Livre de la Genèse. Chapitre 1.

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Ch. 01 à 05 :             temps précédent le déluge
Ch. 01 et 02 :            la création
Ch. 01 v. 01 à 13 :   la création de l’univers
Ch. 01 v. 14 à 31 :   la création de l’univers et de l’homme à l’image de Dieu

Ce chapitre premier, celui de la création, nous fait déjà pénétrer dans l’évangile par l’harmonie du livre. Des sujets comme le mariage (Adam et Ève), du péché et de la justice (ténèbres et lumière), de la marche des croyants (luminaires), et nombre d’autres y sont traités.

L’incrédule raisonne. Il exclut Dieu de l’Écriture autant que de la création. Il déifie la nature et exalte l’homme déchu (spécialement à partir du dix-neuvième siècle). Il est ensuite satisfait de dévaluer le texte. Par exemple, l’usage du mot «étendue» dans les versets 15, 17, 20, 28 de ce chapitre prouve suffisamment que le mot comprend l’idée de ciel transparent et ouvert, quelles que soient les interprétations erronés que les hommes peuvent en faire. Cela dit, voici une adaptation d’enseignements solides, sachat de qui (2 Tim. 3, 14) ils ont été transmis:

La souveraineté fait partie de Dieu Lui-même (cf Éph. 1, 11, etc). Dieu était parfaitement libre de créer ou de ne pas créer. Il Lui a plu de créer. Rien de plus simple, de plus sublime et de plus vaste que ces quelques mots commençant la révélation divine: «Au commencement Dieu créa les cieux et la terre». C’est le commencement absolu de la création qui est en contraste avec les sept jours. Remarquons que pas un seul mot de l’Écriture ne justifie la supposition étrange et hâtive que l’univers a été amené àl’existence durant les 6 jours de Gen. 1, 3-31 dont il est si souvent fait mention tout le long de la Bible. Les v. 1 et 2 sont distingués de l’oeuvre des 6 jours. L’expression «Au commencement» n’est en aucune manière reliée avec «les jours», si ce n’est qu’il s’agit du point de départ révélé de la création divine, qui aboutit en son temps et très probablement après un immense intervalle. L’Écriture est le seul récit qui révèle Dieu comme Créateur de tout et qui laisse la place pour tout ce qui a été opéré avant la terre adamique. «Le Dieu d’éternité, l’Éternel, créateur des bouts de la terre, ne se lasse pas et ne se fatigue pas. On ne sonde pas son intelligence» (Ésaïe 40, 28). Le Pentateuque a été écrit en vue de l’homme, et même premièrement en vue d’Israël. Le Second Homme (le dernier Adam) étant cependant l’objet caché des conseils de Dieu ainsi que l’Église unie à Lui. Ainsi, «au commencement» est distingué de toute mesure du temps en rapport avec l’existence de l’homme. La vraie lumière luit déjà (1 Jean 2, 8). Hélas, si l’on reçoit volontiers bien des choses, on ne veut pas d’un Dieu vivant, et encore moins l’univers créé par et pour Son Fils qui était avant toutes choses et par qui toutes choses subsistent (Col. 1, 16-17). Mais pour quiconque croit: «Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent» (Héb. 11, 3; Jean 1, 3).

Versets 1 et 2 : il faut comprendre, comme plusieurs éminentes personnes, que la science et le récit de la Genèse ne font qu’un. Il y a un plein accord. Selon Es. 45, 18, la terre a été formée non pas pour être vide, mais pour être habitée. Une période de temps considérable a pu se passer entre les deux premiers versets. En plus d’ères géologiques, il y a eu une catastrophe, au moins en ce qui concerne la terre. En effet, l’activité créatrice divine ne peut concevoir une terre informe. Un silence précède manifestement le cataclysme perceptible du v. 2. Des changements physiques ont eu lieu. Moïse a été conduit à mentionner cela à une époque qui n’est pas révélée mais après la création du v. 1 et avant sa formation pour être l’habitation d’Adam et de sa race. Tout ceci s’accord avec les deux autres passages de la Bible qui contiennent l’expression «désolation et vide», c’est-à-dire Es. 43, 11 et Jér. 4, 23. Dans un cas comme dans l’autre, et comme dans la Genèse aussi, il s’agit d’une désolation infligée et non pas une condition première. Pourquoi cela? Et bien il y a, dans l’Écriture, des faits des plus intéressants et importants en relation avec la création qui a existé puis qui s’est éteinte. Ainsi, l’Écriture n’exclut pas une succession de créatures, qu’elles soient plus ou moins organisées. Relevons encore que les traces du déluge sont sans communes mesures par rapport aux convulsions bien plus anciennes.

