Le Lévitique. Troisième livre de la Bible et du pentateuque.

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Chapitre 1

1 Et l’Éternel appela Moïse, et lui parla, de la tente d’assignation, disant: 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur: Quand un homme d’entre vous présentera une offrande* à l’Éternel, vous présenterez votre offrande de bétail, du gros ou du menu bétail.

3 Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il la présentera, — un mâle sans défaut*; il la présentera à l’entrée de la tente d’assignation, pour être agréé devant l’Éternel. 4 Et il posera sa main sur la tête de l’holocauste, et il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui. 5 Et il égorgera le jeune taureau* devant l’Éternel; et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, présenteront le sang, et ils feront aspersion du sang tout autour sur l’autel qui est à l’entrée de la tente d’assignation; 6 et il écorchera l’holocauste et le coupera en morceaux. 7 Et les fils d’Aaron, le sacrificateur, mettront du feu sur l’autel, et arrangeront du bois sur le feu; 8 et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, arrangeront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois qui est sur le feu qui est sur l’autel. 9 Et il lavera avec de l’eau l’intérieur et les jambes, et le sacrificateur fera fumer* le tout sur l’autel; [c’est] un holocauste, un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel.

10 Et si son offrande pour l’holocauste est de menu bétail, d’entre les moutons ou d’entre les chèvres, il la présentera, — un mâle sans défaut; 11 et il l’égorgera à côté de l’autel, vers le nord, devant l’Éternel; et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, feront aspersion du sang sur l’autel, tout autour; 12 et il le coupera en morceaux, avec sa tête et sa graisse, et le sacrificateur les arrangera sur le bois qui est sur le feu qui est sur l’autel; 13 et il lavera avec de l’eau l’intérieur et les jambes; et le sacrificateur présentera le tout et le fera fumer sur l’autel: c’est un holocauste, un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel.

14 Et si son offrande à l’Éternel est un holocauste d’oiseaux, il présentera son offrande de tourterelles ou de jeunes pigeons*. 15 Et le sacrificateur l’apportera* à l’autel, et lui détachera la tête avec l’ongle, et la fera fumer sur l’autel; et il en épreindra le sang contre la paroi de l’autel; 16 et il ôtera son gésier avec son ordure*, et les jettera à côté de l’autel, vers l’orient, au lieu où sont les cendres; 17 et il fendra l’oiseau* entre les ailes, il ne le divisera pas; et le sacrificateur le fera fumer sur l’autel, sur le bois qui est sur le feu: c’est un holocauste, un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel.

v. 2 : dans tous ces passages : offrande ; hébreu : corban, dérivé du verbe traduit par : présenter. / v. 3 : hébreu : parfait ; ainsi partout.  / v. 5 : ou : veau ; hébreu : le fils du gros bétail. / v. 9 : voir note à Ex. 29:13. / v. 14 : ou : colombes. / v. 15 : ailleurs : présenter. / v. 16 : quelques-uns : son jabot avec sa plume. / v. 17 : litt.: le fendra.

Commentaires du chapitre 1

Première partie : chapitres 1 à 10 : comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7 : les cinq sortes d’offrandes. En 1 Pi. 2, 5 «vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ.»
Chapitre 1 : l’holocauste.

Ce chapitre se rapproche de l’évangile de Jean. Le caractère du Lévitique est le verbe «approcher», ce qui est bien le sens de ces pages. Tandis que Marc nous fait penser au sacrifice de prospérité, Luc à l’offrande de gâteau, et Matthieu au sacrifice pour le péché.
Le chapitre dix de l’épître aux Hébreuxmentionne les quatre espèces de sacrifices contenues au début du livre du Lévitique. Ces sacrifices sont tous des types du sacrifice de Christ. On ne peut pas s’approcher de Dieu sans la foi au sacrifice de Christ. Le tabernacle ou tente d’assignation, vu comme un tout, était le lieu où Dieu assignait son peuple en sa présence. C’était la tente du rendez-vous.

Les deux sortes de sacrifices pour s’approcher de Dieu sont l’holocauste et le sacrifice pour le péché. Christ a été la réalisation de l’un et de l’autre. L’holocauste, c’est Christ qui s’offre lui-même et c’est une odeur agréable (v. 9, 13 et 17). Dans Gen. 8, 21, en rapport avec les holocaustes offerts par Noé, la note pour «odeur agréable» mentionne  «une odeur de repos». Cette «odeur agréable» n’est jamais mentionnée lorsqu’il s’agit du sacrifice pour le péché. La victime était brûlée hors du camp, typifiant Christ offert à notre place, parce qu’il a été fait péché pour nous, puis ressuscité. C’est pourquoi il s’écriait: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné.

Par ces sacrifices, le chrétien est enseigné à contempler Christ lui-même. Il apprend aussi, en même temps, sur quelles bases sont établies ses relations avec Dieu. Dans l’holocauste, le sang est mis sur l’autel d’airain, qui se trouvait dans le parvis du tabernacle, et non sur ce qui était au-dedans du voile. Le parvis d’assignation représentait la terre, et c’est sur la terre que Dieu vint au devant du péché, et que, par le moyen de l’œuvre de Jésus, il lui offre un libre accès auprès de Lui.

Dans le Lévitique, l’Eternel parle du milieu du tabernacle d’assignation qui a été dressé comme indiqué dans l’Ex. 40, 32-38. Le tabernacle était l’habitation de Dieu en grâce. Et c’est comme le Dieu de la grâce que Dieu s’adresse à son peuple dans le Lévitique. Cette position porte l’empreinte de l’inflexible sainteté jointe à la grâce la plus pure. L’union de la parfaite sainteté et de la parfaite grâce est ce qui caractérise la rédemption qui est dans le Christ Jésus. La rédemption présentée de diverses manières dans ce livre du Lévitique. Dans les premiers chapitres, Dieu met au premier rang l’offrande de l’holocauste; le sacrifice pour le délit vient à la fin de ces offrandes. Dieu finit par où nous commencerions. L’offrande pour le délit, ch. 7, est représentée par le sacrifice de Christ de Col. 2, 13, en vertu duquel toute faute peut être définitivement pardonnée. Dans le ch. 4, nous aurons le sacrifice pour le péché, c’est-à-dire Christ fait péché pour nous, 2 Cor. 5, 21. Dans le ch. 3, c’est le sacrifice de prospérité, c’est-à-dire notre appréciation de réjouissance et d’action de grâce. Dans le ch. 2, dans l’offrande de gâteau, nous avons la douceur de la communion avec Christ. Donc, si le plus haut degré est placé au début du livre, en un ordre décroissant au fur à mesure des chapitres, c’est parce qu’il faut être en communion pour saisir tout ce que renferme ces chapitres.

Ce premier chapitre présente Christ comme holocauste donc dans la perfection de son sacrifice. Il est descendu du ciel et s’est dévoué jusqu’à la mort, la mort de la croix. L’holocauste, c’est le couronnement de l’œuvre de la croix accomplie sous le regard de Dieu; c’est le résultat de son invariable dévouement. Le Lévitique commence donc par le sacrifice de l’holocauste. C’est Christ s’offrant lui-même à Dieu sans tache (cf Héb. 9, 14). Jésus s’offre ainsi car l’objet suprême qu’il avait devant lui était le Dieu saint. Christ est venu pour faire la volonté de Dieu; de nombreux passages en attestent: Ps. 40, 7; Héb. 10, 7,9; Phil. 2, 8; Luc 9, 51, etc. On peut faire ce qui est droit aux yeux de l’Eternel mais faire la volonté de Dieu va bien plus loin; Matt. 11, 27 en montre la profondeur.

Au verset 3, ce mâle sans défaut, d’un an, représente Christ s’offrant lui-même. L’holocauste devait être une offrande de l’ordre le plus élevé et c’est pourquoi il fallait un mâle d’un an, rien qui ne dénote la faiblesse ou l’imperfection. Ainsi en était-il en Ex. 12, 5: «Vous aurez un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres;». Puis, dans le v. 3b, pour être agréé devant l’Eternel, comprenons bien que la croix n’est pas seulement le lieu où le péché est réglé mais surtout le lieu où Christ accomplit la volonté de Dieu.

Verset 4 : il posera sa main sur la tête de l’holocauste, et il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui. Ce verset, comme d’autres, démontre que les rachetés de Christ sont unis et «un» avec lui. L’acte de l’imposition des mains est l’expression d’une complète identification.

Versets 5 et suivants : la mort de Christ ne manifeste pas la nature honteuse du péché mais elle apparaît comme l’expression d’un dévouement inaltérable et inébranlable pour son Père.  Dans les v. 5b à 8, nous y trouvons des actes bien marquants; ils constituent un trait saillant de l’offrande de l’holocauste lorsque nous la comparons à l’offrande pour le péché dans laquelle les fils d’Aaron ne sont pas mentionnés du tout. Ici, les fils d’Aaron représentent l’Église, non comme corps, mais comme maison spirituelle aux familles de sacrificateurs. Si Aaron est un type de Christ, la maison d’Aaron est un type de la maison de Christ. Ainsi au v. 5b, les fils d’Aaron représentent les saints rendant culte. Ils sont ces sacrificateurs qui ont des fonctions en rapport avec l’holocauste. C’est encore un type de l’Eglise vue comme composée de sacrificateurs. Le sang dont il est question, ne l’oublions pas, est le sang de l’holocauste et non celui de l’offrande pour le péché. C’est l’Église entrant par la puissance du Saint Esprit dans la pensée du profond et parfait dévouement que Christ a manifesté envers son Père. Au v. 6, ce «écorchera» montre que l’extérieur est enlevé afin de montrer ce qu’il y a à l’intérieur. Il ne fallait pas que seul l’extérieur soit sans défaut, mais aussi l’intérieur qui devait être découvert. L’œuvre de Christ découlait des profondeurs de son être. Ces profondeurs étaient sondées et plus elles l’étaient, plus son dévouement sans mélange, au Père, se manifestait. Puis l’holocauste était coupé en morceaux (v. 6b). Il y a la démonstration de ce parfum de bonne odeur de Christ (v. 9). Tout est parfait en Lui. Dans les v. 7 et 8 un grand privilège est donné à la famille sacerdotale. L’holocauste était tout entier offert à Dieu, entièrement brûlé, l’homme n’y avait point de part. Ici, les sacrificateurs paraissent autour de l’autel de Dieu et cela après avoir arrangé ce qui était nécessaire. Ils sont là et contemplent la flamme d’un sacrifice agréable à Dieu. C’est un type frappant de ce que Dieu a donné à l’Église qui a communion avec Lui pour ce qui regarde l’accomplissement parfait de sa volonté dans la mort de Christ. Dans les v. 9 et 13, ce lavage rendait le sacrifice pur intérieurement et extérieurement. Le plus parfait accord subsistait toujours entre les motifs intérieurs de Christ et sa conduite extérieure.

Versets 10 à 13 : il y avait des égards spéciaux pour le pauvre, afin qu’il ne soit pas privé d’un sacrifice présenté à Dieu de manière acceptable, et cela était l’ombre de l’excellence infinie que, en son temps, Dieu se pourvoirait et trouverait dans le Fils se livrant Lui-même à la mort pour Sa gloire. Car il s’agissait de s’approcher de Lui dans le lieu et la race où le péché régnait par la mort, et cela n’a pu avoir lieu que dans un sacrifice tel que celui présenté par Christ dans Sa mort, — la mort de quelqu’un qui se livrait lui-même entièrement et qui pouvait être agréé.

Les deux choses étaient ainsi rendues évidentes, et les deux étaient précieuses. Si les diverses formes du sacrifice représentent différents degrés de la foi chez celui qui offrait, comme on peut le supposer, l’Éternel agréait la moindre mesure d’holocauste aussi réellement que la plus grande; Son oeil contemplait le même sacrifice parfait, en chacune de ces formes. Le fait que celui qui offrait soit agréé, ne changeait pas, et cela parce que le sacrifice typifiait Christ. L’offrande du corps de Christ était une et avait la même valeur parfaite pour tous ceux qui sont siens.

La foi, là où elle est réelle, n’a pas le même niveau de simplicité et de force chez tous ceux qui croient. Et notre estimation de Christ correspond à notre foi. Elle varie chez les saints, selon leur foi. Heureux ceux qui se reposent sur l’estimation que Dieu fait de Christ et de Son oeuvre.

Là où un telle estimation est la conviction enfantine et inébranlable, par la Parole de Dieu et par l’Esprit, il s’ensuit repos et liberté, et une jouissance des plus profondes. Nous savons, comme l’apôtre Pierre l’écrit, que nous avons été rachetés, non pas des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais pas le sang précieux de Christ comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous qui, par Lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent en Dieu [1 Pier. 1:18-21]. L’Écriture est claire et concluante, et l’apôtre Paul le prêchait sans réserve, savoir qu’en Christ (ou en vertu de Christ) tout croyant est justifié de toutes les choses dont il n’a pu être justifié par la loi de Moïse [Actes 13:39].

Mais la faiblesse de la foi a néanmoins un effet proportionnellement négatif sur la jouissance présente de l’âme et sur la puissance. Combien de saints qui, au lieu de chercher la paix en dehors d’eux-mêmes, en Christ et dans Son oeuvre pour eux, sont occupés d’eux-mêmes pour chercher là des signes de l’oeuvre du Saint Esprit en eux en tant que nés de nouveau! La paix est alors impossible car elle n’a été faite que par le sang de Christ à la croix. Ainsi nous n’avons la paix avec Dieu qu’en tant que nous sommes justifiés par la foi. Par contraste, si quelqu’un passe par la nouvelle naissance, l’Esprit lui donne de voir et d’avoir en horreur, non seulement ses péchés passés, mais aussi cette nature mauvaise et volontaire, le vieil homme, qui leur donne corps.

Dans les 2° et 3° formes d’holocaustes (1:10-13 et 1:14-17), il est évident qu’il n’y a pas une telle déclaration du caractère «agréé devant l’Éternel», ni de la propitiation faite pour celui qui offrait, comme dans les versets 3 et 4. Le reste est à peu près semblable. Dans tous les cas, la foi est bénie; mais la pleine connaissance du résultat dépend de la pleine estimation de Christ et de Son oeuvre.

Versets 14 à 17 : la forme mineure de l’holocauste est naturellement mentionnée en dernier. Quelle grâce de Dieu de l’agréer aussi expressément que la forme la plus avancée d’holocauste; et encore plus, quelle grâce de donner à celui qui offre l’assurance positive qu’il en est ainsi.

L’Éternel voulait donner au plus pauvre de Son peuple les moyens de Lui présenter l’ombre de ce qui est le plus précieux dans l’offrande de Christ s’offrant Lui-même à Dieu. Car parmi les sacrifices ordinaires, l’holocauste a une place sans égal. Tous les autres sont plus ou moins partagés par l’homme; l’offrande de gâteau était essentiellement pour l’usage des sacrificateurs; le sacrifice de prospérités aussi, et il était, par excellence, l’expression du privilège de la communion; et, même les sacrifices pour le péché et pour le délit, — sauf sous la forme spéciale où le sang était mis à l’intérieur du voile, — tout mâle d’entre les sacrificateurs devait en manger dans un lieu saint, alors qu’ils mangeaient de l’offrande de gâteau. Mais en aucun cas une âme d’homme, pas même le souverain sacrificateur, ne mangeait de l’holocauste. Il était offert à Dieu et à Dieu seul, quoi que de la part de Son peuple pour être agréé.

Mais si d’un côté, l’offrande de tourterelles ou de jeunes pigeons mettait sous les yeux de Dieu de l’Éternel la mort efficace de Son Fils aussi bien qu’un taureau ou un mouton, il est d’autant plus remarquable qu’une partie était jetée: une partie du plus petit holocauste, non pas du plus gros. Il devait être fendu, non pas divisé; mais celui qui offrait devait ôter son jabot avec les plumes, ou ordure, [version JND: son gésier avec son ordure] et le jeter à côté de l’autel, vers l’orient, au lieu où sont les cendres.

On est ainsi loin de l’idée complète de l’holocauste où tout monte à Dieu en odeur de repos. La pauvreté de la foi a toujours des conséquences, maintenant. Christ est le même Sauveur parfait de tous les Siens. Le fait que chacun d’eux soit agréé dépend de tout ce que Dieu apprécie dans ce Sauveur et dans Son oeuvre. Tous ont été sanctifiés, et ne le sont pas seulement comme un fait accompli au moyen de l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes, mais Lui a rendu parfait ceux qui sont sanctifiés sans aucune interruption, non pas simplement pour toujours [à perpétuité] mais continuellement [Héb. 10:10, 14].

Comment se fait-il donc que ce peu de foi opère? Il ne parvient pas à donner la gloire qui convient à Dieu. Il détourne l’âme de la pleine jouissance de Christ et de Son oeuvre. Une partie des oiseaux était «jetée», «au lieu où sont les cendres». Une foi faible n’ôte pas la perfection des saints devant Dieu. Le fait que le croyant soit agréé par l’effet de l’oeuvre de Christ demeure intangible. Dieu voit tous ceux qui sont Siens selon Christ, qui est sa référence; mais plus la foi est faible, plus le croyant fait la confusion entre, d’une part le sentiment qu’il a, du résultat néfaste de ses manquements, et d’autre part sa position de bénédiction à laquelle le Saint Esprit rend témoignage. Et alors, les points caractéristiques du sens de l’holocauste sont altérés. Dans ce que l’âme comprend, l’holocauste se rapproche du sacrifice pour le péché. Un telle personne n’entre que peu, voire pas du tout, dans le fait que Dieu soit glorifié dans la mort de Christ et dans le fait que nous soyons identifiés avec Christ dans cette mort. On se satisfait de regarder à Christ portant nos péchés en son corps sur le bois [1 Pier. 2:24], sans aller plus loin: en soi c’est bien la bénédiction la plus nécessaire, mais on est loin alors, de s’approprier la vérité caractéristique de l’holocauste.

Un déclin dans la nature, aussi bien que des différences de degrés apparaissent aussi dans d’autres de ces sacrifices, comme nous le verrons en son temps. Cela tend à confirmer la pensée que nous avons trouvée ici. Mais, quoi qu’on en pense, le fait est certain parmi les croyants: ne pas entrer dans les aspects variés et les relations variées du sacrifice de Christ, fait perdre aux âmes beaucoup de clarté et de netteté de perception de la vérité, et donc des bénédictions qui leur sont propres. D’où l’importance de tenir compte de toutes les indications divines de ce que nous révèle l’esprit qui était celui de Christ, afin que nous croissions dans et par la connaissance de Dieu.

Chapitre 2

*1 Et quand quelqu’un présentera en offrande* une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus; 2 et il l’apportera aux fils d’Aaron, les sacrificateurs; et le sacrificateur prendra une pleine poignée de la fleur de farine et de l’huile, avec tout l’encens, et il en fera fumer le mémorial sur l’autel: [c’est] un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel; 3 et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils: [c’est] une chose très-sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu.
4
Et quand tu présenteras en offrande une offrande de gâteau cuit au four, ce sera de la fleur de farine, des gâteaux sans levain, pétris à l’huile, et des galettes sans levain ointes d’huile. 5 Et si ton offrande est une offrande de gâteau cuit sur la plaque, elle sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain. 6 Tu la briseras en morceaux, et tu verseras de l’huile dessus: c’est une offrande de gâteau. 7 Et si ton offrande est une offrande de gâteau cuit dans la poêle, elle sera faite de fleur de farine, avec de l’huile. 8 Et tu apporteras à l’Éternel l’offrande de gâteau qui est faite de ces choses, et on la présentera au sacrificateur, et il l’apportera à l’autel. 9 Et le sacrificateur lèvera de l’offrande de gâteau son* mémorial, et le fera fumer sur l’autel: [c’est] un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel. 10 Et le reste de l’offrande de gâteau sera pour Aaron et pour ses fils: [c’est] une chose très-sainte entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu.
11
Aucune offrande de gâteau que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain; car du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel. 12 Pour l’offrande* des prémices, vous les présenterez à l’Éternel; mais ils ne seront point brûlés** sur l’autel en odeur agréable. 13 Et toute offrande de ton offrande de gâteau, tu la saleras de sel, et tu ne laisseras point manquer sur ton offrande de gâteau le sel de l’alliance de ton Dieu; sur toutes tes offrandes tu présenteras du sel.
14
Et si tu présentes à l’Éternel une offrande de gâteau des premiers fruits, tu présenteras, pour l’offrande de gâteau de tes premiers fruits, des épis nouveaux rôtis au feu, les grains broyés d’épis grenus; 15 et tu mettras de l’huile dessus, et tu placeras de l’encens dessus: c’est une offrande de gâteau*. 16 Et le sacrificateur en fera fumer le mémorial, une portion de ses grains broyés et de son huile avec tout son encens: [c’est] un sacrifice par feu à l’Éternel.
/ v. 1: hébreu: corban; voir note à 1:2.  / v. 9: c. à d. de l’offrande  / v. 12*: hébreu: corban; voir note à 1:2.    v. 12**: ou: offerts, comme 14:20. / v. 15: voir note à Ex. 29:41.

Commentaires du chapitre 2

Première partie : chapitres 1 à 10 : comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7 : les cinq sortes d’offrandes.
Chapitre 2 : l’offrande de gâteau.

Ce chapitre présente, dans ce type de l’offrande de gâteau, Christ dans la perfection d’une vie d’entière consécration à Dieu. L’histoire de Christ est la clef de l’Ancien Testament, qui montre par des types, tout ce qu’il a été et tout ce qu’il sera.
Les offrandes de gâteau, faites par feu, sont aussi en odeur agréable à l’Eternel. Dans ce type d’offrandes il n’y a, évidemment, pas de sang. Ce sacrifice correspond à Christ vu dans son humanité, dans sa sainteté parfaite et dans sa bonne odeur. Christ était le seul homme à qui l’œil de Dieu ne trouvait rien qui fut souillé, car il était parfait dans son humanité ici-bas. Le gâteau représente tout ce que Jésus était dans sa perfection. Comme homme, tout en lui était pur et dévoué à Dieu. Ce gâteau ne devait avoir ni levain, ni miel. Le levain est l’image du péché, le miel représente les affections naturelles. Les affections naturelles appartiennent à l’homme; bien qu’approuvées de Dieu, elles ne peuvent lui être d’agréable odeur.

Verset 1 à 3 : l’offrande de gâteau est vue comme un tout. Puis elle sera présentée sous les aspects de gâteau, de galette, cuite au four, ou sur la plaque, ou dans la poêle. Cette offrande est aussi coupée en morceaux. Elle est  de toutes manières en perfection. De sorte qu’un tel chapitre présente la vie tout entière de Christ. De même, les richesses de ce qui fait le centre de l’adoration éternelle sont bien là. En rapport avec ce gâteau qu’on mange, pensons aux paroles de Jean 6, 53-56:
« Jésus donc leur dit: En vérité, en vérité, je vous dis: Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est en vérité un aliment, et mon sang est en vérité un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui.».

Au v. 3b, cette chose très sainte n’est pas mentionnée quand il s’agit de l’holocauste car, ch. 1, 1, c’est l’acte de celui qui offre. Mais ici c’est la personne qui s’offre volontairement à Dieu dans toute sa perfection d’homme ici-bas. Au v. 10, il y a la même pensée en ce qui est très saint montre l’angle sous lequel ce sacrifice est considéré par Dieu.

Sur le terme « pétri » du v. 4 : … signifie une pénétration dans toutes les parties de l’offrande. Pour le croyant, on peut aussi dire que le nouvel homme est pétri d’huile. L’offrande de gâteau était aussi ointe d’huile. L’onction du Saint Esprit nous donne la connaissance, la joie et la force. L’encens sur le gâteau (v. 2) est le parfum du nom de Christ. Dieu a toujours devant lui cette bonne odeur du parfum de Christ. En mangeant du gâteau, Aaron et ses fils sont en figure la communion que l’Église goûte avec Dieu. Une partie du gâteau était brûlée et le reste était mangé par Aaron et ses fils, figure de l’Église. Cette dernière est nourrie de biens descendus du ciel. Il faut que nos cœurs soient nourris de tout ce que Christ est comme homme, pour que nous partagions ses affections et soyons transformés à son image; c’est là la sainteté. Quand je prends plaisir en Jésus, je suis en communion avec Dieu, c’est Dieu en moi, c’est la joie et la grandeur de Christ. C’est ce qui sanctifie. Christ a été parfait dans son humanité, même dans sa naissance, fruit de la volonté de Dieu. (voir Luc 1, 26-28).

Versets 4 à 11 : les épreuves de Christ sous présentées sous toutes ses formes. Dans les v. 1 à 3 le caractère de l’homme parfait a été considéré en dehors des circonstances. Les versets 4 à 10 notamment, présentent les circonstances à travers lesquelles il a du passer. À propos des v. 5 et 6, remarquons que «pétri» et «versé» sont deux aspects du Saint Esprit … comme en Matt. 1, 18 et 23, pour «pétri» et Matt. 3, 16 pour «versé». Dans le v. 11, il y a le miel qui fait penser aux choses naturelles, aux chose légitimes. Il en est question dans plusieurs passages de la Bible.

Dans l’offrande de gâteau, trois sortes de souffrances, différentes de celles pour le péché, sont en vue.Souffrance pour la justice. Souffrance en vertu de la sympathie. Souffrance par anticipation.

Christ souffrait au milieu d’une scène où tout lui était contraire. C’est là précisément l’opposé des souffrances pour le péché. Souffrir comme un juste vivant au milieu des hommes pécheurs, pour l’amour de Dieu, est une chose. Souffrir de la part de Dieu, comme homme parfait et pour les hommes pécheurs, est une autre chose. Jésus a souffert pour la justice pendant sa vie et il a souffert pour le péché dans sa mort. Il a été fait péché (traité comme s’il était pécheur) à la croix. À propos des souffrances par sympathie, il faut considérer toute la compassion du cœur de Christ à travers tout ce qu’il a vu; cela dépasse notre intelligence tant nous sommes limités. À propos des souffrances pas anticipation, elles sont en relation avec mort. Les évangiles en mentionnent si nous pensons au jardin de Gethsémané, etc. Le fondement de notre paix est que Christ a souffert à notre place et a supporté la colère de Dieu pendant trois heures, pour que nous n’ayons pas à le supporter. Plus nous vivrons intimement avec Christ, plus nous réaliserons ce qu’il lui en a coûté. L’apôtre Paul citait dans Phil. 1, 29-30:
« parce qu’à vous, il a été gratuitement donné, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui, ayant [à soutenir] le même combat que vous avez vu en moi et que vous apprenez être maintenant en moi».

Au v. 12, ces choses peuvent être offertes comme prémices. Lorsque l’Église est présentée à Dieu comme prémices, il y a du levain. Il faut, en outre, un sacrifice pour le péché (voir Lév. 23, 17-19). Si ce qui figure l’Église contient du levain, ce n’est pas le cas pour ce qui figure Christ.

Quant au « sel » du v. 13 : … il devait entrer dans toute offrande. Il figure la stabilité et la permanence ainsi que l’énergie préservatrice pour nous de tout ce qui est divin. Ce qui est de l’homme passe mais ce qui est de Dieu demeure éternellement. Ainsi la bonne odeur de l’offrande n’est pas pour un moment car elle est les délices de Dieu pour l’éternité.

La fleur de farine, avec l’huile et / ou l’encens, revient dans les versets 1, 2, 4, 5,  7, 15 et 16.  Nous y avons une représentation de la nature humaine du Seigneur, du Saint Esprit et du parfum de la grâce.

Chapitre 3

1 Et si son offrande* est un sacrifice de prospérités, si c’est du gros bétail qu’il présente, soit mâle, soit femelle, il le présentera sans défaut devant l’Éternel; 2 et il posera sa main sur la tête de son offrande, et il l’égorgera à l’entrée de la tente d’assignation; et les fils d’Aaron, les sacrificateurs, feront aspersion du sang sur l’autel, tout autour. 3 Et il présentera, du sacrifice de prospérités, un sacrifice fait par feu à l’Éternel: la graisse qui couvre l’intérieur, et toute la graisse qui est sur l’intérieur, 4 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons; 5 et les fils d’Aaron feront fumer cela sur l’autel, sur l’holocauste qui est sur le bois qui est sur le feu: [c’est] un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel.
6
Et si son offrande pour le sacrifice de prospérités à l’Éternel est de menu bétail, mâle ou femelle, il le présentera sans défaut. 7 Si c’est un agneau qu’il présente pour son offrande, il le présentera devant l’Éternel; 8 et il posera sa main sur la tête de son offrande, et il l’égorgera devant la tente d’assignation; et les fils d’Aaron feront aspersion du sang sur l’autel, tout autour. 9 Et il présentera, du sacrifice de prospérités, un sacrifice fait par feu à l’Éternel: sa graisse, la queue qu’on ôtera entière jusque contre l’échine, et la graisse qui couvre l’intérieur, et toute la graisse qui est sur l’intérieur, 10 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons; 11 et le sacrificateur fera fumer cela sur l’autel: [c’est] un pain de sacrifice par feu à l’Éternel.
12
Et si son offrande est une chèvre, il la présentera devant l’Éternel; 13 et il posera sa main sur sa tête, et il l’égorgera devant la tente d’assignation; et les fils d’Aaron feront aspersion du sang sur l’autel, tout autour; 14 et il en présentera son offrande, un sacrifice par feu à l’Éternel: la graisse qui couvre l’intérieur, et toute la graisse qui est sur l’intérieur, 15 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons; 16 et le sacrificateur les fera fumer sur l’autel: [c’est] un pain de sacrifice par feu, en odeur agréable. Toute graisse appartient à l’Éternel. 17 [C’est] un statut perpétuel, en vos générations, dans toutes vos habitations: vous ne mangerez aucune graisse ni aucun sang.
/ v. 1: hébreu: corban; voir note à 1:2.

Commentaires du chapitre 3

Première partie : chapitres 1 à 10 : comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7 : les cinq sortes d’offrandes.
Chapitre 3 : le sacrifice de prospérité.

Dans ce chapitre, Christ est présenté comme objet de la communion du peuple avec Dieu dans le type du sacrifice de prospérités. Dans les évangiles, ce sacrifice de prospérités correspond à l’évangile de Marc. Le sacrifice de prospérités présente comme pensée spéciale la communion de l’adorateur. Christ devient l’objet de la jouissance pour l’adorateur, en communion avec Dieu. C’est pourquoi il n’est pas fait mention d’égorger la victime, de laver l’intérieur des jambes, et de la couper en morceaux, cela en contraste, surtout, avec l’holocauste. Le sacrifice de prospérités peut être un mâle ou une femelle, sans défaut bien sûr. Le fait est qu’il s’agissait de représenter la capacité de l’adorateur à jouir de cet être béni qui en lui-même est toujours le même (Héb.13). En considérant le Seigneur Jésus dans l’holocauste, nous voyons en lui un être dont le cœur n’avait en vue que la gloire de Dieu et l’accomplissement de sa volonté. En rapport avec le sacrifice de prospérités, nous trouvons un ami qui place dans son cœur plein d’amour, et sur sa puissante épaule, un être qui était un pécheur indigne et misérable. Dieu avait sa portion et la famille sacerdotale la sienne. Dans ce sacrifice de prospérités il y a une parfaite communion avec Dieu et entre les saints. Ce sacrifice de prospérités fait penser à la parabole de l’enfant prodigue: il fallait faire bonne chair et se réjouir en ce sens que Dieu, dans sa grâce, nous fait participer à la même joie que la sienne. Il y a aussi d’intéressantes remarques en comparant le sacrifice de prospérités et l’offrande de gâteau. Dans le sacrifice de prospérités le sang est là; pas dans l’offrande de gâteau. Dans le sacrifice de prospérités (v. 2) le fondement est posé. C’est la base sur laquelle nous pouvons adorer et contempler l’humanité de Christ, à savoir que le sang a dû couler pour nous donner cette position; cela nous est révélé dans le sacrifice de prospérités  (v. 2) en contraste avec l’offrande de gâteau. Ces deux sacrifices sont donc liés (cf Lév. 7, 12)Dans ce début  de chapitre (v. 1 et 2) Dieu permettait l’offrande d’un mâle ou d’une femelle, ceci uniquement parce qu’il était question de la capacité de l’adorateur à jouir de celui qui, en lui-même, était le même, hier, aujourd’hui, éternellement. Au v. 2 «répandre le sang» signifie: la vie offerte.
Verset 5
: «les fils d’Aaron feront fumer cela sur l’autel, sur l’holocauste qui est sur le bois qui est sur le feu; c’est un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Eternel». Comparons cela avec le ch. 4, 10-12. Dans le premier cas, il n’était pas question de porter le péché; mais c’est le cas dans le ch. 4. La loi sur le sacrifice de prospérités est présentée en Lév. 7, 11-21où il est beau de faire une différence entre le péché dans la chair et le péché sur la conscience. À ce sujet, 1 Jean 1, 8-10, est très explicite. La loi du sacrifice de prospérités présente donc la doctrine et la communion de l’adorateur. C’est pourquoi elle est placée en dernier lieu dans la loi des sacrifices, bien qu’occupant le troisième rang dans l’ordre des sacrifices des premiers chapitres du Lévitique. Cela s’explique par le fait que, une fois sauvés, nous sommes sans cesse occupés de Dieu, fondement du culte, de Christ, base du culte, et du Saint Esprit, puissance du culte. Le côté de l’adorateur qui est mis en évidence dans ces lois.

Pour terminer, signalons que le sacrifice de prospérités est traduit de l’anglais par «sacrifice de paix». Lévitique 3 traite ainsi du sacrifice de prospérités et en particulier de la portion de ce sacrifice qui est offerte à Dieu. Le sacrifice de prospérités a le même caractère général que ceux des ch. 1 et 2: c’est est un sacrifice volontaire fait par feu, en bonne odeur à l’Eternel. L’expression «un pain de sacrifice» (v. 11 et 16) est belle. Ce n’est pas seulement un sacrifice, mais un pain (ou une viande) de sacrifice. C’est ce que Dieu a préparé pour la nourriture des siens afin qu’il y ait communion avec lui. Encore quelques détails sur ces v. 11 et 16: le sang et la graisse, plus particulièrement, étaient la viande du sacrifice. L’un et l’autre étaient réservés exclusivement à Dieu. La graisse représentait la richesse et l’énergie de la nature, la force de la volonté, l’intérieur d’un cœur d’homme. C’est pourquoi, lorsque le Seigneur doit exprimer son entière mortification, il déclare qu’on pourrait compter tous ses os. Il déclare aussi (Ps. 102, 5) que ses os soient attachés à sa chair à cause de la voix de son gémissement. Or toute grâce appartient à Jéhovah (v. 16); la graisse était brûlée en offrande à Dieu et ne devait pas être mangée. En Jésus tout était parfait. La viande de l’offrande consistait en ce que Dieu trouvait constamment ses délices en Jésus. Les graisses étaient acceptées et reconnues comme étant un aliment pour Dieu, comme Jésus l’a été et a été éprouvé par le feu de la sentence de celui qui est un feu consumant, qui ne peut supporter le mal. Tel est le grand principe développé dans le sacrifice de prospérités. Mais il y a aussi la communion de nos âmes avec ce qui fait la nourriture de Dieu lui-même. La communion a lieu entre l’adorateur et le sacrificateur et Dieu. La condition pour prendre part à ce sacrifice de prospérités est d’être pur comme le dit Lév. 7, 19 – 21. Souvenons-nous toujours que la chair du sacrifice de prospérités appartient à Dieu, Lév. 7, 21. Le culte, ou ce qui se passe dans nos cœurs au culte, n’est pas à nous, mais à Dieu. Le Seigneur  l’a mis là pour notre joie, afin que nous ayons part à l’offrande de Christ, à sa joie en Christ. Mais dès que nous voulons nous approprier ce culte, nous le profanons. Le culte signifie que je me nourris de l’objet qui est en odeur agréable à l’Eternel. En Lév. 7, 13, on comprend mêmequ’il est question de nous-mêmes dans ces pains levés. Le sacrifice de prospérités vient après l’holocauste. Lorsque le cœur est pénétré du sacrifice de Christ, il est dans un état normal pour entrer en communion avec le Père.

Dans Lév. 3, seul le côté du sacrifice qui regarde Dieu nous est présenté. Il n’est pas question de la part du sacrificateur. Pour cela, il faut considérer la loi de ce sacrifice pour le péché en Lév. 7. Dans le ch. 3, c’est le pain de Dieu (v. 11 et 16). Ce sacrifice de prospérités présente deux faits très importants. Il y a d’un côté quatre parts: 1) une pour Dieu, 2) une pour le sacrificateur, 3) une pour la sacrificature, et 4) une part pour ceux du peuple qui venaient présenter l’offrande. D’un autre côté, il y a un deuxième fait important. En effet, le sacrifice de prospérités ne pouvait pas être offert seul comme c’était le cas pour l’holocauste et l’offrande de gâteau. Le sacrifice de prospérités était offert sur l’holocauste et avec le gâteau (v. 5 ainsi que ch. 7, 12). Les trois choses sont liées. Ceci fait comprendre ce qu’est le sacrifice de prospérités. En type c’est la communion des adorateurs, des sacrificateurs, avec Dieu le Père et avec Christ.

Lévitique ch. 3 démontre aussi que la communion, dans le culte, comprend différents degrés. En effet, il y a différentes manière d’appréciation dans le fait qu’on descend du gros bétail à l’agneau et à la chèvre; mais s’il n’y a pas communion dans cette mesure, alors il n’y a pas communion du tout. Ce repas commun, nous l’avons dans la cène.

Le grand caractère de ces trois premiers chapitres consiste en ce que le sacrifice de Christ est la part de Dieu. Le grand trait est qu’ils sont en odeur agréable à Dieu.

