L’Ange, les anges (env. 12 pages A4)

 

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Sujet de l’Ange avec «A» majuscule Nos 1 à 7 et sans «A» majuscule Nos 8 et 9

 

1. Avec Agar

2. Avec Isaac

3. Avec Jacob

4. Dans le désert

5. En relation avec Balaam

6. Après le désert (Juges + Es.)

7. Manoah, Joshua, (+ Mal.)

8. Les bons anges

9. Les mauvais anges



 

L’Ange de l’Éternel

Parmi les anges, il en est un que l’Ancien Testament mentionne souvent et qui est appelé l’Ange de l’Éternel. C’est l’Éternel lui-même qui, sous cette forme, vient parler aux hommes. Au chapitre 18 de la Genèse, il est dit que l’Éternel apparut à Abraham, — et plus loin que trois hommes étaient près de lui (v. 1, 2). Mais l’un des trois était l’Éternel lui-même qui reste avec Abraham, tandis que les deux anges (Gen. 19, 1) poursuivent leur chemin vers Sodome.

La Parole de Dieu nous apprend une autre chose non moins merveilleuse. C’est que l’Ange de l’Éternel, l’Éternel lui-même, n’est autre que le Fils de Dieu, Jésus dont le nom signifie l’Éternel Sauveur. Ceci ressort de la comparaison de plusieurs passages. Quand Manoah, le père de Samson, demande à l’Ange de l’Éternel: «Quel est ton nom ?» l’Ange lui répond: «Pourquoi demandes-tu mon nom? Il est merveilleux (ou admirable)» (Jug. 13, 17-18). Le prophète Ésaïe, annonçant la naissance du Fils glorieux qui devait monter sur le trône de David et établir un règne de paix qui n’aurait pas de fin, énumère ses titres dont le premier est : «Merveilleux» ou Admirable (Es. 9, 6-7). En comparant. le ch. 6 du même prophète, avec Jean 12, 37-41, n’est-il pas vrai que le Seigneur, l’Éternel des armées, dont les séraphins proclament la sainteté et la gloire, est le même que Jésus (rejeté par les Juifs), car il est dit: «Ésaïe dit ces choses quand il vit sa gloire et qu’il parla de lui».

Nous savons donc qui était ce personnage mystérieux qui apparut à Abraham, qui lutta avec Jacob (cf Gen. 32, 24-30 avec Osée 12,

4-6), qui parlait avec Moïse dans le buisson, avec Gédéon dans l’aire et avec Manoah. C’était l’Éternel, Jéhovah, et c’était Celui qui vint sur la terre et fut l’humble Jésus de Nazareth, Celui dont il est dit: «Il vint chez soi», chez ce peuple d’Israël qu’il avait tiré d’Égypte, conduit et protégé dans le désert, introduit en Canaan, si souvent délivré et si longtemps supporté, mais quand il vint plein de grâce et de vérité, «les siens ne l’ont pas reçu» (Jean 1, 11). «Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom» (v. 12). Quelle immense grâce de faire partie de ceux-là !

Ange avec « A » majuscule :

51 occurrences pour 48 versets à tous dans l’Ancien Testament
Ci-dessous, lecture de quelques passages commentés en partie. 



Avec Agar

(Gen. 16, 7) «Mais l’Ange de l’Éternel la trouva près d’une fontaine d’eau dans le désert, près de la fontaine qui est sur le chemin de Shur.»
(Gen. 16, 9) «Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main.»
(Gen. 1610) «Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Je multiplierai beaucoup ta semence, et elle ne pourra se nombrer à cause de sa multitude.»
(Gen. 1611) «Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Ismaël, car l’Éternel a entendu ton affliction.»
(Gen. 2117) «Et Dieu entendit la voix de l’enfant, et l’Ange de Dieu appela des cieux Agar, et lui dit: Qu’as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est.»

L’Ange de l’Éternel, figure symbolique de Christ avant l’incarnation. Dans l’Ancien Testament, l’Ange de l’Éternel est toujours le Seigneur Jésus, seconde personne de la Trinité; appelé un ange, le représentant de l’Éternel, parce qu’Il n’avait pas encore été révélé comme Fils de Dieu, comme Il le fut lorsqu’Il devint un homme. Il dit à Agar: «D’où viens-tu, et où vas-tu?». Après avoir entendu la réponse, Il lui dit: «Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main». L’humiliation est le chemin de la restauration.
L’Ange de l’Éternel remet les choses au point. Si Saraï avait tort envers sa servante en la maltraitant, Agar avait tort en s’élevant contre sa maîtresse. Nous savons que la confession du mal doit toujours accompagner l’humiliation, car il faut savoir de quoi l’on s’humilie.

L’Ange de l’Éternel annonce à Agar ce que deviendra le fils qu’elle mettra au monde. Il s’appellera Ismaël, ce qui veut dire: «El a entendu». Il aura une nombreuse et puissante postérité. Quant à son caractère, il sera indomptable et toujours guerroyant, un «âne sauvage». Il fut l’ancêtre de douze tribus arabes, nomades mais puissantes. Mais il n’aura aucune part avec le fils de la promesse, qui naquit au temps voulu de Dieu.

Agar apprécia cette rencontre de l’Éternel; elle L’appela: le Dieu qui se révèle.On donna ce nom au puits vers lequel elle se trouvait: Beër-Lakhaï-Roï, ce qui veut dire: puits du Vivant qui se révèle; nom caractéristique de l’Éternel se révélant aux siens; puits auprès duquel Isaac méditait lorsqu’Éliézer lui amena Rebecca, et près duquel il habita après son mariage — et auprès duquel nous devons vivre, maintenant que Dieu s’est révélé à nous en Son Fils bien-aimé, le vrai puits du Vivant qui se révèle. Ce récit démontre aussi que Dieu répond toujours aux besoins de ceux qui sont dans la peine. Il n’est pas indifférent au cri d’une pauvre esclave maltraitée, ce que le nom d’Ismaël nous rappelle.

Abram était âgé de 86 ans lorsqu’Ismaël naquit. Il y avait donc 11 années qu’il était dans le pays, depuis qu’il avait quitté Charan. Pendant ces années, Dieu fit son éducation; d’abord par sa descente en Égypte. Dès lors, Dieu fut sa part, en contraste avec Lot qui a choisit sa part dans le monde. Puis Dieu fortifia Abram et le bénit afin qu’il refuse les biens du roi de Sodome. Il se révéla ensuite comme son bouclier et sa très grande récompense, lui assure l’accomplissement de Ses promesses, et la naissance d’un héritier
qui serait son propre fils.

