Le blaireau

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Le blaireau, ou taisson, est un petit mammifère commun dans toutes les régions habitées de campagne et de montagne d’Europe occidentale. Couvert d’un pelage grossier, gris et jaunâtre, le corps présente des formes massives et trapues sur de courtes pattes qui lui donne une démarche rappelant celle de l’ours. Les pattes, comme le dessous du corps, sont noires; la tête et la gorge sont blanches, couleurs coupées par deux bandes noires de chaque côté du museau jusqu’à la tête et aux oreilles. Fouisseur émérite grâce à des griffes puissantes et non rétractiles, il creuse des terriers longs souvent d’une dizaine de mètres. Il y prépare sa chambre d’habitation, et, à quelque distance, il installe des lieux d’aisance parfaitement organisés et auxquels il revient régulièrement. Son habitat est ainsi toujours propre et en ordre, sans déchets de proies ou de nourriture quelconque ; seule l’odeur est fort désagréable, car c’est la bête elle-même qui la dégage.
Pour se loger, le blaireau choisit ordinairement un flanc de coteau boisé, bien exposé au soleil. C’est là qu’il témoigne d’un trait curieux et remarquable: sa fidélité à son terrier ; fidélité qui peut durer des années s’il n’est pas dérangé par les chiens d’un chasseur, ou par un renard qui se fait un plaisir d’en prendre possession.
Le blaireau est omnivore. Actif toute l’année dans nos régions, il se nourrit de tout ce qu’il trouve : racines, champignons, miel, batraciens, oiseaux même s’il peut attaquer un nid. Les paysans ne l’aiment guère, car il cause beaucoup de déprédations aux cultures, maïs, vignes et jardins; il laboure les prairies, il mine le sol, aussi les chasseurs ne se font-ils pas faute de l’abattre.
On dit le blaireau solitaire; cependant certains naturalistes affirment que, si quelques terriers sont voisins, leurs habitants se rencontrent durant la nuit en un lieu approprié pour se livrer à des jeux, des courses, des culbutes, exercices qui semblent les mettre en forme pour leur occupation principale : la recherche de la nourriture.
On sait que le tabernacle, ce temple portatif que les Israélites transportèrent durant toute la traversée du désert, devait être recouvert de quatre couvertures, chacune représentant un sens symbolique particulier ; la plus belle était à l’intérieur et la dernière, celle qui devait protéger les trois premières, était faite en peaux de taissons (Ex. 26, 14). Le blaireau n’est pas rare sur les collines et dans les bois de Palestine, ce qui permet de considérer cette traduction comme exacte. Terne et de couleur neutre, cette quatrième couverture n’attirait pas les regards, ni ne pouvait éveiller la convoitise des passants. Elle reflète, pour nous chrétiens, l’image du Fils de Dieu devenu homme, tel que nous le décrit le prophète Esaïe au chapitre 53, 2: Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. IL est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur.

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