19ème livre de la Bible: les Psaumes

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Quelques Psaumes
Brèves notes sur les Psaumes suivants :

001 * 002 * 003 * 004 * 005 * 006 * 007 * 008 * 009010 * 011 * 012 et 013 * 014 et 015 * 016 * 017 * 019  * 022 *  038  *  040  *  104  *  110  * 119 introduction  *   119 v. 01 à 16143   *

Seuls les Psaumes ci-dessus sont commentés.
Ci-dessous = à venir (à + ou – « long terme »)

 *    119 v. 17 à 32  *   119 v. 33 à 48  * 119 v. 49 à 64  *  119 v. 65 à 80  *  119 v. 81 à 96  *

119 v. 97 à 112  *  119 v. 113 à 128  *  119 v. 129 à 144  *  119 v. 145 à 160  *  119 v. 161 à 176  *

120, 121 et 122 

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Encore dans ce livre de 150 Psaumes :

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Et celui-ci pour quelques repères

Aussi, pour la lecture du texte biblique des Psaumes = ce lien (qui ouvre un onglet du site « Bibliquest »)

 


 

Livre premier (Psaumes 1 à 41). Ce livre présente le principe de la séparation des justes d’avec les injustes au milieu du peuple de Dieu

Psaume 1 : Le juste et l’impie                Retour au début


Texte biblique

1 Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège* des moqueurs,

2 Mais qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit !

3 Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et  dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère.

* 4 Il n’en est pas ainsi des méchants, mais ils sont comme la balle que le vent chasse.

5 C’est pourquoi les méchants ne subsisteront point dans le jugement, ni les pécheurs dans l’assemblée des justes ;

6 Car l’Éternel connaît la voie des justes ; mais la voie des méchants périra.

— v. 1 : ou : dans la compagnie.

Quelques notes sur ce Psaume

Au v. 1 : Sainteté pratique (séparation du mal) et recherche du bien. Ce premier verset des Psaumes présente le principe de la séparation des justes d’avec les injustes.au milieu du peuple de Dieu.

En relation avec ce qui précède, le Messie, qui est « notre justice » (Rom. 3, 21 à 26), est vu comme Fils de Dieu (Ps.2), fils de l’homme (Ps.8), serviteur (Ps.16), souffrance (Ps.22), et vraie offrande (Ps.40). Le nom de Dieu qui apparaît le plus souvent dans ce livre est son nom d’alliance (L’Éternel). Il revient environ 275 fois.

Les versets de ce Psaume sont aussi une source de joie aussi bien pour l’Éternel que pour le croyant. En relation avec cette source, lisons Es. 50, 4 : « Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est las. Il [me] réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne ». … une source de joie. Il y en a plusieurs dans la Parole dont :

·       Dans le Psaume 16 : En eux sont toutes mes délices.

·       Dans le Psaume 40 : C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir

·     Dans l’évangile de Luc, au ch. 15 : Je vous dis, qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent.

·   Encore, parmi d’autres sources de joie, celle dans l’évangile de Matthieu, au ch. 13 : … le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme, après l’avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu’il en a, il s’en va, et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ-là.

« Psaumes » signifie « louanges ». Le livre des Psaumes est comme une Bible en miniature, comme le cœur des Écritures. C’est aussi un livre prophétique avec une portée morale pour tous les temps. Le Résidu (les fidèles Israélites) est en vue avec des sentiments de souffrances, de toutes sortes d’épreuves, mais il y a aussi leur confiance, joie, etc. Ces sentiments peuvent aussi être ceux des croyants faisant partie de la véritable Église mais faisons attention de ne pas appliquer littéralement à l’Église ce qui concerne le Résidu en rapport avec le règne millénaire et ce qui le précède.

En réalisant le verset premier de ce Psaume, le croyant pourra jouir de la Parole et porter du fruit (v. 2 et 3). En lisant encore les v. 4 à 6, ce Psaume est bien résumé par ces mots : Le juste et l’impie …séparation des justes d’avec les injustes.

 

Psaume 2 : Le Roi de Dieu : le Messie. Psaume de communion.

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Texte biblique

1 Pourquoi s’agitent les nations, et les peuples* méditent-ils la vanité ?

2 Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre l’Éternel et contre son Oint :

3 Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes !

* 4 Celui qui habite dans les cieux se rira [d’eux], le Seigneur* s’en moquera.

5 Alors il leur parlera dans sa colère, et, dans sa fureur, il les épouvantera :

6 Et moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté.

* 7 Je raconterai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré.

8 Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre ;

9 Tu les briseras avec un sceptre* de fer ; comme un vase de potier tu les mettras en pièces.

* 10 Et maintenant, ô rois, soyez intelligents ; vous, juges de la terre, recevez instruction :

11 Servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement ;
12 Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’embrasera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en lui !

v. 1 : ailleurs : peuplades. V. 4 : hébreu : Adonaï. V. 9 : ou : verge ; voir Genèse 49:10

Quelques notes sur ce Psaume

Le reniement du Fils, dans ce Ps. 2, suit la désobéissance à la loi (Ps. 1). Ce sont deux grands péchés de la part du peuple d’Israël. Ce peuple ne veut pas du double témoignage de Dieu. Ces deux psaumes servent d’introduction à l’ensemble du livre. Et les pensées de Dieu à l’égard de Celui qui est son Oint sont remarquables. «Oint» au v. 2, «Roi» au v. 6 (donc le Messie, fils de Dieu), «Fils» aux v. 7 et 12 (Act. 7,  3). C’est Jésus qui sera un jour honoré sur la terre où il y été méprisé par Hérode, Ponce Pilate, les Juifs et les nations (v. 1 et 2, voir Act. 4, 25 à 28). Quelle outrage à l’adresse de Dieu en pensant à la croix sur laquelle avait été placée cette inscription «Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs». Les chefs d’Israël, et tous les autres, disaient à Dieu : Voilà ce que nous faisons de ton Roi. Mais dans un temps futur, Jésus sera le roi le plus élevé de la Terre (Ps. 89, 27 et 28). Dieu encourage les fidèles dans leurs détresses. Dieu domine les événements et fait il y aura donc un but final, un glorieux but final, ici avec l’élévation de Christ.

Retenons encore, pour nous : l’exhortation du v. 11 «Servez l’Éternel avec crainte» + «Avec joie» dit aussi le Ps. 100, 2 + «De tout votre cœur» complète 1 Sam. 12, 20.

Au v.12, pour «bienheureux» : ayons notre confiance en Lui. La confiance est un caractère par excellence de Christ homme. Les psaumes relèvent ce caractère dont : 34, 8 + 40, 4 + 84, 12. Les rois sont exhortés à se soumettre avant que le jugement arrive sur la terre. Mais ce jugement n’est pas encore exécuté et nous avons à apprendre notre propre leçon de confiance et de patience. C’est un enseignement des Psaumes.

Encore :
 v. 7 :  cité en Act.13, 33 : Dans les Actes, en pensant à la résurrection, nuance entre suscité et ressuscité … aujourd’hui, dans le temps, … futur. Ce verset est aussi cité en Héb. 1, 5 et 5, 5
v. 9 : cité en Apoc. 2, 27

 

 

 

* Psaume 3 : Confiance de David dans le Dieu qui ne change pas

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Texte biblique
Psaume de David, lorsqu’il s’enfuyait de devant Absalom, son fils.

1 Éternel ! combien sont multipliés mes ennemis, et sont nombreux ceux
qui s’élèvent contre moi.

2 Beaucoup disent de mon âme : Il n’y a point de salut pour lui en Dieu. Sélah*.

3 Mais toi, Éternel ! tu es un bouclier pour moi ; tu es ma gloire, et celui qui élève ma tête.

* 4 Je crierai de ma voix à l’Éternel, et il me répondra de sa montagne sainte. Sélah.

5 Je me suis couché, et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient.

6 Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour.

* 7 Lève-toi, Éternel ; sauve-moi, mon Dieu ! Car tu as frappé à la joue tous mes ennemis ; tu as cassé les dents des méchants.

8 De l’Éternel est le salut. Ta bénédiction est sur ton peuple. Sélah.

— v. 2 : pause avec intermède de musique ; selon d’autres : élévation, renforcement des voix ; le sens du mot est controversé.

 

Quelques notes sur ce Psaume

Avec les Ps. 4 à 7, le Ps. 3 fait partie de la 2ème subdivision. Cette subdivision  indique le caractère du résidu fidèle ; leurs circonstances sont précisées dans les Ps. 9 et 10.

Il y a donc des exercices d’âmes avec des souffrances qui suivent nécessairement. En type, les fidèles éprouvent cela à la suite de leur Messie qui a été rejeté des hommes. Les épreuves proviennent d’une part de l’ennemi et de l’autre par la colère gouverne­mentale de Dieu unie à l’incrédulité du peuple (Ps. 6 et 7). Cette série dépasse les circonstances du premier livre en entrant dans le cadre de celles du deuxième livre, c’est-à-dire de ce temps pendant lequel le résidu est en fuite, loin de la terre d’Israël.

Nous trouvons dans le Psaume 3 la confiance du résidu fidèle en l’Éternel, lorsqu’il est sans ressource devant les multitudes hostiles, et obligé de fuir, comme David devant Absalom (une figure, un aspect, du temps de la grande tribulation). Dieu répond de la montagne sainte ; c’est un cantique du soir alors que le Ps. 4 est un cantique de la nuit. Il y a la détresse et la confusion générale mais l’Éternel s’est choisi l’homme pieux et la lumière de Sa face suffit à tout, donnant joie, repos, paix. Puis, dans le Ps. 5, c’est le cantique du matin. Dieu aime la justice et hait l’iniquité ; son caractère répond à celui du Résidu. Il écoûte les justes et juge les méchants. Ensuite, du sein de la tribu­lation, le Ps. 6 montre un appel à la grâce. C’est le résidu qui demande que la colère de Dieu ne demeure pas sur lui. Ce résidu réalise sa position relativement au gouver­nement de Dieu. Il réalise que ce gouvernement, ce jugement, est mérité sur l’ensemble du peuple. Au Ps. 7, il y a un appel à la justice. Le juste demande son propre juge­ment et celui des méchants en se fondant sur la justice pratique et sur son intégrité. Voyons ces psaumes ; tout d’abord le Psaume 3 :

Ce Ps. 3, comme beaucoup d’autres, a été composé dans des circonstances spé­ciales qui en ont inspiré le contenu. Ainsi, David, au lieu de préparer sa défense, exprime dans un cantique sa confiance en son Dieu, quel que soit le nombre de ses enne­mis. Dans la vie du Seigneur, il y a d’autant plus de beaux exemples de confiance, en Marc 4, en Act. 12, 6, etc. Que Dieu veuille nous donner de réaliser cette précieuse con­fiance. Ce Psaume est l’expression de la confiance en Dieu au milieu d’enne­mis multi­pliés et dans une position sans ressource. Ce Psaume nous reporte aux derniers jours et le résidu voit prophétiquement le jugement des ennemis et la bénédiction sur Israël. Il y a par conséquent la preuve du non accomplissement du Psaume 2.


 

 


Psaume 4 : Confiance de David dans les soins particuliers de Dieu.

Psaume 5 : L’Éternel entend le cri des siens

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Texte biblique du Psaume 4

Au chef de musique. Sur Neguinoth*. Psaume de David.

1 Quand je crie, réponds-moi, Dieu de ma justice ! Dans la détresse tu m’as mis au large ; use de grâce
envers moi, et écoute ma prière.

* 2 Fils d’hommes, jusques à quand [livrerez-vous] ma gloire à l’opprobre ? [Jusques à quand] aimerez-vous
la vanité et chercherez-vous le mensonge ? Sélah.

3 Mais sachez que l’Éternel s’est choisi l’homme pieux. L’Éternel écoutera quand je crierai à lui.

4 Agitez-vous*, et ne péchez pas ; méditez dans vos cœurs sur votre couche, et soyez tranquilles. Sélah.

5 Offrez des sacrifices de justice, et confiez-vous en l’Éternel.

* 6 Beaucoup disent : Qui nous fera voir du bien ? Lève sur nous la lumière de ta face, ô Éternel !

7 Tu as mis de la joie dans mon cœur, plus qu’au temps où leur froment et leur moût ont été abondants.

8 Je me coucherai, et aussi je dormirai en paix ; car toi seul, ô Éternel ! tu me fais habiter en sécurité.

— * : instruments à cordes. — v. 4 : ou : Tremblez.
 

Quelques notes sur ce Psaume

Le psalmiste y réalise la joie au milieu de circonstances pénibles. Cette joie a sa source en Dieu. L’homme pieux a l’assurance que Dieu l’a choisi (selon le v. 3). Ce Psaume diffère un peu du troisième en ce que non seulement il exprime la confiance en Dieu mais il y a aussi la demande de la justice contre les fils des hommes qui diffâme toute la gloire qui appartient au peuple de l’Éternel et particulièrement à son roi. Ce psaume, tout comme le Ps. 3, 4, fait mention de la grâce de l’Éternel. Cette grâce est connue par expé­rience. À la question du v. 6, on voit que Jésus, manifesté en chair, peut seul nous faire du bien. En Jean 1, 47 « viens et vois ». David, dans ce psaume, voit sa gloire livrée à l’opprobre. Il est ici une figure du Messie lorsque celui-ci parais­sait devant Hérode dans de telles circonstances. Au v. 3 et dans cet homme pieux, voyons par-dessus tout, le Seigneur Jésus lui-même.

Texte biblique du Psaume 5

Au chef de musique. Pour Nehiloth*. Psaume de David.

1 Prête l’oreille à mes paroles, ô Éternel ! Considère ma méditation.

2 Sois attentif à la voix de ma supplication, mon Roi et mon Dieu ! car c’est toi que je prie.

* 3 Éternel ! le matin, tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai [ma prière] devant toi, et j’attendrai.

4 Car tu n’es pas un *Dieu* qui prenne plaisir à la méchanceté ; le mal** ne séjournera point chez toi.

5 Les insensés ne subsisteront point devant tes yeux ; tu hais tous les ouvriers d’iniquité. 

6 Tu feras périr ceux qui profèrent le mensonge ; l’homme de sang et de fourbe, l’Éternel l’a en abomination.

7 Mais moi, dans l’abondance de ta bonté, j’entrerai dans ta maison ; je me prosternerai devant le temple de ta sainteté, dans ta crainte.

* 8 Éternel ! conduis-moi dans ta justice, à cause de mes ennemis ; dresse* ta voie devant moi ;

9 Car il n’y a rien de sûr dans leur bouche ; leur intérieur n’est que perversion ; c’est un sépulcre ouvert que leur gosier ; ils flattent de leur langue.

* 10 Punis-les, ô Dieu ! Qu’ils tombent par leurs propres conseils ; chasse-les à cause de la multitude de leurs transgressions ; car ils se sont rebellés contre toi.

11 Et tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras ; et ceux qui aiment ton nom s’égayeront en toi.

12 Car toi, tu béniras le juste, ô Éternel ! Comme d’un bouclier* tu l’environneras de faveur.

— * : instruments à vent (?). — v. 4* : hébreu : El ; voir note à Genèse 14:18. — v. 4** : ou : le méchant. — v. 8 : litt.: fais droite. — v. 12 : ici : grand bouclier.

 


Quelques notes sur ce Psaume
Le croyant est vu, dans ce psaume, à son réveil … suite au soir du Ps. 3 et à la nuit du Ps. 4. La piété doit donc caractériser tous les moments de la vie d’un croyant. Le Ps. 5 poursuit aussi le sujet de la confiance en face des menées des méchants. Le v. 9, cité en Rom. 3, 13, s’applique à tous les hommes ; ce qui carac­térise
l’homme y est bien décrit. Nous étions tous des ennemis de Dieu. La requête de l’homme pieux (v. 1 et 2) fait appel au caractère de Dieu ; il correspond au carac­tère du juste qui exige l’écoûte ainsi que le jugement du méchant. Le fidèle s’adresse au « Père juste ». Mais ici la scène est terrestre. Ce Psaume développe aussi des faits en montrant que l’homme est nettement déchu. L’homme est vain, insensé, un ouvrier d’ini­quité, trompeur (selon v. 5 et 6). Comment donc s’approcher de Dieu ? Le v. 7 donne la réponse : c’est l’abondance de la faveur de Dieu qui a donné Christ, notre justice. En Rom. 10, 4 : « Car Christ est [la] fin de [la] loi pour justice à tout croyant ». Et dans le v. 8, nous sommes conduits par sa justice. En plus, le juste (v. 11) est revêtu de joie. Il est aussi, selon v. 12, protégé : « Comme un bouclier, tu l’envi­ronneras de faveur ». Telles sont les ressources de la grâce !

