7 x “Se jeter aux pieds de Jésus” (ou expression similaire).

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7x « Aux pieds de Jésus » (ou expression similaire) dans l’évangile selon Luc

(CTN-042)

Sept fois, Luc nous parle de personnes qui se jettent aux pieds du Seigneur : 1) Luc 5, 8; 2) 7, 38; 3) 8, 35; 4)  8, 41; 5) 8, 47; 6) 10, 39; 7) 17, 16.

 

Prendre une telle attitude, y demeurer toujours, voilà un beau résultat de la conversion. Que de bienheureux enfants de Dieu ont pu dater leur conversion et leur entrée dans la liberté bénie de la foi, du jour où ils ont été châ­tiés par la maladie, l’humiliation, les angoisses qui atteignent les fils des hommes, etc. « Être châtiés » semble faire sentir la sévérité de Dieu, semble provoquer des sujets d’amertume et de douleur. Mais, si nous sommes éprouvés par quelque tristesse que ce soit, dans notre santé, nos familles, nos affections, profitons du libre accès que nous avons au trône de la grâce et jetons-nous aux pieds de notre tout-puissant et miséricordieux Sauveur. Allons à Celui qui nous dit: «Je t’ai choisi au creuset de l’affliction» (Ésaïe 48, 10).

1) À propos de Luc 5, 4 à 7, 8, 9 à 11

Dans les v. 8, 9 et 10, Pierre comprend qu’il se trouve en la présence de Dieu, d’où cette crainte, cette conviction de péché, base du besoin du salut et de son acceptation. « Ne crains pas » (v. 10). C’est comme si : « J’irai en jugement à ta place ; je porterai la peine de tes péchés ».

2) À propos de Luc 7, 36 à 40, 38, 45 à 47

Une pécheresse chez Simon. À la lecture des v. 37 à 40, l’appréciation envers Jésus, de la part des personnages en question que sont le pharisien Simon et la femme pécheresse, n’est pas la même. La femme avait vu en Jésus la grâce dont elle avait besoin et avait la certitude qu’il ne la repousserait pas. Cette grâce attirait son cœur de façon si exclusive et puissante qu’elle ne se préoccupait nullement du pharisien. À l’inverse, le pharisien tenait plutôt le langage d’Es. 53, 2 : « … il n’a ni forme, ni éclat … ». Simon se sentait un propre juste, un homme satisfait de lui-même, n’ayant pas besoin de pardon. Celui décrit au Ps. 45, 2 : « Tu es plus beau que les fils des hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres : c’est pourquoi Dieu t’a béni à toujours » n’avait pas d’attrait sur son cœur. Simon ne reconnaissait même pas Jésus pour un prophète (v. 39).

Pour 3, 4 et 5 … les v. 35 à 48 à

35 Et ils sortirent pour voir ce qui était arrivé, et vinrent vers Jésus, et trouvèrent assis, vêtu et dans son bon sens, aux pieds de Jésus, l’homme duquel les démons étaient sortis ; et ils eurent peur. 36 Et ceux qui avaient vu [ce qui s’était passé], leur racontèrent aussi comment le démoniaque avait été délivré. 37 Et toute la multitude du pays environnant des Gadaréniens, pria Jésus de s’en aller de chez eux, car ils étaient saisis d’une grande frayeur : et lui, étant monté dans la nacelle, s’en retourna.

38 Et l’homme duquel les démons étaient sortis, le supplia [de lui permettre] d’être avec lui ; mais il le renvoya, disant : 39 Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu t’a fait. Et il s’en alla, publiant par toute la ville tout ce que Jésus lui avait fait.

40 Et quand Jésus fut de retour, il arriva que la foule l’accueillît, car tous l’attendaient. 41 Et voici, un homme dont le nom était Jaïrus, — et il était chef de la synagogue, — vint, et se jetant aux pieds de Jésus, le supplia de venir dans sa maison, 42 car il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Et comme il s’en allait, les foules le serraient. 43 — Et une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui, ayant dépensé tout son bien en médecins, n’avait pu être guérie par aucun, 44 s’approcha par derrière et toucha le bord de son vêtement ; et à l’instant sa perte de sang s’arrêta. 45 Et Jésus dit : Qui est-ce qui m’a touché ? Et comme tous niaient, Pierre dit, et ceux qui étaient avec lui : Maître, les foules te serrent et te pressent, et tu dis : Qui est-ce qui m’a touché ? 46 Et Jésus dit : Quelqu’un m’a touché, car je sais qu’il est sorti de moi de la puissance. 47 Et la femme, voyant qu’elle n’était pas cachée, vint en tremblant, et, se jetant devant lui, déclara devant tout le peuple pour quelle raison elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie instantanément. 48 Et il lui dit : Aie bon courage, [ma] fille ; ta foi t’a guérie ; va-t’en en paix.

 

3) À propos de Luc 8, 35

Alors, dans le v. 37, au lieu de se réjouir et d’être dans l’admiration, les gens eurent peur. Ils prièrent même Jésus de s’en aller. Quant au démoniaque, « aux pieds de Jésus » (v. 35), guéri, il s’en va et publie par toute la ville ce que Jésus lui a fait.

4) À propos de Luc 8, 41

À l’autre rive du lac. Jésus (v. 37) repasse d’une rive à l’autre. Il est accueilli par la foule. Un père affligé, chef de synagogue, se jette aux pieds de Jésus pour le supplier d’aller dans sa maison car sa fille, de 12 ans, se mourait. Jésus, compatissant, se met en route et toute la foule, qui serrait Jésus de tous côtés, suit.

