Livre de la Genèse. Chapitres 27 à 35

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Commentaires de Genèse 27
Ch. 12 à 50 :            l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 27 :                     Jacob usurpe la bénédiction

Ce chapitre indique de manière remarquable comment Dieu dépeint une personne par le Saint Esprit. Jacob et Rebecca manquent de dépendance en Dieu puisqu’ils font une machination pour tromper Isaac alors presque aveugle. Pourtant, tout cela n’était pas nécessaire car, au ch. 25, il avait été dit que le plus grand serait asservi au plus petit. Il s’agit donc de se confier en Dieu qui aurait enlevé le désir à Isaac de bénir celui qu’il ne devait pas. Isaac, dans ses derniers jours, a le cœur attaché aux choses terrestres. En effet, c’est pour un repas qu’il aurait béni Ésaü. Sachons donc que les desseins de Dieu se réalisent parfaitement lorsque nous dépendons de Lui. La meilleure preuve en est le Seigneur Jésus lui-même. La Parole montre que, dans toute sa vie ici-bas, il est dépendant de Dieu … à chaque pas. La tentation de Satan au désert en est un exemple remarquable. En relation avec ces passages écrits pour notre avertissement, nous pouvons penser à des passages comme Phil. 2, 5 à 11 afin de ne pas tomber dans les fautes commises par les personnes de Gen. 27.


Phil. 2, 5 à 11: 
5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, 6 lequel, étant en forme de Dieu*, n’a
pas regardé comme un objet à ravir** d’être égal à Dieu, 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait* à la
ressemblance des hommes; 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom* au-dessus de tout nom, 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
 / v. 6*: tout ceci est en contraste avec le premier Adam.  / v. 6**: ou: saisir à tout prix.  / v. 7: litt.: devenu.  / v. 9: ou: le (ou: ce) nom qui est.

Nous n’insistons jamais assez sur la dépendance que nous devons avoir en Dieu. Les manquements de Rebecca et de Jacob trouvent vite leur finalité. D’un côté Rebecca qui aimait Jacob ne le reverra plus jamais. De l’autre, Jacob aura épreuve sur épreuve à travers lesquelles la grâce divine brillera. À ce propos, citons encore:

  • (Luc 12:25) «Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille?»
  • (Héb. 12, 15-17) «15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés; 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né; 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes».

Versets 1 à 5, 33 : Isaac cède à des choses charnelles afin d’avoir la force de bénir un fils charnel comme s’il n’aurait pas pu trouver la force en Dieu pour bénir Jacob que Dieu avait choisi. Avec le cœur attaché aux choses terrestres, Isaac oublie la parole de Dieu selon Gen. 25, 23. Il s’en souvient au v. 33 lorsqu’il fut saisi d’un tremblement très grand et demande qui a apporté le gibier déjà dégusté puis en déclarant à Ésaü que celui qui a été béni avant lui le restera. Le tremblement d’Isaac n’est pas provoqué par la colère mais du fait que, tout à coup, il se souvient de la parole de Dieu et ne révoque pas la bénédiction de Jacob bien qu’il se la soit acquise par ruse. L’homme charnel n’ayant pas besoin de discipline, Ésaü n’en aura pas.

Quant aux vies de Rebecca et d’Isaac, elles se terminent sans être des témoins. Ils sont disciplinés jusqu’à leur mort.

Commentaires de Genèse 28
Ch. 12 à 50 :            l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit

Ch. 28 :                     fuite de Jacob en Mésopotamie

Jacob était âgé de 75 ans lorsqu’il quitta la maison de ses parents. C’est une 2ème partie de la vie de Jacob qui commence. La fin de la 1ère partie est en rapport avec ce droit d’aînesse qu’il a obtenu par la ruse malgré le fait que Dieu l’avait promise autrement. Cependant, Dieu sera fidèle à ses promesses et les conciliera avec la ruse de Jacob par la discipline, répondant aux exigences de sa fidélité et de sa sainteté. Une fois que Jacob pourra prononcer une condamnation absolue sur sa propre personne, il entrera par la foi dans la jouissance des glorieuses promesses qui lui avaient été faites. La seconde partie de Jacob a Béthel pour point de départ et de retour.