Les chapitres 15 et 16 vont ensemble. Ils présentent la promesse de l’héritier, et l’activité de la chair pour l’obtenir. Au chapitre suivant, l’Éternel renouvelle Ses promesses en en basant l’accomplissement sur ce qu’Il était.


 

Avec Isaac

Quand Abraham est sur la montagne pour sacrifier son fils Isaac, l’Ange de l’Éternel arrête son bras et lui crie des cieux: «J’ai juré par moi-même, dit l’Éternel… que certainement je te bénirai» (Gen. 22, 15-16). Ici encore nous voyons que l’Ange de l’Éternel, c’est l’Éternel.
(Gen. 2211) «Mais l’Ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il dit: Me voici.»
(Genèse 2215) «Et l’Ange de l’Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois,»

Abraham saisit le couteau pour égorger son fils (Gen. 22, 10). Dans un instant, le feu consumera l’holocauste. Pour Dieu, le sacrifice est consommé. À la dernière seconde, il sort de son silence. L’Ange de l’Éternel appelle de façon pressante: «Abraham! Abraham!». Une fois encore (Gen. 22, 1, 7, 11) l’homme de Dieu est prêt à répondre: «Me voici».
Alors l’Ange lui dit: «N’étends pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien» (Gen. 2212). Isaac est rendu à son père, tout comme s’il avait été ressuscité d’entre les morts (Héb. 11, 19).

À Golgotha, Dieu ne sortira pas de son silence. Aucune voix venue du ciel ne se fera entendre en réponse au cri du suprême affligé: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?», et cela malgré les terribles sarcasmes: «Laissez, voyons si Élie vient pour le faire descendre» (Matt. 27, 46; Marc 15, 36). Avec une profonde reconnaissance, nous pouvons dire que Dieu s’est réservé le dernier pas. Personne ne pouvait arrêter son bras, comme Il le fit pour Abraham (Job 9, 12; Dan. 4, 35). L’Écriture s’est accomplie: «Épée, réveille-toi contre mon berger, contre l’homme qui est mon compagnon, dit l’Éternel des armées; frappe le berger…» (Zach. 13, 7). Le prix que le Bien-aimé avait pour son cœur ne transparaît-il pas aussi dans ces paroles qu’il adresse ensuite à son serviteur: «Maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique» (Gen. 22, 12) et plus loin: «Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique…» (Gen. 22, 16). «Maintenant, je sais…» Dieu connaissait déjà l’obéissance, la confiance et la dépendance de son serviteur (Gen. 18, 19). Mais cette épreuve, la plus dure qu’il ait connue, a été un triomphe pour sa foi. Il est inscrit à jamais dans le Livre, pour servir d’exemple à tous ceux qui marchent sur les traces de cette foi qu’a eue leur père Abraham (Rom. 4, 12).
Abraham lève ses yeux et voit derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes. Dans ce bélier, la foi discerne la puissance de l’amour manifesté par Celui qui a accepté d’être notre substitut sous le jugement de Dieu (És. 535; Éph. 5, 2). Qu’il nous soit accordé de lever aussi les yeux pour voir les merveilles que Dieu a accomplies en notre faveur.

L’épreuve achevée, Abraham, avec joie et assurance, appelle ce lieu: «Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd’hui: En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu» (Gen. 22, 14). Dieu lui confirme ses promesses et les élargit encore (comp. Gen. 22, 18, 12, 3 avec Gal. 3, 16). Sa postérité ne sera pas seulement comme les étoiles dans les cieux et le sable sur le bord de la mer, mais sa semence, Christ,
sera pour la bénédiction de toutes les nations.

Mais aussitôt que la simplicité et la fidélité de son cœur furent manifestées et que le sacrifice eut été offert en principe, l’Ange de l’Éternel arrêta sa main. Combien Isaac lui fut plus précieux, lorsqu’il fut, pour ainsi dire, l’enfant de la résurrection.

Avec Jacob

(Gen. 31, 11) «Et l’Ange de Dieu me dit en songe: Jacob! Et je dis: Me voici.»
(Gen. 48, 16) «l’Ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces jeunes hommes; et qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils croissent pour être une multitude au milieu du pays.»
(Osée 12, 5) «oui, il lutta avec l’Ange et prévalut: il pleura et le supplia. À Béthel, il le trouva; et là, il parla avec nous:»

Dans le désert

L’Ange de l’Éternel apparut à Moïse dans le buisson en feu qui brûlait sans être consumé, mais c’est l’Éternel qui appelle Moïse et lui dit: «Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob», et ensuite l’Éternel dit: «J’ai vu l’affliction de mon peuple», puis il se nomme de son nom sublime «JE SUIS».

(Ex.3, 2) «Et l’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson à épines; et il regarda, et voici, le buisson était [tout] ardent de feu, et le buisson n’était pas consumé.»
(Ex.1419) «Et l’Ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit, et s’en alla derrière eux; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux;»
(Ex. 23, 23) «Car mon Ange ira devant toi, et t’amènera vers l’Amoréen, et le Héthien, et le Phérézien, et le Cananéen, le Hévien, et le Jébusien, et je les exterminerai.»
(Ex. 32, 34) «Et maintenant, va, conduis le peuple où je t’ai dit. Voici, mon Ange ira devant toi: et le jour où je visiterai, je visiterai sur eux leur péché.»

Avec Balaam

(Nom. 22, 22 à 27) : «Mais la colère de Dieu s’embrasa parce qu’il s’en allait; et l’Ange de l’Éternel se plaça sur le chemin pour s’opposer à lui. Et il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes hommes étaient avec lui. Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel se tenant dans le chemin, son épée nue dans sa main; et l’ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs; et Balaam frappa l’ânesse pour la faire retourner dans le chemin. Et l’Ange de l’Éternel se tint dans un chemin creux, dans les vignes; il y avait un mur d’un côté et un mur de l’autre côté. Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se serra contre la muraille, et serra le pied de Balaam contre la muraille; et il la frappa de nouveau. Et l’Ange de l’Éternel passa plus loin, et se tint dans un lieu étroit où il n’y avait point de chemin pour se détourner à droite ou à gauche. Et l’ânesse vit l’Ange de l’Éternel, et elle se coucha sous Balaam; et la colère de Balaam s’embrasa, et il frappa l’ânesse avec le bâton.»
(Nom. 22, 31 et 32) «Et l’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et il vit l’Ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans sa main; et il s’inclina et se prosterna sur sa face. Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi as-tu frappé ton ânesse ces trois fois? Voici, moi, je suis sorti pour m’opposer à toi, car ton chemin est pervers devant moi.»
(Nom. 22, 34 et 35) «Et Balaam dit à l’Ange de l’Éternel: J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé à ma rencontre dans le chemin; et maintenant, si cela est mauvais à tes yeux, je m’en retournerai. Et l’Ange de l’Éternel dit à Balaam: Va avec les hommes; mais seulement tu ne diras que la parole que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les seigneurs de Balak.»