 

 


Psaume 6 Appel à la miséricorde.

Psaume 7 : Prière pour demander le juste jugement de l’oppresseur.


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Texte biblique du Psaume 6

Au chef de musique. Sur Neguinoth, sur Sheminith*. Psaume de David.

 

1 Éternel ! ne me reprends pas dans ta colère, et ne me châtie pas dans ta fureur.

2 Use de grâce envers moi, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont troublés.

3 Mon âme aussi est fort troublée… Et toi, Éternel ! jusques à quand ?

* 4 Reviens, Éternel ! délivre mon âme ; sauve-moi à cause de ta bonté.

5 Car on ne se souvient point de toi dans la mort ; dans le shéol*, qui te célébrera ?

6 Je suis las à force de gémir ; toute la nuit je baigne ma couche, je trempe mon lit de mes larmes.

7 Mon œil dépérit de chagrin, il a vieilli à cause de tous ceux qui me pressent.

* 8 Retirez-vous de moi, vous, tous les ouvriers d’iniquité, car l’Éternel a entendu la voix de mes pleurs ;

9 L’Éternel a entendu ma supplication ; l’Éternel a reçu ma prière.

10 Tous mes ennemis seront honteux et fort troublés ; ils s’en retourneront, ils seront confus en un moment.

— * : huitième (l’octave de basse ?). — v. 5 : mot hébreu très-vague désignant le séjour des âmes séparées du corps.

 

Quelques notes sur ce Psaume  

David a pu réaliser la portée du verset premier du fait de l’affaire d’Urie (2 Samuel 11) et de celle du dénombrement (2 Samuel 24). Les épreuves du croyant sont parfois la conséquence directe de ses fautes. Ce n’est plus la joie et la paix.

Au v. 5, la crainte de la mort empare l’âme du coupable qui, au v. 6, est poursuivi par le remord. Mais même, dans une telle situation, Dieu, qui aime son racheté, peut être trouvé. Il reçoit la prière (v. 9). La foi de David triomphe déjà en espérance.

Au point de vue Juif, le Résidu se trouve sur un autre terrain. Les fidèles sont opprimés d’où une grande détresse et le sentiment d’une conscience non purifiée comme si leur crainte de l’Éternel se tourne contre eux. Certes, la colère est méritée pour le peuple en tant que nation mais la miséricorde est implorée. L’Éternel entend le cri du résidu et les ennemis seront confus (v. 10).


 

 


Texte biblique du Psaume 7
 Shiggaïon* de David, qu’il chanta à l’Éternel à l’occasion des paroles de Cush, le Benjaminite.

1 Éternel, mon Dieu ! en toi j’ai mis ma confiance : sauve-moi de tous ceux qui me poursuivent,  et délivre-moi ;

2 De peur qu’il ne déchire mon âme comme un lion qui met en pièces, et il n’y a personne qui délivre.

* 3 Éternel, mon Dieu ! si j’ai fait cela, s’il y a de la méchanceté dans mes mains,

4 Si j’ai rendu le mal à celui qui était en paix avec moi (mais j’ai délivré celui qui me pressait sans cause),

5 Que l’ennemi poursuive mon âme et l’atteigne, et qu’il foule à terre ma vie, et qu’il fasse demeurer ma gloire dans la poussière. Sélah.

* 6 Lève-toi dans ta colère, ô Éternel ! Élève-toi contre les fureurs de ceux qui me pressent, et réveille-toi pour moi : tu as commandé le jugement.

7 Et l’assemblée des peuplades t’environnera ; et [toi], à cause d’elle*, retourne en haut.

* 8 L’Éternel jugera les peuples. Juge-moi, ô Éternel, selon ma justice et selon mon intégrité qui est en moi.

9 Que la malice des méchants prenne fin, je te prie, et affermis le juste, toi, le Dieu juste, qui sondes les cœurs et les reins.

*10 Mon bouclier est par devers Dieu qui sauve ceux qui sont droits de cœur.

11 Dieu est un juste juge, et un *Dieu qui s’irrite tout le jour.

12 Si [le méchant] ne se retourne pas, [Dieu] aiguisera son épée : il a bandé son arc, et l’a ajusté,

13 Et il a préparé contre lui des instruments de mort, il a rendu brûlantes ses flèches.

14 Voici, [le méchant] est en travail pour l’iniquité, et il conçoit le trouble et il enfante le mensonge.

15 Il a creusé une fosse, et il l’a rendue profonde ; et il est tombé dans la fosse qu’il a faite.

16 Le trouble qu’il avait préparé* retombera sur sa tête, et sa violence descendra sur son crâne.

* 17 Je célébrerai l’Éternel selon sa justice, et je chanterai le nom de l’Éternel, le Très-haut.

— * : mot de signification douteuse. — v. 7 : ou : au-dessus d’elle. — v. 16 : litt.: Son trouble.
 

 



Quelques notes sur ce Psaume

Un appel à la justice est là. En tenant compte de la dispensation dont il est question, il ne faut pas s’étonnner de certaines expressions et faisons « nôtres » d’autres expressions telles que la confiance (v. 1), la souffrance devant la justice (v. 8 et 9), la louange (v. 17). C’est après le jugement des impies qu’il y aura l’économie (ou dispen­sation) du règne millénaire. Il en sera question au Psaume 8.
Dans le Ps. 7, il s’agit donc d’un appel à l’Éternel afin qu’il juge les ennemis au milieu desquels le monde a marché d’une manière honorable. En tout cela, n’y a-t-il pas l’esprit de Christ associé au résidu juif ! Sous certains angles, Christ lui-même est typifié, passant par des circonstances qui lui permettent de prendre part à celles du résidu. Sa sympathie est là pour les fidèles. Dans de telles circonstances, le résidu attend une délivrance qui lui semble impos­sible. En Lév. 9, 22-24, la vérité de cette déli­vrance est présentée d’une manière remar­quable. Dans les circons­tances du résidu dans les psaumes, l’expression « jusques à quand » (Ps. 4, 2; 6, 3) repré­sente l’attente de la foi. Ce Ps. 7, tout comme les Ps. 3 à 6, contiennent une expo­sition géné­rale de l’état du résidu des Juifs devant Dieu.


Rappelons que les Ps. 1 et 2 sont comme le sommaire de tous les psaumes alors que les Ps. 3 à 7, qui montrent les conditions du Résidu, avec des pensées produites par l’esprit de Christ,  en sont la préface.

Avant de passer au Psaume 8, relevons encore  ici que quelques psaumes

·      ont des circons­tances bien défi­nies comme le 22ème.

·   Mais d’autres n’ont pas des carac­tères aussi nets. Ils contiennent des médi­tations ou des expé­riences moins définies.

·       Ainsi, tous les psaumes ne peuvent pas être mis dans la bouche de Jésus. Par exemple, le Ps. 1 n’est pas direc­tement le langage de Jésus mais c’est la description que Dieu fait lui-même de l’homme béni et prospère. Bien sûr, Jésus est cet homme bien­heureux dans un sens complet et parfait. Mais le psaume n’est pas prononcé par lui.

·       La plupart des psaumes sont dus à la plume de David qui a fait des expé­riences plus riches et variées que tout autre saint de jadis. Un livre pouvait en sortir … comme celui des Psaumes. Des passages comme 2 Sam. 23, 1-2 indi­quent combien David fut suscité pour écrire des psaumes. Et en Héb. 4, 7, nous avons l’expression « Dieu …disant,  en David » ; inspi­ration divine.

·       Il y a aussi, dans les psaumes, de précieuses vérités, comme objets ou propositions, présentées de façon qu’elles soient saisies par l’âme et non par l’intelli­gence.

·       Les psaumes sont le cœur du divin volume et sont au centre du corps où l’on sent battre les artères, l’endroit d’où le sang sort et où il retourne … autrement dit où les affections du nouvel homme ont leur siège et leur exercice.

·   Certains psaumes sont des dialogues, d’autres montrent plus que deux interlocuteurs, d’autres apparaissent comme des méditations solitaires, sans rapports avec les psaumes voisins. 

 

En lisant les psaumes, il faut que notre sens spirituel soit exercé à ce qui précède. Ajoutons que les psaumes contiennent les paroles du résidu des derniers jours plutôt que l’expression du cœur de Jésus dans les jours de sa chair sur la terre. Mais n’était-il pas Lui-même, pour ainsi dire, le résidu, le représentant d’Israël de Dieu dans ce temps-là.

Après les méditations de jour et de nuit (Ps. 3, 4 et 5), il y a eu (Ps. 6, 6) une méditation de nuit dans laquelle l’âme s’y trouve dans une méditation plus profonde qu’au Ps. 5. Symboliquement, c’est minuit. L’homme pieux demande à être délivré du tombeau. Ces psaumes suggèrent que l’homme pieux traverse les derniers jours de l’affliction d’Israël et se trouvent à la veille de la délivrance pour entrer dans le royaume. En esprit, Jésus traversait ces jours-là. Au Ps. 7, selon v. 6, nous arrivons à l’aurore du royaume. L’approche de ce jour est là ; le résidu anticipe encore de façon plus complète et plus glorieuse la destruction du grand ennemi, ce grand ennemi qui tombera dans la fosse qu’il a préparé pour d’autres. Cet évè­nement sera suivi du rassemblement de la congrégation autour de l’Éternel, perspective contemplée ici.

 

 

Psaume 8 : La domination du Fils de l’homme

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Texte biblique

Au chef de musique. Sur Guitthith*. Psaume de David.

1 Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux !

2 Par* la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé [ta] force**, à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur.

* 3 Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées :

4 Qu’est-ce que l’homme*, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme**, que tu le visites ?

5 Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;

6 Tu l’as fait dominer sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds :

7 Les brebis et les bœufs, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs,

8 L’oiseau des cieux, et les poissons de la mer, ce qui passe par les sentiers des mers.

9 Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre !

— * : mot de signification douteuse. — v. 2* : litt.: De. — v. 2** : d’autres : louange. — v. 4* : hébreu : énosh ; voir Genèse 4:26.

 

Quelques notes

Ce Psaume, avec les Ps.  2, 16, 22, 23, 32, 40, 41, 45, 63, 84, 87, 91, 102, 103, 110, 132 à 134, 145, fait spécialement partie des Psaumes dits « de communion ».

Les huit premiers psaumes résument  en fait l’ensemble des Psaumes. Le Messie est là, ainsi que les justes, avec leurs épreuves et les résultats glorieux de leur tribulation. Le Psaume 8 présente le résultat
à tout ce qui précède.

Ce psaume commence par établir la petitesse de l’homme par rapport à la création d’où : «Qu’est-ce que l’homme» ? (Enosh c’est-à-dire un homme mortel comme chacun d’entre nous). Pourtant, Dieu avait en vue des choses glorieuses et magnifiques pour l’homme. Mais comment les réaliser avec un être pécheur et mortel ? Alors, ce que Dieu n’a pu faire pour et par le premier Adam, il l’a accompli en Christ le second Homme (ou le dernier Adam dans 1 Cor. 15, 45). C’est le « fils de l’homme » du v. 4. C’est Jésus. Le Créateur a pris un corps semblable au nôtre à part le péché. Dans ce corps,« Il a été fait un peu moindre que les anges ». Hébr. 2, 6 à 9, qui cite en les complétant le Ps. 8, 4 à 6, en donne le motif insondable : à cause de la mort qu’il a dû connaître. Et c’est dans cette nature humaine que le Fils a reçu la domination universelle. En lui l’homme retrouve plus que ce qu’Adam avait perdu (v. 5 à 8 ; voir 1 Cor. 15, 27). Couronné de gloire et d’honneur, Christ, homme ressuscité, introduira d’autres hommes avec lui dans le ciel et leur fera partager sa gloire. Quant à la terre, du fait qu’il règnera avec les siens pendant une durée déterminée sur la terre : « que ton nom est magnifique par toute la terre » (premier et dernier verset de ce Psaume). C’est la domination universelle du fils de l’homme. 

 

Encore :

Des versets de ce Psaume sont cités dans plusieurs passages du NT comme dans les Hébreux et dans la première épître aux Corinthiens cités ci-dessus. Selon Hébr. 2, il est évident que la prophétie du Psaume 8 n’est pas entièrement accomplie puisque toutes choses ne sont pas assujetties au Seigneur. Mais l’on peut aussi dire que la moitié de cette prophétie a déjà eu lieu puisque Jésus est vu « couronné de gloire et d’honneur ». Oui, une partie de cette prophétie est  réalisée car celui qui doit régner est couronné et … sa séance à la droite de Dieu est le gage que toutes choses se réaliseront. Tout sera réalisé lorsque des pas­sages comme le Ps. 110, 1, avec des jugements en vue, auront eu lieu. Les ennemis doivent être anéantis.

 

Eph. 1, 22 cite également ce Psaume « il a assujetti toutes choses sous ses pieds ». Ici, c’est en relation avec l’Église qui partage la portion de l’époux qui est actuellement SON CORPS.

 

Quelques détails avec 1 Cor. 15, 23 à 27 qui cite aussi le v. 6 de ce Ps. 8. Ici, c’est en relation avec un royaume et avec la résurrection. Il y a d’abord le fait que tous sont rendus vivants dans le Christ Jésus mais chacun dans son propre rang. Le v. 24 mentionne « ensuite la fin ». La fin de quoi ? … la fin de son règne sur la terre et cela lorsque Christ aura remis le royaume à Dieu le Père. Ainsi, absolument toutes choses seront assujetties au Fils. C’est donc à ce moment là que le royaume peut être remis à Dieu le Père. Par ce passage, et ce n’est de loin pas le seul, nous apprenons qu’il y aura l’existence d’un royaume puisqu’il sera remis à la fin. Christ n’a pas encore pris possession de ce royaume mais il le remettra à la fin. Il est clair que ce royaume commencera lorsqu’il viendra (son apparition) et qu’il sera remis à une date (ou période) qui n’est pas mentionnée ici.

2 Tim. 4, 1 indique que le royaume est en relation avec la venue, ou plutôt avec l’apparition de Christ. De plus, il paraît clair que, lors de son apparition, c’est le début du règne. Il découle aussi de ce passage que le jugement durera un certain temps. En outre certains passages montrent que ce jugement continuera pendant le règne (Es. 65, 12, 20; Jér. 31, 29-30; Zach. 14, 17-19). Il est aussi claire que l’épouse sera avec Lui lors de ce règne.


Christ, comme il en ressort des notes ci-dessus, est le premier homme élevé dans la gloire. Il est aussi les « prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15, 23). Puis il y a ceux qui sont vivants à sa venue (1 Thes. 4, 15-17). Et alors commence le royaume qui, à sa fin, c’est-à-dire à la fin d’une période définie de 1000 années (voir Apocalypse chapitre 20). À la fin de cette période de 1000 années, et comme vu dans 1 Cor. 15, Christ remettra le royaume à Dieu le Père …. Et « Dieu sera tout en tous » (v. 28 de 1 Cor. 15).

 


* Psaume 9 : Louange à Dieu pour la victoire sur les ennemis

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Texte biblique du Psaume 9

Au chef de musique. Sur Muth-Labben*. Psaume de David.

1 Je célébrerai l’Éternel de tout mon cœur ; je raconterai toutes tes merveilles.

2 Je me réjouirai et je m’égayerai en toi ; je chanterai ton nom, ô Très-haut !
* 3 Quand mes ennemis sont retournés en arrière, ils ont bronché, et ont péri devant toi.

