Deuxième livre de la Bible: livre de l’Exode. Commentaires.

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Accès aux notes du livre de l’Exode, chapitre :

01 ; les fils d’Israël, l’oppression

02 : naissance de Moïse, éducation et fuite à Madian

03 : Dieu se révèle à Moïse, en Horeb, comme l’Éternel

04 : Dieu confie une mission à Moïse

05 :  Moïse parle au Pharaon

06 :  Dieu se révèle à Moïse et à Israël. Généalogies (Ruben, Siméon, Lévi). Moïse objecte encore.

07 :  Dieu encourage Moïse

08 :  plaies Nos 2, 3 et 4 … grenouilles, moustiques, mouches venimeuses

09 :  plaies Nos 5, 6 et 7 … peste, ulcères, grêle

10 :   plaies Nos 8 et 9 … les sauterelles, les ténèbres

11 :   annonce de la mort de tout premier-né en Égypte (plaie No 10)

12 :  institution de la Pâque et mort des premiers-nés d’Égypte

13 :  sanctification des premiers-nés en Israël

14 :  l’Éternel délivre Israël à la mer Rouge

15 :  le cantique de la délivrance

16 :  la manne

17 :  l’eau du rocher et le combat contre Amalek

18 :  le conseil de Jéthro à Moïse

19 :  l’alliance de l’Éternel avec Israël

20 :  les dix commandements

21 )  la loi. Les droits des personnes
22 )  la loi. Le droit de propriété
23 )  la loi. Le droit dans la vie sociale et religieuse

24 ) l’alliance de l’Éternel avec Israël est conclue

25 : l’offrande élevée; l’arche et l’alliance; la table et le chandelier

26 : la tente d’assignation

27 : l’autel d’airain et le parvis. L’huile.

28 : la sacrificature. Les vêtements des sacrificateurs.

29 : la consécration des sacrificateurs. L’holocauste continuel.

30 : l’autel d’or ; la cuve ; l’huile de l’onction et l’encens

31  : Betsaleël et Oholiab

32 : le veau d’or et les tables de la loi

33 : Moïse comme médiateur

34 : la “seconde loi”

35 à 40 : la construction du sanctuaire

Autres remarques

Complément: notes sur le Tabernacle

Chapitre 01

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.
Chapitres 1 à 05 : Le peuple opprimé. Moïse, le libérateur.

chapitre 1 versets :
01 à 07 : les fils d’Israël
08 à 22 : l’oppression

Versets 1 à 7 : dans ce début de chapitre, l’un des faits est la faible origine du peuple avec ce petit nombre de 70 âmes qui étaient étaient entrées en Égypte. Dans les cinq premiers versets, en relation avec ce bref rappel des personnes qui sont entrées en Égypte pour posséder cette portion (Goshen) promise par
Joseph, il est clair que ni Ephraïm, ni Manassé ne sont mentionnés, vu qu’ils ont toujours été en Égypte.

Un autre fait est relaté au v. 7. C’est la multiplication extraordinaire de ces âmes. Ainsi, au bout des 215 années qui s’écoulèrent entre l’arrivée de Jacob en Égypte et la sortie de ses descendants, 2 à 3 millions de personnes composaient ce peuple. Pendant cette période passée en Égypte, le peuple s’est tourné vers les idoles et a abandonné Dieu. Mais, au milieu d’eux, Dieu s’est réservé un résidu fidèle qui attendait la délivrance. Il est remarquable de constater que, dans les différentes phases de l’histoire du peuple de Dieu, qu’il s’agisse du peuple terrestre ou du peuple céleste, un résidu fidèle est toujours présent.

Versets 8 et suivants : lorsque ce nouveau roi (ou pharaon) se lève, Joseph est mort depuis une soixantaine d’années. Moïse naîtra quatre années plus tard. La grâce de Dieu agit puisque, comme le démontre les versets de ce chapitre, le peuple continue de se multiplier malgré Satan qui agit par le Pharaon. Dieu fait travailler toutes choses pour le bien de ses élus, même la méchanceté des
hommes, et cela souvent à leur insu. En même temps, le gouvernement divin agit. C’est ce jugement contre les descendants des frères de Joseph qui l’avaient vendu. Cette postérité est opprimée. Toutefois, dans tout cela, le Dieu souverain tire le bien du mal. Dieu, le Dieu juste, dans son gouvernement, utilise des moyens infiniment variés pour accomplir ses insondables desseins.

Introduisons ici ce qui constitue la clé du livre de l’Exode : elle se trouve au ch. 3, v. 7 et 8. «Et l’Eternel dit: J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri qu’il a jeté à cause de ses exacteurs; car je connais ses douleurs. Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d’habitation du  Cananéen, et du Héthien, et de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien».

Satan se déchaîne donc contre Israël. Ne perdons pas de vue que Satan est vivant mais rappelons-nous aussi que Dieu lui a déjà donné sa sentence qui est sa destruction finale (Gen. 3, 15). La semence de la femme lui brisera la tête. Cela a eu lieu lors de l’œuvre de la croix avec la victoire de Jésus. Seule l’exécution finale de cette sentence reste à faire. Satan sera alors jeté dans l’étang de feu (Apoc. 20, 10).
Dans ces versets, remarquons aussi ces femmes qui, dès le v. 17, sont caractérisées par la crainte de Dieu avant celle de Pharaon. Bel exemple à imiter.

Ces versets (8 à 10) démontrent aussi que le raisonnement d’un cœur sans tenir compte de Dieu ne vaut rien. Le Pharaon, qui ne connaît pas les conseils divins, est loin de penser  que Dieu contrôle tout cela. Ainsi et par exemple, Gen. 22, 17: «Certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis», suffit à nous  convaincre que les plans de Pharaon ne sont que folies. Pharaon est dans l’erreur et Marc 12, 24 à 27 mentionne: «Jésus, répondant, leur dit: N’est-ce pas à cause de ceci que vous errez, c’est que vous ne connaissez pas les écritures, ni la puissance de Dieu? Car, quand on ressuscite d’entre les morts, on ne se marie, ni on n’est donné en mariage, mais on est comme des anges dans les cieux. Et quant aux morts et à ce qu’ils ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au titre: «Du buisson» comment Dieu lui parla, disant: «Moi, je suis le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob»? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes donc dans une grande erreur ». 

Pour résister à l’oppresseur, il faut se confier en Dieu. Le peuple possède en Dieu ce brandon de feu au milieu du four fumant de l’Égypte. Ainsi il en est-il maintenant. Nous sommes en Égypte, toutefois en esprit nous sommes dans la Canaan céleste.

Au sujet de la conduite de ces sages-femmes, lisons encore 1 Sam. 2, 30: C’est pourquoi l’Eternel, le Dieu d’Israël, dit: J’avais bien dit: Ta maison et la maison de ton père marcheront devant moi à toujours; mais maintenant l’Eternel dit : Que cela soit loin de moi; car ceux qui m’honorent, je les honorerai; et ceux qui me méprisent seront en petite estime». Le peuple de Dieu a aujourd’hui cette position d’Israël, à savoir que nous sommes dans le désert, mais en esprit dans le ciel. Et  2 Cor. 5, 6-7 illustre bien cela. Ainsi nous avons toujours confiance et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, car nous marchons par la foi, non par la vue.

Chapitre 02

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.
Chapitres 1 à 05 : Le peuple opprimé. Moïse, le libérateur.

Chapitre 2 : naissance de Moïse, éducation et fuite à Madian

Versets 1 à 10 : liés à la fin du premier chapitre, trois grands principes de la vérité divine de la plus haute importance sont là : la puissance de Satan, la puissance de Dieu, la puissance de la foi.

La puissance satanique a été manifestée dans le ch. 1, 22 : «Et le Pharaon commanda à tout son peuple, disant: Tout fils qui naîtra, jetez-le dans le fleuve; mais toute fille, laissez-la vivre». Satan cherche toujours à faire mourir les hommes que Dieu a choisis, à commencer par Abel (Gen. 4), et bien d’autres par la suite.

Mais la puissance de la foi est, dans les v. 1 à 4. Elle triomphe des influences de la nature et de la mort. Le travail de l’ennemi est cependant bien là car l’enfant peut être considéré comme étant dans une position de mort. Mais si Satan pouvait agir, celui qui vivifie les morts était derrière le sombre nuage afin de protéger cet enfant. La mère de Moïse, au v. 3, est caractérisée par la foi. Elle ne fabrique pas ce coffret de jonc comme le ferait un homme. Comme le mentionne Héb. 11, 23, l’ordonnance du roi n’a pas de valeur pour les parents de Moïse. Citons 1 Cor. 15, 55-57: «Où est, ô mort, ton aiguillon? où est, ô mort, ta victoire? Or
l’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus Christ». Une main protège cet enfant (v. 5 et 6). La foi réalise une telle protection, chose que le monde mépris. Et dans tout cela, la fille du Pharaon ne s’imaginait nullement que l’enfant allait être l’instrument employé par Dieu pour la délivrance de son peupleSouvenons-nous que des faits insignifiants peuvent être le premier anneau d’une chaîne divine extraordinaire. Dans le Ps. 76, 10: «Car la colère de l’homme te louera; tu te ceindras du reste de la colère». Les v. 7 à 10 rendent visible la foi de la mère de Moïse qui trouve sa pleine récompense. Satan est confondu et cela par ses propres plans. Ce Moïse va même être élevé en Égypte.

Versets 11 à 25 : il y a beaucoup de choses à apprendre dans la vie de Moïse. Tout d’abord Dieu l’a non seulement suscité mais aussi formé. Cette formation a duré 80 ans d’abord dans la maison du Pharaon et ensuite dans le désert (ch. 3, 1). Dieu forme ses vases pendant longtemps afin qu’ils puissent agir une fois que la chair est mise de côté. Dans les v. 11 et 12, Moïse montre du zèle pour ses frères; toutefois non selon la connaissance. Le temps fixé par Dieu n’était pas encore arrivé pour la délivrance d’Israël (cf Act. 7, 22 à 29). Moïse était bien choisi pour la délivrance de son peuple mais le temps n’était pas là. Au v. 12, où Moïse regarde çà et là, il est évident qu’il n’est pas sous l’influence de Dieu. En fait, en agissant sous la dépendance de Dieu, nos yeux regardent droit en avant (cf Prov. 4, 25). Précieux enseignement. Il ne faut pas faire pour rechercher l’approbation d’un frère ou fuir devant l’opprobre du monde. En tant qu’enfant de Dieu il faut avoir affaire à Lui afin d’être fortifiés et enrichis.

Au v. 14, Moïse a peur. Relevons qu’un seul n’a pas regretté ses actes. C’est Jésus, l’homme parfait. Dans le Nouveau Testament, comme dans Héb. 11, 23 à 28, il n’est pas fait mention des fautes de Moïse. Dans le Nouveau Testament le Saint Esprit ne dénote jamais les imperfections des hommes. Il se borne à faire connaître le vrai principe et le résultat général de la vie d’un tel. Moïse aurait pu mener une vie facile à la cour, mais ses entrailles sont émues par la souffrance de ses frères. Bel exemple de sa foi: il quitte tout, il s’est laissé guidé par Dieu et non par le flot du monde (Ps. 32, 8 et 9). Moïse s’identifie à son peuple comme Christ sur la croix s’est identifié à nous. En retour, il ne faut pas avoir de la sympathie pour les chrétiens, mais s’identifier à eux, à Christ.

Dans les derniers versets de ce chapitre, Moïse est un type de Christ. Au v. 14: «Et il dit: Qui t’a établi chef et juge sur nous? Est-ce que tu veux me tuer, comme tu as tué l’Égyptien? Et Moïse eut peur, et dit: Certainement le fait est connu». Dans ce verset Moïse est en quelque sorte rejeté par Israël. Puis plus loin, Moïse représente un autre aspect de Christ parce qu’uni avec une étrangère dans le pays de Madian. Dans ce deuxième aspect, il s’agit d’une union comparable à celle de Joseph avec, toutefois, la différence que Joseph était personnellement haï de ses frères tandis que Moïse est publiquement rejeté. De même qu’Asnath est une image de l’Église dans l’exaltation, Séphora est l’image de l’Église dans le temps du désert.

Chapitre 03

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. La délivrance.
Chapitres 1 à 05 : Le peuple opprimé, Moïse, le libérateur.
Chapitre 3 : Dieu se révèle à Moïse, en Horeb, comme l’Éternel.

Dieu va donc former Moïse afin de pouvoir s’en servir. C’est ce qu’il fait, d’ailleurs, pour chaque serviteur. Parmi eux, de grands serviteurs passer par cette école comme, précisément, Moïse. Ainsi Élie au torrent du Kerith, Ézéchiel près du fleuve Kebar, Paul en Arabie, Jean à Pathmos, etc. Notre Sauveur lui-même a passé trente ans chez un charpentier à Nazareth, avant de paraître en public. Puis, lorsqu’il apparaît en public, il est encore souvent à l’écart. Moïse, arrivé à ce stade de sa vie, a déjà passé 40 ans chez le Pharaon et 40 autres années au désert. On comprend dès lors qu’il sera grandement utilisé par Dieu. Moïse a été formé pour être un vase utile (2 Tim. 2, 21).

Versets 1 à 6 : Moïse paît le bétail de Jéthro, son beau-père. Quelle différence avec sa vie chez le Pharaon. Là, il a connu les ordures du monde (Phil. 3, 8). Gros contraste entre ces deux périodes de 40 ans. Il y a d’un côté la manière de l’homme et de l’autre celle de Dieu (cf 2 Sam. 7, 19). Moïse pouvait être formé derrière le désert et non en Egypte (cf Jean 3, 6). C’est en étant dans le désert qu’il a été rendu puissant. Moïse, pendant ces 40 ans dans le désert, a bien réalisé ce que dit Jacques au ch. 1, 19 «Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère».
Sinaï (v. 1) représente la loi; Horeb représente plutôt la grâce. Celui qui est appelé «Ange de l’Eternel» (v. 2) est l’Éternel lui-même dans son représentant; c’est Jehova, le Seigneur Jésus. Dans les v. 2 et.3, ce buisson est Israël qui n’est pas consumé malgré la fournaise de l’Egypte. Au v. 5 nous comprenons qu’il faut avoir les pieds déchaussés pour entrer en la présence de Dieu. Ce lieu est une terre sainte et Dieu est saint. Il est un feu consumant pour le péché, un feu de jugement pour ses ennemis, mais non pas pour son peuple. Au v. 6, Dieu se révèle dans sa sainteté. C’est ainsi que Moïse cache sa face car la nature se cache toujours dans la présence de Dieu. Lorsque nous sommes ainsi devant Dieu, avec les pieds déchaussés, et avec la face voilée, nous sommes alors dans la disposition requise pour écouter les doux accents de la grâce.

Versets 7 à 10 : Dieu plein de miséricorde, l’Eternel qui a vu l’affliction (v. 7 et 8; 1 Jean 4, 9). La grâce brille dans son éclat rien que par ces paroles: «Je suis le Dieu d’Abraham… et j’ai vu l’affliction de mon peuple». Dieu a vu qu’Israël avait besoin du salut. C’est pourquoi il usera de sa grâce pour réaliser la promesse qu’il avait faite à Abraham, puis renouvelée à Isaac et à Jacob. Au v. 10, Moïse, après s’être déchaussé les pieds et s’être voilé la face en Horeb, est préparé pour le service. C’est ici, en quelque sorte, que commence son service, après avoir passé 40 ans derrière le désert, 40 ans de formation, de discipline secrète de Dieu. En tuant l’Égyptien (ch. 2), il n’avait pas été envoyé. Ici, il est envoyé. Un autre aspect du v. 10 relève de la présence divine qui produit l’exercice.

Versets 11 à 15 : Moïse n’est plus l’homme qu’il était (cf Act. 7, 25). Il n’est plus celui qui, 40 ans auparavant, croyait que ses frères comprendraient que Dieu leur donnerait la délivrance par sa main. Tel est l’homme, tels nous sommes, tantôt prompt, tantôt trop lent à agir. Dans le v. 11, Moïse pose cette question: «Qui suis-je?». Et la réponse de Dieu lui au v. 12: «Je serai avec toi». C’est suffisant pour tout serviteur de Dieu. Mais Moïse pose encore une autre question, celle du v. 13: … que leur dirai-je?». On reconnaît le cœur de l’homme qui est tout plein de questions. Les raisonnements de l’homme sont là. Plus loin (v. 14), beau trait de la grâce de Dieu qui supporte tout. Dans sa grâce, Dieu s’identifie aux besoins des circonstances: «Je suis celui qui suis», renferme tous les autres titres de Dieu. Ce titre est mentionné dans Jean 8, 58. Nous y avons toute sa valeur. Personne ne doit y être indifférent. Ce «Je suis» affirme que Dieu est tout pour les siens. Ce chapitre montre un Dieu de grâce en débit de l’idolâtrie et des péchés d’Israël, Dieu qui a vu l’affliction de son peuple. Ce Dieu de grâce, c’est notre Dieu qui l’a démontré par le don de Jésus. Puis le v. 15 affirme la relation éternelle de Dieu avec Israël. Cette relation est cependant différente en fonction des diverses dispensations. Rom. 11, 2 confirme cela et montre que désobéissants ou obéissants, réunis ou dispersés, les enfants d’Israël sont le peuple de Dieu.

Versets 16 à 22 : Dieu, après avoir révélé les noms de personnes et de nations (v. 16 et 17), dit à Moïse: «Viens». Puis après lui avoir fait connaître son dessein, il lui dit: «Va». Le serviteur est appelé par son Maître, le Maître lui donne l’ordre d’aller. Dieu rappelle encore une fois, dans ces versets, qu’il est le Dieu des promesses. Il insiste aussi sur le fait qu’il a vu la souffrance de son peuple. Pour nous chrétiens, lorsque nous sommes accablés, nous savons bien crier. Sachons aussi nous adresser d’une manière consciente à Celui qui sait délivrer. Au v. 18, «ils écouteront ta voix». Lorsque Dieu envoie ses serviteurs, il est nécessaire qu’ils aillent avec la confiance que leur voix sera entendue; il y aura alors bénédiction. L’avertissement du combat est indiqué au v. 19. Tout croyant a aussi un combat à livrer contre Satan (cf Éph. 6, 12). Pour livrer les combats, Dieu est avec nous. Il nous tient par la main. Il ne faut pas lâcher cette main. Lâcher cette main conduit à la défaillance. 

Pierre nous en offre l’expérience et l’exemple. Le peuple (v. 20) ne possédait aucune arme; il devait abandonner le combat à Dieu qui frapperait l’Égypte par toutes les merveilles qu’il ferait au milieu d’elle. Les richesses des Égyptiens (v. 21 et 22) n’étaient pas des richesses bien acquises. Elles appartenaient à Dieu qui était libre de les donner à son peuple Israël. Dieu avait déjà pensé le fait qu’Israël devait élever un tabernacle dans le désert. Israël ne possédait rien pour élever ce tabernacle et Dieu leur donne, à cet effet, les trésors que les femmes d’Egypte lui apportent.

Chapitre 04

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. La délivrance.
Chapitres 1 à 05 : Le peuple opprimé, Moïse, le libérateur
Chapitre 4 : Dieu confie une mission à Moïse.


Versets 1 à 5
 : pour l’homme, il est difficile de se confier en Dieu. Ainsi sont nos cœurs. Le début de ce chapitre le démontre. Puissions-nous tenir la chair dans la mort et ne pas la laisser agir; le prophète Jérémie pouvait déclarer ce qu’il en est (Jér. 2, 13; 17, 13). Il nous faut rester près de cette source des eaux vives et Dieu peut se servir des choses les plus faibles pour accomplir ses desseins. Dieu le prouve à Moïse par cette verge avec laquelle il a conduit les brebis de Jéthro, Cette verge va être employée pour délivrer Israël, pour châtier l’Egypte, pour frayer un chemin à la mer Rouge, pour faire couler Dieu l’eau du rocher. Par ailleurs, d’autres récits indiquent comment Dieu peut se servir de petites choses pour accomplir ses desseins. Ainsi: une corne (Jos. 6, 5), un gâteau de pain d’orge (Jug.  7, 13), une fronde (Sam. 17, 50). Dans les v. 3 à 5, la puissance de Satan est tournée contre lui-même. On sait que le serpent est entièrement sous la puissance du Seigneur. Lorsque sa carrière insensée sera terminée, il sera précipité dans l’étang de feu pour y récolter les fruits de son œuvre en Apoc. 12.


Versets 6 à 9 : l’effet du péché entré par le premier homme (v. 6), puis ôté par le deuxième (v. 7; cf 1 Cor. 15, 21-22), est démontré. Le fait que toutes les œuvres du diable seront détruites (1 Jean 3, 8) est évident. La conséquence qu’entraine le refus à la soumission au témoignage divin est indiquée au v. 9. Ce signe devait être opéré qu’en cas de refus des deux premiers et ce fut le cas (cf Ex. 7, 17).


Versets 10 et suivants : l’attitude de Moïse, au v. 10 (manque d’éloquence), relève de lâcheté et Dieu seul peut la supporter. La grâce divine, qui suffit à tout, grâce incommensurable, se trouve dans les v. 11 et 12. Dans ces versets, Moïse n’est pas à la hauteur de Paul selon 2 Cor. 12, 9-10 (… quand je suis faible, alors je suis fort). Un tel état correspond assurément à quelqu’un qui est avancé à l’école de Christ. Le manque de confiance de Moïse est inexplicable. Toutefois, cela caractérise aussi les enfants de Dieu lorsque la vieille nature est en action. Prenons garde. Moïse s’en va jusqu’à refuser le glorieux privilège d’être le seul messager de Jéhovah pour délivrer Israël de l’Egypte (v. 13). Dans tous ces versets, Moïse use d’une fausse humilité car le moins éloquent peut devenir le plus puissant avec Dieu, tandis que le plus éloquent ne vaut rien sans Dieu. Ici, Moïse est plutôt incrédule et orgueilleux. Il n’est point humilié. Quel contraste avec le Ps. 115, 1 avec, pour ainsi dire, une image de notre état éternel. Et pour le temps actuel, rappelons-nous que Dieu nous voit pur par le sang de Christ. C’est pourquoi il n’est pas fait mention des imperfections de Moïse en Héb. 3, 5. Puis, dans les v. 14 à 17, il y a une mine d’instructions dans laquelle nous nous reconnaissons souvent. En effet, il y a notre tendance à nous appuyer sur la compagnie d’un mortel plutôt que sur les promesses en ce Roc qui est nôtre. Moïse s’associe ainsi avec celui qui, plus tard, fera le veau d’or. Il arrive que la personne qui nous semblait nécessaire peut devenir un objet d’épreuves. Souvenons-nous en sans cesse et cela même s’il ne faut pas négliger ce que dit des passages comme Eccl. 4, 9 et Marc 6, 7, où deux valent mieux qu’un. Ayons le discernement utile pour cela. Quoi qu’il en soit, Moïse consent enfin à obéir. ET pour être complètement préparé pour l’œuvre à laquelle il est destiné, il faut qu’il passe encore par un exercice douloureux. Ce sont les v. 24 à 26 au caravansérail. Là, Dieu lui imprime la sentence de mort sur la nature. Cette chose sérieuse, d’être serviteur de Christ, exige une éducation pour une telle vocation. En type, il y a donc cette scène du caravansérail qui s’ajoute, pour Moïse, à l’école passée derrière le désert. Moïse doit être dans cette position de mort. Il fallait qu’il passe par là pour pouvoir faire entendre au Pharaon ce que mentionnent les v. 22 et 23 qui contiennent un message de mort et de jugement pour l’Egypte et un message de vie et de salut pour Israël. Pour annoncer ce double message, il faut que l’instrument (ici Moïse) le réalise premièrement dans sa propre âme. Souvenons-nous en.

Tous les miracles mentionnés dans le v. 21 comprennent les plaies du ch. et au v. 23 il s’agit de la dixième plaie. L’Eternel résume en quelque sorte dans les v. 21 à 23 tout ce qui s’accomplira


Versets 23 à 27 : comme déjà signalé, Moïse (v. 23 et 24) est impliqué avec la scène du caravansérail et Séphora en est éprouvée. Ceci explique cela: si Séphora refuse de circoncire son fils, Jéhovah mettra la main sur son mari et si Moïse ménage les sentiments de sa femme, Jéhovah cherchera à la tuer. La sentence de mort doit être inscrite sur la nature. Si nous cherchons à nous soustraire de l’épreuve d’un côté, nous la trouverons de l’autre. Cette scène nous apprend aussi que l’Église est appelée à connaître Christ, comme celui auquel elle est unie par le sang. En Col. 2, 12: «étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts».


Versets 27 à 31 : une affection décente est signalée dans les v. 27 et 28 entre Moïse et Aaron.  Ce ne sera pas toujours le cas. Puis, dans les v. 29 à 31, l’importance est de se souvenir que que Dieu soit entendu et non le messager envoyé par Dieu. L’instrument doit en être conscient.

Chapitre 05

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur.
Chapitres 1 à 05 : Le peuple opprimé. Moïse, le libérateur.
Chapitre 5 : Moïse parle au Pharaon

Ce chapitre renseigne sur le premier appel fait au Pharaon afin que le peuple d’Israël soit délivré. Le Pharaon, instrument de Satan, refuse et le joug d’Israël devient encore plus lourd. Lorsque la puissance de Satan est mise en jeu, il redouble ses efforts pendant qu’il le peut. Il est cet homme fort (cf Luc 11, 21-22), mais Dieu soit béni, par un plus fort que lui, nous sommes plus que vainqueurs en étant rachetés par le sang de Jésus.


Versets 1 à 5 :  en rapport avec le v. 1 (Moïse et Aaron demandent au Pharaon de laisser aller le peuple), voyons Jean 11, 41 (Jésus au tombeau de Lazare) … telles sont les voies de Dieu envers ses enfants auxquels il veut donner délivrance et vie éternelle. Ces Hébreux sont sous l’esclavage. C’est la condition des pécheurs sous la domination de Satan; ils n’ont ni force ni espérance, ni Dieu; ils sont vendus au péché (cf Rom. 5, 6; Éph. 2, 12; Rom. 7, 14). Pour sortir d’une telle condition, il faut Christ, seul nom donné parmi les hommes pour être sauvés (Act. 4, 12). Ainsi, la délivrance est par Jésus. Jésus, au début de son ministère, tenté par Satan, après avoir été 40 jours sans manger dans le désert, a remporté la victoire. Dans la suite du v. 1 d’Exode 5, ce : «Afin qu’ils me célèbrent une fête» indique un grand changement;  il s’agit d’en finir avec le Pharaon et de se tourner vers Dieu qui veut les mener dans le désert pour célébrer cette fête avant l’entrée en Canaan. Au v. 2 le Pharaon exprime par ses paroles, d’une manière frappante, la condition dans laquelle il se retrouve. Quelle différence avec ce verset et, par exemple, celui de Jean 17, 3 «Et c’est ici la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.» . La réponse du Pharaon, dans ce v. 2est un refus. Elle démontre aussi sa culpabilité car il devait s’enquérir de ce Dieu comme toute âme entendant parler de la Parole. Tous ceux qui
refusent se mettent sous le jugement de Dieu comme ces chapitres le démontreront.
Ici, (v. 3 à 5) la lutte entreprise par Moïse et Aaron est contre Satan. Il en est ainsi de tout croyant. Après la joie du salut, c’est la lutte contre le monde, avec les armes que Dieu nous donne.

Versets 6 à 14 : en fait, depuis le v. 3 et jusqu’au v. 9, il ressort que le Pharaon ne se connaît pas lui-même. Il y a complète incapacité de sa part pour entrer dans les choses de Dieu. Il va jusqu’à estimer les paroles de Dieu comme des paroles de mensonge. Il ne peut pas, ou ne veut pas, comprendre non plus ce qu’est le chemin de trois jours dans le désert ou une fête à Jéhovah. Pour lui, porter des charges et faire des briques est important. Voilà son jugement. Mais quant aux choses de Dieu il n’y voyait qu’une  vraie chimère. Act. 25, 19 convient bien à cette situation: «mais ils avaient contre lui quelques questions touchant leur culte religieux et touchant un certain Jésus mort, que Paul affirmait être vivant.».  Dans la suite du passage (v. 6 et suivants), s’il y a d’une part un surcroît de travail,  les Israélites apprennent d’autre part à connaître les ressources infinies de Dieu et sa grande puissance.


Versets 15 à 23 : les commissaires, courbés sous la servitude du Pharaon, se disent serviteurs du Pharaon et non de Dieu. Mais Pharaon repousse leur appel et la colère des commissaires retombe sur Moïse et Aaron qui se tenaient là pour les rencontrer. Moïse va vers l’Éternel et lui expose tout. Même s’il y a quelque chose d’humain dans son intervention, allons, comme lui et dans notre faiblesse, exposer toutes choses à l’Éternel, en ayant la conscience que nous nous tenons devant une personne vivante.

L’attitude des commissaires des fils d’Israël (v. 20 et 21) a pour effet d’accabler Moïse. Les choses prennent un aspect décourageant. Mais il en est toujours ainsi avant la délivrance. Dans ces versets où Moïse pouvait voir toute l’oppression accrue dont était l’objet son peuple, seule la communion intime avec Dieu pouvait le soutenir.

Chapitre 06

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 6 à 10 : Promesses de Dieu et neuf premières plaies.

Chapitre 6 versets :
01 à 13 : Dieu se révèle à Moïse et à Israël
14 à 25 : généalogie (Ruben, Siméon, Lévi)

26 à 30 : Moïse objecte encore une fois

Au v. 1 : belle réponse de Dieu à la prière de Moïse malgré la faiblesse de ce dernier qui mêle des sentiments humains. Cette réponse est empreinte d’une grâce toute particulière en contraste avec l’attitude de Moïse qui doutait des voies insondables de «Je suis» (selon ch. 3). Apprenons de cela à regarder directement au Seigneur et pouvoir déclarer, comme les fils de Coré: «Toutes mes ressources sont en toi» (Ps. 87, 7). Dieu n’a pas encore frappé Pharaon, lequel déployait beaucoup d’incrédulité et d’insolence envers Israël. Dieu a patience. Il frappera Pharaon plus tard. Il parle à Moïse de manière à remplir son cœur d’une pleine certitude d’assurance. Il ne lui reproche rien. Il ne frappe ni son peuple, ni le roi. Il se contente de confirmer ce qu’il a déjà dit. Dieu expose ce qu’il fera au Pharaon. Aucune plaie ne l’a encore frappé, mais l’Eternel sera le plus fort. Il aura le dessus. Pharaon sera contraint par la main puissante de Dieu de laisser aller le peuple sans que ses dieux ne lui soient d’aucun secours. Non seulement il laissera partir Israël, mais sous la force de la souffrance infligée par Dieu, il le chassera de son pays.

Versets 2 à 8 : «Jéhovah» est le titre que prend Dieu comme  libérateur de son peuple en vertu de son alliance (v. 2 à 5). Israël avait le privilège de rester sous la sauvegarde de ce nom significatif  de Jéhovah qui forma son peuple opprimé et appelé à glorifier leur Dieu, l’Éternel, Jéhovah (És. 43, 11, 12, 15, 21). Les paroles des v. 6 à 8 proclament la grâce la plus pure, la plus gratuite, la plus riche de la part de Jéhovah. Jéhovah se présente au cœur des siens comme étant celui qui agissait en eux, pour eux, avec eux, pour la manifestation de sa propre gloire. La gloire de Dieu et le salut du peuple étaient inséparablement liés. Plus tard toutes ces choses ont été rappelées à leur souvenir en Deut. 7, 7-8. Nous aussi, nous sommes privilégiés, beaucoup plus qu’Israël. De nombreux passages, comme Jean 13, 1, déclarent l’amour sans pareil dont nous sommes les objets. Dieu dans ces versets, se présente à Moïse comme étant le Dieu fort, tout puissant. Ces patriarches, isolés au milieu de peuples idolâtres, avaient besoin de la protection toute puissante du Dieu fort. Pour les descendants d’Abraham, il se nomme: «Je suis l’Eternel (Jéhovah)». Cela revient plusieurs fois dans ce chapitre. Remarquons que, tout au long de la Genèse, ce titre «Éternel» est employé; même dans la bouche d’Abraham. Voilà pourquoi lorsque Dieu est en relation avec l’homme, et particulièrement avec son peuple, il est Jéhovah. Abraham ne le connaissait pas dans cette relation. C’est pourquoi Dieu dit à Moïse (v. 2) «Je suis l’Eternel (Jéhovah». Dieu veut entrer en relation avec son peuple et prend ce nom qui non seulement signifie le Dieu qui est à jamais , mais aussi le Dieu qui ne change pas, le Dieu fidèle à ses promesses. Dans ces paroles adressées à Moïse pour son peuple, il y a plusieurs choses à rappeler: 1) la fidélité de Dieu. Dieu se souvient de son peuple et ce souvenir montre que la délivrance est proche, que le temps fixé à Abraham – 430 ans – va prendre fin. 2) Dieu donne un message pour le peuple, message qui commence et qui se termine par: Je suis l’Eternel (v. 2 et 8). 

Verset 9 : en relation avec la réponse du peuple, est-ce que nous, nous sommes meilleurs, lorsque nous fermons l’oreille aux consolations de la Parole de Dieu. Dieu veut que nous comptions sur Lui et que nous recevions avec douceur, avec docilité la Parole qui est implantée en nous, et que nous marchions dans la confiance, le calme et  le repos, c’est ce qui l’honore.  

La suite de ce chapitre, jusqu’à la fin (surtout v. 14 à 27), fait part du registre des chefs de maisons des pères des Israélites. Ce registre est intéressant puisque Jéhovah fait le dénombrement de ceux qui lui appartiennent malgré le fait qu’ils sont encore dans le royaume de l’ennemi. Cette généalogie des trois fils ainés de Jacob a pour but de nous amener jusqu’à Moïse et à Aaron et ne va donc pas au-delà. Quelle grâce merveilleuse de la part de Dieu de trouver un intérêt dans ceux qui étaient dans toute la dégradation de la servitude (v. 9) de l’Egypte.