Après le désert (dans le livre des Juges + Es. 63, 9)

 (Jug. 2, 1) «Et l’Ange de l’Éternel monta de Guilgal à Bokim; et il dit,  Je vous ai fait monter d’Égypte, et je vous ai introduits dans le pays que j’avais promis par serment à vos pères, et j’ai dit: Je ne romprai jamais mon alliance avec vous;»
(Jug. 2, 4) «Et il arriva que, comme l’Ange de l’Éternel disait ces paroles à tous les fils d’Israël, le peuple éleva sa voix et pleura.»
(Jug. 5, 23) «Maudissez Méroz, dit l’Ange de l’Éternel; maudissez, maudissez ses habitants! car ils ne sont pas venus au secours de l’Éternel, au secours de l’Éternel, avec les hommes forts.»
(Jug. 6, 12) «Et l’Ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit: L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme.»
(Jug. 6, 20 à 22) «Et l’Ange de Dieu lui dit: Prends la chair et les pains sans levain, et pose-les sur ce rocher-là, et verse le bouillon. Et il fit ainsi. Et l’Ange de l’Éternel étendit le bout du bâton qu’il avait en sa main, et toucha la chair et les pains sans levain; et le feu monta du rocher et consuma la chair et les pains sans levain. Et l’Ange de l’Éternel s’en alla de devant ses yeux.
Et Gédéon vit que c’était un ange de l’Éternel, et Gédéon dit,  Ah! Seigneur Éternel, si c’est pour cela que j’ai vu l’Ange de l’Éternel face à face!»

Au chapitre 6 du livre des Jug., l’Ange de l’Éternel apparaît à Gédéon, mais, dans la suite du récit, nous lisons,  «L’Éternel le regarda», et «l’Éternel lui dit» (cf v. 12, 14, 16).

 (Es. 63, 9) «Dans toutes leurs détresses, il a été en détresse, et l’Ange de sa face les a sauvés; dans son amour et dans sa miséricorde il les a rachetés, et il s’est chargé d’eux, et il les a portés tous les jours d’autrefois;»

Le peuple d’Israël avait appris, lors de la Pâque, que le sang d’un agneau le mettait à l’abri du jugement divin (Ex. 12, 13). À la mer Rouge, Dieu l’avait délivré de tous ses ennemis (Ex. 14, 31). Ce sont, nous le savons, deux grands aspects de l’œuvre de Christ pour
nous. Mais à Guilgal, après la traversée du Jourdain, c’est une troisième conséquence de la croix qui nous est présentée en figure, une troisième délivrance, notre mort avec Christ et ses conséquences pratiques.
Puis l’Ange de l’Éternel, ayant dans la main l’épée qui décide des combats, se présente aussi. Tout est largement fourni par la merveilleuse grâce de Dieu pour que son peuple puisse s’emparer du pays encore sous la domination de l’ennemi. Une seule condition, mais combien importante: «Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous l’ai donné» (Jos. 1, 3).
Au début des Juges, l’Ange de l’Éternel monte de Guilgal à Bokim, le lieu des pleurs, qui caractérise aussi la période actuelle de l’Église. Le peuple se lamente, offre même des sacrifices, quand il entend Dieu prononcer son jugement contre leur désobéissance, Il ne chassera plus de devant eux les habitants du pays. Ils seront à leurs côtés et leurs dieux leur seront en piège (Jug. 21-5). Mais Israël n’abandonne pas l’alliance avec le monde et déjà se montre perfide (Jér. 3, 8). Son égarement continuera à porter de mauvais fruits (Jug. 211-13).

Avec Manoah, Joshua, et dans Malachie
L’histoire de la naissance de Samson nous apprend la même chose (Juges 13). L’Ange de l’Éternel, qui est apparu à Manoah et à sa femme, dit: «Pourquoi demandes-tu mon nom? Il est merveilleux». Et Manoah, saisi de crainte, s’écrie: «Nous mourrons, car nous avons vu Dieu». Gédéon aussi avait craint de mourir, parce qu’il avait vu Dieu. Et l’Éternel le rassura en lui disant: «Paix te soit; ne  crains point, tu ne mourras pas» (Jug. 622-23). Ainsi Dieu lui-même se manifestait aux hommes, voilant sa gloire qu’ils n’auraient pu contempler sans mourir, et venant leur parler.

(Jug. 13, 3) «Et l’Ange de l’Éternel apparut à la femme, et lui dit: Voici, tu es stérile et tu n’enfantes pas; mais tu concevras, et tu enfanteras un fils.»
(Jug. 13, 9) «Et Dieu exauça la voix de Manoah; et l’Ange de Dieu vint encore vers la femme, comme elle était assise aux champs, et Manoah, son mari, n’était pas avec elle.»
(Jug. 13, 13) «Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah: La femme se gardera de tout ce que je lui ai dit.»
(Jug. 13, 15 à 18) «Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel: Laisse-nous te retenir, et t’apprêter un chevreau. Et l’Ange de l’Éternel dit à Manoah: Si tu me retiens, je ne mangerai pas de ton pain; et si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Éternel. Car Manoah ne savait pas que ce fût l’Ange de l’Éternel. Et Manoah dit à l’Ange de l’Éternel: Quel est ton nom, afin que nous t’honorions, quand ce que tu as dit arrivera? Et l’Ange de l’Éternel lui dit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Il est merveilleux.»
(Jug. 13, 20 et 21) «Et il arriva que, comme la flamme montait de dessus l’autel vers les cieux, l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel, Manoah et sa femme regardant; et ils tombèrent sur leurs faces contre terre. Et l’Ange de l’Éternel n’apparut plus à Manoah, ni à sa femme. Alors Manoah connut que c’était l’Ange de l’Éternel.» 

(Zach. 3, 1) «Et il me fit voir Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui.»
(Zach. 3, 3 à 6) «Et Joshua était vêtu de vêtements sales, et se tenait devant l’Ange. Et [l’Ange] prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant: Ôtez de dessus lui les vêtements sales. Et il lui dit,  Regarde, j’ai fait passer de dessus toi ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Et je dis: Qu’ils mettent une tiare pure sur sa tête; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements; et l’Ange de l’Éternel se tenait là. Et l’Ange de l’Éternel protesta à Joshua, disant,… »
(Zach. 12, 8) «En ce jour-là, l’Éternel protégera les habitants de Jérusalem, et celui qui chancelle parmi eux sera en ce jour-là comme David, et la maison de David sera comme Dieu, comme l’Ange de l’Éternel devant eux.»
(Mal. 3, 1) «Voici, j’envoie mon messager, et il préparera le chemin devant moi; et le Seigneur que vous cherchez viendra soudain à son temple, et l’Ange de l’alliance en qui vous prenez plaisir, – voici, il vient, dit l’Éternel des armées.»