On trouve donc bien, dans la semaine adamique, «une succession de créatures s’élevant depuis les moins organisées aux plus organisées». Une pareille analogie a marqué l’énergie créatrice de Dieu dans les ères géologiques précédentes, sauf que l’homme et certaines créatures supérieures n’y ont pas été mis. Tout ceci déracine l’évolution, en réalité. Le principe et le fait de la création sont pleinement révélés au v. 1; celui de la dislocation l’est au v. 2. Tous les deux précèdent la préparation de la terre pour Adam pendant les six jours. Du reste, la découverte de certains des plus anciens restes organiques avaient une vision remarquablement adaptée à leurs circonstances. , comme les trilobites du Silurien ou d’autres couches, qui avaient des yeux ayant jusqu’à 6000 facettes. Le langage du v. 2 de la Genèse est parfaitement compatible avec ceci. Si on le compare avec le v. 1, on peut naturellement supposer que les ténèbres étaient le résultat de l’état de désordre du v. 2. Il est absurde de nier que les organismes inclus dans les strates ont été, en leur temps, des animaux réels et des plantes réelles. Ainsi, les v. 1 et 2 s’expriment en peu de mots et en termes généraux; une large place est laissée à la recherche. Le croyant sait d’avance que les conclusions théoriques aussi fondées soient-elles, doivent cadrer avec les phrases inspirées. L’oeuvre des 6 jours n’a que peu, ou même rien à faire avec la géologie. Il peut y avoir des analogies, dans une certaine mesure, entre les oeuvres des jours 3, 5 et 6 ainsi que certaines périodes géologiques antérieures. Mais la Bible passe par-dessus sans mot dire, comme des choses en dehors de son domaine et de son objet, tout en leur laissant toute la place qu’on veut dans deux premiers versets.

Versets 3 à 5 : les v. 1 et 2 ne constituent pas un sommaire de la terre adamique qui ne commence qu’au v. 3. Il y a 3 états bien distincts: 1) la création originale de l’univers; 2) la terre devenue désolation et vide; 3) le renouvellement de la terre pour l’homme, Dieu étant son dominateur. Et par l’Esprit de Dieu, Job déclare que « le ciel est beau» (Job 26, 13); et pour les créatures en général, il est écrit : «Tu envoies ton Esprit; ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre» (Ps. 104:30). Ce verset mentionne la terre qui allait être celle de l’homme; il montre le passage d’un état à l’autre. Pourtant, aucune des phases 1) et 2) n’est en relation immédiate avec l’homme. Cependant, tout a été fait pour la gloire de Dieu et en vue de l’homme, par dessus tout en vue du second homme (c’est le Nouveau Testament qui permet de l’affirmer sans hésiter). L’effort fait pour étayer par l’autorité de l’Écriture une correspondance directe entre les jours du ch. 1 (que ce soit 3 ou 6 d’entre eux) et les ères géologiques n’est qu’une pure illusion. Dieu s’est interposé et a dit: «Que la lumière soit. Et la lumière fut». Pour ce qui concerne la terre adamique, les luminaires n’étaient pas encore entrés en fonction comme maintenant: c’est là l’oeuvre du quatrième jour. Le v. 3 n’est donc pas réellement le signal du commencement de l’action créatrice, mais l’indication d’un renouveau de l’activité de Dieu, s’occupant de détails, bien longtemps après la création de l’univers avec ses galaxies, ses étoiles, planètes et satellites. Dieu parle, et sa parole forme la terre adamique avec tout ce qui l’accompagne. Nous pouvons d’ailleurs noter, en anticipant sur le 4ème jour, qu’il n’y a là aucune suggestion de création des masses physiques du soleil, de la lune ou des étoiles. En ce 4ème jour, il n’y a rien d’autre que leur mise en place en tant que luminaires en relation positive et déclarée avec la terre. Leur création dans le temps relève de la phase 1). Il ne faut pas confondre le «au commencement» du v. 1 avec le premier jour des v. 3 à 5 et suivants. La lumière des yeux réjouit le coeur, dit le Prédicateur (Prov. 15, 30) et elle est douce (Eccl. 11, 7); Dieu l’a qualifiée de «bonne». «Et il y eut soir et il y eut matin, premier jour (ou un jour)». Un autre premier jour allait être témoin d’une meilleure lumière: là aussi, Celui qui est la vraie lumière a brillé de façon encore plus éclatante alors que de profondes ténèbres régnaient partout. Lui, la vraie lumière, existait avant les ténèbres.