Versets 10 à 13 et 28 à 30 : Moïse, qui reste devant l’Éternel, ne manque pas de foi. Mais il a pourtant une défaillance lorsqu’il pose cette question: «Comment le Pharaon m’écoutera-t-il, moi qui suis incirconcis de lèvres?» (v. 12). Béni soit Dieu, l’envoyé est fortifié par la puissance de Dieu qui ne délaisse jamais ses instruments. Moïse est consolé (v. 13). Il pourra aller hardiment de l’avant. Si nous avons de la foi, nous verrons toujours cette puissance de Dieu qui a le pouvoir de nous délivrer en toutes choses.

Chapitre 07

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Chapitres 6 à 10 : Promesses de Dieu et neuf premières plaies.

 

Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 6 à 10 : Promesses de Dieu et neuf premières plaies.

Chapitre 7
: Dieu encourage Moïse

Au début du chapitre, l’Éternel ne s’arrête pas sur la faiblesse de Moïse caractérisée par ses craintes. Au contraire, il l’envoie résolument engager la lutte contre Pharaon. 


Versets 1 à 5 : Moïse et Aaron font ce qu’il leur est commandé et trouvent leur force auprès de Dieu. C’est un enseignement pour nous et un encouragement. Pensons à ce passage: «Ma grâce te suffit» (2 Cor. 12, 9).  Moïse, dans son angoisse, est venu déposer tout son fardeau dans le cœur de Dieu. Ici, Moïse est le représentant de Dieu; Aaron est le prophète ou «la bouche» de Dieu.  Il en va de même dans l’assemblée. Toutefois, pas pour apporter de nouvelles révélations, du fait que tout ce que nous avons besoin est révélé dans la Parole.

L’Éternel (v. 3) endurcira le cœur du Pharaon après l’endurcissement, à plusieurs reprises, de ce dernier (voir v. 13 et 22). Le thème de Moïse, dans ce contexte, est : «Laisse aller mon peuple»; le peuple de Dieu n’est pas fait pour Pharaon tout comme les chrétiens ne sont pas faits pour le monde. 


Versets 6 et suivants : Dieu donne l’âge de ses serviteurs Moïse et Aaron (v. 6 et 7). Cela montre combien Dieu se sert d’instruments faibles pour confondre les grandes choses de ce monde. Et avant qu’un jugement judiciaire ne tombe sur Pharaon, à cause de son endurcissement volontaire, Dieu lui donne des avertissements (v. 8 à 13). Pour ceux qui sont en Christ, il n’y a rien à craindre. Mais pour ceux qui, à l’image de Pharaon, rejettent les appels de Dieu, le jugement sera terrible. Les plaies d’Égypte ne sont qu’une faible image de ce qu’il y aura à la fin (voir Apoc. 16, etc).

Pour le sujet de des verges, remarquons que Dieu manifeste clairement qu’il tient Satan dans sa main, comme le souligne le fait que la verge d’Aaron engloutit celle des devins.


Fin du chapitre : les eaux changées en sang (v. 19 et suivants) indiquent bien que la  puissance de Satan est dans la main de Dieu. Dieu même peut l’utiliser pour opérer certaines choses. Toutefois son pouvoir est bien sûr contrôlé comme, par exemple, dans l’histoire de Job. Ici, la puissance de la mort est là; elle cerne le pays. Cette eau sacrée des Égyptiens, qui vénèrent le Nil, est devenue la mort. Au v. 22, les devins arrivent à changer un peu d’eau en sang, peut-être de ces trous du v. 24. L’Éternel permet cette intervention des devins qui suffit pour que le cœur du Pharaon s’endurcisse à nouveau. Remarquons que ces devins n’auraient pas pu faire du bien, c’est-à-dire changer le sang en eau. L’Éternel ne l’aurait d’ailleurs pas permis. En relation avec ces versets … la mort ne rode-t-elle pas aujourd’hui pour tous ceux qui ne sont pas au Seigneur? Si un chrétien déloge, il est avec le Seigneur. Pour l’incroyant, qui se laisse berner par les mensonges de Satan et du monde quant à la mort, c’est terrible. D’autre part, soyons aussi attentifs aux influences mortelles qui se glissent dans un tel discours, telle conférence, telle lecture.

Les Israélites ne burent pas ces eaux empoisonnées, ils sont épargnés. Nous, comme chrétiens, nous n’avons pas à puiser aux sources mortelles, mais bien aux eaux rafraichissantes de la Parole.

Chapitre 08

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 6 à 10 : Promesses de Dieu et neuf premières plaies.

Chapitre 8
 : plaies Nos 2, 3 et 4 … grenouilles, moustiques, mouches venimeuses

Versets 1 à 15 : deuxième plaie; celle des grenouilles. Ce sont des bêtes impures et Dieu s’en sert. Suite à cette plaie, Pharaon reconnaît une autorité supérieure puisqu’il demande à Moïse d’en être délivré. Dieu, suite aux deux premiers refus de Pharaon, aurait très bien pu se servir d’animaux féroces du désert pour dévaster le pays. Mais au lieu de cela, il se sert de ce qu’il y a de plus faible, de plus impur (Apoc. 16, 13). Les devins, par le pouvoir de Satan, font le même miracle, mais il ne nous est pas dit sur quelle échelle. Remarquons aussi que Moïse n’étend pas sa verge pour arrêter le fléau car cette verge est une verge de jugement et non de grâce. Elle reste telle lorsqu’au désert elle frappe le rocher qui représente Christ, frappé à la croix (Ex. 17). Pour que la grâce intervienne, il faut supplier. Moïse l’a expérimenté bien des fois. Mais ici, et malgré tout, le cœur du Pharaon s’endurcit encore. Ainsi, Satan veut retenir le peuple sous l’esclavage. Satan sait que, de ce peuple, naîtra celui qui lui brisera la tête. Dans la deuxième épître à Timothée, ceux qui résistent à la vérité sont comparés aux devins de l’Egypte. 

Versets 16 à 32 : deux autres plaies. Jusqu’ici, il y a déjà eu trois occasions dans lesquelles les devins ont contrefait l’œuvre de Dieu. Par là, Satan avait pour but d’anéantir la vérité aux yeux de Pharaon et de cacher par conséquent, les desseins de Dieu. Tout cela nous fait penser précisément à 2 Tim. 3, 1-9. Jannès et Jambrès sont pris en exemple et l’action de ces faits est bien caractéristique. Ce passage:

Or sache ceci, que dans les derniers jours il surviendra des temps fâcheux; car les hommes seront égoïstes, avares, vantards, hautains, outrageux, désobéissants à leurs parents, ingrats, sans piété, sans affection naturelle, implacables, calomniateurs, incontinents, cruels, n’aimant pas le bien, traîtres, téméraires, enflés d’orgueil, amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu, ayant la forme de la piété, mais en ayant renié la puissance. Or détourne-toi de telles gens. Car d’entre eux sont ceux qui s’introduisent dans les maisons et qui mènent captives des femmelettes chargées de péchés, entraînées par des convoitises diverses, qui apprennent toujours et qui ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité. Or de la même manière dont Jannès et Jambrès résistèrent à Moïse, ainsi aussi ceux-ci résistent à la vérité, hommes corrompus dans leur entendement, réprouvés quant à la foi: mais ils n’iront pas plus avant, car leur folie sera manifeste pour tous, comme a été celle de ceux-là aussi.

Cette nouvelle plaie, celle des moustiques, est comme un avertissement de Dieu donnée au Pharaon; si d’un côté Dieu exerce la patience des Israélites, de l’autre, il veut avertir Pharaon et non le frapper immédiatement. Cet avertissement à Pharaon est une image de ce que Dieu fera à la fin. À savoir: qu’en agissant envers les méchants il ne les détruira pas immédiatement. Il leur enverra d’abord une série de jugements terribles, jugements propres à les avertir. Les devins sont maintenant impuissants pour contrefaire l’œuvre créatrice de Dieu (v. 18). Satan est donc un message de mort et non de vie. À partir du v. 20, il y a une quatrième plaie. Ce sont des mouches venimeuses. Dieu les utilise pour rendre la vie insupportable à Pharaon. Chose importante à le pays de Goshen n’est pas frappé. Il y a ainsi une séparation entre ceux qui appartiennent à Christ et ceux qui sont du monde. Cette séparation qui sera parfaite dans la gloire. De même, pour sacrifier, ce peuple doit être à l’écart, dans le désert, soit une marge entre le monde et le lieu, belle image à ce que nous avons à réaliser aujourd’hui, car nous ne pouvons pas mêler le culte et le monde comme les Israélites ne pouvaient pas sacrifier en Egypte.

Chapitre 09

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 6 à 10 : Promesses de Dieu et neuf premières plaies.

Chapitre 9 : plaies Nos 5, 6 et 7 … peste, ulcères, grêle.

Versets 1 à 7 : une nouvelle plaie : celle de la peste sur les troupeaux, sur le bétail. Jusqu’ici, les personnes étaient frappées dans leurs circonstances. Par cette cinquième plaie, elles le sont dans leurs biens. L’Éternel assigne un jour et frappe tout le bétail à la fois; d’ordinaire, les maladies frappant le bétail sont graduelles. Maintenant Pharaon sait bien que l’Éternel juge dans le pays tout en épargnant à nouveau la partie de Goshen par ce terrible fléau. À cet égard, souvenons-nous que l’Éternel est aussi avec nous pour nous garder et nous préserver. Pharaon s’endurci encore (v. 7) en s’enquérant du bétail des Israélites. On peut bien penser qu’il a comme idée de se venger, d’abattre ce bétail. Mais l’Éternel ne le permettra pas. En considérant ces plaies, il faut savoir qu’elles n’ont pas eu lieu coup sur coup. En effet, en lisant attentivement le texte, on peut penser qu’elles ont eu lieu sur plusieurs mois vu qu’il y a des trêves entre chacune. C’est que Dieu est un Dieu patient comme il l’est aujourd’hui vis-à-vis du monde.


Versets 8 à 12 : l’Éternel endurcit le cœur du Pharaon (v. 12). Dans cette portion, l’Egypte est frappée par cette sixième plaie, plaie atteignant autant les hommes que les bêtes par cet ulcère faisant éruption en pustules (v. 9). Les bêtes sont frappées. Le bœuf, que les Égyptiens adorent, est donc visité par la peste. Les Égyptiens avaient aussi une déesse spéciale sur les grenouilles. Leurs supplications ne servent à rien pour écarter ces plaies. Quelques objets de leur culte (bœufs, grenouilles), pour certaines parties du pays, deviennent précisément un fléau. Ils doivent réaliser que leurs divinités sont sans puissance et que Jéhovah tient tout entre ses mains. Les devins même sont frappés malgré tous leurs enchantements.


Versets 13 à 18 : pour la première fois, Dieu envoie ses plaies dans le cœur du Pharaon. Pharaon, sans l’avoir dit, devait sentir toutes ces plaies peser dans son cœur par tout le mal qu’elles faisaient à ce pays d’Egypte et à son cher entourage. Pour tous ceux qui s’endurcissent, il est bon de rappeler que: «Afin que tu saches que nul n’est comme moi, sur toute la terre» (v. 14). Dieu affirme sa gloire et sa majesté, tout cela devant Pharaon et devant ceux qui sont durs de cœur. Quel contraste pour le croyant . Dieu est un Dieu de paix, il est un père. Cela doit nous inciter à prier pour ceux qui ne connaissent pas Dieu comme tel et envers lesquels Dieu patiente encore malgré ses nombreux avertissements.


Versets 19 à 35 : une septième plaie. Celle de la grêle qui montre la colère de Dieu. En effet, un homme pouvait passer toute une vie en Égypte sans voir la grêle. Ce seul fait indique la colère de Dieu contre ce peuple rebelle. Mais tous les Égyptiens ne sont pas des rebelles. C’est pourquoi Dieu dit: «Et maintenant, envoie, fait mettre en sûreté tes troupeaux» (v. 19). Ainsi donc, en Égypte, quelques-uns semblent avoir la crainte de l’Éternel. Ce résidu trouve refuge en Dieu qui ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. Au v. 22, image saisissante par l’homme de Dieu qui étend sa main vers les cieux pour faire venir cette grêle, cet orage, qui va tout dévaster alors qu’une belle récolte semblait se présenter (v. 31). Le pays de Goshen est à nouveau épargné par cette plaie. Aujourd’hui (2014), le monde ne prend pas garde à un orage bien plus terrible. Le chrétien en voit quelque chose. Le monde recherche les plaisirs, l’argent, comme en Gen. 6. Leurs yeux sont attachés aux choses de la terre. Quant aux chrétiens, ils seront aussi gardés malgré que dix mille tomberont à leur côté (voir Ps. 91, 7). C’est une grâce de considérer ces chapitres de l’Exode qui prolongent les événements d’alors pour le temps d’aujourd’hui (avertissements) et comme événements futurs (jugements). Bel encouragement de savoir que les chrétiens sont toujours gardés (cf 1 Pi. 1, 5). Et dans le v. 27, chose nouvelle: Pharaon se reconnait pécheur, comme s’il ne l’avait pas été jusque là. Il
dit cela sous tout le mal qui l’accable, mais ni son cœur, ni sa conscience sont touchés
, comme la suite le confirmera. Toutefois le Pharaon connaît maintenant l’Éternel non comme sauveur mais comme celui dont il avait déclaré: «Qui est l’Éternel» (ch. 5, 2). Pharaon connaît l’Éternel. Il semble même sincère en disant «je vous laisserai aller» (v. 28) une fois la plaie terminée. Mais le cœur et la conscience du roi ne sont pas atteints. La fin du chapitre le prouve. Pharaon, probablement influencé par ses proches (v. 34 et 35), ne laisse pas partir le peuple.


Verset 29 : ouvrons une parenthèse sur la puissance de la prière par un seul homme. Cette puissance revient bien des fois dans la Parole. Par exemple en rapport avec Élie qui a fait cesser la pluie pendant trois ans et six mois (Jac. 5, 17). Jacques déclare précisément que la prière du juste peut beaucoup (Jac. 5, 16). Pour cela, ayons la dépendance, la confiance, la connaissance de Dieu, ainsi que sa puissance et son amour. C’est cela la prière: avoir la foi, voir la main de Dieu en toutes choses, en contraste avec le monde qui ne voit que des effets naturels. Il ne se soucie de rien.


Exode 9 contient donc :

  • La plaie de la peste sur les troupeau jusqu’au v. 7.
  • La plaie des ulcères jusqu’au v. 12.
  • La plaie de la grêle dans les v. 17 à 34.

Chapitre 10

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 6 à 10 : Promesses de Dieu et neuf premières plaies.

Chapitre 10 : plaies 8 et 9 ; les sauterelles puis les ténèbres.

Moïse n’est désormais plus rempli de crainte. Beau contraste avec les chapitres et 4. Maintenant il n’a pas peur de se présenter devant Pharaon pour demander: «Laisse aller mon peuple». L’Éternel patiente encore mais il commence aussi à endurcir le cœur de Pharaon. Ce dernier n’écoute pas. Son peuple non plus. Cette puissante nation refuse la grâce qui lui est offerte. Quant aux pauvres Israélites, opprimés, qui n’ont rien, ils se reposent en Dieu et triomphent par lui. Ainsi en est-il aujourd’hui des chrétiens qui triomphent de Satan par la foi en Jésus.

« Vous saurez que moi je suis l’Éternel » (v. 2). Les ennemis doivent le savoir tout comme ceux qui ont la faveur de Dieu et qui pourront raconter cette délivrance à leurs enfants et à leurs petits-enfants. N’en est-il pas de même aujourd’hui? N’avons-nous pas à raconter la délivrance que nous avons trouvée en Jésus à nos enfants et petits-enfants? Paul pouvait écrire à Timothée en des jours mauvais: «Souviens-toi de Jésus-Christ» (2 Tim. 2, 8). Souvenons-nous en dans ces temps mauvais de la fin. Versets 3 à 8 : quelle hardiesse. Moïse, après avoir délivré son message à Pharaon, repart. Devant l’annonce et la peur terrible de ce fléau, les serviteurs de Pharaon réussissent à le convaincre de laisser partir les Israélites. C’est pourquoi Pharaon fait revenir Moïse et Aaron, pour dire «Qui sont ceux qui iront?».  Alors, v. 8 à 10, Pharaon veut bien laisser partir les hommes tout en gardant ce qu’ils ont de plus précieux, à savoir leurs femmes et leurs enfants. Bel enseignement pour nous. Prenons garde à ne pas penser à une séparation du monde personnelle mais: «Toi et ta maison». Il est important de placer nos femmes et enfants sur le même terrain sur lequel nous nous trouvons. C’est d’ailleurs le caractère du baptême chrétien. Dans v. 11 à 16, après avoir été chassés de devant Pharaon (v. 11b), Dieu envoie cette huitième plaie. La plaie des sauterelles dévastant tout ce que la grêle avait épargné. Au chapitre 9 de l’Apocalypse, un fléau de sauterelles est mentionné en tant que caractère symbolique. Elles s’étendent sur la terre en jugement une fois que l’Église ne sera plus là. L’Église retient encore le mal tant qu’elle est sur la terre (voir 2 Thes. 2). Les sauterelles d’Apoc. 9, selon la description qui en est donnée, sont différentes de celles de la huitième plaie. Au v. 16, Pharaon rappelle Moïse et Aaron. Mais c’est trop tard … la plaie, qui signifiait la ruine totale de toute la prospérité de Pharaon et de l’Égypte, est en cours d’exécution. Mais à nouveau, Dieu répond à la prière de son serviteur et la plaie cesse (v. 18 et 19). Dès que le répit est là, Pharaon ne change pourtant pas. L’Éternel endurcit alors son cœur (v. 20) malgré le fait que Pharaon ait reconnu son péché (v. 17). Pourtant, son âme n’est pas touchée. Ceci est sans doute dû au fait que l’entourage de Pharaon a trouvé une explication naturelle à cette plaie et cela suffit à détourner le roi d’une réalité toujours plus marquante. Il ignore volontairement ce qu’était la Parole de l’Éternel. Ainsi, devant la crédulité volontaire de Pharaon, l’Éternel endurcit son cœur.


Versets 21 à 23 : la neuvième plaie est celle des ténèbres. Elle est, comme les autres, pleine d’enseignements. Elle représente bien l’état moral dans lequel était tombé l’Égypte. Quel contraste avec le peuple d’Israël dont la lumière est en Goshen, cette lumière qui doit être en chaque croyant, en contraste avec les ténèbres toujours plus profondes de ce monde. Ces ténèbres étaient d’autant plus terribles pour les Égyptiens puisque le soleil était l’un de leurs dieux. Ceci démontre une fois de plus que Pharaon est arrêté et que les divinités d’Égypte sont impuissantes pour faire venir la lumière. Cette lumière, en Goshen, pouvait briller dans une maison d’Israélite mais pas dans une maison égyptienne voisine. Aujourd’hui il en est de même. Les vrais chrétiens côtoient un monde dont l’état moral devient toujours pire malgré les efforts de l’homme dans bien des domaines.


Fin du chapitre : Pharaon (v. 24) met à nouveau une restriction au désir de Moïse dont la réponse (v. 25) est magnifique. Moïse qui veut que tout ce qu’ils ont reçu de la part de Dieu. Souvenons-nous que tout ce qui nous avons appartient au Maître. Il nous faut être séparés du monde. Finalement (v. 27), Pharaon ne laisse pas partir le peuple en refusant les laisser aller corps et biens. Pourtant, rien ne devait rester en Égypte. Ils étaient de Canaan et non d’Égypte. Nous aussi, nous sommes appelés à refléter les caractères de Christ, car nous sommes du ciel et non d’ici-bas. Dans ce v. 27, Dieu endurcit une nouvelle fois le cœur du Pharaon. Ainsi en est il pour ceux qui refusent la grâce malgré plusieurs appels. C’est pourquoi à la fin des temps, Dieu enverra une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge (2 Thes. 2, 11). Puis il y a rupture finale entre Moïse et le Pharaon (v. 28 et 29) qui n’a rien voulu entendre de Dieu dont la patience a un terme. Ce sera aussi le cas avec le monde actuel qui va au-devant des jugements apocalyptiques. Ici dans Exode 10, Moïse ne craint pas la colère du roi mais il tient ferme comme voyant celui qui est invisible (Héb. 11, 27). Moïse est ici un vrai serviteur de Dieu. Moïse agit selon Dieu lorsqu’il déclare: «je ne verrai plus ta face» (v. 29). Dernier avertissement que Pharaon reçoit et refuse comme tous les autres.

Chapitre  11

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 11 à 14 : dernière plaie, la Pâque, le départ

Chapitre 11 : annonce de la mort de tout premier-né en Égypte (plaie No 10)

Verset 1 : les paroles que Moïse va communiquer au Pharaon, à savoir que tout ce que possèdent les Israélites en Égypte ne demeurea pas en Égypte, auront leur accomplissement. Jusqu’ici, les 9 premières plaies ont touché les Égyptiens dans leurs biens et leurs possessions. Les personnes ont toujours été épargnées. Ce ne sera plus le cas avec la plaie la plus terrible, la dixième, objet du chapitre 12.


Versets 2 et 3 : Israël n’a pas volé les Égyptiens. Il faut s’en souvenir. Sachons aussi que tout appartient à Dieu qui en dispose comme il veut. Ici, Dieu donne en quelque sorte le salaire que les Israélites ont mérité, eux qui ont tant souffert au service du Pharaon. Les Égyptiens craignent et donnent aux Israélites qui sortiront désormais de ce pays avec de grandes richesses. Tout cela sera utilisé pour un service bien précieux qui sera rendu au désert. 


Versets 4 à 10 : dernières paroles de Moïse à Pharaon qui consistent en l’annonce de la dernière plaie. Dieu donne, dans sa grâce, un ultime avertissement. Dieu annonce l’heure à laquelle cette plaie arrivera sans que le jour soit précisé. C’est l’heure à laquelle tout est plongé dans les ténèbres et le sommeil. Crainte pour les Égyptiens et paix pour les Israélites … tel est le résultat des paroles de Moïse. «Je sortirai au milieu de l’Egypte» (v. 4). C’est la sentence concernant la vie de chaque premier-né de l’Egypte qui sera frappée dans ce qu’elle avait de plus fort, juste rétribution du Pharaon qui jetait les nouveau-nés dans le fleuve. L’ardente colère de Moïse (v. 8) résulte de l’acharnement du Pharaon qui ne veut pas des paroles de Moïse tant de fois annoncées. Il s’agit là d’une sainte colère. Israël devait attendre la délivrance de l’Éternel. Il n’y avait pas de différence entre le peuple d’Israël et l’Egypte, si l’on regardait à leur état, tous étaient pécheurs. Dieu fait de la différence comme il en est aujourd’hui en vertu du sang de Christ, versé pour nous, par lequel nous avons été sortis de l’état de mort dans lequel nous nous trouvions. L’Éternel sait que Pharaon n’écoutera point et endurcit son cœur. Pharaon ne laisse pas partir les Israélites (v. 9 et 10) mais la délivrance viendra de l’Éternel. 

Chapitre 12

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Chapitres 1 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 11 à 14 : dernière plaie, la Pâque, le départ

Chapitre 12 : institution de la Pâque et mort des premiers-nés d’Égypte

Voici quelques courtes notes sur ce sujet largement commentés dans les écrits que l’on peut trouver dans les sites tels que http://www.bibliquest.org/ ou encore http://www.eblc.ch/.
Ces notes comprennent aussi les 8 pâques (y compris celle d’Exode ch.12) mentionnées dans la Bible.


Quelques notes en relation avec les versets 1 à 16
… notre pâque, Christ, a été sacrifiée (dans 1 Cor. 5, 7)
… un agneau qu’on mène à la tuerie (Jér. 11, 19)
… tu seras sauvé, toi et ta maison (Act. 16, 31)
… conseils de Dieu … 400 ans (Gen. 15, 13)
… sans défaut et sans tache (1 Pi. 1, 18-19)
… seul le sang de Christ … (Rom. 3, 20,25,26)
… manger la chair, boire le sang … (Jean 6, 53)
… comme un agneau à la boucherie …(Es. 53, 7)

Remarques sur
 :
Verset 1 : la Pâque a lieu six mois avant le grand jour des propitiations.

Versets 3 et 6 : dixième et quatorzième jour = quatre jours qui font penser à la période du ministère de Christ, aux quatre évangiles. Quant à la période qui va jusqu’au dixième jour, ne voyons-nous pas les conseils divins, de toute éternité, en rapport avec la venue de Christ.
Verset 5
 : âgé d’un an = animal mature, adulte … mais toujours un agneau. 
Verset 6
 : entre les deux soirs = le moment où la nuit va tomber.
Verset 7
 : il faut mettre le sang avant la nuit. Sinon, c’est trop tard. Le sang n’est pas mis sur le sol car on ne foule pas le sang.
Verset 12
 : les prémices (en rapport avec « premier-né ») = celui qui va faire la continuité de la famille (cf Ps. 105, 36).

Quelques notes en relation avec les versets 17 à 42
… Un peu de levain fait lever la pâte tout entière (Gal. 5, 9)
… Contre toi, contre toi seul, j’ai péché (dans le Ps. 51, 4)
… 1 Cor. 11, 23 (institution de la cène en relation avec Ex. 12, 14,27,42
… garde le mois d’Abib, et fais la Pâque à l’Éternel (Deut. 16, 1)
… cet homme avec la cruche d’eau (Luc 22, 7-12) = le Saint-Esprit et la Parole.
Suivons cet homme
…  je suis là (Matt. 18, 20)
… Jean 4, 24 = en quelque sorte la transition entre le lieu géographique et le lieu
moral.
… Et le ramassis du peuple (Nom. 11, 4) en relation avec le v. 38
… la manne (Exode ch. 16) en relation avec le v.39b.  Pas de provisions mais une 
réponse      «Dieu leur a donné la manne»

 Pour les huit « Pâque » dans la Bible :
Exode 12 =
 1) l’institution
Nom. 9, 1-14 =
 2) dans le désert
Jos. 5, 10-12 =
 3) Guilgal après le Jourdain
2 Chr. 30, 1,15-22 =
 4) sous Ézéchias
2 Chr. 35, 1,18-19 =
 5) sous Josias
Es. 6, 19-22 =
 6) sous Esdras
Luc 22, 14-18 =
 7) le Seigneur avec ses disciples
Ezé. 45, 21 =
 8) la pâque millénaire

Remarques sur :
Verset 18 en rapport avec le levain
 :
Le mal moral (cf 1 Cor. 5, 6,8)
Le mal doctrinal (cf Gal. 5, 9)

Versets 8, 15, 17, 18, 20 « sans levain »
 :
Une séparation positive pour le Seigneur
En 1 Cor. 5, 8 …. C’est pourquoi ….

Verset 22 
: dans 1 Rois 4, 33 «Et il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur; et il parla sur les bêtes, et sur les oiseaux, et sur les reptiles, et sur les poissons » = images de l’abaissement et de la gloire du Seigneur. La branche d’hysope est la figure de ce que nous sommes par nature. Nous ne sommes rien et en réalité nous avons besoin d’être trempé dans le sang.
Verset 41
 : en 1491 avant Jésus Christ. Gen. 46 = AC 1706; Ex. 12 = AC 1491 soit 215 ans depuis le départ d’Israël en Égypte. Et dans Gen. 15, 13, il est mentionné que le peuple serait opprimé pendant 400 ans. Ce commentaire extrait sur «note sur les dates chronologiques» de la Bible JND:
Afin de déterminer la portée de l’expression «l’habitation des fils d’Israël» (Ex.
12, 40) il faut se rappeler que la promesse de Dieu à Abram (Gen. 15, 13,16) contient l’indication des «400 ans», et ensuite l’assurance que les descendants du patriarche reviendraient à la quatrième génération au pays de Canaan. Il s’ensuit que le temps du séjour ou du pèlerinage de la famille élue doit se compter à partir des jours d’Abraham, et vraisemblablement depuis son entrée dans le pays de Canaan. Voir aussi Act. 7, 17.

Encore :
Mais, je vous ai vu ce matin ! En relation avec le mémorial pour l’Église et le fait que, comme il y a un seul pain, il y a un seul corps (1 Cor. 10, 17). On annonce la mort du Seigneur au nom de tous les rachetés. (WK).

Dans la Pâque il y a :
1)
le côté collectif: toute la congrégation (v. 6). 2) le côté familial: un agneau par maison (v. 3). 3) le côté individuel: toute âme (v. 4)

Les 8 Pâques :
Pâques (Les huit) dans la Bible

1. L’institution de la pâque: (Ex. 12)

La pâque est une touchante figure du sacrifice de Christ, Agneau de Dieu. Le mot pâque implique l’idée de passer par-dessus. Le sacrifice de l’agneau pascal et le signe de son sang sur les maisons des Israélites protégeaient le peuple contre le jugement des premiers-nés. Dieu passait par dessus sans frapper (Ex. 12, 13, 27).
L’agneau pascal, sans défaut, devait être mis en garde du dixième au quatorzième jour (peut-être une figure des quatre mille ans de la vie de l’homme sur la terre, d’Adam à Christ).
Le sacrifice de l’agneau intervenait entre les deux soirs; aucun des os ne devait être cassé (Ex. 12, 46), prophétie merveilleusement réalisée en Christ malgré la brutalité et la méchanceté de l’homme à la croix (Jean 19, 36).
La chair, rôtie au feu, était mangée par le peuple, avec des pains sans levain et des herbes amères (Ex. 12, 8). C’est ce que réalise spirituellement le croyant.
Le sang, recueilli dans un bassin, était placé avec un bouquet d’hysope sur les deux poteaux et le linteau des maisons d’Israël pour garantir contre le jugement des premiers-nés (Ex. 12, 7–13).
Israël commençait alors son voyage vers la terre promise et gardait le souvenir de cette nuit solennelle à travers toutes les générations (Ex. 12, 14, 42).
La Pâque, intimement liée à la fête des pains sans levain (les deux fêtes sont identifiées en Luc 22, 1) est la deuxième des sept fêtes à l’Eternel (Lév. 23, 5; Deut. 16, 1–8), immédiatement après le sabbat, repos de Dieu dans la création. Elle forme la base de toutes les fêtes qui suivent, jusqu’à la fête des tabernacles, figure du repos éternel de Dieu dans la rédemption.

2. La pâque dans le désert: (Nom. 9, 1–14)
Célébrée dans le désert pour la première fois au premier anniversaire de la sortie d’Egypte – au quatorzième jour du premier mois, le mois d’Abib selon Nom. 9, 4-5 – dans le désert du Sinaï, et probablement la seule fois jusqu’à la traversée du Jourdain, autant que la Parole nous le révèle. Les provisions de la grâce sont ajoutées pour que la Pâque puisse se célébrer le second mois si le peuple n’était pas moralement en état de le faire au temps fixé (Nom. 9, 10-11).

3. La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain: (Jos. 5, 10-12)
Israël a traversé le Jourdain le dixième jour du premier mois de la quarante et unième année après la sortie d’Egypte. Il a célébré la Pâque à Guilgal au temps fixé, le quatorzième jour de ce premier mois (Abib). Le lendemain, la manne cesse et le peuple mange du cru du pays, du vieux blé et du grain rôti; image pour le croyant d’un Christ céleste, objet des desseins éternels de Dieu.

4. La pâque sous Ézéchias: (2 Chr. 30, 1,15–22)
Elle a été célébrée à Jérusalem par les deux tribus de Juda et de Benjamin, avec quelques représentants des dix tribus d’Israël qui avaient répondu à l’appel du roi par ses courriers (Aser, Manassé et Zabulon), au quatorzième jour du second mois (selon les dispositions de Nom. 9). Des sacrifices de prospérités – figure de l’acceptation du peuple devant Dieu sur la base du sacrifice – sont à leur place, en même temps que la Pâque et les pains sans levain.

5. La pâque sous Josias: (2 Chr. 35, 1,18-19)
Célébrée à Jérusalem le quatorzième jour du mois, la dix-huitième année du règne de Josias (les prophéties d’Ézéchiel sont rattachées à cette date). L’arche est placée dans le temple par les Lévites (2 Chr. 35, 3) qui représentent l’ensemble du peuple (2 Chr. 11, 13), et la Pâque est célébrée alors qu’on offre des holocaustes sur l’autel de l’Eternel.
Lors de ce dernier réveil du peuple avant la transportation, la Pâque est célébrée comme il n’y en avait pas eu de semblable depuis les jours de Samuel le prophète (v. 18), et comme aucun des rois d’Israël ne l’avait fait auparavant.

6. La pâque avec Esdras: (Esd. 6, 19–22) 
L’autel de l’Eternel avait été rebâti sur son emplacement (Esd. 3, 2 et 3), les fondements du temple posés (3, 10), avec un mélange de joie et de tristesse; enfin, la maison de Dieu achevée (malgré une attristante interruption) et dédicacée avec joie (6, 17). La Pâque (moment où il convenait d’affliger son âme selon Deut. 16, 3) est célébrée dans la pensée de l’unité du peuple (Esd. 6, 17), avec la joie de Dieu réalisée dans la séparation des nations idolâtres.

7. La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples: (Luc 22, 14–18)
Le Seigneur est monté trois fois à Jérusalem au cours de son ministère pour célébrer la pâque (selon les instructions de Deut. 16, 16); seule, la dernière pâque est rapportée dans les évangiles. Dans l’anticipation immédiate du sacrifice qu’il faisait de Lui-même, Christ institue à la fin de ce souper d’adieu avec ses disciples la cène, mémorial de son œuvre pendant son absence.
Maintenant, «notre pâque, Christ, a été sacrifiée» (1 Cor. 5, 7) et les chrétiens sont invités à célébrer la fête des pains sans levain, symbole d’une vie pratique exempte de souillure. La cène (1 Cor. 11) et la Table du Seigneur (1 Cor. 10) comportent des enseignements distincts donnés dans les épîtres.

