La grâce

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Quand Dieu nous fait grâce, nous trouvons non seulement la grâce, mais Dieu lui-même.

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La grâce est l’introduction de l’amour de Dieu et de la vie de Dieu au milieu du mal. Il ne peut pas exister de grâce où il n’y a pas de mal. Dieu donne, par la grâce, une vie qui hait le mal, aime la sainteté et se place devant le mal selon l’efficace de la vie de Christ en nous.

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En contraste avec la loi qui exige, l’Évangile nous a fait connaître que Dieu donne, nous a apporté le don de Dieu. La loi exige ce que nous devons être, Christ nous donne ce dont nous avons besoin, le salut.

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Quand Dieu a purifié notre conscience par sa grâce parfaite, les intérêts du Seigneur sont les nôtres. Jésus n’est plus notre juge; il a ôté nos péchés, nous a unis à lui, a pris notre cause en main; nous ne voyons plus un juge en lui, mais un ami.

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Pour être forts et rendre témoignage à la grâce, il nous faut le sentiment du péché d’où Dieu nous a tirés.

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Nous ne pouvons avoir des idées justes sur la grâce avant d’être fermement établis sur son grand fondement: le don que Dieu nous a fait de Jésus. Aucun raisonnement de notre coeur ne peut jamais s’élever jusqu’à la grâce de Dieu; pour être telle, elle doit découler directement et librement de Dieu.

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Quand, dans la présence de Dieu, nous nous reposons sur sa grâce, rien ne peut nous troubler. “Qui intentera accusation contre des élus de Dieu?” — “Qui est-ce qui condamne?” — “Qui nous séparera de l’amour du Christ?”. Mais, dès que nous sortons de la présence de Dieu, nous ne pouvons plus nous reposer sur sa grâce comme lorsque nous sommes en communion avec lui.

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Lorsque nous avons appris dans notre faible mesure à estimer le péché comme Dieu l’estime, nous sommes remplis d’étonnement devant cette grâce de Dieu qui peut l’effacer entièrement; elle a porté Dieu à donner son propre Fils et à le livrer à la mort pour ôter nos péchés.

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La vraie source de notre force comme chrétiens, consiste à avoir des pensées très simples sur la grâce.

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Demeurer dans le sentiment de la grâce dans la présence de Dieu, est tout le secret de la sainteté, de la paix et du repos du coeur.

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La grâce suppose tout le péché et tout le mal qui est en nous, mais elle est la précieuse révélation du fait que, par Jésus, tout ce péché et ce mal ont été ôtés. Un seul péché est plus horrible aux yeux de Dieu que ne le sont pour nous mille péchés et même tous les péchés du monde entier. Néanmoins, avec la plus parfaite connaissance de notre état, il plaît à Dieu de n’être envers nous qu’une seule chose: AMOUR!

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La grâce se rapporte à l’essence même de Dieu et non à notre condition, quoique la grandeur de nos péchés magnifie d’autant plus l’étendue de sa grâce; en outre, la grâce a pour but et pour effet de nous introduire dans la communion de Dieu, de nous sanctifier en amenant notre âme à connaître Dieu et à l’aimer; c’est pourquoi la connaissance de la grâce est la vraie source de la sanctification.

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L’âme qui se replie sur elle-même, inquiète du jugement que Dieu porte sur elle et de ses conséquences, ne se repose pas sur ce que Dieu est; elle n’est pas dans la grâce.

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Quand tout est perdu, la souveraineté de Dieu en grâce commence à se manifester. Au lieu d’anéantir les hommes qui avaient rejeté son Fils unique, Dieu leur offre la grâce. Nous sommes sous la grâce et non sous la loi, ne l’oublions pas. En nous replaçant sous la loi, nous rentrons dans une condition qui a manifesté que nous sommes perdus.

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