L’homme de douleurs – 2

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“Jésus étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine” (Jean 4:6) — Pensez donc au Seigneur lui-même, qu’aucun des princes de ce siècle n’a connu, mais qui était le Seigneur de gloire, assis fatigué au bord du puits, ayant soif, et dépendant du monde pour une gorgée d’eau, d’un monde qu’Il avait créé et qui ne le connaissait pas !

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Christ était, quoi qu’il dût Lui en coûter, la manifestation de l’amour divin envers l’homme.

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J’adore l’amour qui l’a conduit à être fait péché pour moi. C’est là que fut mis pleinement à l’épreuve l’amour qui le fit tout traverser. Il est aussi instructif qu’effrayant de voir à la croix ce qu’est l’homme. Si je suis dans l’épreuve, qu’est-ce que j’espère de mes amis ? Au moins qu’ils ne m’abandonnent pas; mais Lui ? Tous les disciples le laissèrent et s’enfuirent (Matt. 26:56). Qu’est-ce que j’attends d’un juge ? Qu’il protège l’innocence. Pilate se lave les mains en disant: “Je suis innocent du sang de ce juste” (Matt. 27:24), puis il le livre à leur volonté ! Qu’est-ce que j’attends d’un sacrificateur ? Qu’il intercède pour les ignorants et les errants. Les principaux sacrificateurs incitent le peuple à crier: “Ôte, ôte! crucifie-le!” (Jean 19:15). Tous les hommes étaient, à cette heure, l’opposé de ce qui est juste, et cet Homme n’était pas seulement le seul juste, mais, en amour divin, Il traversait toutes ces douleurs.

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Ses souffrances seront toujours pour nous un abîme, sur le bord duquel nous nous penchons avec le sentiment solennel de ses profondeurs insondables. Y plonger les yeux exalte Sa grâce devant nos âmes et nous fait sentir que seule une Personne divine, parfaite à tous égards, pouvait y descendre

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Il a cherché des consolateurs et n’en a point trouvé; Il attendait que quelqu’un eût compassion de Lui et il n’y eut personne. Il fut éprouvé jusqu’au plus haut point de la souffrance et de la douleur humaines, Il y demeura seul, Il pria seul dans son agonie sans personne pour sympathiser avec Lui. Marie de Béthanie fut la seule qui entrât dans ses pensées. Quant aux autres, nul n’eut jamais de sympathie pour Lui, tandis que jamais personne, ayant besoin de sympathie, n’en manqua de sa part.

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Aucun de nous ne pourrait sonder ce que ce fut, pour Celui qui habitait toujours dans le sein du Père, d’éprouver dans son âme que, comme Homme, Il était abandonné de Dieu.

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