8. La pâque millénaire: (Ezé. 45, 21)
Le souvenir de la mort de Christ, Agneau de Dieu, ne sera perdu:
– ni sur la terre, pendant les mille ans où sera déclaré ce que Dieu a fait (Nom. 23, 23; Ps. 22, 31)
– ni dans le ciel, où les saints célestes entoureront le Trône de l’Agneau qui se tient là, comme immolé (Apoc. 5, 6).
Fondement de toutes les bénédictions, la Pâque garde toute sa place, de même que la fête des tabernacles, enfin réalisée pour la joie du cœur de Christ dans ses rachetés terrestres (Soph. 3, 16).

Chapitre 13

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Chapitres 01 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 11 à 14 : dernière plaie, la Pâque, le départ

Chapitre 13 : sanctification des premiers-nés en Israël

En lisant cette portion, rappelons-nous que ces choses leur arrivèrent comme types et qu’elles sont là pour nous servir d’avertissement (1 Cor. 10, 11). Ce chapitre, comme la fin du douzième, relate la délivrance qui était en train de s’opérer. La délivrance fut totale après le passage de la mer Rouge. Avant cela, il y avait cependant déjà une certaine délivrance. En effet, ils étaient délivrés du jugement et mis à l’abri par le sang. Dans les versets 17 et suivants du chapitre 12, il y avait aussi l’institution de la fête des pains sans levain mise en rapport avec la délivrance. Dans le chapitre 13, il y a en plus le rachat des premiers-nés (v. 12 et 13). Tous les premiers-nés des Israélites appartenaient à l’Eternel. Par conséquent ils devaient être rachetés. L’homme est mis au même rang que l’âne, bête impure. Ceci nous montre ce qu’est l’homme dans le péché: impur. Il faut donc un rachat pour délivrer de l’impureté, de la mort, et ce rachat a lieu par le sacrifice d’agneau. Pour nous, Christ est cet agneau (cf 1 Pi. 1, 18-19; 1 Cor. 6, 20). La consécration des premiers-nés et la fête des pains sans levain (v. 2, 6 et 7) sont de fait représentés ici en rapport immédiat avec la délivrance hors de l’Egypte.


Versets 8 à 16 : la raison de ces deux ordonnances (rachat des premiers-nés et fête des pains sans levain) et la manière dont elles devaient être pratiqués y sont indiquées (v. 8, 14 et 15). En relation avec le rachat (v. 13), rappelons que l’Israélite n’était pas meilleur que l’Égyptien. Seule la grâce faisait la différence. (cf Rom. 3, 27). Puis, selon les v. 14 à 16, sachons aussi enseigner la vérité à nos enfants. Ces versets en donnent l’exhortation.


Versets 17 à 19 : Dieu prend soin de son peuple car il sait de quoi nous sommes faits. Tout est mesuré. Le Seigneur permet que de trop pénibles épreuves atteignent les siens au début de leur carrière. Par le chemin du désert, ce peuple sera formé, apprendra ce qu’est la chair, etc. Dans Deut. 8, 2 «Et tu te souviendras de tout le chemin par lequel l’Éternel, ton Dieu, t’a fait marcher ces quarante ans, dans le désert, afin de t’humilier, [et] de t’éprouver, pour connaître ce qui était dans ton cœur, si tu garderais ses commandements, ou non». Quant au v. 19, à propos des os de Joseph, il est à mettre en parallèle avec le passage de Gen. 50, 25 et celui de Jos. 24, 32 .


Versets 20 à 22 : dans cette fin de chapitre, l’Éternel est devenu le compagnon de ce peuple. La colonne de nuée et de feu en est le signe. Ce peuple en avait bien besoin en parcourant ce chemin, comme nous aussi nous avons besoin de sa présence en attendant la gloire. Il fallait marcher jour et nuit pour mettre la plus grande distance possible entre eux et le pays de l’esclavage. Ils seront affranchis seulement lorsqu’ils seront hors de l’Égypte.

Chapitre 14

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Chapitres 01 à 14 : L’état du peuple. Le libérateur. La délivrance.

Chapitres 11 à 14 : dernière plaie, la Pâque, le départ

Chapitre 14 : l’Éternel délivre Israël à la mer Rouge

Ps.139, 23 et 24

Sonde-moi, ô *Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées.

Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle. 


Cette citation rappelle que les merveilles de notre Dieu ne sont connues que dans les eaux profondes. En effet, le Seigneur nous avertit que notre chemin est étroit, difficile, rocailleux. Tout ceci est nécessaire pour notre formation. C’est par ces grandes eaux que nous apprenons à connaître le Seigneur, sa présence, et tout son amour.


Début du chapitre :
les v. 6 à 10 montrent toute la puissance déployée par Pharaon pour anéantir Israël. Dieu a permis cela afin de manifester sa puissance dans le salut de son peuple et dans la défaite définitive des Égyptiens. Au milieu de la souricière dans laquelle se trouvait Israël, aucun effort humain n’était possible. C’est ce qui a permis à Dieu de manifester sa puissance, ce Dieu dont la bonté demeure à toujours. Les lieux cités au v. 2 est aussi un rappel de tout ce que l’Éternel permet dans la vie de chaque croyant. Dieu mesure tout et sait pourquoi il place des épreuves devant nous. Ces circonstances que Dieu place devant nous sont aussi une occasion de glorifier ce Dieu Sauveur au milieu des plus profondes eaux. C’est bien ce que ce chapitre présente avec la défaite Pharaon et son armée (v. 17).  La puissance divine a déjà été manifestée dans les chapitres précédents. Ainsi, les réactions des Israélites, citées dans les v. 11 et 12, peuvent paraître surprenantes. Mais reconnaissons-le. Nous aussi, nous pouvons avoir, même souvent, de telles réactions lorsque l’épreuve est là. Nous ressemblons donc à ce peuple. Ce fut aussi le cas, par exemple, de David qui, incrédule, fuyait devant Saül (1 Sam. 27, 1). Tout ceci nous montre combien peu nous faisons confiance à notre Dieu Sauveur. Puissions-nous, devant les épreuves, nous tenir en la présence de Dieu afin de ne pas perdre la jouissance de notre salut.


Milieu et suite du chapitre :

Versets 13 et 14 : apprenons que le premier acte de foi, en présence de l’épreuve, est de  demeurer tranquille. En demeurant tranquille, en ayant mis de côté ce qui est charnel, Dieu peut agir et montrer sa puissance; par cela, nous mesurons aussi toute notre incapacité. Ce v. 14 enseigne encore que nous avons non seulement la paix de la conscience par l’expiation de nos péchés mais aussi avoir la paix du cœur lorsque nous plaçons le Seigneur entre nous et les épreuves qui arrivent. Pour avoir cette paix du cœur, il faut demeurer tranquille. Ainsi (v. 15) il faut apprendre à demeurer tranquille afin de pouvoir marcher en avant. Autrement tous nos efforts n’auraient d’autres résultats que de manifester notre notre faiblesse, notre incapacité. Ce «Voyez la délivrance de l’Éternel » (v.
13
), montre encore une fois que tout est de Dieu, c’est le salut de Dieu.

Remarquons aussi (v. 15), qu’il n’était pas nécessaire à Moïse de crier à l’Éternel. Il suffisait de donner au peuple le commandement de marcher. Apprenons, par là, à ne pas nous arrêter quand nous devrions avancer, et vice versa. Le chemin de la foi est indiqué au v. 16. L’amour de Dieu ouvre la voie pour faire le premier pas. Puis, pour nous aussi, il faut faire un pas après l’autre. En effet, nous devons continuellement dépendre de Dieu, belle image de cette traversée de la mer Rouge, où les eaux se retiraient au fur et à mesure de l’avance des Israélites. Et il en est question en Héb. 11, 29. Les Égyptiens empruntent aussi ce passage (v. 21-22) mais ils s’y engagent avec les yeux de la vue, non avec ceux de la foi comme Israël.  De ce fait, ils ne peuvent pas marcher dans les voies de Dieu, car la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu (1 Cor. 15, 50). Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Au contraire, Dieu veille sur ceux qui sont saints (Ps. 121, 4). Alors (v. 19- 20), la paix de la conscience et la paix du cœur sont là. Pour cause: l’Éternel est placé entre son peuple et les Égyptiens. Ces versets présentent un double aspect de la colonne. Ce double aspect, qui se révèle aussi à la croix, ressort du contraste de la paix pour le croyant et jugement pour l’incrédule. 


Fin du chapitre :

Après la vanité des discours des Israélites (v.11-12), il y a comme une imitation de foi de la part des Égyptiens qui s’engagent (v. 23). Dieu annule les uns et les autres. De plus, le même Dieu qui servait de mur aux rachetés de Jéhovah sert de tombeau au Pharaon. Ceux qui marchent par la foi trouvent un chemin pour y marcher, tandis que les autres trouvent un tombeau.  En relation avec ce chapitre, 1 Cor. 10, 1,2 et 6 est bien à propos. Pour l’Église, le passage de la mer Rouge correspondent au baptême chrétien. pour nous.

Dans les v. 1 à 4 de notre chapitre, l’Éternel parle à Moïse pour lui donner des ordres afin qu’il conduise Israël dans un lieu d’épreuve. Sa foi doit être éprouvée.

Dans les v. 5 à 9 il est étonnant de voir Pharaon agir ainsi, mais rappelons-nous qu’il est sous la puissance de Satan.

Au v. 14 c’est terrible de voir Dieu regarder et trouver l’iniquité devant Lui. Il exerce alors le jugement sur ce qu’il voit et comme type moral, la mer Rouge représente la mort de Jésus et sa résurrection et ses rachetés. Il faut passer la mer Rouge, c’est ainsi que le peuple a traversé la mort et le jugement.

Avec ce chapitre, nous avons les trois caractères de Dieu en rapport avec l’œuvre de notre salut dans l’Exode, c’est-à-dire sa condescendance lorsque Dieu voit l’affliction,  ch. 3, 7, en ce que Dieu ne nous implique pas le jugement contre le péché en vertu du sang de l’agneau, ch. 12, et en ce que toute la puissance de ses yeux libérateurs est pour nous.


À propos de la mer Rouge, selon introduction de la Bible, JND :

Jacob s’étant rendu en Égypte, les Israélites, ses descendants, sont assujettis au joug de l’esclavage, à la dure servitude des Égyptiens, comme nous le sommes au péché dans la chair. Ce fait introduit un nouveau principe d’une immense portée, celui de la rédemption, accompagné d’une autre vérité: l’existence d’un peuple de Dieu sur la terre, d’un peuple au milieu duquel Dieu demeure (Ex. 3,7-8; 6,1-8; 29, 45-46). C’est la grâce souveraine qui pense à la misère du peuple, et qui entend le cri des fils d’Israël. Mais Israël était dans le péché tout autant que les Égyptiens; comment donc Dieu pouvait-Il le délivrer? Il a trouvé une rançon: le sang de l’agneau pascal, figure de Christ, est répandu, par la foi, sur le linteau et sur les deux poteaux de la porte de chaque maison des Israélites, et Dieu, qui frappe en jugement, «passe par-dessus» le peuple abrité par le sang. Israël mange l’agneau qui avait été sacrifié et l’avait garanti du jugement; il le mange avec des herbes amères et du pain sans levain, avec l’amertume de l’humiliation et la vérité dans le coeur, les reins ceints, le bâton à la main, les sandales aux pieds; puis il quitte en hâte l’Égypte. Ensuite le peuple, arrivé à la mer Rouge, est délivré: «Tenez-vous là», dit Moïse, «et voyez la délivrance de l’Éternel». La puissance de l’Égypte tombe sous le jugement de Dieu exécuté sur elle; désormais Israël est hors d’Égypte, délivré et amené à Dieu. La rédemption est complète; le peuple ne verra plus les Égyptiens, à jamais (Ex. 14-15).

De même que la mer Rouge est, en type, la mort de Christ pour nous, le Jourdain est notre mort avec Lui.

Chapitre 15

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Chapitres 14 à 18 : trajuet d’Israël jusqu’au Sinaï
Chapitre 15 : le cantique de la délivrance

Ce chapitre s’ouvre par le magnifique chant de louange et de prière d’Israël. Si Israël peut s’exclamer ainsi, c’est parce qu’il a vu la grande puissance que l’Éternel  a déployé contre les Égyptiens (cf ch.14, 31). Les Israélites virent les Égyptiens étendus sur le rivage. Ainsi peut éclater ce chant de triomphe consécutif à cette grande délivrance. Pour nous chrétiens, la certitude de la délivrance nous permet de rendre un culte pur et intelligent. C’est cette certitude d’une pleine délivrance, de rédemption en Christ, qui permet un tel culte. Ce cher Sauveur, qui intercède pour nous auprès du Père, a été notre substitut en donnant sa vie à Golgotha. Mais Christ a été ressuscité. C’est bien la preuve que Dieu a été pleinement satisfait de l’œuvre accomplie. En parcourant les notes de ce cantique, il est remarquable de voir que nous n’en trouvons pas une seule qui concerne le moi. Tout se rattache, et est, à la gloire de Jehova. Certes, le cœur du peuple avait été mis à l’étroit au chapitre précédent. La pression des circonstances était là mais, après le passage de la mer Rouge, tout change. D’où ce doux cantique de louange. Ce cantique dirige nos regards sur un seul objet qui est le Seigneur lui-même dans son caractère et dans ses voies. À cet égard, Ps. 92, 4 est à propos «Car, ô Éternel! tu m’as réjoui par tes actes; je chanterai de joie à cause des œuvres de tes mains». Dans tout vrai culte, Dieu lui-même est à la fois objet du culte, sujet du culte et puissance du culte. Bel exemple de louange que ce cantique! C’est le langage d’un peuple racheté. Il commence par la rédemption et se termine par la gloire. Il commence par la croix, et se termine par le royaume. Dans le v. 13, les Israélites peuvent déclarer un avenir glorieux bien que n’ayant posé que le pied sur le bord du rivage. C’est que leur âme n’est occupée que de Dieu et elle peut se plonger dans la plénitude de sa grâce. Puissions-nous vivre pour sa gloire en attendant le temps où l’Éternel régnera à toujours et à perpétuité.

Dans le v. 2 «Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon *Dieu, et je lui préparerai une habitation, – le Dieu de mon père, et je l’exalterai..», c’est la pensée de Dieu habitant avec l’homme. Cela est visible dans toute l’Écriture depuis ce chapitre jusqu’en Apoc. 21.


À partir du v. 22, il y a le moment qui correspond à l’entrée dans la vie expérimentale du désert. C’est aussi valable, en type, pour nous. C’est une mise à l’épreuve afin que nous puissions connaître ce qu’est notre propre cœur mais aussi et surtout les ressources qu’il y a en Dieu, ce Dieu de patience et de bonté. Ne nous laissons pas abattre et ne retournons pas de notre cœur en Égypte. Remarquons encore que l’Égypte représente le monde et les attraits qu’il présente au cœur. À ne pas confondre avec Babylone qui représente l’état de la fausse église qui est l’église professante. Remarquons aussi que les Israélites furent occupés par trois positions, à savoir 1) l’Égypte, 2) le désert et 3) Canaan. En type, ces 3 positions sont aussi les nôtres. De fait nous sommes en Égypte avec l’environnement du monde et de ses attraits. Mais nous sommes aussi dans le désert quant à notre expérience et en Canaan par la foi. Pour les Israélites, après seulement trois jours de désert, les murmures font place à la louange (v. 22 à 24). Ce sont les épreuves du désert. Mais Jehovah, dans sa grâce, veut enlever toute amertume en adoucissant l’eau (v. 25).  Ce bois est une belle image de la croix de Jésus qui a rendu douces les eaux amères de la mort. L’amertume de la mort est passée. Puis il y a (v. 26) ce qu’il y a lieu de faire dès le début de la carrière du désert. C’est de regarder en haut. Puis, au v. 27, c’est Élim. Ces v. 22 à 27 indiquent ainsi de quoi est composé le désert; des épreuves avec «Mara» mais aussi de la joie avec ces oasis qui rafraichissent l’esprit et raniment le cœur. Remarquons aussi que les 12 (fontaines d’eau) et les 70 (palmiers) sont des nombres qui ont un rapport avec le ministère.


Rappelons, en relation avec le ch. 12, la valeur du sang, le sang de l’expiation. Oui, par la mort et la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, la délivrance est là. C’est une délivrance complète de tous les ennemis. La mort met fin à l’esclavage de Satan et, par la résurrection, nous nous trouvons transportés dans la vie et affranchis de la puissance de Satan et du péché.


Encore :

En relation avec le v. 21 «et Marie leur répondait: Chantez à l’Éternel, car il s’est hautement élevé; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.», la chrétienté s’appuie sur ce passage, entre autres passages, pour autoriser le ministère des femmes. Cependant, ici, Marie participe à la louange et c’est tout. En Nom. 12, il est aussi fait mention de Marie et pas à son honneur. Elle s’élève contre Moïse, celui  dont l’Éternel s’est servi pour délivrer le peuple. Mais le châtiment ne tarde pas. Pendant sept ans Marie sera lépreuse.

Chapitre 16

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 Chapitres 14 à 18 : trajuet d’Israël jusqu’au Sinaï
Chapitre 16 : la manne

Versets 1 à 12 : le peuple se trouve entre Élim et Sinaï (v. 1). Il s’agit d’une position significative. En effet, Élim est le lieu où Dieu s’est manifesté en grâce alors que Sinaï est le lieu où Israël se mettra sous la loi (voir ch. 24, 8). Ils préfèrent une alliance d’œuvres au détriment de la grâce gratuite et souveraine. En faisant sortir Israël d’Égypte, Dieu n’avait certainement pas l’intention de faire mourir ce peuple dans le désert. Pourtant c’est ce que pensent les Israélites, qui murmurent, et qui disent, selon v. 3b: «Car vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette congrégation». Par leurs
paroles, les Israélites semblent faire confiance à Satan plutôt qu’à Dieu; cela rappelle Gen. 3, 1 à 6.  Quelle différence avec le parfait modèle qui dépendait constamment de Dieu et recevait la gloire de Lui. Cherchons à l’imiter. Ne faisons pas comme les Israélites qui, dans ce v. 3, oublient que c’est l’Eternel qui les a faits sortir et non Moïse. Rom. 1, 21
«parce que, ayant connu Dieu, ils ne le glorifièrent point comme Dieu, ni ne lui rendirent grâces; mais ils devinrent vains dans leurs raisonnements, et leur cœur destitué d’intelligence fut rempli de ténèbres:» fait ressortir combien les murmures sont désagréable à l’Éternel. En commençant ainsi, les Israélites iront de mal en pis. Par exemple, le passage de Nom. 14, 3 présente le mécontentement général du peuple: «Et pourquoi l’Éternel nous fait-il venir dans ce pays, pour y tomber par l’épée, pour que nos femmes et nos petits enfants deviennent une proie? Ne serait-il pas bon pour nous de retourner en Égypte?». Pourtant (v. 4) la grâce pourvoyait à tous les besoins du peuple et cela malgré leur incrédulité. Ils reçoivent des biens du ciel. Dans ce même v. 4, il fallait des cœurs éprouvés afin qu’ils comprennent et soient satisfaits de ce pain du ciel, ce pain dont les Israélites n’étaient pas contents (Nom. 21, 5: «Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse: Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert? car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable.»). Ils montrent par là combien peu leurs cœurs étaient détachés de l’Égypte. «Murmures» revient quatre fois dans les v. 7 à 12.


Versets 13 et suivants : la manne, descendue sur la rosée, devait être récoltée le matin avant la chaleur du jour (v. 21). Cette manne si pure, si délicate, ne supportait pas le contact avec la terre. Elle devait être recueillie de bonne heure pour être une nourriture solide. Quel enseignement pour nous! Il faut se nourrir de Christ en se souvenant que la nourriture (manne) d’hier ne peut rien pour aujourd’hui, ni celle d’aujourd’hui pour demain. En effet, il faut que nous nous nourrissions de Christ chaque jour avec une nouvelle énergie de l’Esprit (Jean 6, 57). La manne représente donc Christ descendu ici-bas. Il nous faut un Christ qui lui aussi a été un étranger sur cette terre. Quant au cru du pays de Canaan (Jos. 16, 11-12), il typifie un Christ monté en haut et assis dans la gloire. Comme tel, il est la nourriture à ceux qui par la foi, savent qu’ils sont ressuscités ensemble et assis ensemble avec lui dans les lieux célestes.

Ces versets, comme les précédents (par exemple le v. 10), indiquent la grâce de Dieu malgré les murmures. En effet, l’Éternel est avec eux dans le désert et pour avoir communion avec lui, il faut recevoir cette nourriture céleste, avec  mesure, et non retourner de cœur en Égypte. La manne était un aliment intrigant, un égyptien n’aurait pu ni l’apprécier ni s’en nourrir. Il en est de même aujourd’hui lorsque l’homme du monde ne comprend pas comment un chrétien peut vivre ici-bas. Tout cela est inaccessible à leur nature, et en contraste le chrétien jouit de cette nourriture. Il est aussi déplorable de voir des chrétiens cherchant la nourriture de ce monde, montrant par là qu’il s’agit de chrétiens ne pouvant vivre pour Christ et lui rendre témoignage. Le cœur de l’homme n’est même pas disposé à se reposer avec Dieu (v. 27 à 29). 


Le sabbat occupe aussi une place dans ce chapitre (v. 23, 25,26, 29); il est présenté comme étant un don et l’homme ne le reçoit pas comme tel. En Nom. 15, 32-36, l’homme ne peut pas garder le sabbat comme une loi. Tout comme la manne, le sabbat est un type. Il est le type du jour du Seigneur. Profitons d’avantage de ce jour, cette providence pleine de grâce. «En toutes choses rendez grâce» (1 Thes. 5, 18). Quel contraste avec les murmures (v. 2, 7, 8, 9, 12) des Israélites. Au désert le travail des Israélites était de se lever de bonne heure pour récolter leur nourriture. Nous aussi, nous sommes appelés à travailler et à ne pas être oisifs. Nous devons avoir une confiance implicite en Dieu qui pourvoit à tous nos besoins.


Versets 32 à 36 : Dieu veille à ce qu’Israël, à qui un pays ruisselant de lait et de miel est promis, n’oublie jamais ce qui l’a soutenu pendant ces 40 ans de désert. Type instructif pour nous. Nourrissons-nous du céleste pain selon notre capacité. Trop ramasser de manne était mauvais. Le symptôme de la corruption se manifestait. Cette manne qui engendre des vers (v. 20) est la figure de ceux qui semblent faire de rapides progrès puis rétrogradent. En effet, cela ressemble à l’Israélite qui ramassait plus de manne qu’il ne lui fallait pour un jour. Et souvenons-nous qu’avant tout que la vie du croyant doit être pratique et non théorique. Alors (v. 33), un mémorial est là. C’est une cruche comme mémorial de la fidélité de Dieu qui pourvoit aux besoins des Israélites pendant la traversée du désert. En rapport avec le sujet de la manne, Jean 6, déjà cité, est instructif tout comme l’institution du
sabbat, ce repos interrompu de Gen. 3, par l’entrée du péché. Le sabbat reprend ici comme vu dans les v. 22 et suivants. Quant à la manne, cachée dans cet omer, ne voyons-nous pas l’image d’une vie cachée avec Christ en Dieu. 


Encore :

En relation avec le v. 30, « Et le peuple se reposa le septième jour » est en rapport avec la grâce. Une telle phrase n’est pas appropriée sous le régime de la loi. Les soins de la grâce comprennent trois choses: 1) Christ notre pain, notre nourriture; 2) l’eau du rocher, type du Saint Esprit et 3) l’intercession de Jésus.


La manne se lie au sabbat, l’eau du rocher au combat dans lequel le Saint Esprit nous  introduit. Ce combat est accompagné de l’intercession. Ces trois choses se trouvent dans les chapitres 16 et 17. Dans sa grâce Dieu a donné des cailles pour répondre à la requête des fils d’Israël, auxquels la manne, figure de Christ, ne suffisait pas. Remarquons bien que les cailles n’apportent aucune bénédiction en contraste avec la manne. Les pots de chair de l’Égypte sont les choses de ce monde.

Chapitre  17

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Chapitres 14 à 18 : trajet d’Israël jusqu’au Sinaï.
Chapitre 17 : l’eau du rocher et le combat contre Amalek

Début du chapitre : il y a, en lisant les deux premiers versets, un constat. C’est que le peuple a peu d’égards envers Moïse. Les Israélites agissent selon leur volonté malgré le pain descendu du ciel (ch. 16) qui a nourri quelque 600’000 hommes. Par les agissement de ce peuple, nous apprenons à connaître le cœur de l’homme, le nôtre. Ainsi, ces types (ou figures) de ce peuple traversant le désert sont là pour notre enseignement. L’incrédulité du cœur humain est relevée  en Héb. 3, 12; Prenez garde, frères, qu’il n’y ait en quelqu’un de vous un méchant cœur d’incrédulité, en ce qu’il abandonne le Dieu vivant ». Tout convient, sauf Dieu, à un tel coeur. Les questions sont : Que mangerons-nous (ch 16)? Que boirons-nous (ch.17)? Apprenons à placer toute notre confiance en Dieu qui est la source de toutes choses et qui nous aide dans les moments difficiles. 


Versets 4 à 7 : le rocher (v. 6) représente Christ qui est descendu du ciel pour donner la vie au monde. Horeb (v. 6) est presque partout le lieu de la grâce alors que Sinaï est un lieu de
jugement. Ce rocher frappé est un beau type de l’esprit donné comme fruit du sacrifice accompli. Ce rocher, c’est donc Christ. Pour boire à ce rocher, il fallait qu’il soit frappé. Il a aussi fallu que Christ soit frappé afin que les écluses des cieux soient ouvertes (cf Mal. 3, 10). Des passages comme Jean 4, 14; 7, 37-39, sont bien relatifs à cette eau découlant du rocher frappé. Ces versets démontrent ce qu’apporte le vrai rocher frappé par Dieu. Dieu seul peut apporter la vie. L’homme en est incapable. Ainsi, en Jean 4, 10, ce rocher frappé est bien une figure du Saint Esprit:
«Jésus répondit et lui dit: Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de l’eau vive.». L’expression des fils d’Israël «L’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas?» (v. 7) est tenter l’Éternel (cf Deut. 6, 16 cité en Luc 4, 12). Ce lieu reçoit un nom. Il s’agit de s’en souvenir. C’est Massa et Mériba. À la fin du ch. 16 il fallait aussi un souvenir en relation avec le pain descendu du ciel. Lors de la première venue de Jésus ici bas, les Juifs le tentèrent. Ils lui demandaient aussi un signe du ciel. La foi n’agit jamais ainsi. Elle jouit des promesses de Dieu par la connaissance qu’elle a de lui. Demandons à notre Seigneur de nous accorder une confiance plus simple. 


Versets 8 à 16 : il y a une autre figure, celle de la lutte (v. 8 et 9). En effet, le don du Saint Esprit amène la lutte. De ce fait, cela vient immédiatement après que le rocher ait été frappé. Au ch. 14l’Éternel combattait pour Israël. Ici, il faut choisir des hommes. Dieu combattra maintenant pour Israël. Il y a ici la différence entre les combats de Christ pour nous et ceux du Saint Esprit en nous. Le premier est représenté par le sacrifice de Christ, un sacrifice accompli une fois pour toutes. Mais le combat du Saint Esprit en nous se poursuivra jusqu’au retour du Seigneur, c’est-à-dire pendant le désert. De même il y a une différence entre Pharaon et Amalek. Pharaon c’est Satan qui emploie les choses du monde pour nous tenir captifs de l’Égypte (Gal. 1, 4). Amalek, petit-fils d’Ésaü, c’est la chair. C’est le premier à s’opposer à Israël après la mer Rouge (1 Cor. 10, 2). Pour ne pas avoir détruit Amalek, Saül fut rejeté et dépossédé du royaume d’Israël selon 1 Sam. 15. Haman est le dernier des Amalékites dont il soit fait mention dans les Écritures (Esther 3, 1).

Deux choses (v. 9 à 13) distinctes sont là: le combat et l’intercession. Christ est en haut pour nous et le Saint Esprit en bas en nous. En réalisant la puissance de l’intercession de Christ pour nous, nous triomphons de notre mauvaise nature. Ces deux choses vont ensemble. Amalek présente aussi le fait que le péché habite dans le chrétien. Mais il ne doit pas y régner. Si les mains de Moïse deviennent pesantes, elles ont besoin d’aide dans cette intercession, il n’en est pas de même pour Christ qui est toujours vivant pour intercéder.


Amalek est mentionné pour la première fois dans les généalogies de Gen. 36 (v.12). Dans Exode 17, 16 la guerre avec Amalek durera toujours (v. 16 cf Deut. 25,17-19). Tous les combats précédents avaient eu lieu entre l’Éternel et l’ennemi. Maintenant. étant nourris de viande spirituelle et abreuvés du rocher spirituel (cf 1 Cor. 10, 3-4), les Israélites sont donc en pleine possession de la rédemption et ils sont appelés à combattre. Si cela est vrai pour chaque croyant, cela l’est aussi pour l’Église de Dieu, car Christ a tout remporté pour elle, sa paix et sa félicité éternelle. 


Pour remporter la victoire, voir, entre autres passages:

«Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus Christ!» (1 Cor. 15:57)
«Au 
contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.» (Romains 8:37)


Et pour tomber :

«Moi donc je cours ainsi, non comme ne sachant pas vers quel but; je combats ainsi, non comme battant l’air; mais je mortifie mon corps et je l’asservis, de peur qu’après avoir prêché à d’autres, je ne sois moi-même réprouvé.» (1 Corinthiens 9:26-27)

«Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi.» (1 Corinthiens 15:56)


Encore

Moïse n’est pas seul (v. 10) puisqu’il y a la sacrificature dans Aaron et la lumière dans Hur; c’est Jéhovah-Nissi (v. 15) qui représente la bannière qui conduit à la victoire . C’est Christ
mort et ressuscité. La manne évoque Christ descendu du ciel et le rocher frappé Christ mort et ressuscité.

Chapitre 18

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Chapitres 14 à 18 : trajet d’Israël jusqu’au Sinaï.
Chapitre 18 : le conseil de Jéthro à Moïse

Ce chapitre termine une portion remarquable de l’Exode. Dieu a visité son peuple (ch. 3) et l’a délivré de Pharaon et d’Amalek. Puis il y a eu un type de Christ descendu du ciel avec la manne et, avec le rocher, un type de Christ frappé pour nous avec le type du Saint Esprit par l’eau jaillissante. Après tout cela, le chapitre 18 va présenter un tableau de la gloire à venir comprenant le Juif, le Gentil et l’Église de Dieu. 


Moïse (ch. 2) a trouvé l’épouse de sa rejection. Il était pour elle un époux de sang (ch. 4). C’est ce que Christ est pour l’Église, car elle est fondée sur sa mort et sur sa résurrection. L’Église est appelée à la communion de ses souffrances; l’Église est formée pendant l’incrédulité d’Israël et cela jusqu’à ce qu’elle soit complète. Alors Israël sera à nouveau sur la scène. Ch. 18 jusqu’au v. 12 : il en va de même pour Moïse et Séphora, car Moïse avait laissé Séphora pendant le temps de sa mission auprès d’Israël. C’est quand ce peuple fut entièrement délivré que nous retrouvons Séphora. Dans ces versets, Jéthro, c’est-à-dire le Gentil et beau-père de Moïse, offre un sacrifice. Alors l’épouse du libérateur est introduite avec les enfants que Dieu lui a donnés. En un mot, c’est une représentation frappante du royaume à venir. L’Éternel donnera la grâce et la gloire (Ps. 84, 11).


Le chapitre précédent faisait part d’opérations de la grâce. Ici, le Saint Esprit place devant nos eux un magnifique tableau de la gloire. Les divers aspects dans lesquels cette gloire sera manifestée sont là. L’Écriture distingue le Juif , le Gentil et l’Église. Dans ces types il ne faut pas voir le mystère de l’Église dans son intégralité. En effet, ces types de l’Ancien Testament présentent différents contours ou ombres. On comprend, à la lumière du Nouveau Testament, que Séphora apparaît donc comme l’Église entière et ses fils comme les membres individuels. Des passages comme 1 Cor. 10 sont éloquents. En effet, une doctrine ne peut pas être établie su la base de types mais, quand la doctrine est révélée, on peut en discerner le type et étudier celui-ci avec profit


Versets 13 à 27 : l’Écriture renseigne sur l’établissement des hommes qui devaient assister Moïse dans l’administration de la congrégation (aussi dans Nom. 11, 11-17). Ces passages font voir la fausse humilité de Moïse. En effet, ce n’est pas lui qui porte le peuple; c’est Dieu. Certes, la responsabilité de Moïse était grande mais il devait savoir que Dieu la lui dispensait et qu’Il serait là pour l’aider à gouverner ce peuple. Rappelons-nous qu’une montagne est légère avec Dieu et qu’une plume est lourde sans lui. Dans le passage cité du livre des Nombres (ch. 11, 16-17), l’Esprit est réparti entre 70 personnes. Moïse n’y gagne rien. Plus encore, il y perd en gloire. Pourtant, l’Éternel, à Horeb qui est la montagne de Dieu (Ex. 3, 1-12), l’Éternel avait dit à Moïse de revenir le servir avec le peuple. Ce retour a eu lieu au ch. 17 et au ch. 18, 1 à 12, c’est le repos, scène de la gloire future. 


Encore :

Moïse (selon ch. 3 à 18) est un beau type de Christ. Christ a quitté les lieux célestes pour venir s’acquérir une épouse qui est, depuis la Pentecôte, en formation; c’est l’Église. Jésus Christ aura son épouse, de fait, lorsque Dieu reprendra ses conseils envers Israël. Jéthro représente les Gentils et Séphora étant cette épouse prise d’entre les Gentils. Guershom et Éliézer représentent les membres individuels de cette épouse qui sont appelés à être étrangers (signification de Guershom) et à s’attendre à Dieu qui vient en aide (signification d’Éliézer). Dans l’Ancien Testament, l’Église n’est pas proprement représentée si ce n’est par l’histoire d’Israël. L’Église était ce mystère caché qui fut révélé à Paul. En Rebecca, nous avions l’appel de l’Église, en Asnath l’Église dans la gloire et en Séphora l’épouse lors du rejet de Christ. Avec les prémices de la gloire de l’épouse (ch. 18), les Gentils et les Juifs seront réunis.