Au début de ce ch. 28, Isaac est humilié, bénissant son fils, qui ne peut pas rester dans le pays de la promesse. Jacob fait le chemin inverse d’Abraham. Il n’est pas en communion avec Dieu. Il médite sa faute et regrette de devoir partir. Lisons le v. 12 et Hébr. 1, 14:

  • ·         Et il songea : et voici une échelle dressée sur la terre, et son sommet touchait aux cieux ; et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient sur elle.
  • ·         «Ne sont-ils pas tous des esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut?»

 

Remarquons que Jacob est aussi une figure du futur peuple d’Israël qui sera proscrit en raison de son infidélité. Et malgré la valeur des v. 13 à 14, Jacob dit (v. 15 et 16) que c’est un lieu terrible. Ces v. 13 à 17:

  • ·         Et voici, l’Éternel se tenait sur elle, et il dit: Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac; la terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence;  et ta semence sera comme la poussière de la terre; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta  semence. Et voici, je suis avec toi; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit. Et Jacob se réveilla de son sommeil, et il dit: Certainement, l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas. Et il eut peur, et dit: Que ce lieu-ci est terrible! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux!».

 

Oui, c’est un lieu terrible car Jacob est jugé par la présence de Dieu. La chair est mal à l’aise. Jacob, pourtant, n’est pas en bon état car la fin du chapitre indique qu’il continue d’allier les résolutions de l’homme à la foi. Il lui faudra 20 ans de discipline pour comprendre cela. Lisons encore le Ps. 46, 10: «Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu: je serai exalté parmi les nations, je serai exalté sur la terre.». Donc, Jacob a dû quitter la maison de ses parents contre son gré. Dans son chemin, il fut appelé à connaître la solennité de la maison de Dieu. Cette échelle révèle aussi que Dieu, dans sa grâce immense, est descendu toujours plus bas, jusqu’à se révéler dans le fils, son fils, qui a accompli l’œuvre de la croix, afin de chercher et sauver ce qui est perdu. Et puis, dans les v. 13 et 15 en particulier, tout est de Dieu. En fait, ces versets font ressortir à réitérées reprises ce pronom personnel JE, c’est-à-dire Dieu, sa grâce. Il n’y a pas de «mais», ni de «si» car ce ne serait pas la grâce. Jacob, on le voit, connaît peu cette maison de Dieu. En rapport avec cette maison, lisons:

  • ·         «Éternel ! j’ai aimé l’habitation de ta maison, et le lieu de la demeure de ta gloire.» (Psaume 26:8)
  • ·         «Combien sont aimables tes demeures, ô Éternel des armées!» (Psaume 84:1)
  • ·         «en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.» (Éphésiens 2:22)

Commentaires de Genèse 29, Genèse 30, Genèse 31
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 29 :                     Jacob épouse Léa et Rachel
Ch. 30 :                     les fils de Jacob
Ch. 31 :                     retour de Jacob en Canaan

