Livre de la Genèse. Chapitres 22 à 26

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Commentaires de Genèse 22
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 22 à 26, 33 :       Isaac, le fils de la promesse
Ch. 22 :                     le sacrifice d’Isaac (Rom. 8, 32) : la mort de Christ
Dans le Ps. 51, 6, la Parole enseigne que Dieu aime la vérité dans l’homme intérieur. Et Prov. 23, 26 relève combien il faut être éprouvé pour donner son cœur à Dieu. C’est ce que ce chapitre démontre avec l’épreuve que connaît Abraham. Citons encore 1 Pi. 1, 7, passage par lequel nous comprenons que les épreuves sont nécessaires pour chaque chrétien. Afin d’accomplir l’ordre de Dieu, Abraham doit avoir Lui seul dans son champ de vision et marcher devant sa face (cf ch. 17, 1). Dans ce dernier passage, Abram était âgé de 99 ans et entendit cette voix «je suis le Dieu  Tout-puissant; marche devant ma face, et sois parfait». Il faut donc trouver ses sources en Dieu.

« Après ces choses » (v. 1), Dieu va éprouver Abraham. La servante et son fils sont partis. Mais pourquoi donc l’éprouver? Dieu le sait. Quelques passages ont aussi fait état de quelques racines de mal dans ce patriarche, notamment dans les chapitres 12 et 20 dans lesquels il présente sa femme comme étant sa sœur. Maintenant que sa maison a été débarrassée de la servante, il faut que son cœur soit aussi éprouvé. Dès lors, ce chapitre 22 constitue l’apogée de l’histoire d’Abraham. L’adoration y est aussi mise en relief. Abraham est appelé à agir et non pas rester passif.

Au v. 3, Abraham obéit. Il ne tarde pas. Puis au v. 5, il faut avoir Dieu seul devant soi afin de pouvoir adorer. Le v. 6 démontre qu’Abraham agit par la foi. La chose est relevée dans l’épître aux Hébreux (Héb. 11, 17). Abraham réalise ce qui lui est ordonné. Faisons comme lui et non comme Pierre dans Matt. 26, 33 et 35 d’où il ressort qu’il est plus facile de dire que de faire. Verset 11: «Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit: Abraham ! Abraham ! Et il dit: Me voici». Ce passage indique que Dieu n’éprouve pas Abraham au-delà de ses limites. Ainsi en est-il pour tout enfant de Dieu. Mais quant au fils de Dieu, l’œuvre a été parfaite. Dans le v. 12, l’expression «maintenant je sais» montre que Dieu a eu la preuve de la foi d’Abraham. La foi fait des œuvres. L’épître de Jacques l’enseigne particulièrement. Si Jacques dépeint les œuvres d’Abraham (par exemple ch. 2, 14, 21), dont le côté extérieur, Paul en dépeint l’intérieur. L’intérieur extériorise ce qu’il en est mais l’extérieur ne fait pas l’intérieur. 

Commentaires de Genèse 23
Ch. 12 à 50 :            l’histoire des patriarches
Ch. 22 à 26, 33 :      Isaac, le fils de la promesse

Ch. 23 :                     la mort et l’ensevelissement de Sara : la mise de côté d’Israël
Ce chapitre contient de précieux enseignements en rapport avec notre conduite vis-à-vis de ceux du dehors. À cet égard:

1 Thes. 4, 12
afin que vous marchiez honorablement envers ceux de dehors et que vous n’ayez besoin de personne.

2 Cor. 8, 21

car nous veillons à ce qui est honnête, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes.

Et encore Rom. 13, 8

Ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns les autres, car celui qui aime les autres a accompli [la] loi.