 

Chapitre 19

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Chapitres 19 à 24 : l’alliance et le don de la loi au Sinaï.

Chapitre 19 : l’alliance de l’Éternel avec Israël
 

Après les scènes de gloire du chapitre précédent, ce chapitre 19 nous amène à la montagne de Sinaï, cette montagne qui ne peut être touchée, ce feu brûlant (Héb. 12, 18). C’est là qu’Israël, insensé, a abandonné la grâce de Dieu, eux qui avaient été délivrés de l’Égypte (le v. 4 rappelle cette délivrance). Ce peuple est en train de se mettre sous la loi: «Tout ce que l’Eternel a dit, nous le ferons» (v. 8). Cela amènera d’amères déceptions, même des défaites, en contraste avec les victoires que nous avons vues jusqu’à présent.


Jéhovah (v. 3 à 6) a fait beaucoup de choses pour le peuple. L’Éternel parle de «ma voix», «mon alliance» (v. 5). Sa voix et son alliance ne veulent pas dire  d’imposer des lois sévères et inflexibles mais bien de faire bénéficier le peuple de cette grâce le long du chemin afin de les mener au but. C’est ce que l’Éternel avait fait pour son peuple, jusqu’au v. 17, où Israël se tenait au pied de la montagne. Insistons sur le fait que l’alliance de Jéhovah était une alliance de pure grâce. Elle fait penser à l’appel d’Abram où Dieu ne lui demandait pas de faire ceci ou cela, mais disait: je te donnerai … comme cette tiare pure mise sur la tête de Joshua (Zach. 3, 5), et non pas un joug de fer sur son cou (Deut. 28, 48). C’est ainsi que Dieu voulait agir envers Israël malgré les défaillances de ce peuple. Dieu mènera tout de même ce peuple dans la terre promise car Dieu n’est pas un Dieu de contrat mais de promesses. Dieu avait en effet promis à Abraham et non posé des conditions. C’est ainsi que ces premiers versets rappellent la grâce dont le peuple avait été l’objet. Pour appartenir en propre à Jéhovah (v. 5), il ne fallait pas gravir les pentes de Sinaï, ni violer la loi avant de l’avoir reçue. Il devait simplement rester dans la position dans laquelle l’Éternel les voyait. Nom. 24, 5-8 montre toute la valeur que Dieu manifestait à ce peuple. Puis (v. 8), le peuple, fautif en cela, déclare: «Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons». Ils étaient unanimes dans l’abandon de la sainte alliance de grâce. Ces doux accents de la grâce (v. 4), vont faire place aux tonnerres et éclairs (v. 16) du fait que le peuple abandonnait cette sainte alliance. 


Cette alliance de grâce est donc abandonnée (le v. 8 le formule). Dès lors, tout changera (v. 9 à 12). L’homme avait osé parler de ces misérables œuvres en présence de la grâce magnifique de Dieu. Israël avait dit: «nous voulons faire». Dieu prend alors une position de distance morale. Le peuple en est rempli de frayeur et de crainte. Ce qu’il voyait était terrible (v. 18), si terrible que Moïse est épouvanté et tremblant (Héb. 12, 21). «Toute la montagne fumait». Cela représente bien ce feu consumant cité en Héb. 12, 29. C’est la juste expression de la sainteté divine ne pouvant voir le mal ni en pensées ni en paroles ni en actions. Par contraste avec ce v. 8, rappelons que nous, nous ne pouvons rien faire en quoi que ce soit. C’est Christ doit être notre tout par cette offrande accomplie. Il s’est offert en sacrifice. Au Sinaï, tout change et la raison en est manifeste. Israël abandonne le terrain de la grâce de Dieu qu’il n’avait nullement apprécié. Leur conduite en était la preuve. Il était
donc parfaitement juste que Dieu leur proposa les conditions d’une loi
. Depuis la chute de l’homme Dieu avait toujours proposé la grâce comme la seule espérance pour le pécheur. Mais l’homme restait insensible et se fondait sur sa propre justice. La loi de Dieu le mit foncièrement à l’épreuve. Dès ce chapitre, les fils d’Israël furent placés, avec leur propre consentement, sous les exigences inflexibles de la loi. Le peuple s’engage à l’obéissance comme condition de la bénédiction. Ils acceptent de se rendre propre pour la présence de Dieu (v. 10 à 15). Mais l’homme ne peut se rendre sain devant Dieu. L’Éternel donne cette loi pour montrer ce qu’est le cœur de l’homme puisque l’homme ne l’a pas compris sous la grâce. 

Chapitre 20

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 Chapitres 19 à 24 : l’alliance et le don de la loi au Sinaï.

Chapitre 20 : les dix commandements

Les commandements sont au nombre de dix et découlent de la relation dans laquelle Dieu était entré avec son peuple par la rédemption. Considérés dans leur ensemble, les 4 premiers
commandements se rapportent à Dieu et les 6 derniers à l’homme
. Ils déterminent ainsi la responsabilité du peuple d’Israël envers Dieu et envers l’homme. Le Seigneur lui-même fait part du grand commandement de la loi: «Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur et de toute ton âme et de toute ta pensée». C’est là le grand et premier commandement. Le deuxième lui est semblable: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (cf Marc 12, 28-31). De ces 2 commandements dépend la loi tout entière et les prophètes: amour pour Dieu et amour pour son prochain, selon la mesure de l’amour pour soi-même. Voilà ce qui était ordonné à Israël.


Ces 10 commandements donnent aussi la mesure des exigences de Dieu de la part d’Israël. Le peuple s’est engagé à obéir à l’alliance de Dieu; ses commandements sont un étalon afin que le
peuple puisse considérer si, oui ou non, il obéit à la Parole de Dieu. Dieu éprouve donc les Israélites pour que sa crainte soit devant leurs yeux et pour qu’ils ne pèchent pas (cf v. 20). La loi ne doit pas être notre modèle. Christ doit l’être (cf, entre autres passages, Rom. 5, 4-6 et 1 Jean 2, 6).


L’effet du don de la loi se trouve au v. 18. Les Israélites devaient apprendre, par là, que les pécheurs ne peuvent pas se tenir devant la présence du Dieu Saint. Alors (v. 19) le peuple fait la triste confession de ce qu’ils sont. C’est une indication révélatrice de ce qu’il en serait, par la suite, de l’obéissance à laquelle ils s’étaient pourtant engagés. La sainteté et le péché ne peuvent coexister; sans l’expiation, ce serait la mort. Ces Israélites, tremblants, ne font qu’exprimer cette vérité. Moïse est le seul à pouvoir s’approcher de la sainteté de Dieu. Il est en cela le type du médiateur qu’est Jésus, seul médiateur entre Dieu et les hommes.


Ce chapitre se termine par des directives concernant l’adoration. Aussitôt la relation formelle entre Dieu et son peuple établie, même sur le terrain de la loi, il est parlé d’adoration. Trois choses à relever: 1) seuls les sacrifices permettent à l’homme de s’approcher de Dieu. 2) Dieu peut venir et bénir en tout lieu où il met la mémoire de son nom en vertu de la bonne odeur des offrandes. Ici ces offrandes sont toutes des sacrifices de bonne odeur, vu que le sacrifice pour le péché n’avait pas encore été prescrit. 3) le caractère de l’autel est spécifié (selon v. 24 à 26). Il en ressort que tout est de Dieu. Les arrangements humains n’y ont aucune place. Dans l’adoration tout doit être selon Dieu. Si l’homme introduit quelque chose, ne fusse qu’une seule, soit pour l’agrément ou pour la commodité, c’est de la profanation; la nudité de l’homme est découverte.

L’essence de la loi dans ce chapitre, c’est l’amour pour Dieu, et l’amour pour l’homme. La loi est présentée ici d’une manière qui trahit, presque exclusivement, la condition de l’homme. Cela non en préceptes positifs mais en préceptes négatifs. Le christianisme nous montre le prix de la loi au lieu de l’atténuer. La différence entre la loi et la grâce est grande. La loi est l’expression de ce que l’homme devrait être et la grâce montre ce que Dieu est. La loi met le cœur de l’homme à nu (Rom. 5, 20; 7, 13).

Chapitres 21 à 23

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Chapitres 19 à 24 : l’alliance et le don de la loi au Sinaï.

Chapitre 21 : la loi. Les droits des personnes.

Chapitre 22 : la loi. Le droit de propriété.

Chapitre 23 : la loi. Le droit dans la vies ociale et religieuse 

Dans cette partie du livre de l’Exode se trouve une étude propre à remplir le cœur d’admiration en présence de l’insondable sagesse et de la bonté infinie de Dieu. Nous sommes rendus capables de nous faire une petite idée d’un royaume gouverné par des lois établies de Dieu. Nous apprenons également à voir la merveilleuse condescendance de celui qui, bien qu’il soit le grand Dieu du ciel et de la terre, peut s’abaisser à juger entre hommes et hommes au sujet de la mort d’un bœuf (ch. 22, 10), du prêt sur gage d’un vêtement (ch. 22, 26), ou de la perte de la dent d’un esclave (ch. 21, 27). Qui est semblable à l’Eternel, notre Dieu, qui s’abaisse pour regarder dans les cieux et sur la terre. Il gouverne l’univers et s’occupe du vêtement d’une de ses créatures. Il règle les mouvements des astres qui se meuvent dans l’espace et s’abaisse pour enregistrer la chute d’un passereau.

Au chapitre 21 : un double enseignement, un double témoignage, un double message. Le tout présenté en rapport avec les jugements et ordonnances. C’est un tableau à deux faces avec Dieu et l’homme. Quant à Dieu, nous le voyons décréter des lois d’une stricte impartiale et parfaite justice (par exemple v. 24 et 25). Tel était le caractère des lois, des statuts et des jugements par lesquels Dieu gouvernait son peuple terrestre. Il avait pourvu à tout. Il faisait droit à chacun et à tous égards. Il n’y avait aucune partialité, nulle acception de personne, nulle distinction entre riches et pauvres. Cette exactitude divine fait que personne ne peut se plaindre
d’une décision. Tout est juste. Quant à l’homme, nous sommes frappés par la révélation indirecte mais réelle qui découlent de ces lois en relation avec l’affreuse dépravation dans la nature humaine. Ainsi, le fait que Jéhovah ait du promulguer des lois contre certains crimes, prouve que l’homme était capable de les commettre. Entre beaucoup de passages, És. 1, Rom. 3, 8-9, indiquent tout ce dont l’homme était capable. Une telle condition rehausse d’autant plus la valeur du sang de l’agneau qui seul peut nous rendre tout net (cf Jean 13, 10), ce sang qui ouvre l’accès du ciel et qui nous fera jouir de ces ineffables beautés considérées dans leur ensemble; tel est le double enseignement que nous pouvons retirer de ces lois et de ces ordonnances.

Plus les détails seront passés en revue, mieux la perfection et les beautés en seront appréciées. Par exemple, la première de ces ordonnances (ch. 21, 1-6) fait part de ce serviteur qui était parfaitement libre pour tout ce qui le concernait personnellement. Il avait effectué tout ce qu’on pouvait exiger de lui. Il pouvait donc aller où bon lui semblait avec sa femme. S’il y a des enfants, le serviteur reste libre mais sa famille reste chez le maître. Pourtant, par affection pour son maître, pour sa femme et ses enfants, il pouvait volontairement se soumettre à une servitude perpétuelle. Pour cela, il fallait porter les marques de cette servitude dans son corps (v. 6). En tout cela, il y a un type reconnaissable de notre adorable Sauveur. En effet, celui qui était préconnu, qui était au sein du Père, qui aurait pu rester à cette place, est là, dans la personne de ce serviteur hébreu. Mais un amour ineffable créa l’obligation de quitter cette place. Il quitta cette place, justement, par amour pour le Père, pour l’Église, et chacun de ses membres qu’il fallait sauver. Christ a ainsi été obéissant et a pris la forme d’un homme. À ce sujet, il y a quelques passages remarquables (dont: Ps. 40, 6; Héb. 10, 5; Ps. 40, 7-8; Jean 6, 37-39; Matt. 20, 23). Le serviteur hébreu est donc un type de Christ dans son dévouement parfait au Père. Il y a aussi (v. 5) «J’aime ma femme et mes enfants». En retour, nous comprenons aussi l’amour que doivent avoir la femme et les enfants envers un tel serviteur. Qu’en est-il de l’assemblée, de nous, envers Christ dont l’amour surpasse toute connaissance. Remarquons encore, avec le serviteur hébreu, que Christ, lors de sa venue ici-bas, était l’objet continuel du Saint Esprit. Et l’oreille de ce serviteur hébreu était le signe de son service perpétuel. C’est l’amour dont nul ne peut douter. Il y a aussi cette marche vers le poteau (v. 6); pensons à Pierre qui, sans le savoir, voulait entraver le serviteur (cf Marc 8, 31b). Dans ces versets, l’amour va dans toutes les directions. La loi avait fait place à l’obéissance dans l’amour. Tout était amour dans cette maison. Qu’en sera-t-il bientôt dans la maison du Père.

Il serait trop long de considérer toutes ces ordonnances mais remarquons encore qu’il est impossible de lire ces chapitres sans que le cœur soit rempli d’adoration devant cette sagesse, cette parfaite justice en même temps que ces tendres égards qui se montrent partout. Il laisse dans l’âme la conviction profonde que celui qui a parlé dans ces chapitres, est le seul Dieu, vrai, seul sage et infiniment miséricordieux.

Au ch. 23 il est beau de voir la condescendance de Dieu qui, directement après avoir dicté toutes ces ordonnances, assure qu’il n’abandonnera pas ce peuple, son peuple (cf v. 20). Bien que le peuple ne remplira pas les conditions, Dieu le bénira tout en lui apprenant les leçons du désert. there

Chapitre 24

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Chapitres 19 à 24 : l’alliance et le don de la loi au Sinaï.

Chapitre 24 : l’alliance de l’Éternel avec  Israël est conclue

Versets 1 et 2 : « Et il dit à Moïse : Monte vers l’Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix des anciens d’Israël, et vous vous prosternerez de loin ; et Moïse s’approchera seul de l’Éternel ; mais eux ne s’approcheront pas, et le peuple ne montera pas avec lui. »


Les paroles de ces versets sont une expression qui caractérise remarquablement l’économie mosaïque tout entière. Seul Moïse peut s’approcher de l’Eternel, les autres devant se tenir loin. Les mots «de loin» caractérisent la loi. L’expression «approcher» caractérise l’évangile. Sous la loi le sang de taureaux et de boucs ne pouvait ni expier le péché ni donner la paix à la conscience. La première alliance est consacrée ici avec du sang (cf v. 3 à 8). 


Versets 5 à 8 : si le sang de taureaux et de boucs ne pouvait ôter le péché, il sanctifiait néanmoins pour la pureté de la chair (cf Héb. 10, 4 et 9, 13). Comme ombre des biens à venir (Héb. 10, 1), le sang servait à maintenir le peuple en relation avec Jéhovah.


Versets 9 à 11 : le Dieu d’Israël est manifesté en lumière et en vérité, puis en majesté et en sainteté. Ce n’était pas les doux accents de la voix d’un père. L’ouvrage de saphir transparent révélait cette pureté et cette lumière inaccessible qui ne pouvait que signifier au pécheur de «se tenir loin». Toutefois, ils virent Dieu, mangèrent et burent. La preuve de la longanimité de la miséricorde divine, comme aussi de la puissance du sang, est bien là. En image, il y a en bas le camp et en haut le pavé de saphir. L’autel au pied de la montagne indique le chemin par lequel le pécheur peut se soustraire à la corruption de sa nature et s’élever jusque dans la présence de Dieu pour y faire la fête et adorer dans une parfaite paix. Le sang qui coulait autour de l’autel était le seul droit pour l’homme à subsister dans la présence de cette gloire qui était comme un feu dévorant aux yeux des fils d’Israël (cf v. 17). 


La fin du chapitre nous fait voir Moïse dans une haute et juste position. Il était appelé loin de la terre et des choses de la terre. Il est renfermé avec Dieu pour entendre de sa bouche les propos et les profonds mystères de la personne et de l’œuvre de Christ. Tout cela relève des enseignements en rapport avec le tabernacle, dans toute sa structure, et ses accessoires si pleins de signification. Les choses qui seront dans les cieux (Héb. 9, 23) sont bien là. Dieu savait cependant quelle serait la fin de l’alliance conclue avec l’homme sur la base de leurs œuvres. Mais il montre à Moïse dans des types et des ombres, ses propres pensées d’amour et ses conseils de grâce manifestés en Christ et rendus fermes par lui. Ainsi, dans ce chapitre, le sang ne signifie pas expiation mais bien le fait que Dieu punirait toute désobéissance à la loi. La bénédiction découlait de l’obéissance. Le peuple était méchant, il ne pouvait y avoir de bénédiction. Dieu est fidèle à la condition mais Israël sera incapable de tenir les engagements qu’ils ont pris (v. 3 et 7).


En contraste avec le ch. 19, Dieu agit ici non pas sur le principe de la loi, mais sur la vertu d’une
alliance établie sur le sang par lequel Israël est présenté à Dieu et mis en relation avec Lui. Ainsi le peuple peut voir le Dieu d’Israël et non ce feu consumant. Mais tout dépendait de l’obéissance du peuple et tout a manqué. Les véritables croyants de l’Église, période de la grâce, ont part au bénéfice d’une nouvelle alliance fondée sur l’obéissance de Christ, de son œuvre accomplie à Golgotha. En Christ, cette nouvelle alliance est établie. C’est une alliance éternelle.   

Chapitre 25

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Chapitres 25 à 31 : ordonnances pour le sanctuaire et la sacrificature

Chapitre 25 : l’offrande élevée; l’arche de l’alliance, la table et le chandelier

v. 01 à 09 : introduction

v. 10 à 16 : l’arche dans le lieu très saint

v. 17 à 22 : le propitiatoire qui va sur l’arche

v. 23 à 30 : la table dans le lieu saint

v. 31 à 39 : la table dans le lieu saint

v. 40 : Regarde, et fais selon le modèle qui t’en est montré sur la montagne.

 


Ce chapitre présente les images des choses qui sont dans les cieux (cf. Héb. 9, 23). Chaque coup de pioche » met au jour de nouvelles richesses. Seule la mission spéciale du Saint Esprit peut nous faire découvrir ces richesses. La plus haute intelligence humaine reste confondue devant une telle portion. Contrairement à ce que croirait l’esprit humain, il y a un ordre parfait dans toute l’ordonnance du tabernacle. Ce chapitre 25, avec les chapitres 26 à 30 (le ch. 31, bien que lié, est un peu à part), forment une partie bien distincte du livre de l’Exode. Ces chapitres se subdivisent en deux autres parties, la première se terminant au ch. 27, 19 et la deuxième à la fin du ch. 30. La première partie commence par la description de l’arche du témoignage et se termine par celle de l’autel d’airain  placé dans le parvis. Il y a donc en premier lieu le trône judiciaire de Jehova (arche) puis le lieu (autel d’airain) où Jehova rencontre le pécheur. Dans la deuxième partie, nous apprenons d’une part comment l’homme peut s’approcher de Dieu et de l’autre quels sont les privilèges, les honneurs et les responsabilités de ceux qui, comme sacrificateurs, pouvaient s’approcher de la présence de Dieu pour rendre culte et jouir de sa communion. L’ordre est donc magnifique, l’arche et l’autel d’airain sont en quelque sorte deux extrémités. La première représente le trône de Dieu (Ps. 89, 14) et la seconde le lieu où le pécheur pouvait s’approcher. L’homme, par lui-même, n’avait pas la liberté de s’approcher de l’arche pour y trouver Dieu car le chemin des lieux saints n’était pas encore manifesté. Mais Dieu pouvait venir à l’autel d’airain pour y rencontrer l’homme pécheur. La justice et le jugement ne pouvaient pas admettre le pécheur dans le lieu saint. Mais la bonté et la vérité pouvaient en faire sortir Dieu. Dieu pouvait en sortir en vertu de la grâce qui est présentée symboliquement par les ustensiles et les ordonnances du tabernacle. Il ne pouvait donc pas en sortir en vertu de la majesté dans laquelle il apparaissait entre les soutiens mystiques de son trône que sont les chérubins de gloire. Dans tout cela, nous y voyons l’œuvre de Jésus. Ce chemin depuis l’arche jusqu’à l’autel d’airain porte l’empreinte de l’amour. Quant au chemin inverse, de l’autel d’airain à l’arche, il est aspergé du sang. C’est le sang de l’expiation (voir Lév. 1, 5; 3, 2;  etc., ainsi que Héb. 9, 6-12). 

Ces chapitres 25 à 31 sont dans un ordre parfait. La première chose communiquée à Moïse est la sainte demeure de Dieu au milieu de son peuple. Ce sanctuaire, avec tous les matériaux indiqués, se rapporte directement à Christ. Tout cela sera considéré au fur et à mesure dans l’étude de ces chapitres. En relation avec les offrandes volontaires et ce tabernacle, l’on peut voir non seulement les choses qui sont dans les cieux mais aussi type du corps de Christ. Et
Dieu, dans sa grâce, consent à habiter dans cette tente


Versets 10 à 22 : l’arche et le propitiatoire dans le lieu très saint. L’arche du témoignage occupe la première place dans les communications de Dieu à Moïse. Sa place occupe une position particulière dans le tabernacle en ce qu’elle est le seul objet dans le lieu très saint. Son nom indique à l’âme toute son importance. Cette arche est destinée à conserver intact ce qu’elle renferme. À cet égard, pensons à l’arche de Noé (Gen. 6, 14); pensons aussi au coffret dans le quel Moïse fut mis (Ex. 2, 3). Le mot original, dans ces versets, sont identiques. En rapport avec
l’arche de l’alliance, Dieu destinait à garder intact son alliance au milieu de son peuple, un peuple désobéissant (Nom. 10, 33; Deut. 31, 9). Rappelons encore que les tables mises dans l’arche ne sont pas les premières. Les premières sont en rapport avec la rupture de l’alliance de la part de l’homme. Les secondes, mitigées de grâce et mises dans l’arche, forment la base du trône du gouvernement de Jehova. L’arche (v. 13 et 14) devait accompagner le peuple dans tous les déplacements. L’arche, en guerre et partout, était le gage certain et assuré de la puissance. Devant cette présence et cette puissance de Dieu, nul pouvoir de l’ennemi ne pouvait subsister. Ces barres et ces anneaux (v. 11 à 14) étaient la juste expression de son caractère de voyageur. Mais cette arche ne devait pas toujours voyager. Elle était destinée à demeurer dans un lieu fixe (Ps. 132, 1 et 8). Un accomplissement partiel a eu lieu lors du temps glorieux de Salomon (cf 1 Rois 8, 6 à 8). Le sable du désert devait faire place au sol d’or du temple (cf 1 Rois 6, 30). Il n’y avait alors aucun temps fâcheux. Ce ce fait, ils retirèrent les barres au-dedans. Mais dans cette arche, qui a voyagé dans le désert et décrite par Paul (Héb. 9, 4), il y avait la cruche de manne en mémorial de la fidélité de Jehova à pourvoir aux besoins de son peuple pendant la traversée du désert. Il y avait aussi la verge d’Aaron, comme signe aux fils rebelles de faire cesser leurs murmures. Mais cette arche, dans son lieu de repos, quand la maison fut grande en renom et en beauté (1 Chr. 22, 5), n’a plus besoin de ces mémoriaux, des besoins des fausses notes du désert. Seules les deux tables de pierre y restaient (1 Rois 8, 9). Mais toute cette gloire allait disparaître. Mais là n’est pas notre sujet. Bornons-nous à rappeler la dernière mention que Dieu fait de l’arche de l’alliance en ce temps où le péché et la folie de l’homme ne troubleront plus le lieu de repos de l’arche (Apoc. 11, 15 à 19). Après l’arche et son contenu, il y a son propitiatoire (couvercle).

Jéhovah (v. 17 à 22) déclare son dessein de miséricorde. Dieu va prendre place au-dessus du propitiatoire. Il pouvait demeurer là tant que les tables du témoignage étaient intactes dans l’arche et que les symboles de sa puissance en création et en providence, s’élevaient à droite et à gauche, autrement dit les chérubins, accessoires inséparables de ce trône sur lequel Jéhovah s’était assis, trône de grâce fondé sur la justice divine et soutenu par la justice et le jugement. De là émanaient ces commandements adoucis et rendus agréables par la source de miséricorde d’où ils sortaient et de l’interprète qui les transmettait. L’arche et le propitiatoire forment dans un tout une image frappante de Christ dans sa personne et dans son œuvre, ayant par sa vie magnifié la loi et l’ayant rendue agréable. Christ devait, par sa mort, devenir une propitiation ou un propitiatoire pour ceux qui croient. La miséricorde de Dieu ne pouvait que se reposer sur un fondement parfait. Le lieu seul où Dieu et l’homme puissent se trouver en présence, est celui de la grâce et la justice se rencontrent en parfait accord. Rien ne peut convenir à Dieu si ce n’est une parfaite justice et à l’homme une parfaite grâce. La croix a réalisé tout cela, selon Ps. 85. Le lieu très saint présente donc à nos yeux une scène admirable: l’arche, le propitiatoire, les chérubins, la gloire: quelle grandeur pour le souverain sacrificateur qui entrait une fois par année au-dedans du voile. Ayons les yeux ouverts pour mieux comprendre la signification de ces merveilleux types.

Versets 23 à 30 : Moïse reçoit des communications relatives à la table des pains de proposition ou de présentation. Sur cette table était préparée la nourriture des sacrificateurs, c’est-à-dire les 12 pains. Ces pains étaient faits de fine fleur de farine et avec de l’encens pure. Ils étaient présentés devant l’Eternel et remplacés après 7 jours. Les anciens pains (Lév. 24, 5 à 9) appartenaient aux sacrificateurs qui les mangeaient. Ces 12 pains signifient plusieurs choses dont, entre autres et en premier lieu, l’homme Christ Jésus. La fine fleur de farine dont ils étaient faits représente la parfaite humanité du Sauveur alors que l’encens pure indique l’entière
consécration de son humanité à Dieu. Et si Dieu a des sacrificateurs qui le servent dans le lieu saint, il y a aussi une table pour eux. Christ est donc le pain sur cette table. La table et les 12 pains sont Christ comme présenté à Dieu et comme donné en nourriture à la famille sacerdotale. Les 7 jours sont l’emblème de la perfection de la divine jouissance de Christ. Et les 12 pains sont l’expression de l’administration de cette jouissance dans l’homme et par l’homme. Il y a aussi une relation avec les 12 tribus et les 12 apôtres.


Versets 31 à 40 : le chandelier d’or pur. Les sacrificateurs ont autant besoin d’amour que de nourriture. Ils ont tout en Christ. La structure du chandelier, telle que présentée dans ce paragraphe, montre la perfection de la lumière et de l’énergie de l’Esprit, fondée sur la parfaite efficacité de l’œuvre de Christ. L’œuvre du Saint Esprit n’est jamais séparée de l’œuvre de Christ. C’est la signification de la magnifique image du chandelier d’or. Les sept lampes unies et la tige d’or nous montent l’œuvre accomplie de Christ, qui est le seul fondement sur lequel repose la manifestation de l’Esprit dans l’Église. Aaron (Lév. 24) était chargé d’entretenir les sept lampes. Dans l’enseignement de ces types, prenons conscience que notre place est bien au milieu des choses célestes elles-mêmes. Nous avons toute liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus (Héb. 9 et 10). Nous sommes sacrificateurs de Dieu et le pain de présentation nous appartient. Notre place est à la table pour y manger le pain à la lumière du Saint Esprit. Ils sont là pour toujours mais soyons en garde et tenons ferme pour pouvoir en jouir.

Chapitre 26

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Chapitres 25 à 31 : ordonnances pour le sanctuaire et la sacrificature

Chapitre 26 : la tente d’assignation
v. 01 à 14 : les tapis et les couvertures
v. 15 à 30 : les ais du tabernacle
v. 31 à 37 : le voile et le rideau


Ce chapitre présente
la description éléments indiqués ci-dessus. En entrant dans les détails, il y a aussi dans ces éléments des ombres (cf Héb. 8, 5; 10, 1) par lesquelles différents traits et faces du caractère de l’homme Christ Jésus sont là. Ainsi, le fin coton retors représente la parfaite pureté de sa marche et de son caractère alors que le bleu évoque le Seigneur des cieux, homme céleste. Puis la pourpre porte nos regards sur le Seigneur qui doit régner selon les conseils divins, c’est-à-dire l’homme roi. Un autre aspect est en rapport avec l’écarlate; c’est le Seigneur qui, en tant qu’homme, doit d’abord souffrir. Les matériaux de ce premier tapis, coton retors, bleu, pourpre, écarlate, servent aussi pour le voile (cf v. 31),  pour le rideau à l’entrée de la tente (v. 36), et pour celui de la porte du parvis (ch. 27, 16). Ils servent aussi pour les vêtements de service et les saints vêtements d’Aaron, selon ch. 39, 1. En fait, c’est Christ partout, Christ en tout, rien que Christ. Le fin coton retors évoque donc l’homme véritable qui répondait parfaitement aux exigences de Dieu. La réalité de son humanité répondait aux besoins de l’homme. Dans toute sa vie, sa pureté morale, comme homme, est figurée par le fin coton retors. Quant au bleu, c’est la couleur du ciel qui indique le caractère céleste de Christ qui, bien qu’il fut réellement homme, était néanmoins venu du ciel (cf 1 Cor. 15, 47). Et même, lors de sa venue sur cette terre, il trouvait toute joie en haut. La pourpre est donc le signe de la royauté et nous fait voir celui qui était né roi des Juifs et fut rejeté (Jean 19, 2; 18, 37; Dan. 7, 13 et 14). Quant à l’écarlate, nous y avons donc un Christ souffrant et versant son sang. Christ a souffert pour nous dans la chair. Nous pouvons admirer le bleu et la pourpre. Mais il faut aussi admirer l’écarlate car, sans ce caractère, le tabernacle aurait des défauts. L’écarlate est le plus important car c’est par la mort que Christ détruisit celui qui avait l’empire de la mort. Ce côté présente le fondement de Christ avec son corps qui est l’Église. En un mot,  dans ces voiles pleins de significations, le Saint Esprit nous présente le Seigneur Jésus non seulement comme un homme pur et sans tache, comme homme roi, mais aussi comme homme mourant. 

Remarquons encore que les couvertures du tabernacle ne sont pas seulement l’expression
des différentes perfections du caractère de Christ. En effet, elles mettent aussi en évidence l’unité et la fermeté de ce caractère dont chaque trait est parfait à sa place. L’un n’empiète jamais sur l’autre, ni ne porte atteinte à sa beauté (cf v. 3). 

Versets 7 à 13 : au-dessus de la couverte constituée de 2 x 5 tapis, ce «seul tabernacle» (v. 6) que nous venons de considérer, il y en avait une autre de poil de chèvre. Cette couverte, constituée de 11 tapis, cachait, vue de dehors, la beauté de la première. Elle représente la séparation avec le mal environnant. Ceux qui étaient à l’intérieur ne voyaient pas cette couverture de poil de chèvre; ils ne voyaient que celle de coton retors. La deuxième couverture était donc faite de 11 tapis. Elle évoque la rigoureuse séparation de Christ d’avec le monde. Que chacun puisse s’en souvenir ! Lors de la venue de Christ ici-bas, peu ont pénétré et apprécier son caractère profond typifié par la pourpre et l’écarlate. Ce n’était que par la foi et la grâce de Dieu qu’une âme pouvait s’approcher et voir cela. Pour l’œil naturel, c’est le contraire. L’œil naturel semble voir, dans la personne de Christ, réserve et sévérité dans ce que typifie les tapis de poil de chèvre. Ces tapis représentaient le résultat profond d’une séparation, d’un éloignement.

Mais si les peaux de chèvres expriment la rigoureuse séparation de Christ d’avec le monde, les peaux de bélier teintes en rouge (v. 14), représentent son entière consécration et son ardent dévouement à Dieu dans lesquels il persévéra jusqu’à la mort même. Ces peaux de bélier teintes en rouge présentent donc un autre côté de son caractère. Il s’agit de son dévouement parfait à Dieu qui le séparait des habitudes des hommes. Dans ce même v. 14 il y a aussi la couverture des peaux de taissons. Cette couverture semble présenter la sainte vigilance avec laquelle le Seigneur Jésus se mettait en garde contre l’approche de tout ce qui était hostile au but dont son âme était remplie. Il prit sa position pour Dieu et l’a défendue avec une ténacité telle qu’aucune influence ne pouvait la surmonter. Cette peau par-dessus les autres, montre aussi le trait le plus prononcé de l’homme Christ Jésus, celui d’être un témoin à Dieu

Versets 15 et suivants : quant aux ais pour le tabernacle, ils étaient faits du même bois que celui employé pour l’arche du témoignage. Le tout était en outre soutenu par des soubassement en argent dont les crochets et les chapiteaux étaient aussi en argent. La charpente tout entière reposait sur ce qui parlait de rédemption, les crochets et les chapiteaux reproduisant cette pensée. Dans Job 33, 24: «Il lui fera grâce, et il dira: Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse: j’ai trouvé une propitiation. ». Et dans 1 Pi. 1, 18-19: «sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache».

Au sujet des derniers versets : remarquons encore que chaque partie du tabernacle est séparée par les mêmes matériaux et couleurs que ceux du pavillon. Il s’agit du bleu, de la pourpre, de l’écarlate et du coton retors. Tout cela typifie Christ qui est la seule porte par laquelle on puisse entrer dans les différentes régions de la gloire. 

Chapitre 27

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Ch. 25 à 31 : ordonnances pour le sanctuaire et la sacrificature

Chapitre 27 : l’autel d’airain et le parvis. L’huile.