4 Car tu as maintenu mon droit et ma cause ; tu t’es assis sur le trône, toi qui juges justement.

5 Tu as tancé les nations, tu as fait périr le méchant ; tu as effacé leur nom pour toujours et à perpétuité.

6 Ô ennemi ! les dévastations sont venues à leur fin pour toujours. Tu as aussi rasé des villes, leur mémoire a péri avec elles.

7 Mais l’Éternel est assis pour toujours ; il a préparé son trône pour le jugement,

8 Et il jugera le monde avec justice, et exercera le jugement sur les peuples avec droiture.

9 Et l’Éternel sera une haute retraite pour l’opprimé, une haute retraite dans les temps de détresse.

10 Et ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel !

*11 Chantez à l’Éternel qui habite en Sion, annoncez parmi les peuples ses [hauts] faits.

12 Car en recherchant le sang il se souvient d’eux ; il n’oublie pas le cri des affligés.

13 Ô Éternel ! use de grâce envers moi ; regarde mon affliction [que je souffre] de la part de ceux qui me haïssent, toi qui me fais remonter des portes de la mort ;

14 Afin que je raconte toutes tes louanges dans les portes de la fille de Sion. Je me réjouirai en ton salut.

*15 Les nations se sont enfoncées dans la fosse qu’elles ont faite ; au filet même qu’elles ont caché, leur pied a été pris.

16 L’Éternel s’est fait connaître par le jugement qu’il a exécuté ; le méchant est enlacé dans l’œuvre de ses mains. Higgaïon*. Sélah.

17 Les méchants seront repoussés jusque dans le shéol, toutes les nations qui oublient Dieu ;

18 Car le pauvre ne sera pas oublié à jamais, l’attente des débonnaires* ne périra pas pour toujours.
* 19 Lève-toi, Éternel ! que l’homme ne prévale pas. Que les nations soient jugées devant ta face.

20 Éternel ! remplis-les de frayeur. Que les nations sachent qu’elles ne sont que des hommes. Sélah.

— * : mort du fils ; d’autres expliquent le mot autrement. — v. 16 : mot relatif à la musique et dont le sens est douteux. — v. 18 : d’autres lisent : affligés ; les deux mots sont étroitement liés en hébreu. 


Quelques notes sur ce Psaume
 

Les psaumes 9 à 15 présentent un tableau du Résidu des derniers jours. Le Résidu se trouve au milieu des méchants et les sentiments qui sont les leurs sont bien là ! Les Ps. 9 et 10, alphabétiques, servent de préface à ce tableau.

Dans ce Ps. 9, si Dieu a donné son fils (cf Jean 3, 16) et que le fils a laissé sa vie (cf Jean 10, 18), cela n’enlève rien à la responsabilité de ceux qui l’ont condamné. Aussi, ce psaume présente aussi le jugement des nations. Le sens probable du titre de ce psaume, c’est-à-dire sur Muth-Labben (la mort du fils), est significatif. Il rappelle la cause de ce jugement. Si Dieu patiente, son trône est préparé (v. 7-8). Dieu vengera l’opprimé (v. 9). Il a entendu le cri des affligés (v. 12). Ceux qui ne veulent pas de sa grâce connaîtrons alors son jugement (v. 16).

Après avoir vu le Résidu, le Messie, l’affliction du fidèle au milieu de ce monde à la suite du rejet du Messie, il y a encore quelque chose, dans ces psaumes 9 et 10, qui nous initie aux circonstances du résidu traversant la grande tribulation avec des exercices d’âme et ce qui en découle. L’état de choses qui donne naissance auxdits exercices est la délivrance opérée par le jugement de Dieu. Le Juif célèbre ainsi la bonté de l’Éternel et fait part de son droit en vertu de Christ qui est entré dans leur affliction. L’Éternel le Très-haut (v. 2) est le nom que Dieu prend vis-à-vis de son peuple. Au v. 6, il y a un principe qui peut être réalisé par la foi dans tous les temps. En fait, sachons que les efforts de l’ennemi, ici-bas, ne sont que pour un temps. Si Dieu le permet, l’ennemi peut détruire la prospérité présente et il y a un caractère public de l’Éternel en ce qu’il jugera en jusice le monde universel et exercera le jugement sur les peuples avec droiture. Mais il y a un autre caractère : l’Éternel est un refuge pour l’opprimé, un refuge au temps de la détresse. Ces deux caractères sont connus seulement par la foi et ils sont célébrés par anticipation ; ils constituent l’un des grands sujets de ces psaumes. Au neuvième, l’Éternel se révèle et habite en Sion, lieu où il sera à la fin. Dans les v. 13 et 14, les fidèles sont les objets des exploits de l’Éternel. Le v. 15 célèbre le jugement dont le côté moral est indiqué au v. 16. Dans le v. 20, les hommes doivent apprendre qu’ils ne sont que des hommes. Satan les avait enivrés par ce mensonge en disant « vous serez comme des dieux ».

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Psaume 10 : appel pour être délivré de l’inique

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Texte biblique du Psaume 10

1 Pourquoi, ô Éternel ! te tiens-tu loin, te caches-tu aux temps de la détresse ?

* 2 Le méchant, dans son orgueil, poursuit ardemment l’affligé ; ils seront pris dans les trames  qu’ils ont ourdies.

3 Car le méchant se glorifie du désir de son âme ; et il bénit l’avare, il méprise l’Éternel.

4 Le méchant, dans la fierté de sa face, [dit] : Il ne s’enquerra [de rien] *. — Il n’y a point de Dieu: [voilà] toutes ses pensées.

5 Ses voies réussissent en tout temps ; tes jugements sont trop hauts pour être devant lui ; il souffle contre tous ses adversaires.

6 Il dit en son cœur : Je ne serai pas ébranlé ; de génération en génération [je ne tomberai] pas dans le malheur.

7 Sa bouche est pleine de malédiction, et de tromperies, et d’oppressions ; il n’y a sous sa langue que trouble et que vanité*.

8 Il se tient aux embuscades des villages ; dans des lieux cachés, il tue l’innocent ; ses yeux épient le malheureux.

9 Il se tient aux embûches dans un lieu caché, comme un lion dans son fourré ; il se tient aux embûches pour enlever l’affligé ; il enlève l’affligé, quand il l’a attiré* dans son filet.

10 Il se tapit, il se baisse, afin que les malheureux tombent par sa force*.

11 Il dit en son cœur : *Dieu a oublié, il cache sa face, il ne verra pas, à jamais.

* 12 Lève-toi, Éternel ! Ô *Dieu, élève ta main ! n’oublie pas les affligés*.

13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Il dit en son cœur : Tu ne t’enquerras pas.

14 Tu l’as vu, car toi tu regardes la peine et le chagrin pour [les] rendre par ta main ; le malheureux s’abandonne à toi, tu es le secours de l’orphelin.

15 Casse le bras du méchant, et recherche l’iniquité du méchant jusqu’à ce que tu n’en trouves plus.

* 16 L’Éternel est roi à toujours et à perpétuité ; les nations ont péri de dessus sa terre.

17 Éternel ! tu as exaucé le désir des débonnaires, tu as établi leur cœur ; tu as prêté l’oreille,

18 Pour faire droit à l’orphelin et à l’opprimé, afin que l’homme qui est de la terre n’effraye plus.
— v. 4 : quelques-uns : … face, ne cherche pas [Dieu]. — v. 7 : ailleurs aussi : iniquité. — v. 9 : ou : l’entraînant. — v. 10 : litt.: ses forts. — v. 12 : d’autres lisent : débonnaires. 

 

Quelques notes sur ce Psaume

Les v. 2 à 11 rompent l’ordre alphabétique des Ps. 9 et 10. Ces v. 2 et suivants donnent les caractères du méchant et de l’antichrist. La position du résidu affligé est donc en vue et cela jusqu’à ce que l’Éternel se lève pour le jugement du méchant dans le pays. Le règne est vu à son début. Ce Psaume 10, tout comme le précédent, renseigne sur ce qui caractérise l’établis­sement du règne. Ainsi (v. 2 à 11) il y a ce sinistre tableau de convoitises, d’orgueil, d’incré­dulité, de perfidie, de violence. Ces caractères auront leur pleine mesure au temps de l’anti­christ. Ce qui retient, et celui qui retient, ne seront plus là (voir 2 Thes. 2, 7). Dans de telles circonstances, le fidèle sera encouragé. Le sort du méchant a déjà été indiqué de même que le refuge du fidèle.

À la fin de ce Psaume, il y a le rappel (v. 18) que le persécuteur vient de la terre. Souvenons-nous que nous sommes du ciel. À la fin du Ps. 9, nous avions la pensée que les nations ne sont que des hommes. Et le Ps. 10, dans son ensemble, dépeint l’état de choses aux derniers jours jusqu’au moment où l’Éternel se lève pour le jugement.

Dans les v. 16 et suivants, la célébration de l’entrée de l’Éternel sur la terre est est présentée. C’est une réponse aux supplications des débonnaires et les résultats qui en découlent.

Remarquons, dans ces Ps. 9 et 10, que le méchant est toujours au singulier si ce n’est au v. 17 du Ps. 9 où l’on voit que tous les méchants seront précipités dans le shéol. Les nations, et le méchant, auront un même sort.

 

Psaume 11 : le juste au milieu de l’iniquité

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Texte biblique du Psaume 11

 

Au chef de musique. De David.

1 Je me suis confié en l’Éternel ; — pourquoi dites-vous à mon âme : Oiseau, envole-toi vers votre montagne ?

* 2 Car voici, les méchants bandent l’arc, ils ajustent leur flèche sur la corde, pour tirer dans les ténèbres sur ceux qui sont droits de cœur.

3 Si les fondements sont détruits, que fera le juste ?

4 L’Éternel est dans le palais de sa sainteté, l’Éternel a son trône dans les cieux ; ses yeux voient, ses paupières sondent les fils des hommes.

* 5 L’Éternel sonde le juste et le méchant ; et celui qui aime la violence, son âme le hait.

6 Il fera pleuvoir sur les méchants des pièges, du feu et du soufre ; et un vent brûlant sera la portion de leur coupe.

7 Car l’Éternel juste aime la justice ; sa face regarde l’homme droit *.

— v. 7 : ou : les hommes droits verront sa face.

 

Quelques notes sur ce Psaume

Ce Psaume, qui mentionne aussi bien l’affliction du Résidu qu’une anticipation du règne, présente deux scènes. D’une part, comme dans le début du livre de Job, il y a le monde visible et sensible dans lequel l’adversaire agit à sa guise ; mais il y a d’autre part le monde, lieu invisible, où le Dieu de toute grâce préparait, dans sa souveraineté une bénédiction pour son serviteur Job. Nous retrouvons ce principe dans le Psaume 11. Ce psaume, dans la subdivision des Ps. 11 à 15, présente les sentiments et l’état moral du résidu qui est en relation avec l’Éternel tout en traversant le temps de détresse mentionné dans les psaumes 9 et 10. Dans le onzième, il y a spécialement la confiance en l’Éternel même si le méchant triomphe (voir v. 2). L’Éternel a son temple sur la terre, lieu d’approche pour les fidèles, et son trône, siège de son gouvernement dans les cieux (v. 4). Mais ce psaume indique que tout sera renversé et détruit lors de la grande tribu­lation (v. 6). De ce fait, la question du v. 3 : « si les fondements sont détruits, que fera le juste ? » met à l’épreuve les justes de ce moment-là. Vont-ils fuir comme l’oiseau effa­rouché … non, ils ne trouveront pas un refuge terrestre figuré par la montagne du v. 1. Leur refuge sera l’Éternel qui sera dans les cieux (v. 4). Quant aux hommes, le v. 5 montre que Dieu les sonde tout comme le juste est scruté. Les psaumes 11 à 15 donnent donc les pensées et les sentiments du résidu dans ce temps de détresse décrit dans les psaumes 9 et 10. Le Ps. 11 indique donc tout ce que doit faire le résidu lorsque le pouvoir du mal sera ainsi établi. Et si les jours n’étaient abrégés, aucune chair ne vivrait. Il y aura un jugement (v. 6). Mais ce psaume présente Dieu comme étant le refuge de son peuple constitué par le résidu.

 

 

 

 

 

Psaume 1et 13 :
La confiance du juste en Dieu et dans sa Parole

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Texte biblique du Psaume 12

 

Au chef de musique. Sur Sheminith. Psaume de David.

 

1 Sauve, Éternel ! car l’homme pieux n’est plus, car les fidèles ont disparu d’entre les fils des hommes.

* 2 Ils parlent la fausseté*, l’un à l’autre ; [leur] lèvre est flatteuse, ils parlent d’un cœur double**.

3 L’Éternel retranchera toutes les lèvres flatteuses, la langue qui parle de grandes choses,

4 Ceux qui disent : Par nos langues nous prévaudrons, nos lèvres sont à nous ; qui est seigneur sur nous ?

5 À cause de l’oppression des affligés, à cause du gémissement des pauvres, maintenant je me lèverai, dit l’Éternel ; je mettrai en sûreté [celui] contre qui on souffle.

* 6 Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures, un argent affiné dans le creuset de terre*, coulé sept fois.

7 Toi, Éternel ! tu les garderas, tu les préserveras de cette génération, à toujours.

* 8 Les méchants se promènent de toutes parts quand la bassesse est élevée parmi les fils des hommes.


— v. 2* : ou : la vanité. — v. 2** : litt.: un cœur et un cœur. — v. 6 : ou : en terre.

Quelques notes sur ce Psaume

Remarquons la moquerie des incrédules comme en 2 Pi. 3 dont le v.3 :

« sachant tout d’abord ceci, qu’aux derniers jours des moqueurs viendront, marchant dans la moquerie selon leurs propres convoitises ».

La moquerie des incrédules est le trait le plus saillant du mal qui arrive à son comble aux derniers jours.

David, auteur de ce Ps. 12, a passé par des circonstances pratiques terribles :

·       La duplicité et la haine jalouse de Saül (1 Sam. 18, 17).

·       Les lâches intentions des habitants de Kehila en 1 Sam. 23, 12.

·       La double trahison des ziphiens en 1 Sam. 23, 19 et 26, 1.

·       Et la trahison de Doëg en 1 Sam. 22, 9 et 10.

·       De même que l’attitude de Nabal en 1 Sam. 25, 10 et 11.

·       … et bien d’autres qui ressortent du contenu de ce psaume..

David (cf v. 2, 3) n’était pas indifférent mais peiné par l’opposition manifestée de tant de manières. Dans la mesure où nous sommes dans la lumière, nous souffrirons de l’atmosphère corrompue du monde. Cela est bien en accord avec ce que nous présente ces v. 2 et 3 avec cette langue menteuse en contraste avec la pureté de la valeur pratique des paroles de Dieu (selon v. 6). L’homme pieux n’est pas insensible au mal. Il le présente à Dieu comme cela ressort des versets de  ce psaume.

L’on peut discerner que la Parole de Dieu, qui est éprouvée sept fois, apportera infailliblement son fruit promis. Il n’y a en elle rien de trompeur.

 

Texte biblique du Psaume 13
 

Au chef de musique. Psaume de David.

1 Jusques à quand, ô Éternel, m’oublieras-tu toujours ? Jusques à quand cacheras-tu ta face de moi ?

2 Jusques à quand consulterai-je dans mon âme, avec chagrin dans mon cœur, tous les jours ? Jusques à quand mon ennemi s’élèvera-t-il par-dessus moi ?

3 Regarde, réponds-moi, Éternel, mon Dieu ! Illumine mes yeux, de peur que je ne dorme [du sommeil] de la mort ;

4 De peur que mon ennemi ne dise : J’ai eu le dessus sur lui, [et] que mes adversaires ne se réjouissent de ce que j’aurai été ébranlé.

5 Mais pour moi, je me suis confié en ta bonté, mon cœur s’est réjoui dans ton salut.

* Je chanterai à l’Éternel, parce qu’il m’a fait du bien.