Passage du Nouveau Testament (version JND)

Aucune occurrence … mais, dans l’Apocalypse on y voit, comme au ch. 8, 3, Jésus lui-même. Jésus qui présente les prières des saints. Dans ce passage, il n’est pas l’avocat auprès du Père, en relation avec notre état spirituel, mais en appelant les jugements de Dieu sur les oppresseurs.



Sans « A » majuscules – généralités

Des créatures autres que l’homme

L’homme n’est pas la seule créature intelligente qui soit sortie des mains de Dieu. La Bible nous parle d’une multitude innombrable d’êtres qui peuplent les cieux et qui ont aussi leurs offices sur la terre. Ce sont les anges que l’Écriture mentionne si fréquemment.
Le mot «ange» signifie «messager». Ce nom est donné à ces êtres célestes, parce que Dieu s’est servi souvent d’eux pour apporter de sa part des messages aux hommes. Ce sont des esprits, nous dit l’Écriture: «Ne sont-ils pas tous des esprits administrateurs?» (Héb. 114). Le psalmiste s’adressant à eux, dit: «Bénissez l’Éternel, vous, ses anges puissants en force, qui exécutez sa parole» (Ps. 103, 20). Ils sont revêtus de sainteté; le Seigneur les appelle «les saints anges» (Luc 926); ils sont immortels; Jésus dit d’eux qu’ils ne peuvent mourir (Luc 2036).
Leur apparence : étant des esprits, ils sont invisibles à nos regards, bien que nous entourant et s’occupant de nous. Mais quand Dieu les emploie pour porter un message à des hommes, ils apparaissent comme ayant un corps. Ainsi un ange de Dieu est envoyé à Corneille, et quand celui-ci raconte la visite du messager divin, il dit: «Un homme se tint devant moi dans un vêtement éclatant» (Act. 10, 30). Dans le récit de la résurrection du Seigneur, nous voyons aussi que deux anges (Jean 2012), semblables à des hommes en vêtements éclatants de lumière (Luc 244), viennent annoncer à Marie de Magdala et à d’autres femmes que le Seigneur était ressuscité. Et on trouve bien d’autres exemples dans la Parole. Les anges peuvent aussi apparaître en flammes de feu, soit pour protéger les serviteurs de Dieu, comme dans le cas d’Élisée (2 Rois 6, 17; voir aussi 2,11; comp. Ps. 68, 17), soit pour exercer le jugement (2 Thess. 17-8).
Créés avant la terre : l’Écriture indique que les anges sont au nombre des choses (êtres dans le cas particulier) créées par le Seigneur Jésus qui est ainsi au-dessus du plus grand et du plus puissant d’entre eux. «Par Lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles» (Col. 1,16). Les anges font partie de ces choses invisibles qui sont dans les cieux. Ils ont été créés avant que la terre ait été établie pour être la demeure de l’homme car l’Éternel dit à Job: «Où étais-tu quand j’ai fondé la terre… quand les étoiles du matin chantaient ensemble et que tous les fils de Dieu éclataient de joie?» (Job 38, 4, 7). Ainsi ils contemplaient et admiraient les oeuvres de Dieu. Ce que Dieu nous révèle est beau et grand: les cieux peuplés de créatures immortelles se réjouissant dans les oeuvres magnifiques de Dieu. Ce verset nous apprend aussi que les anges sont «fils de Dieu» (cf Job 16). Ils le sont parce que Dieu les a créés. C’est comme Créateur que Dieu est appelé «Père de tous» (Éph. 46). Mais nous, quand nous croyons au Seigneur Jésus, nous devenons enfants et fils de Dieu, comme nés de Dieu par son Esprit (Jean 1, 12-13; Gal. 46-7). C’est une grâce qui nous place bien plus près de Dieu que les anges même.


 