Ce chapitre présente l’autel d’airain dans le parvis (voir les commentaires du ch. 25). En relation avec l’autel d’airain, rappelons brièvement la manière dont Dieu se manifeste lui-même à l’homme. Il y avait d’abord , dans le type de l’arche de l’alliance, le fait que Dieu prend place sur le trône comme Seigneur de toute la terre (cf Jos. 3, 11). Les rayons de sa gloire étaient cachés derrière le voile, type de la chair de Christ (cf Héb. 10, 20). Au dehors du voile, dans le lieu saint, il y avait la manifestation de lui-même en tant que lié avec l’humanité dans la table et les pains de proposition et par la lumière et la puissance du Saint Esprit dans le chandelier. Ensuite vient le caractère de Christ comme homme descendu sur la terre dans les voiles et les couvertures du tabernacle. Finalement l’autel d’airain montre l’emblème du lieu où se rencontre un Dieu saint et un homme pécheur. L’autel d’or dans le lieu saint n’est pas mentionné dans Exode 27. Il en sera question plus tard, en relation avec le chemin inverse, c’est-à-dire comment l’homme peut s’approcher de Dieu. Un sacrificateur sera alors là pour brûler l’encens sur cet autel.


Versets 1 à 8 : l’autel d’airain. Ce métal est un type de la justice de Dieu. Christ y rencontre le feu contre le péché. Ainsi, à cet autel, le feu de la colère divine fut éteint. À l’autel d’or, le feu du culte sacerdotal s’allumait. Christ est présent dans les deux autels. Sous l’airain se trouvait le bois de sittim. Ce bois est une figure de l’humanité de Christ. Et à l’autel d’airain, ne voyons-nous pas notre péché réduit en cendres. Remarquons qu’à l’intérieur du tabernacle tout est or. L’or est le métal qui rappelle le symbole de la justice divine ou de la nature divine dans l’homme Christ Jésus. Hors du tabernacle, tout est «airain» donc, comme déjà évoque, un symbole de la justice demandant le jugement du péché. Il y a l’autel d’airain et aussi, dans le parvis, la cuve d’airain évoquant la purification dans la marche.


Versets 9 à 19 : Dieu, dans le parvis, rencontre le monde. Le monde s’approche de Dieu. C’est là que les membres de son peuple, comme homme pécheur, en sortant du monde, viennent auprès de lui. Dieu se fait connaître à ceux qui entrent dans cette enceinte. Là se trouvent l’autel d’airain ou autel des holocaustes. C’est la manifestation de Dieu en justice à l’égard du péché mais en grâce envers le pécheur. 


Versets 20 et 21 : ce qui servait aux diverses manifestations de Dieu ont donc été considérées dans les parties du tabernacle décrites jusqu’ici. Maintenant, Il est question du
service à effectuer dans le parvis et dans les lieux où Dieu se manifestait. Pour cela, la sacrificature est essentielle. C’est pourquoi nous y verrons l’ordonnance pour l’établissement de la sacrificature.

Chapitre 28

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Exode chapitres 28 et 29
Ces chapitres font part de la sacrificature dans toute sa valeur et son efficacité.

La seule évocation de sacrificature révèle dans le cœur des sentiments de vives reconnaissances envers la grâce qui non seulement a trouvé un moyen par lequel nous pouvons parvenir jusque dans la présence de Dieu, mais qui a encore pourvu à ce que nous puissions nous y maintenir. La sacrificature d’Aaron était un don de Dieu. Un peuple qui, en lui-même, était loin de Dieu, et qui avait besoin de quelqu’un qui se tint pour lui dans la présence de Dieu, continuellement. Le livre des Hébreux, au chapitre 7, nous apprend que l’ordre de la sacrificature était lié à la loi. Si Exode ch. 29 nous occupe des sacrifices en rapport avec les droits de Dieu, le ch. 28 nous occupe des vêtements en rapport avec les besoins du peuple.

Exode chapitre 28
Les vêtements montraient les diverses fonctions et les divers attributs de la sacrificature. L’éphod était le vêtement sacerdotal par excellence. Il était inséparablement uni aux deux épaules et au pectoral, selon v. 6 et 15. Nous y avons  l’enseignement que la force de l’épaule du sacrificateur et l’affection de son cœur étaient entièrement consacrées aux intérêts de ceux qu’il représentait et en faveur desquels il portait l’éphod. Ces choses, typifiées dans Aaron, sont réalisées en Christ.

Dans les v. 9 à 12 et 15 à 29, les noms des douze tribus sont gravés sur des pierres précieuses, pierres portées à la fois sur les épaules et le cœur du souverain sacrificateur. Toutes les tribus étaient ainsi portées conti-nuellement devant l’Eternel, sur le cœur et les épaules d’Aaron. Elles étaient maintenues dans cette beauté parfaite et cet éclat inaltérable qui était le propre de la position dans laquelle la parfaite grâce du Dieu d’Israël les avait placée.

Dans ces pierres, nous avons un encouragement profond, en ce sens que malgré tout, Dieu ne voit que ses enfants briller, car ils sont portés sur le cœur et les épaules de Jésus, revêtus d’une divine beauté. Pensons-y: si les hommes ne voient que les défauts chez les chrétiens, Dieu en voit toute la beauté. Efforçons-nous de nous conduire dans l’état dans lequel Dieu nous voit. Le v. 30 doit procurer une paix profonde pour chaque enfant de Dieu. En effet, Jésus a porté l’éternité de notre châtiment, louanges soit à Dieu qui nous a donné la lumière, la pureté, la beauté.

Puis au v. 8, nous avons la ceinture qui est le symbole du service. Christ est le parfait serviteur. Il se ceignit lui-même pour son œuvre, montrant les perfec-tions des caractères dans les matériaux de cette ceinture. Et, Christ étant à même de satisfaire à tous les besoins de l’âme et aux ardents désirs du cœur, il est non seulement la victime égorgée à l’autel d’airain, mais aussi le souverain sacrificateur ceint sur la maison de Dieu.

Au v. 30, Aaron porte non seulement le jugement de l’assemblée devant Dieu, mais communique également les pensées de Dieu au peuple, sens des urim et des thummim. Jésus agit de même ; il porte le jugement de son peuple continuellement devant Dieu et par le Saint Esprit il nous communique les conseils de Dieu à l’égard de toutes les circonstances de notre vie journalière.

En relation avec les urim et les thummim, d’autres passages sont à considérer:
Nom. 27, 21 ; Deut. 33, 8-10 ; Esd. 2, 63 ; 1 Sam. 28, 6.

Dans les v. 31 à 35 il y a la robe bleue de l’éphod qui est l’emblème du caractère entièrement céleste de notre grand souverain sacrificateur. Il est allé dans les cieux au-delà de la portée de toute vision humaine. Le Saint Esprit nous fait comprendre qu’il y a là un témoignage qui est vivant dans la présence de Dieu; et non seulement un témoignage, mais du fruit: une clochette d’or, une grenade. Tel est l’ordre plein de beauté de ce témoignage rendu à la vérité que Christ est toujours vivant pour faire cette intercession auprès du Père pour les siens. Ceci est inséparablement lié à un service fructueux. Alors, dans les v. 36 à 38, il y a encore une vérité importante pour l’âme: la lame d’or sur le front d’Aaron qui est le type de la sainteté essentielle de Jésus. Elle sera sur son front continuellement. Quel repos pour le cœur au milieu de toutes les fluctuations de notre propre espérance! La sainteté nous appartient.

Dans les v. 40 à 43, nous voyons en figure notre grand souverain sacrificateur et l’Eglise. Si les vêtements d’Aaron représentent toutes les qualités de Christ, les tuniques et les bonnets des fils d’Aaron représentent les grâces dont l’Eglise est revêtue en vertu de son association avec le chef souverain de la famille des sacrificateurs. Le Seigneur n’est pas selon l’ordre d’Aaron, mais il exerce maintenant la sacrificature selon le type présenté en Aaron. Maintenant Christ est caché en Dieu, comme le souverain sacrificateur quand il entrait dans le lieu très saint, le jour des expiations.

Chapitre 29

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Exode chapitres 28 et 29. Ces chapitres font part de la sacrificature dans toute sa valeur et son efficacité.

Comme déjà mentionné, Aaron représente Christ et ses fils l’Église. Au v. 4, le lavage d’eau  faisait qu’Aaron devenait typiquement ce que Christ est par lui-même, c’est-à-dire saint.

V. 4: «Et tu feras approcher Aaron et ses fils à l’entrée de la tente d’assignation, et tu les laveras avec de l’eau». L’Église est sainte en vertu de son union avec Christ dans une vie de résurrection. Christ est la définition parfaite de ce qu’elle est devant Dieu. L’acte cérémoniel de laver avec de l’eau figure l’action de la Parole de Dieu. Des passages comme Eph. 5, 26 et Jean 17, 19 nous montre cette figure de la Parole de Dieu, de cette eau qui lave.


Au v. 7: «Et tu prendras l’huile de l’onction, et tu la verseras sur sa tête, et tu l’oindras». Il s’agit ici du Saint Esprit (l’huile). Il faut remarquer qu’Aaron fut oint avant que le sang fut répandu, car il est présenté comme type de Christ, qui, en vertu de ce qu’il était dans sa propre personne, fut oint du Saint Esprit, longtemps avant que l’œuvre de la croix fut accomplie. D’un autre côté, les fils d’Aaron furent oints après que le sang ait coulé, selon v. 20-21: «Et tu égorgeras le bélier, et tu prendras de son sang, et tu le mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, et sur le pouce de leur main droite, et sur le gros orteil de leur pied droit; et tu feras aspersion du sang sur l’autel, tout autour. Et tu prendras du sang qui sera sur l’autel, et de l’huile de l’onction, et tu en feras aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, et sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui: et il sera saint, lui et ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui».


Pour ce qui concerne l’Église, le sang de la croix est le fondement de toutes bénédictions. Il fallait que le sang coule pour que l’Église puisse occuper sa position. Depuis Abel, plusieurs âmes régénérées par le Saint Esprit ont subi son influence mais l’Église ne pouvait pas être sous cette influence avant que le sang de l’Agneau ne coule et que Christ n’ait reçu la promesse du Père à son égard. 


Dans Exode 29, l’ordre suivi pour l’onction démontre encore autre chose en dehors de l’œuvre de l’Esprit et la position de l’Église. Cet ordre démontre la prééminence personnelle du Fils. Et que penser de cette prééminence, quand nous lisons des passages comme le Ps. 45, 7; Héb. 1, 9; Col. 1, 18; Rom. 9, 5; Apoc. 1, 5; 3, 14; Eph. 3, 15; Héb. 2, 11. Ces passages sont connus. Ainsi, en Eph. 3, 15: «Notre seigneur Jésus Christ, duquel est nommée toute famille dans les cieux et sur la terre».


Versets 43 à 46: si Dieu nous a racheté, c’est afin de pouvoir demeurer au milieu de nous. Aujourd’hui cette bénédiction a son accomplissement partiel en ce que le Saint Esprit habite au milieu de nous selon Eph. 2, 19-22. La consécration d’Aaron et de ses fils, pris ensemble, sont toujours un type de l’Église. Pour que les fils d’Aaron puissent être introduits dans le service de Dieu, il faut que le sacrifice pour le péché fut offert pour eux selon v. 12-14. Après le sacrifice pour le péché, l’holocauste est offert selon v. 15-18. Les saints sont ainsi présentés à Dieu selon la bonne odeur du sacrifice de Christ. Au v. 20, certaines parties du corps mentionnées : l’oreille ainsi que les pouces de la main et du pied. Il y a respectivement l’obéissance, l’activité et la marche. Tout est sanctifié pour être à la disposition entière de Dieu dans la puissance du Saint Esprit représenté par l’huile
sur le sang
. Au v. 21, l’aspersion de sang et d’huile rappelle la mise à part par le sang et par l’onction du Saint Esprit. Le lavage d’eau représente l’œuvre de l’Esprit de Dieu en puissance sanctifiante de la Parole. En un mot, tout ceci nous montre Dieu agissant en nous. 

Chapitre 30

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Chapitres 25 à 31 : ordonnances pour le sanctuaire et la sacrificature

Chapitre 30 : l’autel d’or ; la cuve ; l’huile de l’onction et l’encens

v. 01 à 10 : l’autel pour faire fumer l’encens

v. 11 à 16 : l’argent de la propitiation

v. 17 à 21 : la cuve d’airain

v. 22 à 38 : les aromates


Les 
chapitres 28 et 29 renseignaient sur l’institution de la sacrificature. Ici, chapitre 30, l’enseignement porte sur ce qui est relatif au culte ainsi qu’à la communion sacerdotale. L’ordre de l’enseignement est remarquable et instructif. Il correspond exactement avec l’ordre qui existe dans l’expérience du croyant. À l’autel d’airain, celui qui croit voit ses péchés tombés en cendres; puis, à l’autel d’or, il voit la valeur de Christ comme étant la substance dont les affections divines se nourrissent. Le parfum, devant l’autel d’or, présente figurativement une position de grandes bénédictions. C’est là que nous jouissons de la réalité et de l’efficacité de l’intercession de Christ. Il s’agit d’être occupés de ce que représente Christ aux yeux de Dieu. En contraste, il ne reste rien de notre égo (le «moi») dans l’encens pure et sur le feu pur, sur l’autel d’or pur. Le sang de Jésus nous donne libre accès au sanctuaire. C’est un sanctuaire de service et de culte pour les sacrificateurs. Aucune trace de péché ne se trouve dans ce lieu dans lequel se trouvent la table pure, le chandelier pur, et l’autel d’or pur. Mais, répétons-le, il n’y a absolument rien qui rappelle le moi et sa misère. Là nos âmes sont appelées à jouir de la bonne odeur de Christ montant comme un parfum d’agréable odeur devant Dieu. 


Versets 1 à 10 : le moi doit être mis de côté afin de rendre un culte agréable en présentant Christ à Dieu. Sachons que tous les efforts que l’on ferait pour rendre culte à Dieu, au moyen de facultés non sanctifiées de la nature, rentrent dans la catégorie de feu étranger (évoqué dans le v. 9). Si l’autel d’airain nous présente Christ dans sa valeur par son sacrifice (ch. 27), l’autel d’or nous présente Christ dans sa valeur d’intercession. Ces deux autels font ressortir une relation intime du fait que l’intercession de Christ est fondée sur son sacrifice. Et tout repose sur le fondement inébranlable et immuable qu’est le sang répandu (v. 10). 


Versets 11 à 16 : il y est question de l’argent des propitiations pour l’assemblée. Tout Israélite devait payer un demi sicle. Tous sont placés sur le même niveau pour ce qui regarde la propitiation (v. 15). Il peut y avoir une image différente dans la mesure de connaissance, d’expérience, de capacité, de progrès, de zèle, de dévouement, mais le
fondement de propitiation est le même pour tous. C’est le sang précieux de Christ qui est le fondement solide et éternel dur repos du croyant. 


Versets 17 à 21 : la cuve d’airain et son soubassement (cf v. 28). Les sacrificateurs se lavaient les pieds et les mains dans cette cuve. Il s’agissait de maintenir la pureté essentielle à l’exercice des fonctions  sacerdotales. La cuve d’airain est reprise plus d’une fois comme type dans le langage du Nouveau Testament. Un verset significatif est Jean 17, 17 d’où il ressort que c’est la Parole qui sanctifie. Soyons constamment jugés nous-mêmes par l’action de la Parole afin de pouvoir revêtir l’aspect de sacrificateur devant l’Eternel et jouir de sa présence. Au ch. 38, 8, la cuve et son soubassement sont faits avec les miroirs des femmes. Il s’agit de perdre de vue la nature telle qu’elle est révélée dans un
miroir. Il faut être entièrement occupés de Christ tel qu’il est présenté dans la Parole. Faisons usage de la cuve d’airain afin d’être rendus capables de se présenter devant l’autel d’or.


Versets 22 à 33 : l’onction sainte. Avec l’onction sainte, le tabernacle et tous ses ustensiles étaient oints par les sacrificateurs. C’est un type des grâces variées du Saint Esprit qui toutes se trouvaient en Christ dans leur divine plénitude (Act. 10, 38). En témoignage d’une rédemption accomplie, Jésus depuis les cieux, a répandu les dons précieux du Saint Esprit sur son assemblée selon Éph. 4, 8-13. Les grâces du Saint Esprit (v. 32) ne peuvent  jamais s’allier avec la chair de l’homme car le Saint Esprit ne peut pas reconnaître la nature déchue.


Versets 34 à 38 : l’encens composé : salé, pur, saint. Cet encens précieux, son égalité, représente perfections illimitées de Christ. Dieu n’avait pas prescrit de quantité spéciale pour chacun des ingrédients qui entrent dans la composition du parfum, parce que les grâces qui sont en Christ, les beautés et les perfections qui sont concentrées dans son adorable personne, n’ont pas de limites. La pensée de Dieu seul peut mesurer les perfections de celui en qui habite toute la plénitude de la déité. «de tout à poids égal» (v.
35
) indique que chaque caractère de Christ tenait sa vraie place, sa juste proportion. Aucune qualité n’en déplaçait une autre, ou ne lui portait atteinte. Au v. 36 remarquons la profondeur extraordinaire dans ce «très fin»; chaque petit mouvement de la vie de Christ, chaque acte, chaque mot, chaque regard, chaque trait, répand un parfum produit par une proportion égale de toutes les grâces divines, qui constituent son caractère. Plus le
parfum était pillé menu, plus sa composition exquise et précieuse était manifestée
. Dieu seul pouvait recevoir ce parfum. Il y a, dans la personne de Christ, quelque chose que seul Dieu peut apprécier (cf v. 37 et 38),.


Remarquons encore au sujet du tabernacle, l’harmonie avec l’évangile de Jean. Jean 1 à 12 représente le parvis. L’agneau est là. Au ch. 13 la cuve d’airain s’y trouve. Puis les ch. 14 à 16 présentent le lieu saint. Jésus parle à ses disciples, particulièrement du Saint Esprit. Quant au ch. 17 n’avons-nous pas le souverain sacrificateur dans le lieu très saint
pour parler avec son Père et intercéder pour les siens !

 


Chapitre 31

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Chapitres 25 à 31 : ordonnances pour le sanctuaire et la sacrificature

Chapitre 31 : Betsaleël et Oholiab

v. 01 à 11 : deux ouvriers appelés par l’Éternel

v. 12 à 17 : le sabbat et, v. 18 : les tables du témoignage



Ce chapitre commence avec l’appel divin de Betsaleël et d’Oholiab (v. 1 à 6). Ils auront un travail précieux en ce qui concerne l’ouvrage du tabernacle (v. 7 à 11). Il ressort également, de ce premier paragraphe, l’exposé une doctrine digne de retenir toute notre
attention. C’est le fait que c’est Dieu qui choisit; il est important de s’en souvenir. Il appartient à Dieu de choisir, d’appeler, d’établir, de qualifier. Tout doit être fait selon son commandement et il en est de même aujourd’hui pour le service ou le ministère. Il n’appartient pas à l’homme de choisir, on peut courir de son propre chef ou être envoyé par un collègue, mais souvenons-nous que tous ceux qui courent sans être envoyés par Dieu, seront un jour ou l’autre couverts de honte et de confusion. Soulignons encore que tout doit venir du ciel, ce qui doit aussi enlever toute jalousie vis-à-vis de son prochain. En Jean 3, 27:
«Jean répondit et dit: Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. »


Versets 12 à 17 : il est fait allusion à l’institution du sabbat. Il en était déjà question au chapitre 16 en rapport avec la manne. Ce sujet du sabbat est clairement et expressément repris au chapitre 20 alors que le peuple fut formellement placé sous la loi. Ici nous le retrouvons en rapport avec l’établissement du tabernacle. Toutes les fois que ce peuple est placé dans une position spéciale, ou qu’il est reconnu comme placé sous une responsabilité spéciale, nous retrouvons le sabbat. Les v. 14 et 15 font part du jour et de la manière dont le sabbat devait être observé selon Dieu. Le but pour lequel il fut institué est aussi relevé. Depuis lors Dieu n’a pas changé cette ordonnance. L’on peut ajouter qu’aujourd’hui le sabbat serait profané par tous les chrétiens. Mais Dieu soit béni, nous
sommes sous la grâce
(Rom. 6, 14). Bien sûr, nous sommes appelés à observer le jour du Seigneur et nous devrions être sondés par notre inactivité spirituelle…. La cassette s’arrête là.


Rom. 6, 14 :

« Car le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n’êtes pas sous [la] loi,
mais sous [la] grâce. »


Verset 18 : A.C. 1491. Moïse reçoit les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites
du doigt de Dieu. Le peuple avait déclaré «Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons» (ch. 19, 8). Le chapitre 32 montrera que le peuple est très loin de tenir son engagement.

Chapitre 32

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Chapitres 32 à 34 : chute d’Israël et grâce de Dieu

Chapitre 32 : le veau d’or et les tables de la loi


Versets 1 à 6 : après ces images des choses qui sont dans les cieux et considérées dans les ch. 25 à 31, il y a ici quelque chose de bien triste à constater. C’est l’état de ruine à laquelle l’homme réduit tout ce qui lui est confié. Le ton est donné dès le début du chapitre avec ce «Fais-nous un dieu» (v. 1). Quelle dégradation ! Ce peuple s’imaginait qu’un dieu, formé avec un ciseau, valait mieux que Jéhovah. Ce veau qu’il pouvait voir valait mieux qu’un Dieu invisible et présent partout, une contrefaçon mieux qu’une invisible réalité. Le cœur humain préfère quelque chose de visible. Il aime ce qui répond à ses sens et le satisfait. En contraste, il n’y a que la foi qui puisse tenir ferme comme voyant celui qui est invisible. Et que penser de l’état actuel des choses. Dans la dégradation du peuple d’Israël, ne voyons-nous pas aussi la dégradation de l’Église professante ! N’a-t-elle pas pris un ciseau et façonné à sa façon tout ce qui est invisible. Si cela est vrai pour l’église professante, cela l’est aussi pour chacun de nous. Toutes les fois que dans nos cœurs nous cessons de nous appuyer exclusivement sur Dieu, soit pour ce qui concerne le salut, soit pour ce qui concerne les besoins de la route, nous disons en principe «Lève-toi, fais nous un dieu». Nous sommes en danger d’agir selon le même principe et de manifester le même esprit. Notre seule sauvegarde est d’être beaucoup dans la présence de Dieu. Veillons contre l’ennemi pour ne pas prendre ce ciseau de l’incrédulité pour nous faire des dieux à nous-mêmes, car en s’éloignant un peu, on le fait toujours plus. Les v. 2 à 5 sont significatifs à cet égard du fait une chose formée avec un ciseau, avec la main et selon l’imagination de l’homme, fut mise à la place du Seigneur de toute la terre. Dans tout cela, Israël renonçait délibérément à sa relation avec Jéhovah. Il avait abandonné Dieu.

 

Versets 7 à 14 : Dieu agit à donc à l’égard de son peuple en se plaçant sur le propre terrain qu’ils ont pris (v. 7 à 10). Dans ce que l’Éternel dit, il y a une porte ouverte pour Moïse qui
manifeste, dans cette circonstance, une grâce peu ordinaire et une rare analogie d’esprit avec le prophète (Jésus) que l’Éternel devait susciter. Moïse refuse d’être ou de recevoir quoi que ce soit, à l’exclusion du peuple. Quel remarquable plaidoyer de Moïse (v. 11 à 13). Ce plaidoyer renferme la gloire de Dieu, la sanctification de son saint nom et l’accomplissement de son sermon. Telles sont les raisons sur lesquelles Moïse s’appuie pour supplier l’Eternel de revenir sur l’ardeur de sa colère. Remarquons que Moïse ne pouvait rien trouver en Israël sur quoi il aurait pu fonder son intercession. Il trouvait tout en Dieu lui-même.


Versets 15 à 35 : Moïse est un serviteur qui s’oublie parfois entièrement lui-même. Nous venons de le constater. Toutefois, Moïse est loin d’être à la hauteur du maître. Cette scène le montre. L’alliance (v. 19) est rompue. Les témoignages de cette alliance sont mis en pièces. Puis, dans une sainte intention, Moïse en appelle au jugement de ce peuple (v. 21 à 29).  Il informe ensuite le peuple (v. 30) qu’il allait monter vers l’Éternel afin que, si possible, propitiation soit faite à ce grand péché. Mais la perfection se trouve en Christ. Quelques parallèles sont évidents. Christ est descendu du sein du Père non avec les tables de la loi dans sa main mais avec la loi dans son cœur. Christ descendit, non pour prendre connaissance de la condition du peuple, mais avec une connaissance parfaite de sa condition. En outre, au lieu de détruire les témoignages de l’alliance et d’exécuter le jugement, il magnifia la loi et la rendit agréable. Et il porta dans sa propre personne bénie sur la croix le jugement de son peuple. Puis il remonta, non pour une expiation incertaine, mais déjà accomplie (cf Jean 17, 4).


À la fin du chapitre, Jéhovah proclame ses droits en gouvernement moral (v. 33 et 34). Là nous avons Dieu en gouvernement et non Dieu dans l’Évangile. Il parle ici d’effacer le pécheur alors que dans l’évangile, il efface le péché. La différence est grande. Dès maintenant le peuple doit être conduit sous la médiation de Moïse, par la main d’un ange. Israël avait perdu tout droit fondé sur la loi. Il ne reste désormais plus qu’à Dieu de rentrer dans sa propre souveraineté et de dire: «Je ferai grâce à qui je ferai grâce, et je ferai miséricorde  à qui je ferai miséricorde» ( Ex. 33, 19). D’un autre côté l’acte de briser les tables était conforme à la pensée de Dieu, il était la conséquence de la conduite du peuple à l’égard de l’alliance.

Chapitre 33

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Chapitres 32 à 34 : chute d’Israël et grâce de Dieu

Chapitre 33 : Moïse comme médiateur

 

Il ressort, en lisant ce chapitre, que Dieu a répondu à l’intercession de Moïse (cf ch. 32, 30 à 35) en pardonnant au peuple. Le chapitre 33 ne présente nullement l’évangile car il s’agit de miséricorde envers le peuple. En effet, miséricorde n’est pas synonyme d’expiation totale. L’expiation totale se trouve uniquement dans l’œuvre de Christ faite une fois pour toute.


Avec ce chapitre, la position d’Israël, d’une part, et, d’autre part, les voies de Dieu à l’égard de ce peuple placé sous l’intercession de Moïse sont à considérer.


Versets 1 à 11 : l’Éternel avait donné un commandement à Moïse (v. 5). Les fils d’Israël se dépouillent donc de leurs ornements (v. 6). Mais l’Éternel (v. 1 à 3) ne montra pas de peur qu’il ne consume ce peuple. Devant tout cela, Moïse dresse la tente d’assignation (v. 7) puis (v. 12), il trouve grâce aux yeux de Dieu. Remarquons que cette grâce est le fruit de la séparation de Moïse d’avec le peuple. Dans cet état (v. 9), Dieu peut communiquer avec Moïse et lui parler face à face. Moïse, pâle image de Christ, fait fortement contraste avec le peuple. En effet nous l’avons vu, tout ce qui est confié à l’homme ne subsiste pas. Que ce soit dans n’importe quelle économie, le péché a eu lieu, et c’est pourquoi finalement il a fallu l’œuvre de la croix. Moïse se rend bien compte de cette situation.


Versets 12 à 16 : l’effet pratique de la position de Moïse est remarquable. Il ( cf v. 12 et 13) «J’ai trouvé grâce», puis «Fais-moi connaître ton chemin». C’est ainsi que parle un homme averti; puis «je te connaîtrai». Voilà le résultat de suivre ce chemin. C’est un progrès dans la connaissance de Dieu lui-même. Moïse ajoute: «afin que je trouve grâce à tes yeux» (v. 13). Il se place dans la relation d’un enfant avec son père. Pour que le père ait un cœur de compassion et qui s’épanche, il faut que l’enfant soit bon, sage. C’est ainsi que Christ pouvait jouir de la communion de son Père (Jean 15, 10). Moïse pense aussi (v. 13b) au peuple et la réponse vient immédiatement en ce que l’Eternel donnera du repos (v. 14). La présence de Dieu au milieu du peuple, manifestée avec sa gloire, est désirée (cf v. 15 et 16). Cette présence sépare le peuple pour Dieu. Pour nous aussi, la présence de Dieu nous sépare du monde.


Versets 17 à 23 : Dieu, dans sa condescendance, accorde encore tout cela à Moïse (v. 17). Alors Moïse enhardi par les réponses de Dieu, lui demande encore (v. 18)  «Fais-moi voir, je te prie, ta gloire». La bonté de Dieu est manifestée. Dieu la manifestera à qui il veut (v. 19). Nous, nous pouvons voir sa gloire parce que l’expiation est accomplie. Avant la croix, cela ne pouvait être.

Dans les derniers versets, où Moïse est placé par Dieu dans la fente du rocher, nous avons en lui un type de la position du croyant caché en celui qui fut frappé à sa place, et qui, par sa mort expiatoire, a satisfait à la justice divine de sorte qu’il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus.


Chapitre 34

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Chapitres 32-34 : chute d’Israël et grâce de Dieu

Chapitre 34 : la « seconde » loi


Dieu donne les secondes tables, non pas pour être brisées comme les premières, mais pour être cachées dans l’arche, au-dessus de laquelle, ch. 25, Jéhovah devait prendre place comme Seigneur de toute la terre en gouvernement moral.

 

Souvenons-nous donc (v. 4 à 7) que Dieu est vu dans son gouvernement du monde. Il n’est pas vu tel qu’il se manifeste à la croix ni tel qu’il apparaît dans la face de Jésus Christ dans l’évangile de sa grâce. Dans l’évangile Dieu est dépeint par des paroles de grâces, de réconciliation, comme nous le voyons dans 2 Cor. 5, 18-19: «et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation,  savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation.» Dans ce passage, Dieu, en quelque sorte, visite les iniquités et les ôte. Ce n’est pas la même chose en Exode 34 où Dieu agit dans son gouvernement. Dans le passage cité du Nouveau Testament, c’est Dieu qui agit selon l’évangile. Dans 2 Cor. 3, l’apôtre met en opposition le
ministère de notre chapitre avec le ministère de l’évangile
. Il vaut la peine d’étudier avec soin ces deux chapitres. Celui qui considère le caractère de Dieu, tel qu’il fut révélé à Moïse sur la montagne d’Horeb,  d’avec le caractère que Dieu revêt dans l’évangile, ne peut avoir du caractère divin qu’une idée bien défectueuse.

 

Nous ne pouvons pas découvrir les profonds secrets du cœur du Père dans la création ni dans le gouvernement moral. Par exemple, l’enfant prodigue (Luc ch. 15) n’aurait pas trouvé sa place dans celui qui se révéla sur le mont Sinaï. Mais il trouve sa place car Dieu s’est révélé lui-même dans la face de Jésus Christ. Il a révélé tous ses attributs en une divine harmonie dans l’œuvre de la croix. Au Ps. 85, 10: «La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont entre-baisées.».

 

Quand nous pouvons ainsi voir Dieu révélé de telle manière, comme Moïse (v. 8), nous ne pouvons que nous incliner jusqu’à terre.

Chapitre 35 à 40

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Chapitres 35 à 40 : la construction du sanctuaire

 

Chapitre 35 : l’offrande élevée

Chapitre 36 : la construction de la tente d’assignation (tabernacle)

Chapitre 37 : l’arche de l’alliance, la table, le chandelier, l’autel d’or

Chapitre 38 : l’autel d’airain et le parvis

Chapitre 39 : les vêtements des sacrificateurs

Chapitre 40 : le tabernacle dressé comme maison de l’Éternel


Sur 
la montagne (selon ch. 25 et suivants), Jéhovah a montré à Moïse les images des choses qui sont dans les cieux. Ces choses ont été présentées dans un ordre afin que la foi puisse les saisir. Dans Exode 35 à 40, ces choses sont présentées dans l’ordre selon lequel elles sont réellement placées. 

Quelques remarques au sujet de l’inventaire du ch. 38 v. 24) il est question d’environ 1272,085 kilos d’or ; v. 25) environ 4375 kilos d’argent ; v. 26) environ 7 kilos d’argent par personne selon le dénombrement du ch. 30, 1-16 ; v. 29) cela représente environ 3080 kilos d’airain. En tout, or, argent, airain, quelque 8727 kilos

Ces chapitres 35 à 40 comprennent une récapitulation des diverses parties du tabernacle et de ses ustensiles. Les significations les plus saillantes ont été considérées dans les ch. 25 et suivants. Cependant, remarquons maintenant 2 choses dont nous pouvons retirer une instruction des plus utiles. Ce sont 1) le dévouement volontaire et 2) l’obéissance implicite du peuple. Les Ex. 35, 20-29 font part du dévouement volontaire du peuple; de même que les v. 4 à 7 du ch. 36Dans ces deux portions, il y a un beau tableau du dévouement à l’œuvre du tabernacle. Aucun effort, aucun appel n’était nécessaire pour amener le peuple à donner. C’était « tout homme que son cœur y porta ». Ensuite, en ce qui concerne l’obéissance implicite du peuple, les v. 42 et 43 du ch. 39 en font part. 

Jéhovah avait donné les instructions les plus minutieuses relativement à l’œuvre tout entière du tabernacle. Tout était exactement déterminé : les ressources de l’homme, sa raison ou son sens commun, n’avaient là rien à faire. Tout venait de l’Éternel. Béni soit Dieu ! il n’y a rien à faire et il n’y a point de place dans le tabernacle pour l’homme. Les Israélites, firent, dans cette circonstance, tout juste ce qui leur avait été dit, rien de plus, rien de moins. Et c’est là une salutaire leçon pour l’Église professante. Quand l’homme y met du sien, cela peut dégénérer très fortement, comme ce fut le cas avec l’affaire du veau d’or au ch. 32.

Le tabernacle était à tous égards selon le modèle divin (cf ch. 40, 34 et 35) et il fut rempli de la gloire divine. Par là même, apprenons que la Parole de Dieu est pleinement suffisante pour régler toutes choses, cela qu’il s’agisse du salut personnel, de la conduite individuelle, ou encore pour ce qui concerne l’ordre et le gouvernement de l’assemblée. 


