Livre de la Genèse. Chapitre 4 à 21

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Ces notes de Genèse 4 à 21 équivalentes à environ 12 pages de format A4 sont donc très courtes.

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Commentaires sur :

Genèse 4
Ch. 01 à 05:              temps précédent le déluge
Ch. 03 et 04: tentation, chute, jugement et grâce. Conséquences de la désobéissance
Ch. 04 v. 01 à 07:    Caïn et Abel. 1er sacrifice. 1er meurtre. 1ère ville.
Ch. 04 v. 08 à 26:    Caïn et Seth (+  ch. 5ème): 2 descendants d’Adam (cf 1 Cor. 15, 45 ++)
Que d’enseignements! L’offrande de Caïn est rejetée du fait que le sacrifice n’est pas sanglant. Celui d’Abel, qui est sanglant, est agréé (v. 4). Puis les v. 5 à 7 indiquent la méchanceté de Caïn. C’est l’image de l’endurcissement du cœur chez ceux qui refusent Christ. Dans les v. 8 à 16, il y a la narration du crime de Caïn avec ses conséquences. On marche désormais sur une terre souillée du sang du juste et c’est encore le cas maintenant (2013) (voir Héb. 11, 4). Les v. 17 et suivants donnent la descendance de Caïn. Au v. 19, pour la 1ère fois dans la Bible, un homme prend deux femmes. Puis, avec Seth (v. 25), on commence à invoquer le nom de l’Éternel (v. 26b).

Genèse 5
Versets 01 à 32: Seth, descendant d’Adam
Descendance d’Adam dans la lignée de Seth. Malgré les apparences, nous trouvons un bon nombre d’enseignements dans ce chapitre. Par exemple celui en relation avec l’enlèvement d’Hénoc (v. 24); nous y avons une figure de ravissement des saints lorsque Christ viendra chercher son Église. Hénoc est la 7ème personne de la lignée. Au chapitre précédent, nous avions la mord d’Abel, type de celle de Christ rejeté des siens.

Genèse 6
Ch. 06 à 11:              de Noé à Abraham
Ch. 06 à 08 v.14:     le déluge
Ch. 06:                      la construction de l’arche (cf Matt. 24, 38-39; 2 Pi. 3, 3-10)
Les premiers versets font état du mal de l’homme. La fin du v. 4 indique la pensée de l’homme tandis que le v. 5 mentionne la vérité de Dieu. Les v. 8 et suivants relatent ce qui concerne Noé. Il trouva grâce aux yeux de l’Éternel et fit, par la foi, tout ce que Dieu lui avait commandé.

En relation avec «les fils de Dieu qui prennent des femmes des hommes» (au début du chapitre), souvenons-nous que le principe divin est la séparation d’avec le mal. Il ne faut pas enfreindre ce principe. En le faisant, de sérieux dommages sont causés à la vérité.

Encore 2 passages du Nouveau Testament:

«Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi.» (Hébreux 11:7)

«Ainsi la foi est de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la parole de Dieu.» (Romains 10:17)

Genèse 7
Ch. 06 à 11:              de Noé à Abraham
Ch. 06 à 08 v.14:     le déluge
Ch. 07:                      jugement et salut
La fenêtre dont il était question (ch. 6, 16) dirige nos regards en haut, d’où nous vient le salut. Au v. 16, l’Éternel lui-même ferma l’arche sur lui. Belle sécurité. Personne, ni aucune vague, ne pouvait atteindre Noé. Ce récit est un appel pour les pécheurs. Les passages suivants sont significatifs pour ceux qui acceptent ou refusent le salut:

«et disant: Où est la promesse de sa venue? car, depuis que les pères se sont endormis, toutes choses demeurent au même état dès le commencement de la création.» (2 Pierre 3:4)
«Car ils ignorent volontairement ceci, que, par la parole de Dieu, des cieux subsistaient jadis, et une terre [tirée] des eaux et subsistant au milieu des eaux,» (2 Pierre 3:5)
«par lesquelles le monde d’alors fut détruit, étant submergé par de l’eau.» (2 Pierre 3:6)
«Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies.» (2 Pierre 3:7)
«Mais n’ignorez pas cette chose, bien-aimés, c’est qu’un jour est devant le *Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour.» (2 Pierre 3:8)
«Le *Seigneur ne tarde pas pour ce qui concerne la promesse, comme quelques-uns estiment qu’il y a du retardement; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance.» (2 Pierre 3:9)