Versets 6 à 8 : les v. 3 à 5 ont mentionné l’oeuvre du 1er jour qui introduit la semaine de préparation de la terre en vue de la race humaine. L’écriture dit clairement et positivement que l’oeuvre de 6 jours n’a pas duré de longues ères, mais a été réellement comprise dans l’intervalle défini par un soir et un matin. Comme déjà vu, il y avait de la place pour une succession d’ères après le commencement du v. 1 et avant les 7 jours. Ces jours, pris dans leur portée naturelle sont, de manière frappante, en harmonie morale avec l’homme. L’homme est la dernière des oeuvres de l’oeuvre de Dieu en création lors de cette semaine-là. Pour le 2ème jour, l’Écriture indique: «Et Dieu dit: Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. Et Dieu appela l’étendue Cieux. Et il y eut soir, et il y eut matin: — second jour» (v. 6 à 8). S’agit-il de la 1ère création des cieux atmosphériques? N’imaginons pas cela. Il en allait de même avec la 1ère existence de la lumière lors du 1er jour. Le langage absolu utilisant le mot créer est évité dans les 2 cas. Ce mot créer n’est utilisé qu’aux v. 1, 2 et 27. Ce qui constitue maintenant une ceinture pour la terre, peut ne pas avoir été toujours identique globalement au cours des diverses variations d’état des végétaux et animaux, avant l’existence de l’homme, sans parler de ce qui était avant l’existence de la vie. Le Créateur de tout a mis en place un environnement adapté à chaque état. Les restes de strates successives indiquent une admirable adéquation à la flore et à la faune de l’époque, toutes différentes de celles de la terre adamique et de ses habitants; dans certaines de ces conditions antérieures, on peut douter que l’homme ait pu vivre. De toute façon il n’y a pas vécu. D’un autre côté il est inacceptable de supposer qu’aucune convulsion n’ait été capable de produire des changements tels que la désactivation de la lumière, ou la destruction des conditions atmosphériques. Cela relèverait du raisonnement humain et d’incrédulité. «Vous errez ne connaissant pas les Écritures, ni la puissance de Dieu» (Matt. 22, 29). On peut ainsi concevoir qu’il n’est pas difficile que Dieu ait renouvelé, en vue de la terre adamique, des plantes et des animaux, qui, cqfd, existaient précédemment. De même pour le 1er jour, on peut concevoir Dieu réactiver la lumière. 2ème jour: les cieux atmosphériques, si essentiels à la lumière, au son, à l’électricité, à la végétation et à la vie animale, ont donc été appelés, ou plutôt ré-appelés, à exercer leurs fonctions après la confusion qui les a détruites dans des conditions qui se sont passées entre les v. 1 et 2. Tout cela dépasse les connaissances de l’homme. «Les eaux au-dessus de l’étendue» consistent en cet énorme réservoir de vapeur qui remplit les nuages et tombe sous forme de pluie, de grêle ou de neige. Les «eaux au-dessous de l’étendue» couvraient la terre alors, mais allaient bientôt former les mers quand le sec allait paraître le jour suivant.