Dans le chapitre 29, bien que Jacob rencontre Rachel auprès du puits, il n’y a pas de similitude avec le chapitre 24 dans lequel Éliézer rencontrait Rebecca. Éliézer avait reçu une réponse à sa prière. Ici, le Dieu qui avait dit à Jacob, au ch. 28 «je suis avec toi», ne manque pas à sa promesse. Il dirige les circonstances en faveur de son serviteur et c’est tout. Jacob avait Dieu avec lui sans avoir lui-même de communion avec Dieu. Jacob n’a pas ce caractère d’étranger comme Abraham qui priait, dressait des autels, etc. Les ch. 29 à 31 montrent un Jacob qui subit les mêmes tromperies, de la part de Laban, dont il avait usé à l’égard de son père. Ces tromperies sont manifestes puisqu’il reçoit Léa (v. 21 et suivants) puis il est encore trompé au sujet des troupeaux (ch. 30, 32 et suivants). À 10 reprises, il a été trompé (selon ch. 31, 7 et 41). Contre tout cela Jacob, au lieu d’apprendre la discipline, trompe celui qui l’a trompé (selon ch. 30, 37 à 43). Sa fuite clandestine en est témoin. Dieu déclara «Jacob trompa Laban» (ch. 31, 20). Malgré les révélations en songe de Dieu à Jacob (ch. 31, 10-13), ce dernier manque toujours de confiance en Dieu tout en en ayant trop en lui-même. À travers toutes ces faiblesses, la foi de Jacob à Charan porte plusieurs traits remarquables. Au ch. 30, 22-27, il a la pensée de partir après avoir reçu le fils de la promesse … Joseph. Et au ch. 31, 36-42, sa foi se manifeste aussi. Au début du ch. 29, nous pouvons aussi y reconnaître la figure de Christ venant chercher lui-même les siens en contraste avec Éliézer (ch. 24) qui présentait une figure du Saint Esprit.

Dans ces chapitres 29 à 31, les ruses mises en place par Laban et Jacob indiquent qu’il ne faut pas être étonné de l’attitude de Laban. Par contre, il faut l’être par celle de Jacob qui est honteuse, surtout lorsque l’on considère le ch. 28 avec tout ce qu’il a vu et entendu à Béthel. Ainsi se vérifie, au ch. 30, 37-42, combien Jacob fait acte d’un art consommé dans la ruse pour rivaliser avec Laban. Jacob n’a vraiment pas compris ce qu’est la grâce. En allant à Charan, Jacob voit ce qu’est l’homme, lui qui n’a pas pu saisir la révélation que Dieu lui a faite de lui-même à Béthel. Héb. 13, 9 est bien à propos de ce manque de grâce de la part de Jacob. Mais la grâce de Dieu est de toute beauté. En effet, malgré la conduite de Jacob, Dieu dans sa grâce peut dire la perfection de Jacob (cf Nom. 23, 21). Il en va de même pour nous car Dieu nous voit au travers de l’œuvre de Christ. En tant que Père, il nous discipline.

Au ch. 31, ce monceau des versets 45 et suivants, indique qu’il n’y a pas de trait commun entre l’homme de Dieu et l’homme du monde. Cela même s’ils appartiennent à la même famille dans les liens d’ici-bas. 

Commentaires de Genèse 32
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 32 :                     lutte de Jacob avec Dieu et son nouveau nom Israël

