19ème livre de la Bible: les Psaumes

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Quelques Psaumes
Brèves notes sur les Psaumes suivants :

008  * 019  *  038  *  040  *  104  *  110  *  119 introduction  *  119 v. 17 à 32  *

119 v. 33 à 48  * 119 v. 49 à 64  *  119 v. 65 à 80  *  119 v. 81 à 96  *  120, 121 et 122  * 143

Les notes de ces Psaumes, comme celles du menu « Autres » présentent plutôt quelques jalons qui peuvent être utiles pour approfondir la méditation d’un Psaume ou l’autre.

 

Psaume 8


Psaume 8. Texte biblique :

Au chef de musique. Sur Guitthith*. Psaume de David.

Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté  au-dessus des cieux !

Par* la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé [ta] force**, à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur.

Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées :

Qu’est-ce que l’homme*, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme**, que tu le visites ?

Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;

Tu l’as fait dominer sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds :

Les brebis et les bœufs, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs,

L’oiseau des cieux, et les poissons de la mer, ce qui passe par les sentiers des mers.

Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre !


* : mot de signification douteuse.


v. 2* : litt.: De. — v. 2** : d’autres : louange. (voir Matthieu 21 v. 16) 
—  v. 4* : hébreu : énosh ; voir Genèse 4:26. — v. 4** : hébreu : adam.



Notes sur le Psaume 8

Ce psaume commence par établir la petitesse de l’homme par rapport à la création d’où : «Qu’est-ce que l’homme»? (Enosh c’est-à-dire un homme mortel comme chacun d’entre nous). Pourtant, Dieu avait en vue des choses glorieuses et magnifiques pour l’homme. Mais comment les réaliser avec un être pécheur et mortel? Alors, ce que Dieu n’a pu faire pour et par le premier Adam, il l’a accompli en Christ le second Homme (ou le dernier Adam dans 1 Cor. 15, 45) à c’est le « fils de l’homme » du v. 4. C’est Jésus. Le Créateur a pris un corps semblable au nôtre à part le péché. Dans ce corps,«Il a été fait un peu moindre que les anges». Hébr. 2, 6 à 9, qui cite en les complétant le Ps. 8, 4 à 6, en donne le motif insondable: à cause de la mort qu’il a dû connaître. Et c’est dans cette nature humaine que le Fils a reçu la domination universelle. En lui l’homme retrouve plus que ce qu’Adam avait perdu (v. 5 à 8: 1 Cor. 15, 27). Couronné de gloire et d’honneur, Christ, homme ressuscité, introduira d’autres hommes avec lui dans le ciel et leur fera partager sa gloire. Quant à la terre, car il règnera avec les siens pendant une durée déterminée sur la terre : « que ton nom est magnifique par toute la terre » (premier et
dernier verset de ce Psaume). C’est la domination universelle du fils de l’homme. 



·       Des versets de ce Psaume sont cités dans plusieurs passages du NT comme dans les Hébreux et dans la 1ère aux Corinthiens cités ci-dessus. Par Hébr. 2, il est évident que la prophétie du Psaume 8 n’est pas entièrement accomplie puisque toutes choses ne sont pas assujetties au Seigneur. Mais l’on peut aussi dire que la moitié de cette prophétie a déjà eu lieu puisque nous voyons Jésus « couronné de gloire et d’honneur ».Oui, la moitié de la prophétie est  réalisée car celui qui doit régner est couronné et sa séance à la droite de Dieu est le gage que toutes choses se réaliseront. Tout sera réalisé lorsque des passages comme le Ps. 110, 1, avec des jugements en vue, auront eu lieu. Les ennemis doivent être anéantis.

·        Eph. 1, 22 cite également ce Psaume « il a assujetti toutes choses sous ses pieds ». Ici, c’est en relation avec l’Église qui partage la portion de l’époux qui est actuellement SON CORPS.

·        Quelques détails avec 1 Cor. 15, 23 à 27 qui cite aussi le v. 6 de ce Ps. 8. C’est ici en relation avec un royaume et avec la résurrection. Il y a d’abord le fait que tous sont rendus vivants dans le Christ Jésus mais chacun dans son propre rang. Le v. 24 mentionne « ensuite la fin ». La fin de quoi ? … et bien celle de son règne sur la terre et cela lorsque Christ aura remis le royaume à Dieu le Père. Ainsi, absolument toutes choses seront assujetties au Fils. C’est donc à ce moment là que le royaume peut être remis à Dieu le Père.