Versets 9 à 31 (extraits adaptés (JND). Tout le ch. 1) : l’ordre de l’oeuvre créatrice de Dieu a été celui-ci: dans les 4 premiers jours, Dieu fait sortir la lumière et l’ordre du sein des ténèbres et de la confusion. Le 1er jour, la lumière (v. 3 à 5); la scène de la puissance céleste au-dessus de la terre, le 2ème jour (v. 6 à 8); Il sépara ce qui était formé et en ordre, d’une part, d’avec la masse puissante mais sans forme, des eaux, d’une autre part; puis, il orna de beauté et de fertilité la scène habitable et mise en ordre, dans le 3ème jour (v. 9 à 13). Les symboles d’une puissance directrice furent mis, d’une manière visible, à leur place, le 4ème jour (v.14 à 19). Le théâtre du développement et de la domination de l’homme était formé; l’homme n’y était pas encore. Avant de créer l’homme, Dieu créa des êtres vivants de toute espèce dans les mers, sur la terre et dans l’air qui devaient se propager et multiplier les preuves de la puissance vivifiante de Dieu, par laquelle il pouvait communiquer à la matière une énergie vivante (v. 20 à 22 – 5ème jour). Ainsi, non seulement fut formée une scène où les conseils de Dieu envers l’homme pouvaient se déployer, mais encore apparurent ces existences que l’homme devait gouverner de manière à manifester ses énergies et ses droits, selon la volonté de Dieu et comme tenant Sa place, comme étant Son vice-gérant sur la terre (v.28). L’homme est à part et distinct de tout, le centre de tout, le dominateur de toutes les créatures. Il n’est pas dit au sujet de l’homme «Que la terre produise» mais «Faisons l’homme». v. 27: et il créa l’homme à son image; v.28: il le créa, sans doute, pour multiplier comme les autres créatures vivantes, mais il lui donna la domination sur elles et en fit le centre et le chef de la création de Dieu sur la terre. V. 29: les semences de cette terre féconde lui furent données pour nourriture; v. 30: l’herbe verte qu’elle produisait fut de même donnée aux animaux. La violence et la mort n’existaient pas encore. Rien n’est plus marqué que la position distincte de l’homme. Les conseils de Dieu sont en vue de l’homme. Dieu prend ses délices dans les fils des hommes (Prov. 8, 31)] et a manifesté son bon plaisir dans les hommes par le fait que son Fils est devenu homme (Luc 2,14). Ici, sans doute, nous avons l’homme responsable, mais la différence qu’il y a entre lui et toutes les autres créatures est aussi marquée que possible. Les jours de la création finissent avec la formule ordinaire: «Et Dieu vit que cela était bon» (1, 25), avant que l’homme soit mentionné. (v. 26). Alors vient un conseil solennel qui donne à l’homme une place spéciale: Dieu veut le créer à sa propre image et à sa propre ressemblance. Le mot «image» (en rapport avec Dieu) revient 2 fois dans le v. 27. Faire de l’homme un simple animal est une chose monstrueuse qui renverse cette double déclaration emphatique de Dieu Lui-même et n’en tient pas compte. Dans l’ordre des créatures, l’homme est évidemment la contrepartie des voies de Dieu, quoique ceci ne soit accompli pleinement qu’en Christ, comme nous le montre le Ps. 8 (voir Rom. 5, 14 et Héb. 2). Au v. 25: bon et au v. 31 très bon. Le jardin d’Éden couronnera, en quelque sorte, le tout.