 

Chapitre 4

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: Parle aux fils d’Israël, en disant: 2 Si quelqu’un* a péché par erreur contre quelqu’un des commandements de l’Éternel dans les choses qui ne doivent pas se faire, et a commis quelqu’une de ces choses: 3 si c’est le sacrificateur oint qui a péché selon quelque faute du peuple, alors il présentera à l’Éternel, pour son péché qu’il aura commis, un jeune taureau* sans défaut, en sacrifice pour le péché. 4 Et il amènera le taureau à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel; et il posera sa main sur la tête du taureau, et égorgera le taureau devant l’Éternel; 5 et le sacrificateur oint prendra du sang du taureau, et il l’apportera dans la tente d’assignation; 6 et le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et fera aspersion du sang sept fois, devant l’Éternel, par devant le voile du lieu saint; 7 et le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l’autel de l’encens des drogues odoriférantes qui est dans la tente d’assignation, devant l’Éternel; et il versera tout le sang du taureau au pied de l’autel de l’holocauste qui est à l’entrée de la tente d’assignation. 8 Et toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, il la lèvera: la graisse qui couvre l’intérieur, et toute la graisse qui est sur l’intérieur, 9 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons, 10 comme on les lève du bœuf* du sacrifice de prospérités: et le sacrificateur les fera fumer sur l’autel de l’holocauste. 11 Et la peau du taureau et toute sa chair, avec sa tête, et ses jambes, et son intérieur, et sa fiente, 12 tout le taureau, il* l’emportera hors du camp, dans un lieu net, là où l’on verse les cendres, et il* le brûlera sur du bois, au feu; il sera brûlé au lieu où l’on verse les cendres.
13
Et si toute l’assemblée d’Israël a péché par erreur et que la chose soit restée cachée aux yeux de la congrégation, et qu’ils aient fait, à l’égard de l’un de tous les commandements de l’Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et se soient rendus coupables, 14 et que le péché qu’ils ont commis contre le [commandement] vienne à être connu, alors la congrégation présentera un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l’amènera devant la tente d’assignation; 15 et les anciens de l’assemblée poseront leurs mains sur la tête du taureau, devant l’Éternel; et on égorgera le taureau devant l’Éternel. 16 Et le sacrificateur oint apportera du sang du taureau dans la tente d’assignation; 17 et le sacrificateur trempera son doigt dans ce sang, et en fera aspersion, sept fois, devant l’Éternel, par devant le voile; 18 et il mettra du sang sur les cornes de l’autel qui est devant l’Éternel, dans la tente d’assignation; et il versera tout le sang au pied de l’autel de l’holocauste qui est à l’entrée de la tente d’assignation. 19 Et il lèvera toute la graisse, et la fera fumer sur l’autel: 20 il fera du taureau comme il a fait du taureau pour le péché; il fera ainsi de lui. Et le sacrificateur fera propitiation pour eux, et il leur sera pardonné. 21 Et on emportera le taureau hors du camp, et on le brûlera comme on a brûlé le premier taureau: c’est un sacrifice pour le péché pour la congrégation.
22
Si un chef a péché, et a fait par erreur, à l’égard de l’un de tous les commandements de l’Éternel, son Dieu, ce qui ne doit pas se faire, et s’est rendu coupable, 23 si on lui a fait connaître son péché qu’il a commis, alors il amènera pour son offrande* un bouc, un mâle sans défaut; 24 et il posera sa main sur la tête du bouc, et il l’égorgera au lieu où l’on égorge l’holocauste devant l’Éternel: c’est un sacrifice pour le péché. 25 Et le sacrificateur prendra avec son doigt du sang du sacrifice pour le péché, et le mettra sur les cornes de l’autel de l’holocauste, et il versera le sang au pied de l’autel de l’holocauste; 26 et il fera fumer toute la graisse sur l’autel, comme la graisse du sacrifice de prospérités; et le sacrificateur fera propitiation pour lui [pour le purifier] de son péché, et il lui sera pardonné.
27
Et si quelqu’un du peuple du pays a péché par erreur, en faisant à l’égard de l’un des commandements de l’Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et s’est rendu coupable, 28 si on lui a fait connaître son péché qu’il a commis, alors il amènera son offrande*, une chèvre, une femelle sans défaut, pour son péché qu’il a commis; 29 et il posera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et égorgera le sacrifice pour le péché au lieu où [l’on égorge] l’holocauste. 30 Et le sacrificateur prendra du sang de la [chèvre] avec son doigt, et le mettra sur les cornes de l’autel de l’holocauste, et il versera tout le sang au pied de l’autel. 31 Et il ôtera toute la graisse, comme la graisse a été ôtée de dessus le sacrifice de prospérités; et le sacrificateur la fera fumer sur l’autel, en odeur agréable à l’Éternel; et le sacrificateur fera propitiation pour lui, et il lui sera pardonné. 32 Et s’il amène un agneau pour son offrande* de sacrifice pour le péché, ce sera une femelle sans défaut qu’il amènera; 33 et il posera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et l’égorgera en sacrifice pour le péché au lieu où l’on égorge l’holocauste. 34 Et le sacrificateur prendra, avec son doigt, du sang du sacrifice pour le péché et le mettra sur les cornes de l’autel de l’holocauste, et il versera tout le sang au pied de l’autel. 35 Et il ôtera toute la graisse, comme la graisse de l’agneau a été ôtée du sacrifice de prospérités; et le sacrificateur la fera fumer sur l’autel, sur les sacrifices de l’Éternel faits par feu; et le sacrificateur fera propitiation pour lui pour son péché qu’il a commis; et il lui sera pardonné.
/ v. 2: litt.: une âme. / v. 3: ici et ailleurs, litt.: un jeune taureau, fils du gros bétail. / v. 10: bête du gros bétail, mâle ou femelle. / v. 12: ou: on. / v. 23: hébreu: corban; voir note à 1:2. / v. 28, 32: hébreu: corban; voir note à 1:2.

Commentaires du chapitre 4

Première partie : chapitres 1 à 10 : comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7 : les cinq sortes d’offrandes.
Chapitre 4 : le sacrifice pour le péché. En 2 Cor. 5, 21 «Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.»

Les trois premiers chapitres ont fait part d’offrandes qui étaient toutes d’agréable odeur. Le chapitre quatre, avec lequel il faut lier les versets 1 à 13 du cinquième, présente le sacrifice pour le péché auquel il faut ajouter la classe du sacrifice pour le délit.

Dans les offrandes pour le péché, il y a aussi différents degrés. Selon la manière de compter ou de grouper, on peut distinguer :

1.    L’offrande pour le sacrificateur oint (v. 2 et suivants)

2.    L’offrande pour toute l’assemblée (v. 13 et suivants)

3.    L’offrande pour un chef (v. 22 et suivants)

4.    L’offrande pour quelqu’un du peuple (versets 27 et suivants)

Les deux premières offrandes (comparer le ch. 4, 3 à 12 avec ch. 4, 13 à 21)  étaient semblables dans leur rite et leur cérémonie. Le résultat, que ce fut le représentant de l’assemblée ou l’assemblée elle-même qui avait péché, était le même. Dans l’un et l’autre cas, trois choses étaient nécessaires ou impliquées:

1.    Le sanctuaire de Dieu au milieu de l’assemblée

2.    L’adoration de l’assemblée

3.    La conscience individuelle

Ces trois choses dépendaient du sang.

Dans le premier degré de l’offrande pour le péché, trois choses étaient faites avec le sang. Il en était fait aspersion à sept reprises devant l’Eternel et devant le voile du lieu saint ce qui garantissait les relations de l’Eternel avec le peuple et sa demeure au milieu d’eux. D’autre part, le sacrificateur mettait du sang sur les cornes de l’autel, de l’encens, des drogues odoriférantes, ce qui garantissait le culte de l’assemblée.

Puis le sang du taureau était versé au pied de l’autel de l’holocauste. Cet autel se trouvait à l’entrée de la tente d’assignation. Cela correspond pleinement aux exigences de la conscience de chaque individu en ce sens que  l’autel d’airain était le lieu où tous avaient accès. Dieu rencontrait le pécheur à cet endroit.

Les degrés qui concernent  un chef (v. 22 à 26), respectivement quelqu’un du peuple du pays (v. 27 à 35), démontrent que l’ensemble de l’assemblée n’est pas en vue. Il s’agissait «seulement» d’une question de conscience individuelle. De ce fait, une seule chose était faite avec le sang; il était entièrement répandu au pied de l’autel de l’holocauste.

Il y a quelques détails merveilleux dans  les différents degrés ce type. Par exemple, en comparant les v. 3, 23 et 30, il faut un mâle sans défaut pour un chef et une femelle pour quelqu’un du peuple. Ainsi le péché d’un chef exerçait une plus grande influence que celui d’une personne du commun. C’est pourquoi il fallait une plus grande application de la valeur du sang. Dans le ch. 5, 11 à 13, il y a des cas qui n’exigeaient qu’une application inférieure encore de l’offrande pour le péché. Dans l’un et l’autre cas, il lui sera pardonné. Il ressort également de ces passages que l’effet du péché individuel, d’un chef ou d’une personne, ne pouvait pas avoir d’influence sur l’autel des parfums, lieu d’adoration des sacrificateurs, et ne pouvait pas influencé non plus le voile du lieu saint , limite sacrée de l’habitation de Dieu au milieu de son peuple. Aujourd’hui, dans l’assemblée réunie au nom du Seigneur,  aucune personne en chute, à plus forte raison sous la discipline, ne peut participer à la célébration du culte en assemblée; c’est ce que nous présente aussi ce type. Si tel était le cas, le Saint Esprit serait contristé. Tout doit être réglé en secret avec Dieu, dans le jugement de soi-même.

Jusqu’ici, les trois (ou quatre en tenant compte du degré de l’assemblée) degrés de l’offrande pour le péché ont été exposés dans les grandes lignes. Examinons maintenant les principes compris dans le premier degré, celui «du sacrificateur oint». Ces principes nous ferons comprendre, en une certaine mesure, une juste idée de ceux des autres degrés.

Avant de commencer cet examen, voyons, au v. 2, «par erreur ». Ceci nous apprend que le sacrifice de Christ est selon la justice de Dieu et que l’homme pèche sans s’en rendre compte d’où ce «par erreur». Ceci démontre aussi qu’il est essentiel de comprendre la plénitude du sacrifice de Christ afin de jouir d’une paix durable.

En comparant l’offrande pour le péché avec celle de l’holocauste, deux aspects très différents de Christ sont représentés en type. Mais il s’agit toujours d’un seul et même Christ. Dans les deux cas, l’offrande était sans défaut. En effet, sous tous les aspects, Christ est le même, parfait, pur, saint et sans tache et cela même en se chargeant du péché de son peuple; il était parfait et sans tache. Cette vérité se dégage également au ch. 6, 18. Là, les deux types figurent un seul et même grand antitype malgré le fait que son œuvre soit présente sous deux aspects différents. Dans l’holocauste Christ répond aux affections de Dieu. Dans l’offrande pour le péché, il répond aux profondeurs des besoins de l’homme. L’un nous le présente comme celui qui accomplit la volonté de Dieu et l’autre comme celui qui porte le péché de l’homme. Dans le premier, la valeur de sacrifice est là; dans le deuxième, c’est l’odieux du péché.

Dans l’holocauste les offrandes étaient volontaires ou de bon gré. Ainsi, la nourriture et le breuvage de Christ était de faire la volonté de Dieu. En contraste et dans l’offrande pour le péché, il y a une toute autre face de la vérité. Ce type ne présente pas Christ comme celui qui accomplit volontairement la volonté de Dieu mais comme celui qui porte cette chose terrible qu’est le péché et qui en endure toutes les effrayantes conséquences, la plus terrible étant que Dieu lui cache sa face. C’est ainsi que l’expression «bon gré» n’est pas applicable dans l’offrande pour le péché. Citons en parallèle Jean 18, 11: «… la coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas?». Et Luc 22, 42: «Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi!». La première expression, c’est Christ comme holocauste. La seconde, c’est Christ lorsqu’il réalise ce qu’il va devenir en tant que sacrifice pour le péché. Pour représenter Christ sous ces deux faces, il fallait un type montrant Christ qui prenait plaisir à faire la volonté de Dieu ainsi qu’un autre type montrant Christ devant les conséquences du péché imputé. Il faut donc ces deux type. En approfondissant les dévouements du cœur de Christ à Dieu, nous comprendrons mieux son horreur pour le péché. De même l’inverse; ainsi en saisissant cela, comprenons que l’offrande pour le péché typifie la cène du jardin de Gethsémané mais aussi l’holocauste en rapport avec la suite des paroles du Luc 22, 42: Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite».

Le côté volontaire ayant été considéré, voyons maintenant l’acte de l’imposition des mains. Cet acte était commun à l’holocauste et à l’offrande pour le péché. Dans le premier, il identifiait la personne qui offrait le sacrifice avec une offrande sans tache. Dans le deuxième, cet acte impliquait le transfert du péché de la personne qui offrait sur la tête de l’offrande. En considérant l’antitype, nous apprenons une vérité qui mérite toute compréhension. Si elle était comprise, une paix plus permanente serait l’apanage des rachetés du Seigneur. Cette doctrine est que Christ a été fait péché pour nous afin que nous devinssions justice de Dieu en lui (2 Cor. 5, 21) Il a été traité comme s’il était pécheur sur la croix afin que nous puissions être traités comme la justice en présence de l’infinie sainteté. En cela, nous avons toutes les bénédictions qui découlent des trois heures sombres: nous sommes uns avec Christ. Bien que cet acte soit commun avec celui de l’offrande pour l’holocauste, il y a une différence du fait que dans le sacrifice pour le péché on avait à faire avec le péché de celui qui offrait. Dans l’holocauste, celui qui offrait était accepté; les fils d’Aaron étaient associés et non ici. Le fait est que le chapitre quatre nous occupe du jugement du péché et que toute idée de culte est bannie. Dans l’offrande pour le péché,  la victime était écorchée, contrairement à l’holocauste où la victime était coupée en morceaux; l’intérieur et les jambes étaient lavées avec de l’eau. L’holocauste était brûlé sur l’autel, etc. Tout cela ne se trouve pas dans l’offrande pour le péché. Ces différences sont importantes à saisir; ce serait s’opposer à la pensée du Saint Esprit que de passer par-dessus ces détails. Sans doute, ces différences tiennent au but spécial que la pensée de Dieu avait en vue dans chaque offrande. Le sacrifice pour le péché montrait le côté de l’œuvre de Christ où il est vu prenant judiciairement la place qui, moralement, nous appartenait. Pour cette raison, nous ne pouvons nous attendre à trouver cette expression intense de ce qui était dans tous ces motifs secrets qui le faisaient agir, le symbole dans l’acte typique d’écorcher malgré tout. Ce sacrifice avait un côté agréable à Dieu comme on peut en faire la déduction dans le rite des v. 8 à 10. L’excellence intrinsèque de Christ n’était pas omise. La graisse brûlée sur l’autel est la sainte expression de la divine appréciation de la valeur de Christ quelque que fut la position que, dans sa parfaite grâce, il prit pour nous à notre place.

Quant à la chair du sacrifice pour le péché, les v. 11 et 12 indiquent qu’elle était entièrement brûlée hors du camp. Ce fait distingue le sacrifice pour le péché de l’holocauste et du sacrifice de prospérité où la chair était mangée. Ce qui est indiqué dans le chapitre quatre ne regarde que les sacrifices pour le péché dont seul le sang était porté dans le lieu saint (premier degré). Il y avait d’autres offrandes pour le péché où Aaron et ses fils mangeaient, selon Lév. 6, 19; Nom. 18, 9-10.En comparant ce que l’on faisaitavec le sang et avec la chair, les deux vérités qui ressortent: sont le culte et l’état du disciple. Le sang, porté dans le lieu saint, nous porte dans le sanctuaire et est le fondement du culte. Le corps brûlé hors du camp est la base de la deuxième vérité, c’est-à-dire l’état du disciple. En effet pour rendre culte dans la liberté de cœur et de conscience, il faut que nous sachions que le péché a été effacé par le sang du sacrifice et à perpétuité par celui de Christ. Dans Hébreux neuf, il y a un exposé de cette doctrine où le sang des victimes purifiait extérieurement, tandis que celui de Christ purifie intérieurement et pour toujours. Le v. 12 montre donc ce qui était fait de la chair. Nous y voyons deux points de vue, soit exprimant la place que le Seigneur Jésus prit pour nous en portant le péché, et en deuxième lieu la place où il fut chassé par un monde qui l’avait rejeté. Dans Héb. 13, 12-13, il y a la vérité que Christ a souffert hors de la porte. Ceci nous montre l’endroit de sa rejection, et exprime en même temps notre rejection de la terre. Sa mort nous a procuré une cité en haut.

Chapitre 5

* 1 Et si quelqu’un a péché en ce que, étant témoin et ayant entendu la voix d’adjuration, ayant vu ou su, il ne déclare pas [la chose], alors il portera son iniquité; 2 — ou si quelqu’un a touché une chose impure quelconque, soit le corps mort d’une bête sauvage impure, ou le corps mort d’une bête domestique impure, ou le corps mort d’un reptile impur et que cela lui soit resté caché, alors il est impur et coupable; 3 — ou s’il a touché l’impureté de l’homme, quelle que soit son impureté par laquelle il se rend impur, et que cela lui soit resté caché, quand il le sait, alors il est coupable; 4 — ou si quelqu’un, parlant légèrement de ses lèvres, a juré de faire du mal ou du bien, selon tout ce que l’homme profère légèrement en jurant, et que cela lui soit resté caché, quand il le sait, alors il est coupable en l’un de ces points-là. 5 Et il arrivera, s’il est coupable en l’un de ces points-là, qu’il confessera ce en quoi il aura péché; 6 et il amènera à l’Éternel son sacrifice pour le délit*, pour son péché qu’il a commis, une femelle du menu bétail, soit brebis, soit chèvre, en sacrifice pour le péché; et le sacrificateur fera propitiation pour lui [pour le purifier] de son péché.
7
Et si ses moyens ne peuvent atteindre à un agneau*, il apportera à l’Éternel, pour son délit qu’il a commis, deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un pour le sacrifice pour le péché, et l’autre pour l’holocauste. 8 Et il les apportera au sacrificateur, et le sacrificateur* présentera celui qui est pour le sacrifice pour le péché, premièrement, et lui détachera la tête avec l’ongle près du cou, mais il ne le divisera pas; 9 et il fera aspersion du sang du sacrifice pour le péché sur la paroi de l’autel, et le reste du sang, il l’épreindra au pied de l’autel: c’est un sacrifice pour le péché. 10 Et du second, il en fera un holocauste selon l’ordonnance. Et le sacrificateur fera propitiation pour lui [pour le purifier] de son péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné.
11
Et si ses moyens ne peuvent atteindre à deux tourterelles ou à deux jeunes pigeons, alors celui qui a péché apportera pour son offrande* la dixième partie d’un épha de fleur de farine en sacrifice pour le péché; il ne mettra pas d’huile dessus, et il ne mettra pas d’encens dessus; car c’est un sacrifice pour le péché. 12 Et il l’apportera au sacrificateur, et le sacrificateur en prendra une pleine poignée pour mémorial, et la fera fumer sur l’autel sur les sacrifices faits par feu à l’Éternel: c’est un sacrifice pour le péché. 13 Et le sacrificateur fera propitiation pour lui, pour son péché qu’il a commis en l’une de ces choses-là, et il lui sera pardonné; et le [reste] sera pour le sacrificateur, comme l’offrande de gâteau.
14
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 15 Si quelqu’un a commis une infidélité et a péché par erreur dans les choses saintes de l’Éternel, il amènera son sacrifice pour le délit à l’Éternel, un bélier sans défaut, pris du menu bétail, selon ton estimation en sicles d’argent, selon le sicle du sanctuaire, en sacrifice pour le délit. 16 Et ce en quoi il a péché [en prenant] de la chose sainte, il le restituera, et y ajoutera par-dessus un cinquième, et le donnera au sacrificateur; et le sacrificateur fera propitiation pour lui avec le bélier du sacrifice pour le délit; et il lui sera pardonné.
17
Et si quelqu’un a péché, et a fait, à l’égard de l’un de tous les commandements de l’Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et ne l’a pas su, il sera coupable, et portera son iniquité. 18 Et il amènera au sacrificateur un bélier sans défaut, pris du menu bétail, selon ton estimation, en sacrifice pour le délit*; et le sacrificateur fera propitiation pour lui, pour son erreur qu’il a commise sans le savoir; et il lui sera pardonné. 19 C’est un sacrifice pour le délit; certainement il s’est rendu coupable envers l’Éternel.
20
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 21 Si quelqu’un a péché, et a commis une infidélité envers l’Éternel, et a menti à son prochain pour une chose qu’on lui a confiée, ou qu’on a déposée entre ses mains, ou qu’il a volée, ou extorquée à son prochain; 22 ou s’il a trouvé une chose perdue, et qu’il mente à ce sujet, et qu’il jure en mentant à l’égard de l’une de toutes les choses qu’un homme fait de manière à pécher en les faisant*; 23 alors, s’il a péché et qu’il soit coupable, il arrivera qu’il rendra l’objet qu’il a volé, ou la chose qu’il a extorquée, ou le dépôt qui lui a été confié, ou la chose perdue qu’il a trouvée, 24 ou tout ce à l’égard de quoi il a juré en mentant; et il restituera le principal, et ajoutera un cinquième par-dessus; il le donnera à celui à qui cela appartient, le jour de son sacrifice pour le délit. 25 Et il amènera, pour l’Éternel, au sacrificateur, son sacrifice pour le délit, un bélier sans défaut, pris du menu bétail, selon ton estimation, en sacrifice pour le délit. 26 Et le sacrificateur fera propitiation pour lui devant l’Éternel; et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute qu’il ait faite en laquelle il s’est rendu coupable.

/ v. 6: le mot hébreu est dérivé d’un verbe traduit par: être coupable, verset 2, et ailleurs. / v. 7: ou: chevreau. / v. 8: litt.: il. / v. 11: hébreu: corban; voir note à 1:2. / v. 18: ou: selon ton estimation du délit. / v. 22: litt.: par elles.

Commentaires du chapitre 5

Première partie: chapitres 1 à 10: comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7: les cinq sortes d’offrandes.
Chapitre 5: le sacrifice pour le délit.

Les deux parties essentielles dans les sacrifices pour le péché sont le sang de la victime qui doit être répandu ainsi que la graisse brûlée sur l’autel (Lév. 4, 7-10, etc). C’est ce qui avait cours sous la loi. Le coupable confessait son péché, amenait à l’Eternel son sacrifice, posait sa main sur la tête de la victime qui l’écorchait ensuite. La part du sacrificateur était alors de mettre une partie du sang sur les cornes de l’autel de l’holocauste et de répandre le reste du sang au pied de l’autel, puis de brûler la graisse sur l’autel. Ces deux parts présentent, pour le pécheur, deux vérités qu’il reçoit, à savoir celle de la propitiation et celle de la réconciliation.

Versets 1 à 13 : différents sacrifices, en fonction des moyens des personnes, sont présentés à Dieu pour un même péché. En image, cela signifie que même les plus petits péchés sont connus de Dieu et doivent faire l’objet d’une expiation. D’autre part, comme déjà vu au ch. 4, cela signifie aussi que le péché d’une personne influente demande une plus grande application du sang pour l’expiation.

Le serment (adjuration) dont il est question au v. 1 diffère d’un serment volontaire. Si l’on compare Matt. 5, 34 avec ce verset, on peut en déduire que nous ne devons jamais jurer volontairement. Ainsi en Lév. 5,  1, le péché n’est pas de jurer, mais de refuser de dire ce que l’on sait.

Les v. 1 à 4 renseignent sur les quatre cas des délits. Pour les quatre, il y a sacrifice. Ce sont donc des choses graves telles que des manquements qui atteignent la conscience naturelle, laquelle condamne toute chose. C’est important de voir les différents degrés, le plus grave étant le premier. Ce n’est plus comme au chapitre quatreoù l’on avait pas conscience de son péché, où il n’était connu que plus tard. Ici on en a conscience dès le début, sans que l’on puisse évoquer le fait que l’on ne savait pas.
Dans les v. 11 à 13 nous voyons un sacrifice pour le péché où il n’est pas parlé de sang. La contradiction avec Héb. 9, 22 n’est qu’apparente. Si le deuxième sacrifice de ce chapitre cinq fait ressortir l’état réel de chaque pécheur, le troisième sacrifice met en relief le véritable caractère du sacrifice divin, caractère selon lequel aucune effusion de sang ne serait capable d’effacer les péchés; si l’effusion de sang n’y avait aucune place, il y avait par contre une chose qui ne manquait jamais à aucun sacrifice propitiatoire: c’est la partie qui passait par le feu et qui était consumée sur l’autel. C’est en effet cette vérité qui est aussi mise en relief dans ces versets. Dieu montre ainsi que la propre culpabilité de l’homme était jugée par le parfait sacrifice et que l’exécution du jugement est tombé sur notre substitut qui était sans péché. D’autre part, dans ces v. 11 à 13, une autre vérité est aussi présentée. En comparant ces versets avec le ch. 2, 1, ni huile ni encens ne viennent dans le cas du sacrifice pour le péché. C’est que la fine fleur de farine représente l’humanité sans tache de Christ et c’est sur ce point qu’insiste le Saint Esprit. Christ était par conséquent le seul homme parmi les hommes capable de devenir un sacrifice pour le péché. Toujours dans ces v. 11 à 13, remarquons que Christ qui a une petite valeur aux yeux de celui qui a péché mais il a toute sa perfection aux yeux de Dieu.

Versets 14 à 19 : renseignent sur des délits contre les choses saintes qui appartiennent à l’Eternel. Il s’agit toujours, là, du péché commis par erreur. Ce péché de s’approprier les choses saintes exige le sacrifice pour le délit. Au v. 17 nous touchons presque au commandement.

Versets 20 à 26 : renseignent sur la troisième catégorie de péché, c’est-à-dire le péché contre son prochain. Mentir à son prochain c’est aussi mentir à l’Eternel. Au sujet du v. 24 «ajoutera un cinquième par-dessus»: c’est un bel emblème des résultats des merveilleux plans de rédemption de Dieu par lequel le coupable est pardonné et l’offensé devient gagnant. Dieu a pourvu à un sacrifice pour un seul délit: le sacrifice pour le délit.

Chapitre 6

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Commande à Aaron et à ses fils, en disant: C’est ici la loi de l’holocauste. C’est l’holocauste: il sera sur le foyer sur* l’autel toute la nuit jusqu’au matin; et le feu de l’autel brûlera sur lui. 3 Et le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra sur sa chair ses caleçons de lin, et il lèvera la cendre* de l’holocauste que le feu a consumé sur l’autel, et la mettra à côté de l’autel; 4 et il ôtera ses vêtements, et revêtira d’autres vêtements, et il emportera la cendre hors du camp en un lieu pur. 5 Et le feu qui est sur l’autel y brûlera; on ne le laissera pas s’éteindre. Et le sacrificateur allumera du bois sur ce [feu] chaque matin, et y arrangera l’holocauste, et y fera fumer les graisses des sacrifices de prospérités. 6 Le feu brûlera continuellement sur l’autel, on ne le laissera pas s’éteindre.
7
Et c’est ici la loi de l’offrande de gâteau: [l’un] des fils d’Aaron la présentera devant l’Éternel, devant l’autel. 8 Et il lèvera une poignée de la fleur de farine du gâteau et de son huile, et tout l’encens qui est sur le gâteau, et il fera fumer cela sur l’autel, une odeur agréable, son* mémorial à l’Éternel. 9 Et ce qui en restera, Aaron et ses fils le mangeront; on le mangera sans levain, dans un lieu saint; ils le mangeront dans le parvis de la tente d’assignation. 10 On ne le cuira pas avec du levain. C’est leur portion, que je leur ai donnée de mes sacrifices faits par feu. C’est une chose très-sainte, comme le sacrifice pour le péché et comme le sacrifice pour le délit. 11 Tout mâle d’entre les enfants* d’Aaron en mangera; [c’est] un statut perpétuel en vos générations, [leur part] des sacrifices faits par feu à l’Éternel: quiconque** les touchera sera saint.
12
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 13 C’est ici l’offrande* d’Aaron et de ses fils, qu’ils présenteront à l’Éternel, le jour de son onction: un dixième d’épha de fleur de farine, en offrande de gâteau continuelle, une moitié le matin et une moitié le soir. 14 Elle* sera apprêtée sur une plaque avec de l’huile; tu l’apporteras mêlée [avec de l’huile]; tu présenteras les morceaux cuits du gâteau en odeur agréable à l’Éternel. 15 Et le sacrificateur d’entre ses fils qui sera oint à sa place, fera cela; [c’est] un statut perpétuel: on le fera fumer tout entier à l’Éternel. 16 Et tout gâteau de sacrificateur sera [brûlé] tout entier; il ne sera pas mangé.
17
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 18 Parle à Aaron et à ses fils, en disant: C’est ici la loi du sacrifice pour le péché: au lieu où l’holocauste sera égorgé, le sacrifice pour le péché sera égorgé devant l’Éternel: c’est une chose très-sainte. 19 Le sacrificateur qui l’offre pour le péché le mangera; on le mangera dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d’assignation. 20 Quiconque* en touchera la chair sera saint; et s’il en rejaillit du sang sur un vêtement, ce sur quoi le sang aura rejailli, tu le laveras dans un lieu saint; 21 et le vase de terre dans lequel il a été cuit sera cassé; et s’il a été cuit dans un vase d’airain, il sera écuré et lavé dans l’eau. 22 Tout mâle d’entre les sacrificateurs en mangera: c’est une chose très-sainte. 23 Nul sacrifice pour le péché dont le sang sera porté dans la tente d’assignation pour faire propitiation dans le lieu saint, ne sera mangé; il sera brûlé au feu.
 / v. 2: C’est l’holocauste parce qu’il brûlera sur.  / v. 3: cendre qui contient des chairs brûlées, et non de la cendre ordinaire.  / v. 8: c. à d. de l’offrande.  / v. 11*: ordinairement: fils.  / v. 11**: ou: tout ce qui; ici, et verset 20.  / v. 13: hébreu: corban (note à 1:2).  / v. 14: c. à d.: l’offrande.  / v. 20: ou: tout ce qui.

Commentaires du chapitre 6

Première partie: chapitres 1 à 10: comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7: les cinq sortes d’offrandes.
Chapitre 6: la loi de l’holocauste, de l’offrande de gâteau et du sacrifice pour le péché

Dans ce chapitre nous avons la loi des divers sacrifices, c’est-à-dire la manière dont les sacrificateurs devaient offrir les sacrifices. Le ch. 7 renferme le même sujet. Nous retrouvons dans ces deux chapitres les mêmes sacrifices que nous avons vus dans les ch. 1 à 5, donc en rapport avec la loi qui a été quelque peu considérée dans l’étude de ces chapitres. Toutefois, il est important de revoir certains points.

Chapitre 6 v. 18 à 23 : Jésus Christ est présenté d’une manière très frappante dans la loi du sacrifice pour le péché. Il en va de même en parlant de l’offrande de gâteau (v. 10). C’est des plus remarquables en ce que le Saint Esprit met l’accent sur la sainteté. Cela n’est pas le cas pour l’holocauste. Ainsi Christ, même en étant fait péché, a gardé toute sa sainteté. C’est une chose très sainte qui est là pour nous instruire ou nous servir de rappel. La même pensée se retrouve dans la loi du sacrifice pour le délit (ch. 7, 1-6). Le Seigneur Jésus n’a jamais été aussi visiblement présenté comme le Saint de Dieu que lorsqu’il fut fait péché. L’odieux et la noirceur de ce avec quoi il était identifié sur la croix, ne servait qu’à faire ressortir plus clairement qu’il était très saint.

Chapitre 6 v. 7 à 16 : la place (le lieu) et la portion des sacrificateurs avec l’offrande de gâteau sont présentées. Les fils d’Aaron, en tant que tels, avaient leur portion. Il y a aussi les droits de Dieu qui sont parfaitement sauvegardés et les besoins de la famille sacerdotale qui sont parfaitement comblés. Quand à la place, c’est un lieu saint; c’est le parvis de la tente d’assignation. Cette position est aussi, en figure, celle du chrétien et c’est par la sainteté qu’il peut en jouir. La grâce lui ouvre le chemin du sanctuaire et c’est dans le sanctuaire que cette grâce est acquise. Quant à la portion du chrétien, c’est Christ dans sa parfaite humanité représentée par la fine fleur de farine et par l’huile. C’est une portion pour les sacrificateurs; ils doivent en jouir dans le sanctuaire de la présence divine, dans une sainte séparation et une communion de cœur avec Dieu. Mais remarquons que l’encens était brûlée. Il est quelque chose dans l’homme Christ Jésus que seul Dieu pouvait flairer.

La loi : c’est, autrement dit, la manière dont le sacrificateur devait offrir les sacrifices.

Par les sacrifices l’Israélite n’était jamais sûr d’être rendu parfait et cela même malgré la continuité et le renouvellement de ces sacrifices. De même le sacrificateur ne pouvait jamais se reposer, car son service n’était jamais terminé. Quant à Jésus, par une seule offrande, il s’est assis  à la droite de Dieu à perpétuité (Héb. 10, 11-12).

Chapitre 7

1 Et c’est ici la loi du sacrifice pour le délit; c’est une chose très-sainte. 2 Au lieu où l’on égorge l’holocauste, on égorgera le sacrifice pour le délit, et on fera aspersion de son sang sur l’autel, tout autour. 3 Et on en présentera toute la graisse, la queue, et la graisse qui couvre l’intérieur, 4 et les deux rognons et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu’on ôtera jusque sur les rognons. 5 Et le sacrificateur les fera fumer sur l’autel, comme sacrifice par feu à l’Éternel: c’est un sacrifice pour le délit. 6 Tout mâle d’entre les sacrificateurs en mangera; il sera mangé dans un lieu saint: C’est une chose très-sainte. 7 Comme le sacrifice pour le péché, ainsi est le sacrifice pour le délit; il y a une seule loi pour eux: il appartient au sacrificateur qui a fait propitiation par lui. 8 — Et quant au sacrificateur qui présentera l’holocauste de quelqu’un, la peau de l’holocauste qu’il aura présenté sera pour le sacrificateur: elle lui appartient. 9 Et toute offrande de gâteau qui sera cuit au four ou qui sera apprêté dans la poêle ou sur la plaque, sera pour le sacrificateur qui le présente: elle lui appartient. 10 Et toute offrande de gâteau pétri à l’huile et sec, sera pour tous les fils d’Aaron, pour l’un comme pour l’autre.
11
Et c’est ici la loi du sacrifice de prospérités qu’on présentera à l’Éternel: 12 Si quelqu’un le présente comme action de grâces, il présentera, avec* le sacrifice d’action de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, et des galettes sans levain ointes d’huile, et de la fleur de farine mêlée [avec de l’huile], en gâteaux pétris à l’huile. 13 Il présentera pour son offrande, avec les gâteaux, du pain levé avec son sacrifice d’action de grâces de prospérités; 14 et de l’offrande entière, il en présentera un en offrande élevée à l’Éternel: il sera pour le sacrificateur qui aura fait aspersion du sang du sacrifice de prospérités; il lui appartient. 15 Et la chair de son sacrifice d’action de grâces de prospérités sera mangée le jour où elle sera présentée; on n’en laissera rien jusqu’au matin. 16 Et si le sacrifice de son offrande est un vœu, ou [une offrande] volontaire, son sacrifice sera mangé le jour où il l’aura présenté; et ce qui en restera sera mangé le lendemain; 17 et ce qui restera de la chair du sacrifice sera brûlé au feu le troisième jour. 18 Et si quelqu’un mange de la chair de son sacrifice de prospérités le troisième jour, [le sacrifice] ne sera pas agréé; il ne sera pas imputé à celui qui l’aura présenté: ce sera une chose impure; et l’âme qui en mangera portera son iniquité. 19 Et la chair qui aura touché quelque chose d’impur ne sera point mangée: elle sera brûlée au feu. Quant à la chair, quiconque est pur mangera la chair. 20 Et l’âme qui, ayant sur soi son impureté mangera de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l’Éternel, cette âme-là sera retranchée de ses peuples. 21 Et si une âme touche quoi que ce soit d’impur, impureté d’homme, ou bête impure, ou toute [autre] chose abominable et impure, et qu’elle mange de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l’Éternel, cette âme-là sera retranchée de ses peuples.
22
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 23 Parle aux fils d’Israël, en disant: Vous ne mangerez aucune graisse de bœuf ou de mouton ou de chèvre. 24 La graisse d’un corps mort ou la graisse d’une [bête] déchirée pourra être employée à tout usage, mais vous n’en mangerez point; 25 car quiconque mangera de la graisse d’une bête dont on présente à l’Éternel un sacrifice fait par feu, l’âme qui en aura mangé sera retranchée de ses peuples. 26 Et vous ne mangerez aucun sang, dans aucune de vos habitations, soit d’oiseaux, soit de bétail. 27 Toute âme qui aura mangé de quelque sang que ce soit, cette âme-là sera retranchée de ses peuples.
28
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 29 Parle aux fils d’Israël, en disant: Celui qui présentera son sacrifice de prospérités à l’Éternel apportera à l’Éternel son offrande, prise de son sacrifice de prospérités. 30 Ses mains apporteront les sacrifices faits par feu à l’Éternel; il apportera la graisse avec la poitrine: la poitrine, pour la tournoyer* comme offrande tournoyée devant l’Éternel. 31 Et le sacrificateur fera fumer la graisse sur l’autel; et la poitrine sera pour Aaron et pour ses fils. 32 Et vous donnerez au sacrificateur, comme offrande élevée, l’épaule droite de vos sacrifices de prospérités. 33 Celui des fils d’Aaron qui présentera le sang et la graisse des sacrifices de prospérités aura pour sa part l’épaule droite. 34 Car j’ai pris des fils d’Israël la poitrine tournoyée et l’épaule élevée de leurs sacrifices de prospérités, et je les ai données à Aaron, le sacrificateur, et à ses fils, par statut perpétuel, de la part des fils d’Israël. 35 C’est là [le droit de] l’onction d’Aaron et [de] l’onction de ses fils, dans les sacrifices de l’Éternel faits par feu, du jour qu’on les aura fait approcher pour exercer la sacrificature devant l’Éternel, 36 ce que l’Éternel a commandé de leur donner, de la part des fils d’Israël, du jour qu’il les aura oints; [c’est] un statut perpétuel en leurs générations.
37
Telle est la loi de l’holocauste, de l’offrande de gâteau, et du sacrifice pour le péché, et du sacrifice pour le délit, et du sacrifice de consécration, et du sacrifice de prospérités, 38 laquelle l’Éternel commanda à Moïse sur la montagne de Sinaï, le jour où il commanda aux fils d’Israël de présenter leurs offrandes* à l’Éternel, dans le désert de Sinaï.
/ v. 12 : litt.: sur. / v. 30 : ou : balancer, ici et ailleurs. / v. 38 : hébreu : corban (note à 1:2).

Commentaires du chapitre 7

Première partie : chapitres 1 à 10 : comment s’approcher de Dieu
Chapitres 1 à 7 : les cinq sortes d’offrandes.
Chapitre 7 : le sacrifice pour le délit. Col. 2, 13 «Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, »

Ce chapitre, comme le sixième, présente la loi sur les sacrifices. Pour résumer, rappelons que, mis à part les sacrifices pour le péché qui ont une place différente, tous les sacrifices qui sont mentionnés dans les premiers chapitres du Lévitique supposent que le peuple est déjà en relation avec Dieu. Le sacrifice de prospérités vient après l’holocauste. En effet, lorsque le croyant a compris le sacrifice de Christ, il entre en communion avec le Père. C’est une chose bien fâcheuse quand un chrétien n’est pas dans cet état, car pour y être, il ne lui manque rien. Le sang de Christ est toujours devant Dieu et nous sommes toujours acceptés en vertu de ce sang. La vie de Christ nous a été donnée et doit nous faire comprendre les pensées de Dieu à l’égard de Christ. Quand nous considérons le sacrifice de Christ nous lui trouvons deux faces: sa nécessité pour notre salut et sa sainteté devant Dieu.

La connaissance de la seconde nous met en communion avec le Père. C’est ce que représentent les sacrifices de prospérité. Nous y voyons Dieu qui a, avec son peuple, une part commune.

Ces faces reproduisent les principales circonstances de l’holocauste. La graisse représente la vigueur de la volonté, l’énergie intérieure du cœur. Elle devait être offerte comme un sacrifice par feu à l’Eternel. Le sang est la vie. Ces deux choses étaient la part de l’Eternel. Toute la vie, toutes les affections, toute la force, toutes les pensées du cœur de Christ ont été offertes à Dieu. Pour l’Israélite dans le désert, il fallait d’abord amener la bête comme offrande au tabernacle avant de pouvoir se nourrir de sa chair. Ainsi, les fidèles mangeaient le même animal dont la graisse et le sang avaient été offerts à l’Eternel. Une partie de l’animal était mangé par celui qui faisait l’offrande et ceux qui y étaient conviés. Une autre partie était mangée par Aaron et ses fils. L’épaule droite était la part du sacrificateur qui avait répandu le sang. Le sacrifice de prospérité était donc un repas de communion entre Dieu et son peuple. Pour nous, cette communion est particulièrement réalisée dans la cène. Toute l’Église de Dieu, représentée par Aaron et ses fils, y a sa part; Christ lui-même, représenté par le sacrificateur qui a offert le sang et la graisse, n’y est pas exclu. L’auteur de la rédemption a part à la vie de la rédemption et il y a beaucoup de joie en ce que des pécheurs sont sauvés par l’efficacité de son sacrifice. Les sacrifices de prospérités représentaient donc la joie commune de Dieu, de Christ et de l’Église.

Dans les v. 15 à 17 tout devient péché si notre culte ne se rattache pas directement au prix du sacrifice de Christ.

Au v. 35, le droit d’onction est aussi pour le chrétien. En effet, le culte est agréé pour autant que tout soit lié à Dieu dans la bonne odeur de Christ. Nous devons nous nourrir avec Dieu de la perfection du bien-aimé. Nous sommes oints par le Saint Esprit qui nous donne le droit d’avoir part à ces choses.

En relation avec le ch. 6, 17-23 et avec le ch. 7, 1-10, il ressort qu’il y a le péché et les péchés. L’épitre aux Romains enseigne ce sujet. Remarquons que les péchés sont les mauvais fruits du mauvais arbre qui s’appelle le péché. Par l’œuvre de Christ, Dieu a condamné l’un et l’autre. Le délit, l’acte commis, le péché, source de cet acte.

En rapport avec les v. 11 à 21 et selon le v. 19, seuls les Israélites qui étaient purs avaient droit au sacrifice de prospérités. Au ch. 6, 20, on devenait saint en touchant la chair du sacrifice pour le péché. Mais celui qui reste dans l’impureté et dans la souillure n’a pas droit au sacrifice de prospérités.

Au v. 31, la poitrine était pour Aaron et ses fils. Elle est le siège des affections. Elle nous parle donc de l’amour de celui qui s’est livré lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur.