·       Par ce passage, et ce n’est de loin pas le seul, nous apprenons qu’il y aura l’existence d’un royaume puisqu’il sera remis à la fin. Christ n’a pas encore pris possession de ce royaume mais il le remettra à la fin. Il est clair que ce royaume commencera lorsqu’il viendra (son apparition) et qu’il sera remis à une date (ou période) qui n’est pas mentionnée ici.

·
2 Tim. 4, 1 montre que le royaume est en relation avec la venue, ou plutôt avec l’apparition de Christ. De plus, il paraît clair que, lors de son apparition, c’est le début du règne. Il découle aussi de ce passage que le jugement durera un certain temps. En outre certains passages montrent que ce jugement continuera pendant le règne (Es. 65, 12, 20; Jér. 31, 29-30; Zach. 14, 17 à 19). Il est aussi claire que l’épouse sera avec Lui lors de ce règne.


Christ, comme il en ressort des notes ci-dessus, est le 1er homme élevé dans la gloire. Il est aussi les « prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15, 23). Puis il y a ceux qui sont vivants à sa venue (1 Thes. 4, 15-17). Et alors commence le royaume qui, à sa fin (c’est-à-dire à la fin d’une période définie dont il faut étudier Apoc. 20 qui indique que ce royaume durera 1000 années. À ce moment et comme vu dans 1 Cor. 15, Christ remettra le royaume à Dieu le Père …. Et « Dieu sera tout en tous » (v. 28).

Psaume 19                                                           Retour au début


Psaume 19Texte biblique 

Au chef de musique. Psaume de David. 

1 Les cieux racontent la gloire de *Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains.

2 Un jour en proclame la parole à l’autre jour, et une nuit la fait connaître à l’autre nuit.

3 Il n’y a point de langage, il n’y a point de paroles ; toutefois leur voix est entendue.

4 Leur cordeau s’étend par toute la terre, et leur langage jusqu’au bout du monde. En eux, il a mis une tente pour le soleil.

5 Il sort comme un époux de sa chambre nuptiale ; comme un homme vaillant, il se réjouit de courir sa carrière.

6 Sa sortie est d’un bout des cieux, et son tour jusqu’à l’autre bout ; et rien n’est caché à sa chaleur.

7 La loi de l’Éternel est parfaite, restaurant l’âme ; les témoignages de l’Éternel sont sûrs, rendant sages les sots.

8 Les ordonnances de l’Éternel sont droites, réjouissant le cœur ; le commandement de l’Éternel est pur, illuminant les yeux.

9 La crainte de l’Éternel est pure, subsistant pour toujours ; les jugements de l’Éternel sont la vérité, justes tous ensemble.

10 Ils sont plus précieux que l’or et que beaucoup d’or fin, et plus doux que le miel et que ce qui distille des rayons de miel.

11 Aussi ton serviteur est instruit par eux ; il y a un grand salaire à les garder.

12 Qui est-ce qui comprend ses erreurs ? Purifie-moi de mes [fautes] cachées.

13 Garde aussi ton serviteur des péchés commis avec fierté ; qu’ils ne dominent pas sur moi : alors je serai irréprochable, et je serai innocent de la grande transgression.

14 Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur ! 


Psaume 19Notes


Dieu s’est révélé successivement par un double témoignage: Le premier est celui de sa création (v. 1 à 6), dont le langage silencieux, mais combien éloquent, fait connaître jusqu’au bout du monde sa puissance et sa sagesse (Act. 14:17). La course régulière et bienfaisante du soleil, versant sur toute la terre sa lumière et sa chaleur est une preuve constante de la bonté de Dieu envers toutes ses créatures (Ps. 136:8; Matth. 5:45).
Le second témoignage est celui de la Parole (v. 7 à 11). Sainte, juste, bonne, spirituelle, même s’il ne s’agissait que de la loi donnée à Israël (Rom. 7:12, 14), combien elle a plus de prix encore maintenant qu’elle est complète! Cette Parole excellente instruit le serviteur (v. 11) et atteint sa conscience (laquelle constitue au dedans de tout homme un troisième témoignage). Elle met en lumière tant les fautes cachées (commises par erreur: v. 12) que les péchés volontaires: la propre volonté, fruit de la fierté ou de l’orgueil (voir cette distinction en Nomb. 15:27 à 30).
Au début de l’épître aux Romains, le même triple témoignage de la création (ch. l:20), de la conscience (ch. 2:15) et de la loi (ch. 2:17 …) est placé devant l’homme pour mettre en évidence son état et le conduire au salut.

