Première épître de Pierre. 60ème livre de la Bible et 21ème du Nouveau Testament.

 

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Pour la lecture du texte biblique,  vous pouvez accéder à ce lien : Bible version JND
(du site “Bibliquest” faisant partie des sites recommandés par Tharsei).
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 Quelques commentaires sur les chapitres de cette épître :

un # deux  #  trois  # quatre # cinq # et  Autres remarques générales



Commentaires sur le chapitre 1
Versets 1 et 2 :   salutation
Versets 3 à 25 :  les bénédictions et les privilèges des élus de Dieu

Versets 1 à 12 : dans les épîtres de Pierre les croyants sont considérés comme ayant à marcher vers le ciel (le but à atteindre). 

Dans l’épître aux Hébreux, nous savons que les croyants dispersés dans la Turquie avaient été chassés de Jérusalem par la persécution. Ils avaient accepté avec joie l’enlèvement de leurs biens. Ces Juifs chrétiens avaient besoin d’être encouragés dans l’épreuve qui était la leur. Et nous avons bien besoin aujourd’hui d’être encouragés par l’Esprit de Dieu, par sa Parole. Nous aussi, nous séjournons parmi les nations. Nous sommes forains et étrangers. Que le Seigneur nous accorde la grâce de réaliser que nous sommes de passage ici-bas! Les circonstances par lesquelles nous passons, nous le rappelle constamment.

Mais quelle grâce; ces bien-aimés étaient des élus. Pierre s’adressait à des élus, selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ. Nous avons la même pensée dans Eph. 1. Nous ne pouvons saisir ces choses que par la foi. La foi est l’assurance des choses que l’on ne voit pas.

Si nous sommes des élus, nous avons une responsabilité dans la marche chrétienne.

La Trinité divine est mentionnée. Le Seigneur Jésus a révélé cette Trinité. C’est Lui-même qui nous a parlé de son Père: «Le Père lui-même vous aime». Nous sommes les objets de la grâce de la Trinité divine. Nous avons le bon Berger et l’Esprit Saint. Le Seigneur nous dit: «Il prendra les choses qui sont à moi, pour vous les communiquer». Nous avons besoin de cette grâce du Seigneur. Combien de fois nous pourrions être découragés, combien de fois nous nous posons cette question: «pourquoi». Même si nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, ne sommes-nous pas ici pour nous encourager par la foi qui est en chacun de nous.

L’apôtre Pierre peut mentionner: «Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, etc»
(v. 3). Ce Père est maintenant notre Père. Jésus l’a dit: «Le Père Lui-même vous aime». Nous sommes appelés «enfants de Dieu». Combien il est précieux de savoir que dans l’évangile de Jean, le Père est cité une centaine de fois. Toujours dans le v. 3: «…régénérés pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ, d’entre les morts». Nous étions morts. «Régénérer»: c’est-à-dire redonner la vie pour une espérance vivante etc…. Christ est ressuscité et par Lui nous avons la vie éternelle. Un but nous est fixé et nous marchons vers ce but.

Dans les Éphésiens nous sommes assis.

Dans les Hébreux les choses passées n’étaient que des figures et des ombres. Maintenant qu’ils connaissent le Seigneur, se sont des réalités divines, qui ne changeront pas.

Régénérés pour un héritage incorruptible.

Canaan était un pays ruisselant de lait et de miel. Pourquoi alors les épreuves, les famines? A cause de la désobéissance du peuple. Mais quelle grâce d’avoir «un héritage incorruptible, sans
souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour nous, qui sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé aux derniers temps». Ce que l’Esprit de Dieu nous révèle ici est de nature à nous encourager, sachant que nous avons un but à atteindre. Ce but est sûr et certain. Mais c’est une grâce. Cela ne dépend pas de nous. C’est en
vertu de l’œuvre du Seigneur Jésus.

«Conservé pour vous»: Il nous a préparé une place. Il l’a dit. Quelle espérance et quelle consolation nous avons dans sa Parole. «Pour vous qui êtes gardés, par la puissance de Dieu, par la foi, …» v. 5 et suivants.

Il est question de plusieurs saluts dans la Parole:

        le salut initial, pour croire au Seigneur Jésus

        le salut pour les délivrances, dans le chemin, en tant que chrétiens

        le salut final, ici, pour être enlevés pour être toujours avec Christ. Cela est de beaucoup
meilleur.

 

Nous attendons le Seigneur qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire. Nous sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi. Nous sommes appelés à nous réjouir, comme dans les Philippiens, Paul dit : «même dans les persécutions». Il y a bien de quoi nous réjouir d’avoir cette espérance vivante, d’avoir un héritage dans le ciel.

Ces chrétiens étaient affligés, pour un peu de temps, par diverses tentations, si cela était nécessaire, afin que l’épreuve de leur foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt… soit trouvée tournée à louanges et à gloire et à honneur dans la révélation de Jésus Christ (si cela est nécessaire).

Nous avons aussi dans les Corinthiens (2 Cor. 4, 17) quelque chose de semblable. Les épreuves ne sont que pour un temps. La légère tribulation n’est que pour un temps comparée à la gloire éternelle.

Ces tentations ne sont pas pour la chair, mais ce sont des épreuves pour notre foi. Le Seigneur éprouve notre foi, si cela est nécessaire. Il sait si bien ce qu’il me faut. Cette épreuve est plus précieuse que celle de l’or, qui périt et qui toutefois est éprouvée par le feu…

C’est là le fruit de l’épreuve, bien-aimés. Cette révélation se passera au tribunal de Christ. Nous saurons, alors, pourquoi ces choses nous sont arrivées.

V. 8 : nous n’avons jamais vu le Seigneur. Si les disciples l’ont vu, avant sa mort, ils n’avaient pas les relations dans lesquelles ils ont été avec Lui après sa mort. Le Seigneur leur a dit: «Il vous est avantageux que je m’en aille». Nous sommes dans la même position que les disciples, à ce moment-là.

Quelle précieuse vérité de savoir que si le Seigneur est remonté au ciel, nous avons une personne de la Trinité qui habite en nous (le Saint-Esprit). Jamais cela n’avait été le cas. Jamais une personne de la Trinité n’avait habité en eux. Quel bonheur pour nous de savoir ces choses!

«Croyant en Lui, quoique maintenant vous ne le voyez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, recevant la fin de votre foi, le salut des âmes». Nous ne voyons pas le Seigneur, mais nous pouvons chanter, par la foi: «Nous te contemplons dans la gloire, ô cher Sauveur».

V. 10 : les prophètes se sont informés et enquis avec soin, recherchant quel temps et quelle sorte de temps l’Esprit de Christ, qui était en eux, indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances de Christ et des gloires qui suivraient….»