Quelques notes sur ce Psaume

Dans ce Psaume, relevons les mots « jusques à quand ». Ces mots expriment fréquemment, dans les psaumes, l’épreuve de la patience. Oui, c’est pendant ce temps de tribulations que le Résidu s’exprime « jusques à quand ». Et des passages, comme Rom. 9, 28, Apoc. 3, 10, montrent que ce temps sera abrégé et que le croyant sera gardé. Mais pour cela, il ne faut pas regarder à nous-mêmes, comme au v. 2 mais à sa bonté et à son salut. C’est le secret qui ranimera notre confiance et notre joie. On voit que Dieu agit envers le juste dans sa bien­veillance même si le juste semble avoir été oublié pour un temps. Mais tel n’était pas le cas.

 


 

Psaumes 14 et 15 :

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Texte biblique du Psaume 14

Au chef de musique. De David.

1 L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu.

* Ils se sont corrompus, ils ont rendu abominables leurs actions ; il n’y a personne qui fasse le bien.

* 2 L’Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui recherche Dieu :

3 Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul.

* 4 Tous les ouvriers d’iniquité n’ont-ils aucune connaissance ? Ils dévorent mon peuple comme on mange du pain ; ils n’invoquent point l’Éternel.
5 Là, ils ont été saisis de frayeur ; car Dieu est au milieu de la génération juste.

6 Vous jetez l’opprobre sur le conseil de l’affligé, parce que l’Éternel était sa confiance.

* 7 Oh ! si de Sion le salut d’Israël était venu ! Quand l’Éternel rétablira les captifs de son peuple*, Jacob s’égayera, Israël se réjouira.


v. 7 : dans ce sens, qu’il rétablit la bénédiction, et ne ramène pas seulement les captifs individuellement ; comparer pour ce dernier cas, Néh. 9:36-37, et Psaume 126:1-3 ; et voir Deut. 30:3.

 

Quelques notes sur ce Psaume

qui présente la corruption générale de l’humanité
Ce psaume montre tout d’abord combient insensés sont ceux qui disent « il n’y a point de Dieu » (v. 1). Si tous les hommes ne sont pas des athées, ils sont tous dépourvus de la vraie intelligence car aucun ne recherche Dieu. Par nature, nous étions tels. Le mal est à son apogée. Il n’y a personne qui recherche Dieu qui constate cela depuis les cieux. Au v. 4, la grâce forme un résidu déjà reconnu comme le peuple de Dieu. En proie aux méchants, ce résidu sera gardé et la frayeur sera sur les orgueilleux (v. 7). Cette scène est prophétique. Dans ce Psaume, le peuple est envisagé comme étant captif.

 




PSAUME 15


Psaume de David.

1Éternel ! qui séjournera dans ta tente ? qui demeurera en ta montagne sainte ?

* 2 Celui qui marche dans l’intégrité, et qui fait ce qui est juste, et qui parle la vérité de son cœur ;

3 Qui ne médit pas de sa langue ; qui ne fait pas de mal à son compagnon, et qui ne fait pas venir l’opprobre sur son prochain ;

4 Aux yeux duquel l’homme vil est méprisable, mais qui honore ceux qui craignent l’Éternel ; qui jure à son détriment, et ne change pas ;

5 Qui ne donne pas son argent à intérêt*, et qui ne prend pas de présent contre l’innocent. Celui qui fait ces choses ne sera jamais ébranlé.


v. 5 : ou : usure.

 


Quelques notes sur ce Psaume

qui présente les traits de l’homme pieux

Le Ps.15 termine une série de méditations et d’expériences commencées au psaume 11. Dans ces psaumes, nous avons vu le langage d’une âme qui invoque Dieu avec ferveur, et cela oppressée par le sentiment de méchanceté caractérisant les temps qu’elle traverse.

Une réponse au verset premier se trouve dans Rom. 3, 10 à 12 et 22 à 26, à savoir que ceux qui séjourneront dans la tente de Dieu seront ceux qui auront été justifiés par l’œuvre de Christ en croyant. Les caractères de l’Israélite fidèle, démontrés dans ce psaume, sont aussi ceux que la grâce doit produire chez un chrétien, c’est-à-dire justice, vérité dans la marche, dans les actes et les paroles. Bienveillance envers le prochain, appréciation du bien et du mal selon la nature divine. Nous voyons ce trône immuable dans le ciel qui sera établi en puissance. L’Éternel sera dans son temple mais il régnera en la personne de Christ en Sion. C’est une délivrance juive dans son caractère et selon les justes espérances des Juifs. Ces psaumes ne font pas état de la destruction de l’antichrist. Ils ont en vue Christ sur la terre avant sa réjection finale, Christ associé au Résidu.

 

 


 

Psaume 16 : Christ, l’homme parfait

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PSAUME 16

Mictam* de David. (* : mot d’un sens incertain.)

1 Garde-moi, ô *Dieu ! car je me confie en toi.

*  2 Tu as dit à l’Éternel : Tu es le Seigneur, ma bonté [ne s’élève] pas jusqu’à toi.

3 [Tu as dit] aux saints qui sont sur la terre, et aux excellents : En eux sont toutes mes délices.

* 4 Les misères de ceux qui courent après un autre seront multipliées : je ne répandrai pas leurs libations de sang, et je ne prendrai pas leurs noms sur mes lèvres.

5 L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ; tu maintiens mon lot.

6 Les cordeaux* sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m’est  échu.

7 Je bénirai l’Éternel qui me donne conseil ; durant les nuits même mes reins m’enseignent.

8 Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé.

9 C’est pourquoi mon cœur se réjouit, et mon âme* s’égaie ; même ma chair reposera en assurance.

10 Car tu n’abandonneras pas mon âme au shéol*, tu ne permettras pas que ton saint** voie la corruption.

11 Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours.

— v. 6 : voir Michée 2:5. — v. 9 : litt.: gloire ; quelques-uns, avec les Septante : langue. — v. 10* : voir la note à Ps. 6:5. — v. 10** : ailleurs : pieux ; voir la note à 2 Chron. 6:42.
 
Quelques notes sur ce Psaume

 

Série des Psaumes 16 à 24

Après les Ps.11 à 15, avec une série de méditations et d’expériences, nous abor­dons les Ps. 16 à 24 qui ont pour sujet « le Messie ». Et comme première subdi­vision, les Ps. 16 à 18 présentent le Christ, le saint et le juste, prenant la place des hommes, introduit auprès de Dieu par la résurrection et régnant sur les impies.


Le Ps. 16 exprime aussi la communion de Christ avec Dieu lorsqu’il se présente dans ce monde comme serviteur. L’on peut donner à ce psaume le titre de «
 parfait Serviteur » (voir Marc 10, 45). Dans le Ps. 22, il y a la deuxième partie du passage cité de Marc, à savoir qu’il a donné sa vie en rançon pour plusieurs. Dans l’œuvre de la rédemption, Christ est resté parfaitement isolé et toute association avec nous n’était pas possible. Mais toute­fois, nous avons communion avec Lui dans tous les résultats de son œuvre. Mais au Ps. 16, nous comprenons que notre communion avec Lui, dans le service, ne peut être complète. En effet, dans la communion en rapport avec le service, la copie n’atteindra jamais le modèle. Mais nous pouvons étudier les traits pour servir Dieu d’une manière qui lui soit agréable.

Christ, le serviteur parfait, notre modèle

Cela étant, le Ps. 16 présente Christ le parfait serviteur. Il s’identifie au baptême de Jean avec le résidu repentant. Pendant son temps d’humiliation, Christ est carac­térisé par une confiance et une dépendance irréprochables. Il est le vrai lévite. Ce psaume indique un chemin que Jésus nous a frayé afin que nous marchions sur ses traces. Ce psaume s’applique bien à Jésus car qui d’autre pourrait s’appro­prier des paroles telles que celles du v. 8, ou des v. 2, 5, 6, 9, 11 ? Jésus est bien là, plein de confiance … même jusqu’à la mort. Christ est donc le modèle. Au Ps. 22, c’est le Sauveur. Christ est l’homme de foi par excellence.

 

Un aspect ou l’autre en rapport avec le Nouveau Testament

Parmi quelques pensées et citations, il y a tout d’abord une clé, au v. 1, par les mots « je me confie en toi ». Les v. 8 à 11 sont repris en  Act. 2, 25 à 28 et le v. 10 en Act. 13, 35. Dans ce Ps., Christ suit le chemin de la vie. Puisse-t-il être notre modèle pour suivre un tel chemin. Le but de ce chemin est aussi là (dans le v. 11 « tu me feras connaître le chemin de la vie » et « ta face est un rassasiement de joie pour toujours »). En 1 Jean 5,19, « nous sommes de Dieu » … cela au milieu d’un monde souillé. Le Seigneur fut aussi dans un tel monde et, v. 8, il s’est toujours proposé l’Éternel devant lui. De ce fait, il a pu exprimer ce que nous enseignent les v. 6 et 7. Quant aux excellents de la terre du v. 3, ils nous font penser au résidu que le Seigneur trouva, comme en Matt. 3, 13 ou en Luc 7, 25.

Se confier (v. 1) vient du mot shazar qui signifie chercher refuge et protection. Dans ce Psaume, pour comprendre notre association avec Christ dans le service, dans la séparation du monde, le dévouement pour Dieu, la supériorité sur les circons­tances, la pleine assurance d’un avenir glorieux au-delà de la mort, la joie parfaite que donne actuellement la contemplation de la face du Père, dans les plaisirs célestes, … il faut la révélation du Nouveau Testament. Oui, dans ce Psaume, nous sommes appelés à la communion de son Fils Jésus Christ et Lui nous introduit dans la commu­nion du Père.

Encore

L’on peut voir une pensée spéciale pour chaque verset de ce psaume. Ainsi :

·       Dans les v. 1 à 3 : Le v. 1 est une prière. C’est remarquable. Dans ce psaume, Jésus est comme dans la maison de l’Éternel. C’est aussi un psaume de communion dans notre association avec Christ dans le service. Ainsi, le v. 3 indique la communion que nous avons avec Lui. Les excellents de la terre, qui lui sont associés, sont ces pécheurs sauvés par grâce. Christ ne peut s’associer à rien de ce qui est de la chair. Dans cette association, le service est en vue. Cela fait penser à l’évangile de Marc. Et le Ps. 2 qui présente Christ comme Fils de Dieu, de David, du Messie et Roi fait penser à l’évangile de Matthieu. Puis le Ps. 8, c’est Christ, fils de l’homme, … sujet de l’évangile de Luc.

·       Dans les v. 4 et 5 : Pensées avec d’autres Psaumes, notamment les Ps. 31 et 36. Oui, ce Ps. 16 s’inscrit, avec les Ps. 31 et 36 (qui montrent plutôt le côté de la piété) dans une présentation des différentes phases de la vie du Seigneur ici-bas dans le chemin de la foi caractérisée par la confiance et la dépendance en Dieu. Ainsi, les v. 4 et 5 font état de la morale dans la présence de Dieu et insistent sur la séparation complète d’avec le mal. Dans cette vie de consécration à Dieu, ces trois psaumes 16, 31 et 36 se complè­tent. Ainsi, au Ps. 36, 9, nous avons la source de la vie. Et au Ps. 31, 16, il y a la norme et au Ps. 16, 11 le terme.

·       Dans les v. 5 à 8 : Les trois parts du v. 5 constituent la portion de l’âme ; la coupe donne l’idée qu’elle est pour le désert et l’héritage pour l’éternité. Puis les lieux agréables du v. 6 indiquent la communion à tous les moments de la vie terrestre de Christ. Et les reins qui enseignent (v. 7) font penser au senti­ment qui convient au Seigneur, un instinct  de la vie divine dans le chrétien. Au v. 8, la pensée de la droite de Dieu amène à la gloire.

·       Dans les v. 9 et 11 : dans ces versets, comme dans d’autres, relevons des expressions de la propre joie du Seigneur. C’est la joie de celui que Dieu a appelé son compa­gnon.


Psaume 17 :  la prière du juste demandant à être protégé.

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Texte biblique du Psaume 17

Prière de David.

 

1 Écoute, ô Éternel, la justice ; sois attentif à mon cri ; prête l’oreille à ma prière, qui ne s’élève pas de lèvres trompeuses.

2 Que mon droit sorte de ta présence, que tes yeux regardent à la droiture.

3 Tu as sondé mon cœur, tu [m’]as visité de nuit ; tu m’as éprouvé au creuset, tu n’as rien trouvé ; ma pensée ne va pas au delà de ma parole.

4 Quant aux actions de l’homme, par la parole de tes lèvres je me suis gardé des voies de l’homme violent.

5 Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers*, mes pieds ne chancellent point.

* 6 Je t’ai invoqué, car tu m’exauceras, ô Dieu ! Incline ton oreille vers moi, écoute mes paroles.

7 Rends admirable ta bonté, toi qui, par ta droite, sauves de [leurs] adversaires* ceux qui se confient [en toi].

8 Garde-moi comme la prunelle de l’œil ; cache-moi sous l’ombre de tes ailes,

9 De devant ces méchants qui me dévastent, mes ardents ennemis qui m’entourent.

10 Ils sont enfermés dans leur propre graisse ; de leur bouche, ils parlent avec hauteur.

11 À [chacun de] nos pas, maintenant ils nous environnent ; ils fixent leurs yeux, se baissant jusqu’à terre* :

12 Il est semblable au lion avide de déchirer, et comme le lionceau qui se tient dans les lieux cachés.

13 Lève-toi, Éternel ! devance-le, renverse-le ; délivre mon âme du méchant [par] * ton épée,

14 [Délivre-moi] des hommes [par] * ta main, ô Éternel ! des hommes de ce monde, [qui ont] leur portion dans cette vie, et dont tu remplis le ventre de tes biens cachés ; ils sont rassasiés de fils**, et ils laissent le reste de leurs [biens] à leurs enfants.

* 15 Moi, je verrai ta face en justice ; quand je serai réveillé, je serai rassasié de ton image.
 — v. 5 : ou : Soutiens mes pas dans tes sentiers, de sorte que. — v. 7 : litt.: de ceux qui s’élèvent [contre eux]. — v. 11 : ou : pour [nous] étendre par terre. — v. 13 : ou peut-être : qui est. — v. 14* : ou : qui sont. — v. 14** : ou : [leurs] fils sont rassasiés.



Quelques notes sur ce Psaume

La contradiction des hommes, tout au long de ce Psaume, est mise en évidence. Jésus y fait face. Le parfait modèle, avec la sainteté d’un adorateur, était bien visible dans la maison de l’Éternel (Ps. 16). Et dans le Ps. 17, au dehors, il se conserve pur de tout mal au milieu des hommes. Le résidu est aussi introduit, d’une façon fort nette, au v. 11.Le Psaume 16 présentait la résurrection comme le terme d’un sentier béni. Le Psaume 17 la présente comme la délivrance des épreuves et des dangers du sentier ; dans ce sentier, Christ, le juste est là. Au v. 3, Jésus est vraiment le merveil­leux modèle. N’y a-t-il pas le résultat, dans le cœur de Jésus, le résultat d’un être sondé et l’Éternel sonde le juste (comme vu au Ps. 11, 5).

 

Dans plusieurs versets comme dans le quatorzième, il y a « les hommes »  (cf Ps. 9, 20). Par contraste nous comprenons que le Seigneur n’avait rien dans cette vie. Qu’en est-il de nous ? Souvenons-nous que notre part est céleste. Au v. 15, tout en souffrant maintenant pour la justice, l’on pense à la résurrection et à l’objet de ses affections. Au v. 1, le juste s’adressait à l’Éternel en disant : « écoûte, ô Éternel, la justice » …  c’est la clé de ce Psaume qui s’applique également à Christ quoique le point de vue est un peu moins élevé qu’au psaume précédent. Le v. 7 présente l’un des traits de Christ qui s’attendait à l’intervention ouverte de l’Éternel en sa faveur. Le v. 15 démontre que la mort, et un autre monde, sont ici pleinement en vue.            

