Joseph et son père.

Retour à l’index de la “Genèse”
Retour au menu « Ancien Testament »
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Joseph et son père : certains passages, comme Gen. 37, 3 et 46, 29 et 30, font part de l’amour réciproque entre Jacob et Joseph. Alors que Jacob était sur son lit de mort, Joseph le visite à 3 reprises. À cet égard, pour nous chrétiens, lisons 1 Tim. 5, 4 «mais si quelque veuve a des enfants ou des descendants, qu’ils apprennent premièrement à montrer leur piété envers leur propre maison et à rendre à ceux dont ils descendent les soins qu’ils en ont reçus, car cela est agréable devant Dieu.».
Dans cette histoire de la Genèse, la discipline de Dieu s’exerce envers Jacob. Entre autres, le v. 14 du ch. 43 est significatif. Jacob s’est incliné devant la main qui le formait. Dans sa grâce, Dieu va tout lui rendre; par-dessus tout, Joseph. Dans les v. 7 à 10 du ch. 47, lors de son entrevue avec le Pharaon, Jacob peut dire que les années de sa vie ont été courtes et mauvaises. Souvenons-nous en. Pour Dieu, seules les années vécues avec lui et pour lui comptent. En rapport avec la bénédiction de Jacob pour le Pharaon, Héb. 7, 7 «Or, sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent.». Puis, dans les v. 28 à 31, Jacob reçoit de Joseph l’assurance qu’il sera enterré à Macpéla. Ceci évoque l’héritage et Jacob a la pensée de l’Éternel qui avait déjà en Abraham et en Isaac, ainsi qu’à lui-même (ch. 46, 4).
Au ch. 47, 31, Israël se prosterna sur le chevet du lit. Et encore Héb. 11, 21:
«Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et adora, [appuyé] sur le bout de son bâton.».

Puis, au ch. 48, il y a la 2ème visite de Joseph à son père qui a toute lucidité pour donner sa bénédiction à Joseph. Il lui donne une double portion par les 2 fils de Joseph. À propos de cette double portion, lisons Deut. 21, 17 et Ezé. 47, 13. Dans ce dernier passage, chose confirmée pour le Millénium:

(Deutéronome 21:17) «mais il reconnaîtra pour premier-né le fils de celle qui est haïe, pour lui donner double portion de tout ce qui se trouvera être à lui; car il est le commencement de sa vigueur, le droit d’aînesse lui appartient.».
(Ézéchiel 47:13) «Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel: C’est ici la frontière selon laquelle vous donnerez le pays en héritage aux douze tribus d’Israël. Joseph [aura deux] parts.».
 

Genèse 48 fait aussi ressortir que Jacob a le discernement nécessaire en rapport avec la bénédiction d’Éphraïm et celle de Manassé en bénissant le cadet (Éphraïm) en premier alors que, de nature, cette bénédiction revenait à Manassé. Il est remarquable d’y voir que Jacob rappelle 3 aspects de ce que Dieu est. Il est le Dieu devant la face duquel ont marché ses pères. Il est aussi le Dieu qui est mon Berger depuis que je suis né jusqu’à ce jour. Il est encore cet Ange qui m’a délivré de tout mal.

Dans le ch. 49, 22 à 28, le récit de la bénédiction de Jacob à Joseph est relaté. Joseph est une branche qui porte beaucoup de fruits (v. 22). Il a été en bénédiction non seulement aux siens mais aussi aux Égyptiens et à tous les peuples de la terre qui venaient acheter du blé en Égypte. Lisons, en rapport avec ce verset:

(Psaumes 1:3) «Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point; et tout ce qu’il fait prospère.»
(Jérémie 17:8) «Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit.».

La fermeté dans la souffrance ressort aussi (v. 23 et 24), fermeté dans l’exil. Il savait dire «non» chez Potiphar. Dans la prison, il savait attendre, au travers d’une épreuve douloureuse, l’accomplissement de la parole de Dieu. Fermeté aussi envers ses frères. Cette fermeté provenait par les mains du Puissant de Jacob, tableau suggestif des mains de l’Éternel qui se posaient sur celles du jeune archer. Puis (v. 25 et 26) ces bénédictions , dont une «jusqu’au bout des collines», présente en type que Jacob a en vue un plus grand que Joseph. Il s’agit de celui qui a été mis à part de ses frères, Christ, qui a pris la position de nazaréen, mis à part pour Dieu. Joseph, sorti de prison pour être à la droite du Pharaon typifie le Christ mort puis ressuscité et glorifié. C’est d’un Christ élevé dans la gloire que découlent les bénédictions qui surpasse les bénédictions de mes ancêtres. Les os de Joseph (Héb. 11, 22) font part de la foi vivante de Joseph tout au long de sa vie et la conviction que Dieu fera monter son peuple d’Égypte en Canaan. Ces os, dont Joseph fait mention (Gen. 50, 25) seront pris par Moïse (Ex. 13, 19) et enterrés par Josué (Jos. 24, 32). Et puis, le début de la Genèse fut «Au commencement, Dieu créa … » et se termine par « dans un cercueil en Égypte», tableau tragique des conséquences de la chute. Mais, de la caverne de Macpéla, comme du champ de Hamor, sortiront au jour de la résurrection les corps glorifiés des patriarches.

♦ ♦ ♦ Gen. 3039 ♦ ♦ ♦
Retour à l’index de la “Genèse”
Retour au menu « Ancien Testament »

Advertisements