Nous avons là un exemple à imiter. Ces prophètes se sont informés et enquis, par la Parole (l’Ancien Testament) par les révélations qu’ils avaient de Dieu. Puissions-nous aussi avoir à cœur de nous enquérir, comme eux, avec soin, des choses qui concernent notre salut et notre espérance. L’Esprit de Dieu indiquait déjà les souffrances qui devaient être la part de Christ et surtout des gloires qui suivraient! Ces rachetés hébreux seront avec nous dans la gloire et avec Christ; ce sera beaucoup meilleur que dans le règne de mille ans sur la terre. Les prophètes ont compris que ce n’était pas pour eux que ces choses étaient annoncées mais pour nous … ces choses dans lesquelles des anges désirent de regarder de près. Ces créatures célestes, qui ont accompagné le Seigneur au désert, à Gethsémané. Ils ont vu leur Créateur mourir. Cela me fait penser à un passage d’Eph. 3, 10: «Afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l’assemblée, selon le propos des siècles, lequel il a établi dans le Christ Jésus notre Seigneur». La sagesse si diverse de Dieu est maintenant manifestée par l’Assemblée.

Quelle position est la nôtre! Que ceci nous encourage dans les épreuves que nous traversons. Fixons les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui bientôt nous introduira dans la gloire.

Versets 13 et suivants : à partir du v. 13, ce sont des enseignements pratiques faisant suite aux pensées des versets précédents. Ainsi, cette section commence par l’expression « c’est pourquoi ». La marche, le combat et la sacrificature sont en vue. L’entendement (v. 13) ou «  la source de nos pensées ». Au v. 14, les Juifs convertis ont une vie nouvelle. Il leur faut donc de nouvelles pensées en relation avec leur nouvelle vie. Puis, v. 15, suivent des exhortations en relation avec la sainteté pratique. Et, de nouveau, le v. 16 porte les regards sur le parfait modèle.
Ces versets donnent donc des exhortations qui découlent des vérités proclamées dans les v. 1 à 12. Toutes les exhortations de ce chapitre ne sont pas autre chose que l’exposé de l’obéissance, de la marche et de la conduite de Christ (cf v. 2 et 15). Par conséquent, tout croyant est exhorté à
imiter ce que fut Christ dans un tel chemin. Dans ce chemin, les souffrances de Christ sont bien mises en évidence dans cette épître ainsi que les gloires qui ont suivies. Ceci engage le croyant dans les mêmes souffrances mais avec l’espérance de la gloire à venir. La conduite qu’il faut suivre est indiquée dans les v. 17 à 19. Non seulement nous avons à rendre compte à Christ comme celui qui nous a appelés mais aussi à Dieu que nous invoquons comme Père. Dieu ne fait aucune acception de personnes (v. 17). Il apprécie toutes choses sans aucune partialité envers ses enfants. Tels sont les principes du gouvernement de Dieu à l’égard de tous les hommes. Dieu, tout en étant Père, veut être craint pendant le temps de notre séjournement ici-bas. Il y a un là un second motif de notre conduite  en ce que nous avons été rachetés par le sang précieux de Christ (v. 19). À la base de notre rachat, il y a donc le sang de Christ. Autrefois, pour le rachat de l’Israélite, il fallait des éléments corruptibles … de l’argent, de l’or, d’autres offrandes. Mais maintenant, il y a le sang précieux de Christ. La figure se trouvait jadis dans l’agneau pascal. Cet agneau (v. 20 et 21) était en vue bien avant le rachat d’Égypte. Il était préconnu « avant la fondation du monde ». Les chrétiens sortis du judaïsme étaient aussi élus selon la préconnaissance de Dieu (selon v. 2). Quelle chose merveilleuse d’être les objets des conseils éternels de Dieu et cela aussi complètement que le Sauveur lui-même. Ces versets sont avant tout pour les croyants Juifs en contraste avec leur état passé. Pierre part de la résurrection de Christ et de la gloire que Dieu lui a donnée. Ce passage porte aussi nos regards sur le fait que nous sommes ressuscités avec Christ. Eux, c’est-à-dire les croyants Juifs, ayant un Christ céleste, comme objet de foi et d’espérance, sont tenus de marcher ici-bas comme lui a marché. Puis (v. 22 à 25) il ressort donc que ces chrétiens doivent être caractérisés par la même marche que Christ a eu ici-bas. La vérité, la pensée de Dieu, a des droits absolus sur nos cœurs. Étant défait de toute souillure ici-bas, nous pouvons réaliser cet amour qui est le caractère de Dieu. Nous pouvons le réaliser en portant notre affection sur nos frères, sur ceux que Dieu aime. Cette affection doit être réelle, sans hypocrisie, c’est-à-dire ne se donnant pas des apparences qui ne
correspondent pas à la réalité. Cette affection a de l’ardeur et part de cœurs dans lesquels la souillure n’a pas de place. Dans le v. 23, il y a la différence entre la position actuelle de ces Juifs d’avec leur position passée. Il s’agit de la nouvelle naissance produite par une nouvelle semence en contraste avec celle du v. 24, … par la parole de Dieu (v. 25).

En terminant ce chapitre, il ressort que, dès le début de cette épître, l’esprit met l’accent sur un caractère éminemment pratique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Versets 01 – 10 :   les bénédictions et les privilèges des élus de Dieu

Versets 11 – 25 :  relations des croyants en tant qu’étrangers dans le monde

Versets 1 à 10 : la grâce de Dieu, comme vu au ch. 1, a été mise en évidence en ceux qui avaient goûté que le Seigneur est bon. Sept caractères de ceux qui goûtent une telle grâce sont relevés. à au v. 5. 1) des pierres vivantes; 2) une maison spirituelle; 3) une sainte sacrificature; et au v. 9 à 4) une race élue, 5) une sacrificature royale, 6) une nation sainte; 7) un peuple acquis. La bonté du Seigneur fut goûtée. Ces croyants sont membres du peuple nouveau et sont amenés dans la lumière par la merveilleuse grâce de Dieu.

Versets 4 à 8 : il y a une nouvelle fonction enseignée par l’apôtre à l’égard de ces chrétiens sortis du judaïsme pour appartenir à Christ et à son salut. Ils avaient ici-bas une place par rapport à Christ et à la maison de Dieu. À propos du v. 8, remarquons que toutes les objections actuelles à l’autorité des Écritures doivent être cherchées dans l’esprit de désobéissance qui ne veut pas se soumettre à Dieu et qui en portera les éternelles conséquences.