Chapitre 8

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Prends Aaron et ses fils avec lui, et les vêtements, et l’huile de l’onction, et le jeune taureau du sacrifice pour le péché, et les deux béliers, et la corbeille des pains sans levain; 3 et convoque toute l’assemblée à l’entrée de la tente d’assignation. 4 Et Moïse fit comme l’Éternel lui avait commandé, et l’assemblée fut convoquée à l’entrée de la tente d’assignation. 5 Et Moïse dit à l’assemblée: C’est ici ce que l’Éternel a commandé de faire. 6 Et Moïse fit approcher Aaron et ses fils, et les lava avec de l’eau; 7 et il mit sur lui la tunique, et le ceignit avec la ceinture, et le revêtit de la robe, et mit sur lui l’éphod, et le ceignit avec la ceinture de l’éphod, qu’il lia par elle sur lui; 8 et il plaça sur lui le pectoral, et mit sur le pectoral les urim* et les thummim**; 9 et il plaça la tiare sur sa tête, et, sur la tiare, sur le devant, il plaça la lame d’or, le saint diadème, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 10 Et Moïse prit l’huile de l’onction, et oignit le tabernacle et toutes les choses qui y étaient, et les sanctifia; 11 et il en fit aspersion* sur l’autel sept fois, et il oignit l’autel, et tous ses ustensiles, et la cuve et son soubassement, pour les sanctifier; 12 et il versa de l’huile de l’onction sur la tête d’Aaron, et l’oignit, pour le sanctifier.

13 Et Moïse fit approcher les fils d’Aaron, et les revêtit des tuniques, et les ceignit de la ceinture, et leur attacha les bonnets, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 14 Et il fit approcher le taureau* du sacrifice pour le péché, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du taureau du sacrifice pour le péché; 15 et on l’égorgea, et Moïse prit le sang, et en mit avec son doigt sur les cornes de l’autel, tout autour, et il purifia* l’autel; et il versa le sang au pied de l’autel et le sanctifia, faisant propitiation pour** lui. 16 Et il prit toute la graisse qui était sur l’intérieur, et le réseau du foie, et les deux rognons, et leur graisse, et Moïse les fit fumer sur l’autel. 17 Et le taureau, et sa peau, et sa chair, et sa fiente, il les brûla au feu, hors du camp, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 18 Et il fit approcher le bélier de l’holocauste, et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier; 19 et on l’égorgea, et Moïse fit aspersion du sang sur l’autel, tout autour; 20 et on coupa le bélier en morceaux, et Moïse en fit fumer la tête, et les morceaux, et la graisse; 21 et on lava avec de l’eau l’intérieur et les jambes, et Moïse fit fumer tout le bélier sur l’autel: ce fut un holocauste en odeur agréable, ce fut un sacrifice par feu à l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 22 Et il fit approcher le second bélier, le bélier de consécration; et Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête du bélier; 23 et on l’égorgea, et Moïse prit de son sang, et le mit sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit; 24 et il fit approcher les fils d’Aaron, et Moïse mit du sang sur le lobe de leur oreille droite, et sur le pouce de leur main droite, et sur le gros orteil de leur pied droit; et Moïse fit aspersion du sang sur l’autel, tout autour. 25 Et il prit la graisse, et la queue, et toute la graisse qui était sur l’intérieur, et le réseau du foie, et les deux rognons et leur graisse, et l’épaule droite; 26 et il prit, de la corbeille des pains sans levain qui était devant l’Éternel, un gâteau sans levain, et un gâteau de pain à l’huile, et une galette, et les plaça sur les graisses et sur l’épaule droite; 27 et il mit le tout sur les paumes des mains d’Aaron et sur les paumes des mains de ses fils, et les tournoya comme offrande tournoyée devant l’Éternel. 28 Et Moïse les prit des paumes de leurs mains, et les fit fumer sur l’autel sur l’holocauste: ce fut un sacrifice de consécration, en odeur agréable; ce fut un sacrifice par feu à l’Éternel. 29 Et Moïse prit la poitrine, et la tournoya comme offrande tournoyée devant l’Éternel; ce fut, — du bélier de consécration, — la part de Moïse, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 30 Et Moïse prit de l’huile de l’onction et du sang qui était sur l’autel, et il en fit aspersion sur Aaron, sur ses vêtements, et sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui: il sanctifia Aaron, ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui. 31 Et Moïse dit à Aaron et à ses fils: Cuisez la chair à l’entrée de la tente d’assignation, et vous la mangerez là, ainsi que le pain qui est dans la corbeille de consécration, comme j’ai commandé, en disant: Aaron et ses fils les mangeront. 32 Et le reste de la chair et du pain, vous le brûlerez au feu. 33 Et vous ne sortirez pas de l’entrée de la tente d’assignation pendant sept jours, jusqu’au jour de l’accomplissement des jours de votre consécration; car on mettra sept jours à vous consacrer*. 34 L’Éternel a commandé de faire comme on a fait aujourd’hui, pour faire propitiation pour vous. 35 Et vous demeurerez pendant sept jours à l’entrée de la tente d’assignation, jour et nuit, et vous garderez ce que l’Éternel vous a donné à garder, afin que vous ne mouriez pas; car il m’a été ainsi commandé. 36 Et Aaron et ses fils firent toutes les choses que l’Éternel avait commandées par* Moïse.

/ v. 8*: lumières. / v. 8**: perfections. / v. 11: comme Ex. 29:21; Lév. 4:6; 5:9, etc… / v. 14: jeune taureau, partout ici. / v. 15*: proprement: purifia du péché. / v. 15**: ou: sur; voir Ex. 29:36 et note à Ex. 30:10. / v. 33: voir note Ex. 28:41. / v. 36: litt.: par la main de, ici et ailleurs souvent.

Chapitre 9

1 Et il arriva, le huitième jour, que Moïse appela Aaron et ses fils, et les anciens d’Israël; 2 et il dit à Aaron: Prends un jeune veau pour le sacrifice pour le péché, et un bélier pour l’holocauste, sans défaut, et présente-les devant l’Éternel. 3 Et tu parleras aux fils d’Israël, en disant: Prenez un bouc pour le sacrifice pour le péché; et un veau, et un agneau, âgés d’un an, sans défaut, pour l’holocauste; 4 et un taureau et un bélier pour le sacrifice de prospérités, pour sacrifier devant l’Éternel, et une offrande de gâteau pétri à l’huile, car aujourd’hui l’Éternel vous apparaîtra. 5 Et ils amenèrent* devant la tente d’assignation ce que Moïse avait commandé; et toute l’assemblée s’approcha, et ils se tinrent devant l’Éternel. 6 Et Moïse dit: C’est ici ce que l’Éternel a commandé; faites-le, et la gloire de l’Éternel vous apparaîtra.

7 Et Moïse dit à Aaron: Approche-toi de l’autel, et offre ton sacrifice pour le péché, et ton holocauste, et fais propitiation pour toi et pour le peuple; et offre l’offrande du peuple, et fais propitiation pour eux, comme l’Éternel a commandé. 8 Et Aaron s’approcha de l’autel, et égorgea le veau du sacrifice pour le péché, qui était pour lui; 9 et les fils d’Aaron lui présentèrent le sang, et il trempa son doigt dans le sang, et le mit sur les cornes de l’autel, et versa le sang au pied de l’autel. 10 Et il fit fumer sur l’autel la graisse, et les rognons, et le réseau pris du foie du sacrifice pour le péché, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 11 Et la chair et la peau, il les brûla au feu, hors du camp. 12 Et il égorgea l’holocauste, et les fils d’Aaron lui présentèrent le sang, et il en fit aspersion sur l’autel, tout autour. 13 Et ils lui présentèrent l’holocauste [coupé] en morceaux, et la tête, et il les fit fumer sur l’autel; 14 et il lava l’intérieur et les jambes, et il les fit fumer sur l’holocauste sur l’autel. 15 — Et il présenta l’offrande du peuple: il prit le bouc du sacrifice pour le péché qui était pour le peuple, et l’égorgea, et l’offrit pour le péché, comme précédemment [le veau]. 16 Et il présenta l’holocauste, et le fit selon l’ordonnance. 17 Et il présenta l’offrande de gâteau, et il en remplit la paume de sa main et la fit fumer sur l’autel, outre l’holocauste du matin. 18 Et il égorgea le taureau et le bélier du sacrifice de prospérités qui était pour le peuple, et les fils d’Aaron lui présentèrent le sang, et il en fit aspersion sur l’autel, tout autour. 19 Et [ils présentèrent] les graisses du taureau et du bélier, la queue, et ce qui couvre [l’intérieur], et les rognons, et le réseau du foie; 20 et ils mirent les graisses sur les poitrines, et il fit fumer les graisses sur l’autel. 21 Et Aaron tournoya en offrande tournoyée devant l’Éternel les poitrines et l’épaule droite, comme Moïse l’avait commandé. 22 — Et Aaron éleva ses mains vers le peuple et les bénit; et il descendit après avoir offert le sacrifice pour le péché, et l’holocauste, et le sacrifice de prospérités.

23 Et Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d’assignation; puis ils sortirent et bénirent le peuple: et la gloire de l’Éternel apparut à tout le peuple; 24 et le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses, et tout le peuple le vit, et ils poussèrent des cris de joie, et tombèrent sur leurs faces.

— v. 5: litt.: prirent.

Commentaires des chapitres 8 et 9

Première partie: chapitres 1 à 10: comment s’approcher de Dieu
Chapitres 8 à 10: consécration et sainteté des sacrificateurs.
Chapitre 8: la consécration des sacrificateurs (cf 1 Pi. 2, 5,9, etc).
Chapitre 9: le huitième jour de la consécration des sacrificateurs.

Avec ces chapitres commence une nouvelle partie de ce livre: la sacrificature. Ce sujet est intimement lié avec la doctrine du sacrifice qui a été exposé dans les sept premiers chapitres. La sacrificature est la fonction des sacrificateurs. Le pécheur a besoin d’un sacrifice, le croyant a besoin d’un sacrificateur. L’un et l’autre se trouve en Christ. Comme sacrifice, il introduit les croyants dans une relation intime avec Dieu. Comme sacrificateur il les y maintient selon la perfection de ce qu’il est. En Héb. 7, ce grand souverain sacrificateur est toujours vivant pour intercéder pour nous. Si tel n’était le cas, nous ne pourrions tenir un instant debout ici-bas.

Dans les v. 1 et 3, une grâce spéciale se dévoile. C’est que toute l’assemblée est convoquée à l’entrée de la tente d’assignation afin que chacun puisse avoir le privilège de voir celui à qui allait être confié la charge de leur plus important intérêt. En Ex. 28 et 29 nous avons la même vérité générale à l’égard des vêtements des sacrifices sacerdotaux. Mais dans le Lévitique, l’assemblée est introduite et il lui est permis de voir chaque détail du solennel et imposant service de consécration. Chacun pouvait voir le souverain sacrificateur, le sacrifice qu’il offrait et les vêtements qu’il portait. Chacun pouvait voir s’il était pourvu aux besoins particuliers et d’assembler par les divers attributs du souverain sacrificateur dont les vêtements en étaient l’expression typique. Tout cela montre cependant que des ombres. Nous, croyants de l’Église, nous bénéficions de l’antitype qui est toute la personne de Christ. Pour bien saisir la sacrificature, remarquons que le croyant a deux positions. Il est d’abord membre du corps de Christ dont Christ est la tête. Comme tel, il n’est plus vu en Dieu, il est vu en Christ. D’autre part, il a été vu dans sa faiblesse, exposé aux tentations, et comme tel il a constamment besoin de la parfaite sympathie et du puissant ministère du souverain sacrificateur qui s’éteint toujours en la présence de Dieu.

Dans ces ch. 8 et 9, trois choses ressortent particulièrement. Ce sont 1) les vérités de la Parole, 2) la valeur du sang et 3) la puissance de l’Esprit. Ces trois sujets sont incontestablement et entièrement vitaux. Quant à l’autorité de la Parole, il est intéressant de constater que, tant lors de la consécration du sacrificateur que dans toute la série des sacrifices, l’autorité de la parole est irrémédiable. Moïse ne connaît pas d’autre autorité que la parole. Toute l’assemblée était ainsi appelée à être réconfortée par la parole de l’Eternel (8, 5 et 9 , 6). Le résultat de cet attachement est des plus profonds. «La gloire de l’Eternel vous apparaîtra» (ch. 9, 6). Une seule intervention humaine aurait annulé cette gloire. La démonstration aura lieu au ch. 10. Puissions-nous nous conduire d’une telle façon à ce que la Parole de Dieu soit constamment devant chaque chrétien pour que la chair n’ait pas d’emprise dans notre marche chrétienne journalière. Au ch. 9, 23-24, il y a une scène du huitième jour, une scène de la gloire de la résurrection. Aaron, ayant offert le sacrifice, élève ses mains pour bénir le peuple. Puis Moïse et Aaron disparaissent dans le tabernacle, tandis que le peuple attend. Enfin Moïse et Aaron, représentant Christ dans son double caractère de roi et de sacrificateur, sortent et bénissent le peuple. La gloire apparaît dans toute sa splendeur. Le feu consume l’holocauste et toute l’assemblée adore et se prosterne devant la présence du Seigneur de toute la terre.

Avant d’aller plus loin, rappelons que toute la loi mosaïque ne représente que les ombres des choses à venir. Précisons aussi encore une fois ces significations, à savoir qu’Aaron et ses fils réunis, montrent Christ et sa famille sacerdotale. Aaron seul représente Christ dans sa fonction de sacrificateur et d’intercesseur. Moïse et Aaron ensemble, représentent Christ comme roi et sacrificateur. Le huitième jour représente le jour glorieux de la résurrection où le peuple d’Israël verra le Messie assis sur son trône.

Passons maintenant au deuxième sujet de ces deux chapitres, savoir l’efficacité du sang. Ce sujet y est largement développé et occupe une place prééminente aussi bien dans la doctrine du sacrifice que dans celle de la sacrificature. Les sens des sacrifices ont été développés dans les premiers chapitres. Mais les passages des chapitres 8 et 9, notamment les versets 14, 15, 18, 19, 22, 23 et 24 du ch. 8, font ressortir la place importante que le sang occupe dans la consécration des sacrificateurs. Il fallait une oreille aspergée de sang pour écouter les divines communications, une main teinte de sang pour exécuter les services du sanctuaire et un pied tâché de sang pour marcher dans les parvis de l’Eternel de sa maison. Dans ces passages, Aaron et ses fils posèrent leurs mains dans les différents sacrifices. Ceci indique une identification totale avec le Père qui prend plaisir en celui par qui nous sommes représentés. Aaron était oint avant ses fils. C’est que seul il est le type de Christ dans son excellence incomparable et dans sa divinité propre. Au sujet de l’identification, nous pouvons aussi citer Héb. 2, 11. La distinction personnelle rehausse l’unité, la valeur de l’unité mystique.

Tout ceci nous amène au dernier sujet mis en évidence, savoir la puissance de l’esprit. Remarquons que dans tout ce qui se passe entre l’onction d’Aaron et celle de ses fils, le sang est répandu, la graisse consumée sur l’autel, et la poitrine tournoyée devant l’Eternel: en d’autres termes, le sacrifice est accompli, la bonne odeur en monte jusqu’à Dieu, et celui qui l’a offert, monte dans la puissance de la résurrection, et prend sa place en haut. Tout cela se passe entre l’onction de la tête et l’onction des membres. Dans le ch. 8, 7-12, nous avons Aaron seul. L’huile de l’onction est répandue sur la tête en même temps que sur tous les vaisseaux du tabernacle. Le peuple en entier peut voir Aaron revêtir les vêtements, puis recevoir l’onction. Il est pleinement pourvu aux besoins du peuple, de telle manière qu’on pouvait dire: c’est ici ce que l’Eternel a commandé. Aaron seul et donc, son oint. Pour qu’il puisse l’être avec ses fils, il fallait que le sang coule. Ainsi c’est seulement au v. 30 (ch. 8) qu‘Aaron et ses fils sont aspergés de l’huile de l’onction, donc après que le sang ait coulé. Dans les v. 31 à 35 il y a un beau type de Christ et de son peuple se nourrissant ensemble des résultats de l’expiation accomplie. Aaron et ses fils oints ensemble nous sont présentés ici enfermés sept jours dans l’enceinte du tabernacle. C’est le type de la position actuelle de Christ et de ses membres. En effet, nous sommes enfermés avec Dieu en attendant la manifestation de la gloire. En l’attendant, le chrétien se nourrit des richesses de la gloire divine dans la puissance de la sainteté.

Dans les v. 1 à 4 du ch. 9, le huitième jour est mis en évidence. C’est ce jour dans lequel il y a la manifestation de la gloire du règne millénaire. Cela complète toute la scène. Le peuple d’Israël verra le vrai sacrificateur sortant du sanctuaire, il sera accompagné du corps des sacrificateurs, compagnons de sa retraite, associés à sa gloire manifestée.

Dans ces deux chapitres il y a ainsi un tableau très complet de tout cela. En premier lieu, Aaron et ses fils sont lavés avec de l’eau, c’est-à-dire qu’il y a un type de Christ et de son Église considéré dans le décret éternel de Dieu. Puis il y a l’ordre et le mode dans lesquels ce but doit être atteint, d’abord dans les v. 7 à 12 du ch. 8, puis nous avons le type de la croix dans son application à ceux qui constituent maintenant la famille de Dieu dans le ch. 8, 14 à 29. Le huitième jour du ch. 9, 1-4 présente tout cela avec, encore, dans les v. 23 et 24 du ch. 9, le cri de la victoire, l’adoration, tout est accompli.

Encore quelques pensées en résumé des chapitres 1 à 9 :
Dans les ch. 1 à 7 : les ordonnances concernant les quatre formes de sacrifices qui devaient être offerts sous l’ancienne alliance. Au ch. 8, il y a le résultat du sacrifice de Christ, manifesté dans la maison de Dieu, le lieu assigné où il a mis son nom et la valeur de ce sacrifice appliqué à l’âme des sacrificateurs. Au ch. 9, la valeur de ce sacrifice est manifesté en gloire aux yeux de tous. Les bonnets que les fils d’Aaron avaient sur leurs têtes, étaient le signe de la position subordonnée dans laquelle ils se trouvent, le signe de leur soumission à l’autorité divine. Au ch. 8, 17, par exemple, par «loin de la présence de Dieu», c’est que le péché a, pour ainsi dire, disparu de devant ses yeux.

Dans le ch. 8, la gloire est manifestée au sein de la maison. Au ch. 9 elle l’est aux yeux de tous. Et dans ce chapitre, aux v. 6 et 23, il ressort que sans Christ, nous serions complètement privés de la gloire de Dieu. Pour le moment nous sommes dans une position intermédiaire. Nous ne sommes pas privés de la gloire de Dieu, mais nous ne sommes pas encore sous la bénédiction qui accompagnera la manifestation de cette gloire.

Chapitre 10

* 1 Et les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun leur encensoir, et y mirent du feu, et placèrent de l’encens dessus, et présentèrent devant l’Éternel un feu étranger, ce qu’il ne leur avait pas commandé. 2 Et le feu sortit de devant l’Éternel, et les dévora, et ils moururent devant l’Éternel. 3 Et Moïse dit à Aaron: C’est là ce que l’Éternel prononça, en disant: Je serai sanctifié en ceux qui s’approchent de moi, et devant tout le peuple je serai glorifié. Et Aaron se tut. 4 Et Moïse appela Mishaël et Eltsaphan, fils d’Uziel, oncle d’Aaron, et leur dit: Approchez-vous, emportez vos frères de devant le lieu saint, hors du camp. 5 Et ils s’approchèrent, et les emportèrent dans leurs tuniques hors du camp, comme Moïse avait dit. 6 Et Moïse dit à Aaron, et à Éléazar et à Ithamar, ses fils: Ne découvrez pas vos têtes et ne déchirez pas vos vêtements, afin que vous ne mouriez pas, et qu’il n’y ait pas de la colère contre toute l’assemblée; mais vos frères, toute la maison d’Israël, pleureront l’embrasement que l’Éternel a allumé. 7 Et ne sortez pas de l’entrée de la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez, car l’huile de l’onction de l’Éternel est sur vous. Et ils firent selon la parole de Moïse.

8 Et l’Éternel parla à Aaron, disant: 9 Vous ne boirez point de vin ni de boisson forte, toi et tes fils avec toi, quand vous entrerez dans la tente d’assignation, afin que vous ne mouriez pas. [C’est] un statut perpétuel, en vos générations, 10 afin que vous discerniez entre ce qui est saint et ce qui est profane, et entre ce qui est impur et ce qui est pur, 11 et afin que vous enseigniez aux fils d’Israël tous les statuts que l’Éternel leur a dits par Moïse.

12 Et Moïse dit à Aaron, et à Éléazar et à Ithamar, ses fils qui restaient: Prenez l’offrande de gâteau, ce qui reste des sacrifices de l’Éternel faits par feu, et mangez-la en pains sans levain, à côté de l’autel; car c’est une chose très-sainte. 13 Et vous la mangerez dans un lieu saint, parce que c’est là ta part* et la part de tes fils dans les sacrifices de l’Éternel faits par feu; car il m’a été ainsi commandé. 14 Et vous mangerez la poitrine tournoyée et l’épaule élevée, dans un lieu pur, toi et tes fils et tes filles avec toi; car elles vous sont données comme ta part et la part de tes fils dans les sacrifices de prospérités des fils d’Israël. 15 Ils apporteront l’épaule élevée et la poitrine tournoyée (avec les sacrifices par feu, qui sont les graisses), pour les tournoyer comme offrande tournoyée devant l’Éternel; et cela t’appartiendra, et à tes fils avec toi, par statut perpétuel, comme l’Éternel l’a commandé. 16 Et Moïse chercha diligemment le bouc du sacrifice pour le péché; mais voici, il avait été brûlé; et [Moïse] se mit en colère contre Éléazar et Ithamar, les fils d’Aaron qui restaient, et il [leur] dit: 17 Pourquoi n’avez-vous pas mangé le sacrifice pour le péché dans un lieu saint? car c’est une chose très-sainte; et Il vous l’a donné pour porter l’iniquité de l’assemblée, pour faire propitiation pour eux devant l’Éternel: 18 voici, son sang n’a pas été porté dans l’intérieur du lieu saint; vous devez de toute manière le manger dans le lieu saint, comme je l’ai commandé. 19 Et Aaron dit à Moïse: Voici, ils ont présenté aujourd’hui leur sacrifice pour le péché et leur holocauste devant l’Éternel, et ces choses me sont arrivées; et si j’eusse mangé aujourd’hui le sacrifice pour le péché, cela eût-il été bon aux yeux de l’Éternel? 20 Et Moïse l’entendit, et cela fut bon à ses yeux.

/ v. 13: ailleurs: statut.

 

Commentaires du chapitre 10

L’homme, placé dans une position de suprême dignité, gâte tout, il se dégrade. La Bible en donne une impressionnante liste. Nous sommes ainsi préparés à aborder le v. 1 de ce chapitre.

Deux fils d’Aaron n’ont pas fait ce que l’Éternel a commandé. La mort s’ensuit immédiatement. Quel contraste avec les chapitres 8 et 9 où la gloire apparaissait parce que tout avait été fait selon tous les commandements de l’Éternel. La position établie selon Dieu est vite est abandonnée du fait que les sacrificateurs manquent gravement dans l’accomplissement de leur sainte fonction. Le v. 1b indique en quoi consiste leur faute. Ils ont apporté du feu étranger. Pourtant tout était bien réglé par la Parole de l’Éternel. Un esprit d’obéissance devait marquer les sacrificateurs. Prenons garde aux tentations de l’ennemi et aux résultats consécutifs. Nadab et Abihu moururent devant l’Éternel. C’est sérieux, c’est solennel. Au ch. 9 ce même feu consumait le sacrifice offert et agréé, parce qu’il était le type de celui de Christ. Dans le chapitre 10, c’est l’homme qui met sa propre volonté. Elle est d’autant plus hideuse et abominable lorsqu’elle s’occupe des choses de Dieu.

Verset 3 : le strict maintient des droits de Dieu est le garant de sa dignité et de sa gloire. Si cela n’est pas respecté, tout est perdu. Seul un feu pur allumé sur l’autel de Dieu et alimenté par le pur encens pillé très fin, doit être offert. Un feu étranger est un faux culte, c’est une abomination aux yeux de Dieu. Si maintenant le feu étranger n’est plus sanctionné, c’est que Dieu, qui est en Christ, use de miséricorde et réconcilie le monde avec lui-même. Si des hommes justes se trouvent devant un faux système, on ne peut pas dire directement qu’ils participent au feu étranger.

Verset 4 : Aaron se tut. C’est solennel de voir ses deux fils frappés à mort devant lui, eux qui s’étaient tenus avec lui devant l’Éternel pour être installés et consacrés (ch. 8), et qui avaient offert les sacrifices ordonnés (ch. 9). Qu’en est-il des âmes de ses deux fils? Dieu le sait. En effet, l’Éternel met l’accent sur ces actes solennels dans son gouvernement au milieu de son peuple. Que penser d’Ananias et Sapphira, des fils de Coré, etc. Soyons en garde et que notre encensoir de sacrificateur puisse contenir toujours le seul aliment, c’est-à-dire l’encens pillé des perfections variées de Christ. Puisse la flamme sainte en être allumée par la puissance de l’Esprit.

Versets 6 et 7 : les influences du péché, de la mort et du jugement ne pouvaient pas atteindre Aaron et ses autres fils. Les sacrificateurs devaient continuer d’adorer. Pour nous croyants de l’Église, nous devons aussi baisser la tête lorsque nous considérons combien nous subissons les influences du monde au détriment de nos privilèges de sacrificateurs.

Versets v. 8 à 11 : l’effet du vin est d’exciter la chair. Il faut traiter la chair comme quelque chose qui n’existe pas. Alors seulement nous serons en état pour servir au sanctuaire, pour expliquer et communiquer la pensée de Dieu. Il faut aussi nous abstenir de tout ce qui procurerait à notre homme spirituel le même effet que le vin procure à l’homme physique. En Nom. 28, 7, la joie des sacrificateurs n’est pas celle d’ici-bas. C’est celle du ciel, la joie de l’Éternel est leur force.

Versets 12 à 15 : suite au péché du v. 1, il y a ce danger, pour chacun, de descendre de cette haute relation sur le terrain humain. Si l’on a manqué, Dieu ne manque pas et ne laisse pas à vide les sacrificateurs en sa présence bénie. Cela se vérifie dans les v. 12 et 13. Puis dans les v. 14 et 15, il y a force et stabilité du fait que tous les membres de la famille des sacrificateurs ont ce privilège de se nourrir des affections et de la force du vrai sacrifice de prospérité, représentées par la poitrine et l’épaule. C’est un précieux devoir. La fidélité de Dieu est garantie car c’est un statut perpétuel  (malgré le feu étranger). Les fils et les filles sont là. Il ressort comme application, pour nous croyants, que les uns ont une plus grande connaissance de mesure spirituelle que d’autres. Puissions-nous tous tendre à une plus grande mesure afin de comprendre et goûter d’autant mieux ce que nous avons en Christ. Faisons aussi attention de ne pas dépasser notre mesure ou de prétendre à une mesure au-delà ce que qu’il nous est accordé.

Versets 16 à 20 : à la lumière de ce qui précède, les filles d’Aaron ne pouvaient pas manger le sacrifice pour le péché. Seuls les fils avaient ce grand privilège qui était le type de la forme la plus élevée du sacrifice sacerdotal. C’est une expression de la complète identification avec celui qui apportait l’offrande. Et même ici, il est évident qu’Aaron et ses fils n’étaient pas en état de s’élever jusqu’à cette sainte hauteur. Ils auraient du l’être, mais Moïse l’entendit, et cela fut bon à ses yeux. Il vaut beaucoup mieux être sincère dans la confession de nos chutes, et de nos négligences, que d’avoir des prétentions de force spirituelle qui sont tout à fait sans fondement.

 

Ce chapitre s’ouvrait par  un péché positif et se termine par une faute d’omission. Le feu étranger avait bravé ouvertement le commandement formel de Dieu, l’autre était l’incapacité de s’élever à la hauteur d’un privilège divin de jugement et de pardon.

 

Chapitre 11

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, leur disant: 2 Parlez aux fils d’Israël, en disant: Ce sont ici les animaux dont vous mangerez, d’entre toutes les bêtes qui sont sur la terre. 3 Vous mangerez, d’entre les bêtes qui ruminent, tout ce qui a l’ongle fendu et le pied complètement divisé. 4 Seulement de ceci vous ne mangerez pas, d’entre celles qui ruminent, et d’entre celles qui ont l’ongle fendu: le chameau, car il rumine, mais il n’a pas l’ongle fendu; il vous est impur: 5 et le daman, car il rumine, mais il n’a pas l’ongle fendu; il vous est impur: 6 et le lièvre, car il rumine, mais il n’a pas l’ongle fendu; il vous est impur: 7 et le porc, car il a l’ongle fendu et le pied complètement divisé, mais il ne rumine nullement; il vous est impur. 8 Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leur corps mort; ils vous sont impurs.

9 Vous mangerez de ceci, d’entre tout ce qui est dans les eaux: vous mangerez tout ce qui a des nageoires et des écailles, dans les eaux, dans les mers et dans les rivières. 10 Et tout ce qui n’a point de nageoires et d’écailles, dans les mers et dans les rivières, de tout ce qui fourmille dans les eaux et de tout être* vivant qui est dans les eaux, — vous sera une chose abominable. 11 Cela vous sera une chose abominable; vous ne mangerez pas de leur chair, et vous aurez en abomination leur corps mort. 12 Tout ce qui, dans les eaux, n’a point de nageoires et d’écailles, vous sera une chose abominable.
13
Et d’entre les oiseaux, vous aurez ceux-ci en abomination; on n’en mangera point, ce sera une chose abominable: l’aigle, et l’orfraie, et l’aigle de mer, 14 et le faucon, et le milan, selon son espèce; 15 tout corbeau, selon son espèce; 16 et l’autruche femelle, et l’autruche mâle, et la mouette, et l’épervier, selon son espèce; 17 et le hibou, et le plongeon, et l’ibis,
18
et le cygne*, et le pélican, et le vautour, 19 et la cigogne, [et] le héron, selon son espèce, et la huppe, et la chauve-souris.
20
Tout reptile* volant qui marche sur quatre [pieds], vous sera une chose abominable. 21 Seulement de ceci vous mangerez, d’entre tous les reptiles volants qui marchent sur quatre [pieds], ceux qui ont, au-dessus de leurs pieds, des jambes avec lesquelles ils sautent sur la terre. 22 Ce sont ici ceux d’entre eux dont vous mangerez: la sauterelle selon son espèce, et le solham selon son espèce, et le khargol selon son espèce, et le khagab selon son espèce*. 23 Mais tout reptile volant qui a quatre pieds vous sera une chose abominable; 24 et par eux vous vous rendrez impurs: quiconque touchera leur corps mort sera impur jusqu’au soir; 25 et quiconque portera [quelque chose] de leur corps mort lavera ses vêtements, et sera impur jusqu’au soir. 26 Toute bête qui a l’ongle fendu, mais qui n’a pas le [pied] complètement divisé et ne rumine pas, vous sera impure; quiconque les touchera sera impur. 27 Et tout ce qui marche sur ses pattes, parmi tous les animaux qui marchent sur quatre [pieds], vous sera impur; quiconque touchera leur corps mort sera impur jusqu’au soir; 28 et celui qui aura porté leur corps mort lavera ses vêtements, et sera impur jusqu’au soir. Ils vous seront impurs.
29
Et ceci vous sera impur parmi les reptiles qui rampent* sur la terre: la taupe, et la souris, et le lézard selon son espèce; 30 et le lézard gémissant, et le coakh*, et le letaa*, et la limace, et le caméléon. 31 Ceux-ci vous seront impurs parmi tous les reptiles; quiconque les touchera morts sera impur jusqu’au soir. 32 Et tout ce sur quoi il en tombera quand ils seront morts, sera impur: ustensile de bois, vêtement, peau, ou sac, — tout objet qui sert à un usage quelconque, sera mis dans l’eau, et sera impur jusqu’au soir; alors il sera net; 33 et tout vase de terre dans lequel il en tombe quelque chose,… tout ce qui est dedans, sera impur, et vous casserez le [vase]; 34 et tout aliment qu’on mange, sur lequel il sera venu de [cette] eau, sera impur; et tout breuvage qu’on boit, dans quelque vase que ce soit, sera impur; 35 et tout ce sur quoi tombe quelque chose de leur corps mort, sera impur; le four et le foyer seront détruits: ils sont impurs, et ils vous seront impurs; 36 mais une fontaine ou un puits, un amas d’eaux, sera net. Mais celui qui touchera leur corps mort sera impur. 37 Et s’il tombe quelque chose de leur corps mort sur une semence qui se sème, elle sera pure; 38 mais si on avait mis de l’eau sur la semence, et qu’il tombe sur elle quelque chose de leur corps mort, elle vous sera impure. 39 — Et s’il meurt une des bêtes qui vous servent d’aliment, celui qui en touchera le corps mort sera impur jusqu’au soir; 40 et celui qui mangera de son corps mort lavera ses vêtements, et sera impur jusqu’au soir; et celui qui portera son corps mort lavera ses vêtements, et sera impur jusqu’au soir.
41
Et tout reptile qui rampe sur la terre sera une chose abominable; on n’en mangera pas. 42 De tout ce qui marche sur le ventre, et de tout ce qui marche sur quatre [pieds], et de tout ce qui a beaucoup de pieds, parmi tous les reptiles qui rampent sur la terre, vous n’en mangerez pas; car c’est une chose abominable. 43 Ne rendez pas vos âmes abominables par aucun reptile qui rampe, et ne vous rendez pas impurs par eux, de sorte que vous soyez impurs par eux. 44 Car je suis l’Éternel, votre Dieu: et vous vous sanctifierez, et vous serez saints, car je suis saint; et vous ne rendrez pas vos âmes impures par aucun reptile qui se meut sur la terre.
45
Car je suis l’Éternel qui vous ai fait monter du pays d’Égypte, afin que je sois votre Dieu: et vous serez saints, car je suis saint.
46
Telle est la loi touchant les bêtes et les oiseaux, et tout être vivant qui se meut dans les eaux, et tout être qui rampe sur la terre; 47 afin de discerner entre ce qui est impur et ce qui est pur, et entre l’animal qu’on mange et l’animal qu’on ne mangera pas.

/ v. 10: litt.: toute âme. / v. 18: selon quelques-uns: la poule pourprée. / v. 20: voir verset 29. / v. 22: solham, khargol, khagab, espèces de sauterelles. / v. 29: proprement: le fourmillant qui fourmille, ici, et verset 41, 42, 43. / v. 30: espèce de lézard.

Commentaires du chapitre 11

Que de changements depuis Exode 19, 6 où nous lisons : «un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte»; mais la conduite des Israélites ne permirent pas l’obtention d’un tel statut. Alors l’Éternel a choisi une tribu, dans cette tribu, une famille, dans cette famille un homme: Lévi. C’est à lui et à sa maison que fut accordé le grand privilège de s’approcher de Dieu comme sacrificateur. Le livre du Lévitique peut être appelé «le livre du sacrificateur». La fonction de sacrificateur est un privilège; c’est aussi d’une grande responsabilité. Le sacrificateur avait entre autres les fonctions suivantes:     

  • ·         Porter le jugement de l’assemblée devant l’Éternel.
  • ·         Expliquer les ordonnances de l’Éternel à l’assemblée.
  • ·         Il devait être l’intermédiaire toujours prêt pour les communications entre l’Éternel et le peuple.

Le sacrificateur devait connaître les pensées de Dieu et les interpréter au peuple. Il fallait une vigilance continuelle, une étude constante des pages inspirées. Tout ceci afin d’instruire la congrégation des choses qui devaient être faites. Dans sa fonction, le sacrificateur ne pouvait pas faire quelque chose de sa propre volonté. Non. L’explication des sacrifices, des rites et des cérémonies étaient complètement ratifiés par la parole de l’Éternel. La parole ordonnait tout. Il fallait simplement obéir: grâce inexprimable pour un cœur obéissant. Ce qu’il nous faut, c’est une volonté brisée, un esprit humble, un œil simple et surtout notre guide divin en la personne du Seigneur. Nous avons tout en Lui. La Bible recèle ce trésor le plus précieux. La Bible doit être pleinement suffisante pour nous guider en toutes choses. Les préceptes humains viennent de l’ennemi de nos âmes.

Dans Lévitique 11, l’Éternel, avec de merveilleux détails, donne la description d’animaux, de poissons, d’oiseaux et de reptiles; il donne à son peuple divers points de repère  auxquels ils devaient reconnaître ce qui était pur et ce qui ne l’était pas. Pour discerner entre ce qui est pur et ce qui est impur, il fallait ce chapitre. Les deux derniers versets sont un résumé complet du chapitre.

Au verset 3, il y a deux choses essentielles pour la pureté des bêtes à pieds. Elles devaient ruminer et avoir l’ongle divisé. Les deux choses devaient être réunies. Si un manquait, la pureté était mise de côté.  Ces deux traits dirigeaient l’israélite quant à la distinction des animaux: nets ou souillés (purs ou impurs). Pour le chrétien, il peut s’enquérir de vérités spirituelles contenues dans ces ordonnances cérémonielles. Ces deux traits d’un animal pur expriment l’acte de diriger intérieurement ce que l’on mange. L’ongle divisé représente le caractère de la marche extérieure. Ces deux choses sont liées intimement à la marche du chrétien. Ce que l’on lit dans la bible, il faut le digérer. Ces animaux qui ruminent nous enseignent. D’autre part comme enseignement, on ne peut pas donner à notre prochain si on meurt de faim. Pour l’ongle divisé, notre marche extérieure, faite de vie cachée, est en vue.  En 1 Jean 3, 10, nous avons le signe extérieur: la justice, et intérieure: l’amour pour son frère.

Versets 9 à 12 : il y a tout ce qui est dans les eaux. À la lecture de ces versets, deux éléments sont nécessaires pour être un poisson net: les nageoires et les écailles. En évidence: les choses nécessaires aux poissons pour se mouvoir dans l’eau. Dans ces poissons déclarés purs, voyons en type les qualités pour la vie chrétienne. Si les poissons ont des nageoires pour se mouvoir dans l’eau, et des écailles pour résister à l’action de cette même eau, le croyant a besoin de cette force spirituelle qui le met à même de marcher en avant et à travers le monde qui l’entoure, de résister à son influence. Résister: écailles. Marcher en avant: nageoires.

Versets 13 à 19 : présentent la loi relative aux oiseaux. Un frère a dit une fois ce qui pourrait être appliqué aux chrétiens: même quand il marche, on sent qu’il a des ailes. À la lecture de ces versets, des oiseaux impurs existent aussi. Ces oiseaux étaient carnivores, se nourrissant de chair. Ils étaient aussi omnivores, se nourrissant de tout; ce sont aussi ceux qui se traînaient sure terre, … Mais en règle générale, l’application spirituelle est aussi explicite que possible: nous ne devons pas nous nourrir de n’importe quoi, de chair, etc. Non, pour le croyant c’est ce pur lait intellectuel qu’est la parole de Dieu.

Depuis le verset 20, ce sont les reptiles : Ils sont en général abominables (v. 22). Ce qui est indiqué jusqu’au v. 24 peut être presque inclus dans la classe des oiseaux. Ces reptiles montrent aussi beaucoup d’instructions pour nous. Ces oiseaux des trois classes qui mangeaient de la chair, de tout, qui rampaient…..

Quant aux reptiles proprement dit, ils sont abominables. C’est compréhensible. Que ce soit pour un Israélite ou pour un chrétien, ce ne sont pas nos pensées qui comptent, mais celles de l’Éternel. Il ne faut pas avoir de contact avec les choses souillées; c’est abominable. La raison qui doit nous détourner vers Dieu se trouve dans les v. 43 à 45: car je suis l’Éternel, car je suis saint. Ces versets font ressortir la sainteté de Dieu qui doit être celle des croyants. Un homme du monde ne voit pas les différences entre les choses pures et les impures. Seuls les enfants de Dieu peuvent le discerner.

Les ordonnances de ce chapitre sont, nous l’avons vu, valables et instructives pour nous sur le plan spirituel. Sur le plan de la pratique physique (voir 1 Tim. 4, 4-5) elles ne sont plus d’actualité.