Les bons anges

Ainsi que l’homme, les anges ont été soumis à l’épreuve de l’obéissance. Tous n’y ont pas persévéré. Il y en a qui ont péché (2 Pi. 2, 4; Jude 6). Ceux qui sont restés fidèles sont appelés «les anges élus» (1 Tim. 521). Voyons ce qu’il en est :
le nombre des anges — le groupe qu’ils constituent : leur nombre est incalculable. «… des myriades de myriades et des milliers de milliers» (Apoc. 511); «mille milliers le servaient, et des myriades de myriades se tenaient devant lui» (Dan. 79-10); «aux myriades d’anges, l’assemblée universelle» (Héb. 1222). Nos yeux me voient pas cette vaste assemblée des être invisibles. Mais un jour nous la contemplerons lorsque nous serons dans le ciel, avec Jésus, entourés de cette sainte multitude dont nous connaîtrons les différents ordres et les attributions. Elle est nommée «l’armée des cieux» (cf Luc 2,13; 1 Rois 2219; 2 Chr. 1818; Néh. 9, 6. Parfois aussi l’ensemble des astres qui brillent au firmament est appelé «l’armée des cieux» (Deut. 4,19; 2 Rois 1716).
Ordres ou catégories d’anges — séraphins, chérubins — Michel et Gabriel : la Bible contient des passages dans lesquels des anges relèvent de différents ordres tels que: les trônes, les seigneuries, les principautés, les autorités (Col. 116; Éph. 3, 10) avec, à n’en pas douter, des attributions distinctes et divers degrés de puissance et d’honneur.
En Ésaïe, les séraphins célèbrent la sainteté de l’Éternel des armées (Es. 62-3). Dans d’autres passages, il est question des chérubins qui sont les exécuteurs des jugements de Dieu (cf par exemple Gen. 224).
Deux anges sont nommés dans l’Écriture : Micaël ou Michel qui est appelé l’archange ou chef des anges (Jude 9). La signification glorieuse de son nom est: «Qui est semblable à Dieu». Il est présenté comme le défenseur du peuple juif. Dans Daniel, il est appelé  un des premiers chefs et combat contre le roi de Perse en faveur des Juifs (Dan. 1013, 21; 121). Et dans l’Apocalypse, il est à la tête de ses anges combattant dans le ciel contre Satan et ses anges (Apoc. 127). Le second ange dont le nom nous est donné est Gabriel, c’est-à-dire «homme de Dieu». C’est lui que Dieu envoya à Zacharie pour lui annoncer la naissance de son fils Jean, qui devait être le précurseur du Seigneur, et à Marie pour lui dire qu’elle serait la mère du Sauveur (Luc 119 et 26). Il fut aussi envoyé à Daniel pour lui révéler qu’au bout d’un temps déterminé, le Messie, le Christ paraîtrait (Dan. 921 et 25), et pour lui faire connaître la fin d’un roi impie et persécuteur qui doit s’élever au dernier jour (Dan. 816, 24, 25). Dans ces divers cas, l’ange Gabriel était un messager de bonnes nouvelles.
Le service des anges dans l’Ancien Testament : la demeure des anges est le ciel. Ils sont là devant Dieu pour le célébrer et l’adorer, et toujours prêts à obéir aux ordres qu’Il leur donne. Mais les anges ne restent pas toujours dans le ciel. Dieu peut les envoyer sur la terre, cette terre qui les avait fait éclater de joie lors de la création. Dieu peut donc les employer de diverses manières en rapport avec les hommes. On les voit fréquemment dans l’Ancien Testament porteurs de messages ou occupés à divers services. Ils viennent chez Abraham, puis vont sauver Lot de la destruction de Sodome. Et que dire de la merveilleuse vision du pauvre Jacob qui s’enfuyait de la maison paternelle; des anges montent et descendent l’échelle dressée de la terre aux cieux, au sommet de laquelle se tient l’Éternel. Jacob réalisait que Dieu avait soin de lui, qu’il n’était pas seul dans son long voyage. Les anges s’occupaient de lui. Voir Gen. 2812 à 17. Voir aussi parmi d’autres passages: Gen. 321 et 2; 1 Rois 194 à 8; 2 Rois 211 et 617.
Le service des anges dans le Nouveau Testament : le NT mentionne des choses intéressantes sur les anges et leur service et d’une manière spéciale à l’égard du Seigneur Jésus. C’est ainsi que l’ange Gabriel a fait 2 visites, l’une à Zacharie et l’autre à Marie. Un ange apparaît plusieurs fois en songe à Joseph, l’époux de Marie afin de lui dire ce qu’il a à faire pour le petit enfant Jésus. Puis il y a la scène merveilleuse dans les champs de Bethléhem: un ange du Seigneur vient annoncer aux bergers la naissance du Sauveur. Aussitôt une multitude de l’armée céleste se trouve là et célèbre les louanges de Dieu qui a envoyé, avec son Fils, la paix et la bénédiction sur la terre. Lorsque Dieu introduisit son Fils dans le monde, il dit: «Que tous les anges de Dieu lui rendent hommage» (Héb. 16). Le Fils de Dieu est descendu du ciel et est devenu un homme, voilant ainsi sa gloire, mais il n’en reste pas moins l’objet de l’adoration et du service des anges qui le servent dans le désert où il est tenté (Marc 113). Puis quand il souffre en Gethsémané, un ange du ciel vient pour le fortifier (Luc 2243). Jésus était vraiment un homme. Ainsi, il est soutenu par un ange dans sa souffrance. Comme homme, il pouvait être abattu par la douleur et avoir besoin de secours. Toutefois, c’est volontairement et en vue de pécheurs tels que nous étions qu’il souffrait. Il aurait pu demander à son Père 12 légions d’anges pour le défendre contre ses ennemis qui venaient le prendre, mais il restait soumis à Dieu qui, dans sa Parole, avait dit qu’il devait souffrir (Matt. 2653 et 54).
Lors de la résurrection : un ange vient rouler la pierre qui fermait le tombeau. Il dit aux femmes d’aller annoncer aux disciples que Jésus est ressuscité (Matt. 28, 2-7). Puis deux anges apparaissent à Marie de Magdala. Puis quand Jésus est monté au ciel dans une nuée et a disparu de devant les yeux de ses disciples, deux anges se trouvent près d’eux et leur annoncent son retour. Et lors de son retour glorieux, il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges (Marc 838). Il sera révélé du ciel avec les anges de sa puissance, en flammes de feu, pour exercer le jugement (2 Thess. 17et 8).
Les anges qui ont été occupés à servir le Seigneur sur la terre et ont été témoins de sa résurrection, les anges qui l’accompagneront quand il reviendra dans sa gloire, ont été et sont encore employés au service des saints. «Ne sont-ils pas tous des esprits administrateurs envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut ?» (Héb. 114). C’est un ange qui est envoyé à Corneille, le centurion romain, pour lui dire de faire venir Pierre qui lui dirait des choses par lesquelles il serait sauvé (Act. 10, 3; 1113-14); un ange délivre Pierre de la prison où Hérode l’avait fait jeter dans l’intention de le faire mourir (Act. 127-10; voir aussi 519-23). Un ange de Dieu dit à Paul, sur le vaisseau battu par la tempête, que personne ne périrait (Act. 2723-24).
Ce qui intéresse les anges : les anges ont un grand intérêt pour l’accomplissement des desseins de Dieu à l’égard des hommes. Des passages le démontrent: … touchant les souffrances de Christ et les gloires qui suivraient (1 Pi. 111-12) … pour le salut d’un seul pécheur (Luc 1510) … quant à l’Église (1 Cor. 1110) … ou Assemblée (Eph. 310). Enfin, un ange, dans l’Apocalypse, introduit Jean dans les choses du ciel et les lui montre. D’autres anges annoncent et exécutent les jugements de Dieu sur les hommes coupables.
Culte des anges ? : le rôle des anges dans l’univers et à l’égard des hommes est important. Ces êtres intelligents, invisibles à nos yeux, remplissent le ciel et nous entourent aussi comme des serviteurs de Dieu pour accomplir ses ordres. Est-ce une raison pour nous adresser à eux et leur rendre une sorte de culte? NonBien loin de l’autoriser, la parole de Dieu mentionne «que personne… ne fasse sa volonté propre… dans le culte des anges» (Col. 2, 18). Dans l’Apocalypse, Jean tombe à terre devant l’ange qui lui montre les choses du ciel, pour lui rendre hommage; mais l’ange lui dit: «Garde-toi de le faire; je suis ton compagnon d’esclavage et celui de tes frères les prophètes et de ceux qui gardent les paroles de ce livre: rends hommage à Dieu» (Apoc. 228-9). Ils sont des serviteurs de Dieu, comme aussi les fidèles.
L’Ange de l’Éternel = ce lien

 

Les mauvais anges

La Parole enseigne qu’un grand nombre d’anges sont tombés en se révoltant contre Dieu. Pour les anges demeurés fidèles, un petit résumé de ce qui précède: ils sont appelés les anges élus (1 Tim. 5, 21), les saints anges (Luc 9, 26). Ils sont employés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut (Héb. 1, 14).  Les anges déchus sont donc mauvais; ce sont des démons. Leur activité s’exerce pour faire du mal aux hommes. Il est importait de se pencher sur l’Écriture, pour notre instruction, en relation avec ces êtres
invisibles à nos regards; ils ont une existence aussi réelle que celle des bons anges. De même que ceux-ci, ils sont appelés des principautés et des autorités, pour nous montrer leur puissance en intelligence, mais en intelligence de méchanceté (Éph. 6, 12; Col. 2, 15). La grande ruse de Satan, leur chef, est de chercher à persuader aux hommes que lui et ses anges n’existent pas. Cela afin de les faire tomber plus aisément dans leurs pièges. Malgré l’incrédulité de beaucoup à cet égard, sachons que des esprits de malice nous entourent et il faut le savoir et les combattre. Pour cela, Dieu donne aux siens une armure complète (Éph. 6, 11-18).  En s’appuyant sur notre Chef, le Seigneur Jésus, nous sommes toujours vainqueurs.