«Or le jour du *Seigneur viendra comme un voleur; et, dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement.» (2 Pierre 3:10)
«Toutes ces choses devant donc se dissoudre, quelles [gens] devriez-vous être en sainte conduite et en piété,» (2 Pierre 3:11)
«attendant et hâtant la venue du jour de Dieu, à cause duquel les cieux en feu seront dissous et les éléments embrasés se fondront.» (2 Pierre 3:12)
«Mais, selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite.» (2 Pierre 3:13)
«C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, étudiez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix;» (2 Pierre 3:14)
«et estimez que la patience de notre Seigneur est salut, comme notre bien-aimé frère Paul aussi vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée,» (2 Pierre 3:15)
«Venez, [disent-ils], je prendrai du vin, et buvons notre soûl de boissons fortes; et demain sera comme aujourd’hui, [et] encore bien supérieur.» (Ésaïe 56:12)
«Et à cause de cela, Dieu leur envoie une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge,» (2 Thessaloniciens 2:11)
«Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences.» (2 Corinthiens 5:11)
«car celui en qui ces choses ne se trouvent pas est aveugle, et ne voit pas loin, ayant oublié la purification de ses péchés d’autrefois.» (2 Pierre 1:9)
«Parce que tu dis: Je suis riche, et je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu:» (Apocalypse 3:17)
«et voici, je suis vivant aux siècles des siècles; et je tiens les clefs de la mort et du hadès.» (Apocalypse 1:18)


Genèse 8
Ch. 06 à 11:              de Noé à Abraham
Ch. 06 à 08 v.14:     le déluge
Ch. 08 v. 15 à 10:    Noé et ses descendants
Ch. 08 v. 01 à 14 :   la fin du déluge
Ch. 08 v. 15 à 22 :   Noé sur la nouvelle terre
Au début du chapitre il ressort que Dieu n’oublie pas les siens. À l’exemple de Noé (v. 20), nous devons remercier Dieu pour ses bienfaits. À la fin du chapitre, les jours de la terre sont comptés «tant que seront les jours de la terre».


Genèse 9
Ch. 06 à 11:              de Noé à Abraham
Ch. 09 :                     institution de l’autorité et chute de Noé
Le 1er verset indique le commandement de Dieu « fructifiez et multipliez ». Le ch. 10 indiquera une idée de la répartition y relative. Puis on peut relever, dans la suite du chapitre, la domination donnée à l’homme sur les animaux. Le v. 4, de par la note, mentionne que les animaux ont une âme, prenant fin à leur mort. Le v. 7 souligne encore le fait de remplir la terre. Puis les v. 8 à 17 renseignent sur la nouvelle alliance de Dieu; il n’y aura plus de jugement par un déluge. Selon 2 Pi. 3, 6-7, c’est le feu qui détruira la terre. Les croyants seuls seront épargnés. La croix ratifie cette alliance. L’alliance est le sujet dominant de ce chapitre. Mais la fin du chapitre est tout aussi importante. La défaillance de Noé montre que l’homme reste l’homme. Le ch. 8, 21 en fait état. Cependant, les v. 8 et 9 du chapitre 6 nous montrent que Dieu ne tient pas compte (dans un sens) du péché de Noé, type de l’économie actuelle envers l’Église; ainsi Cham en agissant mal hérite d’une malédiction tandis que Sem et Japheth ne sont pas touchés par une telle mesure.


Genèse 10
Ch. 06 à 11:              de Noé à Abraham
Ch. 10 :                     le tableau des peuples : les descendants des fils de Noé
La répartition des nations sur la terre (v. 32) sont y est mentionnée. Nimrod, descendant de Cham, fonda divers royaumes (v. 10) dont Babel ou Babylone qui est une ville dans l’Ancien Testament et un système dans le Nouveau. Dans un cas comme dans l’autre, Babylone exerce une puissance hostile contre le peuple de Dieu. Chaque fois que Dieu a un corps de témoins sur la terre, Satan a une Babylone pour le corrompre. Dans l’AT, Israël et Babylone sont opposés (voir Jér. 50, 17). Dans le NT, les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse nous montrent Babylone en contraste avec la vraie épouse.


Genèse 11
Ch. 06 à 11:              de Noé à Abraham
Ch. 11 :                     la tour de Babel ; généalogie en relation avec Abraham
La construction de la tour de Babel constitue un fait de ce chapitre. Il y a là la tentative de l’homme de s’établir sur la terre. À la fin du chapitre, il y a l’appel d’Abram en vue. Il y a une révélation en relation avec la foi et de ce que Dieu a en réserve pour elle.