Chapitre 12

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle aux fils d’Israël, en disant: Si une femme conçoit et enfante un fils, elle sera impure sept jours; elle sera impure comme aux jours de l’impureté de ses mois. 3 Et au huitième jour on circoncira la chair du prépuce de l’[enfant]. 4 Et elle demeurera trente-trois jours dans le sang de sa purification; elle ne touchera aucune chose sainte, et ne viendra pas au sanctuaire, jusqu’à ce que les jours de sa purification soient accomplis. 5 Et si c’est une fille qu’elle enfante, elle sera impure deux semaines comme dans sa séparation, et elle demeurera soixante-six jours dans le sang de sa purification. 6 Et quand les jours de sa purification seront accomplis, pour un fils ou pour une fille, elle amènera au sacrificateur, à l’entrée de la tente d’assignation, un agneau âgé d’un an pour holocauste, et un jeune pigeon ou une tourterelle pour sacrifice pour le péché; 7 et il présentera ces choses devant l’Éternel, et fera propitiation pour elle, et elle sera purifiée du flux* de son sang. Telle est la loi de celle qui enfante un fils ou une fille.

8 Et si ses moyens ne suffisent pas pour trouver un agneau, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l’un pour l’holocauste, et l’autre pour le sacrifice pour le péché; et le sacrificateur fera propitiation pour elle, et elle sera pure.

— v. 7: litt.: de la source.

Commentaires du chapitre 12

Cette courte section du Lévitique nous donne la double leçon de la ruine de l’homme et du remède de Dieu. Cette leçon est humiliante et mais elle est aussi divinement consolante.

Pour couvrir l’humiliation, le cœur de l’homme est fertile en moyens. Mais rappelons-nous ce que dit l’Ecclésiaste: «Tout est vanité». Et cela est valable aussi pour l’homme. L’homme nait dans l’infirmité et la souillure est aussi là. (cf Ps. 51, 5; Job 25, 4).

Dans ce chapitre, nous remarquons que la conception et la naissance d’un enfant mâle occupait sept jours de souillures cérémonielles pour la mère, avec trente-trois jours d’exclusion du sanctuaire, ces périodes étant doublées dans le cas d’une fille. Tout cela nous déclare que l’homme est une chose impure. Il lui faut le sang de l’expiation pour le purifier. Dans les v. 3, 6, 7, l’ombre de la croix passe devant nous par le type de la circoncision de l’enfant mâle par laquelle il devenait membre de l’Israël de Dieu. Cette même ombre se trouve aussi dans l’holocauste et le sacrifice pour le péché; la mère était dépouillée de toute souillure et capable de s’approcher du sanctuaire pour avoir contact avec les choses saintes.

Au ch. 14, 21, 30-32, le cas du v. 8 se retrouve. C’est la leçon déjà considérée au début du livre à savoir que, pour le pauvre, le sang d’une tourterelle est tout aussi efficace que le sang d’un veau pour le riche. Que penser de Luc 2, 24. Par ce passage nous y voyons jusqu’à l’étonnante profondeur à laquelle Dieu s’abaisse pour manifester la grâce.

 

Chapitre 13

1 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant: 2 Si un homme a dans la peau de sa chair une tumeur, ou une dartre, ou une tache blanchâtre, et qu’elle soit devenue, dans la peau de sa chair, une plaie [comme] de lèpre, on l’amènera à Aaron, le sacrificateur, ou à l’un de ses fils, les sacrificateurs; 3 et le sacrificateur verra la plaie qui est dans la peau de sa chair; et si le poil dans la plaie est devenu blanc, et si la plaie paraît plus enfoncée que la peau de sa chair, c’est une plaie de lèpre; et le sacrificateur le verra, et le déclarera impur. 4 Et si la tache* dans la peau de sa chair est blanche, et si elle ne paraît pas plus enfoncée que la peau, et si le poil n’est pas devenu blanc, le sacrificateur fera enfermer pendant sept jours [celui qui a] la plaie; 5 et le sacrificateur le verra le septième jour: et voici, la plaie est demeurée à ses yeux au même état, la plaie ne s’est pas étendue dans la peau; alors le sacrificateur le fera enfermer pendant sept autres jours. 6 Et le sacrificateur le verra pour la seconde fois, le septième jour: et voici, la plaie s’efface, et la plaie ne s’est pas étendue dans la peau; alors le sacrificateur le déclarera pur: c’est une dartre; et il lavera ses vêtements, et sera pur. 7 Mais si la dartre s’est beaucoup étendue dans la peau, après qu’il aura été vu par le sacrificateur pour sa purification, il sera vu une seconde fois par le sacrificateur; 8 et le sacrificateur le regardera: et voici, la dartre s’est étendue dans la peau; alors le sacrificateur le déclarera impur: c’est une lèpre.
9
S’il y a une plaie [comme] de lèpre dans un homme, on l’amènera au sacrificateur, 10 et le sacrificateur le verra: et voici, il y a une tumeur blanche dans la peau, et elle a fait devenir blanc le poil, et il y a une trace de chair vive dans la tumeur, 11 — c’est une lèpre invétérée dans la peau de sa chair; alors le sacrificateur le déclarera impur; il ne le fera pas enfermer, car il est impur. 12 Et si la lèpre fait éruption sur la peau, et que la lèpre couvre toute la peau de [celui qui a] la plaie, de la tête aux pieds, autant qu’en pourra voir le sacrificateur, 13 le sacrificateur le verra: et voici, la lèpre a couvert toute sa chair; alors il déclarera pur [celui qui a] la plaie: il est tout entier devenu blanc; il est pur. 14 Et le jour où l’on verra en lui de la chair vive, il sera impur. 15 Et le sacrificateur regardera la chair vive, et le déclarera impur: la chair vive est impure, c’est de la lèpre. 16 Mais si la chair vive change et devient blanche, il viendra vers le sacrificateur; 17 et le sacrificateur le verra: et voici, la plaie est devenue blanche; alors le sacrificateur déclarera pur [celui qui a] la plaie: il est pur.
18
Et si la chair a eu dans sa peau un ulcère, et qu’il soit guéri, 19 et qu’il y ait, à l’endroit de l’ulcère, une tumeur blanche, ou une tache blanche roussâtre, [l’homme] se montrera au sacrificateur; 20 et le sacrificateur la verra: et voici, elle paraît plus enfoncée que la peau, et son poil est devenu blanc; alors le sacrificateur le déclarera impur: c’est une plaie de lèpre, elle a fait éruption dans l’ulcère. 21 Et si le sacrificateur la voit, et voici, il n’y a pas en elle de poil blanc, et elle n’est pas plus enfoncée que la peau, mais elle s’efface, le sacrificateur le fera enfermer pendant sept jours. 22 Et si elle s’est beaucoup étendue dans la peau, alors le sacrificateur le déclarera impur: c’est une plaie. 23 Mais si la tache est demeurée à sa place au même état, [et] ne s’est pas étendue, c’est la cicatrice de l’ulcère: le sacrificateur le déclarera pur.
24
Ou si la chair a dans sa peau une brûlure de feu, et que la marque de la brûlure soit une tache d’un blanc roussâtre ou blanche, 25 le sacrificateur la verra: et voici, le poil est devenu blanc dans la tache, et elle paraît plus enfoncée que la peau, — c’est une lèpre; elle a fait éruption dans la brûlure; et le sacrificateur le déclarera impur: c’est une plaie de lèpre. 26 Et si le sacrificateur la voit, et voici, il n’y a pas de poil blanc dans la tache, et elle n’est pas plus enfoncée que la peau, et elle s’efface, le sacrificateur le fera enfermer pendant sept jours; 27 et le sacrificateur le verra le septième jour: — si la [tache] s’est beaucoup étendue dans la peau, alors le sacrificateur le déclarera impur: c’est une plaie de lèpre. 28 Mais si la tache est demeurée à sa place au même état, [et] ne s’est pas étendue dans la peau, et qu’elle s’efface, c’est une tumeur de la brûlure, et le sacrificateur le déclarera pur; car c’est la cicatrice de la brûlure.
29
Et si un homme ou une femme a une plaie à la tête ou à la barbe, 30 le sacrificateur verra la plaie: et voici, elle paraît plus enfoncée que la peau, ayant en elle du poil jaunâtre et fin, alors le sacrificateur le déclarera impur: c’est la teigne, c’est une lèpre de la tête ou de la barbe. 31 Et si le sacrificateur voit la plaie de la teigne, et voici, elle ne paraît pas plus enfoncée que la peau, et elle n’a pas de poil noir, alors le sacrificateur fera enfermer pendant sept jours [celui qui a] la plaie de la teigne. 32 Et le sacrificateur verra la plaie le septième jour: et voici, la teigne ne s’est pas étendue, et elle n’a pas de poil jaunâtre, et la teigne ne paraît pas plus enfoncée que la peau, 33 alors l’homme* se rasera, mais il ne rasera pas [l’endroit de] la teigne; et le sacrificateur fera enfermer pendant sept autres jours [celui qui a] la teigne. 34 Et le sacrificateur verra la teigne le septième jour: et voici, la teigne ne s’est pas étendue dans la peau, et elle ne paraît pas plus enfoncée que la peau, alors le sacrificateur le déclarera pur; et l’homme* lavera ses vêtements, et il sera pur. 35 Et si la teigne s’est beaucoup étendue dans la peau, après sa purification, 36 le sacrificateur le verra; et si* la teigne s’est étendue dans la peau, le sacrificateur ne cherchera pas de poil jaunâtre: il est impur. 37 Et si la teigne est demeurée au même état, à ses yeux, et que du poil noir y ait poussé, la teigne est guérie: il est pur, et le sacrificateur le déclarera pur.
38
Et si un homme ou une femme a dans la peau de sa chair des taches, des taches blanches, 39 le sacrificateur le verra; et voici, dans la peau de leur chair, il y a des taches blanches, ternes, c’est une simple tache qui a fait éruption dans la peau: il est pur. 40 Et si un homme a perdu les cheveux de sa tête, il est chauve: il est pur; 41 et s’il a perdu les cheveux de sa tête du côté du visage, il est chauve par devant: il est pur. 42 Et s’il y a, dans la partie chauve du haut ou de devant, une plaie blanche roussâtre, c’est une lèpre qui a fait éruption dans la partie chauve du haut ou de devant; 43 et le sacrificateur le verra: et voici, la tumeur de la plaie est d’un blanc roussâtre dans la partie chauve du haut ou de devant, comme une apparence de lèpre dans la peau de la chair; 44 c’est un homme lépreux, il est impur; le sacrificateur le déclarera entièrement impur: sa plaie est en sa tête.
45
Et le lépreux en qui sera la plaie aura ses vêtements déchirés et sa tête découverte, et il se couvrira la barbe, et il criera: Impur! Impur! 46 Tout le temps que la plaie sera en lui, il sera impur; il est impur; il habitera seul, son habitation sera hors du camp.
47
Et s’il y a une plaie de lèpre en un vêtement, en un vêtement de laine ou en un vêtement de lin, 48 ou dans la chaîne ou dans la trame du lin ou de la laine, ou dans une peau, ou dans quelque ouvrage [fait] de peau, 49 et si la plaie est verdâtre ou roussâtre dans le vêtement, ou dans la peau, ou dans la chaîne, ou dans la trame, ou dans quelque objet [fait] de peau, c’est une plaie de lèpre, et elle sera montrée au sacrificateur. 50 Et le sacrificateur verra la plaie, et il fera enfermer pendant sept jours [l’objet où est] la plaie; 51 et le septième jour, il verra la plaie: — si la plaie s’est étendue dans le vêtement, soit dans la chaîne, soit dans la trame, soit dans la peau, dans un ouvrage quelconque qui a été fait de peau, la plaie est une lèpre rongeante: la chose est impure. 52 Alors on brûlera le vêtement, ou la chaîne, ou la trame de laine ou de lin, ou tout objet [fait] de peau dans lequel est la plaie; car c’est une lèpre rongeante; la chose sera brûlée au feu. 53 Et si le sacrificateur regarde, et voici, la plaie ne s’est pas étendue dans le vêtement, ou dans la chaîne, ou dans la trame, ou dans quelque objet [fait] de peau, 54 alors le sacrificateur commandera qu’on lave l’objet où est la plaie, et le fera enfermer pendant sept autres jours. 55 Et le sacrificateur verra, après que la plaie aura été lavée: et voici, la plaie n’a pas changé d’aspect*, et la plaie ne s’est pas étendue, — la chose est impure, tu la brûleras au feu; c’est une érosion à son envers ou à son endroit**. 56 Et si le sacrificateur regarde, et voici, la plaie s’efface après avoir été lavée alors on l’arrachera du vêtement, ou de la peau, ou de la chaîne, ou de la trame. 57 Et si elle paraît encore dans le vêtement, ou dans la chaîne, ou dans la trame, ou dans quelque objet [fait] de peau, c’est une [lèpre] qui fait éruption; tu brûleras au feu l’objet où est la plaie. 58 Et le vêtement, ou la chaîne, ou la trame, ou tout objet [fait] de peau que tu auras lavé, et d’où la plaie s’est retirée, sera lavé une seconde fois, et il sera pur. 59 Telle est la loi touchant la plaie de la lèpre dans un vêtement de laine ou de lin, ou dans la chaîne ou dans la trame, ou dans quelque objet [fait] de peau, pour le purifier* ou le déclarer impur.

/ v. 4: tache blanchâtre, luisante; ainsi partout. / v. 33, 34: litt.: il. / v. 36: litt.: voici. / v. 55*: ou: de couleur. / v. 55**: mêmes mots que ceux rendus au verset 42 par: partie chauve du haut ou de devant. / v. 59: ou: le déclarer pur.

Commentaires du chapitre 13

Versets 13-18 : la lèpre est examinée en rapport avec les occasions de son éruption.
Versets 29-37
 : d’autres directions, non sur le simple fait de la présence de la lèpre, mais en rapport avec la place qu’elle occupe. Le v. 29 fait penser au Ps. 133. Le mal est à l’œuvre à la place même où doivent se montrer la grâce et la beauté.
Versets 38-39
 : une phase merveilleuse et de tendres soins.
Versets 40-44
 : les Écritures écartent tous droits de justifier ou de pailler le mal sous prétexte d’infirmité. Le v. 40 présente une distinction entre la faiblesse et l’énergie du mal. D’un autre côté, la faiblesse n’est pas l’indulgence pour le mal (cf v. 40 et suivants).
Versets 45-46
 : un homme ne peut pas conserver ses vêtements car il n’est pas à l’aise en tant que transgresseur convaincu et rebelle à Dieu. Les vêtements déchirés expriment un état de deuil, de chagrin, et Dieu rattache un tel état lorsque le péché est là. La tête découverte accompagnait les vêtements déchirés. Ce sont des marques d’humiliation commandées au lépreux. Le v. 46 témoigne que la compagnie du lépreux est pernicieuse. Elle en  contaminerait d’autres.

Après ce bref sommaire relevons quelques détails en rapport avec ce grand sujet de la lèpre:

Dieu habitait au milieu du camp d’Israël. Rien ne devait y subsister qui soit incompatible avec sa présence. Tout lépreux devait être mis hors du camp. Seul le sacrificateur était capable de procéder à l’examen d’un supposé lépreux. Aujourd’hui Dieu est dans l’assemblée et le Saint Esprit habite dans le croyant. Donc, aussi bien chez le croyant que dans l’assemblée, rien ne doit être de nature à attrister le Saint Esprit. Toute souillure doit être ôtée. Le péché, donc la souillure dont la lèpre est l’emblème, est incompatible avec la présence de celui qui a les yeux trop purs pour voir le mal. Pour pouvoir adorer, il faut remplir comprendre l’enseignement de Lév. 13. Remarquons encore qu’il y a des variantes dans le jugement. Il est parfois immédiatement et en d’autres occasions un examen préalable plus minutieux est nécessaire. De nos jours, il suffit de deux ou trois témoins dans le premier cas. Dans le deuxième cas, il faut un examen patient et scrupuleux de certains signes avant de dresser une accusation. Tout ceci nous fait voir l’importance du service du sacrificateur tel qu’il est présenté dans notre chapitre. D’abord la lèpre dans un homme, ensuite dans ses habitudes. La lèpre représente le mal moral chez un individu.

Verset 3 : le poil est devenu blanc. C’est un signe que le mal opère. Il produit le dépérissement de ce qui manifestait l’énergie de la vie. La lèpre paraît plus enfoncée que la peau dans sa chair. Il y a en plus un mal intérieur. Ces deux signes suffisent. S’ils sont manifestes, c’est une plaie de lèpre.

Verset 4 : il s’agit d’un cas différent. Aucun des deux signes du v. 3 n’est manifeste. Mais le sujet n’est pas déclaré pur. Il faut l’enfermer sept jours pour voir l’évolution de la tache. C’est une situation provisoire, une personne envers qui aucune décision définitive ne peut être prise et qui doit être mise à l’écart, qui démontre un double but : 1) être en dehors pour éviter le contact extérieur qui pourrait occasionner le développement du mal et 2) pour empêcher que d’autres soient atteints.

Versets 5 à 8 : au v. 5, il semble que le sujet pourrait être déclaré pur. Mais la tache est stationnaire. Une nouvelle mise à l’écart de sept jours est nécessaire. Puis, v. 6, la plaie s’efface. Le sacrificateur peut, dès lors, le déclarer pur. Dans le cas contraire, si ce nouvel  examen montre une extension de la tache, alors le sujet sera impur. C’est une lèpre (v. 7 et 8). Lorsqu’il est question d’attendre, une fois ou deux fois sept jours, le sacrificateur peut se prononcer sur la base d’un seul indice pour déclarer s’il s’agit, ou s’il ne s’agit pas, d’une plaie de lèpre (cf un examen en regardant attentivement les 7,8, 22, 35, 36, 51).

Versets 9 à 17 : il y a, comme au verset 3, un cas ne laissant aucun doute au sacrificateur chargé de l’examen. Cette tumeur blanche dans la peau est un signe d’un mauvais état manifesté en ce que la tumeur a fait devenir le poil blanc . Il est visible que la tumeur est active, que le mal opère. Enfin cette trace de chair vive indique que la chair est en pleine activité. Les œuvres de la chair sont mentionnées dans Gal. 5, 19-21. Ces trois constatations étant faites, il n’est pas nécessaire de faire enfermer pendant sept jours la personne examinée. C’est une lèpre invétérée, il est impur. Le lépreux peut être déclaré pur seulement lorsque la lèpre couvre toute la peau (selon les v. 12 et 13). Il n’y a aucun paradoxe: lorsque le pécheur reconnaît son état et le confesse avec humiliation, alors il peut être déclaré pur. Si le pécheur trouve en lui une place non couverte par la lèpre, il n’en a pas fini avec lui-même. Les v. 14 et 15 relèvent l’impureté chaque fois que la chair est en action. Dans les v. 16 et 17, on retire que la vieille nature ne peut pas être améliorée. C’est impossible. Il y a cependant la preuve que la chair n’est plus manifestée mais elle est  toujours là.

Versets 18 à 23 :  il y a un cas d’éruption de lèpre ici (cause intérieure)  et un autre dans les v. 24 à 28 (cause extérieure). Dans le cas intérieur, il y a soit une tumeur blanche ou une tache blanche, roussâtre, là où il y avait un ulcère guéri. Nous y apprenons que notre cœur naturel peut se manifester de bien des manières. Rom. 6, 11 se vérifie en ce que nous ne sommes pas morts au péché. Une telle manifestation peut être l’occasion d’une souillure, d’une lèpre et cet état peut s’aggraver. Dieu permet que l’état de nos cœurs soit manifesté, à nous qui pensions que l’ulcère était complètement guéri. Et pourtant il demeurait à cet endroit même une tumeur, une tache. C’est pourquoi l’intervention du sacrificateur est nécessaire. Les cas relevés dans les v. 3 à 8 sont présentés dans ces v. 20 à 23.

Versets 24 à 28 : la cause extérieure. Ici, ce n’est pas un ulcère guéri mais une brûlure de feu et une tache d’un blanc roussâtre ou non qui se trouve dans la marque de la brûlure. Si les v. 8  à 23 évoquaient des sentiments de nos cœurs naturels, les v. 24 et suivants présentent cette même plaie de lèpre provoquée par nos sentiments naturels mais de source extérieure. Par exemple, des circonstances que nous traversons et qui donneront occasion à la chair  de se manifester. Dieu permet des circonstances pour nous mettre à l’épreuve et qui peuvent produire des résultats bons ou mauvais suivant que la chair ou le nouvel homme est en activité.

Jusqu’ici et dans ce chapitre, deux sujets ont déjà été présentés: 1) les caractères de la lèpre dans les v. 1 à 17 et 2) les causes possibles d’éruption d’une plaie de lèpre dans les v. 18 à 28.

Versets 29 à 37 : ce passage contient un troisième sujet, celui des endroits où la lèpre peut se manifester, à la tête ou à la barbe. La tête est le siège des pensées, la barbe nous parle plutôt de force et de gloire. C’est précisément là, où devrait être vu la dignité du sacrificateur, que le mal est en activité. Comment, dans cet état, exercer ses fonctions? Toutefois, ce qui ressort de ce chapitre est aussi général que possible et peut concerner aussi bien un homme qu’une femme. V. 29 et 30: deux signes peuvent être décelés: une plaie plus enfoncée que la peau et du poil jaunâtre. En premier il y a, comme toujours dans ce chapitre, l’indice d’un mal intérieur et profond. Puis, si le poil blanc était une manifestation de la puissance de la vie qui dépérissait,  le poil jaunâtre porte la marque de la corruption qui se développe là où l’on devrait voir ce qui dénote la puissance de la vie. V. 31: le cas est différent. Le sacrificateur remarque que la plaie n’est pas plus enfoncée que la peau. Par contre elle n’a pas de poil noir. Aucune manifestation de bien ne peut être discernée et rien n’indique la puissance de l’énergie de la vie. En présence de ces deux signes, le sujet est mis de côté pour sept jours. Après quoi, un nouvel examen. Au v. 32, aucune extension. Cette observation essentielle indique que la plaie ne s’est pas étendue. Dans le cas contraire, il se serait agit d’une plaie de lèpre. La plaie n’a pas de poil jaunâtre. Il n’y a pas de mal, pas de poil jaunâtre, pas de bien, pas de poil noir. Enfin (v. 32), la teigne n’est pas plus enfoncée que la peau (comme au v. 31).  Un état semblable, ni bien ni mal, n’est pas un état normal. Il faut donc en venir au v. 33. Un nouvel examen, le troisième, se trouve au v. 34. Il permettra de voir la persistance des signes favorables. Le fait que la teigne ne s’est pas étendue, qu’elle n’est pas plus enfoncée, suffit alors pour que le sacrificateur déclare pur celui dont il s’est ainsi occupé. Par contre au v. 36 la plaie s’étend. Aucun autre indice n’est nécessaire. Il y a impureté. Au v. 37, la teigne est demeurée au même état. C’était un signe favorable mais en plus, du poil noir a poussé. Il y a maintenant une énergie qui a produit du bien. Plus de doute possible. La teigne est guérie. Il est pur.

Versets 38 à 46 : Les cas présentés dans les v. 38 à 41 permettent de déclarer immédiatement: il est pur. Dans la première partie de ce chapitre, il fallait des examens, il fallait que la lèpre soit manifeste pour prendre position. Les v. 42-44 nous mettent en garde au fait que nous pourrions considérer avec légèreté. En étant léger, il peut y avoir danger de lèpre. Veillons sans cesse. La condition du lépreux, sa place, son occupation, nous sont indiqués dans les v. 45 et 46. Que de contraste avec la tenue et la position des sacrificateurs.

 Versets 47 à 59 : La lèpre est en relation avec nos habitudes de la vie. Les mêmes investigations de celles dont il est question dans les v. 1 à 46 sont nécessaires. Le même principe est de rigueur. Il faut se séparer sans faiblesse et sans retour de tout ce qui peut nous prouver et nous priver de la jouissance et de la présence de Dieu dans le lieu où il habite. Au v. 55, la plaie réapparaît, ce qui nous montre que nous devons avoir une vigilance constance. Les enseignements de ce chapitre montrent aussi que ce n’est jamais le lépreux ou présumé tel qui doit examiner la plaie. Seul le sacrificateur y est qualifié.

Chapitre 14

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 C’est ici la loi du lépreux, au jour de sa purification: il sera amené au sacrificateur; 3 et le sacrificateur sortira hors du camp; et le sacrificateur le verra: et voici, le lépreux est guéri de la plaie de la lèpre; 4 alors le sacrificateur commandera qu’on prenne, pour celui qui doit être purifié, deux oiseaux* vivants et purs, et du bois de cèdre, et de l’écarlate, et de l’hysope; 5 et le sacrificateur commandera qu’on égorge l’un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l’eau vive. 6 Quant à l’oiseau vivant, il le prendra, et le bois de cèdre, et l’écarlate, et l’hysope, et il les trempera, ainsi que l’oiseau vivant, dans le sang de l’oiseau égorgé sur l’eau vive; 7 et il fera aspersion*, sept fois, sur celui qui doit être purifié de la lèpre, et il le purifiera**; puis il lâchera dans les champs l’oiseau vivant. 8 Et celui qui doit être purifié lavera ses vêtements et rasera tout son poil, et se lavera* dans l’eau; et il sera pur. Et après cela, il entrera dans le camp, et il habitera sept jours hors de sa tente. 9 Et il arrivera que, le septième jour, il rasera tout son poil, sa tête et sa barbe et ses sourcils; il rasera tout son poil; et il lavera ses vêtements, et il lavera sa chair dans l’eau, et il sera pur.
10 Et le huitième jour, il prendra deux agneaux sans défaut, et une jeune brebis âgée d’un an, sans défaut, et trois dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, en offrande de gâteau, et un log* d’huile. 11 Et le sacrificateur qui fait la purification placera l’homme qui doit être purifié, et ces choses, devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation; 12 et le sacrificateur prendra l’un des agneaux, et le présentera comme sacrifice pour le délit, avec le log d’huile, et les tournoiera en offrande tournoyée devant l’Éternel; 13 puis il égorgera l’agneau au lieu où l’on égorge le sacrifice pour le péché et l’holocauste, dans un lieu saint; car le sacrifice pour le délit est comme le sacrifice pour le péché, il appartient au  sacrificateur: c’est une chose très-sainte. 14 Et le sacrificateur prendra du sang du sacrifice pour le délit, et le sacrificateur le mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui doit être purifié, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit. 15 Et le sacrificateur prendra du log d’huile, et en versera dans la paume de sa main gauche, à lui, le sacrificateur; 16 et le sacrificateur trempera le doigt de sa [main] droite dans* l’huile qui est dans sa paume gauche, et fera aspersion de l’huile avec son doigt, sept fois, devant l’Éternel. 17 Et du reste de l’huile qui sera dans sa paume, le sacrificateur en mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui doit être purifié, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit, sur le sang du sacrifice pour le délit; 18 et le reste de l’huile qui sera dans la paume du sacrificateur, il le mettra sur la tête de celui qui doit être purifié; et le sacrificateur fera propitiation pour lui devant l’Éternel. 19 Et le sacrificateur offrira le sacrifice pour le péché, et fera propitiation pour celui qui doit être purifié de son impureté; et après, il égorgera l’holocauste. 20 Et le sacrificateur offrira* l’holocauste et le gâteau sur l’autel; et le sacrificateur fera propitiation pour celui [qui doit être purifié] **, et il sera pur.
21 Et s’il est pauvre, et que sa main ne puisse atteindre jusque-là, il prendra un agneau comme sacrifice pour le délit, pour offrande tournoyée, afin de faire propitiation pour lui, et un dixième de fleur de farine pétrie à l’huile, pour offrande de gâteau et un log d’huile, 22 et deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, selon ce que sa main pourra atteindre: l’un sera un sacrifice pour le péché, l’autre un holocauste. 23 Et le huitième jour de sa purification, il les apportera au sacrificateur, à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel; 24 et le sacrificateur prendra l’agneau du sacrifice pour le délit, et le log d’huile, et le sacrificateur les tournoiera en offrande tournoyée devant l’Éternel; 25 et il égorgera l’agneau du sacrifice pour le délit; et le sacrificateur prendra du sang du sacrifice pour le délit, et le mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui doit être purifié, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit. 26 Et le sacrificateur versera de l’huile dans la paume de sa main gauche, à lui, le sacrificateur; 27 et avec le doigt de sa [main] droite, le sacrificateur fera aspersion de l’huile qui sera dans la paume de sa main gauche, sept fois, devant l’Éternel. 28 Et le sacrificateur mettra de l’huile qui sera dans sa paume, sur le lobe de l’oreille droite de celui qui doit être purifié, et sur le pouce de sa main droite, et sur le gros orteil de son pied droit, sur l’endroit où [aura été mis] le sang du sacrifice pour le délit; 29 et le reste de l’huile qui sera dans la paume du sacrificateur, il le mettra sur la tête de celui qui doit être purifié, pour faire propitiation pour lui devant l’Éternel. 30 Et, de ce que sa main aura pu atteindre, il offrira l’une des tourterelles, ou l’un des jeunes pigeons: 31 de ce que sa main aura pu atteindre, l’un sera un sacrifice pour le péché, l’autre un holocauste, avec l’offrande de gâteau; et le sacrificateur fera propitiation pour celui qui doit être purifié, devant l’Éternel. 32 — Telle est la loi touchant celui en qui il y a une plaie de lèpre, et dont la main n’a pas su atteindre [ce qui était ordonné] pour sa purification.
* 33 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant: 34 Quand vous serez entrés dans le pays de Canaan, que je vous donne en possession, si je mets une plaie de lèpre dans une maison du pays de votre possession, 35 celui à qui sera la maison viendra et le fera savoir au sacrificateur, en disant: Il me semble voir comme une plaie dans ma maison; 36 et le sacrificateur commandera qu’on vide la maison avant que le sacrificateur entre pour voir la plaie, afin que tout ce qui est dans la maison ne soit pas rendu impur; et après cela, le sacrificateur entrera pour voir la maison. 37 Et il regardera la plaie: et voici, la plaie est dans les murs de la maison, des creux verdâtres ou roussâtres, et ils paraissent plus enfoncés que la surface du mur; 38 alors le sacrificateur sortira de la maison, à l’entrée de la maison, et fera fermer la maison pendant sept jours. 39 Et le septième jour, le sacrificateur retournera, et regardera: et voici, la plaie s’est étendue dans les murs de la maison; 40 alors le sacrificateur commandera qu’on arrache les pierres dans lesquelles est la plaie, et qu’on les jette hors de la ville, dans un lieu impur. 41 Et il fera râcler la maison au dedans, tout autour, et la poussière qu’on aura râclée, on la versera hors de la ville, dans un lieu impur; 42 et on prendra d’autres pierres, et on les mettra au lieu des [premières] pierres, et on prendra d’autre enduit*, et on enduira la maison. 43 Et si la plaie revient et fait éruption dans la maison après qu’on aura arraché les pierres, et après qu’on aura râclé la maison, et après qu’on l’aura enduite, 44 le sacrificateur entrera et regardera: et voici, la plaie s’est étendue dans la maison, — c’est une lèpre rongeante dans la maison: elle est impure. 45 Alors on démolira la maison, ses pierres et son bois, avec tout l’enduit* de la maison, et on les transportera hors de la ville, dans un lieu impur. 46 Et celui qui sera entré dans la maison pendant tous les jours où elle aura été fermée, sera impur jusqu’au soir; 47 et celui qui aura couché dans la maison lavera ses vêtements; et celui qui aura mangé dans la maison lavera ses vêtements. 48 Mais si le sacrificateur entre, et regarde, et voici, la plaie ne s’est pas étendue dans la maison après que la maison a été enduite, le sacrificateur déclarera la maison pure, car la plaie est guérie.
49 Et il prendra, pour purifier* la maison, deux oiseaux**, et du bois de cèdre, et de l’écarlate, et de l’hysope; 50 et il égorgera l’un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l’eau vive; 51 et il prendra le bois de cèdre, et l’hysope, et l’écarlate, et l’oiseau vivant, et les trempera dans le sang de l’oiseau égorgé, et dans l’eau vive; et il fera aspersion sur la maison, sept fois; 52 et il purifiera* la maison avec le sang de l’oiseau et avec l’eau vive, et avec l’oiseau vivant, et avec le bois de cèdre, et avec l’hysope, et avec l’écarlate; 53 et il lâchera l’oiseau vivant hors de la ville, dans les champs. Et il fera propitiation pour la maison, et elle sera pure.
54 Telle est la loi touchant toute plaie de lèpre, et la teigne, 55 et touchant la lèpre des vêtements et des maisons, 56 et les tumeurs, et les dartres, et les taches blanchâtres, 57 pour enseigner en quel temps il y a impureté et en quel temps il y a pureté: telle est la loi de la lèpre.

/  v. 4: particulièrement: petits oiseaux. /  v. 7*: comme 8:11, et encore ici, versets 16, 27, 51. /  v. 7**: ou: le déclarera pur. /  v. 8: se laver, ici dans tous ces passages: se laver le corps entier. /  v. 10: un log est la douzième partie d’un hin. /  v. 16: proprement: de. /  v. 20*: signifie ici: offrir sur l’autel même. /  v. 20**: litt.: pour lui. /  v. 42, 45: litt.: poussière. /  v. 49*, 52: proprement: purifier du péché. /  v. 49**: particulièrement: petits oiseaux.

Commentaires du chapitre 14

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 11 à 16: l’impureté et son remède

Chapitre 14: la purification du lépreux et la lèpre dans une maison.

La « loi du lépreux » se trouve dans ce chapitre. Dans le treizième, l’Éternel parlait à Moïse et le lépreux était jugé. Ici, en s’adressant à renouveau à Moïse, l’Éternel est ému de compassion à l’égard d’Israël. Sa miséricorde, à l’égard du pauvre pécheur, s’abaisse et s’étend jusqu’à lui. C’est en vertu du sang de Christ (cf Rom. 3, 25) que la miséricorde peut s’exercer.

Verset 2 + : c’est la rencontre du lépreux et du sacrificateur ou d’une âme avec le Seigneur pour apprendre à le connaître. Le camp dans ce chapitre est l’image du lieu où Dieu habite. C’est aussi l’image de celui qui est venu sur cette scène de péché, pour nous délivrer de notre misère. L’eau vive est l’image du Saint Esprit . Ce que l’on trempe dans le sang, bois de cèdre, qui est la figure de l’homme dans sa grandeur terrestre, l’écarlate, figure de l’homme dans sa gloire, l’hysope figure de l’homme dans son bas état. Tout est sous la sentence de la mort. PARMI LES HOMMES, RIEN NE PEUT GUÉRIR LE LÉPREUX. DIEU SEUL PEUT LE NETTOYER. Le lépreux devait porter sur sa lèvre le signe de son humiliation. Nous sommes hypocrites quand nous ne nous reconnaissons pas pécheur. Le lépreux était oint d’huile ordinaire, le sacrificateur l’était d’huile aromatique.

Le plus grand ami du lépreux est le sacrificateur a jugé sa souillure. La place du sacrificateur est dans le camp. Celle du lépreux est hors du camp. Ce dernier ne peut pas se rendre au lieu où est le sacrificateur, mais le sacrificateur peut aller à l’endroit où est le lépreux. C’est la grâce de Dieu envers le pauvre lépreux (v. 1 à 3). La lèpre représente une énergie de mal qui se déployait dans la chair et qui était manifeste. Cet enseignement, qui concerne Israël sous la loi de Moïse, n’est plus d’actualité sous le temps de l’Église. Maintenant, tout juif repentant ainsi que tout pécheur d’entre les Gentils, a droit, par la foi en Jésus, à toute l’excellence de la purification. Auparavant, le lépreux était jugé, lorsque la souillure était là. Lorsqu’il est purifié, les fruits de la justice sont visibles. Cela donne un caractère particulier à l’enseignement de ce chapitre: non seulement l’œuvre de Christ pour nous pécheur est exposée mais aussi la puissance de Christ en nous, cette puissance propre à nous rattachés à son œuvre de la croix et à ses résultats. La première, l’œuvre de Christ pour nous, est décrite dans les v. 4 à 7, la seconde, Dieu opérant en nous, dans les v. 8 et 9. Puis vient le complément de la bénédiction au huitième jour, ou jour de la résurrection, depuis le v. 10.

Au v. 4, ce cèdre, ce grand arbre, jusqu’à l’hysope, plante minuscule, nous avons un résumé de toute la création. L’écarlate est un signe de la gloire royale. Tout est trempé dans le sang. L’homme, qui est éloigné de Dieu, doit être purifié. En rapport avec le fait d’être dehors, il faut que le pécheur apprenne à connaître Dieu lui-même sous un jour nouveau. Cela étant, il peut venir sans arrière pensée à sa maison. Il ne faut pas que la pensée des péchés commis soit une entrave à notre liberté vis-à-vis de Dieu. Le sacrifice pour le délit exprime l’application de l’œuvre de Christ pour nos fautes particulières. Celui pour le péché, exprime le fait que le péché même a été jugé. Nous avons deux points de vue montrant la purification du lépreux. Celui des voies de Dieu en vue de la restauration d’une âme en chute, et celui du tableau des moyens divinement institués pour la purification du pécheur et l’établissement de relations immuables entre Dieu et l’homme sur le pied de la rédemption.
Il faut se glorifier en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde.

Ainsi, dans les v. 4 à 7, tout est fait en faveur du lépreux. L’homme ne peut rien faire par lui-même. Remarquons que le commandement du sacrificateur est donné en faveur de celui qui doit être nettoyé. Sous la figure de ces deux oiseaux vivants et nets, le Seigneur Jésus Christ nous est présenté dans deux états importants:
·         Il fut livré pour nos offenses
·         Il fut ressuscité pour notre justification

C’est pourquoi le premier passereau était tué, mais le second était mis en liberté et s’envolait par les champs. Nous y voyons Jésus livré à la mort pour nous, mais il n’était pas possible qu’il fut retenu par elle. En lui notre vie est aussi une vie d’entre morts. «Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez». À la fin du v. 5, l’un des passereaux était tué sur un vase de terre, sur de l’eau vive. Cela nous rappelle:
1.     Christ a été crucifié en faiblesse
2.     Si notre précieux Sauveur vint ici-bas dans notre faiblesse, il n’y demeura pas, il ne nous y laissera pas non plus.

C’est pourquoi ce vase de terre était sur de l’eau vive (dans l’original «eau vivante» (le Saint Esprit). Dans ces deux passereaux, l’importance est de voir que le passereau voué à la mort précède le passereau vivant. C’est contraire à l’ordre humain, où la mort est la fin. Mais pour nous, en Jésus, nous trouvons d’abord la mort, et ensuite la vie (cf à 1 Cor. 15, 3-4). Cette vie de résurrection était figurée par le passereau vivant qui avait été trempé dans le sang du passereau égorgé et ainsi identifié avec la mort sans être retenu par elle. Lorsque l’oiseau vivant était remis en liberté, un témoignage était rendu que le lépreux était net. Il est reconnu être justifié, le sang l’avait purifié, le passereau vivant était laissé libre. De même nous sommes justifiés par le sang (Rom. 5, 9). C’est le sang qui purifie (1 Jean 1, 7).