« Abraham se leva de devant son mort » (v. 3). Abraham, passant par le deuil, a un autre objet plus élevé devant lui, objet qu’il réalise par la foi. Pour tout chrétien, la mort représente la fin du désert et que, par la foi en Christ, il est bienheureux de savoir un bien-aimé près du Seigneur. Le chrétien est consolé. Dans ce chapitre, il y a aussi le fait que les fils de Heth ne comprennent pas à ce qu’Abraham donne tant d’importance à ce que Sara ait son sépulcre à Macpéla (v. 9). Pour Abraham, étranger dans ce pays, il voit la promesse de Dieu en rapport avec la terre de Canaan, terre qui devra appartenir à ses descendants. Il y a là un type de ce que sera la gloire future de l’Église dans la Canaan céleste. Ce chapitre 23 a ainsi un double enseignement. Celui de notre conduite envers ceux du dehors. Puis celui de l’espérance qui est devant nous, comme ici Abraham en achetant ce sépulcre et qui montre son espérance de la résurrection et de l’héritage qui en découle.

Commentaires de Genèse 24
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 22 à 26, 33 :       Isaac, le fils de la promesse

Ch. 24 :                     Isaac épouse Rebecca. L’appel de l’épouse

Ch. 22 : le fils est offert sur l’autel. Ch. 23 : Sara est mise de côté. Ch. 24 : le serviteur reçoit la charge de chercher une femme pour celui qui avait été en figure recouvré d’entre les morts. Dans ce qui précède, il y a respectivement la réjection et la mort de Christ, la réjection d’Israël selon la chair et enfin l’appel de l’Église à la glorieuse position d’épouse de l’Agneau. Ces 3 points forment une image des vérités du Nouveau Testament et sont à considérer, comme cela est connu, pour notre instruction. Dans ce long chapitre, les instructions ne s’arrêtent pas à ce pacte de famille mais englobent toutes ces relations de Christ et de son épouse. Comme Rebecca est nécessaire à Isaac, l’Assemblée est nécessaire à Christ. L’Assemblée ne doit pas être constituée par des étrangers. C’est pourquoi, le début de ce ch. 24, mentionne qu’Isaac ne doit pas prendre une femme d’entre les cananéennes car le cananéen, comme l’indiquent aussi les chapitres précédents, est l’image de l’étranger parmi ceux qui craignent Dieu. Par là, comprenons que le chrétien ne doit pas prendre une fille du monde mais bien une chrétienne et à plus forte raison une chrétienne se rassemblant dans le même lieu. Dans les v. 34 à 36, il y a un beau témoignage rendu par le serviteur d’Abraham envers le père et le fils. Il dit:

(Genèse 24:34) « Et il dit : Je suis serviteur d’Abraham. »

(Genèse 24:35) «Or l’Éternel a béni abondamment mon seigneur, et il est devenu grand ; et il lui a donné du menu bétail, et du gros bétail, et de l’argent, et de l’or, et des serviteurs, et des servantes, et des chameaux, et des ânes.»

(Genèse 24:36) «Et Sara, femme de mon seigneur, a dans sa vieillesse enfanté un fils à mon seigneur ; et il lui a donné tout ce qu’il a.»

Ce serviteur est un type du Saint Esprit. C’est pour cette raison que son nom n’est pas mentionné. Ce serviteur parle d’Isaac pour gagner le cœur de Rebecca comme le Saint Esprit parle de Christ pour gagner le cœur des pécheurs. Les rapports entre Christ et l’épouse se retrouvent dans tout ce chapitre dans lequel Rebecca représente l’Église, Isaac l’Agneau, et le Saint Esprit par le serviteur. Dans les chapitres 21 à 24, une image de Christ se trouve en Isaac. Quant à Rebecca, c’est le seul type complet de l’Église avec son appel, dans l’Ancien Testament. Isaac et Rebecca ne devaient pas retourner en Charan. Ils devaient rester dans le pays de la promesse car, de l’autre côté du fleuve, on vénérait les idoles (v. 6). Abraham lui dit:
(Genèse 24:6) « Et Abraham lui dit : Garde-toi d’y faire retourner mon fils. »

(Genèse 24:7) « L’Éternel, le Dieu des cieux, qui m’a pris de la maison de mon père et du pays de ma parenté, et qui m’a parlé et qui m’a juré, disant: Je donnerai à ta semence ce pays-ci, lui-même enverra son ange devant toi, et tu prendras de là une femme pour mon fils.»