Leur chute : la Parole de Dieu à propos de Satan et de ses anges à dans 2 Pi. 2, 4: «Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais les ayant précipités dans l’abîme, les a livrés pour être gardés dans des chaînes d’obscurité pour le jugement». Jude relate que «Dieu a réservé dans des liens éternels, sous l’obscurité, pour le jugement du grand jour, les anges qui n’ont pas gardé leur origine, mais qui ont abandonné leur propre demeure» (Jude 6). Les anges ont donc péché. «Le péché est l’iniquité» dit Jean (1 Jean 3, 4), la révolte contre Dieu, et l’apôtre ajoute que le diable pécha dès le commencement (v. 8). En péchant, les anges déchus n’ont pas gardé leur origine. Quelle était leur origine? Ils étaient fils de Dieu, étoiles du matin, brillant d’un vif éclat dans le ciel, leur demeure (Job 1, 6; 38, 7). Comme les autres anges, ils étaient des serviteurs de Dieu. Ils n’ont pas gardé cette position bénie, mais se sont élevés par orgueil, et ont désobéi. Ils ont ainsi abandonné leur propre demeure, le ciel, la présence de Dieu, devant qui ils ne voulaient ni ne pouvaient subsister. Ils voulaient être indépendants de leur Créateur, et ont été bannis loin de Lui.

 

Leur avenir : la conséquence de leur chute fut bien terrible. Au lieu d’être des étoiles du matin, ils sont dans les ténèbres, privés de la lumière divine; au lieu d’être heureux dans la jouissance du souverain bien qui est Dieu, ils sont livrés au mal, aux pensées de mal, et ainsi misérables. Et ils sont liés de chaînes d’obscurité, dans des liens éternels, de manière à rester pour toujours dans ce triste état, dans l’impossibilité absolue de recouvrer jamais leur première condition. Il n’y a aucun salut possible pour eux, aucune rédemption. Ils sont et resteront une puissance spirituelle de méchanceté, constamment opposée à Dieu. Leur demeure, qui autrefois était le ciel, est maintenant l’abîme, lieu ténébreux où ne pénètre pas un seul rayon de lumière consolante ou d’espérance. Et ils ont à attendre un dernier et plus terrible châtiment devant lequel ils tremblent et qui leur sera infligé lors du jugement du grand jour. Actuellement ils ont un certain répit. Mais ils savent que cela ne durera pas. Les démons, qui s’étaient emparés d’un homme, se prosternaient devant Jésus en s’écriant par la bouche du malheureux possédé: «Jésus, Fils de Dieu, es-tu venu ici avant le temps pour nous tourmenter?» (Matt. 8, 29. «Et ils le priaient pour qu’il ne leur commandât pas de s’en aller dans l’abîme» (Luc 8, 31). Et le Seigneur dira aux méchants lorsqu’il jugera les vivants: «Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» (Matt. 25, 41). Tel est le sort qui les attend au jugement du grand jour.

Leur chef Satan et sa chute : de même qu’à la tête des anges fidèles se trouve l’archange Micaël ou Michel, il y a aussi un ange qui excelle en grandeur et en méchanceté au-dessus de tous les autres: celui que l’Écriture nomme Satan ou l’adversaire, celui qui s’oppose à Dieu. Elle l’appelle aussi le diable, c’est-à-dire le calomniateur; le serpent à cause de sa ruse, et parce qu’il se servit de
cet animal pour s’adresser à Ève et la séduire; serpent ancien, parce qu’il entraîna l’homme au mal dès le commencement. Il est aussi nommé le dragon lorsqu’il se sert des puissances du monde pour faire le mal (Apoc.
12, 3,7-9; 2 Cor. 11, 3; Gen. 3, 1).
En Éz. 2811-17, sous la figure du roi de Tyr, c’est Satan avant sa chute et son orgueil fut la cause de sa chute, lui qui était «un chérubin oint»; aucune qualité ne lui manquait; il était «plein de sagesse, parfait en beauté». Revêtu de différents rayons de la gloire de Dieu (cf Exode 2817-20; Apoc. 2118-20), sa place était Éden, ce jardin de Dieu, non sur la terre, mais dans le ciel, où il jouissait de la présence de Dieu (voir Apoc. 2, 7, où le paradis de Dieu est mentionné en contraste avec le paradis terrestre). Il n’était qu’une créature, mais une créature ornée des plus excellents dons de Dieu. Il occupait une place éminente de puissance, au milieu des autres anges, autorités, principautés et puissances; il était dans la sainte montagne de Dieu. Voilà la grandeur et l’excellence de cette créature de Dieu !
Il fut ainsi «parfait dans ses voies depuis le jour où il fut créé, jusqu’à ce que l’iniquité se trouve en lui». L’excellence de ses dons, la splendeur de sa beauté, font que son coeur s’est élevé et sa sagesse s’est dévoyée; rempli d’orgueil, il a péché (1 Tim. 36). Autrement dit, il s’est révolté contre Dieu. La conséquence fit terrible. Il a été précipité de sa haute position, dépouillé de sa gloire. Il est devenu le prince des ténèbres, entraînant dans sa désobéissance et sa chute d’autres anges, des principautés et des autorités qui sont devenues les dominateurs des ténèbres, la puissance du mal (Éph. 612) (voir aussi Apoc. 127-8). Créé pour protéger, il ne s’emploie qu’à détruire comme l’indique son nom, Apollyon (le destructeur Apoc. 911; Jean 10, 10). Ange de lumière d’abord, il est devenu un ange de ténèbres, mais qui sait se déguiser en ange de lumière pour séduire les âmes (2 Cor. 1114). Redoutable, il est toujours là, rôdant autour de nous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer (1 Pi. 5, 8). Il est plus fort que nous, mais Christ est plus fort que lui, Christ l’a vaincu, et en nous attachant à Christ, nous n’avons rien à craindre.
Quand a eu lieu la chute de Satan et de ses anges l’Écriture n’en fixe pas l’époque mais c’est avant la création de l’homme. En effet, aussitôt qu’Adam et Ève ont été placés dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder, Satan y pénètre et, sous la forme du serpent, séduit Ève qui entraîne son mari dans sa désobéissance. Satan s’empare ainsi du coeur de l’homme et le domine par le moyen des convoitises.