Au v. 7, le sang d’aspersion a parfaitement répondu au cas du lépreux qui fut aspergé sept fois. Il y avait là le fondement de sa purification, la figure de ce qui est pleinement suffisant pour le premier des pécheurs. Plus rien n’est exigé du représentant du pécheur qui entre dans sa gloire. C’est le fondement de toutes bénédictions ultérieures. Deux périodes sont distinctes:
1.     La première de sept jours, jusqu’au v. 9
2.     La deuxième du huitième jour depuis le v. 10

Il y a de la bénédiction durant 7 jours, mais la consommation, la plénitude, prennent place au huitième jour, le premier d’une nouvelle semaine, le jour de la résurrection. Il était déjà question du huitième jour au ch. 9. La bénédiction des 7 jours consiste à l’entrée du lépreux purifié dans le camp du fait qu’il n’est plus sous le jugement de la souillure. Sa demeure était alors hors du camp. Toutefois, bien qu’il soit maintenant dans le camp, il attend encore le repos. Il demeurera 7 jours hors de sa tente (v. 8b). Beau changement dans les voies de l’homme purifié qui a passé sous l’efficace du sang. Avant la purification, il y avait la misère consciente et confessée de la souillure et la séparation de Dieu; les vêtements déchirés étaient de mise. À présent, purifié par la vertu du sang, il lave ses vêtements. La parure fait place au désordre. Il travaille à ce qu’ils aient la pureté qui convient à une personne parfaitement purifiée par le sang. Au v. 8, il doit encore être nettoyé, lui qui avait été jugé net après avoir reçu 7 fois l’aspersion du sang. Il est toujours net. Le sang n’a pas perdu son efficace (Héb. 10, 14) mais il doit être net pratiquement dans sa marche. Le mal qui était dans ses habitudes fait place est remplacé par le règlement de ses voies selon la pensée de Christ en les assujettissant à sa parole. Ce v. 8 indique que tout ce qui était du lépreux ne peut plus faire partie de l’homme purifié. Il doit aussi se laver dans l’eau pour être net. Il doit non seulement laver ses vêtements, mais se purifier lui-même. Après cela, v. 8b, il peut dès lors entrer dans le camp et demeurer 7 jours hors de la tente. Jusqu’à la fin du v. 9, il y a toujours cette purification de lui-même. Il  n’y a pas de repos jusqu’au huitième jour. Car à la fin même de la période des 7 jours, il doit encore se raser tout le poil, la tête, etc. Dans toute cette purification de lui-même, c’est le lavage d’eau qui est employée. Seul Christ peut purifier par le sang (Lév. 17, 11). Le lépreux ne pouvait rien faire lui-même pour l’expiation (Héb. 9, 22). Quand Christ lava les pieds de ses disciples avec de l’eau, il montrait que ce n’était pas son œuvre exclusivement pour eux, mais aussi leur œuvre l’un envers l’autre (Jean 13). Ce lavage s’accomplit par le ministère de la grâce par la parole. Nous lavons nos vêtements et nous nous lavons nous-mêmes quand la parole de Christ habite en nous.
Voici maintenant le 8ème jour, selon v. 10. C’est un jour de vie et non de mort. C’est le premier jour de la semaine, le jour où Christ ressuscita, comme prémices de ceux qui dorment. Toutes les bénédictions de ce jour à venir sont basées sur la mort de Christ. La proximité entre sa mort et les bénédictions de ce jour est exposée ici dans les sacrifices offerts au 8ème jour. Dans les ombres de la loi, il fallait plusieurs sacrifices pour représenter les divers aspects du sacrifice unique de Christ. Les sacrifices étaient offerts au 8ème jour pour montrer que le sacrifice de Christ avait rapport au jour de la résurrection. Il est aussi exposé ici que la présence du Saint Esprit se rattache aux bénédictions en résurrection. Les v. 10 à 19 sont vite passés en revue du fait que ces différents aspects ont été étudiés spécialement dans les ch. 1 à 4. Dans chacune de ces offrandes Christ répond à nos besoins et pour notre joie. L’huile, dans ces différents passages, rappelle 2 Cor. 1, 21-22. Celui qui entre ici, dans les bénédictions de joie de ce nouveau jour, est quelqu’un qui a commis des transgressions contre Dieu mais Dieu a pourvu a un sacrifice pour le délit et le sang du sacrifice pour le délit répond et satisfait à tout le mal qui a été commis. Au sujet des membres, remarquons encore que l’oreille montre l’organe par lequel on apprenait le mal, puis la main et le pied comme membre par lesquels on commettait le mal. Mais le sang les atteignait tous et tous sont nettoyés. Celui qui est nettoyé par le sang est aussi oint de l’Esprit. Là où est le sang de Christ, là aussi est son esprit. Puis l’oreille, membre indigne, qui écoutait volontiers quelque chose d’impur, est maintenant purifiée par le sang et ointe de l’Esprit. Elle peut désormais écouter Dieu. De même pour la main, pour le pied, on peut marcher maintenant avec Dieu. Dans tout cela, il y a onction de l’Esprit là où le sang a été mis en premier. Celui qui cherche à séparer l’œuvre de l’Esprit de celle de Christ ne connaît ni l’une ni l’autre. A cause de notre vie avec Christ, nous entrons maintenant en quelque mesure dans le 8ème jour. Col. 3, 1-6 montre que nous sommes exhortés à l’égard de notre position céleste et terrestre.
Terminons les notes de Lévitique 14 en relevant encore que le lépreux était quelqu’un qui était dans le camp mais qui ne pouvait pas y conserver sa place à cause du mal régnant dans sa chair. Les sacrificateurs, en revanche, n’ont jamais été auparavant dans le sanctuaire où ils allaient entrer pour la première fois. Ces versets (v. 10 à 20) renseignent donc sur les cérémonies de la loi pour la purification du lépreux. En figure, c’est la purification que Christ nous procure car la lèpre est une image du péché. Dans l’Ancien Testament, il y avait trois aspersions de sang: 1) celle du lépreux. 2) Celle du peuple. 3) Celle du sacrificateur. Elles se faisaient une fois pour toutes. La guérison venait de Dieu. Le sacrificateur devait seulement la constater et accomplir les actes de la purification. La parole fait pour nos âmes ce que la purification d’eau faisait pour le corps. Après la purification, il faut que le lépreux la comprenne et en reçoive l’efficace dans son cœur. Il fallait le sang et l’huile pour le rendre propre devant Dieu. L’huile est appliquée après le sang, et non après l’eau. Nous voyons donc en type comment la conscience est nettoyée et même être entier. Pour nous aussi, en d’autres termes, de quelle manière nous pouvons nous tenir en la présence de Dieu. Le péché a deux caractères: souillure et culpabilité. La lèpre nous présente le péché sous ce caractère de souillure.

Les v. 1 à 32 ont été considérés jusqu’ici. Le lépreux emploie ces 7 jours à se laver et à laver ses vêtements. Les sacrificateurs passaient leurs 7 jours à manger la chair du sacrifice à la porte du tabernacle d’assignation. Ils sont ainsi en communion avec Dieu par le sacrifice qui les a approchés. C’était le sang du bélier de consécration qui était mis sur les sacrificateurs; c’était le sang de l’offrande pour le délit qui était mis sur le lépreux. Les sacrificateurs étaient sous l’efficace du sang au commencement des 7 jours alors que le lépreux ne l’était qu’au 8ème jour. Il y a un grand principe de la pensée de Dieu en ce qu’aucune place, dans la chair, ne peut être prise devant Dieu sans le jugement et la douleur, sans une humiliation très spéciale. Si un pauvre pécheur du monde entre dans l’Église, il y a de la joie et des circonstances particulièrement heureuses car il n’était rien et maintenant, par la grâce de Dieu, il entre. Mais lorsqu’une âme est ôtée par jugement, en raison d’un péché dominant dans la chair, son retour par la repentance est accompagné de beaucoup d’humiliation. Néanmoins tout ce termine par la bénédiction. Ces principes sont valables pour Israël et l’Église. L’humiliation d’Israël est en quelque mesure la nôtre dans les circonstances de notre pèlerinage ici-bas du fait que la chair est là pendant que nous les traversons.

Versets 33 à 57 : la lèpre est dans la maison. L’Église a été organisée sur la terre pour être la maison de Dieu. Dans ces versets, on voit qu’il faut racler l’enduit puis ôter les pierres qui conservaient la lèpre. Enfin et si nécessaire, il fallait renverser la muraille. Dans l’Église, le soin des 2 premiers cas est confié aux saints. Le Seigneur, cas échéant, se charge du 3ème. «J’ôterai la lampe de son lieu » (Apoc. 2, 5).
Le rasoir enseigne que tout ce qui rappelle la force de l’homme est mis de côté. C’est ce que nous appelons l’affranchissement, c’est-à-dire ce travail de l’Esprit qui nous conduit à couper tout ce que peut produire notre vieille nature.


Chapitre 15

1 Et l’Éternel parla à Moïse et à Aaron, disant: 2 Parlez aux fils d’Israël, et dites-leur: Tout homme qui a un flux [découlant] de sa chair, — son flux le rend impur. 3 Et ceci sera son impureté, dans son flux: soit que sa chair laisse couler son flux, ou que sa chair retienne son flux, c’est son impureté. 4 Tout lit sur lequel aura couché celui qui est atteint d’un flux sera impur; et tout objet sur lequel il se sera assis sera impur. 5 Et l’homme qui aura touché son lit lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 6 Et celui qui s’assiéra sur un objet sur lequel celui qui a le flux se sera assis, lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 7 Et celui qui touchera la chair de celui qui a le flux, lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 8 Et si celui qui a le flux crache sur un [homme] qui est pur, celui-ci lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 9 Tout char sur lequel sera monté celui qui a le flux sera impur. 10 Et quiconque touchera quelque chose qui aura été sous lui, sera impur jusqu’au soir; et celui qui portera une de ces choses lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 11 Et quiconque aura été touché par celui qui a le flux et qui n’aura pas lavé ses mains dans l’eau, lavera ses vètements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 12 Et les vases* de terre que celui qui a le flux aura touchés seront cassés; et tout vase de bois sera lavé dans l’eau.
13
Et lorsque celui qui a le flux sera purifié de son flux, il comptera sept jours pour sa purification; puis il lavera ses vêtements, et il lavera sa chair dans l’eau vive; et il sera pur. 14 Et le huitième jour, il prendra deux tourterelles, ou deux jeunes pigeons, et il viendra devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, et les donnera au sacrificateur; 15 et le sacrificateur les offrira, l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste; et le sacrificateur fera propitiation pour lui devant l’Éternel, à cause de son flux.
16
Et lorsque la semence sort d’un homme, il lavera dans l’eau toute sa chair; et il sera impur jusqu’au soir. 17 Et tout vêtement ou toute peau sur lesquels il y aura de la semence, sera lavé dans l’eau, et sera impur jusqu’au soir. 18 Et une femme avec laquelle un homme aura couché ayant commerce avec elle; … ils se laveront dans l’eau, et seront impurs jusqu’au soir.
19
Et si une femme a un flux, et que son flux en sa chair soit du sang, elle sera dans sa séparation* sept jours, et quiconque la touchera sera impur jusqu’au soir. 20 Et toute chose sur laquelle elle aura couché durant sa séparation* sera impure; et toute chose sur laquelle elle aura été assise sera impure; 21 et quiconque touchera son lit lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 22 Et quiconque touchera un objet, quel qu’il soit, sur lequel elle se sera assise, lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir. 23 Et s’il y a quelque chose sur le lit, ou sur l’objet, quel qu’il soit, sur lequel elle se sera assise, quiconque l’aura touché sera impur jusqu’au soir. 24 Et si un homme a couché avec elle, et que son impureté* soit sur lui, il sera impur sept jours; et tout lit sur lequel il se couchera sera impur. 25 Et lorsqu’une femme a un flux de sang qui coule plusieurs jours hors le temps de sa séparation*, ou lorsqu’elle a le flux au delà du temps de sa séparation, tous les jours du flux de son impureté elle est impure, comme aux jours de sa séparation. 26 Tout lit sur lequel elle couchera tous les jours de son flux sera pour elle comme le lit de sa séparation*; et tout objet sur lequel elle se sera assise sera impur, selon l’impureté de sa séparation*. 27 Et quiconque aura touché ces choses sera impur, et il lavera ses vêtements, et se lavera dans l’eau; et il sera impur jusqu’au soir.
28
Et si elle est purifiée de son flux, elle comptera sept jours, et après, elle sera pure; 29 et le huitième jour, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, et les apportera au sacrificateur, à l’entrée de la tente d’assignation. 30 Et le sacrificateur offrira l’un en sacrifice pour le péché, et l’autre en holocauste; et le sacrificateur fera propitiation pour elle devant l’Éternel, à cause du flux de son impureté.
31
Et vous séparerez les fils d’Israël de leurs impuretés, et ils ne mourront pas dans leurs impuretés, en souillant mon tabernacle qui est au milieu d’eux. 32 Telle est la loi pour celui qui a un flux ou pour celui duquel sort de la semence qui le rend impur, 33 et pour la femme qui souffre à cause de ses mois, pendant sa séparation*, et pour toute personne qui a un flux, soit homme, soit femme, et pour celui qui couche avec une femme impure.

/ v. 12: litt.: le vase. / v. 19, 20, 25, 26: ou: impureté, comme 12:2. / v. 24: plus haut: séparation. / v. 33: ou: impureté, comme 12:2.

Commentaires du chapitre 15 

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 11 à 16: l’impureté et son remède

Chapitre 15: l’impureté chez un homme ou une femme (cf 2 Cor. 7, 1-2)

Ce chapitre traite  une classe de souillure cérémonielle représentée par l’impureté. Cette souillure est moins grave que la lèpre selon 13 et 14. La lèpre caractérisait l’expression d’une énergie profonde du  mal de notre nature.

Le ch. 15 renseigne sur des choses qui, tout en provenant de la nature humaine, sont des infirmités inévitables. Ces choses souillent et réclament les ressources de la grâce de Dieu. La présence de Dieu, dans le camp, exigeait un haut degré de sainteté, de pureté morale. Chaque mouvement de la nature devait être combattu. Ces infirmités inévitables  avaient donc une influence qui souillait et requérait une purification. Rien de nuisible, d’inconvenant, d’indécent, ne devait se manifester dans le voisinage pur et sacré de la présence du Dieu d’Israël. Ce peuple devait être saint pour pouvoir être distingué et privilégié au point de jouir de la présence de Dieu en contraste avec les autres peuples. L’Éternel prend soin de son peuple, que ce soit publiquement, socialement, individuellement. Leurs intérêts sont considérés dans leur moindre détail. Rien n’était négligé de ce qui pouvait être cause à affecter, en quelque manière, le bien-être, la pureté, de ceux auxquels l’Eternel s’était associé. Pour un incirconcis, de telles ordonnances semblent être un fardeau insupportable, et cela est vrai. Mais pour un circoncis, il y a jouissance par la douce assurance que Dieu est toujours près, mais qu’il prend son plaisir dans la sainteté. Cette sainteté est demandée et garantie par la présence de Dieu.

En lisant Lévitique 15, rappelons-nous qu’il a été écrit pour notre instruction. Nous devons le lire par l’Esprit car il y a une application spirituelle (cf Rom. 15, 4). Le lire d’une autre manière, c’est en tordre le sens. Ce passage des Romains revêt toute son importance pour considérer ce livre, souvent négligé, qu’est le Lévitique. Le Lévitique est d’autant plus remarquable, que, mis à part les ch. 9 et 10, 1-7, nous pouvons lire au début de chaque subdivision: «L’Eternel parla à… disant». C’est la portion la plus directement inspirée de Dieu. Lévitique 15 enseigne d’abord de veiller, avec une sainte jalousie, sur tout ce qui provient de la nature humaine. Chaque mouvement qui émane de notre nature souille. La nature humaine, déchue, est une source impure. Ce qui en procède est souillé. Rien ne peut en sortir de pur, de saint, de bon. Cette leçon est particulièrement enseignée dans ce chapitre. Cependant, quelle grâce car tout est là pour la purification des souillures de la chair. Les moyens dont disposent la grâce, sont présentés, selon la Parole, sous 2 formes distinctes. Ce sont l’eau et le sang qui se rattachent à la mort de Christ: 1) le sang qui expie et 2) l’eau qui purifie. Nous sommes maintenus dans un état propre à la communion et au culte et cela au travers d’un monde où tout est souillé et dans lequel notre nature porte une tache à chacun de ses mouvements. Comme déjà remarqué, la classe de souillure de ce chapitre a un caractère moins grave que la lèpre. C’est pourquoi l’expiation est figurée par deux tourterelles, c’est-à-dire, le moindre degré des sacrifices. Mais d’un autre côté, la vertu purifiante de la Parole, est constamment rappelée par l’acte cérémoniel de laver. Quelle sainteté implique la présence de Dieu: pas une tache, pas une souillure ne peuvent être tolérées. Et le v. 31 est significatif. D’un autre côté, on voit que la nature humaine est souillée et souille. C’est une leçon pour l’orgueilleuse humanité. Le Lévitique tient un miroir fidèle de notre nature, il ne laisse à la chair rien en quoi elle puisse se glorifier. Ce chapitre rappelle à nouveau la valeur expiatoire du sang de Christ, et la vertu purifiante et sanctifiante de la précieuse Parole de Dieu. Puisse ce chapitre graver sur  nos cœurs et présenter ces grandes vérités à notre esprit d’une manière qui lui est tout à fait particulière, qui lui revient.


Chapitre 16
* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, après la mort des deux fils d’Aaron, lorsque, s’étant approchés de l’Éternel, ils moururent; 2 et l’Éternel dit à Moïse: Dis à Aaron, ton frère, qu’il n’entre pas en tout temps dans le lieu saint, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, afin qu’il ne meure pas; car j’apparais dans la nuée sur le propitiatoire. 3 Aaron entrera de cette manière dans le lieu saint: avec un jeune taureau pour sacrifice pour le péché, et un bélier pour holocauste; 4 il se revêtira d’une sainte tunique de lin, et des caleçons de lin seront sur sa chair, et il se ceindra d’une ceinture de lin, et il s’enveloppera la tête d’une tiare de lin: ce sont de saints vêtements; et il lavera sa chair dans l’eau; puis il s’en vêtira. 5 Et il prendra de l’assemblée des fils d’Israël deux boucs pour un sacrifice pour le péché, et un bélier pour un holocauste. 6 Et Aaron présentera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui-même, et fera propitiation pour lui-même et pour sa maison.

7 Et il prendra les deux boucs, et les placera devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation. 8 Et Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour azazel*. 9 Et Aaron présentera le bouc sur lequel le sort sera tombé* pour l’Éternel, et en fera un sacrifice pour le péché. 10 Et le bouc sur lequel le sort sera tombé pour azazel, sera placé vivant devant l’Éternel, afin de faire propitiation sur lui, pour l’envoyer au désert pour être azazel.
11
Et Aaron présentera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui-même, et fera propitiation pour lui-même et pour sa maison; et il égorgera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui-même; 12 puis il prendra plein un encensoir de charbons de feu, de dessus l’autel [qui est] devant l’Éternel, et plein ses paumes d’encens de drogues odoriférantes pulvérisées, et il les apportera au dedans du voile; 13 et il mettra l’encens sur le feu, devant l’Éternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas. 14 Et il prendra du sang du taureau, et il en fera aspersion* avec son doigt sur le devant du propitiatoire, vers l’orient; et il fera aspersion du sang avec son doigt, sept fois, devant le propitiatoire.
15
Et il égorgera le bouc du sacrifice pour le péché, qui est pour le peuple, et il apportera son sang au dedans du voile, et fera avec son sang, comme il a fait avec le sang du taureau: il en fera aspersion* sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. 16 Et il fera propitiation pour le lieu saint, [le purifiant] des* impuretés des fils d’Israël et de* leurs transgressions, selon tous leurs péchés; et il fera de même pour la tente d’assignation, qui demeure avec eux au milieu de leurs impuretés. 17 Et personne ne sera dans la tente d’assignation quand il y entrera pour faire propitiation dans le lieu saint, jusqu’à ce qu’il en sorte; et il fera propitiation pour lui-même et pour sa maison, et pour toute la congrégation d’Israël. 18 Et il sortira vers l’autel qui est devant l’Éternel, et fera propitiation pour lui; et il prendra du sang du taureau et du sang du bouc, et le mettra sur les cornes de l’autel, tout autour; 19 et il fera sur lui aspersion* du sang avec son doigt, sept fois, et il le purifiera, et le sanctifiera des** impuretés des fils d’Israël.
20
Et quand il aura achevé de faire propitiation pour le lieu saint, et pour la tente d’assignation, et pour l’autel, il présentera le bouc vivant. 21 Et Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des fils d’Israël et toutes leurs transgressions, selon tous leurs péchés; il les mettra sur la tête du bouc, et l’enverra au désert par un homme qui se tiendra prêt [pour cela]; 22 et le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre inhabitée; et l’homme* laissera aller le bouc dans le désert.
23
Et Aaron rentrera à la tente d’assignation, et quittera les vêtements de lin dont il s’était vêtu quand il était entré dans le lieu saint, et les déposera là; 24 et il lavera sa chair dans l’eau dans un lieu saint, et se revêtira de ses vêtements; et il sortira, et il offrira son holocauste et l’holocauste du peuple, et fera propitiation pour lui-même et pour le peuple. 25 Et il fera fumer sur l’autel la graisse du sacrifice pour le péché. 26 Et celui qui aura conduit le bouc pour être azazel, lavera ses vêtements, et lavera sa chair dans l’eau; et après cela il rentrera dans le camp. 27 Et on transportera hors du camp le taureau du sacrifice pour le péché et le bouc du sacrifice pour le péché, desquels le sang aura été porté dans le lieu saint pour faire propitiation, et on brûlera au feu leur peau, et leur chair, et leur fiente. 28 Et celui qui les aura brûlées lavera ses vêtements, et lavera sa chair dans l’eau; et après cela il rentrera dans le camp.
29
Et ceci sera pour vous un statut perpétuel: au septième mois, le dixième [jour] du mois, vous affligerez vos âmes, et vous ne ferez aucune œuvre, tant l’Israélite de naissance* que l’étranger qui séjourne au milieu de vous; 30 car, en ce jour-là, il sera fait propitiation pour vous, afin de vous purifier: [et] vous serez purs de tous vos péchés devant l’Éternel. 31 Ce sera pour vous un sabbat de repos, et vous affligerez vos âmes; [c’est] un statut perpétuel. 32 Et le sacrificateur qui aura été oint et qui aura été consacré pour exercer la sacrificature à la place de son père, fera propitiation; et il revêtira les vêtements de lin, les saints vêtements;
33
et il fera propitiation pour le saint sanctuaire, et il fera propitiation pour la tente  ’assignation et pour l’autel, et il fera propitiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de la congrégation. 34 Et ceci sera pour vous un statut perpétuel, afin de faire propitiation pour les fils d’Israël [pour les purifier] de* tous leurs péchés, une fois l’an. Et on fit comme l’Éternel avait commandé à Moïse.
/ v. 8: le bouc qui s’en va. / v. 9: hébreu: monté. / v. 14: comme 4:6; ainsi versets 15 et 19. / v. 15, 19*: comme 4:6; ainsi verset 14. / v. 16, 19**: ou: à cause des,… et de. / v. 22: litt.: il. / v. 29: litt.: l’indigène. / v. 34: ou: à cause de.

Commentaires du chapitre 16

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 11 à 16: l’impureté et son remède

Chapitre 16: la purification du sanctuaire

 Dans la Pâque et à travers la mer Rouge, Dieu avait racheté Israël, en l’abritant du jugement et en le délivrant de la servitude d’Égypte, pour l’amener finalement dans la terre promise. Dès leur entrée au désert, les Israélites étaient le peuple de Dieu en vertu de la rédemption; dès ce moment-là, Dieu pouvait habiter au milieu d’eux. Mais, de fait, Israël était un peuple dans la chair, souillé par le péché, et le tabernacle de Dieu se trouvait ainsi demeurer “avec eux au milieu de leurs impuretés” (Lév. 16, 16).
Après avoir pourvu à ce qui était nécessaire pour ôter les souillures du milieu du peuple et opérer, quand elles étaient possibles, les purifications dont nous avons parlé, nous trouvons la révélation des moyens dont Dieu voulait se servir pour purifier son sanctuaire, entouré d’un peuple qui le souillait, et pour faire l’expiation des péchés du peuple lui-même.
C‘est ce que le Dieu saint et juste ne pouvait tolérer, car il aurait renié son propre caractère et proclamé que le péché ne rompait pas toute relation, entre l’homme et lui. Il fallait donc que Dieu trouvât un moyen de recevoir Israël devant Lui sans déroger à sa gloire et en maintenant son caractère, — un moyen de purifier le sanctuaire, sa demeure, de toutes les impuretés que lui faisait contracter la présence d’un peuple souillé, — un moyen aussi d’apporter à ce peuple l’heureuse certitude que pour Dieu la question du péché était réglée, en enlevant de la conscience de chaque Israélite toute trace de culpabilité devant lui. Ce moyen, Dieu le fournit à Israël dans les sacrifices du jour des expiations.
Les ordonnances relatives à ce sujet présentent, dans leur ensemble, deux grandes idées: 1) que l’expiation avait pour but de maintenir la relation du peuple avec Dieu, malgré les péchés dont il se rendait coupable; 2) implicitement renfermée dans les difficultés qui entouraient l’entrée d’Aaron dans le lieu très saint, et formellement exprimée dans l’épître aux Hébreux, témoignait que, sous l’économie d’alors, le chemin des lieux saints n’était pas encore ouvert. Il est important d’examiner le chapitre 16 sous ces deux rapports, car il est le seul qui traite ce sujet, et contienne la mention de ce qui se faisait dans le jour solennel des propitiations.

Des quatre actes qui caractérisaient ce jour, le premier et le plus important était l’entrée du souverain sacrificateur dans le lieu très-saint, avec le sang du taureau pour lui-même, et du bouc de l’Éternel pour le peuple. 2) Ce sang, placé sur le propitiatoire et devant le propitiatoire, proclamait la valeur du sacrifice pour la réconciliation du peuple avec Dieu, et la perfection de son résultat pour permettre à Israël de s’approcher de l’Éternel. La purification du sanctuaire préfigurait la réconciliation de toutes choses (voyez Col. 1,19-20), la purification de toute la création souillée par le péché, mais qui, en vertu du sacrifice de Christ, sera mise un jour en parfait accord avec le caractère de Dieu, 3) en sorte que Dieu puisse habiter avec les hommes (voyez Apoc. 21, 3; comp. Jean 1, 29). 4) La sortie du souverain sacrificateur hors du lieu saint, annonçait au peuple que l’oeuvre avait été acceptée et la question du péché réglée entre le représentant d’Israël et Dieu; enfin, les péchés du peuple confessés sur la tête du bouc Azazel étaient emportés dans une terre où n’habitait personne qui pût jamais les retrouver, et ainsi la conscience des enfants d’Israël était purifiée et allégée de tout le poids qui les avait courbés jusque-là devant Dieu, dans l’affliction de leurs âmes.
Mais la loi n’amenait rien à la perfection. Quant à l’efficacité réelle de ce grand jour, nous savons que le sang des taureaux et des boucs n’ôtait pas les péchés; la propitiation, eût-elle été efficace, n’avait de valeur que pour un an; bien plus, tout ce qui se faisait dans ce jour témoignait que le chemin des lieux saints n’était pas ouvert, que le voile subsistait, et que l’homme pécheur était banni du sanctuaire où Dieu habite.
Or, ce qu’Israël n’avait pas et ne pouvait entrevoir dans l’avenir qu’à travers un voile, les chrétiens le possèdent aujourd’hui d’une manière parfaite. C’est la grande vérité que nous enseigne l’épître aux Hébreux. Le sang de Christ, dont l’offrande ne sera jamais renouvelée, a une efficacité éternelle. Le souverain sacrificateur, Christ, est entré, non dans le sanctuaire fait de mains, mais dans le ciel même, et s’est assis à la droite de Dieu. Le voile est déchiré, le chemin ouvert pour toujours, et l’adorateur peut pénétrer en toute liberté dans les lieux saints sans aucune conscience de péchés. — La fin du chapitre 9 de l’épître aux Hébreux (*) correspond aux quatre actes de ce jour solennel. Là, nous trouvons : 1° que, comme le souverain sacrificateur entrait avec le sang dans le sanctuaire, de même Christ, après s’être offert à Dieu sans tache, est entré dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu (v.24); 2° que, maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice (v. 26), — abolition qui correspond à la purification du sanctuaire (**); 3° que, comme le bouc Azazel, Christ a été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs (v.28); 4° que, semblable au souverain sacrificateur sortant du tabernacle, il apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent (v. 28).
(*) Toute cette épître, sauf en un ou deux détails, ne traite que des sacrifices du grand jour des expiations, circonstance bien propre à faire ressortir l’immense importance, pour nous, de ce jour considéré comme type.
(**) Il est évident que la valeur tout entière de l’oeuvre est également comprise dans ce verset 26.
Ce type du grand jour des expiations a donc trouvé sa pleine réalisation en Christ. Si nous ne voyons pas encore le péché aboli, nous savons que l’oeuvre qui en est le fondement est accomplie. Si notre souverain sacrificateur est encore caché dans le sanctuaire, nous avons néanmoins l’entière certitude, par l’Esprit envoyé du ciel, que nos relations avec Dieu sont établies d’une manière définitive et immuable, et nous n’avons pas besoin, comme Israël, de la sortie de Christ pour l’apprendre. Et cependant, mieux qu’Israël, nous l’attendons, sans péché, à salut. Enfin, si nos péchés sont ôtés de devant Dieu, ils le sont aussi de dessus nos consciences et emportés dans une terre inhabitée, où même l’oeil de Dieu ne les retrouvera jamais.

Notes pour quelques détails importants :

  • En faisait un lieu d’acceptation; la grâce avait son libre cours, et l’adorateur, lorsqu’il s’approchait, trouvait le sang sur le trône, et même en témoignage devant le trône. Ensuite, le souverain sacrificateur nettoyait le tabernacle, l’autel, et tous les objets qui en dépendaient. Ainsi, en vertu de l’aspersion de son sang, Christ réconciliera toutes choses, ayant fait la paix par le sang de sa croix. Il ne pouvait y avoir de culpabilité, ni dans le tabernacle, ni dans l’autel; mais Dieu en nettoyait les souillures, pour ne pas les avoir sous les yeux.
  • En troisième lieu, le souverain sacrificateur confessait les péchés du peuple sur le bouc Azazel; envoyé dans une terre inhabitée, il portait tous les péchés loin de Dieu, afin qu’ils ne se retrouvassent plus. Dans ce dernier acte, l’idée de substitution est présentée de la manière la plus nette.
  • L’ensemble du type présente trois vérités, savoir : le sang sur le propitiatoire, la réconciliation de toutes choses, et les péchés confessés et portés par un autre. Le même ordre se retrouve en Col. 1: La paix faite; la réconciliation de toutes choses par Christ; et, en parlant des croyants: “Il vous a maintenant réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort”.
  • Il est évident que, bien que le bouc Azazel fût renvoyé vivant, il était identifié, quant à l’efficace de l’oeuvre, avec la mort de l’autre bouc. Il est important de bien distinguer ces deux aspects de la mort du Sauveur, dans le sacrifice expiatoire accompli par lui. Il a glorifié Dieu, et Dieu agit selon la valeur de ce sang envers tous (Voyez Jean 13, 31-32 et 17, 1,4); il a porté les péchés de son peuple, et le salut de son peuple est accompli. Dans un certain sens, c’est le premier de ces deux aspects qui est le plus important. Le péché étant intervenu, la justice de Dieu aurait pu, il est vrai, se défaire du pécheur; mais alors, où auraient été son amour et ses conseils de grâce? où auraient été le pardon, et le maintien même de sa gloire selon sa vraie nature qui est amour, car il est amour en même temps qu’il est juste et saint ?
  • Que dans ce même sacrifice nous ayons été sauvés, achetés, et que nos péchés aient été expiés selon les conseils de la grâce de Dieu, c’est, j’ose le dire, quelque précieux et important que cela soit pour nous, la partie inférieure de cette oeuvre, si quelque chose peut être appelé inférieur, là où tout est parfait. L’oeuvre est parfaite en elle-même, de quelque côté qu’on l’envisage, mais son objet — nous pécheurs — est cependant d’un ordre inférieur au maintien du caractère et de la gloire de Dieu lui-même.
  • On aura remarqué qu’il y avait deux sacrifices: l’un pour Aaron et sa famille, l’autre pour le peuple. Aaron et ses fils représentent toujours l’Église, non point dans le sens de corps, mais comme compagnie de sacrificateurs. Ainsi nous trouvons, dans le jour même des propitiations, la distinction entre ceux qui forment l’Église, et le peuple terrestre qui forme le camp de Dieu sur la terre. Les fidèles ont leur place hors du camp, où leur Chef a souffert, comme victime pour le péché. Comme conséquence, leur place est en la présence de Dieu, dans les cieux, où leur chef est entré. Être hors du camp ici-bas correspond à une part céleste là-haut. Ce sont les deux positions bénies du Christ. Si l’Église professante prend la position du camp ici-bas, la place du croyant est toujours en dehors. C’est bien du reste ce que l’Église a fait; elle s’en vante en judaïsant. Il faudra bien qu’Israël finisse par se reconnaître dehors, pour être sauvé et rentrer par grâce, parce que le Sauveur, qu’il a méprisé dans son jour d’aveuglement, a porté en grâce tous ses péchés comme nation, lui qui mourut pour cette nation. Nous, chrétiens, nous anticipons cette position pendant que Christ est dans le ciel. Mais, avant que le Résidu d’Israël soit ainsi rétabli en grâce, les désirs de son coeur seront ramenés vers l’Éternel. Il ne réalisera la puissance du sacrifice que lorsqu’il aura regardé au Christ qu’il a percé, et en aura mené deuil. Aussi ce jour était-il établi comme un jour où chacun devait affliger son âme, sous peine d’être retranché.
  • De plus, pour accomplir la purification des souillures du peuple au milieu duquel Dieu avait fait sa demeure. Le jour des propitiations n’était établi qu’avec la défense d’entrer à chaque instant dans le lieu saint, et l’Esprit nous fait remarquer que son institution est postérieure à la mort des fils d’Aaron. Aaron ne s’y présente qu’avec un nuage d’encens, afin de ne pas mourir. La grâce pourvoyait ainsi à ce que le peuple ne pérît point à cause de ses souillures; mais l’Esprit de Dieu signifiait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore manifesté.
  • Notre position proprement dite est au dedans du voile, dans la personne d’Aaron, le sang étant sur le propitiatoire. Nous ne sommes pas seulement justifiés par le bouc Azazel, comme étant dehors: cela a été fait, et une seule fois pour toujours, car le voile n’est que sur le coeur d’Israël; il n’est plus entre nous et Dieu. Mais nous sommes entrés au dedans du voile avec le souverain sacrificateur, en tant que nous lui sommes unis: nous n’attendons pas, pour jouir de l’efficace de cette oeuvre, qu’il sorte du tabernacle, et qu’il revienne, tandis que ce ne sera qu’au retour du vrai Aaron, qu’Israël recevra les bénéfices du pardon, quoique ce pardon dont il est l’objet soit le même que celui qui nous est acquis. C’est pourquoi le sacrifice d’Aaron et de ses fils était caractérisé par le sang placé sur le propitiatoire, et par l’entrée d’Aaron en personne au dedans du voile.
  • Pour le croyant de l’Église, il y a tout à la fois cette position bénie en Christ, dans le ciel, et cette part de responsabilité, avec des souillures, etc, qui fait que nous avons besoin de l’intercession de Christ car nous sommes encore sur la terre.

Versets 3 à 6 : il y a ici les deux grands aspects de l’œuvre expiatoire de Christ, comme ce qui sauvegarde parfaitement la gloire divine et répond parfaitement aux plus grands besoins de l’homme. Puis, v. 4: Aaron, lavé d’eau pure, et revêtu des vêtements blancs de lin, nous offre un type remarquable et touchant de Christ entreprenant l’œuvre de la rédemption. Il se montre, personnellement et dans tout son caractère, pur et sans tache. V. 5 et 6: Aaron et sa maison représentent l’Église, non pas comme “le corps”, mais comme une maison sacerdotale.

Versets 7 à 10 : Il y a, dans ces deux boucs, les deux faces déjà mentionnées, de l’expiation. “Le sort de l’Éternel” tombait sur l’un, et le sort du peuple (azazel) tombait sur l’autre. Dans le cas du premier, il n’était pas question des personnes ou des péchés qui devaient être pardonnés, ni des conseils de grâce de Dieu envers ses élus. Ces choses, je n’ai pas même besoin de le dire, sont d’une importance infinie, mais elles ne sont pas comprises dans le cas “du bouc sur lequel tombait le sort pour l’Éternel”. Ce dernier représente la mort de Christ, comme ce en quoi Dieu a été parfaitement glorifié, relativement au péché en général. Cette grande vérité est pleinement illustrée par l’expression remarquable: “Le sort pour l’Éternel”. Dieu a une part spéciale dans la mort de Christ — une part tout à fait distincte — une part qui demeurerait éternellement bonne, alors même qu’aucun pécheur ne serait jamais sauvé. En vertu de la croix, Dieu peut agir selon sa propre souveraineté. Dieu peut déployer les gloires incomparables de son caractère et les attributs adorables de sa nature. Dans l’exercice d’une justice inflexible, il aurait pu destiner la famille humaine au lac de feu avec le diable et ses anges. Mais, dans ce cas, où seraient son amour, sa grâce, sa miséricorde, sa longanimité, sa compassion, sa patience, sa parfaite bonté?
Il y a donc ce second bouc sur lequel tombe le sort pour azazel (le sort du peuple): “Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1:29); à quoi se rattache un passage analogue dans la première épître de Jean, où il est parlé du Seigneur Jésus Christ comme “la propitiation pour le monde entier (*)” (1 Jean 2:2). Dans ces deux passages, il est parlé du Seigneur Jésus, comme de Celui qui a parfaitement glorifié Dieu relativement au “péché” et au “monde” dans l’acceptation la plus étendue de ces mots. On le voit ici comme le grand antitype du “bouc sur lequel tombait le sort pour l’Éternel”. Cela nous donne une vue des plus précieuses sur l’expiation faite par Christ, laquelle est trop souvent négligée ou peu comprise. Quand la question d’individus et de pardon des péchés est soulevée en rapport avec ces passages de l’Écriture ou d’autres semblables, l’esprit ne manque pas d’être embarrassé par d’insurmontables difficultés.
Au fait, le verset (8) entier présente Christ comme l’antitype des deux boucs, comme celui qui a porté les péchés de son peuple, et aussi comme celui qui a parfaitement glorifié Dieu relativement au péché en général, et a trouvé un moyen pour agir en grâce envers le monde entier, et pour la délivrance et la bénédiction finales de toute la création
.

Versets 11 à 14 : “Et Aaron présentera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui-même, et fera propitiation pour lui-même et pour sa maison; et il égorgera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui-même; puis il prendra plein un encensoir de charbons du feu, de dessus l’autel qui est devant l’Éternel, et plein ses paumes d’encens de drogues odoriférantes pulvérisées, et il les apportera au-dedans du voile; et il mettra l’encens sur le feu, devant l’Éternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas” (v.11-13). Nous avons ici une représentation bien claire et bien frappante. Le sang de l’expiation est porté au-dedans du voile, dans le lieu très saint, et là, il en est fait aspersion sur le trône du Dieu d’Israël. La nuée de la présence divine était là; et afin qu’Aaron pût paraître dans la présence immédiate de la gloire et ne pas mourir, “la nuée de l’encens” s’élève et “couvre le propitiatoire”, sur lequel on devait faire aspersion par “sept fois” du sang expiatoire. “L’encens de drogues odoriférantes pulvérisées” exprime la bonne odeur de la Personne de Christ — la suave odeur de son précieux sacrifice. “Et il prendra du sang du taureau, et il en fera aspersion avec son doigt sur le devant du propitiatoire, vers l’orient; et il fera aspersion du sang avec son doigt, sept fois, devant le propitiatoire. Et il égorgera le bouc du sacrifice pour le péché, qui est pour le peuple, et il apportera son sang au-dedans du voile, et fera avec son sang, comme il a fait avec le sang du taureau: il en fera aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire” (v.14-15). “Sept” est le nombre parfait, et l’aspersion du sang faite par sept fois devant le propitiatoire nous apprend que, quelle que soit l’application du sacrifice de Christ, aux choses, aux lieux ou aux individus, il est parfaitement apprécié en la présence divine. Le sang qui assure le salut de l’Église — “la maison” du véritable Aaron; le sang qui assure le salut de “l’assemblée” d’Israël; le sang qui assure la restauration et la bénédiction finales de toute la création — ce sang a été offert devant Dieu, aspergé et accepté, selon toute la perfection, la bonne odeur et la valeur de Christ. Par la puissance de ce sang, Dieu peut accomplir tous ses conseils éternels de grâce. Il peut sauver l’Église, et l’élever aux plus grandes hauteurs de la gloire, en dépit de toute la puissance du péché et de Satan. Il peut ramener les tribus dispersées d’Israël — il peut unir Juda et Éphraïm — il peut accomplir toutes les promesses faites à Abraham, à Isaac et à Jacob, etc.