Puis, dès le v. 11, une suite d’exhortations pratiques est présentée. Ces exhortations se poursuivront jusqu’à la fin de l’épître. « Forains et étrangers » (v. 11). Un forain représente une personne sans demeure fixe. Comme étranger, le forain n’appartient pas à cette terre, à ce monde. Ils imitent en quelque sorte les pères (cf, par exemple, Héb. 7, 13). En Éph. 2, 19, nous ne sommes plus étrangers ni forains car nous sommes, nous les croyants, considérés comme étant dans notre patrie céleste. Les croyants sont concitoyens des cieux. Dans 1 Pierre, les croyants sont donc forains et étrangers et sont exhortés à marcher comme tels. L’expression « bien-aimés » (v. 11) est là pour toucher notre cœur, donc notre conscience. Nous sommes appelés de cette manière lorsque quelque chose d’important est introduit et ceci par tous les apôtres. C’est un terme très doux, le plus doux. « Faire la guerre à l’âme » (v. 11) est une expression très forte. Ne prenons pas soin de la chair car les dangers auxquels nous sommes exposés sont très grands. La Parole utilise ainsi des termes percutants pour nous exhorter. L’exhortation contient aussi un côté positif (v. 12). Il en ressort qu’avant le combat, il faut le comportement. Une conduite honnête parmi les nations est nécessaire … au milieu d’un monde qui cherche à dire du mal des chrétiens, à médire. Pourtant, pour Dieu, ce sont de bonnes œuvres que font les chrétiens. La foi, l’amour, l’espérance sont les trois vertus cardinales du chrétien. Pierre n’a pas oublié les termes du Seigneur lui-même. Par exemple, Matt. 5, 16 : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, en sorte qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux ». Au sujet du « jour de la visitation » (v. 12), comment le placer : en rapport avec le jugement ou avec la grâce ? En considérant les autres passages qui mentionnent ce jour, les deux côtés sont en vue donc parfois le jugement et parfois la grâce. Ici (v. 12), il semble que l’on peut y voir l’un et l’autre. Au ch. 45, on verra que ce terme est en rapport avec le jugement. Les v. 11 et 12 sont là pour encourager les croyants juifs à avoir une bonne conduite parmi les nations où ils se trouvent. L’on découvre aussi que, malgré les bonnes œuvres, la calomnie ne manquera pas. Le « jour de la visitation » démontrera ce qu’il en est. N’en est-il pas de même aujourd’hui ? Est-ce que les chrétiens fidèles ne sont-ils pas calomniés par des chrétiens qui sont aussi sous la grâce ? Et bien, l’on sait qu’il arrivera un jour où ces accusateurs, visités eux-mêmes en grâce par le Seigneur, rendront gloire à Dieu en se souvenant des bonnes œuvres qui avaient éclatées devant leurs yeux par la conduite de ces fidèles témoins qu’ils avaient méchamment calomniés. Ces versets (11 et 12) sont aussi là pour rappeler aux chrétiens qu’ils sont des étrangers aux habitudes des nations. Dans le cas particulier, ces chrétiens juifs devaient aussi rejeter leur ancien ordre de choses détaillé dans le v. 1

Dès le v. 13, et jusqu’à la fin du chapitre 3, se trouve le sujet très important de la soumission. Il faut être soumis pour l’amour du Seigneur (v. 13) puis il y a un encouragement à respecter cette soumission (ch. 3, 22). Par ces passages (cf aussi Prov. 24, 21 ; Rom. 13, 1++) il en ressort que la contestation aux autorités est d’origine satanique. Le croyant est manifesté dans sa famille, dans l’assemblée et dans le monde. Qu’en est-il de notre position dans tous ces lieux (cf notre parfait modèle selon Act. 10, 38) ? Pour ceux qui sont tentés de désobéir, par exemple, à l’autorité, sachons que c’est contraire à la Parole de Dieu. Pensons aussi à ceux qui se trouvent dans des pays dans lesquels l’autorité est opposée à la Parole de Dieu ! … que le Seigneur les garde et les guide afin que leur témoignage soit à sa gloire dans les circonstances tragiques qui sont leur part en relation avec leur soumission aux autorités. Le rayon d’action commandé par les autorités concerne les choses de la terre. Les choses célestes dépassent leur action. C’est là la ligne de démarcation lorsqu’il est enseigné qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Nous avions vu (v. 12) l’enseignement de l’apôtre en relation avec l’obéissance chrétienne dont l’aliment se trouve dans la Parole de Dieu. C’est cette Parole que tout chrétien doit désirer. La nouvelle naissance est le début normal de la croissance (comme vu au début du chapitre). Il n’est pas question, comme en Héb. 5, 11-12, 14 et 6, 1, de ce qu’ils étaient devenus, ayant rétrogradés au lieu d’avancer vers l’état d’hommes faits. La Parole de Dieu contient tout l’ensemble de la vérité et permet ainsi de croître à salut (ch. 1, 9). 

Versets 13 à 17 : il n’en demeure pas moins vrai qu’il faut être soumis à tout ordre humain, établi de Dieu, pour l’amour du Seigneur. Ils doivent être soumis au roi qui a la suprême dignité de ce monde et la primauté sur tous … et être soumis au gouvernement, comme établi par l’autorité pour punir les méchants et louer ceux qui font le bien. Et si des autorités persécutent au lieu de louer, cela ne change rien à nos obligations envers Dieu. Il nous faut faire le bien pour fermer la bouche des hommes. Le Seigneur lui-même a éprouvé que leur caractère était dépourvu de sens en ne sachant pas distinguer entre le bien et le mal (cf Jean 18, 23). La soumission à l’autorité n’a rien à faire avec une lâcheté servile. Au contraire, nous sommes libres et nullement asservis aux hommes. Notre vie tout entière revient à l’obéissance de Christ qui est la règle absolue de la vie chrétienne dans cette épître. Notre attitude vis-à-vis des autorités se résume dans le fait d’honorer tous les hommes et non seulement ceux des nations, quand l’occasion est là. Il faut aussi aimer tous les frères (cf ch. 1, 22 et v. 17) et craindre Dieu en ayant cette attitude d’avoir le désir de toujours l’honorer. Enfin, il faut honorer le roi selon la dignité comme représentant de Dieu ici-bas. Après avoir traité de leur conduite personnelle parmi les nations (v. 11 et 12), et de leur conduite vis-à-vis des autorités (v. 13 à 17), il y a, dans les v. 18 à 25, leur conduite dans les relations domestiques.

Versets 18 à 25 : l’apôtre commence par les plus humbles. Ce sont les domestiques. Le tout est de glorifier Dieu en souffrant parfois mais en faisant toujours le bien. C’est là le chemin du Seigneur Jésus qui, par excellence, a souffert en faisant le bien. Ce sont des souffrances injustes (v. 19) mais en cela, c’est un sujet de gloire et de louange devant Dieu en commençant par les plus humbles. Les versets qui suivent (cf v. 21 à 24) présentent d’une manière particulière le caractère de Christ. C’est un encouragement pour ces humbles serviteurs qui voient Dieu . Les domestiques voient ainsi la main de Dieu et cela est d’autant plus important que des maîtres peuvent être fâcheux. C’est une grâce spéciale de supporter des afflictions par conscience envers Dieu lorsque ces souffrances sont injustes. Et bien Christ, obéissant, a souffert injustement et toute cette épître est empreinte de cela. La souffrance est liée à l’obéissance. À partir du v. 19, et jusqu’à la fin de l’épître, la souffrance revient 15 fois.