Versets 26 et 27 : lors du 3ème jour (v. 9 à 13), l’énergie du Créateur s’est déployée 2 fois. 1) les eaux qui se rassemblent pour former la mer avec apparition du sec; cela fut considéré comme bon. 2) la terre produisit de l’herbe, des plantes portant leur semence, et des arbres fruitiers produisant du fruit selon leur espèce ayant leur semence. Dieu vit que cela était bon. Le sixième jour (v. 24 à 31) il y eut aussi une double action. La 2ème étant la plus extraordinaire puisque la vie humaine a été mise dans un être, la plus élevée des créatures terrestres ici-bas. (lors du 3ème jour, la seconde action créatrice a généré la vie végétale qui, tout en étant remarquablement organisée, est moindre par rapport à l’être humain). Dieu, dans sa sagesse et dans le déploiement de ses voies, avait ménagé pour les êtres vivants un environnement  revêtu et rempli de beauté, de nourriture, de fruits; une fois cet environnement mis en place, des êtres supérieurs allaient venir profiter de tout ce que Sa bonté avait préparé; et tout, animal et végétal, était pourvu du pouvoir de reproduction régulière. (une note dans la traduction JND est semblable à la note de WK en ce qu’elle indique dans les ch. 1, 27 et 2, 8 que «l’homme» signifie «la race humaine»). Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, l’«image» représente, tandis que la ressemblance «ressemble». Dans le NT, le denier (pièce de monnaie) que demanda notre Seigneur avait, sur une face, une image et une inscription de César. Sa ressemblance pouvait être défectueuse, mais c’était bien une image de l’empereur romain. Ressembler à Dieu ici-bas n’a été donné qu’à l’homme. Même les anges n’ont pas une telle place. Ils excellent en force, ils exécutent la parole de Dieu, écoutant la voix de sa parole (Ps. 103, 20). Mais les anges ne dominent pas au nom de Dieu, ni ne Le représentent comme centre d’un système qui lui est assujetti et qui regarde à lui. L’homme a été fait pour représenter Dieu au milieu d’une créature inférieure, dépendante de lui. Pour être créé à l’image de Dieu, il a été aussi fait «selon sa ressemblance», sans mal et droit. Par le péché, la ressemblance à Dieu a disparu, mais l’image a subsisté. Quoique incapable de représenter Dieu correctement, il était encore responsable de Le représenter. C’est pourquoi, au ch. 5, 1-2, nous lisons que Dieu a fait l’homme à sa ressemblance; il les créa mâle et femelle, il les bénit et appela leur nom Adam au jour où ils furent créés. Dans 1 Cor. 11, l’homme est appelé positivement l’image et la gloire de Dieu. Il en est la représentation publique. Dans Col. 1, 15, le Christ, le Fils incarné est décrit comme «l’image du Dieu invisible»; s’il n’est pas appelé la «ressemblance» de Dieu, cela ne fait que confirmer la vérité: l’appeler ressemblance de Dieu aurait renié sa divinité. Il était Dieu. Par ailleurs, il ne faut pas confondre l’état d’Adam innocent avec le nouvel homme créé selon Dieu en justice et sainteté de la vérité (Éph. 4, 24). Non seulement l’homme était une créature sans précédent, mais il avait une place bien particulière dans les pensées de Dieu; cela pas seulement temporellement pour la terre, mais bien pour l’éternité. Pour un tel déploiement du propos de Dieu, il fallait s’attendre à des déclarations spéciales. C’est ce l’on trouve ici: la place de la créature selon que Dieu l’avait établie à l’origine sur la terre y est bien soulignée. Le ch. 2 donne des détails complémentaires, importants, quant aux relations dans lesquelles Adam fut mis; il y a la clé de cette déclaration que l’homme a été «créé mâle et femelle» (1, 27): un couple unique, et qui plus est, formé comme aucun autre ne l’a jamais été; cela différencie l’homme d’avec toute autre créature sur la terre ou dans les cieux. Car d’immenses conséquences découlent de ce fait, et Dieu a pris soin de l’établir lui-même et Lui seul pouvait en révéler le fait.