Notes sur le tabernacle

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Menu « tabernacle »

 

01. La maison de Dieu

02. Le parvis

03. L’autel de l’holocauste

04. La cuve d’airain

05. Les tapis et les couvertures

06. Les ais, le rideau, le voile

07. La table

08. Le chandelier

09. L’autel d’or

10. L’arche et le propitiatoire

 

Nouvelle page 1
 

 

La maison de Dieu, l’habitation de Dieu
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Parmi les passages de la Bible

Ex. 15, 2 : Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu, et je lui préparerai une habitation, – le Dieu de mon père, et je l’exalterai.

Ex. 25, 8 : Et ils feront pour moi un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux.

Sam. 7, 1-17 : [Désir de David de construire la temple de Dieu]

Prov. 8, 31 : me réjouissant en la partie habitable de sa terre, et mes délices étaient dans les fils des hommes.

Éph. 2, 19-22 : Ainsi donc vous n’êtes plus étrangers ni forains, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu, ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur; en qui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit.

Apoc. 21, 22 : Et je ne vis pas de temple en elle; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple.

Matt. 1, 23 : “Voici, la vierge sera enceinte et enfantera un fils, et on appellera son nom Emmanuel” [Ésaïe 7:14], ce qui, interprété, est: Dieu avec nous.

Ex. 25, 1-9 : [Offrande élevée pour la construction du tabernacle]

 

Quelques commentaires

Pour cette étude sur le Tabernacle, la lecture de versets évoquant la demeure de Dieu avec les hommes, dans le passé, le présent et le futur, a été faite. Puis, en Exode 25, les premiers versets sont en relation avec l’offrande élevée que les Israélites apportaient pour la construction du Tabernacle.

Ce sujet du Tabernacle est considéré, en plusieurs sujets, comme l’Israélite pouvait le réaliser en découvrant le parvis, la porte d’entrée, l’autel d’airain, la cuve puis la tente en elle-même avec ses parties et ses objets. Mais, pour pouvoir dresser ce Tabernacle, il a fallu sortir d’Égypte, être délivré du Pharaon et de son armée, puis passer la mer Rouge. C’est Dieu qui les a délivrés de l’ennemi. Maintenant, c’est le temps de l’Église et c’est aussi Dieu qui délivre, qui sauve et qui rachète tout pécheur repentant.

Dans Exode 15 (cf v.2,17), c’est la première fois que nous trouvons la mention de la maison de Dieu. Pour pouvoir en parler, il fallait que la rédemption soit accomplie et que la Pâque ait été célébrée. Pour le temps de l’Église, il a fallu que l’œuvre de Christ soit consommée pour que l’assemblée soit formée.

Le désir de Dieu d’habiter avec les hommes prend racine dans l’éternité passée (cf Prov. 8, 31). Puis ce désir traverse toute la Parole pour se retrouver dans l’éternité future (Apoc. 21, 3). C’est l’amour de Dieu qui introduit l’homme dans sa sphère, Dieu faisant son habitation parmi les hommes. Plus encore, c’est Dieu manifesté en chair. C’est Dieu venu sur cette terre, c’est Emmanuel « Dieu avec nous » (Matt. 1, 23). Amour infini.

Le peuple, après la mer Rouge (Exode 15), manifeste des traits remarquables. L’immense puissance divine les a délivrés. Ils sont vainqueurs du pharaon. Et qu’est-ce que cela produit dans leur cœur ? Un cantique avec des notes élevées, telle cette habitation que le peuple se propose de préparer. Quel résultat de l’amour de Dieu et quel désir qui honore Dieu. Le but de cette demeure, selon le même v. 2 : « le Dieu de mon père, et je l’exalterai ». Et plus loin, v. 17, c’est l’Éternel qui se propose son habitation « Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi ». C’est là le propos de Dieu envers son peuple. C’est un déploiement de grâce.

Il est aussi remarquable de constater, dans ces passages, l’importance que Dieu attache à cette habitation parmi les hommes. Que de fois il en est fait mention (Ex 15,18; 2 Sam. 7, 16 …).  Dans le passage de 2 Samuel 7, le cœur de David désire faire une maison pour l’Éternel. C’est son amour pour Dieu qui ressort et qui le pousse dans cette voie. Mais quelle est la réponse de Dieu ? « L’Éternel t’annonce que l’Éternel te fera une maison » (cf 2 Sam. 7, 11 à 13)  « que celui qui sortira de ses entrailles … Lui, bâtira une maison à mon nom; et j’affermirai le trône de son royaume pour toujours » (cf Ps. 45, 6). Le fils de David est Salomon. Mais Dieu voit plus loin, il regarde à Christ car « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils » (v. 14). Quelle grandeur dans cette réponse du Dieu vivant ! Cette demeure sera donc dans le Fils (cf Marc 14, 58).

Dieu désire habiter avec les siens. Il veut aussi que nous aimions le lieu de sa présence : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit: Allons à la maison de l’Éternel » (Ps. 122, 1). Cela correspond à la première partie d’Exode 25 « Parle aux fils d’Israël, et qu’ils prennent pour moi une offrande élevée ». Il faut donc qu’ils apportent de ce qui est à eux, ce que Dieu a produit dans leur cœur, afin de le présenter à Dieu. De même, selon Ex. 35, 4 « Prenez, de ce qui est à vous, une offrande pour l’Éternel; que tout homme qui a un esprit libéral apporte l’offrande élevée de l’Éternel » (cf Ex 25, 1 et suivants). Le Dieu d’amour prend plaisir de voir ses enfants à l’œuvre pour l’édification de sa maison (1 Cor. 3, 12; Apoc. 19, 8). Le début d’Exode 25 mentionne 14 matériaux utilisés pour la construction. Tous ceux-ci évoquent Christ dans ses différents attributs. Cela est détaillé dans les prochains chapitres. Soulignons ici que le premier matériel étant mentionné est l’or. La divinité de cette maison est en vue. Bien-entendu, celle du Seigneur également. En effet, cette maison n’est-elle pas, sous bien des aspects, un type de notre Seigneur !

 

 

Le parvis

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Parmi les passages de la Bible

Jean 10, 9 : Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture.

Héb. 10, 19-20 : Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, … 

Ps. 65, 4 : Bienheureux celui que tu as choisi et que tu fais approcher : il habitera tes parvis. Nous serons rassasiés du bien de ta maison, de ton saint temple.

Ex. 27, 9-19 : Et tu feras le parvis du tabernacle : pour le côté du midi vers le sud, des tentures de fin coton retors pour le parvis, de cent coudées en longueur pour un côté, et ses vingt piliers, et leurs vingt bases d’airain ; les crochets des piliers et leurs baguettes d’attache seront en argent. Et de même pour le côté du nord, dans la longueur, [tu feras] des tentures de cent [coudées] en longueur, et ses vingt piliers, et leurs vingt bases d’airain ; les crochets des piliers et leurs baguettes d’attache seront en argent. Et [pour] la largeur du parvis du côté de l’occident, [tu feras] cinquante coudées de tentures, leurs dix piliers et leurs dix bases. Et la largeur du parvis du côté de l’orient, vers le levant, sera de cinquante coudées : [tu feras], pour l’un des côtés, quinze coudées de tentures, leurs trois piliers et leurs trois bases, et pour l’autre côté, quinze [coudées] de tentures, leurs trois piliers et leurs trois bases, et pour la porte du parvis, un rideau de vingt coudées, de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors, en ouvrage de brodeur, ses quatre piliers et leurs quatre bases. Tous les piliers du parvis, à l’entour, auront des baguettes d’attache en argent, leurs crochets, d’argent, et leurs bases, d’airain. La longueur du parvis sera de cent coudées, et la largeur de cinquante tout le long, et la hauteur de cinq coudées, en fin coton retors ; et les bases des piliers seront d’airain. Tous les ustensiles du tabernacle, pour tout son service, et tous ses pieux, et tous les pieux du parvis, seront d’airain.

Ex. 38, 9-20 : Et il fit le parvis : pour le côté du midi vers le sud, les tentures du parvis de fin coton retors, de cent coudées, leurs vingt piliers, et leurs vingt bases d’airain ; les crochets des piliers et leurs baguettes d’attache étaient d’argent. Et pour le côté du nord, cent coudées, leurs vingt piliers, et leurs vingt bases d’airain ; les crochets des piliers et leurs baguettes d’attache, d’argent. Et pour le côté de l’occident, des tentures de cinquante coudées, leurs dix piliers et leurs dix bases ; les crochets des piliers et leurs baguettes d’attache étaient d’argent. Et pour le côté de l’orient, vers le levant, cinquante coudées  sur un côté quinze coudées de tentures, leurs trois piliers et leurs trois bases ; et sur l’autre côté, deçà et delà de la porte du parvis, quinze coudées de tentures, leurs trois piliers et leurs trois bases. Toutes les tentures du parvis, à l’entour, étaient de fin coton retors ; et les bases des piliers, d’airain ; les crochets des piliers et leurs baguettes d’attache, d’argent ; et le plaqué de leurs chapiteaux, d’argent ; et tous les piliers du parvis avaient des baguettes d’attache en argent. – Et le rideau de la porte du parvis était de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors, en ouvrage de brodeur ; et la longueur, de vingt coudées ; et la hauteur, dans la largeur [de la porte], de cinq coudées, correspondant aux tentures du parvis ; et ses quatre piliers, et leurs quatre bases, d’airain; leurs crochets, d’argent ; et le plaqué de leurs chapiteaux et leurs baguettes d’attache, d’argent. Et tous les pieux du tabernacle et du parvis, à l’entour, étaient d’airain.


Quelques commentaires

Après avoir exposé le sujet de la maison dans son caractère général, la porte et le parvis sont maintenant considérés. Tous les regards, dans ce tabernacle, sont attirés par et vers les gloires du Seigneur. Le Seigneur est venu sur cette terre pour habiter avec les hommes. N’est-Il pas la porte (Jean 10, 9) dont l’entrée du parvis en est un beau type !


Pour l’Israélite, ce lieu de 100 coudées (une coudée = un peu moins qu’un demi mètre) par 50 coudées était le lieu de la présence de l’Éternel. Pour nous, il existe un lieu spirituel où nous pouvons rencontrer notre Dieu. Ces deux lieux sont à préserver. C’est ce qu’indiquent les tentures délimitant le parvis. Dans le Ps. 84, 10, les fils de Corée s’écrient : « un jour dans tes parvis vaut mieux que mille. J’aimerais mieux me tenir sur le seuil dans la maison de mon Dieu, que de demeurer dans les tentes de la méchanceté ». Cette tenture symbolise la séparation du monde pour Christ. Le parvis fait donc 50 mètres par 25 et la hauteur des tentures de 2½ mètres. Il n’est donc pas possible de regarder par-dessus la tenture pour voir ce qui se passe dans le parvis. Cette clôture, blanche, évoque la sainteté en tant que signe et témoignage extérieurs. Le témoignage chrétien, notre témoignage, devrait refléter cet état de sainteté dans ce monde.


La porte, large de 10 mètres est une belle image de Christ. Une porte assez large pour laisser entrer quiconque (Jean 3, 16). Puisse le témoignage chrétien, notre témoignage, faire envie afin que beaucoup d’âmes, dans ce monde, aient le désir d’entrer par la porte et connaitre la bénédiction des parvis de l’Éternel ! Cette porte, située à l’orient du parvis, est ainsi placée là où le soleil se lève. La grâce de Dieu envers l’homme perdu dans les ténèbres a permis que la Lumière se lève ! En Luc 1, 78 : « l’Orient d’en-haut nous a visité ». Elle reposait sur 4 piliers. Pensons aux 4 évangiles qui décrivent les gloires de Christ sous différents aspects. Il n’y avait pas de chérubins comme à la porte du jardin d’Éden. Ici, pas de chérubins mais un Sauveur devenu homme pour : 1) nous aimer, 2) nous rencontrer, 3) nous sauverLes bases d’airain de la porte rappellent la parfaite justice de Christ. L’airain est un type de la justice de Dieu en jugement. Christ a été jugé à la place de tout pécheur repentant. Christ seul, dans sa pureté, pouvait satisfaire aux exigences divines. La Parole contient de magnifiques témoignages quant à la pureté de Christ dans les évangiles. Par exemple lorsque le brigand sur la croix dit « celui-ci n’a rien fait qui ne se dû faire » (cf aussi Ps. 17, 3). Le pécheur repentant, converti, est revêtu de la justice de Christ. Les tentures blanches évoquent la perfection de Christ dans son témoignage. Le premier témoignage à maintenir n’est-il pas la pureté de l’homme Christ Jésus ! L’Église, témoignage divin sur la terre, est également responsable de manifester la sainteté de Christ pendant le temps de son absence. Au milieu de la confusion actuelle, il est encore possible de rendre ce témoignage (2 Tim. 2, 19-22).


Il est touchant, en relation avec les fidèles de ce temps-là, de considérer combien ils appréciaient la présence de Dieu dans le parvis. Il ne leur était pas permis d’entrer dans le lieu saint et dans le lieu très saint. Ces entrées privilégiées étaient pour les sacrificateurs (lieu saint) et le souverain sacrificateur (lieu saint et lieu très saint). Pour les enfants de Dieu du temps de la grâce, de l’Église, le libre accès à ces lieux est possible. Pour entrer dans la présence de Dieu le voile, figure de Christ, a été déchiré (Matt. 27, 51). Dans les Ps. 96, 8 et Ps. 100, 4 les fidèles d’alors avaient à cœur d’apporter la louange à Dieu. Que notre cœur puisse, comme ces fidèles, désirer la présence du Seigneur ! (cf Ps. 92, 13) Cela d’autant plus que nous avons accès jusqu’au lieu très saint.


La porte du parvis était faite de fin coton retors. C’est un tissu dont le fil est tourné afin qu’il
ne se déforme pas. Cela met en évidence la perfection de Christ (la porte (cf Jean 10)) en qui Dieu ne trouve aucune imperfection. Christ est constant dans sa perfection. Les tentures du parvis étaient aussi faites de fin coton retors. C’est une figure de notre témoignage. Puissions-nous marcher comme Christ a marché. La Parole, en relation avec la porte, mentionne aussi la pourpre et l’écarlate. Ce sont des types de la royauté, des souffrances du Seigneur, et de son précieux sang qui a coulé sur la croix. Les bases des piliers sont d’airain; chaque croyant est revêtu sur ce qu’évoquent ces bases, c’est-à-dire sur la justice de Christ. En Rom. 10, 4 « Car Christ est [la] fin de [la] loi pour justice à tout croyant. ». Seule la grâce du Seigneur permet au croyant de rester ! Tout autour du parvis, l’argent est mentionné. Ce métal évoque la rédemption, le salut. Pour nous, il faut revêtir le casque du salut (Éph. 6, 17). Il y a encore des cordages et des pieux. Pour nous, nous sommes toujours en danger de tomber, de faillir. Pour être debout, les cordages et les pieux sont nécessaires (voir 1 Cor. 10, 12). Il y a un témoignage individuel mais aussi un témoignage collectif.


Il y a aussi un témoignage collectif car, entre chaque pilier, il y a des baguettes et des tentures. Lisons Jean 13, 35 : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous ». Unis ensemble, sacrificature royale … pour annoncer les vertus de celui qui nous a tant aimés » (cf 1 Pi. 2, 9). Pour Dieu, tous les siens sont unis ensemble. Le parvis ne fait qu’un, le tabernacle, malgré ses nombreux éléments, est un tout. Si cela est vrai pour tous les croyants dans ce monde, quel privilège de pouvoir se réunir en assemblée, ensemble, comme témoignage de cette unité.

La mesure des tentures du parvis est égale à la mesure des tapis du tabernacle. À cet égard, c’est donc dans la mesure dans laquelle le Seigneur occupera nos pensées qu’un témoignage collectif sera rendu dans ce monde. Les tapis du tabernacle, dont le sujet est développé à la section 5, sont aussi une belle figure du Seigneur Jésus.


Les Psaumes, dont quelques références ont été indiquées, relèvent combien les Israélites désirent voir et entrer dans les parvis de la maison de l’Éternel. Maintenant pour tout croyant qui le désire, quelle grâce d’avoir le libre accès jusqu’aux lieux saints (cf Héb. 9, 6 et suivants). Que chaque croyant ne se contente pas de fouler les parvis mais puisse entrer, étant pleinement justifié par l’œuvre du Seigneur Jésus, jusque dans le ciel même pour adorer. Désirons-nous vraiment cela ?


La sacrificature est réservée aux hommes mais la participation de femmes pieuses est essentielle. En Ex. 35, 25 : « Et toute femme intelligente fila de sa main, et apporta ce qu’elle avait filé : le bleu, et la pourpre, et l’écarlate, et le fin coton ; »

L’autel de l’holocauste

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Parmi les passages de la Bible
Ex. 27, 1-8 : Et tu feras l’autel de bois de sittim : [il aura] cinq coudées de long, et cinq coudées de large ; l’autel sera carré, et sa hauteur sera de trois coudées. Et tu feras ses cornes à ses quatre coins ; ses cornes seront [tirées] de lui ; et tu le plaqueras d’airain. Et tu feras ses vases à cendre, et ses pelles, et ses bassins, et ses fourchettes, et ses brasiers ; tous ses ustensiles, tu les feras d’airain. Et tu lui feras une grille en ouvrage de treillis, d’airain ; et tu feras au treillis quatre anneaux d’airain, à ses quatre bouts ; et tu le mettras au-dessous du contour de l’autel, en bas, et le treillis ira jusqu’au milieu de l’autel. Et tu feras des barres pour l’autel, des barres de bois de sittim, et tu les plaqueras d’airain. Et on fera entrer ses barres dans les anneaux ; et les barres seront aux deux côtés de l’autel, pour le porter. Tu le feras creux, avec des planches, comme il t’a été montré sur la montagne ; on le fera ainsi.

Ex. 38, 1-7 : Et il fit l’autel de l’holocauste de bois de sittim : sa longueur était de cinq coudées, et sa largeur de cinq coudées ; il était carré, et sa hauteur était de trois coudées. Et il fit ses cornes à ses quatre coins ; ses cornes étaient [tirées] de lui ; et il le plaqua d’airain. Et il fit tous les ustensiles de l’autel : les vases, et les pelles, et les bassins, les fourchettes, et les brasiers ; il fit tous ses ustensiles d’airain. Et il fit pour l’autel une grille en ouvrage de treillis, d’airain, au-dessous de son contour, en bas, jusqu’au milieu ; et il fondit quatre anneaux pour les quatre bouts de la grille d’airain, pour recevoir les barres. Et il fit les barres de bois de sittim, et les plaqua d’airain ; et il fit entrer les barres dans les anneaux, sur les côtés de l’autel, pour le porter par elles ; il le fit creux, avec des planches.

Lév. 9, 7 : Et Moïse dit à Aaron : Approche-toi de l’autel, et offre ton sacrifice pour le péché, et ton holocauste, et fais propitiation pour toi et pour le peuple ; et offre l’offrande du peuple, et fais propitiation pour eux, comme l’Éternel a commandé.

Lév. 9, 23-24 : Et Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d’assignation ; puis ils sortirent et bénirent le peuple : et la gloire de l’Éternel apparut à tout le peuple ; et le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses, et tout le peuple le vit, et ils poussèrent des cris de joie, et tombèrent sur leurs faces.

Nom. 16, 36-40 : Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Dis à Éléazar, fils d’Aaron, le sacrificateur, qu’il relève les encensoirs du milieu de l’incendie, et répands-en le feu au loin, car ils sont sanctifiés, – les encensoirs de ceux-là qui ont péché contre leurs propres âmes ; et on en fera des lames aplaties pour en plaquer l’autel ; car ils les ont présentés devant l’Éternel, et ils sont sanctifiés ; et ils seront un signe aux fils d’Israël. Et Éléazar, le sacrificateur, prit les encensoirs d’airain qu’avaient présentés les [hommes] qui furent brûlés, et on les aplatit pour plaquer l’autel, en mémorial pour les fils d’Israël, afin qu’aucun étranger qui n’est pas de la semence d’Aaron ne s’approche pour brûler l’encens devant l’Éternel, et ne soit comme Coré et son assemblée, – selon que l’Éternel lui avait parlé par Moïse.

Jean 1, 29 : Le lendemain, il voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde !

Jean 3, 14-16 : Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.

Ps. 118, 27 : L’Éternel est *Dieu, et il nous a donné la lumière. Liez avec des cordes le sacrifice aux cornes de l’autel.

Act. 2, 23 : ayant été livré par le conseil défini et par la préconnaissance de Dieu, – lui, vous l’avez cloué à [une croix] et vous l’avez fait périr par la main d’hommes iniques

Quelques commentaires

Après « la maison dans son caractère général », puis « la porte et ses parvis », voici « l’autel de l’holocauste ».

Dieu est amour et il veut que chaque homme s’approche de lui et jouisse de toutes ses bénédictions. Mais, pour entrer dans sa sainte présence, il faut entrer par la porte, celle de la tente. Et devant cette porte, qu’y a-t-il ? Et bien il y a le lieu où le péché doit être jugé, il y a l’autel d’airain qui en est une image. Tout homme qui veut aller à Dieu et être agréé par Lui doit nécessairement s’arrêter à la croix où le Seigneur Jésus a subi à sa place le jugement de Dieu contre le péché.

Depuis toujours, Dieu a devant lui le sacrifice de son fils. Déjà au début de la Genèse, Dieu déclarait à Ève que sa semence briserait la tête du serpent. Dans le passage de l’Exode (ch. 27, 1-8), Dieu présente, dans l’autel de l’holocauste, Celui qui devait un jour y être offert et le glorifier. Dans ces chapitres 27 et 38 de l’Exode, la sainteté et la justice de Dieu sont là. Mais Dieu, qui a les yeux trop purs pour voir le mal, prévoit déjà ce qu’il fallait en relation avec la venue du Seigneur Jésus sur la terre. Le bois d’acacia est un bois qui ne pourrit pas; tel fut le Seigneur dans sa mort; Dieu n’a pas permis que son Fils voie la corruption (Ps. 16,10). Il a été placé dans un sépulcre neuf. L’airain revient à tous moments dans ces chapitres. C’est un métal qui résiste bien à la chaleur ainsi qu’au feu. Le Seigneur a connu cette ardeur de la colère divine mais Dieu n’a rien trouvé à condamner en Lui (Ps. 17, 3). L’airain est la justice divine en jugement. Quant aux dimensions de l’autel, elles sont  définies par Dieu lui-même. Rien n’est laissé à l’invention humaine. Tous ces détails portent nos regards sur Christ. Ces quatre côtés, comme les quatre évangiles, attirent notre attention sur les quatre aspects de l’œuvre de Christ. Sa hauteur d’environ un mètre et demi, permet à chacun de considérer l’œuvre qui a été faite en sa faveur (cf Jean 3, 14).  Il y a aussi les cornes qui évoquent la puissance (cf Ps. 22, 21). Le sacrificateur devait prendre du sang des sacrifices pour le mettre sur les cornes. La puissance du sang nous est révélée en 1 Jean 5, 6 : «C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang». Dans l’autel, ressortent ainsi tout à la fois le sacrifice de Christ mais aussi sa victoire sur le diable.

Toutes les pièces du Tabernacle ont des barres pour les transporter. C’est donc pour un peuple en marche qu’il a été construit. Ils sont partis d’Égypte, leur bâton à la main, pour aller jusqu’au pays de Canaan. Nous devons, nous aussi, porter les signes de Christ au travers du désert dans lequel nous vivons. Il faut magnifier notre Seigneur devant notre Dieu et refléter quelque chose de Lui ici-bas.

Lévitique ch. 9 mentionne les premiers sacrifices offerts sur cet autel. L’approbation divine est là car « la gloire de l’Éternel apparut à tout le peuple; et le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses, et tout le peuple le vit, et ils poussèrent des cris de joie, et tombèrent sur leurs faces ». Quant à la personne de Christ , Dieu déclara « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ». La joie est donc là; un moyen a été trouvé pour faire propitiation devant Dieu pour les péchés des Israélites. Dieu est satisfait et eux sont délivrés. Combien plus nous pouvons réaliser cela et être joyeux devant lui, tout particulièrement le dimanche matin où nous nous trouvons dans sa présence, car c’est Lui qui a tout fait pour nous.

Dans le passage d’Exode 29, 38-43, c’est l’holocauste continuel, devant l’Éternel, à l’entrée de la tente d’assignation. Ce sacrifice indique la constante indignation de Dieu contre le péché. Les vertus de ce sacrifice doivent continuellement habiter dans nos cœurs. Il nous est dit (Lév. 6, 1-6) que le feu de l’autel d’airain ne devait pas s’éteindre. Ce que Dieu a produit en allumant le premier sacrifice devait être perpétué. Aujourd’hui aussi, il faut s’en tenir à ce qui est dès le commencement (voir, entre autres1 Jean 1, 1; 2 Jean 4).

Rappelons encore que Christ a été élevé comme le serpent d’airain que Moïse a dressé dans le désert. C’est Christ qui a porté nos iniquités; en 2 Cor.  5, 21 « Celui qui n’a pas connu le péché, il (Dieu) l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui. ». Dans l’image du serpent, l’airain est bien là. Ce métal en rapport avec le jugement de Dieu contre le péché. Un regard de foi à Christ sur la croix, sauve, maintenant encore, toute personne s’approchant de Lui.

 

 

La cuve d’airain

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Lecture parmi les passages de la Bible
Exode 30, 17-21: « Et l’Éternel parla à Moïse, disant: Tu feras aussi une cuve d’airain, et son soubassement d’airain, pour s’y laver; et tu la mettras entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau; et Aaron et ses fils y laveront leurs mains et leurs pieds. Quand ils entreront dans la tente d’assignation, ils se laveront avec de l’eau, afin qu’ils ne meurent pas, ou quand ils s’approcheront de l’autel pour faire le service, pour faire fumer le sacrifice fait par feu à l’Éternel. Ils laveront leurs mains et leurs pieds, afin qu’ils ne meurent pas; et ce leur sera un statut perpétuel, pour Aaron et pour sa semence, en leurs générations. »

Exode 38, 8: « Et il fit la cuve d’airain, et son soubassement d’airain, avec les miroirs des femmes qui s’attroupaient à l’entrée de la tente d’assignation. »

Psaume 24, 3 et 4: « Qui est-ce qui montera en la montagne de l’Éternel ? et qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur, qui n’élève pas son âme à la vanité, et ne jure pas avec fausseté. »

Psaume 51, 1-4, 7, 10: « Use de grâce envers moi, ô Dieu ! selon ta bonté; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. »
« Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. »
« Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. »
« Contre toi, contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux; afin que tu sois justifié quand tu parles, trouvé pur quand tu juges. »
« Purifie-moi du péché avec de l’hysope, et je serai pur; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. »
« Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! et renouvelle au dedans de moi un esprit droit. »

Jean 13, 5-10: « Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il vient donc à Simon Pierre; et celui-ci lui dit: Seigneur, me laves-tu, toi, les pieds ? Jésus répondit et lui dit: Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite. Pierre lui dit: Tu ne me laveras jamais les pieds. Jésus lui répondit: Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi. Simon Pierre lui dit: Seigneur, non pas mes pieds seulement, mais aussi mes mains et ma tête. Jésus lui dit: Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds; mais il est tout net; et vous, vous êtes nets, mais non pas tous. »

1 Corinthiens 11, 28 et 29: « Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps. »

Éphésiens 5, 26 et 27: « afin qu’il la sanctifiât, en la purifiant par le lavage d’eau par [la] parole; afin que lui se présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable. »

Quelques commentaires

Dieu, après nous avoir fait entrer par la large porte du parvis, nous a placés, par pure grâce, au bénéfice de l’œuvre de Christ à la croix, typifiée par l’autel d’airain. Là, le Seigneur Jésus a enduré, de la part de Dieu, tout ce que nous méritions en tant que créatures déchues, car nous étions morts dans nos fautes et nos péchés. Le courroux de Dieu s’est déversé sur lui; le sang de Christ a coulé, nous lavant de tout péché, de toute souillure. Le Père cherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité et les trouvent en la personne de ces pécheurs rachetés. Il entend les introduire, pour accomplir leur office, dans le lieu même de sa sainteté, c’est-à-dire à l’autel d’or. Nous lisons Apocalypse 1, 5 « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang; – et il nous a fait un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père; – à lui la gloire et la force aux siècles des siècles! Amen ».

 Son propos est donc de nous amener dans une position pratique qui satisfasse et à son désir et à ses caractères divins. Et pour y parvenir, là aussi, celui que nous connaissons comme Père maintenant, pourvoit à tout: « Et l’Éternel parla à Moïse, disant: Tu feras aussi une cuve d’airain ». Elle sera placée entre les 2 autels. Nous voyant sur la terre, une terre salie par le péché, notre Dieu nous invite à venir à la cuve d’airain laver nos mains (image de nos œuvres) et nos pieds (qui se rapportent à notre marche). Elle est remplie d’eau, image de la Parole de Dieu. Par cette Parole, le Seigneur veut nous purifier de toute souillure, de tout manquement, de tout ce que nous contractons en traversant la terre. La forme circulaire de la cuve met en relief la Parole éternelle, infinie. Son soubassement d’airain évoque son immuabilité, sa solidité. Faite avec des miroirs de femmes, de ce temps-là issus de l’airain poli, la cuve nous donne alors une deuxième image de la Parole de Dieu; nous lisons en Jacques 1, 22-25 « Mais mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face naturelle dans un miroir; car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. Mais celui qui aura regardé de près dans la loi parfaite, celle de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais un faiseur d’œuvre, celui-là sera bienheureux dans son faire. »

Cette cuve contient bien des ressources. En effet, l’amour de Dieu, sa grâce, sont en activité pour nous introduire devant Lui comme adorateurs; ceci sans nulle conscience de péché. En considérant Christ dans les Écritures, l’Esprit les appliquant à nos consciences et nos cœurs, nous serons occupés de Lui, de Ses perfections. Dieu nous fera faire des progrès dans le chemin, nous éclairera en nous révélant ce qu’il y a d’injuste, de souillé en chacun de nous; Il nous rendra propres à nous présenter dans Sa divine présence. Dans le Psaume 24, nous trouvons la question: « qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté ? » et la réponse: « Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur ». Dès lors, nous comprenons le désir du Seigneur de nous contraindre à faire cette halte purificatrice à la cuve. Il est ainsi honoré puisque nous éviterons de venir dans n’importe quel état d’esprit devant Lui, ou autrement dit, nous serons gardés d’oublier sa sainteté.

Ce qui précède présente donc des ressources individuelles, réservées pour chaque racheté à tout instant du jour. Répétons « à tout instant du jour » et non pas le samedi soir, voire le dimanche matin pour passer à la cuve. Ayons, quant à la conscience du péché, un compte-courant très court avec le Seigneur. Il s’agit de confesser sur le champ le plus petit manquement. Soyons donc prêts pour le jour de l’adoration collective. Soyons vigilants car le Seigneur veut nous laver de tant de choses qui peuvent s’attacher à nous dans notre vie journalière. Ne laissons pas ces choses sans les juger. Le but constant du Seigneur est de nous présenter à lui-même déjà ici-bas dans la perfection qui sera effectivement nôtre toute à l’heure dans la gloire. D’ailleurs, outre l’adoration collective exprimée en assemblée, notre Dieu n’est-Il pas en droit de recevoir une adoration personnelle, produite par son amour à lui et jaillissant du cœur de ses enfants à tout instant du jour et de la nuit ? Dès lors, nous comprenons d’autant plus que la cuve d’airain nous est utile à chaque instant de notre vie.

Notre attention est aussi été attirée sur les ressources offertes par la cuve d’airain dans nos relations les uns envers les autres. Par l’enseignement de Matthieu ch. 5, il ressort qu’un un sérieux différent entre deux frères ou deux sœurs constitue un obstacle à l’adoration; d’une part, il n’y a plus la jouissance de la communion dans les cœurs en question; d’autre part, la communion qui lie ces cœurs à Christ est touchée. Ces deux choses sont liées. Pour s’approcher de l’autel d’or, il est impératif de passer d’abord par la cuve d’airain; là, la Parole de Dieu produira son action sanctifiante dans les cœurs et les consciences et amènera la réconciliation. Il s’agit de la seule issue pour que la communion soit rétablie et Dieu honoré, adoré.

Quelques mots encore au sujet de la scène du lavage des pieds en Jean 13. Le Seigneur donne un exemple parfait de l’amour fraternel. En effet, le Seigneur se ceint d’un linge avant de mettre de l’eau dans le bassin. Il nous montre par là avec quel soin il tient à ce que les choses soient essuyées pour qu’il n’en reste aucune trace. C’est pour nous un enseignement; avons-nous eu, étant dans Sa main, le privilège d’être utile entre frères, d’agir pour le bien d’un frère ou d’une sœur là où il y avait des choses à considérer ! … alors, comme le Seigneur, ayons à cœur que les choses soient réglées et que l’on en parle plus.

«Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites» (Jean 13, 17).

 

Les tapis et les couvertures

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Lecture de quelques passages de la Bible sur ce sujet

Exode 26, 1 à 14 : 1 Et tu feras le tabernacle de dix tapis de fin coton retors, et de bleu, et de pourpre, et d’écarlate ; tu les feras avec des chérubins, d’ouvrage d’art. 2 La longueur d’un tapis sera de vingt-huit coudées, et la largeur d’un tapis de quatre coudées : une même mesure pour tous les tapis. 3 Cinq tapis seront joints l’un à l’autre, et cinq tapis seront joints l’un à l’autre. 4 Et tu feras des ganses de bleu sur le bord d’un tapis, à l’extrémité de l’assemblage ; et tu feras de même au bord du tapis qui sera à l’extrémité dans le second assemblage. 5 Tu feras cinquante ganses à un tapis, et tu feras cinquante ganses à l’extrémité du tapis qui est dans le second assemblage, les ganses seront vis-à-vis l’une de l’autre. 6 Et tu feras cinquante agrafes d’or, et tu joindras les tapis l’un à l’autre par les agrafes, et ce sera un seul tabernacle.