Rebecca avait compris qu’elle devait tout quitter par cette parole «j’irai». Sans avoir vu Isaac, elle n’hésite pas. Elle est en joie lorsqu’elle voit apparaître son époux vers le puits du vivant qui se révèle. Autrefois, à ce puits qui est sur le chemin de Shur, l’Éternel avait trouvé Agar (ch. 16, 7). Agar avait déclaré:
(Genèse 16:13) « Et elle appela le nom de l’Éternel qui lui avait parlé: Tu es le *Dieu qui te révèles; car elle dit: N’ai-je pas aussi vu ici, après qu’il s’est révélé?»

Ismaël est né de la chair mais ni lui, ni sa descendance n’ont profité du Vivant qui se révèle et sans boire cette eau qui ouvre les yeux des misérables, ils s’établissent à Shur. L’homme spirituel seul s’abreuve à la révélation de Dieu.

Commentaires de Genèse 25
Ch. 12 à 50 :             l’histoire des patriarches
Ch. 22 à 26, 33 :       Isaac, le fils de la promesse
Ch. 25 v. 01 à 18 :   nouveau mariage d’Abraham et héritage d’Isaac

Ch. 25 v. 19 à 34 :   les fils d’Isaac : Ésaü et Jacob. Élection de la grâce.

Ce chapitre nous occupe de la postérité d’Abraham selon la chair par son 3ème mariage. Rappelons au passage que la Genèse contient des germes présentés en figures et que l’on trouve didactiques dans le Nouveau Testament. La fin du chapitre, en rapport avec l’histoire de «Jacob ou la discipline» fait l’objet d’un article dont on recommande l’étude (voir Messagers Ev. 1898 et 1899). À propos d’Ésaü, on peut d’emblée signaler que son cœur n’attribue aucune valeur aux choses de Dieu. C’est à cause de cela qu’il laisse tomber son droit d’aînesse. Il a son cœur attaché aux choses présentes et détaché des choses à venir. Il méprise ainsi son droit d’aînesse. Relevons, à ce sujet, rois passages:

(Psaumes 106:24) «Et ils méprisèrent le pays désirable ; ils ne crurent point à sa parole;»

(Zacharie 11:13) «Et l’Éternel me dit: Jette-le au potier, [ce] prix magnifique auquel j’ai été estimé par eux. Et je pris les trente [pièces] d’argent, et je les jetai au potier, dans la maison de l’Éternel.»

(Matthieu 22:5) «Mais eux, n’en ayant pas tenu compte, s’en allèrent, l’un à son champ, et un autre à son trafic;»

Opposé à cet état, sachons que la foi a ceci en réserve que «plus je vois la vanité de l’homme et du présent siècle, plus je m’attacherai aux choses de Dieu».

Versets 19 à 26 : tout comme Sara, Rebecca est stérile. Il y a en cela des figures d’Israël et de l’homme selon la chair sous l’ancienne alliance. La stérilité excluait la capacité humaine pour faire partie de la famille de la foi. La chair n’a pas ce droit. Dieu se réserve d’être le seul ouvrier de notre bénédiction. Isaac prie à ce sujet. Ce n’était pas le cas de Sara, ni celui de Jacob qui imita son grand-père Abraham. C’est pourquoi la colère de Dieu vint sur Rachel (cf Gen. 30, 2). Isaac est exaucé. Et, à propos des v. 22 et 23: «Et les enfants s’entrepoussaient dans son sein; et elle dit: S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là? Et elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit: Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit». À ce sujet, Rom. 9, 10 à 14:
10
Et non seulement [cela], mais aussi quant à Rebecca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre père, 11 (car avant que les enfants fussent nés et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurât, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle,) 12 il lui fut dit: «Le plus grand sera asservi au plus petit» [Genèse 25:23]; 13 ainsi qu’il est écrit: «J’ai aimé Jacob, et j’ai haï Ésaü» [Malachie 1:2-3].
14 Que dirons-nous donc? Y a-t-il de l’injustice en Dieu? Qu’ainsi n’advienne!

