Le garde-forestier et le bandit

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Dans un endroit solitaire des forêts des Ardennes vivait, avec sa femme, sa mère et sa fille âgée de 7 ans, un garde-forestier que nous appellerons Krumm. Les deux femmes étaient de ferventes chrétiennes ; quand à lui, il se moquait de la “religion”.

Un soir d’automne, alors qu’il faisait très sombre et que le vent sifflait dans les arbres, les femmes avec la fillette attendaient anxieusement le retour du garde. Non sans raison : une bande de malfaiteurs rôdaient dans la forêt. Krumm, grand et fort, était parvenu à capturer la bande à l’exception de leur chef, qui avait juré de se venger.
Ce n’est pas par la peur que nous améliorerons notre situation, finit par dire la grand-mère. Demandons à Dieu de nous protéger.

La jeune femme apporta la grosse Bible de famille et lut le Psaume 71. Elles se sentirent réconfortées par ces versets adaptés à leur circonstance : “En toi, Eternel ! j’ai mis ma confiance : que je ne sois jamais confus”.
“Sois pour moi un rocher d’habitation…., tu as donné commandement de me sauver, car tu es mon rocher et mon lieu fort”.
Après cette lecture elles s’agenouillèrent et prièrent, demandant à Dieu sa protection ; elles lui recommandèrent tout spécialement le chef de famille et le brigand qui faisait la terreur du voisinage.
Elles étaient à peine assises que le garde arrivait ; sa femme lui raconta le secours qu’elles avaient cherché et trouvé auprès de Dieu ; il sourit, disant qu’il préférait se fier à ses armes et à ses chiens.
Une heure, deux heures s’écoulèrent ; dans la maison tout le monde dormait lorsqu’un homme sortit avec précaution de dessous le banc de bois placé le long du mur de la cuisine. C’était le brigand. Il avait réussi à se cacher dans le but d’assouvir sa vengeance, maintenant il hésitait. Il examina la Bible, laissée ouverte. Les paroles qui avaient été prononcées l’avaient fortement impressionné. Qu’allait-il faire ? Trois fois il prit le poignard, trois fois il le reposa sur la table. Finalement, prenant la Bible sous son bras, il ouvrit doucement la fenêtre, l’enjamba et disparut, sans que les chiens s’en fussent aperçus.
Le lendemain matin, stupeur chez le garde : la Bible avait disparu, mais le poignard était sur la table, témoin d’un ennemi que ne laissait aucun doute sur ses intentions ; dans la maison, rien n’avait disparu que la Bible. La jeune femme remercia Dieu de sa protection merveilleuse ; quant au mari incrédule, il ne savait que dire. Du voleur, on n’entendit plus parler.
Quelques mois plus tard, la guerre éclatait entre la France et l’Allemagne. Le garde partit jusqu’au jour où il fut laissé comme mort sur le champ de bataille ; il avait alors atteint le grade de capitaine. Un pêcheur entendit ses gémissements, le transporta dans sa barque et l’emmena chez lui où sa femme et lui l’entourèrent de soins attentifs ; il écrivit même à sa famille pour faire venir sa femme et sa fille. Le blessé se remit lentement ; ces circonstances le firent réfléchir, il commença par reconnaître que Dieu avait pris soin de lui, puis, heureux et reconnaissant, il accepta le salut que lui offrait son Sauveur. En même temps, l’heure du départ était arrivé ; il insista pour donner au pêcheur une compensation pour les soins et l’hospitalité qui lui avaient été offerts.

Je vous dois plus que vous ne me devez, répondit ce dernier ; je vous ai enlevé un trésor.

Et il sortit une vieille Bible de l’armoire.

Je suis le chef des brigands, ajouta-t-il, j’avais juré de me venger.

Il raconta alors comment il avait pu se cacher dans la cuisine, entendre aussi toutes les conversations et écouter la lecture du Psaume 71 qui fit sur lui une profonde impression, et la prière de la jeune femme qui l’avait ému encore plus. Depuis lors, il avait passé des semaines entières à lire la Bible ; cette lecture le convainquit qu’il était un grand pécheur et que Jésus Christ était venu pour le sauver.
Devenu un homme nouveau, poursuivit-il, je quittai le pays et trouvai du travail chez un pêcheur. Ne me remerciez pas, mais rendez grâce au Dieu miséricordieux et fidèle qui nous a sauvés, vous et moi, par le moyen de sa Parole.

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