7 Et tu feras des tapis de poil de chèvre pour une tente [qui sera] par-dessus le tabernacle ; tu feras onze de ces tapis ; 8 la longueur d’un tapis sera de trente coudées, et la largeur d’un tapis de quatre coudées : une même mesure pour les onze tapis. 9 Et tu joindras cinq tapis à part, et six tapis à part ; et tu replieras le sixième tapis sur le devant de la tente. 10 Et tu feras cinquante ganses sur le bord du tapis qui sera à l’extrémité de l’assemblage, et cinquante ganses sur le bord du tapis du second assemblage. 11 Et tu feras cinquante agrafes d’airain, et tu feras entrer les agrafes dans les ganses ; et tu assembleras la tente, et elle sera une. 12 Et ce qui pend, le surplus des tapis de la tente, la moitié du tapis, savoir le surplus, pendra sur le derrière du tabernacle ; 13 et la coudée deçà, et la coudée delà, qui est de surplus dans la longueur des tapis de la tente, pendront sur les côtés du tabernacle, deçà et delà, pour le couvrir.

14 Et tu feras pour la tente une couverture de peaux de béliers teintes en rouge, et une couverture de peaux de taissons par-dessus.

Exode 36, 1 à 3 : 1 Et Betsaleël et Oholiab, et tout homme sage de cœur à qui l’Éternel avait donné de la sagesse et de l’intelligence pour savoir faire toute l’œuvre du service du lieu saint, firent selon tout ce que l’Éternel avait commandé. 2 Et Moïse appela Betsaleël et Oholiab, et tout homme intelligent* dans le cœur duquel l’Éternel avait mis de la sagesse, tous ceux que leur cœur porta à s’approcher de l’œuvre, pour la faire ; 3 et ils prirent de devant Moïse toute l’offrande que les fils d’Israël avaient apportée pour l’œuvre du service du lieu saint, pour la faire. Et on lui apportait* encore chaque matin des offrandes volontaires.

— v. 2 : litt.: sage de cœur. — v. 3 : litt.: ils lui apportaient.

et 8 à 19 : 8 Et tous les hommes intelligents* parmi ceux qui travaillaient à l’œuvre du tabernacle, firent dix tapis de fin coton retors, et de bleu, et de pourpre, et d’écarlate ; ils les firent avec des chérubins, d’ouvrage d’art. 9 La longueur d’un tapis était de vingt-huit coudées, et la largeur d’un tapis de quatre coudées : une même mesure pour tous les tapis. 10 Et on joignit cinq tapis l’un à l’autre, et on joignit cinq tapis l’un à l’autre. 11 Et on fit des ganses de bleu sur le bord d’un tapis, à l’extrémité de l’assemblage ; on fit de même au bord du tapis qui était à l’extrémité dans le second assemblage. 12 On fit cinquante ganses à un tapis, et on fit cinquante ganses à l’extrémité du tapis qui était dans le second assemblage, [mettant] les ganses vis-à-vis l’une de l’autre. 13 Et on fit cinquante agrafes d’or, et on joignit un tapis à l’autre par les agrafes ; et ce fut un seul tabernacle.

14 Et on fit des tapis de poil de chèvre pour une tente par-dessus le tabernacle ; on fit onze de ces tapis. 15 La longueur d’un tapis était de trente coudées, et la largeur d’un tapis de quatre coudées : une même mesure pour les onze tapis. 16 Et on joignit cinq tapis à part, et six tapis à part. 17 Et on fit cinquante ganses sur le bord du tapis qui était à l’extrémité de l’assemblage, et on fit cinquante ganses sur le bord du tapis du second assemblage ; 18 et on fit cinquante agrafes d’airain pour assembler la tente, pour qu’elle fût une.

19 Et on fit pour la tente une couverture de peaux de béliers teintes en rouge, et une couverture de peaux de taissons par-dessus.

— v. 8 : litt.: sages de cœur.

Exode 40, 19 : 19 Et il étendit la tente sur le tabernacle, et mit la couverture de la tente sur elle, par-dessus, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.

Nombres 4, 23 à 25 : 23 tu les dénombreras depuis l’âge de trente ans et au-dessus, jusqu’à l’âge de cinquante ans : tous ceux qui entrent en service* pour s’employer au service, à la tente d’assignation. 24 C’est ici le service des familles des Guershonites, pour servir et pour porter : 25 ils porteront les tapis du tabernacle et la tente d’assignation, sa couverture, et la couverture de peaux de taissons qui est sur elle par-dessus, et le rideau de l’entrée de la tente d’assignation,

 

Quelques commentaires

Dans la grandeur et la profondeur du sujet du tabernacle, Dieu nous fait apprécier tout ce qu’il nous a donné en Christ. Son désir d’habiter (tabernacler) avec les hommes est bien là ! (cf Jean 1, 14 et Ex. 25, 8). Dans les passages de la lecture, il ressort que le tabernacle est recouvert de 4 éléments constitués de 2 tapis et de 2 couvertures. La famille des Guershonites avait le beau service de porter ces tapis et couvertures.

Le premier tapis est formé par dix tapis de fin coton retors, de bleu de pourpre et d’écarlate. Ces quatre éléments, déjà considérés dans la section du parvis, typifient des caractères de Christ. Les passages lus contiennent plusieurs chiffres significatifs. Relevons les 28 coudées (4 x 7) : la plénitude pour le chiffre 7 avec des perfections multipliées pour le Christ (le chiffre 7 toujours mais dans les 10 tapis). Quant au chiffre 4, il faut y voir que cette plénitude et ces bénédictions sont pour les quatre points cardinaux, donc pour toute la terre. Ces 10 tapis sont séparés en 2 groupes de 5. Le chiffre 10 typifie généralement la responsabilité de l’homme envers Dieu et à l’égard de son prochain (comme dans le cas des 10 commandements). Une fois encore, c’est l’homme Christ Jésus qui a pleinement répondu à cette double responsabilité devant son Dieu et Père.

Les 50 ganses et les 50 agrafes présentent à nouveau un rapport entre les chiffres 10 et 5.  Cette première couverture (ou premier tapis) composée de 10 tapis, sur lesquels des chérubins sont brodés, sont donc assemblés en 2 groupes de 5 et sont joints ensemble par des agrafes d’or. Les gloires de Christ, révélées dans l’Ancien Testament, sont en vue avec le premier groupe de 5 tapis. Puis Christ lui-même, présenté dans le Nouveau Testament, avec le deuxième groupe de 5 tapis. Les agrafes d’or joignent ce double témoignage par le sceau de la divinité de Christ. Le tout sera ainsi un seul tabernacle ! (Ex. 26, 6). Cette première composition de 10 tapis s’appelle le tabernacle (Ex. 26, 7).

Encore :

Ce premier tapis, visible de l’intérieur du tabernacle, comporte des chérubins brodés. Il y a une relation avec la cuve d’airain. En effet, le sacrificateur, avant d’entrer pour le service dans le lieu saint du tabernacle, devait s’arrêter à la cuve d’airain pour se laver les mains et les pieds. Pour nous le même enseignement est devant nos cœurs lorsque nous entrons, le dimanche à l’heure du culte, dans le sanctuaire. Avant de nous présenter devant Dieu, il faut s’arrêter à la cuve d’airain. Comment un sacrificateur aurait pu, sans passer à la cuve d’airain, entrer sans mourir ? Impossible. Cela montre la sainteté divine dans le sanctuaire. Puis, une fois le passage effectué à la cuve d’airain, plus de souillure. Le sacrificateur pouvait se présenter sous les chérubins du lieu saint sans craindre le jugement. C’est cela le service de la cuve d’airain.

Et cela fait goûter aux croyants l’un des côtés de l’œuvre de Christ qui a effacé nos péchés par son sacrifice. Maintenant le croyant, en paix, peut apporter la louange  et la reconnaissance dues à notre Dieu. Les chérubins sont cependant toujours là, dans le lieu saint, pour faire ressortir la sainteté du lieu. Cela représente pour le croyant un exercice de cœur; il s’agit d’apprécier l’œuvre de Christ: il s’agit aussi de réaliser ce que nous sommes quant à nous-mêmes.

Les chérubins sont les agents exécuteurs du jugement de Dieu. Il y a déjà un exemple à la sortie du jardin d’Éden, puis un autre exemple à l’entrée au pays de Canaan, et encore un autre sur le chemin de Balaam, etc. Ce sont aussi des esprits administrateurs en faveur des élus (Héb. 1, 14). Ils aiment considérer les œuvres de Dieu. Ils étaient aussi là, dans le lieu saint, regardant les merveilles de Dieu. Tous ces signes sont des figures du fils de Dieu (Éph. 3, 10; 1 Pi. 1, 12).

Aujourd’hui, période de l’Église, le croyant, comme sacrificateur, a le privilège d’entrer dans les lieux saints. Avant cette période, seule la famille sacerdotale avait ce privilège. D’autres familles s’occupaient des éléments du Tabernacle, comme les Guershonites (cf Nom. 4). Dans toutes ces choses, rien n’est laissé à la l’initiative de l’homme. Il en va de même pour le croyant d’aujourd’hui. Puissions-nous être dépendants de l’Esprit de Dieu.

La précision des directives divines est remarquable. Il s’agit d’ordonnances (Ex. 26, 30). La description est donc là afin de mettre les choses en ordre et à leur place. De même, l’apôtre Paul dit à Timothée, qu’il lui « confie cette ordonnance » en relation avec l’assemblée (1 Tim. 1, 18). Ainsi, nous avons toutes les instructions de la Parole quant aux choses à garder par amour pour Lui.

Le deuxième tapis, en poil de chèvre, contient 11 pièces. Il couvrira entièrement le tabernacle. Ses dimensions en sont la démonstration. De l’extérieur, il est donc impossible de voir le premier ensemble de tapis.

Les vêtements des prophètes étaient souvent faits de poils. Ces prophètes, serviteurs mis à part par Dieu, étaient séparés du monde tout en lui communiquant le message et l’avertissement de Dieu. Un type du Seigneur Jésus, venant du ciel et séparé des hommes est bien là (cf Deut. 18, 18 et contexte).

Pour ce 2ème tapis, appelé aussi « tente » (Ex. 26, 7 et 36, 14)  les agrafes d’airain lient deux ensembles de 5 et de 6 tapis. L’airain symbolise la justice divine à l’égard des pécheurs. Christ, par son œuvre rédemptrice a satisfait cette justice devant son Dieu, ayant réglé toutes choses en notre faveur.

Comme cette tente couvre le tabernacle, Dieu veille à la gloire de son fils et seul celui qui entre y découvre toutes ces perfections; autrement, sa gloire est voilée pour l’œil naturel. Cette peau de chèvre rappelle une fois encore le péché du fait que cet animal était offert en sacrifice pour le péché. Christ, qui est sans péché, qui n’a pas connu le péché, qui n’a pas commis de péché l’a porté à notre place. Ses gloires sont énumérées en Ex. 30, 35 : « tu en feras un encens composé, d’ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint ». Ces trois caractères sont révélés en Christ par trois apôtres qui rendent témoignage à la perfection et à la pureté de Christ (voir cela dans 1 Jean 3, 5, puis 2 Cor. 5, 21 et 1 Pi. 2, 22).

Le premier tapis, en 10 parties, forme donc un seul tabernacle (Ex. 26, 6).  Puis, avec la description du deuxième élément formé de 11 tapis de poil de chèvre, Ex. 26, 11 mentionne « la tente … sera une ». Pour la période de l’Église, les épitres présentent aussi que le corps de Christ est un, que le témoignage est un, et que nous aspirions à une seule et même chose.

Les deux dernières couvertures (Ex. 26, 14) sont en peau de béliers pour l’une (3ème de l’ensemble) et en peau de taissons pour l’autre (4ème). Le bélier représente la consécration de la vie de Christ à Dieu (le bélier est un animal consacré: Ex. 29, 27). Quant au taisson (une sorte de blaireau des pays chaud), c’est un animal vigilant … et tel a été Christ lorsque le diable a cherché à le détourner de son œuvre.

 

Les ais, le rideau, le voile

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Lecture

Exode 26, 15 à 37 : 15 Et tu feras les ais pour le tabernacle ; ils seront de bois de sittim, [placés] debout ; 16 la longueur d’un ais sera de dix coudées, et la largeur d’un ais d’une coudée et demie. 17 Il y aura deux tenons à un ais, en façon d’échelons, l’un répondant à l’autre* ; tu feras de même pour tous les ais du tabernacle. 18 Et tu feras les ais pour le tabernacle, vingt ais pour le côté du midi vers le sud ; 19 et tu feras quarante bases d’argent sous les vingt ais, deux bases sous un ais pour ses deux tenons, et deux bases sous un ais pour ses deux tenons ; 20 et pour l’autre côté du tabernacle, du côté du nord, vingt ais, 21 et leurs quarante bases d’argent, deux bases sous un ais, et deux bases sous un ais. 22 Et pour le fond du tabernacle, vers l’occident, tu feras six ais. 23 Et tu feras deux ais pour les angles du tabernacle, au fond ; 24 ils seront joints* par le bas, et parfaitement unis ensemble par le haut dans un anneau ; il en sera de même pour les deux ; ils seront aux** deux angles. 25 Et il y aura huit ais, et leurs bases d’argent : seize bases, deux bases sous un ais, et deux bases sous un ais. 26 — Et tu feras des traverses de bois de sittim, cinq pour les ais d’un côté du tabernacle, 27 et cinq traverses pour les ais de l’autre côté du tabernacle, et cinq traverses pour les ais du côté du tabernacle, pour le fond, vers l’occident ; 28 et la traverse du milieu sera au milieu des ais, courant d’un bout à l’autre.

29 Et tu plaqueras d’or les ais, et tu feras d’or leurs anneaux qui recevront les traverses, et tu plaqueras d’or les traverses. 30 Et tu dresseras le tabernacle selon son ordonnance qui t’a été montrée sur la montagne.

— v. 17 : ou : tenons à un ais, joints l’un à l’autre. — v. 24* : litt.: jumeaux, ici et 36:29. — v. 24** : ou : deviendront les.

 

31 Et tu feras un voile de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors ; on le fera d’ouvrage d’art, avec des chérubins ; 32 et tu le mettras sur quatre piliers de [bois de] sittim, plaqués d’or, et leurs crochets seront d’or ; ils seront sur quatre bases d’argent. 33 Et tu mettras le voile au-dessous des agrafes, et tu mettras là, au dedans du voile, l’arche du témoignage ; et le voile fera séparation pour vous entre le lieu saint et le lieu très-saint*. 34 Et tu mettras le propitiatoire sur l’arche du témoignage, dans le lieu très-saint.

— v. 33 : litt.: saint des saints.

 

35 Et tu placeras la table en dehors du voile, et le chandelier vis-à-vis de la table, sur le côté du tabernacle qui est vers le sud, et tu mettras la table sur le côté nord. 36 Et tu feras pour l’entrée de la tente un rideau* de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors, en ouvrage de brodeur ; 37 et tu feras pour le rideau cinq piliers de bois de sittim, et tu les plaqueras d’or, et leurs crochets seront d’or ; et tu fondras pour eux cinq bases d’airain.

— v. 36 : proprement : couvertures, ici, et ailleurs.

 

Quelques commentaires

Les ais du Tabernacle évoquent le grand travail accompli dans sa construction. Un ais mesure environ 5 mètres de long et 75 centimètres de large, soit plus de 500 kgs par pièce. Ce n’est pas avec des branches que l’on fait une telle pièce mais avec le cœur de l’arbre. Prov. 23, 26 : « Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent à mes voies ; »

Les ais enseignent et indiquent ce que nous sommes. Si, par la grâce de Dieu, tout typifie Christ dans le Tabernacle, il y a également des images du résultat de son œuvre. Ainsi, les ais évoquent les rachetés du Seigneur. Cela nous touche lorsque nous considérons comment ceux-ci sont faits: en bois de sittim = comme pour l’arche qui nous présente Christ. Le bois de sittim typifie son humanité parfaite. Les rachetés sont donc identifiés à Christ en étant aussi revêtus d’or (Ex. 26, 29). Dans les dimensions données, sont spécifiées la largeur et la longueur. La hauteur n’est pas donnée. Par contre, lorsqu’il nous est parlé de Christ, la hauteur est spécifiée (voir, entre autres, 1 Rois ch. 7) ; la Parole place Christ dans une position élevée. Finalement, ces ais sont placés debout sur des bases d’argent, à l’aide de tenons, et les traverses les tiennent bien unis ensemble (v. 24, Ps 122, 3). Ceci indique que c’est par la rédemption que les rachetés sont introduits dans cette position et unis les uns aux autres par le lien de l’esprit.

Voyons maintenant, en plus des ais, le rideau et le voile.

Ps. 122, 3 : Jérusalem, qui es bâtie comme une ville bien unie ensemble en elle-même !
Ps. 133, 1 : Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble !

Toutes ces choses typifie les gloires du Seigneur Jésus. Dieu veut que les planches, ou ais, soient mis verticalement et posés sur des bases d’argent. L’argent typifie la rédemption. Si nous sommes debout, si nous sommes sauvés, c’est sur cette seule base. Chaque ais était plaqué d’or (image du croyant justifié) et était tenu par 2 tenons qui font penser à la Parole et la prière comme les 2 deniers de la parabole du bon Samaritain les 2 deniers.

Col. 1, 14 : « en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ». Cette citation est typifiée par ces bases d’argent. Chacun est sauvé sur la base du sacrifice de Christ. Il n’y a plus de péchés pour l’enfant de Dieu. Et le bois de sittim évoque donc l’humanité de Christ. Ce bois est imputrescible et est recouvert d’or. L’or ou la justice divine. Le Saint-Esprit qui habite dans chaque croyant est représenté par les traverses invisibles, au nombre de 3, tandis que les traverses visibles, au nombre de 12, évoquent le lien visible entre chrétiens, lien que le monde peut voir. De plus, ces traverses maintiennent bien unis les ais.

Les angles des ais doivent être renforcés (voir Ex. 26, 23-24). Il ne s’agit pas d’un détail car Dieu veut une construction solide. Deux ais plus un anneau; à ce sujet, 1 Thes. 5, 12-13 : «  Or nous vous prions, frères, de connaître ceux qui travaillent parmi vous, et qui sont à la tête parmi vous dans le Seigneur, et qui vous avertissent, et de les estimer très-haut en amour à cause de leur oeuvre. Soyez en paix entre vous ». Et aussi Act. 2, 42-45 : « Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières. – Et toute âme avait de la crainte; et beaucoup de prodiges et de miracles se faisaient par les apôtres. – Et tous les croyants étaient en un même lieu, et ils avaient toutes choses communes; – et ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon que quelqu’un pouvait en avoir besoin ».  Et encore Act. 9, 31 « Les assemblées donc, par toute la Judée et la Galilée et la Samarie, étaient en paix, étant édifiées, et marchant dans la crainte du Seigneur; et elles croissaient par la consolation du Saint Esprit.»

 

Les quatre traverses qui se trouvent sur trois côtés du tabernacle font penser à 1) la doctrine, 2) à la communion des apôtres,  3) à la fraction du pain et 4) à la prière

Les versets 31 à 37 mentionnent un voile et un rideau

Le rideau est visible depuis l’intérieur du parvis. Celui-ci permet d’entrer dans le lieu saint. Depuis ce lieu, dans lequel se trouvent le chandelier, la table et l’autel d’or, l’on voit le voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. L’arche, sur laquelle est le propitiatoire, se trouve dans ce dernier lieu. On retrouve, dans le voile :

  • Le bleu à les choses célestes. La divinité de Christ.
  • La pourpre et l’écarlate à le Seigneur, sa royauté, son sang, sa royauté
  • Fin coton retors (blanc) à la parfaite humanité de Christ.

Les gloires de Christ se trouvent dans ces couleurs.

Ex. 36, 38. Ce verset donne un complément d’information concernant les piliers sur lesquels est fixé le rideau visible depuis l’intérieur du parvis. Ils ont des chapiteaux. «et ses cinq piliers, et leurs crochets; et on plaqua d’or leurs chapiteaux et leurs baguettes d’attache; et leurs cinq bases étaient d’airain.»

 

Les cinq piliers, sur cinq bases d’airain et leurs chapiteaux, peuvent suggérer les cinq apôtres rédacteurs, c’est-à-dire Paul, Jacques, Pierre, Jean et Jude. Et les chapiteaux peuvent suggérer les couronnes promises aux vainqueurs. À ce propos :

 

2 Tim. 4, 8 : désormais m’est réservée la couronne de justice, que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition.

Jac. 1, 12b : Bienheureux est l’homme qui endure la tentation; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve, il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment.

 

Encore :

Ps. 27, 4-5 : J’ai demandé une chose à l’Éternel, je la rechercherai: [c’est] que j’habite dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour voir la beauté de l’Éternel et pour m’enquérir diligemment [de lui] dans son temple. Car, au mauvais jour, il me mettra à couvert dans sa loge, il me tiendra caché dans le secret de sa tente; il m’élèvera sur un rocher.

 

La table

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Parmi les passages de la Bible :

Exode 25, 23 à 30 :

23 Et tu feras une table de bois de sittim : sa longueur sera de deux coudées, et sa largeur d’une coudée, et sa hauteur d’une coudée et demie. 24 Et tu la plaqueras d’or pur, et tu y feras un couronnement d’or tout autour. 25 Et tu y feras un rebord d’une paume tout autour, et tu feras un couronnement d’or à son rebord, tout autour. 26 Et tu lui feras quatre anneaux d’or, et tu mettras les anneaux aux quatre coins qui seront à ses quatre pieds. 27 Les anneaux seront près du rebord, pour recevoir les barres, pour porter la table. 28 Et tu feras les barres de bois de sittim, et tu les plaqueras d’or ; et avec elles on portera la table. 29 Et tu feras ses plats, et ses coupes, et ses gobelets, et ses vases, avec lesquels on fera les libations ; tu les feras d’or pur. 30 Et tu mettras sur la table le pain de proposition*, devant moi, continuellement.

— v. 30 : ou : présentation.

Lévitique 24, 5 à 9 :

5 Et tu prendras de la fleur de farine, et tu en cuiras douze gâteaux : chaque gâteau sera de deux dixièmes ; 6 et tu les placeras en deux rangées, six par rangée, sur la table pure, devant l’Éternel, 7 et tu mettras de l’encens pur sur [chaque] rangée ; et ce sera un pain de mémorial, un sacrifice par feu à l’Éternel. 8 Chaque jour de sabbat on les arrangera devant l’Éternel, continuellement, de la part des fils d’Israël : [c’est] une alliance perpétuelle. 9 Et cela appartiendra à Aaron et à ses fils, et ils le mangeront dans un lieu saint ; car ce lui sera une chose très-sainte d’entre les sacrifices de l’Éternel faits par feu : [c’est] un statut perpétuel.

1 Corinthiens 10, 16 et 17 :

16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ?

17 Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons tous à un seul et même pain.

Exode 40, 4 et 22 à 27 :

4 Et tu apporteras la table, et tu y arrangeras ce qui doit y être arrangé ; et tu apporteras le chandelier, et tu allumeras ses lampes.

22 Et il mit la table dans la tente d’assignation, sur le côté du tabernacle, vers le nord, en dehors du voile ; 23 et il rangea sur elle, en ordre, le pain devant l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.

24 Et il plaça le chandelier dans la tente d’assignation, vis-à-vis de la table, sur le côté du tabernacle, vers le midi ; 25 et il alluma* les lampes devant l’Éternel, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.

26 Et il plaça l’autel d’or dans la tente d’assignation, devant le voile ; 27 et il fit fumer dessus l’encens des drogues odoriférantes, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.

— v. 25 : litt.: il fit monter, terme employé pour l’acte d’offrir l’holocauste, comme 24:5 ; voir 25:37 et 27:20 et 30:9.

Quelques commentaires

Entrons maintenant dans le lieu saint. C’est une nouvelle étape dans la découverte du Tabernacle. Jusqu’ici, le parvis et la maison en, tant que tels, ont été considérés. Maintenant, dans ce lieu saint, il y a 1) la table qui est toujours mentionnée en premier; 2) le chandelier et 3) l’autel d’or. Dans ce lieu, derrière d’épais rideaux, il fait nuit. Cependant, à la lumière du chandelier, tout dit gloire; s’il y avait de l’airain à l’extérieur, tout est « or » dans les trois objets se trouvant à l’intérieur. De même pour le futur, dans la sainte cité, il n’y aura qu’une seule lumière qui l’éclairera (Apoc. 21, 22-23).

Dans le Ps. 78, 19 : « Et ils parlèrent contre ; ils dirent : *Dieu pourrait-il dresser une table dans le désert ? ». Cette question peut aussi être posée de nos jours (2016) par l’incrédulité des gens. Mais Dieu en dresse une en dépit des manquements tant du peuple d’Israël que de l’Église aujourd’hui. C’est pourquoi, dans ses pensées de grâce et d’amour, Il nous en donne toutes les instructions dans la Bible. Les passages cités, parmi d’autres, en témoignent. Rien n’est laissé à l’initiative de l’homme. Tout vient de Dieu. Il est mentionné plusieurs fois « Comme l’Éternel l’avait commandé ». Il en est de même pour le temps de l’Église sur la terre.

La table est un lieu de communion. En Luc 22, 14 : « Et quand l’heure fut venue, il se mit à table, et les [douze] apôtres avec lui. » La communion est la part commune réalisée ensemble. Et en 1 Jean 1, 3 « or notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ ». Quant aux matériaux utilisés pour les objets du lieu saint, dont LA TABLE, ils ont déjà été vus à plusieurs reprises : soit le bois de sittim = l’humanité de Christ ; l’or = sa divinité. L’or pur rappelle ici qu’il s’agit de la nature de Christ de toute éternité. La hauteur de la table est la même que celle de l’arche, car Dieu a soin de placer la gloire de Christ selon sa propre pensée.

L’œuvre de la croix étant passée (dans la figure de l’autel d’airain), la table est ornée d’or sur ses 4 côtés. La gloire du Seigneur suit ses souffrances. Le fait que ce couronnement soit tout autour de la table rappelle aussi que cette gloire n’a ni commencement ni fin. À ce sujet, l’or fin du Ps. 21, 3 est en or affiné. Autrement dit, le témoignage des souffrances endurées par le Seigneur par obéissance à son Dieu et Père est bien là. « Car tu l’as prévenu par des bénédictions excellentes ; tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin. » (Psaumes 21:3)

Le rebord tout autour de la table a une fonction pratique en ce qu’il retient les pains sur la table. Les anneaux et les barres réalisés pour porter la table montrent que le peuple d’Israël, tout comme les croyants de l’Église, sont des pèlerins ici-bas. Tout cela est temporaire. Mais, d’après les éléments utilisés, il faut aussi voir la sainteté dans la marche. La Parole indique aussi la manière dont la table saine doit être portée : « Et ils étendront un drap de bleu sur la table des pains de proposition, et mettront sur elle les plats, et les coupes, et les vases, et les gobelets de libation ; et le pain continuel sera sur elle. Et ils étendront sur ces choses un drap d’écarlate, et ils le couvriront d’une couverture de peaux de taissons, et ils y placeront les barres. » (Nombres 4:7-8)

De tout cela, il y a bien sûr une application typifiée pour l’assemblée (ou Église) de Dieu. En effet, le couronnement de la Table est celui dont Christ revêt son épouse (voir Éph. 5); de ce rebord, Christ a pu dire à son Père «De ceux que tu m’as donnés, je n’en ai perdu aucun» (Jean 18, 9). L’Église, par excellence, est portée par le Seigneur lui-même ! Mais puisse chaque croyant aussi avoir ce beau service de porter l’assemblée à l’image des fils de Kehath qui portaient le Tabernacle.

La table, en face du chandelier, est éclairée. Pour l’Église, c’est la lumière de Christ. En plus, l’unité est proclamée sur cette table par les 12 pains représentant les 12 tribus. De même, l’assemblée est un seul corps dont Christ est la tête glorifiée.

L’encens, certainement versé à l’aide des gobelets d’or, donne la bonne odeur aux sacrifices. L’encens est ici versé sur les pains … comme une préparation de chaque chrétien par l’esprit. Ainsi, chaque enfant de Dieu est cette bonne odeur de Christ (voir 2 Cor. 2, 15).

Les plats, les gobelets, les coupes et les vases sont des objets qui indiquent l’activité dans le tabernacle. Cette activité ou service, en rapport avec la table, est du ressort des sacrificateurs. Bien que peu de détails sont donnés, ces objets servent à faire des libations. Ils sont tous en or pur car tout service doit être en rapport avec la gloire de Dieu. Ainsi, pour tout service, il s’agit d’être en Christ : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, [ce qui est] votre service intelligent. » (Romains 12:1). Quant aux libations, la première mentionnée dans la Parole est celle versée sur la stèle que Jacob a dressée (Gen. 35, 14).  Puis d’autres libations sont mentionnées dans la description des sacrifices. Lorsque le Nazaréen a accompli son service, il y a également une libation avec son sacrifice (cf Nom. 6, 15). Plus loin, l’apôtre Paul dit à Timothée « car, pour moi, je sers déjà de libation, et le temps de mon départ est arrivé ». C’est, pour ainsi dire, le couronnement du sacrifice, la joie que Dieu trouve dans le sacrifice, et combien plus dans le sacrifice de son fils unique !

Un autre exemple touchant est celui de David en 2 Samuel ch. 23. « Et David convoita, et dit : Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? Et les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel. Et il dit : Loin de moi, Éternel, que je fasse cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? Et il ne voulut pas la boire. Ces trois hommes forts firent cela. » (2 Samuel 23:15-17). David reconnait que ces 3 hommes sont allés au péril de leur vie. David offre l’eau à l’Éternel. C’est l’Éternel qui peut apprécier à sa juste valeur ce que ces hommes ont fait pour le roi. N’avons-nous pas là l’expression du cœur devant le sang du Seigneur Jésus qui nous a rachetés ? N’y a-t-il pas un moment où les paroles nous manquent et où l’expression du cœur, sans parole, s’élève jusqu’à Dieu ? Pensons aussi au merveilleux exemple de Marie qui versa le parfum sur le Seigneur, fruit de son amour et de sa reconnaissance, sans paroles.

Cette table, comme déjà dit, parle de la communion. Dans sa longueur de deux coudées, pensons au Père et au Fils qui vont les deux ensemble. Quant à l’unité, pensons aux douze pains qui sont une figure du peuple d’Israël, de ses douze tribus, présentés ainsi à Dieu, tout comme le Seigneur présente à Dieu ses rachetés. Finalement, la table, avec ces pains, parle de nourriture. Ces pains sont renouvelés chaque sabbat et sont mangé par les sacrificateurs. Une fois ces pains saints changés, ils deviennent des pains communs dont, ce passage : « Et maintenant, qu’as-tu sous la main ? Donne-moi dans la main cinq pains, ou ce qui se trouvera. » (1 Samuel 21:3). Cette nourriture peut être mise en relation avec la cène du Seigneur. En effet, nous pouvons nous nourrir de Christ et nous souvenir de sa mort. Cependant, si l’on pense au chapitre 6 de l’évangile de Jean, sachons que ce chapitre ne fait pas une allusion directe à la cène dominicale. Le souvenir (mémorial) est également présent dans le tabernacle (cf Lév. 24, 7. Ce passage mentionne un pain de mémorial qui est déposé sur la table. Ces pains sont présentés continuellement devant Dieu et il est encourageant de savoir que sa maison, maintenant son assemblée (ou Église), est en permanence devant ses yeux. Nous trouvons les mêmes termes de continuel et perpétuel dans Lévitique 24.

La fleur de farine, issue de grains de blé finement broyés, typifie notre Sauveur qui s’est présenté lui-même comme le grain de blé, éprouvé et affligé. Les pains, figure des rachetés, sont issus de la fleur de farine cuite au feu, figure des souffrances de Christ. On ne peut jamais séparer cette pensée et c’est pourquoi les rachetés aiment à parler des souffrances de Christ car nous en somme les fruits. En 1 Cor. 10, en rapport avec le passage de la table du Seigneur, la coupe vient avant le pain car elle rappelle les souffrances de Christ, son sacrifice. Ensuite, il y a le pain qui est le résultat du sacrifice de Christ, l’image de ce seul corps de Christ, de la communion comprenant tous ses rachetés. Sans souffrance, sans le sacrifice de Christ, pas de communion. Il reste donc toujours du pain, car nous sommes qu’une partie du corps, une expression de l’unité.

Ces pains pouvaient ensuite être mangés par les sacrificateurs, mais dans un lieu saint (Lév. 24, 9). Pour nous, si le lieu où nous nous rassemblons est saint, c’est parce que le Seigneur y est présent, et c’est dans ce cadre que nous pouvons nous souvenir de Lui. Nous comprenons également que pour un tel moment, il nous faut une préparation, en nous nourrissant de Lui durant la semaine.

En Ex. 40, 23 : « et il rangea sur elle, en ordre, le pain devant l’Éternel ». C’est remarquable de trouver ici « LE pain ». L’Éternel voit déjà ces douze pains unis ensemble.

 


 

Le chandelier

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Parmi les passages de la Bible

Exode 25, 31 à 40  

31 Et tu feras un chandelier d’or pur : le chandelier sera fait [d’or] battu ; son pied, et sa tige, ses calices, ses pommes, et ses fleurs, seront [tirés] de lui.32 Et six branches* sortiront de ses côtés, trois branches du chandelier d’un côté, et trois branches du chandelier de l’autre côté. 33 Il y aura, sur une branche, trois calices en forme de fleur d’amandier*, une pomme et une fleur ; et, sur une [autre] branche, trois calices en forme de fleur d’amandier, une pomme et une fleur ; ainsi pour les six branches sortant du chandelier. 34 Et il y aura au chandelier quatre calices en forme de fleur d’amandier, ses pommes et ses fleurs ; 35 et une pomme sous deux branches [sortant] de lui, et une pomme sous deux branches [sortant] de lui, et une pomme sous deux branches [sortant] de lui, pour les six branches sortant du chandelier ; 36 leurs pommes et leurs branches seront [tirées] de lui, le tout battu, d’une pièce, d’or pur. 37 — Et tu feras ses sept lampes ; et on allumera* ses lampes, afin qu’elles éclairent vis-à-vis de lui. 38 Et ses mouchettes et ses vases à cendre* seront d’or pur. 39 On le fera, avec tous ces ustensiles, d’un talent d’or pur. 40 Regarde, et fais selon le modèle qui t’en est montré sur la montagne.