Mentionnons que, chaque fois que la Parole indique Shinhar et le Tigre, il y a toujours des actions à l’encontre de Dieu. Ici, Shinhar représente un association d’hommes et Dieu en est exclu. Les v. 6 à 8 donnent le triste résultat d’une telle association.

Genèse 12
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 12 à 14 :             appel d’Abram et vie de foi manifeste
Ch. 12 :                     Abram va par la foi en Canaan et connaît une chute (en Égypte)
Ici commence l’histoire d’Abram. La généalogie du chapitre précédent montre en lui un descendant de Sem. Des promesses  bénies (v. 2) sont données. Quelle différence avec, par exemple, Nimrod, selon Gen. 10. Pour nous, la croix de Christ était préfigurée par la traversée de la mer Rouge d’Israël. La croix nous sépare du pays de la mort et du jugement. Comme Abram a répondu à l’appel divin, faisons-en de même pour avoir la communion avec et par Christ. Dans les v. 7 et 8, Abram remercie. Dans ces deux versets, l’autel et la tente nous font découvrir deux traits d’Abram en ce qu’il a été entendu de Dieu et qu’il fût étranger dans ce monde. Le Cananéen représente Satan dans le pays. L’application du v. 10 est qu’il vaut mieux être pauvre en Christ que de jouir sans Lui des délices du péché (Héb. 11, 25). La fin du chapitre indique la conséquence du manquement d’Abram. Il est toutefois remarquable de constater les soins de Dieu à son égard.

Genèse 13
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 12 à 14 :             appel d’Abram et vie de foi manifeste
Ch. 13 :                     le choix de Lot et la part d’Abram
Abram est ramené par la main du Pharaon dans le lieu où il doit se retrouver. C’est, selon v. 3 et 4, Béthel. L’Éternel, selon ch. 12, 8, l’avait placé là. Ces passages mentionnent pour les premières fois ce lieu de bénédiction. Ce lieu est donc en opposition, par exemple, avec des lieux tels que Babel et Shinar.

Ce retour d’Abram dans ce lieu de bénédiction fait penser à Jér. 4, 1 «Si tu reviens, ô Israël, dit l’Éternel, reviens à moi; et si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant».

Citons encore quelques versets qui montrent combien Dieu protège celui qui est en défaillance:

«Et elle dit : Nul, Seigneur. Et Jésus lui dit : Moi non plus, je ne te condamne pas; va, – dorénavant ne pèche plus.» (Jean 8,11)
«Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom.» (Psaumes 23, 3)
«Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité.» (1 Jean 1, 9)

Abram a donc désobéit puisqu’il n’a pas suivi ce que l’Éternel lui avait dit (ch. 12, 1). Des conséquences sont là. Il y a Lot qui était parti avec lui (ch. 12, 4) et le ch. 13ème relève un triste résultat de cette compagnie. Il y a séparation et qui dit séparation dit «épreuves». Cette séparation démontre ce qui anime le cœur de ces deux hommes. Le monde pour Lot et la foi pour Abram. Lot, en choisissant la plaine, dépasse sa mesure. Au v. 13, le lieu dans lequel il s’établit est un lieu de méchanceté qui ne correspond pas avec les apparences trompeuses des versets précédents. Pour nous, pensons à 2 Tim. 4, 10 «car Démas m’a abandonné, ayant aimé le présent siècle; et il s’en est allé à Thessalonique, Crescens en Galatie, Tite en Dalmatie».

Quant à Abram, sa conduite a pour résultat une bénédiction relevée tout au long de ce chapitre. Au v. 18, il peut bâtir un autel. Lot ne le peut pas.

Autres comparaisons :
«Oh ! que ta bonté est grande, que tu as mise en réserve pour ceux qui te craignent, [et] dont tu uses devant les fils des hommes envers ceux qui se confient en toi!» (Psaumes 31:19)
«Exalte-la, et elle t’élèvera ; elle t’honorera quand tu l’auras embrassée.» (Proverbes 4:8)
«et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; et celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.» (Matthieu 10:22)
«Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde qu’il ne tombe.» (1 Corinthiens 10:12)