«Et Jacob alla son chemin. Et les anges de Dieu le rencontrèrent; et Jacob dit, quand il les vit: c’est l’armée de Dieu. Et il appela le nom de ce lieu-là Mahanaïm», c’est-à-dire 2 armées ou camps (v. 1 et 2). Nous y voyons que Dieu, dans son immense amour, donne une armée à Jacob, l’armée de Dieu. La bonté de Dieu demeure à toujours. Malgré tout cela, Jacob a recours à ses moyens usuels en rejetant l’aide de Dieu et en se fiant à ses propres plans pour la rencontre avec Ésaü. La nature du cœur de l’homme est révélée comme étant mauvaise et incurable par-dessus tout. En effet, le v. 11 «délivre-moi, je te prie, de la main de la main de mon frère, de la main d’Ésaü, car je le crains, de peur qu’il ne vienne et ne me frappe – la mère avec les fils». Cette prière de Jacob est incompatible avec ses propres arrangements du fait qu’il veut apaiser Ésaü avec un cadeau (v.13 et 20). Apprenons, pour nous aussi, de ne pas faire ses propres plans. Il faut s’attendre à Dieu. Jacob, au v. 24, a cette lutte avec Dieu; cela après avoir pris toutes ses dispositions. Il est seul, loin du monde et Dieu peut intervenir pour travailler. Jacob commence ici une nouvelle phase de sa vie qui consiste à ne dépendre de personne sinon de Dieu seul. Dans ce passage, l’on comprend que c’est Dieu qui lutte avec Jacob et non l’inverse. Dieu veut apprendre quelque chose à Jacob. Ce v. 24 n’indique nullement la force de la prière de Jacob, prière inappropriée vu le contenu du v. 13. Jusqu’à présent, Jacob a tout surmonté par ses propres plans. Il trouve ici son Maître qui connaît Jacob, sans que Dieu ait révélé son nom, Lui qui ne le laissera point (v. 26). Pour nous, le passage de 2 Cor. 12, 9 est bien à propos: «et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité. Je me glorifierai donc très-volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi.».  Il faut que Christ croisse et que nous, nous nous abaissions. Le nom d’Israël (prince) est donné à Jacob seulement lorsque ce dernier, par la grâce de Dieu, reconnu toute sa faiblesse. Ce chapitre peut être comparé au livre de Job qui nous apprend par où à dû passer Jacob qui avait grande confiance dans la chair puisque Dieu a dû lutter toute la nuit pour l’en dissuader. Le 2ème acte de la bataille (v. 25-26), dans cette lutte avec Dieu et selon Osée 12, 4-6: «Dans le ventre il prit son frère par le talon, et par sa force il lutta avec Dieu; oui, il lutta avec l’Ange et prévalut: il pleura et le supplia. À Béthel, il le trouva ; et là, il parla avec nous et l’Éternel, le Dieu des armées, – l’Éternel, est son mémorial.»,  Dieu reconnaît la foi qu’il qualifie comme une victoire sur Lui et sur les hommes. Son nom ISRAËL exprime sa relation vis-à-vis de Dieu. La force du supplanteur fait face à la puissance infinie de la foi. Au v. 30 Jacob donne le nom de Peniel à ce lieu mémorable. Son âme a été délivrée en relation avec la discipline pour juger la chair. 

Commentaires de Genèse 33
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 33 :                     rencontre de Jacob avec Ésaü
Jacob, malgré la lutte que Dieu vient de lui affliger dans le chapitre précédent, continue de faire ses propres plans selon v. 1 et 2 : «Et Jacob leva ses yeux, et regarda; et voici, Ésaü venait, et quatre cents hommes avec lui. Et il partagea les enfants entre Léa et Rachel et les deux servantes. Et il mit à la tête les servantes et leurs enfants, et puis Léa et ses enfants, et puis Rachel et Joseph». Jacob est lent à se confier en Dieu. C’est un grand tort de sa part et le v. 4 confirme «Et Ésaü courut à sa rencontre, et l’embrassa, et se jeta à son cou, et le baisa; et ils pleurèrent». Dieu permet donc une rencontre tout à fait paisible entre ces 2 frères. Cette rencontre fait penser à Job 22, 21. Ce qui y est écrit est valable aussi bien pour un incroyant que pour un enfant de Dieu: «Réconcilie-toi avec Lui, je te prie, et sois en paix: ainsi le bonheur t’arrivera.». Les plans de Jacob étaient inutiles. Apprenons qu’il faut se reposer sur ce rocher et que, plus nous connaissons Dieu intimement, plus aussi notre paix sera solide. Au v. 17: «Et Jacob s’en alla à Succoth, et bâtit une maison pour lui, et fit des cabanes pour son bétail : c’est pourquoi on appela le nom du lieu Succoth.» (cabanes). Jacob s’établit à Succoth. Jacob y est en opposition avec le désir de Dieu qui lui avait assigné Béthel comme direction. Au v. 18, Jacob s’en va à Sichem. Il y achète une terre et dresse un autel qu’il appelle El-Elohé-Israël qui signifie Dieu, le Dieu d’Israël. Il se trouve encore en dehors des limites assignées par Dieu et, s’il a toutefois le privilège de le connaître comme son Dieu, il n’en est pas moins vrai qu’il ne le connaît pas comme étant le Dieu de sa propre maison.