Ce Ps. fait partie de la série des Ps.16 à 24. Le grand sujet est le Messie, cela après son rejet en tant que roi d’Israël (1 à 8) alors que les fidèles (9 à 15) sont dans la détresse et attendent la délivrance. Le Ps.19 donne donc un double témoignage divin. D’abord la création, et particulièrement la création dans les cieux, qui se trouve au-dessus de l’homme et n’a pas été corrompue par lui : c’est là un témoignage à Dieu, comme Dieu. Ensuite il y a la loi (vers. 7), la loi de l’Éternel. Devant ce double témoignage, le péché apparaît sous un double aspect au Juif pieux dans son humble condition : en premier lieu, il ne peut pas dire son péché, tant il le connaît peu — et ici il désire être purifié. En second lieu, il entrevoit des actions commises par fierté ; et de celles-ci, il désire être gardé. De cette manière il sera préservé de se détourner de l’Éternel en quoi que ce soit.


Remarquons qu’il est parlé ici non pas de l’Éternel, mais de Dieu, de l’espérance en Dieu comme tel. C’est pourquoi l’homme pieux voit que le témoignage s’étend par toute la terre et que les Gentils sont l’objet du témoignage de Dieu. C’est un point fort important, que les Juifs auraient dû comprendre. Paul, qui le comprenait par le Saint Esprit, leur citait le Psaume 19 dans ce but, n’insistant pas sur ce qu’était ce témoignage, mais sur le fait qu’il parvenait en tous pays, jusqu’au bout du monde. Toutefois, l’homme pieux connaît aussi, par expérience, l’excellence de la loi divine ; et quoique, pour Israël, cette loi fût, il va sans dire, celle que Moïse lui avait donnée, nous devons l’entendre ici comme le témoignage de la Parole de Dieu à la conscience de l’homme pris dans un sens tout à fait général. Remarquez qu’il ne s’agit pas seulement de ce que la loi est, mais de ce que le coeur sait qu’elle est : le serviteur de l’Éternel est éclairé (ou averti) par elle. On y trouve ses délices, selon la nouvelle nature, et la conscience d’une relation avec Dieu (car nous sommes serviteurs de Dieu, bien que nous ayons avec Lui d’autres relations plus élevées, plus intimes et plus glorieuses).


Enfin, le désir vrai du coeur est indiqué au verset 14 : “Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon coeur soient agréables devant toi, ô l’Éternel !” La preuve véritable d’une vie pieuse, c’est la recherche du bien, intérieurement, quand on est en la présence de Dieu seul ; la recherche du bien avec Dieu, non pas devant les hommes, ou pour qu’ils en aient connaissance ; sans même parler de l’hypocrisie, j’entends ici une marche avec Dieu. Finalement, nous voyons que la vraie intégrité reconnaît Dieu pour son rocher et son Rédempteur, car il est impossible qu’on soit avec Lui, dans l’intelligence que nous donne une vie nouvelle, sans avoir le sentiment qu’on a besoin de Lui sous ces deux aspects.


Psaume 38                                                    Retour au début


Psaume 38Texte biblique :

Psaume de David, pour faire souvenir.

Éternel ! ne me reprends pas dans ta colère, et ne me châtie pas dans ta fureur. 
2 * Car tes flèches ont pénétré* en moi, et ta main est descendue sur moi.

Il n’y a rien d’entier en ma chair, à cause de ton indignation ; point de paix dans mes os, à cause de mon péché.

Car mes iniquités ont passé sur* ma tête ; comme un pesant fardeau, elles sont trop pesantes pour moi.

Mes plaies sont fétides, elles coulent, à cause de ma folie.

Je suis accablé et extrêmement courbé ; tout le jour je marche dans le deuil ;

Car mes reins sont pleins d’inflammation, et il n’y a rien d’entier dans ma chair.