Genèse 14
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 12 à 14 :             appel d’Abram et vie de foi manifeste
Ch. 14 :                     Abram délivre Lot et rencontre Melchisédec
Ce chapitre fait part des premières guerres mentionnées dans la Bible. Abram n’est pas impliqué dans cette guerre de 4 rois contre 5 car il a regardé à Dieu. Ce n’est pas le cas de Lot qui, en relation avec sa position à Sodome, est au cœur des hostilités. Il y a pour nous une belle application. En effet, en étant caractérisés par une marche de la foi, nous serons gardés des choses du monde. Mais si nous nous égarons, nous en subirons les conséquences. En allant s’établir à Sodome, Lot a des intérêts partagés. Ne servons pas 2 maîtres à la fois. Soyons entièrement à Dieu. La foi d’Abram ressort aussi par la comparaison des v. 12 et 14. Au v. 12, il est parlé de Lot comme étant le fils du frère d’Abram. Au v. 14, Abram le désigne comme étant son frère. Cette foi qui:

Act. 15, 09
«et il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi.»
Gal. 5, 6
«Car, dans le christ Jésus, ni circoncision, ni incirconcision, n’ont de valeur, mais [la] foi opérante par [l’]amour.»
1 Jean 5, 4
«parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi.»

Bien qu’ayant remporté la victoire, Satan n’en a pas fini avec Abram. Le v. 17 décrit le roi de Sodome qui vient à sa rencontre. C’est Satan qui se présente sous la forme du serpent rusé alors que les autres (Kedor-Laomer et les rois) décrivent Satan dans son caractère de lion rugissant. Mais la foi suffit à Abram. Les v. 18 à 20 présentent Melchisédec qui intervient au bon  moment pour fortifier Abram. La fin remarquable de ce chapitre enseigne qu’Abram avait besoin d’être séparé du monde pour pouvoir délivrer Lot. Pour sortir victorieux comme l’a si bien fait Abram, lisons encore quelques versets parmi d’autres:

2 Chr. 16, 9
«Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui. En cela, tu as agi follement ; car désormais tu auras des guerres.»
Ps. 144, 1
«Béni soit l’Éternel, mon rocher ! qui enseigne mes mains pour le combat, mes doigts pour la bataille,»
Ps. 140, 7
«L’Éternel, le Seigneur, est la force de mon salut ; tu as couvert ma tête au jour des armes.»
Rom. 16, 20
«Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec vous!»

Genèse 15
Ch. 12 à 50 :            l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 15 à 21 :             les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 15 :                     la promesse du fils et de l’héritage
En se confiant à l’Éternel plutôt qu’au roi de Sodome, Abram reçoit une très grande récompense, et trouve un bouclier de par l’Éternel. Pour le croyant, il faut, comme Abram, être séparé du monde. Le sang de Christ nous met «à part». Il faut ainsi se confier en l’Éternel et non au roi. Au ch. 13, 15, le pays appartient à la semence d’Abram. Au v. 4 de notre ch. 15, l’héritier est mentionné. Et dans Jac. 1, 18, nous lisons «De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, pour que nous soyons une sorte de prémices de ses créatures». Le v. 7 trace ce chemin de séparation qui conduit vers l’héritage. Dans Rom. 8, 17, les croyants sont héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ. Rom. 4, 13-14 indique bien que ces récits de la Genèse, comme de tout l’ancien testament, sont là pour notre instruction. La Bible renferme vraiment un tout.

Christ fut seul sur la croix où il souffrit et régla la question du péché une fois pour toutes. Nous, nous avons part à son héritage. Dans les premiers versets de Gen. 15, la relation filiale est mise en évidence et, en référence au v. 4, nous comprenons que c’est en acceptant Christ que nous devenons enfants de Dieu.

Les derniers versets mentionnent une vision d’Abram qui représente l’histoire entière d’Israël avec cette fournaise fumante et ce brandon de feu. Il y a d’une part Israël et le monde puis la grâce divine. Mentionnons:

Deut. 4, 20
Mais vous, l’Éternel vous a pris, et vous a fait sortir d’Égypte, de la fournaise de fer, afin que vous soyez le peuple de sa possession, comme [vous l’êtes] aujourd’hui.
1 Rois 8, 5
Et le roi Salomon et toute l’assemblée d’Israël, qui s’était réunie auprès de lui [et qui était] avec lui devant l’arche, sacrifiaient du menu et du gros bétail, qu’on ne pouvait nombrer ni compter, à cause de [sa] multitude.
Es. 48, 10
Voici, je te purifierai, mais non comme de l’argent : je t’ai choisi au creuset de l’affliction.
N’y a-t-il pas, dans ces passage, le fait que les épreuves nous sont souvent nécessaires afin de marcher convenablement.