— v. 32 : ou : tiges, ainsi 37:18. — v. 33 : ou : en forme d’amande. — v. 37 : litt.: on fera monter, terme employé pour l’acte d’offrir l’holocauste, comme 24:5 ; voir 27:20 et 30:9. — v. 38 : ou : éteignoirs.

Exode 26, 35

35 Et tu placeras la table en dehors du voile, et le chandelier vis-à-vis de la table, sur le côté du tabernacle qui est vers le sud, et tu mettras la table sur le côté nord.

Exode 37, 17 à 24

17 Et il fit le chandelier d’or pur ; il fit le chandelier [d’or] battu ; son pied, et sa tige, ses calices, ses pommes, et ses fleurs, étaient [tirés] de lui ; 18 et six branches sortaient de ses côtés, trois branches du chandelier d’un côté, et trois branches du chandelier de l’autre côté. 19 Il y avait, sur une branche, trois calices en forme de fleur d’amandier, une pomme et une fleur, et, sur une [autre] branche, trois calices en forme de fleur d’amandier, une pomme et une fleur ; ainsi pour les six branches sortant du chandelier. 20 Et il y avait au chandelier quatre calices en forme de fleur d’amandier, ses pommes et ses fleurs ; 21 et une pomme sous deux branches [sortant] de lui, et une pomme sous deux branches [sortant] de lui, et une pomme sous deux branches [sortant] de lui, pour les six branches qui sortaient de lui ; 22 leurs pommes et leurs branches étaient [tirées] de lui, le tout battu, d’une pièce, d’or pur. 23 — Et il fit ses sept lampes, et ses mouchettes, et ses vases à cendre, d’or pur : 24 il le fit, avec tous ses ustensiles, d’un talent d’or pur.

Lévitique 24, 1 à 4

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : 2 Commande aux fils d’Israël qu’ils t’apportent de l’huile d’olive pure, broyée, pour le luminaire, afin de faire brûler* la lampe continuellement. 3 Aaron l’arrangera devant l’Éternel, continuellement, du soir au matin, en dehors du voile du témoignage, dans la tente d’assignation : [c’est] un statut perpétuel en vos générations ; 4 il arrangera les lampes sur le chandelier pur, devant l’Éternel, continuellement.

— v. 2 : voir note à Ex. 25:37.

Nombres 8, 1 à 4

1 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : 2 Parle à Aaron et dis-lui : Quand tu allumeras* les lampes, les sept lampes éclaireront sur le devant, vis-à-vis du chandelier. 3 Et Aaron fit ainsi ; il alluma les* lampes [pour éclairer] sur le devant, vis-à-vis du chandelier, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse. 4 Et le chandelier était fait ainsi : il était d’or battu ; depuis son pied jusqu’à ses fleurs, il était [d’or] battu. Selon la forme que l’Éternel avait montrée à Moïse, ainsi il avait fait le chandelier.

— v. 2 : voir Exode 25:37. — v. 3 : litt.: ses.

Jean 8, 12

12 Jésus donc leur parla encore, disant : Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Apocalypse 2, 1

1 À l’ange* de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or :

— v. 1* : ou : messager.

Quelques commentaires

En étudiant le chandelier d’or pur, nous progressons à l’intérieur du Tabernacle. Dans cette demeure il faut de la lumière car, depuis la chute d’Adam, les ténèbres sont entrées dans le monde. Mais Dieu veut se révéler dans sa nature divine au travers de ce chandelier. Il veut nous réchauffer au moyen de sa lumière (Mal. 4, 2) que nous retrouverons dans la sainte cité qui « n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe. » (Apoc. 21, 23).

Le chandelier est fait d’or battu, donc à partir d’une pièce d’or d’un talent (un peu plus de 40 kgs). Cette pièce a été durement frappées afin d’en faire un socle, un tronc, des branches. Le chandelier complet est donc une pièce d’un seul tenant. C’est un aspect de la personne de Christ : Lui, le Fils de Dieu, a été battu, à l’image de la pièce d’or pure, avant que sa lumière puisse être répandue. Il a été soumis à la souffrance de toute manière et a reçu les coups de la justice divine ! Et il a fallu beaucoup de coups pour sortir de cette pièce d’or un chandelier tel qu’il nous est décrit.

En Ex. 25, 32, nous lisons « Et six branches sortiront de ses côtés ». Le chandelier est donc la partie centrale, et non le tout à 7 branches. Il y a donc le chandelier et six branches sortent de lui. Ces branches sont également d’or pur, c’est-à-dire de la même nature que le centre. N’avons-nous pas, dans le propos de Dieu, par cette image, le fait de tirer un peuple pour sa gloire avec Christ au centre, comme « cette huile de joie au dessus de ces compagnons » (Ps. 45, 7). Les branches son identiques de chaque côté, mais la tige centrale est unique. Une fois l’épreuve passée pour notre Seigneur, c’est-à-dire son œuvre de la croix, les fruits sont produits (voir CCant. 2, 10-13, etc). Ce sont des fleurs, un témoignage de vie et des fruits pour l’éternité sous la lumière de Christ. Son œuvre a certes produit des fruits, mais il a été battu à cause de nous qui étions de pauvres pécheurs perdus ! Certains fruits, découlant de l’œuvre de Christ, ont été immédiats après sa mort à la croix. Par exemple : la justification des saints de l’Ancien Testament. Les trois calices sont en forme de fleur d’amandier et une des caractéristiques de ces fleurs est qu’elles sont les premières à fleurir après l’hiver, soit des résultats après l’épreuve.

Remarquons aussi et revenons au chiffre sept, avec la branche centrale du chandelier et trois branches de chaque côté. C’est un ensemble, une unité complète en Christ et les siens. Les branches qui partent du côté du chandelier font penser à la femme qui a été tirée d’Adam, du côté de ses affections, ceci durant son sommeil. Pour notre Seigneur ce fut à la mort de la croix. Ce chandelier nous parle donc de résurrection, de vie sortant du tronc, et de lumière.

Pour la partie centrale du chandelier, les pommes et les fleurs sont indiquées au pluriel, en contraste avec la pomme et la fleur indiqué pour une branche. Ces pommes et ces fleurs sont donc les fruits produits. Par contre, les sept lampes représentent le témoignage ayant sa source dans le chandelier au moyen de l’huile qui qui typifie le Saint Esprit. Pour les croyants, il s’agit de rendre ce témoignage. En Éph. 5, 8 : « car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur, marchez comme des enfants de lumière ». Ainsi, pour porter du fruit, il faut être « tiré » de Christ comme Il le déclare en Jean 15, 5 : « Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ». Le Seigneur déclare aussi que l’on reconnait l’arbre à son fruit (cf Luc 6, 44)(. Ici nous voyons que le fruit des branches est de la même nature que celui de la tige centrale.

En Ex. 25, 36, il y a cette belle expression « Le tout battu, d’une pièce, d’or pur » et dans 1 Cor. 10, 7 « Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps ». Voyons encore Deut. 7, 6 « tu es un peuple saint, [consacré] à l’Éternel, … afin que tu sois pour lui un peuple qui lui appartienne en propre ». Puissent ces versets produire l’adoration dans le cœur des rachetés en constatant ce que Dieu a fait de nous et pour nous.

En ce qui concerne « l’huile qui alimente les lampes » : cette huile était apportée au Tabernacle par les fils d’Israël. Une huile pure, broyée, pour le luminaire, afin de faire brûler la lampe continuellement (Lév. 24, 2). Le Seigneur a parcouru son chemin ici-bas dans la puissance de l’Esprit jusqu’à la mort de la croix. Mais au jardin de Gethsémané, tout particulièrement, il a été broyé, battu, frappé de Dieu. Nous avons déjà relevé que les lampes sont un témoignage, un témoignage pour la terre. Le témoignage notre Sauveur devant Dieu et les hommes a été parfait. En Jean 8, 29 : « moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent ». Que le Saint-Esprit qui habite en nous et dans l’assemblée puisse luire ainsi dans ce monde à la gloire de Dieu, avant le retour du Seigneur car alors l’Esprit s’en ira avec l’Église.

Les lampes : la mention des lampes se trouve en Ex. 25, 37 «  Et tu feras ses sept lampes; et on allumera ses lampes, afin qu’elles éclairent vis-à-vis de lui. ». Celles-ci sont indiquées après le tiret (). Bien que les lampes fassent partie du chandelier, elles n’ont pas été faites d’or battu. Christ, fils de Dieu, a rendu un témoignage parfait et dans toute sa plénitude. L’illustration en est faite par ces 7 lampes pour éclairer le sanctuaire. Cette lumière éclaire le lieu saint. Elle est en face de la table, qui nous parle de Christ et de son œuvre par laquelle la communion est établie pour son peuple racheté. Sans cette lumière, il n’y a pas de communion et pas, non plus, l’adoration à l’autel des parfums (cf Phil. 3, 3; Éph. 1, 13-14).Tout doit être fait par l’esprit. En Zach. 4, 6 « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées ». Dans le lieu saint, les gloires de Christ sont là avec ses perfections, son œuvre et ses résultats ainsi que les fruits produites.

Les fils d’Israël devaient apporter de l’huile d’olive pure, broyée. C’est une figure du Saint-Esprit qui est descendu ici-bas en relation avec les souffrances de Christ. Il y avait également des mouchettes et des vases à cendre (Ex. 25, 38). Ces outils sont nécessaires pour garantir les lampes et leur huile d’imperfections. En comparaison, « n’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu » (Éph. 4, 30). Ou encore en 1 Thes. 5, 19  « N’éteignez pas l’Esprit ». Il  s’agit donc de veiller et nettoyer les canaux de la lampe pour que l’huile puisse circuler librement dans les lampes. D’autres instructions sont aussi dans les épitres afin de bien utiliser ces outils. Par exemple en Gal. 6, 1 « Frères, quand même un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez un tel homme dans un esprit de douceur ». Ces ustensiles sont d’or pur. Cela peut surprendre pour le service dont il est question. Mais il faut que ce soit la norme divine qui nous purifie et corrige les imperfections de notre office.

En Apoc. 2, 1, les 7 lampes d’or représentent 7 églises. Les mouchettes et les autres outils peuvent aussi servir pour purifier un témoignage collectif. Le Seigneur peut aller jusqu’à retirer la lampe d’un lieu.

Le Saint-Esprit, « rencontré » dans ce lieu saint avec la figure de l’huile, et que nous connaissons par grâce,  est inconnu du monde. Il est caché dans ce lieu où seuls les enfants de Dieu peuvent maintenant avoir accès. En Jean 14, 17 « l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ». Mais pour ceux qui ne sont pas du monde, qui appartiennent au Christ, il est dit « mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous. ». De même, dans la parabole des 10 vierges, il n’est pas possible de dire qui a de l’huile ou qui n’en a pas avant qu’il faille qu’elles allument les lampes.

Au sujet de l’unité du chandelier, « le tout battu, d’une pièce », ce passage d’Éph. 5, 30 « car nous sommes membres de son corps, – de sa chair et de ses os. ». Ceci indique que les branches sont liées à Christ, membres de son corps.

En Ex. 40, 25 « Regarde, et fais selon le modèle qui t’en est montré sur la montagne. ». Pour sa demeure, Dieu règle tous les aspects du travail. Rien n’est laissé à la libre imagination de l’homme. Dans ce chapitre 40, c’est l’appréciation de Dieu sur le travail réalisé. La Parole mentionne à plusieurs reprises la montagne  pour représenter le lieu de la communion de l’homme avec Dieu. C’est là que nous pouvons comprendre, à l’aide de la Parole, ce que Dieu désire pour les siens.

Les dimensions du chandelier, au contraire des autres éléments du Tabernacle, ne nous sont pas données. En effet, la gloire de Christ n’est pas mesurable.

 

L’autel d’or

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Parmi les passages de la Bible

Ex. 30, 1-10, 26-29, 34-38

1 Et tu feras un autel pour faire fumer l’encens ; tu le feras de bois de sittim ; 2 sa longueur sera d’une coudée, et sa largeur d’une coudée ; il sera carré ; et sa hauteur sera de deux coudées ; ses cornes seront [tirées] de lui. 3 Et tu le plaqueras d’or pur, le dessus* et ses parois, tout autour, et ses cornes. Et tu lui feras un couronnement d’or tout autour ; 4 et tu lui feras deux anneaux d’or au-dessous de son couronnement, sur ses deux côtés ; tu les feras à ses deux coins, et ils serviront à recevoir les barres, pour le porter par elles ; 5 et tu feras les barres de bois de sittim, et tu les plaqueras d’or. 6 Et tu le mettras vis-à-vis du voile qui est devant l’arche du témoignage, vis-à-vis du propitiatoire qui est sur le témoignage, où je me rencontrerai avec toi. 7 Et Aaron y fera fumer l’encens des drogues odoriférantes ; chaque matin, il le fera fumer quand il arrangera les lampes. 8 Et quand Aaron allumera les lampes, entre les deux soirs, il le fera fumer, — un encens continuel devant l’Éternel, en vos générations. 9 Vous n’y brûlerez* pas d’encens étranger, ni d’holocauste, ni d’offrande de gâteau ; et vous n’y verserez pas de libation. 10 Et Aaron fera propitiation pour* les cornes de l’autel** une fois l’an ; il fera propitiation pour l’autel*** une fois l’an, en vos générations, avec le sang du sacrifice de péché des propitiations. C’est une chose très-sainte à l’Éternel.

— v. 3 : ailleurs : toit [en terrasse]. — v. 9 : ou : offrirez, comme Lév. 14:20. — v. 10* : ou : sur, toujours pour indiquer l’objet en vue duquel la propitiation était faite. — v. 10** : litt.: ses cornes. — v. 10*** : litt.: pour lui.

26 Et tu en oindras la tente d’assignation, et l’arche du témoignage, 27 et la table et tous ses ustensiles, et le chandelier et ses ustensiles, et l’autel de l’encens, 28 et l’autel de l’holocauste et tous ses ustensiles, et la cuve et son soubassement ; 29 et tu les sanctifieras, et ils seront très-saints ; quiconque les touchera sera saint.

34 Et l’Éternel dit à Moïse : Prends des drogues odoriférantes, du stacte, et de la coquille odorante, et du galbanum, — des drogues odoriférantes, et de l’encens pur : de tout, à poids égal ; 35 et tu en feras un encens composé, d’ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint. 36 Et tu en pileras très-fin, et tu en mettras sur le devant du témoignage dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi : ce vous sera une chose très-sainte. 37 Et quant à l’encens que tu feras, vous n’en ferez point pour vous selon les mêmes proportions : il sera, pour toi, saint, [consacré] à l’Éternel. 38 Quiconque en fera de semblable pour le flairer, sera retranché de ses peuples.

 

Ex. 40, 5, 26-27

5 Et tu mettras l’autel d’or pour l’encens devant l’arche du témoignage ; et tu placeras le rideau à l’entrée du tabernacle.

26 Et il plaça l’autel d’or dans la tente d’assignation, devant le voile ; 27 et il fit fumer dessus l’encens des drogues odoriférantes, comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse.

Quelques commentaires

Il y a deux autels dans le tabernacle : l’autel de l’holocauste qui est dans le parvis et l’autel d’or où l’on faisait fumer le parfum, devant le voile. Dans le Ps. 26, David compose de belles paroles à l’égare de l’autel. Il rappelle qu’il faut préalablement se laver les mains, ce qui rappelle le passage à la cuve d’airain. Puis David fait le tour de l’autel pour contempler les gloires de Christ. La louange suit tout naturellement et l’habitation de l’Éternel devient l’objet de son cœur. Puissions-nous réaliser ce que nous voyons en David !

La place de la description de l’autel d’or est remarquable. Oui, après les chapitres 25 à 29 qui présentaient des types de la personne de Christ dans ces caractères, son œuvre, sa marche, et dans l’unité qu’il a Lui-même formée, voilà finalement l’autel d’or. Toutes ces choses montrent l’importance, pour Dieu, d’avoir des adorateurs, des âmes reconnaissantes d’avoir été tirées de leur état de péché. La louange peut alors jaillir de cœurs reconnaissants en considérant tout ce qui a été fait pour eux. La position d’adorateurs est désormais la leur.

Au chapitre 30, l’autel d’or est là afin de faire fumer l’encens. Faire fumer l’encens, c’est présenter à Dieu son Fils bien-aimé. Et nous pouvons le faire sans conscience de péché car les choses précédentes ont typifiées la direction de l’esprit, la communion du corps de Christ, le sacrifice du Seigneur à la croix. Deux aspects de cet autel peuvent être relevés. D’une part, Dieu se plait à dévoiler la perfection et les gloires de son Fils, ce qu’il a trouvé dans son bien-aimé et d’autre part, Dieu montre son amour à l’égard de ces pauvres pécheurs que nous étions. En vertu de l’œuvre de son Fils, il nous a rendus capables de nous approcher de cet autel, ce qui était réservé aux sacrificateurs seuls, et d’en faire fumer l’encens saint.

Dans le bois de sittim, couvert d’or, les deux natures de notre Sauveur sont là. Il y a son humanité (lors de son baptême). Puis il y a le témoignage du Père concernant sa divinité.

Par ces types, Dieu révèle ce que signifie l’adoration en esprit et en vérité. Quel privilège de réaliser ces choses et de pouvoir nous approcher de Lui. En 1 Pi. 2, 9 : « Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ». Pierre s’adressait aux Juifs qui devaient ainsi comprendre à quel point la sacrificature a du prix pour Dieu.

L’autel est vis-à-vis du voile. Le voile est encore une image de la personne de Christ. Le voile étant maintenant déchiré, le libre accès nous est ouvert jusque dans la présence de Dieu, devant le propitiatoire.

Revenons au but de l’autel, mentionné en Ex. 30, 1. C’est « Pour faire fumer l’encens ». C’est le désir de Dieu qu’il y ait, en face du voile, de l’encens brulé remplissant le sanctuaire. C’est un parfum agréable qui dirige nos pensées sur ce que Dieu a trouvé dans son Fils unique. Cet encens devait être continuellement devant l’Éternel, en leurs générations (v. 8). Ce parfum représente, en type, la personne de Christ. Pour le croyant de l’Église aussi, il s’agit de présenter sa Personne adorable continuellement à notre Dieu. En Héb. 13, 15 : « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom ». Ce parfum et sa composition est unique. Il est réservé entièrement à Dieu. Rien n’est laissée à l’imagination de l’homme. Il en va de même aujourd’hui; il faut une préparation morale pour venir au culte et des choses à ne pas faire (cf v. 9, v. 33, v. 38). Mais le privilège est là. Il s’agit de faire monter la bonne odeur de Christ à nulle autre pareille. Alors comme aujourd’hui, pour s’approcher de l’autel, il faut un état d’âme adéquat : pardonné de ses péchés à l’autel d’airain par le sacrifice de la victime parfaite, lavé à la cuve et jouissant de la communion de Christ, rempli de l’esprit et détaché du monde, l’adorateur peut présenter à Dieu non pas sa faiblesse ni les douleurs de ce monde, mais la personne bénie de son Fils unique et bien-aimé, ce que le Père trouve et à trouvé en Lui. Quel office devant cet autel, quelle adoration élevée, parfaite ! C’est ce que Joseph recommande à ces frères en Gen. 45, 13 « Et vous raconterez à mon père toute ma gloire … ». Toutefois, rappelons-nous que c’est le feu du sacrifice à l’autel d’airain qui sert à allumer le feu propre à faire fumer l’encens. Le feu de l’Éternel est celui du juste jugement. Celui-ci dévorait le sacrifice sur l’autel d’airain et c’est ce feu qui a atteint Christ durant les trois heures sombres de la croix. Il ne fallait pas amener un feu étranger (cf Lév. 10, 1-7) qui ne convenait pas à la sainteté de Dieu.

Ce service, tel que décrit ci-dessus, était donc réservé aux seuls sacrificateurs, fils d’Aaron. L’histoire d’Ozias (cf 2 Chr. 26, 16-20) en fait mention. En plus, la composition du parfum était unique et inimitable car, dans ce lieu, tout est sainteté. L’homme n’a pas de place (Ex. 30, 32, 38).

Ex. 30, 34 à 37

Le stacte, dans ces drogues odoriférantes, est mentionné en premier. Ce produit est un dérivé de la myrrhe. La myrrhe est une résine qui découle d’un arbre. Comme telle, c’est une myrrhe franche ou limpide. Elle peut aussi découler lorsqu’une entaille est faite à l’arbre.  Elle est amère et fait penser à ce que Christ a enduré pour nos péchés. Mais elle a une odeur agréable … comme celle de Christ qui a parfaitement répondu aux exigences de Dieu. Le stacte est le cœur de la larme de myrrhe qui a un goût exquis et qui nous parle de ce qu’il y a de plus profond dans les souffrances de Christ. Dieu seul a pu les sonder.

La coquille odorante se trouve sous l’eau, dans les profondeurs de la Mer Rouge. Il s’agit donc des flots qui ont passé sur la tête de notre Sauveur (cf Ps. 42, 7; Jonas 2, 4, etc). Le galbanum, au contraire, n’a pas une bonne odeur; il est âcre. En lisant 2 Cor. 2, 5-16, comprenons que l’odeur de Christ, qui est pour le croyant une bonne odeur est, pour les incrédules, une odeur de mort. Le galbanum est ainsi ce qui illustre ce caractère de Christ, le témoin fidèle et véritable, qui attirait et qui attire sur Lui la haine des hommes pécheurs.

Il fallait ces composants, le tout à poids égal car aucun caractère de Christ ne surpasse un autre et aucune qualité n’est inférieure à l’autre; tout, dans sa personne, est parfait. De plus, il n’est pas mentionné de poids ni de quantité pour ces éléments car, dans la personne de Christ, tout est infini. On ne peut rien mesurer. Seul Dieu peut apprécier toutes les perfections de Celui en qui toute la plénitude de la déité s’est plu à habiter.

Cet encens, ouvrage de parfumeur, devait être salé, pur, saint (v. 35). Salé pour indiquer qu’il n’y a pas de variation en Christ (Jac. 1, 17) et qu’il est séparé de la corruption du péché selon le passage « il n’y a point de péché en Lui » (1 Jean 3, 5). Christ est également pur. En 1 Pi. 2, 22 « Il n’a pas commis de péché » et saint, car Il « n’a pas connu le péché » (2 Cor. 5, 21). Au v. 36 (d’Ex. 30) « Et tu en pileras très fin ». Plus ces composants étaient pilés fin, plus l’odeur était forte. Ceci révèle que plus Christ a été soumis à la souffrance, plus ses perfections se sont manifestées. En Lui, tout a été sondé.

L’autel d’or est devant l’arche du témoignage, tout près d’elle. Mais un voile sépare ces deux lieux. C’est « le voile » dont, rappelons-le, les couleurs évoquent, comme déjà vu, des pensées précieuses quant au Christ. Cependant les chérubins, brodés dessus, interdisent l’entrée dans le lieu très saint si ce n’est à l’exception du souverain sacrificateur, qui pouvait y pénétrer une fois l’an, avec du sang. Ceci rappelle les chérubins d’Éden qui fermaient le chemin à l’arbre de vie. Les chérubins sont les exécuteurs des jugements de Dieu. Ils ont plusieurs caractéristiques. Les chapitres 1 et 10 du prophète Ézéchiel en font mention. Dès lors, ressort d’autant mieux le rôle purificateur de la cuve d’airain en relation avec la sainteté nécessaire pour entrer dans ce lieu.

Une question : pour quelle raison le souverain sacrificateur ne pouvait pas entrer n’importe quand dans le lieu très saint ? Ne peut-on pas dire que Dieu se réservait pour Lui seul la gloire de son Fils dans l’œuvre qu’il allait accomplir à la croix ! Une fois l’an pourtant, Aaron portait le caractère de Christ qui entre dans le ciel même avec son propre sang en le déposant sur le propitiatoire entre les chérubins d’or ! Pourquoi une fois l’an ? Pensons au fait que pour Dieu l’année représentait le temps éternel. C’est aussi le cas dans l’ordre des différentes fêtes à l’Éternel (Lév. 23). Mais maintenant le voile a été déchiré lors de la mort du Seigneur Jésus (Luc 23, 45) et le croyant peut entrer dans ce lieu (cf Héb. 10, 19-22). La proximité est donc désormais une réalité.

Si le chandelier, dans le lieu saint, éclairait les éléments, il n’en était pas de même dans le lieu très saint (1 Rois 8, 12). Dieu avait dit qu’il habiterait dans l’obscurité profonde. Il montrait, par là, qu’il n’était pas encore pleinement révélé aux hommes. La pleine révélation de Dieu n’a eu lieu qu’en Christ. Christ, c’est Dieu manifesté en chair (Jean 1).

 

L’arche et le propitiatoire

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Parmi les passages de la Bible

Ex. 26, 31-34

31 Et tu feras un voile de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, et de fin coton retors ; on le fera d’ouvrage d’art, avec des chérubins ; 32 et tu le mettras sur quatre piliers de [bois de] sittim, plaqués d’or, et leurs crochets seront d’or ; ils seront sur quatre bases d’argent. 33 Et tu mettras le voile au-dessous des agrafes, et tu mettras là, au dedans du voile, l’arche du témoignage ; et le voile fera séparation pour vous entre le lieu saint et le lieu très-saint*. 34 Et tu mettras le propitiatoire sur l’arche du témoignage, dans le lieu très-saint.

— v. 33 : litt.: saint des saints.

Ex. 25, 10-22

10 Et ils feront une arche de bois de sittim : sa longueur sera de deux coudées et demie, et sa largeur d’une coudée et demie, et sa hauteur d’une coudée et demie. 11 Et tu la plaqueras d’or pur ; tu la plaqueras dedans et dehors, et tu y feras un couronnement d’or tout autour ; 12 et tu fondras pour elle quatre anneaux d’or, et tu les mettras à ses quatre coins*, deux anneaux à l’un de ses côtés, et deux anneaux à l’autre de ses côtés. 13 Et tu feras des barres de bois de sittim, et tu les plaqueras d’or ; 14 et tu feras entrer les barres dans les anneaux, aux côtés de l’arche, pour porter l’arche par elles. 15 Les barres seront dans les anneaux de l’arche ; on ne les en retirera point. 16 Et tu mettras dans l’arche le témoignage que je te donnerai. 17 — Et tu feras un propitiatoire* d’or pur : sa longueur sera de deux coudées et demie, et sa largeur d’une coudée et demie. 18 Et tu feras deux chérubins d’or ; tu les feras d’or battu, aux deux bouts du propitiatoire. 19 Fais un chérubin au bout de deçà, et un chérubin au bout de delà : vous ferez les chérubins [tirés] du propitiatoire, à ses deux bouts. 20 Et les chérubins étendront les ailes en haut, couvrant de leurs ailes le propitiatoire, et leurs faces seront l’une vis-à-vis de l’autre ; les faces des chérubins seront [tournées] vers le propitiatoire. 21 Et tu mettras le propitiatoire sur l’arche, par-dessus, et tu mettras dans l’arche le témoignage que je te donnerai. 22 Et je me rencontrerai là avec toi, et je parlerai avec toi de dessus le propitiatoire, d’entre les deux chérubins qui seront sur l’arche du témoignage, [et te dirai] tout ce que je te commanderai pour les fils d’Israël.

— v. 12 : quelques-uns : pieds, ainsi 37:3. — v. 17 : dérivé de : couvrir ; — couvercle.

Quelques commentaires

L’arche se trouve dans le lieu très saint. En fait, c’est le ciel même. Là, Christ, et Christ seul, peut être contemplé. Dieu indique d’avance la position et la gloire de son Fils bien-aimé une fois l’œuvre de la croix accomplie. L’arche était cachée à l’Israélite et maintenue dans l’obscurité du lieu très saint car l’œuvre de la rédemption n’était pas encore accomplie et le voile n’était pas déchiré. L’arche devait finalement conserver le témoignage de ce que Christ allait être. Moïse allait ainsi placer dans l’arche un triple témoignage consistant en 1) la marche de Christ. 2) sa mort et 3) sa résurrection. En considérant l’arche, le lieu dans lequel Christ nous a précédé est en fait indiqué. C’est le ciel où il est maintenant assis et glorifié à la droite de Dieu (voir Jean 1, 18). Et il y a, pour les croyants, l’assurance d’être bientôt avec Lui. L’arche est en bois de sittim. Cela peut surprendre mais Christ, bien que dans la gloire, reste l’homme Christ Jésus. À propos des dimensions, quelques versets sont à propos : Éph. 3, 10, 14, 18-19 « pour que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur ». L’arche porte parfois l’appellation de « l’arche du témoignage » ou encore « l’arche de l’alliance ». Cette seconde expression est également touchante. En Deut. 31, 26 :   « Prenez ce livre de la loi, et placez-le à côté de l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu; et il sera là en témoignage contre toi. » Bien qu’Israël n’a pas pu accomplir la loi, pas plus que nous ne l’aurions pu d’ailleurs, il y a dans ce passage la mention de l’arche de l’alliance. L’arche nous parle donc de Christ et c’est en vertu de cette alliance que Dieu pouvait voir son peuple. Ce n’était pas sur leur respect de la loi. C’était par Christ (Luc 22, 20). Le passage du Deutéronome mentionne déjà notre incapacité d’accomplir la loi : c’est un « témoignage contre toi ». La loi était conservée dans l’arche et personne ne pouvait l’ouvrir, la voir et vivre (voir 1 Sam. 6, 19). La loi anéantit toute personne qui est dans ses péchés. L’arche représente donc bien le Seigneur Jésus qui a accompli toute la loi dans sa personne (Ps. 40, 8). Et de plus, le croyant est protégé des « foudres de la loi » en étant protégé en vertu du sang de l’Agneau. Le croyant est à l’abri. Lorsque les secondes tables de la loi ont été écrites par Dieu, elles ont été directement placées dans une arche « provisoire ». En effet, les premières tables avaient déjà démontré l’incapacité du peuple de garder la loi. Dans ces secondes tables, la loi est donc mitigée de grâce car Dieu voit d’avance, par Christ, l’œuvre de la croix et l’efficace du sang versé.

Le contenu de l’arche est encore révélé en Héb. 9, 4 : « la cruche d’or qui renfermait la manne, et la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, et les tables de l’alliance; ». L’arche représente bien Christ, ce pain du ciel descendu ici-bas ainsi que son office de divin sacrificateur.

Lorsque l’arche est transportée, c’est le seul élément du tabernacle qui est recouvert extérieurement d’un drap de bleu (Nom. 4, 5-6). C’est une figure du caractère céleste de cette partie céleste du Tabernacle (Jean 1, 14). Le croyant de l’économie de l’Église est aussi un peuple céleste donc pèlerins et étrangers sur la terre. Les quatre anneaux pour la porter représentent aussi les différentes gloires de Christ tout comme les 4 évangiles présentent différents aspects de sa gloire, de son humanité, de son abaissement. Les deux barres qui les lient peuvent nous faire penser à la grâce et à la vérité et elles ne devaient pas être retirées lorsque l’arche était dans le lieu très saint, ces barres et l’arche formait alors un tout.

Pour le propitiatoire à voir les notes du chapitre 25 

 

Autresremarques

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Le nom «Exode», nom donné au deuxième livre de Moïse, signifie: sortir.

Ce livre traite tout d’abord de la rédemption, du rachat et de la délivrance du peuple d’Israël, peuple tombé sous l’esclavage des Égyptiens. Or la rédemption est en rapport avec le péché, ainsi qu’il est dit: «Nous avons la rédemption, la rémission des péchés» (Col. 1, 14).

Dans les 18 premiers chapitres de ce livre nous trouvons la grâce qui conduisait, protégeait, et pourvoyait à tous les besoins d’Israël, Israël délivré par cette grâce.

Moïse, par le Saint Esprit, a écrit les 5 premiers livres de la Bible. Pour la Genèse, il dépendait des révélations divines et probablement des traditions de ses prédécesseurs. Pour les 4 livres suivants, c’est comme ayant vécu la plus grande partie des événements, comme les ayant vus et vécus personnellement.

Le Nouveau Testament atteste Moïse comme étant l’auteur de l’Exode (cf Luc 20, 37 et Marc 7, 10). Environ 300 ans séparent la fin de la Genèse du début de l’Exode.


Son but : est en rapport non pas avec des individus mais avec un peuple. Ce livre décrit la formation et la délivrance du peuple d’Israël qui est le peuple terrestre de Dieu. Ce peuple a été racheté de l’esclavage de l’Égypte et conduit jusqu’à Canaan, pays de la promesse. L’Exode est ainsi le livre de la rédemption avec des faits très marquants que sont la pâque et la traversée de la mer Rouge. Après la sortie d’Égypte, ils reçurent la loi avec tout ce qui s’y rapporte. Désormais, Dieu habitait au milieu de son peuple et Israël pouvait s’approcher de Dieu et offrir des sacrifices. On peut rapprocher l’Exode des livres du NT qui traitent de la rédemption (Romains) et de la relation du chrétien avec la loi (Galates)


Particularités : dans les types, remarquons l’Égypte comme image de ce monde dont il faut se retirer (Gal. 1, 4). Il y a aussi la mer Rouge qui est une figure de la mort et de la résurrection de Christ (Rom. 6, 6). Quant au désert, il y a les circonstances de la terre au milieu desquelles la foi des rachetés est exercée.

Date de la sortie d’Égypte ? les chercheurs du 21ème siècle la situent au 13ème siècle avant Jésus Christ et cela correspond à l’époque de la 19ème dynastie. Sous le règne du dernier roi de cette dynastie (Merenphthah), le nom d’Israël se trouve mentionné pour la première fois en Égypte. Notons que cette datation tardive laisse trop peu de place pour la période de la conquête du pays et le temps des Juges, de sorte que les indications de la Bible (comme Jug. 11, 26, 1 Rois 6,1, Act. 13, 20) seraient peu dignes de foi. Retenons donc ce que la Bible indique, c’est-à-dire en l’an 1446 av. J.C. environ.

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