5) À propos de Luc 8, 47

Et au milieu de cette foule, une pauvre femme, qui reconnaissait en Jésus celui qui avait le pouvoir de la guérir, touche, par derrière, son vêtement. Elle est guérie à l’instant même. Il y avait beaucoup de personnes qui touchaient Jésus (v. 45 à 48) … toutefois sans se trouver au bénéfice de la puissance qui se trouvait en lui, à la disposition de chacun. Seule la foi en profite. Aujourd’hui, beaucoup de personnes, pareilles à celles de la foule qui suivait le Sauveur, sont sans foi et sans conscience de besoins. Elles admettent qu’il est le Sauveur des pécheurs et ne le repoussent pas. Mais pour être sauvé, il faut venir personnellement à Jésus avec la conviction d’être pécheur perdu pour trouver le salut. Aussi, seule des gens comme cette femme, en contraste avec la foule, peuvent rendre témoignage devant tous, témoignage un peu comme le récit de Jean 9, 25 : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois ». Une froide reconnaissance de Jésus par l’intelligence ne sert à rien, sinon à augmenter sa culpabilité. Il faut venir à Lui avec foi, avec le désir ardent d’obtenir le salut. C’est à cette condition que l’on pourra voir cette réponse d’amour qui chasse la crainte. « Aie bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie ; va-t’en en paix » (v. 48).

6) À propos de Luc 10, 38, 39 à 42

La bonne part. Dès ce passage, un nouveau sujet est présenté. Il se poursuit jusqu’au ch. 11, 13. Ce sujet comprend les des deux grands moyens de bénédiction que sont la Parole et la prière.

Les circonstances de ce sujet sont en harmonie. La seule chose nécessaire, quant à la parole, est d’écouter Jésus. Marthe avait fait une très bonne œuvre en recevant le Maître et en le servant. Mais il y avait quelque chose de meilleur à réaliser. C’est ce qu’avait compris Marie. L’exemple de ces pieux habitants de la maison de Béthanie représente une leçon pour nous. Marie (v. 39) écoute Jésus qui lui parle de vérité, de paix, d’amour, de consolation. Elle est à ses pieds pour exprimer son désir, son respect, son attention, son humble obéissance. Écoutons ces paroles comme cette pieuse femme et cette autre Marie, la mère de Jésus, qui repassait ces choses dans son cœur (Luc 2, 19). Il va aussi sans dire que le Maître apprécie à sa juste valeur le service de Marthe (v. 40). Marie avait certainement aussi à cœur le bien-être de son hôte aimé et de ses disciples. Toutefois, Marie manifeste ici une autre manière de son attachement à Jésus. Elle l’avait reçu comme Marthe ; mais, en plus, elle écoute ses paroles. Pour servir, alors comme aujourd’hui, il faut d’abord écouter et connaître la volonté du Seigneur à notre égard puis savoir comment accomplir cette volonté. La fin du passage (v. 41 et 42) montre l’importance de la parole afin qu’elle demeure dans nos cœurs et que nous soyons assis aux pieds de Christ. Marie représente l’attitude de ceux qui attendent dans l’hôtellerie le retour du Seigneur. Ils ont le cœur occupé de Lui. La préoccupation de Marthe cachait à son cœur des objets plus importants. Dans son amour, Jésus demande que l’on écoute sa Parole. Jésus parle en grâce et veut que l’homme soit attentif. Marthe montre que le moi avait une trop grande place dans le service.

Servons le Seigneur avec le zèle de Marthe mais ne nous laissons pas distraire par ce que nous faisons pour Lui.

7) À propos de Luc 17, 11 à 15 et 16 à 19

Les dix lépreux. Les sacrificateurs constatent, sans plus,  la guérison des lépreux. Ils sont rendus nets. Dieu seul peut guérir cette terrible maladie. Ce passage enseigne que les formes du culte, ordonnées par Moïse pendant que Dieu n’était pas révélé en grâce, n’avaient plus aucune valeur. L’épître aux Hébreux le démontre. L’enseignement en est donné dans la guérison des dix lépreux et dans la conduite de l’un d’eux qui est un samaritain. C’est d’autant plus remarquable lorsque l’on sait que la Samarie était reconnue par son idolâtrie. Les neuf Juifs guéris ne se sont pas laissés dirigés par la grâce dont ils ont été les objets et restent au système légal. Ils sont guéris mais ils ne vont pas plus loin. Quant au samaritain, hors du giron de la loi, il revient naturellement à Jésus, source de la grâce. Il donne gloire à Dieu et se jette aux pieds du Sauveur pour le bénir. Il n’a plus besoin de la loi ni des sacrificateurs. Ce samaritain présente, dans son attitude, l’état normal de tout croyant lavé de ses péchés par le sang de Christ. Il est un adorateur. Tel est le culte à rendre au Père et au Fils
depuis que le Saint Éprit est descendu pour faire connaître tous les résultats de l’œuvre de Christ. Quant aux neuf autres, ils font une perte. Ils sont sans joie réelle et sans développement spirituel. C’est l’état de beaucoup de personnes sauvées mais sans être affranchies des systèmes humains qui voilent la beauté et la valeur de leur Sauveur et Seigneur.

 

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