 

Genèse 16
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 15 à 21 :             les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 16 :                     Agar et Ismaël : la loi et la chair (Gal. 4, 21-31)
Dans le 15ème chapitre, la foi d’Abram était remarquable. Dans le 16ème, Abram est impatient. Saraï, elle, n’a pas confiance en Dieu du fait qu’elle se confie en sa servante, Agar, qui n’entrait pas dans le plan de Dieu. Saraï use de procédés humains et la suite du chapitre en donne la preuve avec les différends qui sont relevés (par exemple les v. 5 et 6). Le fils qui naîtra de la liaison entre Abram et Agar ne sera pas le fils de la promesse. Ce fils constituera une épreuve pour Abram et sa maison. Ismaël est le père des arabes. Agar typifie l’alliance de la propre volonté et humaine. Saraï, bien que manquant de confiance en Dieu, typifie néanmoins l’alliance de la volonté de Dieu, de la promesse. Avec Agar, Dieu reste dehors. Avec Saraï, l’homme reste dehors.


Genèse 17
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 15 à 21 :             les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 17 :                     Renouvellement de la promesse et institution de la circoncision
.                                   Changements de noms Abram = Abraham et Saraï = Sara
Pour marcher devant la face de Dieu (v. 1), il faut réfléchir à tout ce que cela implique. Les v. 5 et 6 du Psaume 62 en donnent quelques traits:
«Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu; car mon attente est en lui.

Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite: je ne serai pas ébranlé».

Il faut avoir dans son champ de vision Dieu seul et toute autre pensée disparaîtra. Pour que Dieu agisse dans un cœur et fasse des révélations, il est nécessaire de s’humilier comme Abram le fait au v. 3 et c’est un grand contraste avec le chapitre précédent alors qu’il se confiait en Saraï et montrait son impatience. Ici, il s’attend à l’Éternel, il est disposé, il écoute Dieu.

Les v. 9 à 14, avec l’appui de Rom. 4, 11, indiquent que le sceau de la circoncision représente celui de la justice de la foi. Ici, Abram est tenu pour juste. Ces passages sont aussi en relation avec la baptême. Le signe de la circoncision est donc un type du signe du baptême chrétien. Pour nous chrétiens, cette alliance ressort du passage de Col. 2, 10 à 13:

«et vous êtes accomplis en lui, qui est le chef de toute principauté et autorité, en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps de la chair par la circoncision du Christ, étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, »

Le v. 12 enseigne que l’étranger peut faire partie de cette mise à part par cette alliance. Isaac est donc le fils promis de Gen. 15, 4.


Genèse 18
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 15 à 21 :             les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 18 :                     communion avec Dieu et intercession pour Sodome
Ce chapitre nous apprend que Dieu se sert de 3 envoyés pour annoncer la nouvelle à Sara. La manière dont ils sont reçus est belle. Sara, comme au v. 17 du chapitre précédent en ce qui concerne Abraham, rit lorsque l’annonce qu’elle enfantera lui est faite. Le cœur de l’homme est vraiment trop petit pour croire aux miracles de Dieu. Abraham, dans ce ch. 18, est en intime communion avec l’Éternel. On y voit en effet l’hospitalité, les confidences puis l’intercession pour ceux de Sodome dans les v. 22 à 33. La patience de Dieu dépasse la persévérance d’Abraham. En effet, Dieu aurait épargné Sodome si Abraham avec persévéré.


Genèse 19
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 :             Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 15 à 21 :             les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 19 :                     destruction de Sodome et Gomorrhe; délivrance de Lot. Origine
.                                  de Moab et des fils d’Amon
Ce chapitre montre qu’il est préférable pour Lot de quitter Sodome. De même pour nous, les passages cités ci-dessous deux principes, celui d’être attiré par les choses d’en haut et celui de laisser tomber les choses d’en bas:

Col. 3, 2-3 :
pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre;  car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu.

Héb. 12, 26 à 29 :
duquel la voix ébranla alors la terre; mais maintenant il a promis, disant : «Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel». Or ce «Encore une fois» indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. Car aussi notre Dieu est un feu consumant.