Psaume 19                                                                   Retour au début

Dieu s’est révélé successivement par un double témoignage: Le premier est celui de sa création (v. 1 à 6), dont le langage silencieux, mais combien éloquent, fait connaître jusqu’au bout du monde sa puissance et sa sagesse (Act. 14:17). La course régulière et bienfaisante du soleil, versant sur toute la terre sa lumière et sa chaleur est une preuve constante de la bonté de Dieu envers toutes ses créatures (Ps. 136:8; Matth. 5:45).
Le second témoignage est celui de la Parole (v. 7 à 11). Sainte, juste, bonne, spirituelle, même s’il ne s’agissait que de la loi donnée à Israël (Rom. 7:12, 14), combien elle a plus de prix encore maintenant qu’elle est complète! Cette Parole excellente instruit le serviteur (v. 11) et atteint sa conscience (laquelle constitue au dedans de tout homme un troisième témoignage). Elle met en lumière tant les fautes cachées (commises par erreur: v. 12) que les péchés volontaires: la propre volonté, fruit de la fierté ou de l’orgueil (voir cette distinction en Nomb. 15:27 à 30).
Au début de l’épître aux Romains, le même triple témoignage de la création (ch. l:20), de la conscience (ch. 2:15) et de la loi (ch. 2:17 …) est placé devant l’homme pour mettre en évidence son état et le conduire au salut.

Ce Ps. fait partie de la série des Ps.16 à 24. Le grand sujet est le Messie, cela après son rejet en tant que roi d’Israël (1 à 8) alors que les fidèles (9 à 15) sont dans la détresse et attendent la délivrance. Le Ps.19 donne donc un double témoignage divin. D’abord la création, et particulièrement la création dans les cieux, qui se trouve au-dessus de l’homme et n’a pas été corrompue par lui : c’est là un témoignage à Dieu, comme Dieu. Ensuite il y a la loi (vers. 7), la loi de l’Éternel. Devant ce double témoignage, le péché apparaît sous un double aspect au Juif pieux dans son humble condition : en premier lieu, il ne peut pas dire son péché, tant il le connaît peu — et ici il désire être purifié. En second lieu, il entrevoit des actions commises par fierté ; et de celles-ci, il désire être gardé. De cette manière il sera préservé de se détourner de l’Éternel en quoi que ce soit.

 

Remarquons qu’il est parlé ici non pas de l’Éternel, mais de Dieu, de l’espérance en Dieu comme tel. C’est pourquoi l’homme pieux voit que le témoignage s’étend par toute la terre et que les Gentils sont l’objet du témoignage de Dieu. C’est un point fort important, que les Juifs auraient dû comprendre. Paul, qui le comprenait par le Saint Esprit, leur citait le Psaume 19 dans ce but, n’insistant pas sur ce qu’était ce témoignage, mais sur le fait qu’il parvenait en tous pays, jusqu’au bout du monde. Toutefois, l’homme pieux connaît aussi, par expérience, l’excellence de la loi divine ; et quoique, pour Israël, cette loi fût, il va sans dire, celle que Moïse lui avait donnée, nous devons l’entendre ici comme le témoignage de la Parole de Dieu à la conscience de l’homme pris dans un sens tout à fait général. Remarquez qu’il ne s’agit pas seulement de ce que la loi est, mais de ce que le coeur sait qu’elle est : le serviteur de l’Éternel est éclairé (ou averti) par elle. On y trouve ses délices, selon la nouvelle nature, et la conscience d’une relation avec Dieu (car nous sommes serviteurs de Dieu, bien que nous ayons avec Lui d’autres relations plus élevées, plus intimes et plus glorieuses).

 

Enfin, le désir vrai du coeur est indiqué au verset 14 : “Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon coeur soient agréables devant toi, ô l’Éternel !” La preuve véritable d’une vie pieuse, c’est la recherche du bien, intérieurement, quand on est en la présence de Dieu seul ; la recherche du bien avec Dieu, non pas devant les hommes, ou pour qu’ils en aient connaissance ; sans même parler de l’hypocrisie, j’entends ici une marche avec Dieu. Finalement, nous voyons que la vraie intégrité reconnaît Dieu pour son rocher et son Rédempteur, car il est impossible qu’on soit avec Lui, dans l’intelligence que nous donne une vie nouvelle, sans avoir le sentiment qu’on a besoin de Lui sous ces deux aspects.

 

 



Psaume 22
   
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Au 
premier livre, le résidu est encore associé à Jérusalem et en conséquence il est beaucoup question de Christ. Plus que  dans les autres livres. Il s’agit du résidu juif en contraste avec la nation entière.

Ce Psaume fait partie de la série des Psaumes 16 à 24, selon commentaires au Psaume 16.

Il forme, avec les Psaumes 23 et 24, une troisième subdivision de cette série. Cette subdivision comprend les souffrances du Messie sur la croix et leurs conséquences. Au Psaume 22, Christ souffre sur la croix, de la part des hommes et de Satan et, plus encore, de l’abandon de Dieu. Dieu lui répond en le ressuscitant du sein de la mort. Cette réponse a pour conséquence une grâce illimitée envers ses frères, l’assemblée au milieu de laquelle il loue l’Eternel. Cette grâce s’étend envers Israël et envers toutes les nations. Le royaume universel lui appartient comme conséquence de ses souffrances. Au Psaume 23, ayant exposé lui-même le chemin des brebis, l’Eternel (ou le Messie) devient leur Berger pour les conduire à sa maison. Au Psaume 24, le Messie entre avec les siens dans la maison de l’Eternel. Il y est acclamé comme l’Eternel des armées et roi de gloire.

Versets 1 à 21 = la nuit. Versets 21 à 24 = l’aurore. Versets 25 à 31 = le plein midi (règne de mille ans). Versets 1, 3, 10 = *Dieu, c’est-à-dire Dieu (El), le Dieu fort en sainteté. Dans la fin du chapitre, il y a plusieurs pensées qui peuvent se comprendre. La Parole a plusieurs facettes. Ainsi, le v. 23 mentionne Israël et les v. 24 et 25 la classe d’Israël de la fuite. Ensemble, nous y avons Israël restauré. Dans les v. 27 à 29 il y a la classe des nations alors que dans les v. 30 et 31 il y a une quatrième classe qui sont ceux qui naîtront pendant le règne.  Le règne a une durée limitée. Au-delà de tout et par d’autres portions de la Parole, l’œuvre de la croix a pour conséquence toutes ces bénédictions et par dessus tout les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Relevons encore que la part de la première classe, celle de l’Assemblée, est précieuse entre toutes. L’Assemblée ou Eglise, c’est l’Epouse de Christ (cf Eph. 5, 27; Apoc. 19, 7-8).

Dans les versets 1, 2, 6, Jésus proclame publiquement son opprobre et sa faiblesse. Il n’y a cependant rien qui ressemble  à de l’impatience ou à du désespoir. Il n’y a pas trace non plus de réaction de défense. Versets 6 à 8, 12, 13, 16 à 18: l’homme donne sa mesure entière à la croix. Il montre, et il a démontré, jusqu’où il est capable d’aller dans sa haine, sa violence, son cynisme, sa bassesse morale.. Versets 2 et 21: il y a la réponse qui parvient à Celui qui est entre les cornes des buffles. C’est la résurrection et en même temps la joie retrouvée. Jésus a porté les péchés et par conséquent tout n’est que grâce et bénédictions: bénédiction pour l’Assemblée, composée à ses débuts des disciples juifs (v. 22). Bénédiction pour Israël restauré appelé, au v. 25, la grande congrégation. Bénédiction pour toutes les familles des nations sous le règne de mille ans (v. 27 et 28). Ce sont les merveilleuses conséquences de l’œuvre de la croix pour quiconque croit. Alors nous comprenons un peu mieux « pourquoi » Christ a été abandonné (v. 1).

Ce Psaume a pour sujet dominant les souffrances expiatoires de Christ. Cette œuvre de la croix a pour conséquence toute la bénédiction développée dans les autres Psaumes ainsi que la gloire éternelle. Nous sommes donc, dans le Psaume 22, en présence d’une scène nouvelle, d’une scène sans pareille dans le passé et dans l’avenir de l’histoire éternelle des cieux et de la terre, d’une scène unique: le juste abandonné de Dieu. Les premiers versets donnent le caractère du Psaume entier. Cela en dit long si nous songeons que les puissants de Basan (v. 12) l’ont entouré et que des chiens l’ont environné (v. 16). Il y a une mesure de souffrance qui dépasse toute expression. Mais l’abandon de Dieu va plus loin encore. Oui, le Seigneur se donne lui-même pour porter le fardeau de toutes ces sortes de souffrances dont le point culminant est donc l’abandon de Dieu. Pour cela, il a été profondément humilié de la part de ceux dont il prit la cause. Il était seul capable et puissant pour accomplir l’œuvre dans leur nature, c’est-à-dire en tant qu’homme mais un homme parfait, un homme juste, un homme sans péché. Cet homme a aussi porté dans son âme le poids de tout ce que Dieu est contre le mal: heure terrible. Elle seule peut faire comprendre ce que sont la justice et le jugement. Christ a laissé sa vie, lui qui pouvait la reprendre (Jean 10, 17). Oui, Christ a été fait (ou traité comme le) péché et plus nous étudions la croix, plus nous y voyons la solution de toute la question du bien et du mal, ainsi que l’établissement de la base immuable de la bénédiction parfaite que Dieu veut manifester en justice, en grâce, et aussi en majesté, dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habite. Si nous avons eu un Eden innocent, un monde pécheur, il y aura, outre le règne de la justice (règne de mille ans ou Millénium), de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habite. C’est une merveilleuse conséquence de la croix. Quant à Christ, l’œuvre a été complète lorsqu’il a été exaucé d’entre les cornes des buffles (v. 21). Christ a revendiqué la gloire de Dieu. C’est l’œuvre morale de la glorification de Dieu qui s’est dû de lui répondre du sein de la mort. Là, l’homme et tout ce qui s’y rattache est hors de portée. D’épaisses ténèbres le couvre et alors tout ce qui est de Dieu, comme ce qui est de la puissance et de l’impuissance du mal, s’opposant à la souveraine bonté et à la justice de Dieu, … au milieu de tout cela, il y a le résultat divin de l’œuvre de Christ dont Dieu a été glorifié. Christ a ainsi établi la gloire de Dieu. Il l’a glorifié lorsqu’il ne pouvait pas être exaucé, puis il a été exaucé et tout est accompli. Et puis, s’il descend dans la mort où tout était arrivé à son terme, Il y descend seulement afin de ressusciter, sans que rien ne manque désormais à la perfection de l’œuvre de propitiation et à la glorification de Dieu à l’égard du péché, à la victoire complète sur l’ennemi, quel qu’il soit, même le dernier ennemi: la mort. Le terme de Père exprime la relation de Jésus, cette relation personnelle et les délices du Père, tandis que le terme de Dieu exprime la justice divine dans laquelle Christ introduit tous ceux qui l’accepte comme Sauveur.

Les versets 1 à 21 (Jésus crucifié) contiennent les six heures de la croix. Le v. 1 évoque les souffrances expiatoires. Ce sont donc des souffrances suprêmes mais qui ont été précédées par bien d’autres souffrances qui dépassent l’imagination humaine. A partir du v. 22, il y a les résultats de ces souffrances. Revenons au v. 1er et à l’abandon de Dieu. Cet abandon se situe entre la sixième et la neuvième heure. Les souffrances physiques du Seigneur sont marquées dans ses mains et ses pieds. Les souffrances de son abandon sont marquées dans son cœur. Dans les v. 12 à 18, le Seigneur en exprime les terribles sentiments. L’exposé de sa détresse l’amène à dire, au v. 19, « ma Force ! Hâte-toi de me secourir ». Au v. 12, il est question de taureaux et de puissants de Basan. Il s’agit de tous ceux qui avaient reçu une autorité: les chefs du peuple, les gouverneurs qui participaient à la crucifixion et qui se raillaient de Jésus avec le peuple (Luc 23, 35). Une autre catégorie de méchants est mentionnée au v. 16 dans l’expression « … des chiens … une assemblée de méchants ». Cette expression désigne, avec les soldats romains, la populace, la foule anonyme. Ils étaient tous d’accord pour accomplir leur forfait. Si le premier groupe affirmait leur force et leur autorité contre Lui, le deuxième montre davantage la souffrance endurée du fait qu’on le regardait dans sa honte (v.17-18). Il éprouvait les souffrances dues à la dureté impitoyable et à la cruauté de ceux qui profitaient de Sa faiblesse. C’est un côté. D’un autre côté et c’est encore plus pénible, Il sentait profondément les souffrances que lui infligeaient ces chiens, qui représentent toujours quelque chose d’impur, ces chiens qui le contemplent sans la moindre retenue morale, ne faisant que de se réjouir de sa honte. Au v. 14, il n’y a plus rien pour le soutenir car tous ses os se déjoignent. Le v. 15 fait penser que Christ manifeste une acceptation entière de la souffrance, sans la moindre résistance. A propos du v. 17, les os symbolisent la volonté de l’homme (Es. 38, 13). Christ, qui ne faisait que la volonté de Dieu, n’a pas besoin d’avoir une volonté propre brisée. Ainsi, aucun de ses os ne sera brisé (cf Ps. 34, 20). On peut aussi penser que, en comptant tous ses os, le Seigneur Jésus a senti la souffrance dans chacun de ses membres.  Dans les v. 20 et 21: tout en restant prudents, on peut voir dans l’épée, la patte du chien et la gueule du lion, ce que Christ a enduré respectivement de la part de Dieu, de l’homme et de Satan. Quant à la louange tirée du v. 22, c’est celle de l’Assemblée. Elle est citée en Héb. 2

 



Psaume 38
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Fait  partie du 1er livre (Ps. 1 à 41), série 4 (sans subdivision) qui comprend les Ps. 25 à 39. Livre 1 à présente le principe de la séparation des justes d’avec les injustes au milieu du peuple de Dieu. Le Messie est vu comme Fils de Dieu (Ps. 2) et Fils de l’homme (Ps.8), serviteur (Ps.16). Il y a aussi le principe de la souffrance (Ps.22) et de la vraie offrande (Ps.40). Le nom de Dieu qui apparaît le plus souvent dans ce livre est celui de « l’Éternel » qui est son nom d’alliance. Il revient environ 275 fois. Série 4 à un Psaume qui comprend le signe * (donc * Psaume 38) est, en principe, le 1er Psaume d’une série ou d’une subdivision. « En principe » car la règle n’est pas absolue. Toutefois, cela donne en tous cas certains repères dont, pour la série 4 : le résidu et le fidèle sont en vue. Ajoutons que le signe * précédent certains versets d’un Psaume sont là pour faire ressortir les pensées principales. Le Ps. 38 évoque les souffrances des croyants à cause de leurs péchés. Pensée de JND : « Souvent nous éprouvons une très grande difficulté à apporter nos peines à Dieu. Comment le pourrais-je? dira parfois un croyant affligé, si ma douleur est le fruit de mon péché puis-je, dans l’intégrité de mon cœur envers Dieu, Lui apporter mes souffrances, sachant que je les mérite? Oui, car Christ les a portées devant Dieu. Tel est le terrain sur lequel je puis me placer. Dieu peut entreprendre de me venir en aide dans toute mon épreuve, parce que l’œuvre de Christ pour moi a été si parfaitement accomplie. D’une manière générale, toute souffrance provient du péché, et tout secours est fondé sur l’expiation.