Versets 15 à 19 : “Et il fera propitiation pour le lieu saint, le purifiant des impuretés des fils d’Israël et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés; et il fera de même pour la tente d’assignation, qui demeure avec eux au milieu de leurs impuretés”. Nous rencontrons partout la même vérité. Il faut pourvoir aux droits du sanctuaire. Il faut que les parvis de l’Éternel, aussi bien que son trône, rendent témoignage à la valeur du sang. Le tabernacle, au milieu des souillures d’Israël, devait être protégé tout à l’entour par les divines ressources de l’expiation. En toutes choses, l’Éternel prend soin de sa propre gloire. Les sacrificateurs et leur service, le lieu de culte et tout ce qui y était contenu, subsistaient en vertu du sang. “Et personne ne sera dans la tente d’assignation quand il y entrera pour faire propitiation dans le lieu saint, jusqu’à ce qu’il en sorte; il fera propitiation pour lui-même et pour sa maison, et pour toute la congrégation d’Israël” (v. 17). Il fallait qu’Aaron offrît un sacrifice pour ses propres péchés, aussi bien que pour les péchés du peuple. Il ne pouvait entrer dans le sanctuaire, qu’en vertu du sang. Pour Israël, à proprement parler, toute la période actuelle est pour eux le jour des expiations. Le vrai Aaron est entré dans le ciel même, avec son propre sang, afin de paraître en la présence de Dieu pour nous. Bientôt, il en sortira, pour introduire l’assemblée d’Israël dans tous les résultats de son œuvre accomplie. En attendant, sa maison, c’est-à-dire tous les vrais croyants, sont associés avec lui, ayant assurance pour entrer dans le lieu très saint, étant approchés par le sang de Jésus. “Et il sortira vers l’autel qui est devant l’Éternel, et fera propitiation pour lui; et il prendra du sang du taureau et du sang du bouc, et le mettra sur les cornes de l’autel, tout autour; et il fera sur lui aspersion du sang avec son doigt, sept fois, et il le purifiera, et le sanctifiera des impuretés des fils d’Israël” (v. 18-19). Il était donc fait aspersion du sang partout, depuis le trône de Dieu au-dedans du voile, jusqu’à l’autel qui était dans le parvis du tabernacle d’assignation. (cf Héb. 9, 23-28). Il n’y a qu’un chemin pour entrer dans le lieu très saint, et c’est un chemin aspergé de sang. C’est inutile de chercher à y entrer par une autre voie quelconque. Dieu parle d’un chemin, et d’un seul, et ce chemin a été ouvert à travers le voile déchiré du corps du Sauveur.

Versets 20 à 22 : “Et quand il aura achevé de faire propitiation pour le lieu saint, et pour la tente d’assignation, et pour l’autel, il présentera le bouc vivant. Et Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des fils d’Israël et toutes leurs transgressions, selon tous leurs péchés; il les mettra sur la tête du bouc, et l’enverra au désert par un homme qui se tiendra prêt pour cela; et le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre inhabitée; et l’homme laissera aller le bouc dans le désert”. Nous avons ici la seconde grande pensée attachée à la mort de Christ, savoir le complet et final pardon du peuple. Si la mort de Christ forme la base de la gloire de Dieu, elle forme aussi la base du pardon parfait des péchés de tous ceux qui mettent leur confiance en elle. La gloire de Dieu est en première ligne; notre salut en seconde. “À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne” (Jean 10, 17). “Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même; et incontinent il le glorifiera” (Jean 13, 31-32). La gloire de Dieu était donc l’objet principal du Seigneur Jésus Christ, dans sa vie et dans sa mort, il vécut et mourut pour glorifier le nom de son Père. L’Église perd-elle quelque chose à cela? Non. Et Israël? Non. Et les gentils? Non. Leur salut et leur bénédiction ne pouvaient, en aucune manière, être mieux assurés, qu’en étant subsidiaires de la gloire de Dieu. Par l’acte de Christ sur la croix, Dieu a été glorifié éternellement. Il en est ainsi. Les deux boucs du jour des expiations donnent les deux faces d’un seul acte. Dans l’une, nous voyons la gloire de Dieu maintenue, dans l’autre, les péchés mis de côté. L’une est aussi parfaite que l’autre. Nous sommes tout aussi parfaitement pardonnés, que Dieu est parfaitement glorifié, par la mort de Christ.

Versets 29 à 31 : un commentateur (CHM) attire encore notre attention sur le contenu de ces versets , c’est-à-dire: “Et ceci sera pour vous un statut perpétuel: au septième mois, le dixième jour du mois, vous affligerez vos âmes, et vous ne ferez aucune œuvre, tant l’Israélite de naissance que l’étranger qui séjourne au milieu de vous; car, en ce jour-là, il sera fait propitiation pour vous, afin de vous purifier: et vous serez purs de tous vos péchés devant l’Éternel. Ce sera pour vous un sabbat de repos, et vous affligerez vos âmes; c’est un statut perpétuel”. Cela aura bientôt son complet accomplissement dans le résidu sauvé d’Israël; ainsi que le prédit le prophète Zacharie: “Et je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplications; et ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé, et ils se lamenteront sur lui; comme on se lamente sur un fils unique, et il y aura de l’amertume pour lui, comme on a de l’amertume pour un premier-né. En ce jour-là, il y aura une grande lamentation à Jérusalem, comme la lamentation de Hadadrimmon dans la vallée de Meguiddon… En ce jour-là, une source sera ouverte pour la maison de David et pour les habitants de Jérusalem, pour le péché et pour l’impureté… Et il arrivera, en ce jour-là, qu’il n’y aura pas de lumière, les luminaires seront obscurcis; mais ce sera un jour connu de l’Éternel — pas jour et pas nuit; et au temps du soir il y aura de la lumière. Et il arrivera, en ce jour-là, que des eaux vives sortiront de Jérusalem, la moitié vers la mer orientale, et la moitié vers la mer d’occident; cela aura lieu été et hiver. Et l’Éternel sera roi sur toute la terre. En ce jour-là, il y aura un Éternel, et son nom sera un… En ce jour-là, il y aura sur les clochettes des chevaux: SAINTETÉ À L’ÉTERNEL… et il n’y aura plus de Cananéen dans la maison de l’Éternel des armées, en ce jour-là” (dans Zach. 12 à 14). Quelle journée ce sera! Il n’est pas étonnant qu’il en soit si fréquemment parlé dans le brillant passage ci-dessus. Ce sera un beau, “sabbat de repos” quand le résidu, menant deuil, et dans l’esprit de la vraie pénitence, se rassemblera autour de la source ouverte et entrera dans le résultat complet et final du grand jour des expiations. Ils “affligeront leurs âmes”, sans doute; car comment pourraient-ils faire autrement, quand ils fixeront leur regard repentant “sur Celui qu’ils ont percé?” Mais quel sabbat ils auront! Jérusalem aura une coupe débordante de salut, après sa longue et triste nuit de douleur. Ses désolations précédentes seront oubliées, et ses enfants, rétablis dans leurs anciennes demeures, détacheront leurs harpes des saules, et chanteront de nouveau les doux cantiques de Sion à l’ombre paisible de leurs vignes et de leurs figuiers.

Chapitre 17

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les fils d’Israël, et dis-leur: C’est ici ce que l’Éternel a commandé, disant: 3 Quiconque de la maison d’Israël aura égorgé un bœuf ou un mouton on une chèvre, dans le camp, ou qui l’aura égorgé hors du camp, 4 et ne l’aura pas amené à l’entrée de la tente d’assignation pour le présenter comme offrande* à l’Éternel devant le tabernacle de l’Éternel, le sang sera imputé à cet homme-là: il a versé du sang; cet homme-là sera retranché du milieu de son peuple; 5 — afin que les fils d’Israël amènent leurs sacrifices qu’ils sacrifient dans les champs, qu’ils les amènent à l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, vers le sacrificateur, et qu’ils les sacrifient en sacrifices de prospérités à l’Éternel. 6 Et le sacrificateur fera aspersion du sang sur l’autel de l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, et en fera fumer la graisse en odeur agréable à l’Éternel; 7 et ils ne sacrifieront plus leurs sacrifices aux démons* après lesquels ils se prostituent. Ceci sera pour eux un statut perpétuel, en leurs générations.
8 Et tu leur diras: Quiconque de la maison d’Israël, ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux, offrira* un holocauste ou un sacrifice, 9 et ne l’amènera pas à l’entrée de la tente d’assignation pour le sacrifier* à l’Éternel, cet homme-là sera retranché de ses peuples.
10 Et quiconque de la maison d’Israël ou des étrangers qui séjournent au milieu d’eux, aura mangé de quelque sang que ce soit, je mettrai ma face contre celui* qui aura mangé du sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple; 11 car l’âme* de la chair est dans le sang; et moi je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes; car c’est le sang qui fait propitiation pour** l’âme. 12 C’est pourquoi j’ai dit aux fils d’Israël: Personne* d’entre vous ne mangera du sang, et l’étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas de sang. 13 Et quiconque des fils d’Israël et des étrangers qui séjournent au milieu d’eux prendra, à la chasse, une bête ou un oiseau qui se mange, en versera le sang et le recouvrira de poussière; 14 car, quant à la vie de toute chair, son sang est sa vie en elle; et j’ai dit aux fils d’Israël: Vous ne mangerez le sang d’aucune chair; car l’âme de toute chair est son sang; quiconque en mangera sera retranché. 15 Et toute personne, tant l’Israélite de naissance* que l’étranger, qui mangera du corps d’une bête morte [d’elle-même] ou déchirée, lavera ses vêtements et se lavera dans l’eau, et sera impure jusqu’au soir: alors elle sera pure.
16 Et si elle ne lave pas [ses vêtements] et ne lave pas sa chair, elle portera son iniquité.
/ v. 4: hébreu: corban; voir 1:2. / v. 7: litt.: couverts de poil; – et de là: boucs; on offrait des sacrifices à des êtres imaginaires ainsi nommés. / v. 8: signifie ici: offrir sur l’autel même; comme en 14:20. / v. 9: litt.: le faire. / v. 10: hébreu: l’âme. / v. 11*: âme ou vie, ici partout. / v. 11**: ou: par. / v. 12: litt.: Aucune âme, comme ailleurs. / v. 15: litt.: l’indigène.

Commentaires du chapitre 17

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 17 à 27: la sainteté pratique

Chapitre 17: les sacrifices et la nourriture en Israël

L’Eternel montre dans ce chapitre l’importance particulière qu’il attache à deux choses. Il voulait que ces choses soient gravées dans l’esprit de chaque membre de l’assemblée. Il y a d’abord le fait que la vie appartient à l’Éternel, et ensuite que la puissance de l’expiation est dans le sang.

Versets 1 à 4 : une affaire des plus solennelles avec l’offrande de ce sacrifice faite d’une manière différente de celle qui était prescrite. Elle était cependant en vue de pourvoir l’Éternel de ses droits. Si l’offrande n’avait pas lieu, Satan devenait automatiquement bénéficiaire de ce qui était dû à Dieu. Cette offrande, il fallait la faire dans le lieu. Pourquoi pas dans un autre lieu? Parce que la vie appartient à Dieu. Les droits de Dieu doivent être reconnus à l’endroit qu’il a désigné, devant le tabernacle de l’Éternel. C’était le seul lieu de rencontre entre Dieu et l’homme. Sacrifier ailleurs, montrait que le cœur ne voulait pas de Dieu. Dans l’antitype, Dieu a déterminé une place pour rencontrer le pécheur. C’est la croix qui est l’antitype de l’autel d’airain. C’est là, et là seulement, que les droits de Dieu sur la vie, ont été reconnus.

Dans les v. suivants, et au v. 6 : le sang et la graisse appartenaient à Dieu. C’est ce que Jésus a pleinement reconnu. Il livra sa vie à Dieu à qui toutes ses forces cachées étaient également consacrées. Il marcha à l’autel, il laissa sa vie. Et la bonne odeur de son excellence intrinsèque, monta vers le trône de Dieu.

Passons maintenant au second point : la puissance de l’expiation qui est dans le sang. Le v. 11 en donne une définition claire. La propitiation est le don de Dieu à l’homme. Qu’on y fasse bien attention. Cette propitiation est dans le sang et seulement dans le sang. Le précieux sang de Christ est la base de tout, avec des attributs remarquables. En effet, c’est le principe de la justice de Dieu en justifiant un pécheur impie qui croit au nom du Fils de Dieu. C’est aussi le principe de la confiance d’un pécheur pour s’approcher d’un Dieu saint, dont les yeux sont trop purs pour voir le mal. Dieu justifie tout pécheur repentant par la foi, par le moyen du sang de Jésus. C’est encore le sang qui fait propitiation pour l’âme. C’est le plan tout simple de Dieu pour la justification. Depuis Gen. 3, jusqu’à la fin de l’Apocalypse, le sang de Christ est présenté comme le seul fondement de la justice, c’est par le sang seul que nous obtenons le pardon, la paix, la vie, la justice.

Le livre du Lévitique dans son entier, et particulièrement le ch. 17, est un commentaire sur la doctrine du sang. Insistons là-dessus, car nos cœurs sont portés à s’écarter du simple témoignage de la Parole. 

Chapitre 18 (raccourci pour les commentaires des chapitres 18 à 20)

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur: Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 3 Vous ne ferez pas ce qui se fait dans le pays d’Égypte où vous avez habité, et vous ne ferez pas ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous fais entrer, et vous ne marcherez pas selon leurs coutumes. 4 Vous pratiquerez mes ordonnances*, et vous garderez mes statuts pour y marcher. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 5 Et vous garderez mes statuts et mes ordonnances, par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra. Moi, je suis l’Éternel.
6
Nul homme ne s’approchera de sa proche parente, pour découvrir sa nudité. Moi, je suis l’Éternel. 7 Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère: c’est ta mère; tu ne découvriras point sa nudité. 8 Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton père; c’est la nudité de ton père. 9 La nudité de ta sœur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans la maison ou née au dehors, — sa nudité, tu ne la découvriras point. 10 La nudité de la fille de ton fils ou de la fille de ta fille, — sa nudité, tu ne la découvriras point; car c’est ta nudité. 11 La nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père, — c’est ta sœur: tu ne découvriras point sa nudité. 12 Tu ne découvriras point la nudité de la sœur de ton père; elle est propre chair de ton père. 13 Tu ne découvriras point la nudité de la sœur de ta mère; car elle est propre chair de ta mère. 14 Tu ne découvriras point la nudité du frère de ton père; tu ne t’approcheras point de sa femme: elle est ta tante. 15 Tu ne découvriras point la nudité de ta belle-fille: elle est la femme de ton fils; tu ne découvriras point sa nudité. 16 Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton frère; c’est la nudité de ton frère. 17 Tu ne découvriras point la nudité d’une femme et de sa fille; tu ne prendras point la fille de son fils, ni la fille de sa fille, pour découvrir sa nudité; elles sont sa propre chair: c’est un crime. 18 Et tu ne prendras point une femme auprès de sa sœur pour l’affliger en découvrant sa nudité à côté d’elle, de son vivant. 19 Et tu ne t’approcheras point d’une femme durant la séparation de son impureté, pour découvrir sa nudité. 20 Et tu n’auras point commerce avec la femme de ton prochain, pour te rendre impur avec elle.
21
Et tu ne donneras point de tes enfants* pour les faire passer [par le feu] à Moloc**, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel. 22 Tu ne coucheras point avec un mâle, comme on couche avec une femme: c’est une abomination. 23 Tu ne coucheras point avec une bête pour te rendre impur avec elle; et une femme ne se tiendra pas devant une bête, pour se prostituer à elle: c’est une confusion. 24 Vous ne vous rendrez point impurs par aucune de ces choses, car c’est par toutes ces choses que les nations que je chasse devant vous se sont rendues impures; 25 et le pays s’est rendu impur; et je punis sur lui son iniquité, et le pays vomit ses habitants. 26 Mais vous, vous garderez mes statuts et mes ordonnances, et vous ne ferez aucune de toutes ces abominations, ni l’Israélite de naissance*, ni l’étranger qui séjourne au milieu de vous; 27 car les hommes du pays, qui y ont été avant vous, ont pratiqué toutes ces abominations, et le pays en a été rendu impur; 28 afin que le pays ne vous vomisse pas, quand vous l’aurez rendu impur, comme il a vomi la nation qui y a été avant vous. 29 Car quiconque fera aucune de toutes ces abominations,… les âmes qui les pratiqueront, seront retranchées du milieu de leur peuple. 30 Et vous garderez ce que j’ai ordonné de garder, en sorte que vous ne pratiquiez pas les coutumes abominables qui se sont pratiquées avant vous; et vous ne vous rendrez point impurs par elles. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
/ v. 4: ou: jugements, ici et ailleurs. / v. 21*: litt.: ta semence. / v. 21**: divinité des Ammonites, à laquelle on sacrifiait de petits enfants. / v. 26: litt.: l’indigène.

Chapitre 19 (raccourci pour les commentaires des chapitres 18 à 20)

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël, et dis-leur: Vous serez saints, car moi, l’Éternel votre Dieu, je suis saint.
3
Vous craindrez chacun sa mère et son père; et vous garderez mes sabbats. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
4
Vous ne vous tournerez point vers les idoles, et vous ne vous ferez point de dieux de fonte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
5
Et si vous sacrifiez un sacrifice de prospérités à l’Éternel, vous le sacrifierez pour être agréés. 6 Il sera mangé le jour où vous l’aurez sacrifié, et le lendemain; et ce qui restera le troisième jour, sera brûlé au feu. 7 Et si on en mange aucunement le troisième jour, ce sera une chose impure; il ne sera point agréé. 8 Et celui qui en mangera portera son iniquité, car il a profané ce qui est consacré* à l’Éternel; et cette âme-là sera retranchée de ses peuples.
9
Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson. 10 Et tu ne grappilleras pas ta vigne, ni ne recueilleras les grains tombés de ta vigne; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
11
Vous ne volerez pas, et vous ne vous tromperez pas [l’un l’autre], et vous ne vous mentirez pas l’un à l’autre. 12 Et vous ne jurerez pas par mon nom, en mentant; et tu ne profaneras pas le nom de ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel. 13 Tu n’opprimeras pas ton prochain, et tu ne le pilleras pas. Le salaire de ton homme à gages ne passera pas la nuit chez toi jusqu’au matin.
14
Tu ne maudiras pas le sourd, et tu ne mettras pas d’achoppement devant l’aveugle, mais tu craindras ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel. 15 Vous ne ferez pas d’injustice dans le jugement: tu n’auras pas égard à la personne du pauvre, et tu n’honoreras pas la personne du riche; tu jugeras ton prochain avec justice. 16 Tu n’iras point çà et là médisant parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras pas contre la vie* de ton prochain. Moi, je suis l’Éternel. 17 Tu ne haïras point ton frère dans ton cœur. Tu ne manqueras pas à reprendre ton prochain, et tu ne porteras pas de péché à cause de lui*. 18 Tu ne te vengeras pas, et tu ne garderas pas rancune aux fils de ton peuple; mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Moi, je suis l’Éternel.
19
Vous garderez mes statuts. Tu n’accoupleras pas, parmi ton bétail, deux espèces différentes. Tu ne sèmeras pas ton champ de deux espèces [de semence]; et tu ne mettras pas sur toi un vêtement d’un tissu mélangé de deux espèces de fil.
20
Et si un homme couche et a commerce avec une femme, et qu’elle soit servante, fiancée à un homme, et qu’elle n’ait aucunement été rachetée ni mise en liberté, ils seront châtiés*; on ne les mettra pas à mort, car elle n’avait pas été mise en liberté. 21 Et l’homme* amènera à l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation, son sacrifice pour le délit, un bélier en sacrifice pour le délit. 22 Et le sacrificateur fera propitiation pour lui devant l’Éternel, avec le bélier du sacrifice pour le délit, à cause de son péché qu’il a commis; et son péché qu’il a commis lui sera pardonné.
23
Et quand vous serez entrés dans le pays, et que vous y aurez planté toute sorte d’arbres dont on mange, vous en regarderez le fruit comme incirconcis; il sera incirconcis pour vous pendant trois ans: on n’en mangera point. 24 Et la quatrième année tout leur fruit sera une chose sainte à la louange de l’Éternel. 25 Et la cinquième année vous mangerez leur fruit, afin qu’ils vous multiplient leur rapport. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
26
Vous ne mangerez rien avec le sang. / Vous ne pratiquerez ni enchantements, ni pronostics.
27
/ Vous n’arrondirez point les coins de votre chevelure*, et vous ne gâterez pas les coins de votre barbe. 28 Et vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort, et vous ne vous ferez pas de tatouages. Moi, je suis l’Éternel. 29 / Tu ne profaneras point ta fille, pour la faire se prostituer, afin que le pays ne se prostitue pas et que le pays ne se remplisse pas d’infamie. 30 / Vous garderez mes sabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Moi, je suis l’Éternel. 31 / Ne vous tournez pas vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les diseurs de bonne aventure; n’ayez pas recours à eux pour vous rendre impurs. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
32
Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard, et tu craindras ton Dieu. Moi, je suis l’Éternel. 33 Si quelque étranger séjourne avec toi dans votre pays, vous ne l’opprimerez pas. 34 L’étranger qui séjourne parmi vous sera pour vous comme l’Israélite de naissance*, et tu l’aimeras comme toi-même; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 35 Et vous ne ferez pas d’injustice dans le jugement, ni dans la mesure de longueur, ni dans le poids, ni dans la mesure de capacité. 36 Vous aurez des balances justes, des poids* justes, l’épha juste, et le hin juste. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte.
37
Et vous garderez tous mes statuts et toutes mes ordonnances, et vous les ferez. Moi, je suis l’Éternel.
/ v. 8: litt.: saint. / v. 16: litt.: le sang. / v. 17: ou: ne souffriras pas de péché en lui. / v. 20: litt.: il y aura châtiment. / v. 21: litt.: il. / v. 27: litt.: tête. / v. 34: litt.: comme l’indigène d’entre vous. / v. 36: litt.: pierres.

Chapitre 20 (raccourci pour les commentaires des chapitres 18 à 20)

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Tu diras aussi aux fils d’Israël: Quiconque d’entre les fils d’Israël, ou d’entre les étrangers qui séjournent en Israël, donnera de ses enfants* à Moloc, sera certainement mis à mort; le peuple du pays le lapidera avec des pierres. 3 Et moi, je mettrai ma face contre cet homme-là, et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il a donné de ses enfants* à Moloc, pour rendre impur mon sanctuaire et pour profaner mon saint nom. 4 Et si le peuple du pays ferme les yeux, en quelque manière, sur cet homme, quand il donne de ses enfants* à Moloc, pour ne pas le faire mourir, 5 moi, je mettrai ma face contre cet homme et contre sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, lui et tous ceux qui se prostituent après lui, se prostituant après Moloc. 6 / Et l’âme qui se tournera vers ceux qui évoquent les esprits, et vers les diseurs de bonne aventure, se prostituant après eux, je mettrai ma face contre cette âme-là, et je la retrancherai du milieu de son peuple. 7 Et vous vous sanctifierez et vous serez saints, car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 8 Et vous garderez mes statuts, et vous les ferez. Moi, je suis l’Éternel qui vous sanctifie.
9
Tout homme qui maudira son père et sa mère sera certainement mis à mort; il a maudit son père et sa mère, son sang est sur lui.
10
Et un homme qui commet adultère avec la femme d’un autre, / qui commet adultère avec la femme de son prochain…: l’homme et la femme adultères seront certainement mis à mort. 11 Et l’homme qui couchera avec la femme de son père, découvre la nudité de son père; ils seront certainement mis à mort, tous deux: leur sang est sur eux. 12 Et si un homme couche avec sa belle-fille, ils seront certainement mis à mort, tous deux; ils ont fait une confusion: leur sang est sur eux. 13 Et si un homme couche avec un mâle, comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront certainement mis à mort: leur sang est sur eux. 14 Et si un homme prend une femme et sa mère, c’est une infamie; on les brûlera au feu, lui et elles, et il n’y aura point d’infamie au milieu de vous. 15 Et si un homme couche avec une bête, il sera certainement mis à mort; et vous tuerez la bête. 16 Et si une femme s’approche d’une bête, quelle qu’elle soit, pour se prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête; elles seront certainement mises à mort: leur sang est sur elles. 17 Et si un homme prend sa sœur, fille de son père, ou fille de sa mère, et voit sa nudité, et qu’elle voie sa nudité à lui, c’est une honte: ils seront retranchés devant les yeux des fils de leur peuple; il a découvert la nudité de sa sœur, il portera son iniquité. 18 Et si un homme couche avec une femme qui a son infirmité, et découvre sa nudité, il met à découvert son flux, et elle découvre le flux de son sang: ils seront tous deux retranchés du milieu de leur peuple. 19 Et tu ne découvriras point la nudité de la sœur de ta mère, ni de la sœur de ton père; car celui qui fait cela met* à nu sa propre chair: ils porteront leur iniquité. 20 Et si un homme couche avec sa tante, il découvre la nudité de son oncle; ils porteront leur péché: ils mourront sans enfants. 21 Et si un homme prend la femme de son frère, c’est une impureté; il découvre la nudité de son frère: ils n’auront pas d’enfants.
22
Et vous garderez tous mes statuts et toutes mes ordonnances, et vous les ferez; afin que le pays où je vous fais entrer pour y habiter ne vous vomisse pas. 23 Et vous ne marcherez point dans les statuts de la nation que je chasse devant vous; car ils ont fait toutes ces choses-là, et je les ai eus en abomination; 24 et je vous ai dit: C’est vous qui posséderez leur terre, et je vous la donnerai pour la posséder, un pays ruisselant de lait et de miel. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples. 25 Et vous discernerez entre la bête pure et l’impure, et entre l’oiseau impur et le pur, et vous ne vous* rendrez point abominables par des bêtes, ou par des oiseaux, ou par tout ce qui rampe sur la terre, que j’ai séparé, le déclarant impur. 26 Et vous me serez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel; et je vous ai séparés des peuples, pour être à moi. 27 Et si un homme ou une femme sont évocateurs d’esprits, ou diseurs de bonne aventure, ils seront certainement mis à mort; on les lapidera avec des pierres: leur sang sera sur eux.
/ v. 2, 3, 4: litt.: sa semence. / v. 19: litt.: car il met. / v. 25: litt.: vos âmes.

Commentaires des chapitres 18 à 20

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 17 à 27: la sainteté pratique

Chapitre 18:  impureté morale

Ch. 19 et 20: différentes prescriptions en vue de la sainteté

Chapitre 18 : il s’agit d’empêcher que le peuple se déshonore dans les choses de la nature même et de le maintenir tel qu’il devrait être dans cet ordre de relations. Ainsi ce chapitre enseigne que l’homme ne devrait pas se déshonorer lui-même. Mais, n’ayant pas honoré Dieu, il a été abandonné pour se déshonorer lui-même (Rom. 1). Quant au peuple de Dieu, ayant été amené à Lui, il est enseigné en conséquence. Il était séparé du mal, du monde hors duquel il avait été appelé et de la dissolution éhontée dans laquelle Satan plongeait l’homme devenu son jouet. Les statuts et les jugements de Jehovah sont là pour le guider. L’homme,  en observant les enseignements de l’Éternel aurait la vie.

Chapitre 19 : Israël est appelé a être saint en conformité avec la caractère de Dieu. Ainsi :
·         v. 2 : vous serez saints, car moi, l’Éternel votre Dieu, je suis saint
·         v. 10 : tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger
·         v. 16 : tu n’iras point çà et là médisant parmi ton peuple
·         v. 18 : mais tu aimeras ton prochain comme toi-même
·         v. 30 : vous révérerez mon sanctuaire
·         v. 34 : L’étranger qui séjourne parmi vous sera pour vous comme l’Israélite de naissance, et tu  l’aimeras comme toi-même ; car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte  

Chapitre 20 : Israël est appelé a être saint pour se garder des idoles et du mal, parce que Jéhovah l’avait sanctifié pour lui-même.
 v. 22 : Et vous garderez tous mes statuts et toutes mes ordonnances, et vous les ferez; afin que le pays où je vous fais entrer pour y habiter ne vous vomisse pas
 v. 26 : et je vous ai séparés des peuples, pour être à moi.

Cette portion du Lévitique, ch. 18 à 20, montre d’une manière fort remarquable ce que l’Éternel attendait en fait de sainteté personnelle, de pureté morale, de la part de ceux qu’il avait bien voulu mettre en rapport avec lui-même. En même temps, ces chapitres offrent un tableau des plus humiliantes énormités dont la nature humaine est capable.

 

Le ch. 18, 1 présente la base de tout l’édifice de conduite morale contenu dans ces chapitres. Les œuvres des Israélites devaient se régler sur le fait que l’Éternel était leur Dieu. Ils étaient appelés à se comporter d’une manière digne d’une si haute et si sainte position, et Dieu avait ainsi le droit de prescrire le caractère spécial de la ligne de conduite à ce peuple auquel il avait associé son nom. C’est pourquoi aussi il y a la répétition fréquente de: «Je suis l’Éternel», «Je suis l’Éternel, votre Dieu», «Moi l’Éternel, votre Dieu, je suis saint».

Le nom de l’Éternel était impliqué dans leur caractère, dans leur conduite. La conduite du peuple doit dépendre de ce que Dieu est, et non de ce qu’ils sont par eux-mêmes. Le peuple doit ainsi se conduire selon les commandements de Dieu et ne pas faire ce que faisaient les Égyptiens ou les  Cananéens. Si les Égyptiens et les Cananéens avaient leurs propres règles de vie, Israël n’en avait aucune, si ce n’est cette règle donnée par Dieu. Ce sont ces statuts, ces ordonnances, qu’il faut honorer. En effet, la Parole de Dieu doit décider toute question morale et gouverner chaque conscience. Ces décisions solennelles doivent être sans appel. Quand Dieu parle, tous les cœurs doivent plier.
Ces chapitres montrent ce grand principe qu’il faut régler notre vie d’après Dieu et voir le Seigneur devant nous. Le «moi» est à prohiber à l’inverse des Égyptiens ou des Cananéens qui le mettent en avant. Dieu doit régler notre vie et notre vie doit être en accord avec ces règles. C’est un principe d’une importance ineffable pour les chrétiens au point de vue pratique.  

Il est inutile d’entrer dans un exposer détaillé de statuts qui sont explicitent eux-mêmes dans les termes les plus clairs. Remarquons seulement que ces statuts se rangent sous deux classes distinctes: 1) ceux qui montrent jusqu’à quelle honteuse énormité le cœur humain peut se laisser aller et 2) ceux qui témoignent de l’exquise tendresse et des soins prévenant du Dieu d’Israël.

Le fait que toutes ces ordonnances sont données démontrent que l’homme est capable de commettre tout ce mal. Cela n’est pas étonnant car le cœur de l’homme est mauvais. Plusieurs passages montrent ce qu’est l’homme. Il n’est donc pas étonnant que la Bible mentionne ces règles. Mais, d’un autre côté, il y a une grâce remarquable, grâce que Dieu a déployée dans le don de son Fils unique. Ceux qui confessent Jésus comme leur Sauveur ont une nouvelle nature par laquelle l’ancienne nature peut être tenue pour morte. Ainsi, le chrétien marchera dans la puissance constante de la nouvelle création où toutes choses sont de Dieu. C’est là la liberté chrétienne.

 

Dans l’autre classe de ces statuts, ceux qui témoignent d’une manière si touchante de la tendresse et de la sollicitude de Dieu, il y a par exemple au ch. 19, 9-10, quelque chose de bien touchant repris au v. 23. Le ch. 23, la présentera sous son point de vue dispensationnel. Ici, elle se trouve sous son point de vue moral, manifestant la grâce précieuse du Dieu d’Israël qui pensait au pauvre et à l’étranger. Il voulait que son peuple y pensa également. Un esprit de large et sincère bienfaisance est impliqué. Il laisse une gerbe et des grappes pour le pauvre et l’étranger afin qu’eux aussi puissent se réjouir dans la bonté sans borne de Celui dont les sentiers distillent la graisse et sur la main duquel tous les pauvres peuvent regarder avec confiance. Dans le livre de Ruth (ch. 2, 14-16), il y a un bel exemple pratique de ce que nous venons de dire.

 

Une tendre sollicitude se trouve aussi au ch. 19, 13 : Dieu prend connaissance de la condition d’un pauvre ouvrier. Dieu ne veut pas prendre qu’il rentre les mains vides lorsqu’il a fini le labeur d’une journée. Quelle grâce de savoir que les pauvres sont l’objet spécial de la sollicitude de Dieu.

Ch. 19, 14 : la tendre sollicitude de Dieu se montre à nouveau d’une manière touchante. Une barrière est élevée pour arrêter les flots d’impatiences qu’une nature indisciplinée ne manquerait pas d’éprouver pour l’infirmité de la surdité. L’Éternel avait pensé à cela et y avait pourvu. Le moyen: «Tu craindras ton Dieu». Il faut se souvenir du Seigneur, regarder à Lui lorsque la patience est mise à l’épreuve, pour avoir la grâce de pouvoir surmonter tout tempérament. La seconde partie de ce même verset, montre que l’homme est capable de mettre un achoppement devant l’aveugle. Quelle lâcheté. Sans doute que ceci, de même que beaucoup d’autres statuts, est susceptible d’une application spirituelle. Mais cela n’ôte rien au sens littéral du principe exposé. Pour ainsi dire, chaque ordonnance de ces chapitres, comporte une double leçon: celle sur les mauvaises tendances de notre nature et celle sur la tendre sollicitude de l’Éternel

 

Arrêtons-nous encore au ch. 19, 16-17. Il y a une recommandation qui convient aux enfants de Dieu de tous les temps. Un médisant fait un mal incalculable. Il fait tort à trois personnes: à lui-même, à celui qui écoute et à celui dont il dit du mal. La médisance comporte des conséquences directes et indirectes. Qui pourra les énumérer? Gardons-nous soigneusement de cet affreux péché et repoussons avec un visage sévère la langue qui médit en secret.Ch. 19, 17 : présente ce qui doit prendre la place de la médisance. En effet, au lieu de dire du mal de mon prochain à un autre, je suis appelé à aller directement à lui et à le reprendre si faire se doit. C’est la méthode divine. La méthode de Satan est d’aller médisant.

 

Pierre (1ère épître «Comme celui qui vous a appelé est saint, vous aussi soyez saints») est bien en rapport avec ces chapitres du Lévitique. Craindre, en général, ne veut pas dire «avoir peur», mais «honorer, respecter». En rapport avec cette crainte, par exemple, les v. 9 à 18 du ch. 19 traitent des relations des fils d’Israël; ces exhortations sont:

la miséricorde, v. 10,

l’honnêteté et la vérité,

v. 11 et 12, la justice,

v. 13 à 15, la bienveillance et l’amour,

v. 16  à 18,

et la fin du v. 18 nous fait penser au bon samaritain selon Luc 10,

 

Les v. 32 à 37  du ch. 19 et les v. 1 à 9 du ch. 20 présentent d’autres ordonnances ayant pour but la sainteté pratique que Dieu désire voir en ceux qui lui appartiennent.

Chapitre 21    (raccourci pour les commentaires des chapitres 21 et 22)

* 1 Et l’Éternel dit à Moïse: Parle aux sacrificateurs, fils d’Aaron, et dis-leur: Que le sacrificateur* ne se rende pas impur parmi ses peuples pour un mort**, 2 excepté pour son proche parent, pour sa mère, et pour son père, et pour son fils, et pour sa fille, et pour son frère; 3 et pour sa sœur vierge qui lui est proche, et qui n’aura pas été mariée, pour elle il se rendra impur. 4 Il ne se rendra pas impur comme chef parmi son peuple, pour se profaner. 5 Ils ne se feront point de place chauve sur leur tête, et ils ne raseront pas les coins de leur barbe ni ne se feront d’incisions dans leur chair. 6 Ils seront saints, [consacrés] à leur Dieu, et ils ne profaneront pas le nom de leur Dieu, car ils présentent les sacrifices de l’Éternel faits par feu, le pain de leur Dieu; et ils seront saints. 7 Ils ne prendront point pour femme une prostituée ou une femme déshonorée; et ils ne prendront pas une femme répudiée par son mari, car le sacrificateur* est saint, [consacré] à son Dieu. 8 Et tu le tiendras pour saint, car il présente le pain de ton Dieu. Il te sera saint, car je suis saint, moi, l’Éternel qui vous sanctifie. 9 Et si la fille d’un sacrificateur se profane* en se prostituant, elle profane son père; elle sera brûlée au feu. 10 Et le grand sacrificateur d’entre ses frères, sur la tête duquel l’huile de l’onction aura été versée et qui aura été consacré pour revêtir les [saints] vêtements, ne découvrira pas sa tête et ne déchirera pas ses vêtements. 11 Il n’ira vers aucune personne morte; il ne se rendra impur ni pour son père, ni pour sa mère; 12 et il ne sortira pas du sanctuaire, et ne profanera pas le sanctuaire de son Dieu; car la consécration* de l’huile de l’onction de son Dieu est sur lui. Moi, je suis l’Éternel. 13 Et il prendra pour femme une vierge. 14 Une veuve, ou une répudiée, ou une femme déshonorée, une prostituée, il ne les prendra point; mais il prendra pour femme une vierge d’entre ses peuples. 15 Et il ne profanera pas sa semence parmi ses peuples, car moi, je suis l’Éternel qui le sanctifie.
16
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 17 Parle à Aaron, en disant: Aucun homme de ta semence, en ses générations, qui a quelque défaut corporel, ne s’approchera pour présenter le pain de son Dieu; 18 car quiconque a un défaut corporel ne s’approchera pas: l’homme aveugle, ou boiteux, ou camus, ou qui a l’un de ses membres plus long que l’autre; 19 ou l’homme qui a une fracture au pied ou une fracture à la main; 20 ou celui qui est bossu, ou grêle, ou qui a une tache à l’œil, ou qui a une gale, ou une dartre, ou qui a les testicules écrasés. 21 Nul homme de la semence d’Aaron, le sacrificateur, en qui il y aura quelque défaut corporel, ne s’approchera pour présenter les sacrifices de l’Éternel faits par feu; il y a en lui un défaut corporel: il ne s’approchera pas pour présenter le pain de son Dieu. 22 Il mangera du pain de son Dieu, des choses très-saintes et des choses saintes; 23 seulement il n’entrera pas vers le voile, et ne s’approchera pas de l’autel, car il y a en lui un défaut corporel, et il ne profanera pas mes sanctuaires*; car moi, je suis l’Éternel qui les sanctifie. 24 Moïse parla ainsi à Aaron et à ses fils, et à tous les fils d’Israël.
/v. 1*: litt.: Qu’il. / v. 1**: litt.: pour une âme. / v. 7: litt.: il. / v. 9: ou: se déshonore. / v. 12: litt.: séparation; ailleurs: nazaréat. / v. 23: ou: mes choses saintes.

Chapitre 22    (raccourci pour les commentaires des chapitres 21 et 22)
1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle à Aaron et à ses fils, afin qu’ils se séparent des choses saintes des fils d’Israël, et qu’ils ne profanent pas mon saint nom dans les choses que ceux-ci me sanctifient. Moi, je suis l’Éternel. 3 Dis-leur: Tout homme de toute votre semence, en vos générations, qui, ayant son impureté sur lui, s’approchera des choses saintes que les fils d’Israël ont sanctifiées à l’Éternel, cette âme-là sera retranchée de devant moi. Moi, je suis l’Éternel. 4 Aucun homme de la semence d’Aaron, qui est lépreux ou qui a un flux, ne mangera des choses saintes, jusqu’à ce qu’il soit purifié; et celui qui aura touché quelqu’un qui est impur par un mort, ou celui de qui est sorti de la semence, 5 ou celui qui a touché un reptile quelconque qui le rende impur, ou un homme qui le rende impur de quelque impureté dont il soit affecté, 6 / l’homme* qui aura touché cela, sera impur jusqu’au soir, et ne mangera pas des choses saintes, s’il n’a pas lavé** sa chair dans l’eau; 7 et après le coucher du soleil il sera pur; et ensuite, il mangera des choses saintes, car c’est son pain. 8 [Aucun d’eux] ne mangera d’une bête morte [d’elle-même] ou déchirée, pour se rendre impur par elle. Moi, je suis l’Éternel. 9 Et ils garderont ce que j’ai ordonné de garder, afin qu’ils ne portent pas de péché sur eux, et qu’ils ne meurent pas, pour avoir profané [mon ordonnance]. Moi, je suis l’Éternel qui les sanctifie. 10 Et aucun étranger* ne mangera de ce qui est saint; celui qui demeure chez un sacrificateur, et l’homme à gages, ne mangeront pas de ce qui est saint. 11 Mais si le sacrificateur a acheté de son argent un esclave*, celui-ci en mangera, ainsi que celui qui est né dans sa maison: ceux-là mangeront de son pain. 12 Et une fille de sacrificateur, si elle est [mariée] à un étranger, ne mangera pas des offrandes élevées* des choses saintes. 13 Mais si une fille de sacrificateur est veuve ou répudiée, et n’a pas d’enfants*, et est retournée dans la maison de son père, comme dans sa jeunesse, elle mangera du pain de son père; mais aucun étranger n’en mangera. 14 Et si un homme, par ignorance, mange d’une chose sainte, il donnera au sacrificateur la chose sainte, et y ajoutera un cinquième par-dessus. 15 Et on ne profanera pas les choses saintes des fils d’Israël, qu’ils offrent en offrande élevée à l’Éternel, 16 et on ne leur fera pas porter l’iniquité du délit quand ils mangeront de leurs choses saintes, car moi je suis l’Éternel qui les sanctifie.