Revenons au v. 4 avec ce fait que les craintes de Jacob étaient vaines et traçaient son manque de foi. Par grâce, Ésaü a refusé le don de Jacob, Dieu ayant exaucé la prière de Jacob (ch. 32, 11). Jacob ne pouvait pas s’exprimer «je l’apaiserai par un cadeau» (ch. 32, 20). Cependant, au v. 10, il offre ce cadeau comme une preuve qu’il avait trouvé grâce aux yeux d’Ésaü. Et le v. 14 montre encore que Jacob n’obéit pas au commandement. Il manque de foi. Combien  aussi avons-nous besoin de veiller pour que notre témoignage vis-à-vis du monde soit compréhensible et clair. Le v. 20 indique que le nom donné à l’autel est un culte personnel qui reflète un niveau assez bas. 

Commentaires de Genèse 34
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 34 :                     Dina et Sichem

Ce chapitre présente à nouveau une page sombre de la vie de Jacob et de sa famille. Il est important de se tenir dans la séparation du monde afin de ne pas être pris au piège comme l’est Dina. Jacob, de par sa position à Sichem, continue à recevoir la discipline de Dieu. Lévi et Simon utilisent la violence afin d’effacer l’humiliation provoquée par le déshonneur de Dina. Cela ne change rien et Jacob n’approuve pas ses fils (v. 30). Il les reprend vertement. Ce même v. 30 fait aussi ressortir le manque de foi de Jacob car il dit qu’il sera détruit, lui et sa maison. Pourtant, Dieu avait promis de le protéger (ch. 28, 14-15). Jacob n’a aucune excuse à faire valoir du fait qu’il ne devait pas s’établir à Sichem. Gal. 6, 7 est à propos: «Ne soyez pas séduits; on ne se moque pas de Dieu; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera.». De même, si des parents chrétiens ont des enfants qui vont dans le monde, il faut qu’ils se soient eux-même d’abord jugés avant de se lamenter de cet état de choses. À Sichem, Jacob est donc dans le pays de la promesse. Toutefois son état d’âme ne correspond pas encore avec la place où Dieu le veut. Il s’expose à une discipline pire qu’avant. Il est à noter qu’à la fin de sa carrière de proscrit, il avait pourtant expérimenter que sa propre force n’était qu’une lutte contre Dieu. Cette force devait être réduit à néant, car elle provenait d’une volonté ennemie de Dieu, afin que la vraie puissance, celle de la foi, puisse faire de Jacob un Israël et que le vainqueur de Dieu, sortit de cette lutte en étant brisé. Sa hanche déboîtée est un signe de la victoire que Dieu avait remportée sur lui. Ces haltes de Sichem et de Peniel furent faites par Jacob sans qu’il consulte Dieu. Il n’avait pas cette foi pure et simple devant Dieu. Cela lui a valu une terrible discipline comme le développe ce chapitre 34. 

Commentaires de Genèse 35
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 35 :                     Jacob monte à Béthel. Naissance de Benjamin. Mort de Rachel