Le Ps.38 est de David tout comme les Ps.6, 32 et 51 qui ont ceci de commun : épreuves en conséquence du péché et confiance en Dieu malgré tout. Et quel enseignement que celui de David, un roi selon le cœur de Dieu (cf Act. 13, 22; 1 Sam. 13, 14 et 2, 35). Malgré de graves manquements, David est un homme droit. Cela ressort bien des Psaumes cités … ci-après, « jalons » avec le texte de différents auteurs :

L’instruction du Ps. 37 semble avoir été comprise. Le fidèle ne réclame plus le retranchement des méchants, qui lui a été expressément promis. Au lieu de s’irriter à cause de ceux qui font le mal, il sent profondément son propre péché (v. 3 à 5). En même temps il réalise qu’il est dans la main de Dieu qui le reprend et le châtie. Et c’est à Lui qu’il s’attend (v. 15). Il ne lui appartient pas de répondre lui-même à ceux qui le persécutent; encore moins de se venger. «Toi tu répondras, Seigneur, mon Dieu!» Nous reconnaissons là les enseignements du Nouveau Testament: «Ne rendant à personne mal pour mal…; ne vous vengeant pas vous-mêmes, bien-aimés; … moi je rendrai, dit le Seigneur» (Rom. 12:16, 19). La seule réponse que nous sommes en droit de donner au mal qui nous est fait, c’est… le bien; à l’inverse de ces «ennemis» (v. 19), de ces «adversaires» qui «rendent le mal pour le bien» (v. 20). Et leur surprenant motif nous est ici dévoilé: «… parce que je poursuis ce qui est bon». La jalousie, le désir pervers de supprimer ce qui soulignait, par contraste, leur propre méchanceté, tels sont les affreux sentiments qui ont conduit les hommes à mettre à mort le Saint et le juste (Jean 10:32 , lire aussi 1 Jean 3:12).

Bien des versets évoquent Christ avec, toutefois, la grosse différence que Christ était sans péché.

 

Encore :
L’ordre des pensées qui se suivent ici est remarquable ; d’abord le jugement de l’Éternel, ensuite le péché qui en est la cause, puis la misère personnelle, l’abandon des amis, l’activité et le mauvais vouloir des adversaires ; puis la conscience de tout cela, et, comme résultat, la confiance du coeur en Celui qui a frappé et son recours à Lui seul. Enfin ce qui était au fond du coeur se découvre: c’est l’espoir en l’Éternel, la conscience de Lui appartenir si intimement que le triomphe des adversaires de la foi est impossible ; mais le sentiment de la nécessité de son intervention, parce que la pauvre âme pécheresse n’a aucune force en elle-même.
Ce Psaume 38 nous présente un admirable tableau de l’état d’une âme : car l’Esprit pourvoit à tout, même là où le juste a manqué et où il a pu appeler sur lui quelque grand châtiment, à la joie du méchant. Mais celui qui est droit de coeur accepte la punition de son iniquité et se place ouvertement devant Dieu, confessant son péché, mais se confiant en Lui pour être délivré des méchants. Quelque triste que puisse être un cas pareil, rien ne met plus en évidence la vérité devant Dieu et la confiance en lui. Comment confesser son péché et attendre le secours de Dieu, quand on a été infidèle, quand on l’a déshonoré et que l’ennemi s’en réjouit ? Point d’excuse ; nulle tentative de rien cacher ! Le juste confesse tout et s’abandonne entre les mains de Dieu.
Sans ces détails, le tableau de l’état du résidu eût été incomplet, aussi bien que les enseignements de la grâce pour toute âme en tout temps. Maintenant, jusqu’à quel point l’Esprit de Christ entre-t-il dans cette condition dont notre Psaume est l’expression ? Il y entre pleinement, je pense, quoique, sans doute, Christ en personne n’ait jamais pu s’y trouver.
Quoique “le bois sec” soit proprement l’Israël sans vie, cependant, comme le résidu, qui a longtemps rejeté Jésus, le Messie, se trouve d’abord mêlé avec la nation, les fidèles traversent dans leurs âmes et en esprit les afflictions qui viennent sur la nation, exception faite toutefois de son jugement final de la part de Dieu qui a été porté par Christ pour eux : il mourut pour la nation.



Psaume 40                                                     Retour au début

Ce Ps. 40 fait partie du 1er livre des Psaumes. Ce livre présente le principe de la séparation des justes d’avec les injustes. Les Ps. 1 et 2 servent d’introduction à ce 1er livre (et même à l’ensemble des Psaumes). Les Ps. 40 et 41 en sont l’épilogue. Les motifs et les résultats de la venue du Messie sont là.

Quelques détails de ce Psaume 40 :

·       v. 1 à 3 (comme le Ps.21 qui précède le Ps.22) à le puits de destruction et le bourbier fangeux précèdent la résurrection. Alors Christ, désormais délivré de la mort, chante sa louange et y associe les siens (v. 3). Avec Lui, c’est la joie de la présence de Dieu et dans les louanges.

·       v. 1 : J’ai attendu patiemment l’Éternel (Christ : quel modèle) à la patience avait là son œuvre parfaite, leçon importante pour nous. La chair peut attendre longtemps, mais jamais elle n’attend jusqu’à ce que le Seigneur intervienne, jamais avec une entière soumission; jamais elle ne se confie en sa puissance et sa fidélité seules, selon la perfection dans l’obéissance à sa volonté. Saül attendit près de sept jours, mais ce en quoi était sa confiance charnelle, son armée, diminuait.

·       v. 2 : le puits de la destruction, le bourbier fangeux sont des images de détresse, de terreur et, humainement parlant, de danger. La ressource, c’est de crier à l’Éternel, et il est exaucé à cause de sa crainte.

·       v. 3 : parmi les traits de la communion avec Christ ressuscité d’entre les morts, il y a un cantique nouveau, la louange. Dans l’AT, le cantique nouveau est toujours en rapport avec la terre lors de l’entrée triomphale de Christ dans son règne (Ps. 33, 3; 96, 1 98, ; 144, 9; 149, 1; És. 42, 10). Dans le NT = 2 fois mais avec un sens plus étendu. En Apoc. 5, 9, le cantique nouveau célèbre dans le ciel tous les résultats de la rédemption par l’agneau immolé. La victoire de l’agneau donne aux saints le règne, soit dans le ciel, soit sur la terre, et fait d’eux une famille royale de sacrificateurs. Puis dans Apoc. 14, 3, le cantique nouveau est en rapport avec le triomphe sur la puissance du mal, qui donnera au Résidu de Juda l’entrée dans les bénédictions du règne de Christ sur la terre. «Plusieurs le verront». La porte est ouverte aux Gentils.

·       v. 4 : se tourner vers l’Éternel et non, d’une part, vers les prétentions élevées de l’homme et, d’autre part, vers ceux qui se détournent vers le mensonge, donc qui abandonnent Dieu pour chercher des refuges trompeurs et les déceptions de l’incrédulité.

·       v. 5 : voir Ps. 139, 17 à propos de la somme des pensées de Dieu.

·       v. 2 à 5 : Christ, homme ressuscité donc vainqueur (v.2, 3), déclare (v.4, 5) la part bienheureuse de l’homme qui se confie en l’Éternel ainsi que les œuvres merveilleuses et les pensées de Dieu. Christ y associe les siens (envers nous).

·       v. 6 et 7 (cf Héb. 10, 5 à 9) à le tableau de l’éternité passée avec « voici, je viens … ». Eph. 2, 17 confirme « Et il est venu … »

·       v. 6 à 8 : communion absolue entre le Fils et le Père. Communion des rachetés avec le Fils. Le v. 6 nous présente la pensée et les conseils de Dieu; le v. 7, Christ se présentant librement pour faire la volonté de Dieu selon ces conseils. Christ parle après s’être fait homme. Ces v. 6 et 7 sont une révélation de ce qui s’est passé dans le monde éternel (pensée merveilleuse) nous disant comment Christ est devenu homme.

·       v. 7 : Dieu ne pouvait pas prendre plaisir à ce qui plaçait continuellement le péché sous ses yeux. Alors Christ dit: «je viens». Il accomplit ce qui était de toute éternité la pensée de Dieu: la pensée du Fils est comme fondue dans celle du Père = une pensée unique = Jean 4, 34; 5, 39; 6, 38; 14, 9-10; 5, 19).

·       v.8 : la loi de Dieu était «au dedans de ses entrailles». Il était au milieu des hommes comme l’arche, à l’intérieur de laquelle toute la pensée d’amour qui est «la somme de la loi» (Rom. 13, 10) était cachée. Jésus trouve agréable la volonté de Dieu … c’est mes délices, ô mon Dieu … (cf Matt. 11, 26). Et il entre seul dans ce bourbier, jusqu’à dire: «Mes iniquités m’ont atteint» (v. 12).

·       v. 8 à 10 à le tableau de Jésus sur la terre. Il présente la justice (cf Matt. 3, 15), témoigne du Dieu de bonté et de vérité, de sa fidélité, de son salut. Résumé de la vie de Christ = ces v. 8 à 10.

·       v. 9 : Christ est ici à la fin de sa vie, terminée moralement déjà quant à son service. Pendant cette vie, il avait accompli la volonté de Dieu, dans le corps qui Lui avait été préparé; il avait déclaré fidèlement la justice de Dieu dans la grande congrégation (vers. 9), c’est-à-dire, publiquement au milieu d’Israël. Aux v. 9, 10 : la perfection de son service; il a annoncé la justice devant tout le peuple d’Israël, il ne l’a pas retenue ni cachée au-dedans de son cœur. Leçon pour chacun de nous, sous le regard de Dieu, annoncer la justice de Dieu, ses voies, sa nature, ses jugements, le jugement du mal et ce que Dieu était dans ce jugement, puis sa fidélité et sa délivrance. En bref, c’est l’évangile.

·       v. 11 et suivants à heure solennelle en rapport avec ses iniquités qui sont en réalité les nôtres. Ici, elles sont nombreuses et elles sont pesantes au Ps. 38, 4. En Lév. 16: bouc azazel.

·       v. 11 ++ : Celui qui avait librement entrepris ce service pour la gloire de Dieu envers Israël, se trouve dans une position nouvelle; son dévouement Lui attire la haine du peuple, l’opposition de tous ceux qui prennent plaisir à son malheur.

·       La fin de ce Ps. 40 fait penser au Ps. 70 avec, bien sûr, des contextes différents (dans le Ps. 40 qui est sans entête porte nos regards avant tout sur le Seigneur alors que le Ps. 70, de David, s’applique davantage au résidu.

Au Psaume 40, nous trouvons Christ prenant une position de patience, mais sans chute, et fournissant ainsi un motif de confiance, même pour ceux qui sont tombés, puisqu’il prend sa place avec eux dans leurs afflictions et dans le sentier de l’intégrité sur la terre ; car ils sont après tous les saints, les excellents de la terre. Aussi Christ ne manque-t-il pas de se placer Lui-même sous le fardeau du mal et des péchés sous lequel Israël s’est mis par sa propre faute. Quoique ceci soit vrai sous tous les rapports, quant à la rédemption d’Israël, nous connaissons cependant cette vérité d’une manière plus profonde, car Christ a glorifié Dieu de manière à nous donner une place dans le ciel.

Christ est envisagé ici comme mourant au milieu des souffrances, des douleurs et de l’angoisse. Et elles sont bien telles, quoique, en même temps, il subisse les souffrances expiatoires, en buvant la coupe de la colère; et à ce point de vue il ne souffre pas avec son peuple, mais pour son peuple. Ici, au contraire, Dieu est envisagé comme secourant Christ lorsque, dans son affliction, il s’attend à l’Éternel. Cette affliction pèse sur le Résidu, comme conséquence de l’opposition d’Israël, de ses fautes, de son abandon de Dieu. Christ qui a été fidèle à Dieu en toutes choses, comme il le dit dans ce Psaume, participe à cette affliction et y entre en grâce divine.




Psaume 104                                                   Retour au début

Le Psaume 104 envisage la création sous le même aspect. Le dernier verset montre le jugement qui nettoie le monde du mal, et la puissance souveraine de Dieu est reconnue. Mais l’Esprit est capable d’introduire la bonté au milieu de tout ce qu’il voit. Toutefois ce Psaume ne va pas au-delà d’une création en chute.
Le Ps. 104, qui célèbre l’Éternel comme Créateur, exige fort peu de remarques. Il s’occupe presque exclusivement de la terre. L’Éternel y est présenté comme revêtu de la gloire des cieux, décrite ici en un magnifique langage ; mais c’est la terre qui est le sujet du Psaume. Elle est envisagée comme existant pour être la demeure de l’homme, ainsi qu’elle l’est effectivement, mais sous la dépendance absolue de la volonté souveraine de l’Éternel. Ce n’est pas la terre que l’on célèbre, mais son Créateur ; ce n’est pas le paradis, mais la terre, telle que nous la voyons entre les mains de l’homme. Seulement, le Psaume envisage les pécheurs comme consumés de dessus la terre, de sorte qu’il n’y a plus de méchants : ce trait donne à notre Psaume un caractère particulier et le rattache à l’introduction du Premier-né dans le monde.

Ps. 104. Louange des merveilles de la Création, y compris la création des anges, mais de la création envisagée dans le repos, quand l’Éternel se réjouira en ses oeuvres. Alors “les méchants ne seront plus” (Ps. 101:8). Ces louanges ne viennent qu’en seconde ligne après celles de la Rédemption. Christ lui-même se réjouira dans ses oeuvres.

 

Léviathan : 5 x dans la Bible, c’est-à-dire
Job 3, 8 ; Job 40, 20 ; Ps. 74, 4 ; Ps. 104, 26 ; Es. 27, 1

Monstre marin # serpent ancien # figure du diable

 

Les Psaumes 104 à 106 résument les premiers livres de la Bible. Le Psaume 104 célèbre la création, tandis que les Psaumes 105 et 106 rappellent l’histoire des patriarches et du peuple d’Israël.

La création décrite par le Créateur: quel sujet, et quel écrivain pour le traiter !

Nous retrouvons ici l’œuvre des six jours du chapitre 1 de la Genèse. Au 1er jour: la lumière (verset 2); au 2e: l’étendue des cieux séparée d’avec les eaux (versets 2, 3); au 3e: la fondation de la terre avec le rassemblement de masses liquides et l’apparition du règne végétal (versets 5 à 9; 14 …); au 4e: l’établissement des grands luminaires (versets 19 à 22); au 5e: le fourmillement des animaux dans les mers et dans les airs (versets 25, 26, 12, 17); au 6e enfin: la création des êtres vivants sur la terre (versets 11, 21 …) couronnée par celle de l’homme (versets 15, 23). Mais remarquez comment, à côté de la puissance et de la sagesse de Dieu, l’accent est mis ici encore sur sa bonté. Tout a été conçu et exécuté pour le bien et la joie de sa créature (verset 11 … ). En comparant le verset 5 avec le verset 25 du Psaume 102, nous pouvons reconnaître et adorer le Fils dans ce Dieu «merveilleusement grand» (verset 1; Psaume 145:3) auteur de toutes choses. Il était un avec le Père dans tous ses conseils et dans tout son amour.

Nous sommes portés à donner beaucoup d’importance au travail de l’homme (verset 23). Mais qu’il est peu de chose à côté des oeuvres de Dieu, témoignages innombrables de Sa sagesse! (verset 24). Et c’est d’abord de Lui, non du travail humain, que toute créature dépend pour sa subsistance (versets 27, 28; Matthieu 7,11). N’attribuons pas notre gain à nos efforts mais à Sa grâce. Oui, «la terre est pleine de ses richesses»; sachons les remarquer et les observer. Toutefois on peut admirer la création et en jouir sans connaître Celui qui l’a faite. Combien d’artistes, et de philosophes ont confondu la Vérité avec la nature, sur laquelle d’ailleurs le péché a laissé sa trace impure. Contempler la nature n’instruit pas le pécheur sur ce qu’est Dieu en sainteté, en justice et en grâce. De même que pour connaître intimement un architecte, il ne suffit pas de visiter les immeubles qu’il a construits (et que des locataires sans gêne ont peut-être saccagés); il faut l’avoir fréquenté, être renseigné sur son caractère, sa famille, ses habitudes… Ainsi ne l’oublions pas, ce n’est pas nous qui découvrons Dieu, c’est Lui-même qui se révèle. Non pas à nos sens, car Il est Esprit (Jean 4,24), mais à notre âme. Non seulement dans la nature mais dans Sa Parole (Psaume 19).