Les 2 anges cités dans Genèse 19 sont les hommes du ch. 18 v. 22. L’Éternel seul reste avec Abraham. Lot, qui a dépassé sa mesure, entre toujours plus profond dans le monde. Ici, il est assis à la porte de Sodome. Place prise par les hommes influents. Les yeux de Lot attachaient une grande importance à la terre en grand contraste avec Abraham. Lot est néanmoins sauvé, comme à travers le feu (cf 2 Pi. 2, 8 et 1 Cor. 3, 15). On voit aussi que Lot, en relation avec sa position à Sodome, n’a pas un bon témoignage, tant envers les hommes (v. 9) qu’envers ses gendres (v. 14). Lot est allé si profondément dans le monde qu’il refuse l’invitation des anges à quitter cette ville. Les anges le prennent de force (v. 16). Ce triste état de Lot l’amène, selon les derniers versets, à commettre fornication avec ses propres filles d’où sortent des ennemis déclarés du peuple de Dieu. Ce sont les Moabites et les Ammonites.

Commentaires de Genèse 20
Ch. 12 à 50 : l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 : Abraham le père des croyants (Rom. 4) Ch. 15 à 21 : les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 20 :          manquement d’Abraham à l’égard d’Abimélec
Ce chapitre nous montre dans quelle dégradation morale peut tomber un enfant de Dieu. Il nous montre aussi la dignité dont il est toujours revêtu aux yeux de Dieu. Pourtant, le seul moyen de ne pas tomber est de se confier en Dieu en qui nous avons toutes ressources comme l’indique, entre autres passages, le Psaume 87, 7:
« Et en chantant et en dansant, [ils diront] : Toutes mes sources sont en toi ! ». Ainsi, l’enfant de Dieu demeurera au-dessus du monde sous toutes ses formes. La conduite d’Abraham, dans ce chapitre, indique que la défaillance d’un enfant de Dieu peut l’amener dans un état pire que les gens du monde. Cependant, Dieu voit la dignité d’Abraham comme la nôtre aussi.


Commentaires de Genèse 21
Ch. 12 à 50 : l’histoire des patriarches
Ch. 12 à 21 : Abraham le père des croyants (Rom. 4)
Ch. 15 à 21 : les expériences d’Abraham avec Dieu
Ch. 21 :          naissance d’Isaac et séparation d’avec Agar et Ismaël
Les premiers versets de ce chapitre représentent la réalisation de ce que le ch. 15, 4 annonçait, c’est-à-dire «Et voici, la parole de l’Éternel [vint] à lui, disant: Celui-ci ne sera pas ton héritier; mais celui qui sortira de tes entrailles, lui, sera ton héritier». Le résultat de la foi, en rapport avec cette naissance, est visible. Ce «au temps fixé» (v. 2) indique que Dieu a DES TEMPS FIXÉS pour toutes choses. Ici, ce temps fixé est un sujet de joie et le rire de Sara (v. 6) est selon Dieu. Il montre une preuve de cette joie fixée par le temps de Dieu. Ces moments arrivent souvent lorsque l’on s’y attend le moins. Ici, Abraham était âgé de 100 ans. Avec la naissance d’Isaac, Dieu démontre une fois de plus que tout s’accompli et qu’il est tout puissant. La conduite d’Ismaël, alors âgé de 14 ans, n’apporte rien pour édifier Abraham qui n’a que des liens naturels avec cet enfant. Ismaël est le fils d’Agar. Dieu reste en dehors (comme vu au ch. 16). On reconnaît les caractères d’Ismaël et d’Isaac dans l’évangile de Jean, ch. 3, 5-6:
«Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te dis: Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair; et ce qui est né de l’Esprit est esprit».
En rapport avec Isaac, c’est la nouvelle naissance dans la maison d’Abraham. On ne peut pas en dire autant en rapport avec Ismaël. Mais la vieille nature n’est pas morte pour autant. Isaac est le fils de la femme libre, comme les enfants de Dieu, selon Gal. 4, 31; «Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre».   Pour Ismaël, le seul remède est le renvoi (v. 8 à 10). Eccl. 1, 15 est à propos quant à Ismaël: «Ce qui est tordu ne peut être redressé, et ce qui manque ne peut être compté». Héb. 7, 7 a aussi une relation avec ce sujet: «Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent». Nous y avons l’image révélée du christianisme avec l’assemblée (ou Église) appelée à suivre un chemin de sainteté. L’épître aux Galates, ch. 4, donne de précieux enseignements à propos de l’esclavage et de la liberté, représentés par ces deux fils d’Abraham. L’esclave est l’alliance de la loi mais nous sommes rendus libres par Christ. Dans l’expression «chasse la servante et son fils», il faut une lutte pour sortir de cette servitude et c’est par Christ que nous en sortons.

 

♦ ♦ ♦ Gen.  3014 to 3029 ♦ ♦ ♦
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