 

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Versets 01 à 12 : relations des croyants en tant qu’étrangers dans le monde

Versets 13 à 22 : consolation et espérance dans les souffrances pour Christ

Versets 1 à 12 : la conduite, comme cela ressort du v. 1, a une grande importance. La nature de l’union de ce verset n’est pas condamnée. De tels mariage sont généralement contractés lorsque deux conjoints étaient soit dans le paganisme, soit dans le judaïsme. Il en va tout autrement lorsqu’un mariage est contracté entre un croyant et un incrédule. Les enseignements sont alors tout différents. Dans ce verset premier, ces maris qui n’obéissent pas n’appartiennent pas au Seigneur. Un mari chrétien sait qu’il détient l’autorité de la part du Seigneur. Une telle autorité donne un cachet particulier à l’autorité maritale. Quant aux maris incroyants, ils peuvent aussi être gagnés sans bruit. C’est Dieu qui travaille. De nos jours (2017), l’on fait beaucoup de bruit mais qui est-ce qui travaille ?

À propos du témoignage, il faut aussi bien la conduite que la parole. Il ne faut pas annuler le témoignage par une mauvaise conduite. Pensons au bel exemple des Thessaloniciens. Il faut cette sainte crainte de déplaire dont il est question au v. 2. Et dans les v. 3 et 4, il y a donc cette parure intérieure si importante. La parure intérieure est indiquée en contraste avec ces choses corruptibles mentionnées dans ce passage. L’homme caché du cœur (v. 4) est « l’homme intérieur » renouvelé. L’exhortation de ces versets s’adresse à nous tous ! Cela a un très grand prix devant Dieu. Pour avoir cette parure, il ne faut pas seulement avoir cet esprit doux et paisible. Il faut un modèle, Celui du ch. 2, 21 (cf Matt. 11, 28-30). Ces passages évoquent la complémentarité de ces choses. En rapport avec cette parure intérieure, il faut une garde-robe appropriée, celle de Col. 3, 12 et suivants. Cette parure, ici cachée, sera manifestée après le tribunal de Christ. Au sujet de cette parure et des sœurs, des passages comme Romains 16 et Tite 2 donnent les noms de quelques sœurs ainsi parées. L’exemple de Sara est donc donné dans les v. 6 et 7. Qu’il y ait des Sara et des enfants de Sara pour faire le bien sans aucune frayeur !

Les v. 1 à 7 réfutent de plus en plus, au fil des années, toutes les choses que le monde attribue à la femme. Les trois grands principes du monde en évolution sont 1) le mépris du mariage puis 2) le mépris de l’autorité de l’homme et 3) le mépris de l’éducation des enfants.

Il est donc question (v. 7) des maris. La connaissance dont il est question a deux côtés. « Des vases plus faibles » … les maris doivent en tenir compte et prendre garde à leur attitude. L’autre côté de la connaissance, c’est le côté spirituel. Nous sommes ensemble « héritiers de la grâce ». Là, il n’y a ni mari, ni femme. Nous avons les mêmes privilèges dans le Seigneur. L’épouse a les mêmes bénédictions
spirituelles que le mari. Les maris sont ainsi portés à donner tout honneur à leurs épouses. Par ailleurs, lorsqu’il est question d’héritage (v. 7, cf ch. 1, 4 ; 3, 9), il s’agit du même héritage mais considérés sous différents aspects. Le comportement requis dans le v. 7 a pour but que les prières ne soient pas interrompues. On ne peut pas prier « n’importe comment ». Il faut donc cultiver cet honneur du à la femme que Dieu nous a donné. La prière entre époux revêt une importance particulière. La solennité de ce verset est encore soulignée en Matt. 18, 19. Combien ces versets sont à propos lorsque deux jeunes désirent se marier selon le Seigneur ! Ces versets ont une répercussion sur la vie de l’assemblée. Le contenu du v. 7 exclut tout ce qui pourrait être d’humain. En Ex. 35, ce sont les femmes qui tissaient dans leur tente. Elles tissaient du poil de chèvres montrant ce qui doit nous séparer du monde. Les maris, comme les Guershonites, portaient ce qui se faisait dans les tentes. Ayons donc un cœur engagé pour le service divin. Ne suivons pas « de loin » ! Le fait d’être soumis est un caractère du témoignage chrétien. Le sujet de la soumission se poursuit jusqu’à la fin du chapitre. Au v. 8, sympathique ou sympathisant … dans ce même v., « fraternels » est plutôt l’aspect extérieur alors que « l’amour fraternel » est plutôt l’aspect intérieur auquel la vérité est indissoluble.

Dès le verset 8, les exhortations sont données à tous. Un déploiement complet de ce qui est requis du chrétien est là. Ce tableau est spécialement présenté dans les v. 8 et 9. Si nous sommes loin de réaliser ce que requiert un tel tableau, exhortons-nous l’un l’autre pour mieux refléter ces caractères en ayant le désir d’avoir la pensée qui a été dans le christ Jésus (cf Phil. 2, 5). Il faut que cette pensée soit « en nous ». Il y a ici un grand sujet de l’épître de Pierre, celui du gouvernement de Dieu qui apprécie ce qui est juste et qui désapprouve ce qui n’est pas selon lui. Par exemple, afin d’avoir un même sentiment, il faut réaliser la même pensée qui est donc celle du Seigneur. À propos du même sentiment, 1 Jean 1, 7 est à propos. Il s’agit d’être dans la lumière. Et prenons la parole pour nous-mêmes sans penser que seul notre prochain est concerné. « Soyez-tous » … nous sommes tous concernés ! Pour étayer ces exhortations, l’apôtre cite deux passages de l’ancien testament dans les v. 10 à 12 et dans les v. 13 à 15. Il s’agit du Ps. 34, 12 à 16 et d’És. 8, 12 et 13.

Il y a ainsi, dans les v. 10 à 12, trois grandes exhortations. 1) garder sa langue du mal. 2) se détourner du mal et faire le bien. 3) chercher la paix et la poursuivre. Le v. 16 du Ps. 34 est raccourci car la mémoire du chrétien n’est pas retranchée. La Parole de Dieu est parfaite. L’approbation du Seigneur pour le juste est au v. 12. Les exhortations sont en rapport avec le thème de l’épître. Elles se rapportent ainsi au gouvernement de Dieu et à l’héritage. Le gouvernement de Dieu s’exerce aussi bien sur le croyant que sur l’incrédule tout comme c’était le cas dans l’ancien testament. Soulignons aussi que la paix implique les droits du Seigneur.