 


Psaume 110                                                    Retour au début

Texte biblique :
(
De David. Psaume.)

L’Éternel a dit* à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds.

2 L’Éternel enverra de Sion la verge* de ta force : Domine au milieu de tes ennemis !

Ton peuple sera [un peuple] de franche volonté, au jour de ta puissance, en sainte magnificence. Du sein de l’aurore te [viendra] la rosée de ta jeunesse*.

L’Éternel a juré, et il ne se repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédec.

5 Le Seigneur, à ta droite, brisera les rois au jour de sa colère.

Il jugera parmi les nations, il remplira [tout] de corps morts, il brisera le chef d’un* grand pays.

Il boira du torrent dans le chemin, c’est pourquoi il lèvera haut la tête.

 / v. 1 : dire, dans le sens de la diction oraculaire ; ici et Ps. 36:1. / v. 2 : voir Exode 4:2, 17.  / v. 3 : dans le sens de : tes jeunes gens.  / v. 6 : litt.: sur un.

Quelques notes
Afin de mettre ce Psaume dans le contexte, quelques versets du Psaume précédent (109, v. 4, 16, 21 et 22, 27, 31) présentent une aide. Ils indiquent les souffrances que David, type du Seigneur, a endurées. Il demande à Dieu d’intervenir. Et la réponse de Dieu se trouve donc au Psaume 110 ; c’est un Psaume messianique et, comme les autres Psaumes messianiques, il y a comme un pivot entre les Psaumes qui précèdent et ceux qui suivent.

 

La droite

·       Au Ps. 109 v. 31, il y a « la droite » en rapport avec le passé. David a pu réaliser que l’Éternel s’est tenu près de lui. Jésus Christ a aussi relevé, dans plusieurs passages de l’évangile de Jean, l’unité entre le Père et Lui-même.

·       Le Ps. 110 v. 1 mentionne donc « la droite ».  Dans ce verset, la chose est actuelle. Elle l’est depuis que le Seigneur a été élevé dans le ciel. Voir Éph. 1, 20, etc

·       « La droite » revient encore au v. 5 ; là, la chose est future. À ce moment là, tous ceux qui connaissent Jésus comme leur Sauveur et Seigneur seront avec Lui.

Ainsi donc, le Psaume 110 prend un relief remarquable après le tableau de l’abaissement de l’homme de douleurs selon Ps. 109.

Le Psaume 110 est cité plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Par exemple, dans l’épître aux Hébreux, on peut même comprendre qu’il sert de fil conducteur. Ainsi, en rapport avec le v. 4, la sacrificature de Christ selon l’ordre de Melchisédec est un sujet de l’épître mentionnée. Il s’agit d’une sacrificature parfaite lorsque nous serons au ciel. Aujourd’hui, la sacrificature qui s’exerce envers nous est en analogie (ou ressemblance) de celle d’Aaron pour pourvoir à nos faiblesses.

Dans le Nouveau Testament, citons le passage de Marc 12, 35 à 37 :

35 Et comme il enseignait dans le temple, Jésus répondit et dit : Comment disent les scribes que le Christ est fils de David ? 36 Car David lui-même a dit par l’Esprit Saint : «Le *Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour marchepied de tes pieds» [Psaume 110:1]. 37 David lui-même donc l’appelle seigneur ; et comment est-il son fils ? Et la grande foule prenait plaisir à l’entendre.

·       Les évangiles de Matthieu et de Luc mentionnent aussi le v. 1er du Psaume 110. Dans les évangiles, des personnes éminentes d’alors sont sur la cène : Pharisiens, scribes, sadducéens. Mais tous rejettent le Christ et ne le reconnaissent ni dans son humanité (fils de David), ni dans sa divinité (fils de Dieu). Aussi, par le passage du Ps. 110, le Seigneur confond ses adversaires. En effet, le problème que pose Jésus à ses interlocuteurs est embarrassant pour eux. Ils ne savent l’expliquer et leur orgueil les empêche de demander la réponse… au Christ lui-même. Car c’est à cause de son rejet que le Fils de David va occuper la position céleste que lui attribue le Ps. 110.

La citation du Psaume 110 dans Actes 2, 34 à 36 est aussi à lire 

34 Car David n’est pas monté dans les cieux ; mais lui-même dit : «Le *Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, 35 jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds» [Psaume 110:1].36 Que toute la maison d’Israël donc sache certainement que Dieu a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

 


Pierre, dans ce discours, veut démontrer aux Juifs que la puissance qui agit au milieu d’eux est d’origine divine. Lorsque nous entendons une lecture biblique quelle qu’elle soit, n’oublions jamais que Dieu nous parle. Pierre rappelle le chemin merveilleux de Christ ici-bas, sa mort et sa résurrection annoncées par plusieurs passages des Écritures, attestées par les apôtres. Ainsi « ce Jésus » que le peuple avait crucifié, Dieu l’a fait asseoir à sa droite, le désignant comme Seigneur et Christ. Cette prédication amène la conversion de 3000 personnes. Depuis lors, l’édifice grandit chaque jour. Encore quelques âmes viendront au Sauveur et il viendra nous chercher.

Dernier verset du Psaume 110 : « il boira du torrent dans le chemin »Pour illustrer cela, citons quelques passages du Nouveau Testament : 

Luc 7, 9 et 44

« Et Jésus, ayant entendu ces choses, l’admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit: Je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. » (Luc 7:9)

« Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. » (Luc 7:44)

Luc 10, 21 et 39

« – En cette même heure, Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi. » (Luc 10:21)

« Et elle avait une sœur appelée Marie, qui aussi, s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole ; » (Luc 10:39)

Luc 23, 42
« Et il disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume. » (Luc 23:42)



Psaume 119
, introduction                               Retour au début

 

Livre V (Psaumes 107 à 150)
Ce livre présente Juda et les 10 tribus reconstitués en unité. Cependant, les Psaumes 137 à 145 reprennent l’histoire morale du résidu de Juda depuis sa captivité à Babylone jusqu’à sa réunion autour du Messie. Au point de vue prophétique, ce Livre fait proprement suite au Livre 2. Le Résidu de Juda qui était en fuite au Livre 2, est ramené dans son pays où, joint au Résidu des dix tribus, il retrouvera son unité nationale. Cette restauration aura pour résultat l’assujettissement de tous les peuples qui occupent le territoire d’Israël. Cependant la délivrance n’est complète que lorsque le dernier ennemi, l’Assyrien, aura été détruit. Ce livre offre habituellement dans ses diverses parties une progression morale. Il se termine par les louanges universelles, car c’est à cela qu’aboutissent toutes les voies de Dieu.

Psaume 119 (Psaume alphabétique)
Les principes selon lesquels les fidèles, après avoir erré comme des brebis qui périssent, sont désormais placés devant Dieu : la loi est enfin écrite dans leur coeur, selon les expressions du Ps. 19, 7 et 8. Ce Psaume 119 contient 22 subdivisions de 8 versets chacune. La lettre hébraïque initiale de chaque verset dans le paragraphe restant la mêmeet suivant, pour ceux-ci, l’ordre alphabétique. C’est l’un des six Psaumes commençant par le mot bienheureux. Ce Psaume parle du bonheur du croyant et le bonheur qu’il y trouve dans la Parole. Le bonheur se trouve dans l’intégrité et l’obéissance à la Parole. Ce Psaume mentionne notre nourriture nécessaire en tous temps, c’est-à-dire que ce soit pour le temps d’Israël ou celui de l’Église. C’est une célébration de la Parole de Dieu. C’est le Psaume le plus long. Dans ce Psaume, sept noms différents sont donnés pour parler de la Parole, c’est-à-dire :

Verset 01 : la loi pour souligner l’autorité que la Parole doit avoir sur nos cœurs et nos consciences.

Verset 02 : les témoignages. Le premier témoignage, celui de la création, rend l’homme inexcusable. Puis il y a le témoignage des écritures. Cf Ps. 19, etc.

Verset 04 : les préceptes. La Parole comme « préceptes » est nécessaire pour notre formation morale et spirituelle. Autrement dit, il faut avoir une formation scripturaire.

Verset 05 : les statuts. Nécessaires en relation avec les enseignements que nous donne la Parole pour notre marche individuelle et pour notre vie d’assemblée.

Verset 06 : les commandements. Nous sommes responsables d’obéir aux commandements écrits de la Parole (voir Jean 14, 15, 21). Il y a des commandements précis afin de nous permettre de connaître la pensée de Dieu et d’avoir du discernement spirituel.

Verset 07 : les ordonnances. Il faut les respecter en rapport avec la justice. « Ordonnances » ou « jugements ». Le mot hébreu a les deux sens. Pour Israël, c’est en vue du royaume. Quant à l’Assemblée (ou Église), elle n’est pas le royaume. Elle est l’épouse du roi et faite partie du royaume. Respectons les ordonnances propres au royaume.

Verset 09 :  la Parole. En quelque sorte, elle regroupe le tout.


Pour Israël, comme cela ressort des Psaumes, il y a des jours difficiles. Pour l’Église aussi. Mais il reste un bonheur pour le croyants. Ce bonheur est en Dieu, est en Christ. Le secret de la joie et du bonheur est dans le Seigneur.

 

 

 

 

 

 



Psaume 119 v. 01 à 16                                  Retour au début

Ce Psaume est divisé en paragraphes de huit versets chacun, la lettre hébraïque initiale de chaque verset dans le paragraphe restant la même, et suivant, pour ceux-ci, l’ordre alphabétique.

 

1ère partie = v. 1 à 8 = lettre hébraïque « Aleph » signifiant :

·        Valeur « 1 » avant que les chiffres existent, ils étaient représentés par les lettres de l’alphabète hébreu.

·        Se familiariser, apprendre de, s’attacher à; par extension c’est le fait d’enseigner, de multiplier et de produire.

En bleu = commentaire du verset en question. Avec ou sans commentaire, l’accent, sur chaque verset, est à mettre en rapport avec la signification de la lettre « Aleph ».

 

1 Bienheureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Éternel.

·          L’introduction du psaume est: exprimée dans la première division. Vivre la pensée de Dieu nous fait entrer dans cette béatitude divine : BIENHEUREUX ! Si la loi de l’Éternel est la règle du juste en Israël, il n’y a rien dans cette règle qui soit opposé à la marche par l’Esprit du chrétien, le cœur renouvelé s’attache aux principes divins.

2 Bienheureux ceux qui gardentses témoignages, qui le cherchent de tout leur cœur,

·        Le premier témoignage donné de lui-même c’est la création. Les hommes sont inexcusables devant le témoignage de la création. Puis il y a aussi un autre témoignage : celui des Écritures qui annonce Christ. Quand le Seigneur ouvre les écritures aux deux disciples d’Emmaüs, Il leur en explique les choses qui le concerne. Le troisième témoignage, c’est Christ lui-même venant ici-bas pour faire connaître Dieu.

3 Qui aussi ne font pas d’iniquité ; ils marchent dans ses voies.

4 Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement.

·        La Parole de Dieu, comme préceptes, est indispensable. Le croyant est appelé à avoir une formation scripturaire, à être formé dans son être intérieur, dans les affections de son cœur. C’est la Parole de Dieu elle qui doit gouverner notre être tout entier.

5 Oh, que mes voies fussent dressées, pour garder tes statuts !

·        Les statuts : dans toute société, il y a des statuts dont il faut tenir compte. Alors combien plus, pour le chrétien, s’agit-il de prendre connaissance des statuts contenus dans la Parole de Dieu et d’en tenir compte dans sa vie d’Assemblée. En effet, c’est dans la Parole que nous trouvons les statuts de l’Assemblée : les croyants réunis autour du Christ.

6 Alors je ne serai pas honteux quand je regarderai à tous tes commandements.

·     Les commandements : il y a dans la Parole des commandements précis. Le croyant est responsable d’y obéir. S’il y a donc des commandements très précis dans la Parole, nous connaîtrons la pensée de Dieu et par la puissance de son esprit nous saurons comment agir. Si nous manquons de discernement, c’est que nous ne sommes pas assez près de la Parole de Dieu. Trois versets dans l’évangile selon Jean : 1) « Si vous m’aimez, gardez mes commandements ; » (Jean 14, 15) 2) « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime, sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » (Jean 14, 21) 3) « Jésus répondit et lui dit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14, 23).

7 Je te célébrerai d’un cœur droit, quand j’aurai appris les ordonnances* de ta justice.

·     « Je te célébrerai » évoque la joie de l’obéissance à Dieu avec la louange en connaissant les ordonnances (ou jugements) de la justice divine.  

8 Je garderai tes statuts ; ne me délaisse pas tout à fait.

·        Prendre plaisir en la Parole de Dieu nécessite, pour la garder, tout le déploiement de la force de Celui qui accomplit toutes choses selon le conseil de sa volonté.
 

— v. 2 : garder, ici litt.: observer. — v. 7 : ou : jugements ; le mot hébreu a les deux sens.

 2ème partie = v. 9 à 16 à lettre hébraïque Beth, d’une valeur numérique « 2 », signifiant :

·     Le nombre 2 représente la dualité. Par cette valeur, le beth extériorise aleph. La polarité, source de toute multiplicité, apparaît.

·        Symbolisme Beth signifie maison, dedans, foyer, intérieur, nourriture, voûte, couple, …  Beth exprime l’idée de toutes les demeures, la maison de Dieu et de l’homme, le sanctuaire.

En bleu = commentaire du verset en question. L’accent, sur chaque verset, est à mettre en rapport avec la signification de la lettre « Beth ».

 

* Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole.

·        Un enseignement qui s’adresse à chacun mais particulièrement au jeune homme, à de jeunes croyants qui sont au début de la vie. Il est important de bien commencer. Que les parents veillent aussi à ce que les enfants lisent la Parole avec joie,
heureux de rechercher le
Seigneur. Les enfants retiennent beaucoup de choses et nous sommes étonnés de constater, après les réunions, en les questionnant, tout ce qu’ils retiennent. Puissent les parents être exercés à cela !

10 Je t’ai cherché de tout mon cœur ; ne me laisse pas m’égarer de tes commandements.

·        Il faut rechercher la personne de Christ.

Comme un jeune homme …. Le cœur pur se traduit dans la pureté de la marche : il faut une pureté intérieure pour que l’être extérieure plaise à Dieu. Les enfants sont déjà en contact avec le monde avec tous les dangers de ce monde. Si la Parole est lue par les enfants, elle sera le moyen de les garder du mal qui les enveloppe. Si cette exhortation s’adresse aux enfants, elle s’adresse aussi à nous. L’état du cœur est un état capital dans la vie chrétienne. Si nous ne veillons pas sur l’état de nos cœurs, nous ferons des expériences pénibles.

11 J’ai caché ta paroledans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi.

·        Caché la Parole: pas dans son intelligence, mais dans son cœur, La véritable connaissance est la connaissance du cœur. Le chercher de tout notre cœur (v. 2)

12 Éternel ! tu es béni ; enseigne-moi tes statuts.

·        La louange, sortant du cœur, va de pair avec le besoin d’être enseigné. Ayons toujours le désir d’être enseigné (voir Ps. 25, 4 et 5). Dieu répond (Ps. 25,  8, 9, 12).

13 J’ai raconté de mes lèvres toutes les ordonnances de ta bouche.

·        Ce verset a été pleinement réalisé par Jésus Christ lui-même. Entre autres références bibliques, citons : Ps. 40, 10 + Jean 6, 63 + Luc 4, 22 + Jean 7, 46.

14 J’ai pris plaisir au chemin de tes témoignages, autant qu’à toutes les richesses.

·        Les statuts du Seigneur placent donc le juste dans une atmosphère de sainteté où la joie et la bénédiction remplissent son âme; il est heureux; et, appuyé sur les témoignages de Dieu, son cœur est plus joyeux que s’il possédait tous les trésors.