17 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 18 Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les fils d’Israël, et dis-leur: Quiconque de la maison d’Israël ou de ceux qui séjournent en Israël, présentera son offrande*, selon tous leurs vœux et selon toutes leurs offrandes volontaires qu’ils présentent en holocauste à l’Éternel, 19 / pour être agréé*, [offrira] un mâle sans tare, de gros bétail, de moutons, ou de chèvres. 20 Vous ne présenterez aucune chose qui ait quelque défaut corporel, car elle ne sera point agréée pour vous. 21 Et si un homme présente un sacrifice de prospérités à l’Éternel, pour s’acquitter d’un vœu, ou en offrande volontaire, soit de gros bétail, soit de menu bétail, [son offrande] sera sans tare, pour être agréée; il n’y aura en elle aucun défaut corporel. 22 Vous ne présenterez point à l’Éternel ce qui est aveugle, ou qui a une fracture ou qui est mutilé, ou qui a des ulcères, on une gale, ou une dartre, et vous n’en ferez pas un sacrifice fait par feu sur l’autel, à l’Éternel. 23 Tu pourras faire un sacrifice volontaire d’un bœuf ou d’un agneau* ayant quelque membre trop long ou trop court; mais pour un vœu, ils ne seront pas agréés. 24 Et vous ne présenterez pas à l’Éternel ce qui sera froissé, ou écrasé, ou arraché, ou coupé; vous ne ferez point cela dans votre pays. 25 Et de la main d’un étranger, vous ne présenterez aucune de ces choses comme le pain de votre Dieu; car leur corruption est en elles, il y a un défaut en elles: elles ne seront pas agréées pour vous.
26
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 27 Un veau, ou un agneau ou un chevreau, lorsqu’il sera né, sera sept jours sous sa mère; et depuis le huitième jour et après, il sera agréé pour l’offrande* du sacrifice fait par feu à l’Éternel. 28 Et vous n’égorgerez pas la vache, ou la brebis, elle et son petit, en un même jour. 29 Et si vous sacrifiez un sacrifice d’action de grâces à l’Éternel, vous le sacrifierez pour être agréé pour vous. 30 Il sera mangé le jour même; vous n’en laisserez rien jusqu’au matin. Moi, je suis l’Éternel. 31 Et vous garderez mes commandements, et vous les ferez. Moi, je suis l’Éternel. 32 Et vous ne profanerez pas mon saint nom, mais je serai sanctifié au milieu des fils d’Israël: moi, je suis l’Éternel qui vous sanctifie 33 [et] qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour être votre Dieu. Moi, je suis l’Éternel.
/ v. 6*: litt.: l’âme. / v. 6**: ou: mais il lavera. / v. 10: c. à d. qui n’est pas de la race d’Aaron; voir Nombres 16:40. / v. 11: litt.: âme d’achat. / v. 12: employé aussi pour: offrande en général. / v. 13: litt.: de semence. / v. 18: hébreu: corban; voir 1:2. / v. 19: litt.: pour que vous soyez agréés. / v. 23: ou: chevreau. / v. 27: hébreu: corban; voir 1:2. 

Commentaires des chapitres 21 à 22

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 17 à 27 : la sainteté pratique

Chapitre 21 et 22 :   position et état des sacrificateurs

Ces chapitres renseignent sur les exigences divines à l’égard de ceux qui avaient le privilège de s’approcher comme sacrificateur afin de présenter le pain de leur Dieu. Ici, comme dans la section précédente, il y a la conduite des hommes, comme résultat, et non comme la cause qui procurait les relations. Il faut bien s’en souvenir. En effet, les fils d’Aaron étaient nés comme sacrificateurs. Une autre question relève de la capacité de présenter et de comprendre leur position et d’en jouir. De même pour les privilèges qui en dépendait. L’un ne pouvait être qu’un petit enfant et un autre pouvait avoir atteint la stature d’homme fait. Le premier ne pouvait pas manger de la nourriture sacerdotale, tandis que le second était à même de se nourrir de cette poitrine tournoyée et de l’épaule élevée du sacrifice. Tous étaient cependant sacrificateurs. Cette image dans les fils d’Aaron, est une illustration fort simple quant aux membres du corps de Christ, auquel appartiennent tous les vrais croyants. Tout enfant de Dieu est sacrificateur. Il se peut qu’il soit très ignorant mais sa position comme sacrificateur ne repose pas sur la connaissance mais sur la vie. Ses expériences peuvent être misérables, mais sa place n’en dépend pas. Cette place de sacrificateur dépend de la vie. Les capacités peuvent être très limitées mais la relation n’en dépend pas. Il est né de Dieu dans la position et les relations de sacrificateur. Il ne s’y est pas introduit par lui-même. La sacrificature spirituelle est l’apanage obligée de la naissance spirituelle. La faculté de jouir des privilèges et d’accomplir les fonctions d’une position ne doit pas être confondue avec cette position même.

En considérant la famille d’Aaron, rien ne peut donc rompre les liens entre lui et ses fils, bien que des choses pouvaient entraver la pleine jouissance des privilèges attachés à de tels liens. Un fils d’Aaron pouvait se rendre impur pour un mort. Il pouvait se souiller en formant une alliance profane, il se pouvait qu’il y ait eu quelque défaut corporel ou qu’il fut aveugle ou boiteux, qu’il fut bossu. Une quelconque de ces infirmités pouvait matériellement affecter la jouissance de ces privilèges et l’accomplissement des saintes fonctions y relatives (cf ch. 21, 21 à 23). Toutefois, toutes ces choses ne touchaient en rien les relations fondées sur les principes de la nature humaine. Même en ayant un défaut corporel ou autre, un fils d’Aaron restait un fils d’Aaron. Il était privé de précieux privilèges, de haute dignité appartenant à la sacrificature, il ne pouvait pas jouir d’un haut degré de communion, remplir les fonctions du service sacerdotal, que celui qui était parvenu à la stature d’homme fait. Mais il était membre de la famille sacerdotale et lui était permis de manger du pain de son Dieu.

L’application spirituelle est fort simple. En relation avec la nouvelle naissance, il est évident que tout chrétien n’a pas les mêmes capacités de marcher selon les enseignements de la Parole. Il manque parfois cet œil simple, ou de la piété, ou de la spiritualité, etc. La marche peut aussi être gênée par des souillures morales et par toutes sortes d’infirmités. Ainsi, nos facultés peuvent être défectueuses, sous un rapport ou un autre, et notre développement spirituel s’en ressent. C’est que le salut et la communion sont deux choses différentes. La relation filiale est une chose et l’obéissance en est une autre. L’illustration en est faite dans les passages de ces chapitres. Si un fils d’Aaron avait un pied cassé, il ne pouvait pas entrer au-dedans du voile et remplir les saintes fonctions. C’était là de graves privations et cela même si un homme ne pouvait rien à ses défauts physiques. L’Éternel ne pouvait pas avoir un sacrificateur taré à son autel, ni un sacrifice (cf ch. 21, 21 pour le sacrificateur et au ch. 22, 20 pour le sacrifice. Ces deux côtés se trouvent, bien sûr en perfection,  dans la personne adorable de notre bien-aimé Sauveur Jésus Christ. Il s’est offert  lui-même sans tache à Dieu. Puis il est passé comme ce grand souverain sacrificateur où il vit éternellement pour intercéder pour nous. L’épître aux Hébreux traitent ces deux points en détails, mettant en contraste le sacrifice et la sacrificature du système mosaïque et le sacrifice et la sacrificature de Christ, en qui il y a toutes les perfections divines comme victime et sacrificateur. Tout au long de ces passage, l’antitype de ces figures consiste en la position qui est celle des chrétiens. Si les fils d’Aaron étaient exhortés de se garder de tout contact souillé et souillant, de se garder d’alliance profane, et de toute espèce de souillure cérémonielle, et bien les chrétiens sont aussi exhortés à se garder de telles choses. Si les fils d’Aaron étaient privés de jouissance en raison de défauts corporels, ou d’une croissance imparfaite, les chrétiens le sont aussi en raison d’imperfections morales ou d’une croissance spirituelle imparfaite. Puissions-nous sentir la force de cette portion avec l’action du Saint Esprit. Alors nous jouirons de nos places de sacrificateurs et nous remplirons fidèlement nos fonctions liées à cette position (cf Rom. 12, 1; Héb. 13, 15; 1 Pi. 2, 5).

  • En résumé, le ch. 21 a présenté spécialement la conduite et les conditions requises des sacrificateurs en tant que mis à part pour l’Éternel. Cela suppose une conduite harmonieuse avec l’intime relation mentionnée. Tout, dans l’état du peuple, devait être propre à la présence de Dieu. Il en est de même pour nous.
  • Quant au ch. 22 si, par faiblesse ou par négligence, il y avait quelque chose d’incompatible avec la proximité de position des sacrificateur auprès de Dieu, ils devaient s’abstenir de la jouissance relative à leur position. Il y est aussi question des choses que seuls les sacrificateurs, ainsi que ceux de leurs familles qui continuaient de faire du cercle sacerdotal, pouvaient manger. Les offrandes elles-mêmes, dont la présentation était faite à Dieu, devaient être pures et dignes de Lui. À cet égard, les v. 17 à 33 sont solennels. Dieu y précise «Vous ne m’offrirez pas de bête malade ou ayant un défaut». Malgré ces enseignements, de telles offrandes furent apportées (voir Mal. 1, 8, 12 à 14).

Et nous, que réservons-nous à Dieu, de notre temps, de nos forces, de notre intelligence, de notre argent. Ici il s’agit d’offrandes volontaires, donc facultatives.

Chapitre 23 – texte biblique

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur: Les jours solennels* de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Ce sont ici mes jours solennels: 3 Six jours on travaillera; et le septième jour est un sabbat de repos, une sainte convocation; vous ne ferez aucune œuvre: c’est un sabbat [consacré] à l’Éternel dans toutes vos habitations.
4
Ce sont ici les jours solennels de l’Éternel, de saintes convocations, que vous publierez en leurs temps assignés. 5 Le premier mois, le quatorzième [jour] du mois, entre les deux soirs, est la Pâque à l’Éternel.
6
Et le quinzième jour de ce mois, est la fête des pains sans levain à l’Éternel: sept jours, vous mangerez des pains sans levain. 7 Le premier jour, vous aurez une sainte convocation; vous ne ferez aucune œuvre de service; 8 et vous présenterez à l’Éternel, pendant sept jours, un sacrifice par feu: au septième jour [il y aura] une sainte convocation; vous ne ferez aucune œuvre de service.
9
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 10 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne et que vous en aurez fait la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe des prémices de votre moisson; 11 et il tournoiera la gerbe devant l’Éternel, pour que vous soyez agréés; le sacrificateur la tournoiera le lendemain du sabbat. 12 Et le jour où vous ferez tournoyer la gerbe, vous offrirez un agneau sans défaut, âgé d’un an, en holocauste à l’Éternel; 13 et pour son offrande de gâteau, deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l’huile, un sacrifice par feu à l’Éternel, une odeur agréable; et sa libation sera du vin, le quart d’un hin. 14 Et vous ne mangerez ni pain, ni grain rôti, ni grain en épi, jusqu’à ce même jour, jusqu’à ce que vous ayez apporté l’offrande de votre Dieu. [C’est] un statut perpétuel, en vos générations, dans toutes vos habitations. 15 – Et vous compterez depuis le lendemain du sabbat, depuis le jour que vous aurez apporté la gerbe de l’offrande tournoyée, sept semaines*; elles seront complètes**: 16 vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième sabbat, et vous présenterez à l’Éternel une offrande de gâteau nouvelle; 17 vous apporterez de vos habitations deux pains, en offrande tournoyée; ils seront de deux dixièmes de fleur de farine; vous les cuirez avec du levain: ce sont les premiers fruits à l’Éternel. 18 Et vous présenterez avec le pain sept agneaux sans défaut, âgés d’un an, et un jeune taureau, et deux béliers: ils seront un holocauste à l’Éternel, avec leur offrande de gâteau et leurs libations, un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel. 19 Et vous offrirez un bouc en sacrifice pour le péché, et deux agneaux âgés d’un an en sacrifice de prospérités; 20 et le sacrificateur les tournoiera avec le pain des premiers fruits, en offrande tournoyée devant l’Éternel, avec les deux agneaux: ils seront saints, [consacrés] à l’Éternel pour le sacrificateur. 21 Et vous publierez [une convocation] en ce même jour; ce sera pour vous une sainte convocation; vous ne ferez aucune œuvre de service: [C’est] un statut perpétuel, dans toutes vos habitations, en vos générations. 22 – Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
23
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 24 Parle aux fils d’Israël, en disant: Au septième mois, le premier [jour] du mois, il y aura un repos pour vous, un mémorial de jubilation, une sainte convocation; 25 vous ne ferez aucune œuvre de service, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu.
26
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 27 De même, le dixième [jour] de ce septième mois, c’est le jour des propitiations: ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu. 28 Et ce même jour vous ne ferez aucune œuvre, car c’est un jour de propitiation, pour faire propitiation pour vous, devant l’Éternel, votre Dieu. 29 Car toute âme qui ne s’affligera pas en ce même jour, sera retranchée de ses peuples. 30 Et toute âme qui fera une œuvre quelconque en ce même jour, cette âme, je la ferai périr du milieu de son peuple. 31 Vous ne ferez aucune œuvre: [c’est] un statut perpétuel, en vos générations, dans toutes vos habitations. 32 C’est un sabbat de repos pour vous, et vous affligerez vos âmes. Le neuvième [jour] du mois, au soir, d’un soir à l’autre soir, vous célébrerez* votre sabbat.
33
Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 34 Parle aux fils d’Israël, en disant: Le quinzième jour de ce septième mois, la fête des tabernacles* [se célébrera] à l’Éternel pendant sept jours. 35 Le premier jour il y aura une sainte convocation; vous ne ferez aucune œuvre de service. 36 Pendant sept jours vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu; le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu: c’est une assemblée solennelle; vous ne ferez aucune œuvre de service.
37
Ce sont là les jours solennels* de l’Éternel, que vous publierez, de saintes convocations, afin de présenter des sacrifices faits par feu à l’Éternel, des holocaustes, et des offrandes de gâteau, des sacrifices, et des libations, chaque jour ce qui est établi pour ce jour, 38 outre les sabbats de l’Éternel, et outre vos dons, et outre tous vos vœux, et outre toutes vos offrandes volontaires que vous donnerez à l’Éternel. 39 Mais le quinzième jour du septième mois, quand vous aurez recueilli le rapport de la terre, vous célébrerez la fête de l’Éternel pendant sept jours: le premier jour il y aura repos, et le huitième jour il y aura repos. 40 Et le premier jour vous prendrez du fruit de beaux arbres, des branches de palmiers, et des rameaux d’arbres touffus et de saules de rivière; et vous vous réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, pendant sept jours. 41 Et vous célébrerez la fête comme fête à l’Éternel, pendant sept jours chaque année; [c’est] un statut perpétuel, en vos générations: vous la célébrerez le septième mois. 42 Vous habiterez sept jours dans des tabernacles*; tous les indigènes en Israël habiteront dans des tabernacles, 43 afin que vos générations sachent que j’ai fait habiter les fils d’Israël dans des tabernacles, lorsque je les fis sortir du pays d’Égypte. Moi, je suis votre Dieu.
44
Et Moïse dit aux fils d’Israël les jours solennels* de l’Éternel.
/  v. 2 : temps fixés pour s’approcher de Dieu. / v. 15* : ici, litt.: sabbats ; comparer aussi 25:8. / v. 15** : hébreu : parfaites. / v. 32 : litt.: reposerez. / v. 34 : proprement : cabanes. / v. 37, 44 : temps fixés pour s’approcher de Dieu. / v. 42 : proprement : cabanes.

Commentaires du chapitre 23

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu
Chapitres 17 à 27 : la sainteté pratique

Chapitre 23 : les fêtes à l’Éternel ou « les jours solennels de l’Éternel »

Ce chapitre est l’un des plus profonds et des plus compréhensifs du Lévitique. Ce livre est caractérisé par le verbe s’approcher. Si le chapitre 16 est central, le 23ème demande une étude sérieuse et recueillie. Il commence par le sabbat qui est la 1ère pensée de Dieu mais qui sera la dernière à se réaliser.  Après le sabbat, mentionné au début, 7 grandes fêtes (ou solennités périodiques), qui divisaient l’année d’Israël, sont présentées. Elles donnent un coup d’œil parfait des dispensations de Dieu à l’égard de l’histoire accidentée d’Israël. Ces fêtes, y compris le sabbat avec sa place particulière, sont au nombre de huit:

  • Le sabbat (le repos est une activité sans fatigue)
  1.   La Pâque
  2.   La fête des pains sans levain
  3.   La fête des premiers fruits
  4.   La Pentecôte
  5.   La fête des trompettes
  6.   Le jour des propitiations
  7.   La fête des tabernacles (cf Jean 7, 37)

Le but de ces fêtes est aussi de rassembler dont une obligation pour les hommes à trois occasions, selon Deutéronome ch. 16. Dans ces enseignements, il s’agit aussi de tenir compte de divers angles; saisissons, par exemple, les différences entre Deut. 16 et Lév. 23. Dieu est saint et la sainteté est l’un des points relatif à ces fêtes. Ce substantif et dérivé revient une douzaine de fois dans ce chapitre. «Fête», dans l’original, signifie «réjouissance». Alors ayons de la joie, une joie profonde qui amène à la paix et cela même s’il y a des herbes amères.

Les ch. 28 et 29 du livre des Nombres mentionnent également ces fêtes. Nous y trouvons la notion de pain. Dans Deutéronome 16, il s’agit de la joie en rapport avec la possession du pays. Regardons ces jours dans la lumière du NT et apprenons de Christ. Le corps c’est Christ (Col. 2, 16-17)

Le sabbat occupe une place unique et indépendante. Son caractère, ainsi que ses circonstances sont expliqués. Puis vient le v. 4 en sorte que, à proprement parlé, la 1ère grande fête est la Pâque, la 7ème étant celle des Tabernacles. Typiquement la rédemption est représentée par la Pâque et la gloire millénaire par la fête des tabernacles. Telle était la fête qui ouvrait et telle était celle qui fermait l’année judaïque. L’expiation est la base et la gloire est la pierre du sommet. Entre ces deux points, c’est-à-dire entre la Pâque avec la fête des pains sans levain d’une part et celle des tabernacles de l’autre, la Parole présente

v. 10 à 14 :     la résurrection de Christ (fête No 3 ci-dessus)
v. 15 à 21
 :     le rassemblement de l’Église (fête No 4)
v. 24 à 25
 :     le réveil des Israélites au sentiment de leur gloire perdue (fête No 5)
v. 27 à 32
 :     leur repentance et leur cordiale réception de leur Messie (fête No 6)

Afin qu’aucun trait ne manque à cette grande représentation typique, il y a encore un moyen en faveur des Gentils pour qu’ils puissent entrer à la fin de la moisson et glaner dans les champs d’Israël (v. 22). Tout cela rend le tableau divinement parfait. Que pourrait-il y avoir de plus complet. Le sang de l’Agneau, la sainteté pratique, la résurrection de Christ d’entre les morts et son ascension au ciel, puis la descente du Saint Esprit en puissance à la Pentecôte pour former l’Église, puis le réveil du résidu, puis leur repentance et leur restauration, puis la bénédiction du pauvre et de l’étranger, puis la manifestation de la gloire, puis le repos et la félicité du royaume. Tout est là et telles sont les choses contenues dans cette portion si merveilleuse de l’Écriture.

Versets 1 à 3 : présentent le sabbat qui occupe une place solennelle. L’Éternel, avant de développer différentes périodes, présente le sabbat comme l’expression du repos qui reste pour le peuple de Dieu. Ce repos sabbatique (cf Héb. 4, 9) reprendra place à la fin de toutes les dispensations. Dans la suite du récit (début du v. 4), on voit bien que le sabbat occupe une place tout à fait à part tout en étant le type du repos dans lesquelles ces fêtes introduisent l’âme.
Rappelons, dans Gen. 8, 21 que le repos est assimilé à une odeur agréable. Ainsi, on comprend que le repos ne peut être réalisé qu’en vertu d’un sacrifice. La pensée du repos revient, dans l’AT, en Exode 16, c’est-à-dire après l’œuvre de la rédemption typifiée dans la Pâque et aussi dans le passage de la mer Rouge.

Versets 4 et 5 : la première des sept solennités est «La Pâque». C’est la base. C’est le type bien connu de la mort de Christ. De là vient la place qu’elle occupe au commencement de cette portion. Le sang nous donne le droit du repos et le travail d’en jouir. Dans ce chapitre, la Pâque est est indiquée comme en passant. Mais d’autres passages affinent cette fête. Dans l’évangile de Luc au ch. 22, la Pâque et les pains sans levain vont ensemble.

Versets 6 à 8 : la fête des pains sans levain. Le peuple qui rassemblé autour de l’Éternel dans la sainteté pratique représentée par cette fête et fondée sur la rédemption accomplie. Pendant ce temps, la bonne odeur du sacrifice monte devant l’autel d’Israël jusqu’au trône du Dieu d’Israël. L’homme ne participe en rien; aucune œuvre de service. Il ne faut pas la main de l’homme. La bonne odeur du sacrifice de Christ est pleinement suffisante. Ainsi, notre vie en Christ est précieuse à Dieu. Elle monte jusque vers Lui et ne peut jamais être oubliée. Ce sont les fruits de la justice qui sont par Jésus Christ, produits dans la vie du croyant. Aucune puissance d’ici-bas ne peut les empêcher de monter en odeur à Dieu. Les deux traits principaux de cette deuxième fête, sont donc la cessation totale de tout travail d’homme dans l’assemblée et la suave odeur de l’holocauste qui montait vers Dieu: Christ seul, sans levain.
Le levain évoque toujours le mal. C’est l’un des rares symboles qui a une seule signification. Dans la Parole, on peut trouver 7 formes en relation avec le pain sans levain.

Versets 9 à 14 : c’est la fête des premiers fruits, appelée aussi la fête des prémices. Cette fête, cette belle ordonnance de la présentation de la gerbe des premiers fruits, typifiait la résurrection de Christ, triomphant du tombeau et ayant accompli l’œuvre glorieuse de la rédemption. Sa résurrection fut une résurrection d’entre les morts, et par elle, nous avons les arrhes et les types de la résurrection de son peuple. Au sujet de cette résurrection, différents passages montrent que la résurrection des saints de l’Église sera selon le principe de la résurrection de Christ, la première gerbe étant liée avec celles qui suivent, moralement parlant. Les incrédules ressusciteront aussi, mais mille ans après, selon Apoc. 20, 5. Et en Jean 5, 28, l’heure dont il est question est celle représentée par la période de la grâce qui dure depuis quelque deux mille ans. Si deux mille ans sont représentés par ce mot «heure», il en est de même pour cette période de mille ans.
Cette fête a probablement été célébrée le 1er sabbat après la Pâque y compris «les pains sans levain». Il y a donc la pensée de la résurrection avec la gerbe tournoyée le lendemain du sabbat. Le blé était alors mûr. Jésus est tout à la fois la gerbe des prémices mais aussi la semence (cf Jean 12, 24).
Certaines fêtes, comme celle de la gerbe des prémices, n’ont pas été célébrées dans le désert (cf v. 10).
Héb. 10, 9-22 : ce passage lie deux fêtes de Lévitique 23, c’est-à-dire celle de la gerbe des prémices et celle des semaines (v. 15). Nous y retrouvons tous les sacrifices. C’est le terrain absolu de l’adoration en esprit et en vérité. Pour jouir de Christ, il faut avoir partagé avec le Père ce que Christ a été pour Dieu, pour son Père, de manière à pouvoir nous nourrir de Christ lui-même. Au v. 13, en relation avec l’offrande de gâteau, c’est Christ alors qu’au v. 16 ce sont les croyants (cf Eph. 4, 2; Col. 3, 9-10; 1 Cor. 1, 9). Lorsque le levain est cuit, c’est qu’il a arrêté son action.

Versets 15 et suivants : la fête de la Pentecôte. Elle représente en type le peuple de Dieu rassemblé par le Saint Esprit. Le peuple est présenté devant Dieu en relation avec les précieuses valeurs de Christ. Cette fête vient après la Pâque (la mort de Christ), et après celle des prémices (la résurrection de Christ). Au v. 17 : vous les cuirez avec du levain. Ainsi, bien que remplis du Saint Esprit, de ses dons, de ses grâces, ceux qui composent l’Église ont néanmoins le mal demeurant en eux. Le Saint Esprit n’est pas venu pour modifier ou bonifier la chair, mais pour baptiser les croyants en un seul corps, et les lier à leur tête vivante qui est au ciel. Dieu reconnaissait ainsi l’existence du mal chez l’adorateur. Lévitique ch. 3 l’enseigne. Il en va de même dans l’ordonnance des deux pains tournoyés. Mais béni soit Dieu car ces pains sont accompagnés de 7 agneaux sans défaut (v. 18). La démonstration est ainsi faite que Christ purifie tout et que Dieu ne voit pas notre culpabilité malgré le fait qu’il en ait connaissance. Dieu voit la perfection de Christ même si l’offrande offerte contient du levain (v. 17: vous les cuirez avec du levain). Précisément, le type donne une belle réponse au v. 19 en ce sens que purification est faite pour le levain des deux pains par ce sacrifice pour le péché, de sorte que la communion peut être goûtée par le sacrifice de prospérité. Sacrifice de prospérité ou, parfois préférable, de paix (traduction anglaise) Tout s’élevait en connexion immédiate avec l’odeur agréable de l’holocauste à l’Éternel. L’œuvre de l’Esprit dans le croyant n’enlève pas le mal qui y habite. Elle le rend capable de découvrir, de juger, et de dominer le mal. Dieu soit béni, la conscience soit dans une parfaite paix puisque le sang de notre offrande pour le péché a résolu à jamais toute cette question.
Au v. 17, le levain d’alors est cuit. Il n’est donc plus actif.

Dans ce chapitre, l’on découvre un peu ce qui est notre part ce qui n’est pas le cas dans les chapitres 28 et 29 du livre des Nombres. Il y a également, selon les portions considérées, des quantités différentes avec les éphas, les agneaux, leur nombre, etc. Le côté cumulatif est aussi un point de vue que l’on peut considérer. Ainsi, comme déjà relevé en rapport avec le chapitre 10 de l’épître aux Hébreux, le lien étroit des fêtes de la gerbe des prémices et de la Pentecôte de Lévitique 23 donne l’idée d’une amplification de l’adoration.

Remarquons, au v. 20, que le pain est au singulier. Cela évoque l’unité et un mur mitoyen de clôture éliminé. Le feu neutralise l’action du levain. Le chiffre «50» est aussi un symbole d’unité comme les agrafes pour les tapis du tabernacle, etc. Dans l’évangile il y a en rang de cinquante (Marc 6, 40, etc). Unis en un seul corps. Pensons aussi à la bénédiction de toutes les nations sur la terre lors du règne millénaire ainsi qu’à la promesse faite à Abraham.

Dans les v. 14 et 21 « en vos générations ». De tous temps et à plus forte raison aujourd’hui, il est important de savoir pourquoi l’on se réunit, où l’on se réunit, etc. Pensons aux convocations du Seigneur. Les jeunes doivent aussi s’enquérir pour la fraction du pain, etc. Dans ces choses, l’hérédité n’existe pas. Le Ps. 133, mis dans le contexte de la Pentecôte, est un beau cantique.

Versets 22 et suivants : après la Pentecôte, la fête des trompettes. Elle est précédée d’une période sans qu’il y ait aucun mouvement parmi le peuple si ce n’est une allusion au pauvre et à l’étranger. Cette ordonnance a déjà été considérée d’un point de vue moral. Ici nous l’avons sous son aspect dispensationnel. Il s’agit de Gentils qui sont amenés à participer à la bonté débordante de Dieu. Cependant, cette bonté n’est pas en rapport avec les bénédictions spirituelles de l’Église dans les lieux célestes. Les bénédictions de l’Église sont les gloires du ciel, les gloires du Christ, non seulement bénie par Christ, mais avec Christ et en Christ. L’Église n’a pas à glaner sur la terre comme une étrangère mais à jouir de sa riche et heureuse demeure du ciel qui est la sienne. C’est ce «quelque chose de meilleur» que Dieu a en vue pour elle. La fête des trompettes se trouve spécialement dans les v. 23 à 25.  C’est une fête émouvante qui va jusqu’au temps, bien proche, où le résidu d’Israël sonnera de la trompette pour un mémorial rappelant à son souvenir sa gloire longtemps perdue, et s’excitera à rechercher l’Éternel.
Le v. 22 évoque le réveil du futur résidu d’Israël et celui des nations en rapport avec un appel terrestre pour partager ce règne et reconnaître Celui qu’ils ont percé. C’est le reste de la moisson dont il est question dans ce verset. Cela rappelle aussi ces 12 corbeilles de restes lors de la multiplication des pains de Matthieu.

Versets 27 à 32 : la fête du jour des propitiations. C’est le jour des propitiations. Cette fête est intimement liée avec celle des trompettes. Ainsi après la publication du mémorial de jubilation, s’écoule un intervalle de huit jours. Puis c’est ce jour des expiations auquel se rattache l’affliction de l’âme, la propitiation pour le méchant et la cessation du travail. Ces choses trouveront bientôt leur place dans l’histoire future du résidu juif. Sous l’action du Saint Esprit, les consciences du résidu se rappelleront les péchés du passé, et toutes ces choses se rangeront en bataille sur les tables de la conscience éclairée et exercée. Ces choses produiront une profonde affliction de l’âme et dans Zach. 13, 1, le fait est là que le sang expiatoire répondra à tout. Ce grand jour des propitiations, est l’application à Israël du sacrifice de Christ, application à l’histoire future d’Israël.

Versets 33 à 43 : la dernière fête, celle des tabernacles. C’est par anticipation le temps de la gloire d’Israël aux derniers jours. Elle termine par conséquent, on ne peut mieux, toute la série des fêtes. Dieu voulait que son peuple se réjouisse   par cette fête, là où la récolte était rentrée, où tout était fini, mais le peuple n’a pas dû bien comprendre cela, car depuis les jours de Josué jusqu’aux temps de Néhémie, pas une seule fois elle n’avait été célébrée et lorsqu’elle le fut à nouveau, il y eut  une grande joie (cf Néh. 8; Osée ; Zach. 14, 16). La preuve est faite que cette fête appartient à la gloire de la fin. Dans les v. 33 à 44 il y a une chose spéciale à la fête des tabernacles. C’est qu’elle n’a pas d’antitype. Il y avait trois grandes fêtes: la Pâque – la Pentecôte – les Tabernacles, où chaque israélite devait se présenter devant Dieu à Jérusalem. Christ est notre Pâque. Le Saint Esprit est notre Pentecôte. La fête des tabernacles n’est pas encore venue et rien, dans l’histoire du peuple de Dieu, n’y répond encore. La fête des tabernacles ne peut être célébrée que quand Israël est dans sa terre, après le temps du désert. C’est en mémoire de ce temps que le peuple passait sept jours sous les tentes. Ces trois grandes fêtes sont aussi présentées en Deut. 16, 1-17 où le centre moral y est différent. Dans la Pâque il y a la joie de ne plus être esclave en Égypte, mais en même temps, il y a les pains d’affliction. Dans la Pentecôte, nous avons dans le Deutéronome la pensée dominante de la joie, et non la repentance. La présence du Saint Esprit apporte en communion joie et grâce. Dans Deut. 16, 13-15, il n’est même plus recommandé de garder les statuts de la fête des tabernacles, c’est joie pure, c’est même un commandement de se réjouir, Il en est de même pour l’enfant de Dieu aujourd’hui. Il est encore dans le cas de se souvenir de son esclavage en Égypte, il lui faut encore veiller afin de marcher par l’Esprit, il soupire après le temps de la pleine bénédiction, ce d’autant plus qu’il comprend mieux les choses que Dieu a préparées à ceux qui l’aiment.
Le 7ème mois (v. 34) est la fin, semble-t-il, de l’année civile (cf Ex. 34, 22).

Dans les v. 37 et 44, nous lisons l’expression«les jours solennels de l’Éternel». C’était leur vrai caractère. L’histoire dégradante d’Israël fait que l’Éternel en était usurpé. Ainsi, de fait et par exemple, la fête des tabernacles est appelée «la fête des Juifs» dans Jean ch. 7. Les Juifs s’attribuaient donc ces fêtes. Aujourd’hui aussi il y a une complète ruine. Toutefois, quelle grâce de se réfugier auprès de Jésus pour s’abreuver gratuitement à ces sources intarissables et devenir ainsi un canal de bénédiction pour les autres.

Dans ces fêtes, nous avons donc devant nos yeux l’histoire d’Israël depuis la croix, les conseils de Dieu concernant ce peuple, l’Église, quoique d’une manière plus voilée, et enfin ses conseils concernant son Fils. La gerbe est tournoyée, c’est Christ dans sa résurrection triomphale pour que nous soyons agréés. Le sabbat est le grand résultat de tout et chaque semaine Dieu le rappelle à Israël.

La formule: «L’Éternel parla à Moïse», annonce toujours, dans les quatre derniers livres de Moïse, un nouveau sujet….

Les fêtes solennelles est le même nom que celui de «fêtes d’assignation». Assignation est en quelque sorte le synonyme de rendez-vous. Ces fêtes indiquent de quelle manière le Dieu de bonté et d’amour veut s’entourer de son peuple. Comme vu, la première pensée et le dernier résultat que Dieu nous présente, c’est son repos, et celui de la création. Le repos de la création ayant manqué, Dieu veut arriver à un repos de rédemption jusqu’à la venue de Christ. L’homme est éprouvé quoiqu’il en soit. En effet, le repos de la création a manqué et Christ a été rejeté. Tout semble perdu mais Dieu renouvelle, par la résurrection de Christ, les gratuités assurées à David. C’est le repos de Dieu dans le second Adam, dans l’Église et dans la création.

En relation avec les dernières fêtes, rappelons qu’il y aura un jugement (cf Es. 63, 1) entre l’enlèvement de l’Église et la venue du Seigneur pour régner. Le ch. 7 de l’évangile selon Jean est à propos de la 7ème fête et il s’agit d’aller à Lui. Si les quatre premières fêtes ont déjà eu leur réalisation, les trois dernières, en rapport avec Israël, sont futures (cf Es. 18, 3; Matt. 24, 31).

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Chapitre 24 – texte biblique

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Commande aux fils d’Israël qu’ils t’apportent de l’huile d’olive pure, broyée, pour le luminaire, afin de faire brûler* la lampe continuellement. 3 Aaron l’arrangera devant l’Éternel, continuellement, du soir au matin, en dehors du voile du témoignage, dans la
tente d’assignation: [c’est] un statut perpétuel en vos générations; il arrangera les lampes sur le chandelier pur, devant l’Éternel, continuellement. 

5 Et tu prendras de la fleur de farine, et tu en cuiras douze gâteaux: chaque gâteau sera de deux dixièmes; 6 et tu les placeras en deux rangées, six par rangée, sur la table pure, devant l’Éternel, 7 et tu mettras de l’encens pur sur [chaque] rangée; et ce sera un pain de mémorial, un sacrifice par feu à l’Éternel. 8 Chaque jour de sabbat on les arrangera devant l’Éternel, continuellement, de la part des fils d’Israël: [c’est] une alliance perpétuelle. 9 Et cela appartiendra à Aaron et à ses fils, et ils le mangeront dans un lieu saint; car ce lui sera une chose très-sainte d’entre les sacrifices de l’Éternel
faits par feu: [c’est] un statut perpétuel. 

10
Et le fils d’une femme israélite (mais il était fils d’un homme égyptien), sortit parmi les fils d’Israël; et le fils de la femme israélite et un homme israélite se battirent dans le camp; 11 et le fils de la femme israélite blasphéma le Nom et [le] maudit; et on l’amena à Moïse. Or le nom de sa mère était Shelomith, fille de Dibri, de la tribu de Dan. 12 Et on le mit sous garde, afin de décider [de son sort], selon la parole* de l’Éternel. 13 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 14 Fais sortir hors du camp celui qui a maudit; et que tous ceux qui l’ont entendu posent leurs mains sur sa tête, et que toute l’assemblée le lapide. 15 Et tu parleras aux fils d’Israël, en disant: Tout homme qui aura maudit son Dieu, portera son péché; 16 et celui qui blasphémera le nom de l’Éternel sera certainement mis à mort: toute l’assemblée ne manquera pas de le lapider; on mettra à mort tant l’étranger que l’Israélite de naissance*,
lorsqu’il aura blasphémé le Nom. 17 Et si quelqu’un a frappé à mort un homme, il sera certainement mis à mort. 18 Et celui qui aura frappé à mort une bête, fera compensation, vie pour vie. 19 Et si un homme a causé quelque mal corporel à son prochain, il lui sera fait comme il a fait: 20 fracture pour fracture, œil pour œil, dent pour dent; selon le mal corporel qu’il aura causé à un homme, ainsi il lui sera fait. 21 Celui qui frappera [à mort] une bête, fera compensation pour elle, et celui qui aura frappé [à mort] un homme, sera mis à mort. 22 Il y aura une même loi* pour vous: il en sera de l’étranger comme de l’Israélite de naissance**; car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 23 Et Moïse parla aux fils d’Israël, et ils firent sortir hors du camp celui qui avait maudit, et le lapidèrent avec des pierres. Et les fils d’Israël firent comme l’Éternel avait commandé à Moïse.
— v. 2: voir note à Ex. 25:37. — v. 12: litt.: la bouche. — v. 16, 22**: litt.: l’indigène. — v. 22*: ordinairement: jugement, ou ordonnance.

Commentaires du chapitre 24

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu

Chapitres 17 à 27 : la sainteté pratique

Ch. 24 : le chandelier dans le sanctuaire. Blasphème parmi le peuple de Dieu


Après la présentation de l’histoire des dispensations de Dieu envers Israël, au ch. 23, depuis la mort de Christ jusqu’au règne de mille ans, le ch. 24 fait part de 2 grands faits que sont 1) le témoignage et le mémorial des douze tribus et 2) l’apostasie d’Israël selon la chair. Il faut bien saisir le premier fait pour comprendre le deuxième.


Versets 1 à 4: l’huile d’olive pure, broyée, évoque l’action en grâce du Saint Esprit basée sur l’œuvre de Christ figurée par le chandelier d’or battu. Afin de produire l’huile, l’olive devait être broyée et, afin de former le chandelier, l’or battu. L’on comprend que la grâce et la lumière de l’Esprit sont basées sur la mort de Christ. Et elles sont maintenues dans leur clarté et leur puissance par la sacrificature de Christ. Une belle image de la sacrificature se trouve dans cette lampe qui brûle continuellement. Oui, Dieu veille constamment sur son peuple et un homme est appelé pour ce travail. C’est Aaron qui devait veiller continuellement à ce que la lumière soit répandue.


Versets v. 5 à 9 : les pains. C’est Christ en rapport immédiat avec les douze tribus d’Israël qui sont exposés dans le sanctuaire, sur la table pure, devant l’Eternel. Sept jours après, ces pains devenaient la nourriture d’Aaron et de ses fils, montrant la condition frappante d’Israël aux yeux de l’Eternel, quel que fut son aspect intérieur. Les douze tribus sont toujours devant l’Eternel, leur mémorial ne périssant jamais. Elles sont rangées en un ordre divin, couvertes du pur encens du Christ, réfléchies par la table pure sur laquelle elles sont, sous les rayons éclatants de ces lampes d’or qui brillent inaltérablement pendant les heures les plus sombres de la nuit morale de la nation.


