Dieu, et l’expression de Sa bonté sont de toute beauté (v. 15).

Ensuite (v. 16 et suivants) l’adorateur implore la bénédiction du Dieu qui s’intéresse à tout son peuple, non sur lui-même, mais sur tout Israël, sur le pays qui était la preuve de Sa fidélité et des richesses de Sa bonté. Ce culte était donc un lien entre le peuple et Dieu dans la communion avec Lui, en reconnaissant ce qu’Il était et en y rendant témoignage. Ainsi, selon les commandements de l’Éternel, considérés comme les conditions de ce lien, Dieu avait en ce jour-là reconnu le peuple (v. 17), et le peuple avait reconnu l’Éternel pour son Dieu (v. 18).

Après cela vient la sanction, c’est-à-dire ce qui donne vigueur à sa loi, dans les conséquences (malédiction ou bénédiction) qui devaient correspondre à l’obéissance ou à la désobéissance. Le chap. 27 et les deux suivants traitent de ce sujet.

♦ ♦ ♦  pta-014 ♦ ♦ ♦

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