Leur activité : dès ce moment, l’histoire de Satan en rapport avec la terre et les hommes qui y habitent est bien là. La Bible rapporte cette histoire comme étant celle d’un être puissant et redoutable par sa méchanceté. La terre est devenue le lieu où il l’exerce sans trêve (cf Job 1, 7-22; 2). Il a aussi et encore accès dans le ciel afin d’accuser les hommes. Comme conséquence de la chute de l’homme dans le jardin d’Éden, Satan et ses anges ont envahi tout le domaine soumis à l’homme. Ils agissent en opposition permanente et plus ou moins ouverte contre Dieu, séduisant les hommes, les entraînant dans le mal, et cherchant constamment à contrecarrer les desseins de la grâce de Dieu en faveur de l’homme coupable. C’est lui, Satan, qui incite Caïn à tuer son frère Abel. «Caïn était du méchant et tua son frère» (1 Jean 3, 12), nous est-il dit, et dès lors il y a eu sur la terre deux classes d’hommes, les enfants de Dieu et les enfants du diable — chacune caractérisée par sa ressemblance avec son père — les uns ayant pour signe distinctif la justice, la vérité et l’amour, les autres le péché, le mensonge et la haine (1 Jean 3, 8,10; Jean 8, 44). N’est-ce pas une chose qui fait frémir de se dire: tant que je ne suis pas un enfant de Dieu, je suis un enfant du diable? Il n’y a pas de milieu: on est l’un ou l’autre.

Leur domination sur les hommes : Satan domine sur les esprits des hommes et les a entraîne, avec ses anges, loin de Dieu. Pratiques cruelles et impures (Rom. 1, 17-25). Faux dieux ou démons des païens (1 Cor. 10, 20; voir aussi Lév. 17, 7; Deut. 32, 16-17; Ps. 106, 36-37). Satan, chef des démons,  opère sur ceux qui désobéissent, païens ou chrétiens professants (Éph. 2, 2-3). Le monde est conduit par Satan; il est la puissance des ténèbres qui a rejeté Christ  (Luc 22, 53). Alors Satan est devenu «le prince de ce monde» qu’il domine et conduit (Jean 14, 30). C’est le terrible état de tous ceux qui ne sont pas conduits par Christ, le bon Berger.

 

L’oeuvre de Dieu prévalant sur la perpétuelle inimitié de Satan :
la lecture de quelques passages, parmi d’autres, ouvre nos yeux sur l’amour divin qui prévaut sur l’inimitié satanique

  • 1 Jean 3, 8 : Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche. C’est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu’il détruisît les œuvres du diable .
  • Gen. 22,18 : Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix.
  • Rom. 834 : … qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous,

Pensons encore aux efforts de Satan lorsqu’Israël était en Égypte. Mais tous ses efforts, dans l’histoire de peuple d’Israël comme dans les développements prophétiques, sont vains. En effet, les plans de Dieu s’accomplissent alors comme aujourd’hui. Ainsi, pour Israël, L’Éternel déploya alors sa puissance et, en dépit des efforts de l’ennemi, fit sortir son peuple du pays d’Égypte et l’amena en Canaan.

L’activité de Satan au temps du Seigneur dans l’Ancien Testament, Satan et ses anges avaient agi d’une manière assez cachée. Son nom (Satan) est mentionnée 14 fois dont 11 au début du livre de Job. Mais, dès que le Fils de Dieu, le Seigneur Jésus, paraît dans le monde, l’action de Satan et de ses anges se manifeste clairement, pleine d’énergie malfaisante. Citons quelques faits:

· Jean 38 déjà cité quelques lignes plus haut.
· Ses efforts pour faire périr le petit enfant, ayant reconnu en Lui la postérité de la femme annoncée (selon Gen. 3, 15).
· Son vouloir de dévorer le fils que la femme allait mettre au monde (selon Apoc. 12).
· Matt. 2, 12 à 15 : 12 Et étant avertis divinement, en songe, de ne pas retourner vers Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin. 13 Or, après qu’ils se furent retirés, voici, un ange du *Seigneur apparut en songe à Joseph, disant: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et fuis en Égypte, et demeure là jusqu’à ce que je te le dise; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr. 14 Et lui, s’étant levé, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. 15 Et il fut là jusqu’à la mort d’Hérode, afin que fût accompli ce que le *Seigneur avait dit par le prophète, disant: «J’ai appelé mon fils hors d’Égypte» [Osée 11:1].
· Ses interventions pour tenter Jésus au désert afin de l’entraîner à pécher. Il a pû faire tomber Adam … mais pas Jésus (Matt. 4, 1-11; Luc 4, 1-11; Marc 4, 13)
· Jésus déployait sa puissance de grâce envers ceux que les esprits malins tourmentaient (par exemple: Matt. 12, 22; Marc 7, 24; Luc 8, 2).
· Pendant ce temps Satan agissait aussi. Les chefs du peuple juif haïssaient le Seigneur, parce qu’il mettait à nu leur avarice, leur hypocrisie, leur orgueil et leur propre justice, et Satan les poussa à le faire mourir (voir Jean 8, 37 à 44; Luc 19, 47; etc).
· C’est lui qui mit au coeur de Judas de trahir son Maître (Luc 22, 3; Jean 13, 27).
· Satan livra encore un combat au Seigneur Jésus, au jardin de Gethsémané (Luc 22, 39-46; etc)
· Mais Jésus est toujours vainqueur (par exemple: Héb. 2, 14; Col. 2, 15; Éph. 4, 8

Satan agit encore après la résurrection — le pouvoir des ténèbres : Christ, notre puissant et précieux Sauveur, a donc vaincu Satan sur la croix. Mais cet ennemi de Dieu a encore le pouvoir de nuire car il n’est pas encore lié et ni jeté dans l’étang de feu et de soufre. Tout cela viendra (Apoc. 20, 1-3, 10). Maintenant, c’est encore le temps de l’épreuve de l’homme, et Dieu permet à Satan d’agir dans ce but. Le monde, qui a rejeté le Seigneur, est sous sa puissance: Satan est le chef de ce monde. C’est lui qui le conduit (Jean 16, 11; voir aussi Eph. 2, 2; 1 Jean 5, 19; Act. 26, 18; Jean 3, 8,10; etc).. Satan multiplie ses efforts pour retenir les âmes sous sa domination. Ainsi, lorsque l’évangile du salut est annoncé, et que les auditeurs sont indifférents, insouciants, inattentifs, comme un sol dur où la semence ne pénètre pas, Satan, toujours aux aguets, vient et ôte la parole de leur coeur, de peur qu’en croyant, ils ne soient sauvés (Luc 8, 11-12).