Au début de ce chapitre, Jacob est tout à coup appeler à se présenter devant Dieu comme adorateur. Il va rencontrer Dieu en grâce et non en jugement. Dieu avait été et est avec lui, selon v. 3
«et nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel, et je ferai là un autel à *Dieu, qui m’a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi dans le chemin où j’ai marché.» et v. 7 «et il bâtit là un autel, et il appela le lieu El-Béthel; car c’est là que Dieu s’était révélé à lui comme il s’enfuyait de devant la face de son frère.». Pour venir à Dieu comme adorateur, il faut être pure. C’est pourquoi Jacob, selon v. 2, purifie tout «Et Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui: Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et purifiez-vous, et changez vos vêtements;». Et dans Osée 12, 5 «oui, il lutta avec l’Ange et prévalut: il pleura et le supplia. À Béthel, il le trouva; et là, il parla avec nous:». Remarquons que Dieu ne change pas mais le lieu de Béthel n’est plus pour Jacob un lieu de terreur, comme au ch. 28, car Jacob est un autre homme et il est maintenant capable d’entrer en communion avec Dieu. Puis dans les v. 6 à 8 et 16 à 29 du ch. 35, une nouvelle discipline se présente à Jacob. Maintenant qu’il a son âme en règle avec Dieu, il est encore éprouvé au milieu des joies de Béthel car Debora, nourrice de Rebecca meurt. C’était le dernier souvenir vivant de sa mère, qu’il n’avait pas revue, disparaît. Après Béthel, sur le chemin d’Éphrath, qui est Bethléhem (v. 19), c’est Rachel qui meurt. Toutes les joies de la vie du patriarche prennent fin. Le ch. 48, 7 souligne encore la douleur qui fut la sienne … «Et moi,… comme je venais de Paddan, Rachel mourut auprès de moi, dans le pays de Canaan, en chemin, comme il y avait encore quelque espace de pays pour arriver à Éphrath; et je l’enterrai là, sur le chemin d’Éphrath, qui est Bethléhem.». Dans les v. 21 et 22, il y a la corruption de Ruben que Jacob constate avec amertume comme cela ressort de son jugement au ch. 49, 3-4. 

Le 1er verset «Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et habite là, et fais-y un autel au *Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère.» confirme les pensées du chapitre précédent. La place de Jacob était à Béthel. C’était le lieu de départ mais aussi de retour de la 2ème phase de sa vie. C’est dans ce lieu, car Dieu se révèle dans sa maison, que Jacob pouvait réaliser tout le mal de ses actions lors des années passées chez Laban. À Sichem, Jacob ne vivait pas assez près de Dieu pour discerner le mal qu’il avait fait. Il en va de même pour nous. Ce n’est pas en restant loin de Dieu que nous pouvons retrouver la communion perdue. Il faut revenir au point de départ. Lisons à cet égard Apoc. 2, 5 «Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et repens-toi, et fais les premières œuvres; autrement, je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu, à moins que tu ne te repentes.». Il y a d’autre part une grande différence entre l’autel à Béthel (v. 1) et celui à Sichem (ch. 33, 20). Celui de Béthel donne une idée plus grande de Dieu, où les choses impures n’existent pas, en contraste avec celui de Sichem. De nos jours, nous comprenons qu’il faut rendre culte au lieu et veiller à la pureté de ce lieu. Ce 1er verset fait également part de la petitesse de Jacob car, en s’enfuyant d’Ésaü, il était dans un tel état. Dieu a aussi besoin de nous rappeler de temps en temps notre petitesse afin que nous puissions nous appuyer sur lui et lui seul. Dans le v. 18 «Et il arriva, comme son âme s’en allait (car elle mourut), qu’elle appela le nom du fils Ben-oni; et son père l’appela Benjamin.» la différence ressort entre l’appréciation de la nature et celle de la foi, c’est-à-dire ces noms de fils de ma peine et fils de ma droite. Ceci confirme le changement de Jacob qui avait reçu ce nouveau nom de prince (selon v. 9 et suivants + ch. 32, 28) en place du nom de Jacob qui signifie supplanteur.

À la fin du chapitre (v. 28 et 29), nous trouvons la fin des relations entre Jacob et Ésaü à l’occasion de l’enterrement de leur père Isaac. Cette discipline là n’a nullement le caractère des précédentes. Elle est préventive et a pour but de former Jacob pour le témoignage que Dieu lui confiera dans la suite. Jacob ne s’était pas attirer cette discipline mais la grâce façonnait ainsi cet instrument dont elle voulait se servir.

  

♦ ♦ ♦ Gen.  3027 to  ♦ ♦ ♦
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