Je suis languissant et extrêmement brisé ; je rugis dans le frémissement de mon cœur.
9 * Seigneur ! tout mon désir est devant toi, et mon gémissement ne t’est point caché.

10 Mon cœur bat fort, ma force m’a abandonné, et la lumière de mes yeux aussi n’est plus avec moi.

11 Ceux qui m’aiment, et mes compagnons, se tiennent loin de ma plaie, et mes proches se tiennent à distance,

12 Et ceux qui cherchent ma vie me tendent des pièges, et ceux qui cherchent mon mal parlent de malheurs* et disent** des tromperies tout le jour.

13 * Et moi, comme un sourd, je n’entends pas, et, comme un muet, je n’ouvre pas la bouche.

14 Je suis devenu comme un homme qui n’entend point et dans la bouche duquel il n’y a pas de réplique. 

15 Car je m’attends à toi, Éternel ! Toi, tu répondras, Seigneur, mon Dieu !

16 Car j’ai dit : Qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet ! Quand mon pied chancelle, ils s’élèvent orgueilleusement contre moi.

17 Car je suis prêt à boiter, et ma douleur est toujours devant moi ; 

18 Car je déclarerai mon iniquité ; je suis en peine pour mon péché. 

19 Et mes ennemis sont vivants, ils sont forts, et ceux qui me haïssent sans motif sont nombreux ; 

20 Et ceux qui me rendent le mal pour le bien sont mes adversaires, parce que je poursuis ce qui est bon.

21 Éternel ! ne m’abandonne point ; mon Dieu ! ne t’éloigne pas de moi.

22 Hâte-toi de me secourir, Seigneur, mon salut !

— v. 2 : litt.: sont descendues. — v. 4 : c. à d. comme des eaux ; — ou : dépassé.

— v. 12* : malheur, ruine. — v. 12** : ou : méditent.

 

Notes sur le Psaume 38

Fait  partie du 1er livre (Ps. 1 à 41), série 4 (sans subdivision) qui comprend les Ps. 25 à 39. Livre 1 à présente le principe de la séparation des justes d’avec les injustes au milieu du peuple de Dieu. Le Messie est vu comme Fils de Dieu (Ps. 2) et Fils de l’homme (Ps.8), serviteur (Ps.16). Il y a aussi le principe de la souffrance (Ps.22) et de la vraie offrande (Ps.40). Le nom de Dieu qui apparaît le plus souvent dans ce livre est celui de « l’Éternel » qui est son nom d’alliance. Il revient environ 275 fois. Série 4 à un Psaume qui comprend le signe * (donc * Psaume 38) est, en principe, le 1er Psaume d’une série ou d’une subdivision. « En principe » car la règle n’est pas absolue. Toutefois, cela donne en tous cas certains repères dont, pour la série 4 : le résidu et le fidèle sont en vue. Ajoutons que le signe * précédent certains versets d’un Psaume sont là pour faire ressortir les pensées principales. Le Ps. 38 évoque les souffrances des croyants à cause de leurs péchés. Pensée de JND : « Souvent nous éprouvons une très grande difficulté à apporter nos peines à Dieu. Comment le pourrais-je? dira parfois un croyant affligé, si ma douleur est le fruit de mon péché puis-je, dans l’intégrité de mon cœur envers Dieu, Lui apporter mes souffrances, sachant que je les mérite? Oui, car Christ les a portées devant Dieu. Tel est le terrain sur lequel je puis me placer. Dieu peut entreprendre de me venir en aide dans toute mon épreuve, parce que l’œuvre de Christ pour moi a été si parfaitement accomplie. D’une manière générale, toute souffrance provient du péché, et tout secours est fondé sur l’expiation.

