Peut-on manger du sang, du boudin?

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♦ ♦ ♦ 1905 ♦ ♦ ♦

Que dit l’ÉCRITURE ? (Rom. 4:3)

“Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi” Jean 5:39

“Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre” 2 Timothée 3:16, 17

“Et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir si les choses étaient ainsi” Actes 17:11

Devons-nous nous abstenir du sang ? Les défenses faites en Genèse 9 ; Lévitique 3:17 ; 7:26, 27 ; 17:10-14 ; 19:26 ; Deutéronome 12:23 ; Actes 15:20 et 29, s’appliquent-elles à nous ?

En examinant de près ces passages, il nous semble difficile de ne pas conclure qu’ils nous concernent aussi. En effet, la défense de manger du sang n’est pas une prescription de la loi mosaïque seulement ; elle est faite à Noé et à ses descendants. Elle fait partie des ordonnances de Dieu pour l’homme sur la terre après le déluge. Dieu confère à ce patriarche et à sa descendance l’autorité par la crainte sur les animaux, et lui donne la viande pour nourriture ; il fixe le principe du gouvernement ; il établit son alliance avec les hommes et la terre, et donne un signe – l’arc en ciel – rappelant qu’il ne détruira plus la terre par un déluge. Tout cela n’est-il pas permanent ? Tout cela ne nous concerne-t-il pas actuellement ? Pourquoi la défense de manger du sang serait-elle exceptée ?

La loi de Moïse rappelle cette défense en donnant une raison qui, tout en s’appliquant aux sacrifices que la loi prescrivait, renferme un principe général et permanent. “L’âme (ou la vie) de la chair est dans le sang ; et moi, je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour vos âmes ; car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme” (Lévitique 17:11). De là nous pouvons conclure que la vie appartient à Dieu ; elle peut lui être offerte sur l’autel pour faire propitiation, mais elle lui appartient et la défense de manger le sang est destinée à le rappeler. Ne serait-ce pas aussi pour nous ?

Les païens, en se livrant à l’idolâtrie, en abandonnant le vrai Dieu, avaient oublié ou méprisé les relations établies par Dieu au commencement. Lorsque l’évangile leur eut été porté et que plusieurs eurent cru et furent entrés dans l’assemblée, il devint nécessaire de leur rappeler ces choses, non comme des prescriptions de la loi, à laquelle du reste ils n’étaient pas assujettis, mais comme antérieures à la loi. Ils devaient s’abstenir des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et de la fornication. Et la lettre qui leur est adressée ajoute : “Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien” (Actes 15:28, 29). Ferions-nous bien, en faisant le contraire ? La défense de manger le sang est placée au même rang que celles de participer à l’idolâtrie et de se livrer à l’impureté. Celles-ci subsistent, pourquoi pas celle-là ? Il avait semblé bon au Saint Esprit et aux apôtres et à l’assemblée d’établir comme nécessaires les unes et les autres. Aurions-nous à en mettre une de côté ?

La question nous semble résolue, mais nous ajouterons quelques lignes d’un frère sur ce même sujet : “Les pratiques que le décret de l’assemblée de Jérusalem condamnait, n’étaient pas des choses défendues par la loi seulement ; elles étaient, ou contraires à l’ordre établi par le Dieu créateur, ou contraires à une défense faite à Noé quand la viande lui fut donnée à manger. L’homme ne devait avoir de rapports avec la femme que dans la sainteté du mariage ; la vie appartenait à Dieu ; toute communion avec les idoles était une atteinte portée à l’autorité du vrai Dieu. Moïse enseignait la loi ; ces choses-ci étaient contre la connaissance intelligente du vrai Dieu… Ces directions sont adressées à l’intelligence chrétienne ; c’est en saisissant bien le vrai caractère du décret qu’on voit qu’il n’y a rien en lui d’inconséquent avec les directions à manger de tout ce qui est vendu à la boucherie. (1 Corinthiens 10:25-31), car, en faisant ainsi, je reconnais Dieu qui l’a donné, et non pas une idole. Si l’acte implique la communion avec l’idole, même pour la conscience d’autrui, je provoque Dieu à jalousie, je pèche contre lui ou contre mon prochain. Quand on me présente la viande, je ne sais si la bête a été étouffée ou non. Si l’on agit de manière à faire supposer qu’il est indifférent que l’homme reconnaisse que la vie appartient à Dieu ou non, je pèche encore si j’accepte ou sanctionne cette manière de faire” (Études sur la Parole).

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