Encore (v. 1 à 12)

ce chapitre contient le grand sujet de la soumission qui commence au ch. 2, 13. Il y était question des domestiques (ch. 2, 18). Au ch. 3, il est question des relations entre époux et épouse. L’état qui convient à l’épouse chrétienne est la soumission (v. 1). Trois choses lui sont demandées. 1) la soumission au mari. 2) la pureté de la conduite au v. 2 et 3) une parure selon descriptif dans les v. 3 et 4. Il s’agit d’une parure incorruptible, intérieure, c’est-à-dire l’homme caché du cœur, un esprit doux et paisible. Un tel esprit est la caractéristique de l’homme intérieur. L’ancien testament donnait déjà des exemples dont celui de Sara (v. 5 et 6). Ainsi, en imitant Sara, les épouses deviennent des « enfants de Sara » (v. 6 cf Tite 2, 3-4). Telles étaient les sœurs du temps de l’apôtre Pierre. Le dernier verset de ce chapitre indique la clé de toute soumission : … Jésus Christ, qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis. L’on comprend ainsi ce qui attire une sœur à être soumise à son mari. Ce v. 22 donne la mesure. En étant soumise à son mari, une épouse réalise la soumission au Seigneur lui-même, soumission que nous lui devons tous. Puissions-nous réaliser un tel esprit de soumission.

Versets 13 à 22 : si le v. 13 présente une sorte de principe, en étant les imitateurs de celui qui est bon, le v. 14 démontre que le méchant aime irriter celui qui est bon. Relevons que le méchant (v. 13) n’a aucun droit de faire du tort à celui qui est bon. Celui qui est lésé est encouragé (cf v. 14 et 15). Le Seigneur faisait déjà mention de tels encouragements dans les évangiles. En relation avec l’exhortation, être plein de bonté est nécessaire car sinon elle tourne en reproche. Là aussi, regardons au Seigneur dont la sympathie ressort avec ses oreilles qui sont tournées (v. 12). Il prend connaissance de tout. Quant au mot « crainte » (v. 15), n’y a-t-il pas un double aspect ? … et dans ce même verset « sanctifier le Seigneur dans nos cœurs » revient à lui dire tout ce qui n’est pas en ordre dans notre cœur ! Il faut prendre garde à ne pas salir la parfaite sainteté de Christ. Cette exhortation met en évidence notre responsabilité. Sanctifier le Seigneur, c’est séparer tout ce qui n’est pas compatible avec sa personne, tout ce qui ne l’honore pas. Dans ce passage des v. 13 à 22, le caractère absolu de Christ est au v. 18 : « le juste ». À l’inverse, « injuste » est notre caractère tout aussi absolu. À la fin du v. 20, l’on est sauvé à travers l’eau. C’est un type de la mort. La mort pour les uns et la vie pour les autres. Il y a dans ces versets (cf v. 21) une figure du baptême chrétien. Mais nous sommes sauvés à travers l’eau, c’est-à-dire à travers la mort de Christ et si l’arche s’est arrêtée sur le mont Ararat, « notre » arche s’est aussi arrêtée en haut. L’œuvre est parfaite. Le baptême signifie donc « la mort de Christ ». 


Encore (derniers versets du chapitre)

v. 17, 18 : il est donc clair que les croyants peuvent avoir à souffrir en faisant le bien; mais même alors, souvenons-nous que c’est “la volonté de Dieu”. La volonté malveillante des hommes peut occasionner la souffrance, mais c’est la volonté de Dieu qui la permet. Nous devrions nous attacher à rechercher la pensée de Dieu dans la souffrance, nous rappelant qu’il vaut mieux souffrir “en faisant le bien, qu’en faisant le mal”. Si nous faillissons et faisons le mal, plutôt que celui-ci soit ignoré, il est bien juste que nous en souffrions. Il n’y a cependant aucune excuse pour le chrétien qui fait le mal et doit en souffrir, “car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit”. Étant amenés à Dieu, justifiés de tous nos péchés, nous avons le privilège de vivre une vie nouvelle dans l’Esprit, et ainsi de faire le bien, même si parfois il peut nous arriver d’avoir à “souffrir en faisant le bien”.

Quand Christ est-il allé prêcher aux esprits qui sont en prison ? (1 Pierre 3:19, 20).

Notez premièrement qu’il est dit qu’il y est allé par l’Esprit. Nous pouvons comparer avec ces paroles un autre passage de la même épître qui parle de l’Esprit de Christ qui était dans les prophètes (chap. 1:10, 11). Dans le chapitre 3, il s’agit évidemment de l’Esprit de Christ qui était en Noé, et qui contestait avec l’homme incrédule et désobéissant pendant que Noé construisait l’arche. Il n’est question dans le passage que des hommes de ce temps; de sorte qu’on ne peut pas en tirer une application à tous ceux qui sont morts dans l’incrédulité dans tous les temps. Dans le chap. 6 de la Genèse, au verset 3, nous lisons : “Et l’Éternel dit : Mon Esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair ; mais ses jours seront cent vingt ans”. Durant ce temps, “la patience de Dieu attendait”, et Noé, son serviteur, était un “prédicateur de justice” (2 Pierre 2:5). Ayant été averti du déluge qui allait mettre fin à l’ancien monde, il “craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison” (Hébreux 11:7). “Par cette arche il condamna le monde” qui ne prêtait attention ni à ses paroles, ni à son oeuvre. Les habitants du monde d’alors étaient “désobéissants”, et depuis, ils ont été gardés en prison en attendant le jugement. Remarquons encore que quand il est question de ceux qui vivaient autrefois, les Écritures parlent des “esprits” soit “des justes” (Hébreux 12:23), soit des méchants. La chair, ou “la poussière”, retourne à la terre d’où elle a été tirée, et “l’esprit” retourne à Dieu qui l’a donné (Ecclésiaste 12:7). La mort est bien les gages du péché, mais l’histoire d’un homme ne se termine pas avec la mort de son corps. Après la mort vient le jugement. “Il est réservé aux hommes de mourir une fois, — et après cela le jugement” (Hébreux 9:27). Les désobéissants, tout comme “les anges qui ont péché” sont “gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement”, “pour être punis” (2 Pierre 2:4, 9). Ce jugement aura lieu devant le grand trône blanc, devant lequel paraîtront “les morts” (Apocalypse 20:11, 12). Le contraste entre la chair et question au verset 18 de notre passage, en parlant de Christ, contraste qui rappelle clairement le verset 3 du chap. 6 de la Genèse, conduit naturellement l’apôtre à rappeler les circonstances où se trouvait Noé, et au milieu desquelles il rendait son témoignage contre un monde impie et désobéissant. Sa position ressemblait bien à celle des Juifs fidèles, au milieu de la nation qui avait rejeté et crucifié le Messie. En même temps, le baptême chrétien qui est “pour la mort”, et qui se rapporte à la mort de Christ, crucifié en chair mais vivifié par l’Esprit, indique la position qui incombe à tous les croyants dans un monde où Christ n’a pas trouvé de place et où la parole de la grâce est rejetée par le grand nombre. Mais, de même que l’arche a été sauvée à travers les eaux, il y a aussi un salut assuré au croyant.