Autres notes relevées lors de réunions en rapport avec les v. 1 à 19 de ce chapitre :

  • ·         Passages lus en rapport avec les v. 1 à 19 :
    Héb. 11, 3 # Prov. 8, 22 à 24 et 27 à 31 # 2 Pi. 1, 4 # Apoc. 4, 11 # Col. 1, 16 # Rom. 1, 18-20 # Job 38, 2-4 et 42, 3 et 37, 14 # Jean 1, 1-5 # 1 Jean 1, 1-2 # Héb. 1, 2-3 # Ps. 104, 24 # Ps. 33, 9 # Ps. 19, 1-3 # 1 Pi. 1, 12 # Eph. 1, 4 # Es. 49, 9-10 # Jean 17, 24 # Rom. 8, 29-30 # Eccl. 12, 1 # Es. 45, 18 # Gen. 8, 8-9 # Luc 22, 3 # Es. 34, 11 et Jér. 4, 23 à les deux autres passages avec «désolation et vide» # Deut. 32, 11 # Es. 21, 11-12 # Dan. 8, 14 # 2 Cor. 4, 6 # Gal. 4, 4 # Prov. 16, 4 # Rom. 11, 32-33 # Eph. 1, 22-23 # Ps. 139, à en rapport avec la lumière insupportable pour le pécheur et douce pour le racheté # Rom. 4, 17 # Eph. 6, 12 # Jean 4, 14 à eau d’en haut, d’en bas (+ Ps. 42, 7 et Es. 58, 11-12) + cf Jean 8, 23 ainsi que Ps. 148, 4 et Col. 3, 1-3 #  Jug. 1, 15 … Acsa… sources du haut, du bas # Ps. 104, 5,9 # Job 38, 8 à 10 # Es. 57, 20 # Apoc. 17, 15 # Marc 4, 20 # CCant. 2, 3 # Ps. 1, 3 # CCant. 6, 10 à ces références en relation avec le parfait modèle.
  • ·         Notes « en vrac » relevées lors de la même occasion :
    En relation entre les v. 1 et 2, la chute du diable est évoquée mais aucun passage ne prouve ce fait. Mais on peut penser à la désolation et au vide que l’on constate moralement dans ce monde # Genèse 2. 7ème jour = millénium … jour éternel (8ème jour) …  # 2ème jour: après avoir été éclairée, l’âme a devant elle une responsabilité en rapport avec les choses d’en haut, les cieux. Le Tabernacle dans le ciel a été cité. Respirons une atmosphère céleste. # Dans ce chapitre, il y a aussi un tableau prophétique. Le sec représente Israël (cf Jonas) et le matin du 3ème jour le millénium. # v.12 : selon son espèce = cela met la théorie de l’évolution à néant. # Pour le chrétien, il faut regarder le côté moral des choses. Les hommes voies les choses du côté technique sans se soucier de la portée morale. # 4ème jour : on peut penser à bien des passages dont les songes de Joseph. Ces passages présentent les luminaires sous différents aspects. # Verbe dominer = pensons à la soumission aux autorités. # Les astres déterminent les saisons. Dans notre vie spirituelle, il y a aussi des saisons dont les luminaires sont des images des croyants. Penser aux fils d’Issacar qui savaient discerner les temps. Voir aussi Phil. 2, 15 (reluire comme des luminaires). Dans l’Apocalypse, les étoiles sont des hommes, cette partie responsable figurée par l’ange de l’assemblée :
    « – et il avait dans sa main droite sept étoiles ; et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants ; – et son visage, comme le soleil [quand il] luit dans sa force. » (Apocalypse 1:16)
    « Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma droite, et les sept lampes d’or : les sept étoiles sont [les] anges des sept assemblées, et les sept lampes sont sept assemblées. » (Apocalypse 1:20)
    « À l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or : » (Apocalypse 2:1)
    « Et à l’ange de l’assemblée qui est à Sardes, écris : Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres, – que tu as le nom de vivre, et tu es mort. » (Apocalypse 3:1)
    # Si le 3ème jour évoque la mise de côté d’Israël, il y a au 4ème jour la parenthèse de la grâce: soleil (Christ); lune (Église); étoiles (croyants). # Dan. 12, 3 s’applique à Israël en rapport avec les étoiles. # Dans l’assemblée, tous sont responsables et ceux qui prennent leurs responsabilités font partie de l’ange de l’assemblée qui est à …

♦ ♦ ♦ Gen.  3011 ♦ ♦ ♦
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