— v. 4: le privilège d’avoir reçu la loi. — v. 5: litt.: pour les siècles. — v. 6: litt.: était tombée.

Les 2 principes sont en elle. Dans le croyant, l’un doit être asservi à l’autre (cf Gal. 5, 17). Et à propos de l’élection, Mal. 1, 2 et 3 indique qu’il faut comprendre que Dieu aima Jacob au 1er livre de la Bible et qu’il a haï Ésaü à la fin de la Bible. En effet, après la longue patience de Dieu, Édom, c’est-à-dire Ésaü, s’était montré l’implacable ennemi de l’Éternel et de son peuple. Il y a d’un côté les fruits de la grâce de Dieu et de l’autre ceux de la responsabilité de l’homme.

Versets 27 à 34 : Ésaü est l’homme des activités extérieures contrairement à Jacob qui habite les tentes mais dont la simplicité n’exclut pas la ruse. Dieu devra l’éprouver pour l’en purifier. Ici, Isaac entre dans une nouvelle phase de sa vie; on le voit être influencé par les choses terrestres. Et au sujet de la ruse de Jacob, elle consiste à utiliser la chair pour acquérir les choses de Dieu en laissant une part à l’activité de la foi. Il lui faudra plus de 20 années de souffrances et de discipline pour lui apprendre que l’activité de la chair ne sert qu’à créer des difficultés aux croyants. Gardons-nous d’être des Jacob sous ce mauvais aspect. La chrétienté en est peuplée. Faisons tout par la libre action de l’Esprit Saint.

Commentaires de Genèse 26
Ch. 12 à 50 :           l’histoire des patriarches
Ch. 22 à 26, 33 :     Isaac, le fils de la promesse
Ch. 26 v. 01 à 33 :  Isaac à Guérar. Le monde religieux

Ce chapitre comprend la 2ème partie de la vie d’Isaac. Le patriarche n’y est plus présenté comme type de Christ mais comme celui du croyant marchant ici-bas dans son caractère d’homme céleste et ressuscité. Isaac s’établira hors de Canaan et c’est une défaillance. Dès lors, il nie sa relation avec son épouse, type de la relation de Christ avec l’Église. Sa communion est éteinte. Au début de ce chapitre, Isaac répète les fautes de son père Abraham (cf ch. 12 et 20). Isaac n’est pas resté au puits de Lakhaï-roï; il enfreint le commandement de l’Éternel en allant à Guérar. Il se trouve là sous une mauvaise influence qui contribuera à sa défaillance avec le reniement de sa femme. Guérar et l’Égypte sont des figures du monde. L’Égypte d’une manière plus profonde car elle se trouve plus loin de Canaan que Guérar dont la frontière touche Canaan. Versets 12 à 15: la prospérité d’Isaac indique qu’il est béni par l’Éternel. Toutefois, Isaac ne réalise pas cette présence divine. Il y a ainsi une différence entre la bénédiction de Dieu et la réalisation de sa présence. Ceci ressort encore du v. 24, après avoir quitté Guérar, et s’être rendu à Beër-Shéba, Dieu est avec lui, dans sa présence. Dieu a pu être en sa présence du fait qu’Isaac est revenu dans un chemin de séparation. En effet, Dieu ne pouvait pas être avec lui là où il y avait des querelles. Dès lors, Isaac va de force en force, dresse tente et autel (v. 25). Il est un adorateur. Sa conduite et sa puissance touchent les cœurs des Philistins et Abimélec peut conclure une alliance avec lui (v. 28).