Le Ps.38 est de David tout comme les Ps.6, 32 et 51 qui ont ceci de commun : épreuves en conséquence du péché et confiance en Dieu malgré tout. Et quel enseignement que celui de David, un roi selon le cœur de Dieu (cf Act. 13, 22; 1 Sam. 13, 14 et 2, 35). Malgré de graves manquements, David est un homme droit. Cela ressort bien des Psaumes cités … ci-après, « jalons » avec le texte de différents auteurs :

L’instruction du Ps. 37 semble avoir été comprise. Le fidèle ne réclame plus le retranchement des méchants, qui lui a été expressément promis. Au lieu de s’irriter à cause de ceux qui font le mal, il sent profondément son propre péché (v. 3 à 5). En même temps il réalise qu’il est dans la main de Dieu qui le reprend et le châtie. Et c’est à Lui qu’il s’attend (v. 15). Il ne lui appartient pas de répondre lui-même à ceux qui le persécutent; encore moins de se venger. «Toi tu répondras, Seigneur, mon Dieu!» Nous reconnaissons là les enseignements du Nouveau Testament: «Ne rendant à personne mal pour mal…; ne vous vengeant pas vous-mêmes, bien-aimés; … moi je rendrai, dit le Seigneur» (Rom. 12:16, 19). La seule réponse que nous sommes en droit de donner au mal qui nous est fait, c’est… le bien; à l’inverse de ces «ennemis» (v. 19), de ces «adversaires» qui «rendent le mal pour le bien» (v. 20). Et leur surprenant motif nous est ici dévoilé: «… parce que je poursuis ce qui est bon». La jalousie, le désir pervers de supprimer ce qui soulignait, par contraste, leur propre méchanceté, tels sont les affreux sentiments qui ont conduit les hommes à mettre à mort le Saint et le juste (Jean 10:32 , lire aussi 1 Jean 3:12).

Bien des versets évoquent Christ avec, toutefois, la grosse différence que Christ était sans péché.

 

Encore :

L’ordre des pensées qui se suivent ici est remarquable ; d’abord le jugement de l’Éternel, ensuite le péché qui en est la cause, puis la misère personnelle, l’abandon des amis, l’activité et le mauvais vouloir des adversaires ; puis la conscience de tout cela, et, comme résultat, la confiance du coeur en Celui qui a frappé et son recours à Lui seul. Enfin ce qui était au fond du coeur se découvre: c’est l’espoir en l’Éternel, la conscience de Lui appartenir si intimement que le triomphe des adversaires de la foi est impossible ; mais le sentiment de la nécessité de son intervention, parce que la pauvre âme pécheresse n’a aucune force en elle-même.

Ce Psaume 38 nous présente un admirable tableau de l’état d’une âme : car l’Esprit pourvoit à tout, même là où le juste a manqué et où il a pu appeler sur lui quelque grand châtiment, à la joie du méchant. Mais celui qui est droit de coeur accepte la punition de son iniquité et se place ouvertement devant Dieu, confessant son péché, mais se confiant en Lui pour être délivré des méchants. Quelque triste que puisse être un cas pareil, rien ne met plus en évidence la vérité devant Dieu et la confiance en lui. Comment confesser son péché et attendre le secours de Dieu, quand on a été infidèle, quand on l’a déshonoré et que l’ennemi s’en réjouit ? Point d’excuse ; nulle tentative de rien cacher ! Le juste confesse tout et s’abandonne entre les mains de Dieu.

Sans ces détails, le tableau de l’état du résidu eût été incomplet, aussi bien que les enseignements de la grâce pour toute âme en tout temps. Maintenant, jusqu’à quel point l’Esprit de Christ entre-t-il dans cette condition dont notre Psaume est l’expression ? Il y entre pleinement, je pense, quoique, sans doute, Christ en personne n’ait jamais pu s’y trouver.

Quoique “le bois sec” soit proprement l’Israël sans vie, cependant, comme le résidu, qui a longtemps rejeté Jésus, le Messie, se trouve d’abord mêlé avec la nation, les fidèles traversent dans leurs âmes et en esprit les afflictions qui viennent sur la nation, exception faite toutefois de son jugement final de la part de Dieu qui a été porté par Christ pour eux : il mourut pour la nation.

Psaume 40                                                     Retour au début


Psaume 104                                                   Retour au début

Psaume 110                                                    Retour au début

Psaume 119, introduction                               Retour au début

Psaume 119 v. 17 à 32                                   Retour au début

Psaume 119 v. 33 à 48                                    Retour au début

Psaume 119 v. 49 à 64                                    Retour au début


Psaume 119 v. 65 à 80                                     Retour au début


Psaume 119 v. 81 à 96                                     Retour au début

Psaumes 120, 121 et 122                                 Retour au début

Psaume 143                                                      Retour au début

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