Les chrétiens et l’activité de Satan; comment échapper et vaincre : sauvé, et dans les bras de Jésus qui donne la vie éternelle, un chrétien ne pourra pas être séparé de l’amour divin et cela malgré tous les efforts de l’ennemi (voir: Jean 10, 27-30; Rom. 8, 35-39). Toutefois, Satan, toujours actif et opposé à Christ, cherche à nuire aux enfants de Dieu. Son arsenal est varié et comprend, entre autres, la haine du monde avec, parfois, de terribles persécutions pour les décourager, leur faire renier Christ, et les détruire (Apoc. 2, 10; 1 Pi. 5, 8). Il cherche à s’opposer à la prédication de l’Évangile, en entravant les serviteurs de Dieu (Act. 13, 8-10; 1 Thess. 2, 18). Et quand il ne se sert pas de la violence par le moyen des hommes incrédules qu’il pousse et conduit, il a recours à toutes sortes de ruses et d’artifices pour séduire les croyants et les faire tomber dans le mal et dans l’erreur (voir: Act. 5, 3; 2 Cor. 11, 13-15; 1 Tim. 3, 6-7; 1 Jean 2, 15-16; etc). Quel ennemi redoutable. Il est plus fort que nous; il a une intelligence étendue, une énergie puissante pour le mal. Mais pour lui échapper, béni soit le Seigneur, en lui appartenant, «celui qui est en nous», c’est-à-dire Jésus, par son Esprit, «est plus grand que celui qui est dans le monde», c’est-à-dire Satan (1 Jean 4, 4). C’est par Jésus que nous sommes vainqueurs de Satan. Voyons encore une exhortation ou l’autre afin de ne pas se laisser surprendre par quelque convoitise ou autres dangers:

–  Résister en criant au Seigneur (Jac. 4, 7-8; 1 Pi. 5, 9

–  Revêtir et utiliser les armes nécessaires pour combattre ce puissant adversaire (Eph. 6, 10-18; Héb. 2, 14; Rom. 16, 20)

L’activité de Satan dans la période postchrétienne : Satan sera encore actif après la venue du Seigneur pour ravir les siens pour être
au ciel. Ceux qui n’appartiennent pas au Seigneur seront laissés sur la terre (cf 1 Thes.
1, 8-10). Des temps terribles surviendront. Les hommes qui n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés, seront abandonnés à l’erreur, au mensonge et à l’iniquité (2 Thess. 2, 9-11). Satan les conduira toujours plus avant dans le mal. Ils le suivront, malgré les jugements de Dieu qui fondront sur eux pour les avertir, et ne se repentiront pas (Apoc. 9, 20-21). Satan et ses anges ont encore maintenant accès dans le ciel. Là, loin d’en jouir, ils accusent les fidèles (cf Job 1; Éph. 6, 12; Luc 10, 18). Mais un grand combat aura lieu dans le ciel; l’archange Michel et ses anges combattront contre Satan et ses anges. Satan voudrait garder cette place de puissance et d’autorité, mais il sera vaincu et précipité sur la terre, lui et ses anges, pour ne plus jamais retrouver leur place dans le ciel. Alors, la Bible de mentionner: «malheur à la terre et à la mer», c’est-à-dire à toutes nations et peuples, «car le diable est descendu vers vous, étant en
grande fureur, sachant qu’il a peu de temps» (Apoc.
12, 7-12). 
Et que fera-t-il sur la terre ? Deux choses : séduire les hommes et les entraîner à la révolte ouverte contre Dieu, car, selon Apoc. 12, 9, il est «celui qui séduit la terre habitée tout entière». Les saints qui seront persécutés ne sont pas ceux de l’Église. C’est contre les fidèles du futur résidu Juif que le diable exercera sa fureur. «Le dragon fut irrité contre la femme (qui représente Israël) et s’en alla faire la guerre contre le résidu de la semence de la femme, ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus» (Apoc. 1217). Sans doute que, parmi les nations, il y aura des personnes converties par le moyen des missionnaires du résidu juif qui annonceront l’Évangile du royaume. Ceux-là seront aussi persécutés.
La puissance de Satan et de ses alliés (anges déchus et personnages tels que la Bête romaine et l’Antichrist) sur ceux qui rejettent la vérité est terrible.
Mentionnons 
seulement:
– Que le dragon, la bête et le faux prophète enverront des messagers impurs, revêtus de la puissance diabolique et faisant des miracles, vers les rois de la terre pour les assembler afin de combattre contre Dieu, le Tout-Puissant (Apoc. 1613-14).
– Qu’à la fin d’une période de jugements, Satan sera lié et jeté dans l’abîme pour 1000 ans (Apoc. 20, 2). Dès lors, il ne pourra pas exercer sa malice. La terre, heureuse sous le sceptre de justice et de paix du Seigneur Jésus, sera débarrassée de la présence de cette puissance du mal. Mais les 1000 ans accomplis, Satan sera délié pour la dernière épreuve de l’homme. Sa longue captivité ne l’aura pas changé; il sera encore le séducteur, le père du mensonge, et il ne sortira de prison que pour égarer les hommes. Ceux d’entre eux qui ne se soumettront à Christ qu’«en dissimulant» (Ps. 18, 44) n’auront pas été changés par les bénédictions dont ils auront joui sous le règne du Seigneur. Ils prêteront l’oreille aux séductions de Satan, et se rassembleront pour faire la guerre aux saints, et dans leurs personnes, à Dieu lui-même. Le feu descendra du ciel de la part de Dieu et les dévorera. Et quant à Satan, l’adversaire, son temps est fini, son histoire est close, la victoire de Christ est complète. Satan est jeté dans l’étang de feu et de soufre, d’où il ne sort plus. Il va y rejoindre la bête et le faux prophète, et hélas ! dans ce feu préparé pour lui et ses anges, seront jetés aussi tous ceux qui auront écouté sa voix plutôt que celle de Dieu (Apoc. 19, 19-21; 20). Quel bonheur d’appartenir à Jésus pour échapper à une fin si terrible, et d’être sous son aile à l’abri des ruses du Méchant.

Remarque : dans les premiers temps du christianisme, on voulait forcer les chrétiens à brûler de l’encens devant les statues de l’empereur romain. Ceux qui refusaient étaient mis à mort, livrés aux bêtes dans le cirque.

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