V. 21 : « Or cet antitype vous sauve aussi maintenant, (c’est-à-dire le baptême), non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus Christ… ». Trois expressions s’y suivent dont chacune semble présenter quelque difficulté.

1) Le baptême sauve-t-il ? à Mais quelqu’un qui, se disant croyant, refuserait le baptême, ferait douter
de sa foi. C’est ainsi que se comprend Marc 16:16, passage à propos duquel J.N.D. écrit : « Dire que l’obéissance d’un homme doit être ajoutée à sa foi pour qu’il soit sauvé, est sauf pour quelques personnes extrêmes, trop monstrueux pour être reçu. Tandis que, supposons un Juif, ou un païen (comme il m’est arrivé d’en rencontrer) qui soit réellement convaincu que Jésus est le Christ, et qui même sente ses péchés, mais qui dise : « Ma mère est une Juive pieuse ; elle mourrait si je devais être baptisé » — je lui dis : « Je ne puis vous reconnaître comme sauvé ». Il ne s’agit pas ici d’une pauvre obéissance à une ordonnance de la part d’un chrétien, mais du refus d’être chrétien. C’est dans ce sens que Pierre parle du baptême qui sauve ; quoique l’expression soit obscure, le passage est suffisamment
clair quant au point qui nous occupe »
à…. Ce n’est pas que la foi en Christ fût inopérante sans le baptême, ou que le baptême eût une efficace salvatrice propre, mais se soustraire au baptême équivalait à se solidariser avec la nation apostate, et donc à refuser Christ : or « il n’y a de salut en aucun autre » (Actes 4:12) à …. Le baptême chrétien exprime et confesse la participation à la mort de Christ ; ainsi que le dit Paul : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le Christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort ? Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême pour la mort » (Rom. 6:3, 4). C’est là sa signification : la mort, non la vie, de Christ, bien que par la foi en Lui nous ayons part à l’une et à l’autre.

… Le baptême, ainsi que Pierre l’enseigne en Actes 2:38, était « en rémission des péchés ». Ananias fut
envoyé à « Saul, frère », qui avait déjà la vie en Christ ressuscité, et il lui commanda de se lever, d’être baptisé et de se laver de ses péchés, invoquant son nom (Actes 22:16). De même ici : « laquelle figure — car c’est ce qu’est le baptême — vous sauve aussi maintenant », mais l’apôtre ajoute soigneusement : « non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience » … Le baptême ne figure donc pas la vie. 

 

2) Le dépouillement de la chair à Le parallélisme que vous soulignez est en effet bien instructif. Les purifications lévitiques étaient tout extérieures, quoique typiques et chargées par là de signification morale, de sorte que pour le fidèle il pouvait y avoir, en partant de ces ablutions corporelles, un travail de conscience plus ou moins profond. Elles n’étaient pas, en d’autres termes, de simples lavages de propreté. Quoiqu’il en soit, Héb. 9:13 ne parle que de « la pureté de la chair » et 1 Pierre 3:21 du « dépouillement de la saleté de la chair ». Or c’est la conscience qui a besoin d’être purifiée, et une figure, que ce soit l’eau des ablutions d’autrefois ou l’eau du baptême, ne saurait le faire, ni par conséquent donner une « bonne conscience ». C’est pourquoi Pierre dit : « non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande à Dieu d’une bonne conscience ». « Car la vie de Christ donnée à l’âme ne cherche rien de moins et ne peut être satisfaite par rien de moins. Et comme Celui qui est la vie éternelle et qui nous la donne a souffert pour les péchés, nous recevons aussi la riche bénédiction de sa mort, selon toute la valeur de celle-ci »

 

3) La demande à Dieu d’une bonne conscience à Nous pensons donc qu’il ne s’agit pas dans ce passage de la recherche d’une bonne conscience pratique, que le croyant exercé dans sa marche demanderait à Dieu (la conscience du croyant, dans ce sens, qui est celui de 1 Timothée 1:5, est bonne quand il n’y a pas de mal à juger dans sa conduite); il s’agit du « cœur purifié d’une mauvaise conscience » de Héb. 10:22, ou de l’état devant Dieu de « sans conscience de péché » (Héb. 10:2), qui est celui du croyant qui participe à la mort et à la résurrection de Christ dont le baptême est le signe. « Le baptême n’est pas une ablution à laquelle on demande de nettoyer les impuretés de la chair : il représente la mort de Christ, et quand on aborde cette mort, on obtient la chose qu’on demande, à savoir, une bonne conscience, une conscience lavée de tous les péchés dont elle était chargée devant Dieu. Les eaux de la mort par lesquelles Christ a passé et nous en Lui, nous ont délivrés de toutes nos souillures, et par sa résurrection il nous a amenés à Dieu. Ainsi nous nous présentons devant Lui avec une bonne conscience, car tout a été parfaitement accompli. On voit, dans ces versets, la vraie signification du baptême. On traverse l’eau, figure de la mort de Christ, en vue d’obtenir une bonne conscience et d’arriver dans un lieu où l’on est à l’abri du jugement ; de même Noé et sa famille étaient entrés dans l’arche, non parce qu’ils étaient sauvés du déluge, mais afin de l’être, et de recommencer à vivre dans un monde nouveau. Ainsi, je ne passe pas au travers du baptême parce que j’ai une bonne conscience, mais en vue de l’obtenir, car il n’y a pas d’autre moyen de l’obtenir que la mort de Christ dont le baptême est la figure ». Ainsi, en soi le baptême n’opère  ni ne confère rien — ni salut ni bonne conscience, pas plus aux Juifs qu’aux Gentils — mais il exprime en figure une réalité spirituelle : celle de notre identification avec Christ dans la « ressemblance de sa mort », par laquelle nos péchés sont expiés ; et « nous le serons donc aussi dans la ressemblance de sa résurrection » (Rom. 6:5), qui nous place déjà devant Dieu avec la bonne conscience que demande l’âme vivifiée.