Versets 10 à 23 : le deuxième fait de ce chapitre est là. C’est donc l’apostasie d’Israël selon la chair et le divin jugement qui en fut la conséquence. L’Israël selon la chair a gravement manqué et péché envers Dieu. Son nom a été blasphémé parmi les Gentils. Sa colère est venue sur la nation. Les jugements de Dieu sont tombés sur elle, mais le jour approche où ce sombre et épais nuage de jugements sera dissipé. Alors les douze tribus, dans leur unité indissoluble, se présenteront devant toutes les nations comme le monument étonnant de la fidélité et de la bonté de l’Eternel. Malgré la condition du peuple, d’autres passages montent encore que les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir. Bien que le blasphémateur soit lapidé hors du camp, les douze pains demeurent intactes dans le sanctuaire. Tout Israël sera sauvé. S’il y avait au cours de l’année des occasions spéciales de rassemblement et de fêtes pour Israël, le service en leur faveur ne cessait pas, selon v. 3 et 8 qui font partie de l’autre face du tableau (v. 1 à 10). Dans ces pains nous avons la figure du peuple de Dieu au complet. Malgré le désordre, les querelles, l’unité existe pour Dieu et il en est de même pour l’Église. En 1 Rois 18, Elie bâtissait un autel de douze pierres, voyant avec l’œil de la foi l’unité des douze tribus, bien qu’elles soient dans un état de complètes ruines. 2 Chr. 29,
nous offre également ces vérités.

Chapitre 25 – texte biblique

* 1 Et l’Éternel parla à Moïse, sur la montagne de Sinaï, disant: 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, le pays célébrera* un sabbat à l’Éternel. 3 Pendant six ans tu sèmeras ton champ, et pendant six ans tu tailleras ta vigne, et tu en recueilleras le rapport; 4 et la septième année, il y aura un sabbat de repos pour le pays, un sabbat [consacré] à l’Éternel: tu ne sèmeras pas ton champ, et tu ne tailleras pas ta vigne. 5 Tu ne moissonneras pas ce qui vient de soi-même de ta moisson [précédente], et tu ne vendangeras pas les grappes de ta vigne non taillée: ce sera une année de repos pour le pays. 6 Et le sabbat du pays vous servira de nourriture, à toi, et à ton serviteur, et à ta servante, et à ton homme à gages et à ton hôte qui séjournent chez toi, 7 et à ton bétail et aux animaux qui seront dans ton pays: tout son rapport servira de nourriture.
8
Et tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept ans; et les jours de ces sept sabbats d’années te feront quarante-neuf ans. 9 Et, au septième mois, le dixième [jour] du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays; 10 et vous sanctifierez l’année de l’an cinquantième, et vous publierez la liberté dans le pays à tous ses habitants: ce sera pour vous un jubilé*; vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille. 11 Cette année de l’an cinquantième sera pour vous un jubilé: vous ne sèmerez pas, et vous ne moissonnerez pas ce qui vient de soi-même, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée; 12 car c’est le Jubilé: il vous sera saint; vous mangerez en l’y prenant ce que le champ rapportera. 13 En cette année du Jubilé, vous retournerez chacun dans sa possession. 14 Et si vous vendez quelque chose à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain, que nul ne fasse tort à son frère. 15 Tu achèteras de ton prochain d’après le nombre des années depuis le Jubilé; il te vendra d’après le nombre des années de rapport. 16 À proportion que le nombre des années sera grand, tu augmenteras le prix; et à proportion que le nombre des années sera petit, tu diminueras le prix, car c’est le nombre des récoltes qu’il te vend. 17 Et nul de vous ne fera tort à son prochain, et tu craindras ton Dieu, car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. 18 Et vous pratiquerez mes statuts, et vous garderez mes ordonnances, et vous les pratiquerez, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité; 19 et le pays vous donnera son fruit, et vous mangerez à rassasiement, et vous l’habiterez en sécurité. 20 Et si vous dites: Que mangerons-nous la septième année; voici, nous ne semons pas, et nous ne recueillons pas nos produits? 21 je commanderai que ma bénédiction soit sur vous en la sixième année, et elle donnera le produit de trois ans. 22 Et vous sèmerez la huitième année et vous mangerez du vieux produit, jusqu’à la neuvième année; jusqu’à ce que son produit soit venu, vous mangerez le vieux. 23 Et le pays ne se vendra pas à perpétuité*, car le pays est à moi; car vous, vous êtes chez moi comme des étrangers et comme des hôtes. 24 Et dans tout le pays de votre possession, vous donnerez le droit de rachat pour la terre.
25
Si ton frère est devenu pauvre, et vend une partie de sa possession, alors que celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, vienne et rachète la chose vendue par son frère. 26 Mais si un homme n’a personne qui ait le droit de rachat, et que sa main ait acquis et trouvé suffisamment de quoi faire son rachat, 27 il comptera les années depuis sa vente, et restituera le surplus à celui à qui il avait vendu, et il retournera dans sa possession. 28 Et si sa main n’a pas trouvé suffisamment de quoi lui rendre, la chose vendue restera en la main de celui qui l’aura achetée, jusqu’à l’année du Jubilé: la chose vendue sera libérée* au Jubilé, et [le vendeur] rentrera dans sa possession.
29
Et si quelqu’un a vendu une maison d’habitation dans une ville murée, il aura son droit de rachat jusqu’à la fin de l’année de sa vente: son droit de rachat subsistera une année entière; 30 mais si elle n’est pas rachetée avant que l’année entière soit accomplie, la maison qui est dans la ville murée restera définitivement à l’acheteur, en ses générations; elle ne sera pas libérée* au Jubilé. 31 Mais les maisons des villages qui n’ont pas de murs tout autour, seront considérées comme des champs du pays; il y aura droit de rachat pour elles, et elles seront libérées* au Jubilé. 32 Et quant aux villes des Lévites et aux maisons des villes de leur possession, les Lévites auront un droit perpétuel de rachat. 33 Et si quelqu’un a racheté d’un des Lévites, la maison vendue dans la ville de* sa possession sera libérée** au Jubilé; car les maisons des villes des Lévites sont leur possession au milieu des fils d’Israël. 34 Et les champs des banlieues de leurs villes ne seront pas vendus, car c’est leur possession à perpétuité.
35
Et si ton frère est devenu pauvre, et que sa main devienne tremblante à côté de toi, tu le soutiendras, étranger ou hôte, afin qu’il vive à côté de toi. 36 Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure; et tu craindras ton Dieu, afin que ton frère vive à côté de toi. 37 Tu ne lui donneras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui donneras pas tes vivres à usure. 38 Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte pour vous donner le pays de Canaan, pour être votre Dieu.
39
Et si ton frère est devenu pauvre à côté de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui feras pas faire un service d’esclave*; 40 il sera avec toi comme un homme à gages et un hôte; il te servira jusqu’à l’année du Jubilé: 41 alors il sortira de chez toi, lui et ses fils avec lui, et il retournera à sa famille, et retournera dans la possession de ses pères. 42 Car ils sont mes serviteurs, que j’ai fait sortir du pays d’Égypte; ils ne seront pas vendus comme on vend les esclaves*. 43 Tu ne domineras pas sur lui avec dureté, et tu craindras ton Dieu. 44 Mais quant à ton serviteur et à ta servante qui seront à toi,… d’entre les nations qui vous environnent, de ceux-là, vous achèterez des serviteurs et des servantes. 45 Et vous en achèterez aussi des fils des étrangers qui séjournent chez vous, et de leurs familles qui sont avec vous, qu’ils engendreront dans votre pays; et ils seront votre possession. 46 Et vous les laisserez en héritage à vos fils après vous, pour qu’ils en aient la possession; vous vous servirez d’eux à toujours; mais quant à vos frères, les fils d’Israël, un homme ne dominera pas avec dureté sur son frère.
47
Et si un étranger ou un homme qui séjourne chez toi s’est enrichi*, et que ton frère qui est à côté de lui soit devenu pauvre et se soit vendu à l’étranger qui séjourne chez toi, ou à un homme issu de la famille de l’étranger, 48 — après qu’il se sera vendu, il y aura pour lui droit de rachat; un de ses frères le rachètera; 49 ou son oncle, ou le fils de son oncle le rachètera; ou quelque proche parent de sa famille le rachètera; ou si sa main y peut atteindre, il se rachètera lui-même. 50 Et il comptera avec celui qui l’a acheté, depuis l’année qu’il s’est vendu à lui jusqu’à l’année du Jubilé; et l’argent de son prix sera à raison du nombre des années; il sera chez son maître* selon les journées d’un homme à gages. 51 S’il y a encore beaucoup d’années, il restituera le prix de son rachat à raison de celles-ci, sur le prix pour lequel il aura été acheté; 52 et s’il reste peu d’années jusqu’à l’année du Jubilé, il comptera avec lui; à raison du nombre des années, il restituera le prix de son rachat. 53 Il sera chez lui comme un homme à gages, d’année en année; le maître* ne dominera pas sur lui avec dureté devant tes yeux. 54 Et s’il n’est pas racheté par un de ces moyens, il sortira l’année du Jubilé, lui et ses fils avec lui. 55 Car les fils d’Israël me sont serviteurs; ils sont mes serviteurs que j’ai fait sortir du pays d’Égypte. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
/ v. 2: litt.: reposera. / v. 10: proprement: le son retentissant du cor. / v. 23: litt.: jusqu’à extinction. / v. 28: litt.: et elle sortira. / v. 30: litt.: et elle ne sortira pas. / v. 31: litt.: et elles sortiront. / v. 33*: ou: Et ce  que l’un des Lévites a racheté, maison vendue, ou ville de. / v. 33**: litt.: et elle sortira. / v. 39, 42: ordinairement: serviteur. / v. 47: litt.: si la main d’un étranger … a acquis. / v. 50: litt.: chez lui. / v. 53: litt.: il. 

Commentaires du chapitre 25

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu

Chapitres 17 à 27 : la sainteté pratique

Chapitre 25 : l’année sabbatique et le Jubilé


Ce chapitre = Canaan réservé pour la maison d’Israël. C’est l’année sabbatique et le Jubilé. Si le ch. 25 montre le pays de Canaan conservé pour la maison d’Israël, le 24ème nous entretenait de la maison d’Israël conservée pour Canaan. En réunissant les deux, la vérité est que ni l’enfer ni la terre ne peuvent effacer le fait qu’Israël sera sauvé et le pays ne se vendra pas à perpétuité. La première de ces déclarations énonce un principe qui a nécessité et résisté comme un rocher au milieu d’interprétations diverses, tandis que la deuxième, ch. 25, annonce un fait que bien des nations Gentiles ont en vain chercher à ignorer.
L’Éternel parle à Moïse sur la montagne de Sinaï, et non pas, comme nous l’avons souvent vu, de la tente d’assignation. Cette tente, un centre en soi, traite tout ce qui se rapporte en quelque sorte au service, au service sacerdotal, au culte. Mais ici, en parlant sur la montagne de Sinaï, l’Éternel apparait plutôt en gouvernement, n’ayant pas seulement à faire à un certain peuple, mais à toute la terre habitée. Les droits de l’Éternel, comme Seigneur de toute la terre, sont là. Il les exerce en gouvernement. Il a aussi, bien-entendu, le droit de donner à un certain peuple une portion de la terre qui en sera le tenancier et qu’il devra gérer comme tel.

Versets 1 à 7 = trait caractéristique de la terre de l’Éternel. Cette terre qui devait jouir d’une année sabbatique. Ce peuple était bienheureux d’être les tenanciers d’une telle terre; toutefois, ils ont failli en tant que tels. Malgré cela, ils ont toujours droit à cette terre bien qu’ils n’en sont plus les tenanciers. Mais avant tout, cette portion de terre appartient à l’Éternel bien que la terre entière est la terre du Seigneur. Mais dans ses conseils insondables, l’Éternel a pris une possession spéciale du pays de Canaan, puis de soumettre ce pays à un traitement particulier et de le séparer de tous les autres. C’est son pays. Il est distingué par des jugements, des ordonnances, et des fêtes solennelles périodiques dont la seule contemplation éclaire l’intelligence, touche le cœur.
Le sabbat renferme ainsi l’idée de la participation au repos de Dieu. Chaque fois que Dieu donne de nouveaux principes, quelques nouvelles formes de relations entre lui et son peuple terrestre, le sabbat est ajouté. D’autres portions donnent des détails à cette année sabbatique: Ex. 23, 10-11, Deut. 15,
1-15, etc.

Versets 20 à 22 :  indiquent comment l’Éternel prend soin de cette terre. La foi suffit pour comprendre cette bonté. Quel contraste avec le sceptique ou le rationaliste qui ne comprendra pas cette année sans production. La bénédiction de Dieu vaut mille fois mieux que les semailles de l’homme. Pendant cette année de sabbat, les Israélites se nourrissaient des fruits de sa bénédiction. Cette année de repos représente le sabbat éternel qui reste pour le peuple de Dieu.

Versets 8 et 9 : il est intéressant d’observer de combien de manières diverses le repos millénaire était figuré sous l’économie (ou période) judaïque. Chaque septième année est une année sabbatique et au bout de sept fois sept ans, il y avait un Jubilé. Chacune de toutes ces solennités, solennités typiques, présentait à l’œil de la foi la perspective bénie d’un temps où le travail et la peine cesseraient, où la sueur du front ne serait plus nécessaire, pour satisfaire aux besoins de la faim. Le Jubilé était basé sur l’aspect de la propitiation. Il était en rapport immédiat avec le grand jour des propitiations et semble avoir été la plus émouvante et la plus réjouissante des solennités juives. C’est quand le sang de la victime avait été répandue que le son d’affranchissement de la trompette du Jubilé se faisait entendre dans tout le pays. Chacun était atteint et plus d’une âme était secouée dans ses plus secrètes profondeurs. Une brillante rivière de joie divine pouvait couler, ineffable, dans la longueur et la largeur du pays.
Versets 10 à 13
 : toutes les classes et les conditions du peuple pouvaient sentir la sainte et bienfaisante influence de cette noble institution. Chacun en bénéficiait: l’exilé, le captif, le débiteur; chaque famille ouvrait son sein pour y recevoir à nouveau des membres longtemps éloignés; chaque héritage, ou possession, retrouvait son propriétaire exilé.
Versets 14 à 17
 : le Jubilé. Dans cette année du repos il y a, entre autres, la belle leçon de l’Éternel qui pouvait, en effet, se passer du concours de la créature pour la nourrir. Les enfants d’Israël devaient se confier en Dieu et s’attendre à sa fidélité.

Cette année du Jubilé rappelait à l’acheteur et au vendeur que le pays appartenait à l’Éternel et ne devait pas être vendu. On pouvait bien vendre les récoltes, mais c’était tout. L’Éternel possède cette terre. S’il l’a possède, pour qui la réserve-t-il? Qui doivent en être les tenanciers? Ce sont ceux qui en furent les bénéficiaires par une alliance éternelle afin de la posséder d’âge en âge. Dans toute la Parole, il est évident que cette terre d’Israël, que ce centre de Jérusalem, appartiennent à l’Éternel. De là, tous ses conseils, que ce soit le sanctuaire, la voie des prophètes, Jean le Baptiseur, le Messie, la descente du Saint Esprit, l’évangile annoncé, tout part de cette terre, de ce centre; l’Éternel a même actuellement toutes ses pensées à cela, Lui qui a l’intention d’en faire quelque chose d’une excellence éternelle, la joie de milliers de générations. Dans tout cela nous voyons que Dieu n’a pas rejeté son peuple: les douze pains du ch. 24, ni le pays qu’il a juré de leur donner en possession perpétuelle. Ce Jubilé témoigne la vérité du pays pour la possession perpétuelle. En considérant l’optique prophétique, nous savons bien que les captifs, les Juifs, les Israélites, prendront possession de leur pays, c’est-à-dire toutes les tribus, ces exilés qui rentreront. És. 66, 12 à 23 présente un tableau de tout cela. En considérant les effets pratiques du Jubilé, par exemple les v. 14 et suivants, montrent que l’échelle des prix devait être réglée par ce Jubilé. Si ce glorieux évènement était près, le prix était bas, tandis qu’il était élevé si l’évènement était éloigné. Tous les contrats humains quant aux terres étaient annulés dès l’instant où la trompette du Jubilé se faisait entendre, car la terre était à l’Éternel et le Jubilé remettait tout dans sa condition première.
Précieuse leçon pour nous : à savoir que le Seigneur est proche. Si nous adoptons l’enseignement de cette doctrine, nous pouvons être un homme du monde. Mais si nous la vivons, nos yeux seront détachés des choses d’ici-bas; notre douceur sera connue de tous les hommes car le Seigneur est proche (Phil. 4, 5). La trompette du Jubilé, se résume aussi, pour nous, dans Col. 2, 13-14.

Dans le chapitre suivant, nous verrons que si tout est parfait du côté de Dieu, il y avait des réserves quant aux réactions du peuple qui, malheureusement, ne mettra pas long à désobéir à cette ordonnance, comme à tant d’autres d’ailleurs.

Chapitre 26 – texte biblique

* 1 Vous ne vous ferez pas d’idoles, et vous ne vous dresserez pas d’image taillée, ou de statue, et vous ne mettrez pas de pierre sculptée dans votre pays, pour vous prosterner devant elles; car moi, je suis l’Éternel, votre Dieu.
2 Vous garderez mes sabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Moi, je suis l’Éternel.
3 Si vous marchez dans mes statuts, et si vous gardez mes commandements et les pratiquez, 4 je vous donnerai vos pluies en leur temps, et la terre donnera son rapport, et l’arbre des hamps donnera son fruit. 5 Le temps du foulageatteindra pour vous la vendange, et la vendange atteindra les semailles; et vous mangerez votre pain à rassasiement, et vous habiterez en sécurité dans votre pays. 6 Et je donnerai la paix dans le pays; et vous dormirez sans que personne vous épouvante; et je ferai disparaître du pays les bêtes mauvaises, et l’épée ne passera pas par votre pays. 7 Et vous poursuivrez vos ennemis, et ils tomberont devant vous par l’épée. Et cinq d’entre vous en poursuivront cent, et cent d’entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par l’épée. Et je me tournerai vers vous, et je vous ferai fructifier, et je vous multiplierai, et je mettrai à effet mon alliance avec vous. 10 Et vous mangerez de vieilles provisions, et vous sortirez le vieux de devant le nouveau. 11 Et je mettrai mon tabernacle au milieu de vous, et mon âme ne vous aura pas en horreur; 12 et je marcherai au milieu de vous; et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple. 13 Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte, afin que vous ne fussiez pas leurs esclaves*: j’ai brisé les liens de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête levée.
14 Mais si vous ne m’écoutez pas, et si vous ne pratiquez pas tous ces commandements, 15 et si vous méprisez mes statuts, et si votre âme a en horreur mes ordonnances, de sorte que vous ne pratiquiez pas tous mes commandements et que vous rompiez mon alliance, 16 moi aussi, je vous ferai ceci: J’ordonnerai sur vous la frayeur, la consomption et la fièvre qui consumeront vos yeux et feront défaillir votre âme; et vous sèmerez en vain votre semence, car vos ennemis la mangeront. 17 Et je tournerai ma face contre vous: vous serez battus devant vos ennemis; ceux qui vous haïssent domineront sur vous; et vous fuirez sans que personne vous poursuive.
18 Et si, après cela encore, vous ne m’écoutez pas, je vous châtierai encore sept fois plus à cause de vos péchés; 19 et je briserai l’orgueil de votre force, et je ferai que votre ciel sera comme de fer, et votre terre comme d’airain. 20 Et vous dépenserez votre force en vain, et votre terre ne donnera pas son rapport, et les arbres de la terre ne donneront pas leur fruit.
21 Et si vous marchez en opposition avec moi et que vous ne vouliez pas m’écouter, je vous frapperai encore sept fois plus, selon vos péchés; 22 et j’enverrai contre vous les bêtes des champs, qui vous raviront vos enfants, et détruiront votre bétail, et vous réduiront à un petit nombre; et vos chemins seront désolés.
23 Et si par ces choses-là vous ne recevez pas mon instruction, et que vous marchiez en opposition avec moi, 24 je marcherai, moi aussi, en opposition avec vous, et je vous frapperai, moi aussi, sept fois plus, à cause de vos péchés; 25 et je ferai venir sur vous l’épée qui exécute la vengeance de l’alliance; et quand vous serez rassemblés* dans vos villes, j’enverrai la peste au milieu de vous, et vous serez livrés en la main de l’ennemi. 26 Quand je vous briserai le bâton du pain, dix femmes cuiront votre pain dans un seul four et vous rendront votre pain au poids; et vous mangerez, et vous ne serez pas rassasiés.
27 Et si avec cela vous ne m’écoutez pas, et que vous marchiez en opposition avec moi, 28 je marcherai aussi en opposition avec vous, avec fureur, et je vous châtierai, moi aussi, sept fois plus, à cause de vos péchés; 29 et vous mangerez la chair de vos fils, et vous mangerez la chair de vos filles; 30 je détruirai vos hauts lieux, et j’abattrai vos colonnes consacrées au soleil, et je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles*, et mon âme vous aura en horreur. 31 Et je réduirai vos villes en déserts, et je désolerai vos sanctuaires, et je ne flairerai pas l’odeur agréable de vos parfums, 32 et je désolerai le pays, et vos ennemis qui y habiteront en seront étonnés; 33 et vous, je vous disperserai parmi les nations, et je tirerai l’épée après vous, et votre pays sera mis en désolation, et vos villes seront un désert.
34 Alors le pays jouira de ses sabbats tous les jours de sa désolation: quand vous, vous serez dans le pays de vos ennemis, alors le pays se reposera, et jouira de* ses sabbats. 35 Tous les jours qu’il sera désolé, il se reposera, parce qu’il ne s’était pas reposé dans vos sabbats pendant que vous y habitiez. 36 Et quant à ceux qui demeureront de reste d’entre vous, je ferai venir la lâcheté dans leur cœur, dans les pays de leurs ennemis, et le bruit d’une feuille emportée [par le vent] les poursuivra, et ils fuiront comme on fuit l’épée, et tomberont sans que personne les poursuive; 37 et ils trébucheront l’un par-dessus l’autre comme devant l’épée, sans que personne les poursuive; et vous ne pourrez pas tenir devant vos ennemis; 38 et vous périrez parmi les nations, et le pays de vos ennemis vous dévorera. 39 Et ceux qui demeureront de reste d’entre vous, se consumeront dans leur iniquité, dans les pays de vos ennemis; et ils se consumeront, dans les iniquités de leurs pères, avec eux.
40 Et ils confesseront leur iniquité et l’iniquité de leurs pères, selon leurs infidélités par lesquelles ils ont été infidèles envers moi, et aussi comment ils ont marché en opposition avec moi, 41 en sorte que moi aussi, j’ai marché en opposition avec eux, et que je les ai amenés dans le pays de leurs ennemis. Si alors leur cœur incirconcis s’humilie et qu’alors ils acceptent la punition de leur iniquité, 42 je me souviendrai de mon alliance avec Jacob, et aussi de mon alliance avec Isaac, et je me souviendrai aussi de mon alliance avec Abraham, et je me souviendrai de la terre: 43 la terre aura été abandonnée par eux, et elle aura joui de ses sabbats, dans sa désolation, eux n’y étant plus; et ils accepteront la punition de leur iniquité, parce que…, oui, parce qu’ils ont méprisé mes ordonnances, et que leurs âmes ont eu en horreur mes statuts. 44 Même alors, quand ils seront dans le pays de leurs ennemis, je ne les mépriserai pas et je ne les aurai pas en horreur pour en finir avec eux, pour rompre mon alliance avec eux; 45 car moi, je suis l’Éternel, leur Dieu; et je me souviendrai en leur faveur de l’alliance faite avec leurs ancêtres, lesquels j’ai fait sortir du pays d’Égypte, sous les yeux des nations, pour être leur Dieu. Moi, je suis l’Éternel.
46 Ce sont là les statuts et les ordonnances, et les lois que l’Éternel établit entre lui et les fils d’Israël, sur la montagne de Sinaï, par Moïse.
/ v. 5: voir Deut. 25:4. / v. 13: ailleurs: serviteurs. / v. 25: ou: retirés. /v. 30: ou: idoles de fiente. / v. 34: ici, avec le sens de: satisfera à ce qui a manqué à.

Commentaires du chapitre 26

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu

Chapitres 17 à 27 : la sainteté pratique

Chapitre 26 :obéissance et désobéissance

 

Obéissance rime avec bénédictions. Et pour la désobéissance, on pense au gouvernement moral de Dieu avec les conséquences qui s’ensuivent. La fin de Deut. 29 et Deut. 30 traitait était aussi en rapport avec le gouvernement divin.


Revenons à Lévitique 27. C’est un chapitre qui demande peu d’explications. Ainsi, Il renferme le récit solennel et touchant des bénédictions attachées à l’obéissance d’un côté, et des conséquences terribles de la désobéissance de l’autre côté. Si Israël avait marché dans l’obéissance, il aurait été invincible. Les v. 6 à 13 en donnent un beau tableau. Leur force reposait dans une marcher avec Dieu dans un esprit de dépendance et d’obéissance. Tant qu’ils marchaient de la sorte, il y avait autour d’eux une muraille de feu pour les garantir contre tout ennemi et tout danger.

 


Versets 14 à 33 : s’agissant des conséquences de la désobéissance du peuple, le tableau est totalement différent. Israël manqua à tous égards. Cela malgré la peinture qui ressort de ces versets, une peinture solennelle et effrayante mise devant leurs yeux. Ils abandonnèrent l’Éternel et servirent d’autres dieux et amenèrent ainsi sur eux-mêmes les terribles jugements dont ils avaient été menacés. La seule lecture nous fait frissonner. Ces jugements, en 2014, sont encore exécutés. Dispersés, consumés, pillés, exilés, ils sont les monuments de l’inflexible justice des vérités de l’Éternel. En cela le peuple d’Israël donne une grave leçon à toutes les nations sur le gouvernement moral de Dieu. Ce chapitre est ainsi comme un rapport sur le gouvernement divin. Cependant, l’Éternel a le droit souverain d’agir un patience, en longanimité, en miséricorde; il le fait comme v. 40 à 45 le démontrent.

L’exercice de ces attributs de patience, etc, en connexion avec son trône de gouvernement, ne doivent jamais être confondus avec les actes sans condition de la grâce pure et absolue. L’histoire des juges et des rois présentent maints exemples de l’exercice de ce droit souverain dans les attributs bénis du gouvernement divin. Mais après avoir envoyé libérateur après libérateur, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espoir, l’Éternel, du fait de l’honneur exigé par son trône, a du expulser du pays ceux qui étaient totalement indignes de l’occuper. C’est son gouvernement. Mais bientôt Israël en entier sera au bénéfice de la possession de la terre de Canaan, en vertu de la grâce immuable et ineffable, grâce exercée en justice divine par le sang de la croix, cette grâce qui n’est pas fondée sur une loi, sur des institutions, mais par le règne, par la justice, par Jésus Christ notre Seigneur. Ils seront sauvés par l’Éternel d’un salut éternel.


Puissent de tels portions imprimer en nous, par l’Esprit de Dieu, une intelligence plus vaste de la vérité divine. Soyons doués d’une plus grande capacité des choses qui diffèrent afin de bien exposer la parole de vérité.

Chapitre 27 – texte biblique


1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant: 2 Parle aux fils d’Israël, et dis-leur: Si quelqu’un a mis à part quoi que ce soit par un vœu, les  personnes seront à l’Éternel selon ton estimation. Et ton estimation d’un mâle depuis l’âge de vingt ans jusqu’à l’âge de soixante ans, ton estimation sera de cinquante sicles d’argent, selon le sicle du sanctuaire; 4 et si c’est une femme, ton estimation sera de trente sicles. 5 Et si c’est un mâle depuis l’âge de cinq ans jusqu’à l’âge de vingt ans, ton estimation sera de vingt sicles, et pour une femme, de dix sicles; 6 et si c’est un mâle depuis l’âge d’un mois jusqu’à l’âge de cinq ans, ton estimation sera de cinq sicles d’argent, et ton estimation d’une fille sera de trois sicles d’argent. Et si c’est un mâle de l’âge de soixante ans et au-dessus, ton estimation sera de quinze sicles, et pour une femme, de dix sicles. 8 Et s’il est plus pauvre que ton estimation, on le fera se tenir devant le sacrificateur, et le sacrificateur en fera l’estimation: le sacrificateur en fera l’estimation à raison de ce que peut atteindre la main de celui qui a fait le vœu.
9
Et si c’est une des bêtes qu’on présente en offrande à l’Éternel, tout ce qu’on donnera à l’Éternel sera saint. 10 On ne la changera pas, et on ne la remplacera pas par une autre, une bonne par une mauvaise, ou une mauvaise par une bonne; et si l’on remplace, en quelque manière que ce soit, une bête par une autre, celle-ci et celle qui la remplacera seront saintes. 11 Et si c’est quelque bête impure qu’on ne peut présenter en offrande à l’Éternel, on placera la bête devant le sacrificateur, 12 et le sacrificateur en fera l’estimation, selon qu’elle sera bonne ou mauvaise; il en sera selon ton estimation, sacrificateur! 13 Et si on veut la racheter, alors on ajoutera un cinquième à ton estimation. 
14
Et quand quelqu’un sanctifiera sa maison pour qu’elle soit sainte, [consacrée] à l’Éternel, le sacrificateur en fera l’estimation, selon
qu’elle sera bonne ou mauvaise; on s’en tiendra à l’estimation que le sacrificateur en fera. 15 Et si celui qui l’a sanctifiée rachète sa maison, il ajoutera le cinquième de l’argent de ton estimation par-dessus, et elle lui appartiendra.
16
Et si quelqu’un sanctifie à l’Éternel une partie du champ de sa possession, ton estimation sera à raison de ce qu’on peut y semer*:
le khomer** de semence d’orge à cinquante sicles d’argent. 17 S’il sanctifie son champ dès l’année du Jubilé, on s’en tiendra à ton estimation. 18 Et si c’est après le Jubilé qu’il sanctifie son champ, le sacrificateur lui comptera l’argent à raison des années qui restent jusqu’à l’année du Jubilé, et il sera fait une réduction sur ton estimation. 19 Et si celui qui a sanctifié le champ veut le racheter, il ajoutera le cinquième de l’argent de ton estimation par-dessus, et il lui restera. 20 Et s’il ne rachète pas le champ ou qu’il vende le champ à un autre homme, il ne pourra plus être racheté. 21 Et le champ, en étant libéré au Jubilé, sera saint, [consacré] à l’Éternel, comme un champ voué; la possession en sera au sacrificateur.
22
Et s’il sanctifie à l’Éternel un champ qu’il ait acheté, qui ne soit pas des champs de sa possession, 23 le sacrificateur lui comptera le montant de ton estimation jusqu’à l’année du Jubilé, et il donnera, ce jour-là, le montant de ton estimation, comme une chose sainte [consacrée] à l’Éternel; 24 dans l’année du Jubilé, le champ retournera à celui de qui il l’avait acheté et à qui appartenait la possession de la terre.
25
Et toute estimation que tu auras faite sera selon le sicle du sanctuaire: le sicle sera de vingt guéras.
26
Seulement, le premier-né d’entre les bêtes, qui est offert comme prémices à l’Éternel, nul ne pourra le sanctifier: si c’est un bœuf ou un agneau*, il est à l’Éternel. 27 Et s’il est des bêtes impures, on le rachètera selon ton estimation, et on ajoutera un cinquième par-dessus; et si on ne le rachète pas, il sera vendu selon ton estimation. 28 Seulement, aucune chose vouée que quelqu’un aura vouée à l’Éternel, de tout ce qu’il a, soit homme, ou bête, ou champ de sa possession, ne se vendra ni ne se rachètera: toute chose vouée sera très-sainte, [consacrée] à l’Éternel. 29 Quiconque d’entre les hommes est voué [à Dieu] ne pourra être racheté: il sera certainement mis à mort.
30
Et toute dîme de la terre, de la semence de la terre, du fruit des arbres, est à l’Éternel: c’est une chose sainte [consacrée] à l’Éternel. 31 Et si quelqu’un veut racheter quelque chose de sa dîme, il y ajoutera un cinquième par-dessus. 32 Quant à toute dîme du gros et du menu bétail, de tout ce qui passe sous la verge, la dîme sera sainte, [consacrée] à l’Éternel. 33 On ne distinguera pas entre le bon et le mauvais, et on ne le changera pas; et si on le change, la bête changée et celle qui la remplace seront saintes, elles ne seront pas rachetées.
34
Ce sont là les commandements que l’Éternel commanda à Moïse pour les fils d’Israël, sur la montagne de Sinaï*.

/ v. 16*: litt.: de sa semence. / v. 16**: dix éphas; voir Éz. 45:11. / v. 26: ou: chevreau. / v. 34: date: A.C. 1490.

 


 

Commentaires du chapitre 27

 

Deuxième partie: chapitres 11 à 27: comment vivre avec Dieu

Chapitres 17 à 27 : la sainteté pratique

Chapitre 27 :vœux et choses sanctifiées

 

Ce chapitre pourrait s’intituler : le vœu. Les premiers versets démontrent ce titre. En Ex. 30, 15, en relation avec l’argent de la propitiation: «le riche n’augmentera pas et le pauvre ne diminuera pas le demi sicle». Ce passage de l’Exode indique que tous, riches ou pauvres, etc, une fois sauvées par le sang de Jésus, ont tous le même titre. Tous ont ainsi besoin du sang pour être sauvées par la propitiation offerte.

Toutefois cela est différent avec la capacité de rendre culte. Si le titre est le même pour tous, la capacité diffère pour chacun. Le sang de Jésus ouvre la porte; le Saint Esprit nous conduit dans la maison. Le sang de Jésus ouvre l’écrin; le Saint Esprit en déploie le précieux contenu. Le sang de Jésus donne l’écrin; le Saint Esprit nous donne la capacité d’y voir les rares et précieux joyaux. Cette capacité d’apprécier, de rendre culte, se trouve figurée dans Lév. 27. C’est pourquoi l’on y trouve une échelle d’estimation selon l’âge. Moïse, représentant des droits de Dieu, est appelé à estimer, dans chaque cas, selon la règle du sanctuaire. Un homme, entreprenant de faire un vœu, doit être éprouvé par la mesure de la justice. Dans ce chapitre et pour chacun, il est uniquement question de moyen, de capacité ou de valeur. Moïse avait une certaine mesure qu’il ne pouvait pas abaisser. Il ne pouvait pas s’écarter d’une certaine règle. Si quelqu’un pouvait y atteindre, c’était bien. Dans le cas contraire, il devait prendre sa place en conséquence. Il y a
des personnes qui ne peuvent pas atteindre à la hauteur des droits exprimés par le représentant de la justice divine. Que faut-il faire? La réponse est consolante, c’est le v. 8. Ce verset enseigne, en d’autres termes, que si c’est une question d’efforts de la part de l’homme pour satisfaire aux exigences de la justice, il doit alors il y satisfaire. Mais si l’homme se sent incapable de satisfaire ces exigences, il faut qu’il recourt à la grâce qui le recevra tel qu’il est. Moïse
représente cette justice et le sacrificateur dispense des ressources de la grâce divine
. L’homme pauvre, incapable de se tenir devant Moïse, tombait dans les bras du sacrificateur. Il en est toujours ainsi. Si nous ne pouvons pas bêcher la terre, nous pouvons, en quelque sorte, mendier. Quand nous prenons cette place de mendiant, il ne s’agit plus de ce que nous sommes capables de gagner, mais de ce que Dieu veut bien donner. Cette grâce couronnera l’œuvre de Christ pendant l’éternité. Nous sommes heureux d’être les débiteurs de la grâce. Nous sommes heureux de recevoir quand Dieu est glorifié en donnant. Quand il s’agit de l’homme, il vaut mieux bêcher la terre que mendier. Mais lorsqu’il s’agit de Dieu, c’est le contraire.


Ce chapitre entier, très lié aux deux précédents, se rapporte spécialement à Israël. Les Israélites, qui avaient fait un vœu au pied de la montagne d’Horeb, furent incapables de répondre aux exigences de la loi. Ils n’étaient pas à la hauteur estimée mais ils participeront toutefois, malgré leur pauvreté, aux riches provisions de la grâce divine et cela en ayant appris leur totale incapacité de bêcher la terre et n’auront pas honte de mendier (cf Luc 16, 3). Ils constateront alors l’immense bonheur d’avoir à faire avec la grâce souveraine de l’Éternel. Il est bon d’être pauvre quand nos regards sondent les richesses inépuisables de la grâce divine. Cette grâce ne laisse jamais personne s’en aller à vide et ne dit jamais à quelqu’un qu’il est trop pauvre. Elle peut répondre au plus grand besoin de l’homme. En répondant à ces besoins, la grâce est glorifiée (cf Jean 1, 17). Cela est vrai pour chacun, pour tout pécheur, et cela est vrai relativement à Israël. La grâce est la grande et unique ressource de tous. C’est la base de notre salut, la base d’une vie de piété pratique, la base de ces espérances impérissables qui nous encourage au milieu des épreuves et des luttes dans ce monde de péché. Nourrissons un sentiment plus profond de la grâce, un désir plus ardent de la gloire.

Autres commentaires sur le livre du Lévitique

Son auteur, sa date

Moïse recevait les communications de l’Éternel. Des paroles d’introduction comme «L’Éternel appela Moïse, et lui parla, de la tente d’assignation» reviennent près de quarante fois dans ce livre. Moïse est donc l’auteur de ce livre et le Seigneur Jésus en donne la confirmation dans Matt. 8, 4: «Et Jésus lui dit: Prends garde de ne le dire à personne; mais va, montre-toi au sacrificateur et offre le don que Moïse a ordonné, pour qu’il leur serve de témoignage.» (cf Lév. 13, 49 et 14, 2-32). Quant à sa date, elle se situe au plus tôt en 1490 A.C. (cf note du ch 27, 34 version JND).

Son but

C’est le « livre des Lévites » (Leviticus). C’est le livre qui présente les principes pour s’approcher de Dieu. L’Éternel parle ainsi depuis la tente d’assignation qui est un lieu de rendez-vous. C’est un lieu de communion. S’approcher, avoir communion, est le but principal de ce livre. Les chapitres 1 à 7 présentent ainsi les sacrifices que le peuple d’Israël devait offrir à Dieu. Les chapitres 8 à 10 renseignent sur la consécration des sacrificateurs qui sont les médiateurs de cette communion. Le chapitre 16 est en fait le cœur du livre et l’épître aux Hébreux, notamment les ch. 9 et 10 en sont un commentaire pour montrer que ce jour parle de l’offrande de Christ faite une fois pour toutes. Les chapitres suivants donnent quelques ordonnances en rapport avec la pureté du peuple. Le chapitre 23 contient les sept fêtes à l’Éternel. Puis il y a des prescriptions en rapport avec le tabernacle, l’application de lois pénales, l’année sabbatique et le jubilé (ch. 24 à 26) avec des significations prophétiques. Le livre se termine par une sorte d’appendice relatif aux vœux et aux choses sanctifiées à l’Éternel.

Une analyse succincte de chaque chapitre est indiquée au début des commentaires propres à chacun d’eux.

Particularités

Les « offrandes », de différentes sortes, indiquent que pour Dieu, le sang d’une victime, signe du don de la vie, est le seul chemin pour l’expiation des péchés commis (Lév. 17, 11). Les sacrifices remplissaient par conséquent un grand rôle dans la vie du peuple. Dieu, bien avant, avait déjà montré plus d’une fois ce qui était nécessaire pour couvrir les effets du péché. Ainsi, une bête devait être offerte pour qu’Adam et Ève soient revêtus de vêtements de peau et que leur nudité soit couverte. Remarquons deux sortes d’offrandes. D’une part celles qui se répètent à date fixe qui évoquent de différents aspects de l’œuvre de Christ à la croix. Ainsi la Pâque, ainsi le grand jour des propitiations. D’autre part, tout Israélite pouvait présenter des sacrifices de différents caractères (ch. 1 à 3: l’holocauste, l’offrande de gâteau, le sacrifice de prospérités) soit comme offrande volontaire. Lorsqu’un péché était commis, il s’agissait de présenter un sacrifice pour le péché ou pour le délit (ch. 4 et 5). Il y a différents degrés dans la manière d’offrir ces sacrifices. Nous y avons une image de l’appréciation personnelle du sacrifice de Christ. Il en va de même pour les chrétiens mais dans tous les cas, ces sacrifices sont agréables à Dieu qu’en vertu du sacrifice de Christ (1 Pi. 2, 5, etc).

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