15 Je méditerai tes préceptes et je regarderai à tes sentiers.

·        La connaissance de l’Écriture s’acquiert par la lecture régulière et personnelle de celle-ci, pour recevoir instruction par elle, connaissance nécessaire pour avancer dans le chemin de la foi. Le sentier, passage plus étroit qu’un chemin, implique un exercice personnel devant Dieu pour le discerner et pour y marcher. Se souvenir de nos conducteurs, imiter leur foi, c’est une joie pour le cœur du croyant qui découvre les bénédictions de Dieu.

16 Je fais mes délices de tes statuts, je n’oublierai pas ta parole.

·        Observer ses statuts, en faire ses délices sont bénéfiques au croyant pour la marche collective. Ces directives sont dans la Parole, aussi ne les oublie-t-il point. « Tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom » (Apoc. 3, 8).

— v. 11 : plutôt : ce que tu as dit, ici et versets 38, 41, 50, 58, 67, 76, 82, 116, 123, 133, 140, 148, 154, 158, 162, 172.

 

 

Ce qui suit :  à plus ou mois long terme sur le site

 

Psaume 119 v. 17 à 32                                   Retour au début

Psaume 119 v. 33 à 48                                    Retour au début

Psaume 119 v. 49 à 64                                    Retour au début


Psaume 119 v. 65 à 80                                     Retour au début

Psaume 119 v. 81 à 96                                     Retour au début


Psaume 119 v. 97 à 112                                    Retour au début


Psaume 119 v. 113 à 128                                   Retour au début


Psaume 119 v. 129 à 144                                   Retour au début


Psaume 119 v. 145 à 160                                   Retour au début


Psaume 119 v. 161 à 176                                   Retour au début
 

Psaumes 120, 121 et 122                                 Retour au début

                                                  

PSAUME 143. Psaume de David.                           Retour au début

1 Éternel! écoute ma prière; prête l’oreille à mes supplications; dans ta fidélité réponds-moi dans ta justice.

2 Et n’entre pas en jugement avec ton serviteur, car devant toi nul homme vivant ne sera justifié.
* 3 Car l’ennemi poursuit mon âme, il foule ma vie par terre; il me fait habiter dans des lieux ténébreux, comme ceux qui sont morts depuis longtemps.

4 Et mon esprit est accablé en moi, mon cœur est désolé au dedans de moi.

5 Je me souviens des jours d’autrefois, je pense à tous tes actes, je médite les œuvres de tes mains.

6 J’étends mes mains vers toi; mon âme, comme une terre altérée, [a soif] de toi. Sélah.

* 7 Éternel! hâte-toi, réponds-moi! mon esprit défaut en moi. Ne me cache pas ta face! autrement je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.

8 Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme.

9 Éternel! délivre-moi de mes ennemis! c’est vers toi que je me réfugie.

10 Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu; que ton bon Esprit me conduise a dans un pays uni b,

11 À cause de ton nom, ô Éternel! fais-moi vivre; dans ta justice, fais sortir mon âme de la détresse,

12 Et, dans ta bonté, extermine mes ennemis, et détruis tous ceux qui oppriment mon âme; car je suis ton serviteur.

— v. 10 a) ou: ton Esprit est bon. Conduis-moi. — v. 10 b) ou: de droiture.


Quelques notes

Les Psaumes 107 à 150 forment le cinquième livre. Ce livre contient le résumé de toutes les voies de l’Éternel envers son peuple Israël, ainsi que la louange qui lui est due en raison de sa bonté. Ces Psaumes sont encore subdivisés en séries, chaque série commençant là où il y un astérisque. Exemple : * Psaume 137 qui commence la 8ème série du cinquième livre. La 9ème série commence au Psaume 146. Ainsi, le Psaume 143 fait partie de la 8ème série. Mis à part le Ps. 137 dont l’auteur n’est pas connu, la série comprend uniquement des Psaumes de David. Ils relatent l’histoire d’Israël depuis la captivité de Juda à Babylone ; ils s’étendent à travers la grande tribulation avec ses détresses variées dans la terre d’Israël jusqu’aux Alléluias de la fin. Tous les ennemis du peuple de Dieu seront détruits ; les justes seront épargnés et finalement élevés. Cette série de Psaumes est comme un résumé de l’histoire du Résidu. Dans le Psaume 143, la détresse s’accroît encore ; le Résidu est dans les lieux ténébreux, comme mort depuis longtemps et descendu dans la fosse. Mais il élève son âme vers l’Éternel; il compte sur Lui pour connaître son chemin et pour qu’Il extermine ses ennemis. Il y a deux parties distinctes dans ce Psaume. Le « Sélah » de la fin du v. 6 est une pause entre ces deux parties. Dans la 1ère partie, David se tourne vers Dieu en relation avec les ennemis d’Israël mais sa confiance est là. Il se tourne vers Dieu. Dans la 2ème partie, David présente sept demandes concrètes à son Dieu, demandes qui sont là pour nous enseigner dans notre vie de prières. D’autres demandes sont aussi mentionnées dans ce Psaume (comme au v. 12) qui ne sont toutefois pas un enseignement pour le temps de la grâce. Il y a, pour nous, dans ces autres demandes, un enseignement en rapport avec le temps qui suivra le temps de la grâce, après l’enlèvement de l’Église. Comme le mentionne Pierre, il est important de discerner les temps, comme aussi les fils d’Issacar (1 Pi. 1, 11 et 1 Chr. 12, 32).

 

Voyons, dans ce Psaume, qui est une prière (v. 1), ces sept demandes : 

 

1ère demande, au v. 7 à « hâte-toi, réponds-moi »

·       Au ch. 18 de Luc, le Seigneur approuve ceux qui prient jour et nuit. Et Dieu use de patience avant d’intervenir pour eux.

 

2ème demande, au v. 8 à « fais-moi entendre dès le matin ta bonté »

·       La Parole, dans bien des passages, nous encourage à rechercher Dieu dès le matin. Citons Josué, Samuel, David, Ézéchias, et bien d’autres qui s’en remettaient à l’Éternel, dès le matin.

3ème demande, au v. 8 à « fais-moi connaître ton chemin où j’ai à marcher »

·       Ps. 32, 8. Le Psaume 32 est une instruction de David. Dieu nous enseigne ainsi le chemin où nous avons à marcher.

4ème demande, au v. 9 à « délivre-moi »

·       On pourrait citer de nombreux passages. Comme on le chante dans le cantique 105 : « Ton bras, Seigneur, le protège : Il trouve en toi son appui. Satan l’assiège, Mais devant lui Tombe tout piège, Ta face a lui »

5ème demande, au v. 10 à « Enseigne-moi à faire ce qui te plaît »

·       Plaire au Seigneur. Rappelons ces passages du Nouveau Testament par lesquels nous sommes appelés à marcher d’une manière digne de l’appel (Eph. 4, 1); … du Seigneur (Col. 1, 10); … de l’évangile (Phil. 1, 27); … de Dieu (1 Thes. 2, 12). On peut y ajouter Apoc. 3, 4 « ils marcheront avec moi en vêtements blancs, car ils en sont dignes ».

6ème demande, au v. 10 à « Conduis-moi » (voir note « a »)

·       Rom. 8, 14 (être conduits par l’Esprit de Dieu); Gal. 5, 18 (être conduits par l’Esprit); Ps. 119, 105 (avec la lampe de la Parole).

7ème demande, au v. 11 à « fais-moi vivre »

·       1 Thes. 5, 6 (ne pas dormir, être sobres); Eph. 5, 14 (réveille-toi); Luc 12, 37 (veiller)

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Les « Bienheureux » des Psaumes                                                                  Retour au début

Ci-dessous à droite = ordre, parmi d’autres, pour souligner quelques aspects (ou thèmes) repris dans les brefs commentaires qui  suivent. La concordance basée sur la version de la Bible Darby mentionne 26 versets avec «bienheureux» et 1 avec  bienheureuse.

Ps. 1, 1 Ps. 128, 1 et 2
Ps. 2, 12 Ps. 32, 1 et 2
Ps. 32, 1 et 2 Ps. 1, 1
Ps. 33, 12 Ps. 106, 3
Ps. 34, 8 Ps. 119, 1 et 2
Ps. 40, 4 Ps. 84, 5
Ps. 41, 1 Ps. 112, 1
Ps. 65, 4 + 72, 17
Ps. 2, 12
Ps. 84, 12 Ps. 34, 08
Ps. 84, 4 Ps. 40, 04
Ps. 84, 5 Ps. 84, 12
Ps. 89, 15 Ps. 146, 5
Ps. 94, 12 Ps. 41, 1
Ps. 106, 3 Ps. 65, 4
Ps. 112, 1 Ps. 84, 4
Ps. 119, 1 et 2 Ps. 89, 15
Ps. 127, 5 Ps. 144, 15
Ps. 128, 1 et 2 Ps. 33, 12
Ps. 137, 8 et 9 Ps. 127, 5
Ps. 144, 15 Ps. 94, 12
Ps. 146, 5 Ps. 137, 8 et 9

 

 

 

Les « Bienheureux » des Psaumes

Ps. 128, 1 et 2 : « Bienheureux quiconque craint l’Eternel et marche dans ses voies ! 2 Car tu mangeras du travail de tes mains ; tu seras bienheureux, et tu seras entouré de biens.».
Le point de départ de ce bonheur est la connaissance de la rédemption
selon Ps. 32, 1 et 2 : « Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! ».

Dès lors, l’on retrouve « bienheureux » dans :

La sainteté pratique (séparation du mal) et dans la recherche du bien au

Ps.1, 1 : « 1 Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège* des moqueurs »

La justice pratique (absence du péché dans nos voies) au

Ps. 106, 3 :  « 3 Bienheureux ceux qui gardent le juste jugement, qui pratiquent la justice en tout temps ! »

 

L’intégrité et l’obéissance à la Parole au

Ps. 119, 1 et 2 : « 1 Bienheureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Éternel. » « 2 Bienheureux ceux qui gardent ses témoignages, qui le cherchent de tout leur cœur »

 

La marche fidèle au

Ps. 84, 5 : « 5 Bienheureux l’homme dont la force est en toi, [et ceux] dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! »

et au Ps. 128, 1 :  cité au début de l’article

 

La crainte de l’Éternel au

Ps. 112, 1 : « 1 Bienheureux l’homme qui craint l’Éternel [et] qui prend un grand plaisir en ses commandements ! »

et au Ps. 128, 1 et 2 : cité au début de l’article

 

La confiance en Lui, caractère par excellence de Christ homme, sur lequel les Psaumes insistent :

Ps. 02, 12 : « 12 Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’embrasera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en lui ! »

Ps. 34, 08 : « 8 Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui ! »

Ps. 40, 04 : « 4 Bienheureux l’homme qui a mis en l’Éternel sa confiance, et ne s’est pas tourné vers les orgueilleux et ceux qui  le détournent vers le mensonge ! »

Ps. 84, 12 : « 12 Éternel des armées ! bienheureux l’homme qui se confie en toi ! »

 

La certitude de l’avoir pour secours en s’attendant à Lui au

Ps. 146, 5 : « 5 Bienheureux celui qui a le *Dieu de Jacob pour son secours, qui s’attend à l’Éternel, son Dieu »

 

L’intelligence de ce qu’est un Christ humilié au

Ps. 41, 1 :  « 1 Bienheureux celui qui comprend le pauvre ! Au mauvais jour, l’Éternel le délivrera. »

 

La proximité de Dieu au

Ps. 65, 4 : « 4 Bienheureux celui que tu as choisi et que tu fais approcher : il habitera tes parvis. Nous serons rassasiés du bien de ta maison, de ton saint temple. »  

 

Le culte et la louange en commun au

Ps. 84, 4 : « 4 Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison ; ils te loueront incessamment ! Sélah. »

 Et au Ps. 89, 15 : « 15 Bienheureux le peuple qui connaît le cri de joie ! Ils marchent, ô Éternel ! à la lumière de ta face. »

 

La jouissance de ses bénédictions d’être à lui comme son peuple :

au Ps. 144, 15 : « 15 Bienheureux le peuple pour qui il en est ainsi ! Bienheureux le peuple qui a l’Éternel pour son Dieu ! »

et au Ps. 33, 12 : « 12 Bienheureuse la nation qui a l’Éternel pour son Dieu, le peuple qu’il a choisi pour son héritage ! »

 

Et de voir la prospérité des fidèles lui appartenir :

selon Ps. 127, 5 : « 5 Bienheureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils n’auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis dans la porte. »

 

La discipline paternelle au

Ps. 94, 12 : « 12 Bienheureux l’homme que tu châties, ô Jah ! et que tu enseignes par ta loi »

L’extermination finale de tous les méchants au

Ps. 137, 8 et 9 : « 8 Fille de Babylone, qui vas être détruite, bienheureux qui te rendra la pareille de ce que tu nous as fait !
9 Bienheureux qui saisira tes petits enfants, et les écrasera contre le roc ! »

Ce dernier passage semble terrible si on le lit superficiellement ; dans ce cas, il y a l’impression erronée d’un plaisir de méchanceté. Mais en réalité, il y a une bénédiction solennelle sur celui dont Dieu se servira pour briser l’inimitié perpétuelle contre les hommes pieux sur la terre. D’un autre côté ce sera aussi une miséricorde pour les enfants de mourir avant d’atteindre l’âge de responsabilité du fait qu’ils seront au ciel à cause de cela. Cela s’applique à tous les jugements de Dieu qui impliquent la mort d’enfants ; par exemple le déluge et Jéricho. Bien sûr il n’y a absolument aucune approbation dans la Bible, dans le jour présent de la grâce, pour ôter la vie aux bébés et aux jeunes enfants quelle qu’en soit la raison.

Pour approfondir le sujet, voir les commentaires dans le site www.BIBLIQUEST.org (partie ÉTUDES bibliques), site recommandé dans l’accueil http://www.tharsei

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Quelques repères sur l’ensemble des Psaumes :                       Retour au début

·       73 Psaumes (sans les Ps. 2 et 95) sont de David. 51 ne portent pas de nom d’auteur. Il y en a 12 d’Asaph, 10 par les fils de Coré, puis un par Salomon, resp par Moïse, Ethan et Héman. Les Ps. 2 et 95, sans nom d’auteur, mentionnent David dans le Nouveau Testament (voir Act. 4, 25 et Héb. 3, 7-11, 4, 7).

·       Les Psaumes présentent les sentiments d’hommes pieux. Ces sentiments sont exprimés par la prière, la confession, la louange, l’adoration. Le croyant connaît de telles situations et se trouve encouragé par la lecture de ce livre. Mais les Psaumes sont aussi un caractère prophétique avec l’Esprit de Christ qui est là et s’identifie au Résidu dans leurs circonstances. Christ est partout dans les Psaumes et d’une manière remarquable dans les Psaumes dits messianiques dont font partie les Nos 16, 22, 24, 40, 68, 69, 118. D’autres Psaumes, non signalés comme messianiques, sont aussi appliqués à Christ. Ainsi les Nos 2, 8, 41, 45, 110 qui sont mentionnés dans le Nouveau Testament, resp en Act. 13, 33, Héb. 2, 6-10, Jean 13, 18, Héb. 1, 8, Matt. 22, 44. De nombreux passages peuvent être ajoutés si l’on pense que, de toutes les citations messianiques dans le NT, pas loin de la moitié sont tirées des Psaumes. En lisant les Psaumes, si parfois le Résidu implore Dieu afin qu’il juge leurs oppresseurs, comprenons qu’il n’appartient pas au croyant du temps de la grâce, donc de l’Église, de le faire.

·       Les Psaumes contiennent cinq livres qui sont en rapport avec l’aspect prophétique. Dans ces livres, le premier Psaume de chaque livre en forme comme un titre et le dernier évoque la louange. On peut aussi faire un rapprochement avec la structure du Pentateuque.

·       Il y a aussi des parallélismes. Par exemple, certains psaumes appuient une pensée par contraste, d’autres par répétition. Il y a aussi les lettres de l’alphabet hébra­ïque, prises les unes après les autres, comme au Ps. 119 (22 x 8).

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