La main blessée

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La main blessée
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Un incendie; banal .. direz-vous?

Dans un village, un incendie éclata et détruisit entièrement une maison. Une dame agée qui l’habitait venait d’être retirée vivante lorsqu’on entendit un appel désespéré. C’était la voix de son petit-fils, un orphelin auquel personne ne semblait s’intéresser beaucoup, pas même sa grand-mère. Le temps pour le sauver paraissait très court.

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 C’est alors que survint William, un homme grand et fort; il parvint à la fenêtre près de laquelle se tenait Richard. Prenant l’enfant de sa main droite, il dut, pour descendre, appuyer la main gauche contre un tuyau de fer, déjà brûlant. L’enfant fut sauvé, mais les blessures laissèrent des cicatrices que l’homme conserva jusqu’à sa mort.

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La grand-mère ne se remit pas du choc et mourut peu de temps après. Que faire de Richard? A la surprise générale, William demanda à l’adopter. Un comité se forma: pouvait-on remettre cet enfant entre les mains de William? On voulut connaître ses raisons: “Je n’en ai qu’une seule, répondit-il, la voici”, et il tendit sa main si gravement mutilée. Les suffrages lui furent aussitôt acquis; Richard fut du reste admirablement bien soigné, son bienfaiteur lui servit à la fois de père et de mère; il déversait sur l’enfant toute la tendresse dont son cœur était rempli. Richard, lui, ne se lassait pas d’entendre comment il avait été sauvé du feu, et il s’attachait toujours davantage à son père adoptif.

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Une autre main blessée, celle de Jésus

Un jour William emmena l’enfant voir une exposition de peinture: il fut particulièrement impressionné par un tableau représentant la scène qui nous est décrite dans l’évangile selon Jean. Les disciples disent à Thomas: “Nous avons vu le Seigneur”. Et Thomas incrédule répond: “A moins que je ne voie en ses mains la marque des clous… je ne le croirai point “. Huit jours après, le Seigneur vient et dit à Thomas: “Avance ton doigt ici, et regarde mes mains….; ne sois pas incrédule, mais croyant” (Jean 20, 25-28). Richard demanda à son père de lui raconter l’histoire de Thomas. William, bien que très réticent, finit par céder aux instances de l’enfant.

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– C’est comme toi et moi, papa, dit le petit Richard. Lorsque tu as voulu me garder, tu as montré ta main. Lorsque Thomas a vu les blessures aux mains de Jésus, il a compris que vraiment c’était Jésus.

Au bout d’un moment il reprit ses réflexions:
– Jésus paraissait si triste; est-ce parce que Thomas n’a pas cru tout de suite? C’était honteux pour lui; si je disais maintenant que je ne crois pas que tu m’as sauvé ne serait-ce pas horrible?

Le soir, Richard revint sur le même sujet.
– Thomas doit avoir bien regretté d’avoir rendu Jésus si triste. Je t’aime, papa, et quand je vois ta pauvre main, je t’aime encore plus.

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Le Fils de Dieu…. m’a aimé
et.. s’est livré lui-même pour moi (Gal. 2, 20)

William eut une nuit agitée. Il ne pouvait chasser de ses pensées la vue de cette figure pleine de tendresse et de tristesse. En tant qu’honnête homme, il ne put manquer de comprendre que l’argument qu’il avait avancé pour prouver que Richard lui appartenait, se retournait contre lui lorsqu’il niait que ces mains divines avaient été blessées pour lui. Il se mit à lire la Bible attentivement, et comprit qu’il appartenait au Sauveur mort pour ses péchés et dont les mains avaient été percées pour lui.

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