Par cet épisode de la vie d’Isaac, ne voyons-nous pas que dans notre marche, en cas de défaillance, il faut d’abord cesser de mal faire et ensuite apprendre à bien faire (cf Es. 1, 16; Eph. 5, 14).

Versets 34 et 35 : le mauvais choix d’Ésaü provoque l’amertume de ses parents. Ésaü prend des étrangères comme épouses alors que la Parole enseigne le contraire (cf Deut. 7, 3-4; Jos. 23, 12-13; 1 Cor. 7, 39).

Commentaires de Genèse 27
Ch. 12 à 50 :            l’histoire des patriarches
Ch. 26, 34 à 37, 1 :   Jacob – Israël ou l’enseignement de l’Esprit
Ch. 27 :                     Jacob usurpe la bénédiction

Ce chapitre indique de manière remarquable comment Dieu dépeint une personne par le Saint Esprit. Jacob et Rebecca manquent de dépendance en Dieu puisqu’ils font une machination pour tromper Isaac alors presque aveugle. Pourtant, tout cela n’était pas nécessaire car, au ch. 25, il avait été dit que le plus grand serait asservi au plus petit. Il s’agit donc de se confier en Dieu qui aurait enlevé le désir à Isaac de bénir celui qu’il ne devait pas. Isaac, dans ses derniers jours, a le cœur attaché aux choses terrestres. En effet, c’est pour un repas qu’il aurait béni Ésaü. Sachons donc que les desseins de Dieu se réalisent parfaitement lorsque nous dépendons de Lui. La meilleure preuve en est le Seigneur Jésus lui-même. La Parole montre que, dans toute sa vie ici-bas, il est dépendant de Dieu … à chaque pas. La tentation de Satan au désert en est un exemple remarquable. En relation avec ces passages écrits pour notre avertissement, nous pouvons penser à des passages comme Phil. 2, 5 à 11 afin de ne pas tomber dans les fautes commises par les personnes de Gen. 27.
Phil. 2, 5 à 11: 
5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, 6 lequel, étant en forme de Dieu*, n’a
pas regardé comme un objet à ravir** d’être égal à Dieu, 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait* à la
ressemblance des hommes; 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom* au-dessus de tout nom, 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
 / v. 6*: tout ceci est en contraste avec le premier Adam.  / v. 6**: ou: saisir à tout prix.  / v. 7: litt.: devenu.  / v. 9: ou: le (ou: ce) nom qui est.

Nous n’insistons jamais assez sur la dépendance que nous devons avoir en Dieu. Les manquements de Rebecca et de Jacob trouvent vite leur finalité. D’un côté Rebecca qui aimait Jacob ne le reverra plus jamais. De l’autre, Jacob aura épreuve sur épreuve à travers lesquelles la grâce divine brillera. À ce propos, citons encore:

  • (Luc 12:25) «Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille?»
  • (Héb. 12, 15-17) «15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés; 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né; 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes».

Versets 1 à 5, 33 : Isaac cède à des choses charnelles afin d’avoir la force de bénir un fils charnel comme s’il n’aurait pas pu trouver la force en Dieu pour bénir Jacob que Dieu avait choisi. Avec le cœur attaché aux choses terrestres, Isaac oublie la parole de Dieu selon Gen. 25, 23. Il s’en souvient au v. 33 lorsqu’il fut saisi d’un tremblement très grand et demande qui a apporté le gibier déjà dégusté puis en déclarant à Ésaü que celui qui a été béni avant lui le restera. Le tremblement d’Isaac n’est pas provoqué par la colère mais du fait que, tout à coup, il se souvient de la parole de Dieu et ne révoque pas la bénédiction de Jacob bien qu’il se la soit acquise par ruse. L’homme charnel n’ayant pas besoin de discipline, Ésaü n’en aura pas.

Quant aux vies de Rebecca et d’Isaac, elles se terminent sans être des témoins. Ils sont disciplinés jusqu’à leur mort.

 

  

♦ ♦ ♦ Gen.  3022 to  ♦ ♦ ♦
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