Toutefois, quand notre conduite n’est pas bonne devant les hommes, leur parler du Seigneur ne peut que faire reporter sur Lui le mépris que nous méritons. Puisse l’Esprit de Christ se servir de nous pour avertir nos semblables comme jadis Il s’est servi de Noé construisant son arche pour prêcher aux incrédules de son temps (v. 19 et 20). Le déluge est l’image prêt à fondre sur le monde. Il évoque la mort qui est le salaire du péché. En figure, les croyants l’ont traversée dans le baptême et sont mis à l’abri dans l’arche qui est Christ. Lui a subi la mort à leur place et ils ressusciteront avec Lui pour une vie nouvelle (v. 21 et 22).

 

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Versets 1 à 19 : consolation et espérance dans les souffrances pour Christ

Le premier verset de ce chapitre fait suite au ch. 3, 18 avec « car aussi le Christ a souffert » puis « Christ donc ayant souffert ».Entre ces deux versets, le récit est une sorte de digression (ch. 3, 19-22). Christ a donc été mis à mort en chair mais vivifié par l’Esprit. En cela, et comme vérités qui en découlent, le juste a souffert pour des injustes puis Christ s’est reposé du péché (v. 1) car il a aboli le péché (cf v. 2). De même, en un certain sens, les véritables chrétiens sont en repos en relation avec les péchés car les souffrances sont un moyen de délivrances des péchés qui seront dans notre chair jusqu’au bout. Toutefois, les chrétiens sont soumis à une autre volonté que celle de Satan. En effet, nous sommes soumis à la volonté de Dieu. Ainsi, le chrétien est dans une heureuse position même s’il est appelé à souffrir tout en étant délivré des péchés. Les nations (v. 3 à 6) savent que ces chrétiens juifs se sont séparés du judaïsme et les hommes des nations essayent d’en faire leur proie en voulant les entrainer dans leur bourbier de corruption. Ils pensaient donc que ces juifs convertis allaient marcher avec eux dans les conditions mentionnées au v. 4 qui recèlent de péchés qu’ils avaient abandonnés : « Alors que nous marchions » (v. 3). Ces chrétiens reçurent des injures (fin du v. 4) indiquent que ces croyants juifs souffraient de tous côtés. De plus en plus, la question « des souffrances », pour le chrétien, est mise en lumière. Mais les hommes, comme ceux des nations, devront rendre compte de leurs actes (v. 5). Le jugement qui sera la part de ceux qui ont refusé l’évangile annoncé par ces croyants méprisés est prononcé (v. 6). La mention du jugement, déjà abordé à la fin du chapitre trois avec le déluge, conduit à un évènement bien plus important et tragique. Cet évènement, c’est « la fin de toutes choses » (v. 7).

Versets 7 à 11 : sachant que « la fin de toutes choses s’est approchée », le croyant est appelé à être sobre. Il s’agit d’éviter tout enivrement des choses du monde (cf les choses des v. 3 et 4). Ces choses seront dissoutes. Il faut veiller et ne pas sommeiller. Le sommeil spirituel est le fruit de la mondanité. Le remède, afin de ne pas nous occuper de ces choses, est de veiller. Et plus encore « veillez pour prier ». La prière place devant nos yeux Dieu lui-même ainsi que la personne de Jésus, notre sauveur bien-aimé. Un autre moyen d’échapper aux attractions du monde relève de « l’amour fervent » (v. 8). Un tel amour « couvre une multitude de péchés ». C’est un remède préventif. Un côté de cet amour relève du v. 9 : « être hospitaliers et ne pas murmurer ». C’est d’autant plus touchant que les croyants hébreux avaient été dépouillés de leurs biens (Héb. 10, 34). L’amour est aussi considéré en relation avec les dons de grâce reçus au milieu des saints (v. 10). Puis l’apôtre continue d’entrer dans les détails du service (v. 11). Il y a le fait qu’il faut que ce soit Dieu qui parle par notre bouche. Il ne s’agit pas ici de l’inspiration mais de l’action de l’Esprit de Dieu complètement indépendante des facilités ou des talents humains. Tel était Paul, etc, en dehors de l’inspiration (cf 1 Cor. 2, 1 à 5). Il faut donc que Dieu soit à la base de toute notre activité pour le Seigneur. Dans ce domaine, il y a donc la Parole et le service. Lorsque Dieu est à la base, l’homme est mis de côté et Dieu sera glorifié en toutes choses par Jésus Christ. L’exhortation de ce v. 11 rappelle en abrégé celle de Rom. 12, 9 à 21. La fin du verset 11 présente une doxologie ou « discours de gloire ». Le cœur, saisi de ce qui vient d’être énoncé, remonte en action de louanges vers Celui qui en est la source. Un tel cœur est dans la contemplation de ses gloires. 

Versets 12 à 19 : les souffrances sont à nouveau là ! Elles sont, dans cette épître, considérées sous tous leurs aspects. Ici, c’est comme sous le feu ardent de l’épreuve. Ces souffrances ont donc ici un caractère particulier. Il y a en effet un rapport avec les souffrances de Christ. Il peut y avoir aussi tout autre chose en relation avec les souffrances qui peuvent être la résultante de nos mauvaises actions. Ainsi, dès le v. 15, quatre exemples sont cités dont le dernier est de s’ingérer dans les affaires d’autrui. À de telles prétentions, l’apôtre oppose (v. 16) les souffrances comme chrétien. Ce terme est seulement employé dans trois passages. Mais une telle chose, souffrir comme chrétien, ne doit pas être une honte. Bien au contraire. L’on peut ainsi glorifier Dieu dans ce nom merveilleux. Puis (v. 17 à 19), étant occupés des souffrances, il y a aussi la preuve qu’elles tombent en premier lieu sur la maison de Dieu. Ici, la pensée du jugement dernier est ajoutée, de ceux qui désobéissent à l’évangile de Dieu. Que sera-ce ! si un chrétien juif est sauvé difficilement, comme le sera le résidu de la fin, où paraitra l’impie et le pécheur ? Les souffrances contenues dans cette épître sont : souffrances de Christ en rédemption, en sympathie, en vertu de sa perfection absolue, souffrances endurées pour ceux qui le suivent, mais aussi souffrances comme épreuves et comme discipline. Souffrances tombant enfin sur les impies et les pécheurs. Avec la fin de ce chapitre 4, le cycle complet des souffrances a été parcouru. 

Le v. 19 indique comment doit se résumer notre marche pour Christ. Ainsi, ceux qui souffrent pour faire la volonté de Dieu remettent leurs âmes en faisant le bien à un fidèle créateur.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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Versets 01 à 11 : troupeau et berger
Versets 12 à 14 : conclusion                                                                                              

La pensée de souffrir en faisant le bien conduit l’apôtre à s’adresser à ceux qui avaient le soin de paître le troupeau (v. 1). Au milieu de ceux qui ont quitté le judaïsme et qui ont le nom de chrétiens, il y a des anciens. Pierre, en tant qu’ancien, a une communion spéciale avec eux. Ces versets (v. 1 à 4), tout en donnant leur caractère, ne mentionnent pas qu’ils doivent être ordonnés. Ils ne doivent pas former une classe à part mais il faut qu’ils soient les modèles du troupeau afin que les brebis suivent le souverain pasteur et ne soient pas sous l’influence d’un clergé. Ces anciens reçoivent des exhortations et Pierre se range parmi eux, lui qui a été témoin des souffrances de Christ et peut même être rangé à leur tête. Il peut donc évoquer la gloire future avant même qu’elle soit révélée. Ainsi, ces croyants ne possèdent rien de fait que les souffrances et l’espérance. En étant ancien, l’on reçoit le soin du troupeau comme signe de confiance. Il s’agit d’une tâche comme imposée et non volontaire. Héritages (v. 3) est en rapport avec les saints du troupeau. Les anciens sont donc tenus d’être des modèles dans la soumission, l’obéissance, la sainteté, la confiance (v. 5 à 7). 

Versets 5 à 7 : Pierre s’adresse aux jeunes gens qui, sous la conduite des anciens, constituent le troupeau. Ils doivent être soumis aux anciens et les anciens ne doivent pas les dominer. Une telle habitude mutuelle nous garde dans l’humilité (cf Prov. 3, 34). La part du croyant, ici-bas, est bien d’aspirer à une place humble … même s’il faut souffrir qui est un sujet dominant dans cette épître. Il faut marcher vers le but en étant rejeté tout entier sur Christ. Quelle liberté ! Ce jour, dans lequel toutes choses seront changées, viendra alors.

Versets 8 à 11 : notre adversaire, le diable. Puis « la gloire éternelle ». Il s’agit de résister au diable. C’est une lutte. La victoire est assurée car le croyant est en Christ. Christ, vainqueur de Satan et du monde. Ce combat (v. 9) est le lot de tous les chrétiens cheminant comme pèlerins ici-bas. Pierre considère ces chrétiens juifs comme ayant à souffrir un peu de temps dans l’attente de la gloire ! Le Seigneur fera bien des choses à l’égard de ces croyants (v. 10). 1) Il les rendra lui-même accomplis. 2) Il les affermira afin qu’ils puissent ternir ferme. 3) Il les fortifiera. 4) Il les établira sur un fondement inébranlable. Ces pauvres pèlerins seront désormais établis sur le Rocher des siècles. Devant un tel tableau de gloire, futur, la doxologie sort à nouveau, abondante, pour s’épanouir dans l’éternité. 

Versets 12 à 14 : la lettre est plutôt brève … obéir, suivre la marche chrétienne, faire le bien et suivre les traces de Christ dans un monde dans lequel nous ne possédons rien, avancer vers le ciel comme espérance, suivre Jésus en étant plein de confiance … voilà les traits du sujet de cette épître. Cette lettre, dans les mains de Silvain, atteste que la grâce dans laquelle se trouvait le résidu souffrant était la vraie grâce de Dieu. Ainsi, ces témoins persécutés recevaient une belle assurance par cette lettre de l’apôtre. La belle communion qui régnait entre ces juifs dispersés est aussi visible. Les salutations en font part. Toute l’épître se termine par la paix.

Et il y a même une locution familière à Paul pour dire « Paix à vous tous qui êtes en Christ ! ».  

 

 

 

 

 

Autres remarques générales                        #  Retour au top

Cette épître de 5 chapitres, dont l’auteur est Pierre, a été écrite au cours vers les années 60 – 64. Le ch. 5, 11 mentionne « Celle qui est élue avec vous à Babylone, vous salue ». On peut en déduire que cette épître fut écrite depuis Babylone, n’en déplaise à ceux qui soutiennent que Pierre est mort à Rome. Ni Pierre, ni Paul, indiquent un séjour du premier nommé à Rome. Quoiqu’il en soit, les destinataires de cette lettre sont mentionnés clairement. Ce sont des Juifs de la dispersion (ch. 1, 1). Les régions indiquées se trouvent à l’intérieur des frontières de la Turquie actuelle. Ces Juifs de la dispersion sont considérés comme des étrangers. Non seulement ils vivaient en dehors de la Palestine mais, comme chrétiens, ils avaient reçu, par la foi, une espérance vivante, céleste. Pierre, apôtre de la circoncision, fut chargé d’apporter aux Juifs le message de la grâce et du salut de Dieu en Christ.

Pierre avait pour nom Simon, de l’hébreu Siméon : « entendu ». Quant au nom Pierre (en grec : « pierre » et en araméen : « Céphas »), il lui fut donné par Jésus (Jean 1, 41 et 42). Pêcheur de métier, il rencontra le Seigneur par le moyen de son frère André. Avec Jacques et Jean, il devait constituer le cercle le plus intime des disciples de Jésus. Dans les quatre listes des apôtres, Pierre est nommé le premier (cf Matt. 10, 2 ; Marc 3, 16 ; Luc 6, 14 ; Act. 1, 13). Les évangiles, les Actes des apôtres (ch. 1 à 12), les épîtres, donnent bien des détails sur le disciple Pierre.

La première mention de cette lettre remonte à l’époque de Polycarpe de Smyrne (env. 70 – 155). Et plusieurs comme Tertullien, Origène, attestent aussi que Pierre est l’auteur de cette épître malgré des voix critiques qui se font encore entendre de nos jours. Du reste, des passages de cette épître, avec des parallèles pris dans les évangiles et le livre des Actes, démontrent bien qui en est l’auteur.

Pierre exerce son ministère en relation avec ce que le Seigneur lui a confié. Cette épître en montre ainsi le sujet et le but. Non seulement Pierre avait reçu les clés du royaume des cieux mais il devait aussi paître le troupeau et en prendre soin (Jean 21). Il devait aussi fortifier ses frères (Luc 22, 32). Dans le contenu de cette épître, l’exécution de ces tâches ressortent en différentes étapes. Relevons 1) le rappel de la position céleste des croyants, 2) les enseignements pour que les croyants honorent le Seigneur en tant qu’étrangers, 3) le fait que les croyants sont placés ici-bas sous le juste gouvernement de Dieu et 4) l’encouragement qu’ils reçoivent à la patience dans les souffrances.

Homme pratique, Pierre s’occupe plus de la marche des croyants que de la doctrine. Mais la doctrine est cependant bien là ! Il présente aussi le Seigneur Jésus comme Celui que nous devons contempler et comme exemple à suivre. Dans ces quelques remarques générales, très succinctes, mentionnons encore que le passage du ch. 4, 12 et 13 représentent comme une clé de l’épître : « Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; mais, en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. » 


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